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 Amor et melle et felle fecundissimus es

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PSEUDO : En RP il faut l'appeller Gaia
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MessageSujet: Amor et melle et felle fecundissimus es    Mer 4 Avr - 14:15


Misha Gvozdev & Sunlight Blackway



Amor et melle et felle fecundissimus es
« L'amour est fécond en miel et en venin. »



La nuit était noire et sans lune. Ce soir nous avions eu une réunion à l'Enclave. J'étais présente bien sûr et je n'avais dit aucun mot. Les esprits s'étaient échauffés, il y avait eu beaucoup de brouhaha. Ce fut finalement la grande Inquisitrice qui fit taire tous les partis. Ces mots furent le plus marquants de la soirée. Le contexte actuel me turlupinait l'esprit depuis de nombreux mois. Les derniers mots prononcés par cette grande et magnifique rousse, raisonnaient encore et toujours dans mon esprit. La guerre était là. Je n'avais plus entendue prononcé ce mot depuis longtemps. En tous cas, si on en parlait, elle ne concernait par mon monde. J'étais troublée et en sortant de la réunion j'avais envie de douceur. Je décidais donc d'aller me prendre un café à la sortie de la réunion. Il était tard, mais ce qui était bien avec une capitale c'est qu'elle ne dormait presque jamais. Je trouvais rapidement un café ouvert et m'assaillait en commandant un café corsé et fruité provenant du Kenya avec une part de gâteau au chocolat. Lorsque mon café et la part de gâteau arriva sur ma table, j'eus une autre douceur en prime. Un jeune homme était venu s'asseoir en face de moi. Il avait un côté sûr de lui, un sourire charmeur et des yeux d'un bleu transperçant. Il avait une belle carrure et avait un charisme naturel qui aurait fait pâlir plus d'une donzelle. Mais je n'avais pas failli devant ses beaux yeux bleus. Mais il est vrai que j'avais apprécié la compagnie de ce Victor. Cependant, il y avait une aura étrange autour de lui. Une aura bonne, mais qui semblait parasité par un lourd passé, par des mensonges et des contraintes trop tôt assurée. Je ne savais plus si je plaisais au sexe masculin, le seul homme qui tentait de me charmer voulait au final juste me croquer. Aussi, j'acceptais de sortir du café en compagnie de ce jeune homme à la crinière blonde pour aller boire un verre. J'avais eu la douceur pour oublier l'alcool, maintenant je voulais l'ivresse. Il m'emmena dans un petit pub où on servait de nombreuses bières irlandaises. J'avais apprécié le geste alors que je lui avais dit que j'avais vécu un moment dans ce pays avant d'arrivée à Prague. Je pris une bonne vieille Guinness servit en pression et m'éloignais de ce contexte de guerre contre les démons. Enfin, au moins pour une partie de la nuit. Ce jeune homme m'avait permis de me changer les idées, je ne lui livrais pas mon vrai prénom, mais lui offrait un moyen de me contacter et il fit de même. Il était drôle et avait fait attention à moi sans arrières pensées. Pour lui j'étais Gaia, jeune femme blonde au rire sonore et au désires étranges. Nous nous quittions sur les coups de minuits et je rentrais chez moi le coeur un peu plus léger. Heureuse d'être sortie sans m'être frotté à une créature ou un être étrange. Les humains faisaient du bien à mon égo. Je n'étais pas la gardienne de la terre trop proche de la magie noire et de la mode. J'étais une simple jeune femme qui vivait sa vie du mieux qu'elle pouvait, avec des sombres secrets et d'autre beaucoup plus lumineux.

Je pris un taxi pour rentrer chez moi. Généralement je n'aimais pas tout ce qui était voitures, mais il était tard et inconsciemment je ne me sentais plus en sécurité depuis que le mot "guerre" avait été prononcé ce soir. Même si mon esprit avait été distrait le temps d'un verre de bière, une fois seul je revenais à la réalité. C'était comme si, tout à coup, j'avais grandi et que je me heurtais aux difficultés de la vie. La nuit était trop noire pour que je distingue quoi que ce soit pendant le trajet à travers la fenêtre. Mon regard était donc perdu dans ces paysages monochromes. Parfois on pouvait distinguer des silhouettes de maisons, mais il fallait que non loin il y ait un lampadaire. Je réfléchissais à ce que je pourrais faire en arrivant chez moi. Le temps d'arriver chez moi il était déjà une heure du matin. Le taxi me déposa en bas de la rue et je le payais en le remerciant. Heureusement pour moi il y avait deux lampadaires non loin qui pouvait m'aider à voir mon chemin. J'avançais vers chez moi tout en pensant à ce que j'allais maintenant faire. Je faisais d'horrible cauchemar en ce moment et je n'arrivais plus à dormir. L'équilibre était trop bouleversé et je m'en inquiétais. Cette inquiétude me poursuivait jusqu'à dans mes rêves. Ils étaient faits de tremblement de terre chaotique dont la cause était un armée de démon. Parfois même, les tremblements de terre que je ressentais étaient réels. Il y a peu c'est un tremblement de 7 sur l'échelle de Richter qui m'avait sortie en sursaut de mon sommeil.

Je me rapprochais de mon habitation et je commençais à deviner les contours d'une silhouette. Cette silhouette était postée juste devant le portail de ma maison. Je restais perplexe sur l'hypothèse de la coïncidence et je me préparais donc à peut-être faire face à quelqu'un de peu agréable. Je soulevais un peu mon manteau et Etain vint se placer sur mon ventre. Elle n'envoyait pas de sorts, mais son soutien spirituelle couplé à sa force psychique, renfoçait mon élément. Je savais qu'au alentour il y avait très peu de fer et j'avais veillé lors de la rénovation de la bâtisse qu'aucun de ses minerais ne se retrouvent dans mon habitat. Je ne pouvais donc pas être affaiblit par les alentours. Je continuais d'avancer doucement. Mes chaussures claqués sur les vieux pavés ce qui attira l'attention de l'ombre qui se mit à se mouvoir vers moi. Je ne cillais pas et continuais d'avancer me préparant au cas où. Je me sentais tendue à cause de tout ce contexte. Il restait à peine quelques mètres quand j'arrivais à discerner plus ou moins clairement les traits de cette ombre. Toute ma tension retomba alors que je découvrais les traits de Misha dont j'avais souvent rêvé ces dernières années. Je clignais des yeux, surprise par cette soudaine apparition. Généralement je me préparais à le voir. Je me mettais bien en tête qu'il ne fallait pas que je me soumette à mes anciens sentiments. Je l'avais fait avant la réunion qui avait eu lieu à l'Enclave plus tôt, car je savais que son Alpha allait venir avec deux des membres de sa meute. Misha étant son bras droit, il était fort probable que ce soit lui. Je m'étais préparé à l'éviter pour que mes vieux sentiments amoureux ne reparaissent pas. Je ne voulais pas souffrir et puis le contexte et mal choisis pour s'empêtrer dans des relations amoureuses. Je notais la dualité qui régnait dans mon être et l'hypocrisie dont je faisais preuve en pensant ceci alors que je sortais d'un rendez-vous avec ce jeune homme aux cheveux blond. J'avais réussi à enfouir merveilleusement mes sentiments lors de la réunion, mais ils se vengèrent de leur oppression en me sautant en pleine figure. Je me sentais alors faible face à moi-même et ses sentiments mesquins. J'adressais cependant un sourire. Je pouvais quelque peut discerner les traits de son visage maintenant et je supposais qu'il en était de même pour lui. Je souriais donc sans aucune assurance. Je sentis que mon sourire était celui d'un béta et je me préconisais mentalement de ne plus laisser de brèche dans ce mur que j'avais bâti au fur et à mesure. Je rattrapais ce moment de faiblesse en lui posant la question qui s'imposait :


« Mais, que fais-tu ici ? .... Il s'est passé quelque chose ? »

Je posais cette dernière question en me disant qu'il était peut-être le messager d'un événement important. Cependant, j'avais l'impression de connaître la réponse au fond de moi. Il ne c'était rien passé depuis que j'avais quitté l'Enclave. Je ne voulais pas être présomptueuse et affirmer le fait qu'il était là pour me voir. Je sentis Etain bouger sur mon ventre. Elle avait envie de retourner dans mon dos, là où elle assurait son rôle de protecteur. Je lui disais que bientôt elle serait à sa place et que je ne voulais pas qu'on la voit. Elle acquiesça et m'indiqua qu'il valait mieux que je rentre, car il allait neiger. Et comme elle l'avait dit le vent se mit à souffler un peu plus fort et des petits cristaux d'eaux congelés commencèrent à tomber de ce ciel d'encre. Je tendais la main pour en recueillir un dans le creux de ma main. Je ne sentais pas réellement la fraicheur du petit solide. Je me dis qu'après la réponse de Misha, s'il était bien là pour ce que je pensais, je l'inviterais à rentrer. Je ne pouvais décemment pas le laisser dehors alors qu'une tempête semblait approcher. Une nouvelle bourrasque de vent glaciale le confirma.
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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Ven 6 Avr - 19:52




Le jeune lycan était sorti ébranlé de la réunion au sein de l’Enclave. Il n’osait même pas ouvrir la bouche, laissant Andreï les submergés par sa colère et sa frustration dont il faisait preuve à voix haute. Le Bolchvrek ne mâchait pas ses mots. C’était le genre d’homme que Misha aurait aimé être. Tout le monde se taisait lorsque le lycan dominant ouvrait la bouche, sa voix virile imposait aussitôt le silence. Il ne lui enviait pas seulement son charisme et sa voix, il lui enviait son charme de bûcheron qui lui valait de nombreuses œillades, il lui enviait cette assurance qu’il avait, cette manière de vous rentrer dedans sans en avoir l’air. Lana demeurait silencieuse elle aussi, laissant Andreï parlé. Mais Misha se doutait bien que la louve alpha ne devait pas être aussi impressionnée qu’il l’avait été. C’était la première fois qu’il mettait les pieds à l’Enclave. Il faut dire que la meute se manifestait peu souvent aux réunions. Et il ignorait si le ton montait toujours ainsi, si les dirigeants de ce pays avaient toujours ce talent pour dramatiser tout, mais en sortant de là, il avait l’impression que la troisième guerre mondiale venait d’être déclarée. C’est tout juste s’il ne regardait pas autour de lui, s’attendant presque à voir un horrible vampire du sabbat débarqué avec une bombe à la main, un poignard en argent dans l’autre, en hurlant quelques paroles horribles. Misha n’avait pas l’habitude de fréquenter les vampires, il en connaissait naturellement quelques uns, tout particulièrement ceux liés plus ou moins à la meute, quelques clients aussi, mais pas comme cette Reine particulièrement inquiétante avec son sourire carnassier et ses yeux vous provoquant des frissons jusqu’à la moelle. Quand aux chasseurs d’ombre, c’était la première fois qu’il en voyait autant, et clairement, quand ils étaient en groupe, ils lui foutait les jetons. La seule présence rassurante à cette réunion était celle des gardiennes. Les quatre jeune femme, d’apparence uniquement, avaient répondu présent à l’appel. Il les connaissait toutes les quatre même s’il n’y en avait qu’une seule dont il avait l’amitié, le soutient, et plus encore. Sunlight avait été pendant très longtemps une amie et une confidente, la seule personne en dehors de la meute dont il se sentait aussi proche. Ce n’était pas la même chose que de discuter avec Suzanne qui avait tendance à jouer les mères poule avec lui, ni vraiment pareil qu’avec Luciana, l’unique chasseuse qu’il connaissait mais qui était à ses yeux plus une camarade de jeu. Non, avec la gardienne de la terre, c’était différent. Il ignorait comment qualifié avec justesse leur relation. Le mot amour semblait trop fort, et après tout, il n’y avait jamais eut la moindre ambiguïté entre eux, du moins il ne l’avait pas ressenti ainsi. Mais si le sexe était la seule différence entre une relation amoureuse et une amitié, alors le mot amour pouvait se manifester. Le hic étant qu’il ne la voyait plus ou presque. Il ne se souvenait même plus à quand remontait leur dernière discussion. En la voyant arriver, se poser proche des autres gardiennes, discuter avec Ariel — l’autre gardienne qu’il connaissait bien car les deux autres il ne leur avait jamais vraiment adressé la parole, mais à force de longues discutions avec Sunlight il avait l’impression de les connaître — il senti un petit pincement au cœur. Elle lui manquait, leurs discutions lui manquait, leurs balades silencieuses aussi lui manquait. Il se demanda pourquoi ils ne se voyaient plus. Et puis, la réunion commença et Misha cessa de contempler Sunlight.

Sur le chemin du retour, Lana compris qu’il avait la tête dans les nuages et lui prit le bras, le serrant légèrement, en le consultant du regard comme si elle lui demandait en silence si tout allait bien. C’était quelque chose qu’il aimait aussi chez elle, qu’elle soit capable de commander avec autant de force, et en même temps parfois, d’une simple attention, d’un simple geste, elle brisait toute cette force de caractère par une touche de douceur qu’on ne soupçonnait pas exister chez elle. Il sourit à son alpha en secouant la tête. Non, ce n’était pas important. Il était seulement, comment dire, déçu. Oui, c’était le mot. Peut-être aussi un peu désappointé. Andreï se lança dans une critique raffinée du combat qu’on avait vu entre les chasseurs d’ombre et les vampires qui fit rire Lana, puis Misha qui se détendit enfin. Là, entouré par son alpha qui résumait tout son monde et suffisait à faire briller le soleil au-dessus de sa tête, et par ce loup sauvage mais amical et protecteur, Misha se sentait parfaitement bien. Plus rien ne pouvait l’atteindre lorsqu’il était avec la meute. C’était sa famille, les siens, mais pas seulement. Longtemps il n’avait vécu qu’avec sa meute, la toute première qu’il eut connu, elle constituait son monde, et il n’existait que la meute. Le reste était obscur, mystérieux et inquiétant. Depuis que Lana était entré dans sa vie, le monde tel qu’il le connaissait en avait été bouleversé. Sous l’impulsion de la lycanne, il s’était ouvert au monde, il avait rencontré des vampires, il avait pu croisé des humains et même sympathiser avec quelques uns même s’il demeurait assez méfiant encore, et il avait même assisté aujourd’hui à une réunion de la plus haute importance. Sans s’en rendre compte, il avait prit une place dans le monde, pas seulement dans la meute, mais il participait aussi à la vie de ce pays, de cette ville. Lorsqu’il passa devant le quartier où vivait Sunlight, le cœur du lycan se serra à nouveau. Malgré tout le bien être que lui apportait la meute, malgré le fait que la présence de Lana était amplement suffisante pour lui, il ne pouvait nié ce que son cœur lui chuchotait. Pressant le bras de son alpha, il colla son visage contre l’épaule de celle-ci dans un geste affectueux presque canin. « Je te rejoins plus tard. » chuchota-t-il avant de s’éloigner. Lana ne lui posa aucune question, la confiance entre eux était absolue. Et au fond, elle devait deviner la source du problème. Pour n’importe qui, il était difficile de deviner les sentiments de Misha car il avait tendance à tout intériorisé, mais Lana lisait en lui comme dans un livre ouvert. Il ne pu s’empêcher de jeter plusieurs fois un regard en arrière. Distinguer la silhouette familière de son alpha avait quelque chose de définitivement rassurant, et le simple fait de la sentir en accord avec lui, lui donnait de la force. Il s’écarta enfin du petit groupe et disparu dans les rues de la banlieue de Prague.

Il ne lui fut guère difficile de retrouver le chemin menant au logis de la gardienne. Même si cela faisait longtemps qu’il ne s’y était pas rendu, en de nombreuses reprises il était venu la voir chez elle, ou l’avait raccompagné parfois au lever du soleil car ils avaient passés la nuit entière dans la forêt à simplement ressentir la nature et à parler de tout et de rien, mais surtout de l’harmonie de la nature et de sa beauté. Il se pinça les lèvres, hésitant. Venir ici sans avoir prévenu, sans être attendu, ce n’était pas dans ses habitudes, et il se sentait infiniment gêné de débarqué comme ça alors qu’elle ne l’attendait pas. Les vingt minutes passer à attendre la wiccane furent une torture pour lui, il hésitait à partir retrouver la meute tant son comportement était ridicule et parfaitement inconvenant, et cependant il était certain que s’il partait, il ne la verrait pas jusqu’aux prochains hasards qui les pousseraient l’un et l’autre dans la même pièce. Il ne voulait pas attendre les prochains jeux du hasard, le fait qu’ils se soient croisés à cette réunion était déjà un fichu hasard, une drôle de coïncidence. Il demeura donc jusqu’à ce qu’elle arrive, un sourire aux lèvres. S’il sourit en la voyant, parce qu’il était heureux de la retrouver loin de tous ces vampires et chasseurs trop heureux de pouvoir s’envoyer des vannes à la figure, en revanche il se sentait toujours mal à l’aise. « Mais, que fais-tu ici ? .... Il s'est passé quelque chose ? » Il baissa la tête, contemplant ses chaussures alors qu’elle s’approchait, terriblement gêné. Evidemment, la question de la mage n’avait fait qu’accentuer le mal être du lycan. « Non… non. » commença-t-il en butant sur les mots, avec sa voix de petit garçon ayant fait une bêtise et se retrouvant prit la main dans le sac. « J’ai… je… enfin… » Il bégayait presque, comme un idiot du village. Le souvenir des claques que lui donnait son père quand il commençait à parler ainsi lui revint et lui rendit le sens du langage. « Je voulais simplement te voir. A la réunion… enfin, je sais que c’est pas des manières de venir comme ça, à l’improviste, mais après qu’on se soit croisé tout à l’heure… je me suis dit que… » Il ferma la bouche estimant qu’il ne ferait qu’aggraver son cas en continuant ainsi.



Ange déchu
❝ T’as rien à savoir toi, tu devrais oublier c’que tu sais voilà ton problème ! Oublie c’que tu crois savoir à propos de la vie, à propos de l’amitié et puis tout spécialement de toi et moi.

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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Lun 9 Avr - 21:12




La paume de ma main était toujours tournée vers le ciel. Afin de mieux voir son visage lors qu'il répondra, je décidais de faire apparaître une petite boule de lumière. L'orbe éclatant me permit de voir plus distinctement les traits de son visage. Ma question sembla le gêné et je le vis baisser la tête et admirer ses pieds. Cela me fit sourire. J'aimais bien ce petit côté enfant chez Misha. On aurait dit un petit garçon dont on venait prendre la main dans le sac de bonbon. C'était comme si, avec ma question je l'avais grondé et presque tapé sur les doigts avec une règle en fer comme l'aurait fait les vieux instituteurs du début du XXe siècle. Je compris tout l'étendu de sa gêne lorsqu'il me répondit tout en admirant toujours ses chaussures. « Non ... non » répondit il dans un premier temps avec une voix encore moins assuré que son regard. J'eus un sourire gêné à mon tour. Ma question avait été un peu brutale. J'avais été surprise et l'avait mis mal alaise avec mon interrogation quelque peut brutale. Je ne l'avais même pas salué et était rentré directement dans le vif du sujet. J'aurais pu au moins lui dire bonsoir et lui demander comment il allait comme l'aurait fait deux bons amis normaux. Il continua de parler en tentant de trouver les bons mots, mais il se heurtait à eux. Ces derniers ne semblaient pas vouloir lui faciliter les choses : « J'ai ... je ... enfin ». Je fus de nouveau touché par cette apparente fragilité. Apparente, car il se pensait faible alors que tous chez lui respiraient l'alpha et la force et en même temps la douceur et la chaleur. C'est ce qui d'ailleurs m'avait plu chez lui. Je me sentis coupable de cette situation, car si je ne l'avais pas évité, sa langue ne se serait pas autant liée. Il sembla pourtant retrouver vite la locution et un flot de paroles presque sans blanc sorti d'entre ses lèvres. « Je voulais simplement te voir. A la réunion… enfin, je sais que c’est pas des manières de venir comme ça, à l’improviste, mais après qu’on se soit croisé tout à l’heure… je me suis dit que… » Il ne finit pas sa phrase, mais je compris où il voulait en venir. J'eus alors un sourire tendre à son encontre et je ressentis un certain contentement. Je n'avais finalement pas été présomptueuse en pensant qu'il venait que pour elle. Il était encore gêné et pour tenter de briser cette glace que j'avais instaurée en m'éloignant de lui, de ma main libre, celle qui ne détenait pas le petit orbe de lumière, je relevais sa tête qui était toujours baissée. Je plaçais mon index sous son menton et mon pouce sur sa joue. Le geste n'était pas brutal, mais lent et doux. Et lorsque son regard se posait sur moi, sachant qu'il pouvait parfaitement voir mes traits grâces à la petite lumière que j'avais fabriquée, je lui offrais un grand sourire plein de tendresse. Je plantais mon regard céruléen dans ses deux iris bleutés et restais là, un petit moment, sans rien dire. Je finis par lâcher son visage, car mon coeur avait décidé d'accélérer et qu'une nuée de papillon commençait à déranger mon estomac et mon bas ventre. Une envie peut être, un sentiment qui voulait remonter à la surface et que je voulais étouffer. En perdant se contacte physique je reprenais le contrôle sur mes vieux sentiments enfouies au fond de mes entrailles et je pus parler avec objectivité. Ma voix était chargée de bienveillance et de douceur alors que je complétais sa phrase :

« Tu t'ais dis que je serais contente de te voir et tu avais raison. »

Les commissures de mes lèvres s'étirèrent pour former un sourire affectueux. J'eus à nouveau une envie de contact, mais je me l'empêchais... Enfin, pour le moment. Etain, toujours placé sur mon ventre me fit revenir dans ce monde réel où il commençait à faire froid et où la neige avait décidé de s'inviter à la conversation. Il y avait de plus en plus de flocons et de plus en plus de vent. Je fermais ma main où j'avais créé l'orbe de lumière ce qui nous replongea dans l'encre de la nuit.

« Nous ferions mieux de rentrer. Nous serons mieux au chaud devant la cheminée avec une boite de chocolat ».

Il était dos à l'entrée de ma maison et je lui fis signe de me suivre. Je lui pris alors le bras et l'entrainais vers le portail en fausse fonte que j'avais fait remplacer en rénovant la bâtisse. Elle en avait l'apparence pour tous ceux qui passaient par là. Tous pensaient que c'était toujours le portail d'origine, car il y avait encore les armoiries des précédents propriétaires. Le portail était protégé par un puissant sortilège, comme toute la maison d'ailleurs. Les créatures venant de l'enfer ne pouvaient pas le passer. Les vampires avaient aussi du mal mais s'ils en avaient réellement envie ils pouvaient le faire non sans douleur. Les loups eux ne pouvaient pas le passer sans invitation tout comme les chasseurs d'ombres. Ajoutait à ce dispositif de bouclier il y avait un mot de passe pour passer les grilles, une formule ancienne que je ne prononçais jamais à haute voix. Cela était le rôle d'Etain. Je pouvais paraître maniaque même avant que le mot « guerre » ne soit prononcé, car j'étais souvent suivi par les sbires d'un roi vampire. Avec le mot « guerre » prononçait ce soir je risquais de devenir encore plus minutieuse à propos de la sécurité de ma bâtisse. Alors que nous nous approchions des grilles, ses dernières s'ouvrirent d'elles-mêmes et se refermèrent derrière nous. Je lâchais alors le bras de Misha et grimpait les marches jusqu'à la porte principale. J'avais une clef que je n'utilisais jamais. Je crois même qu'elle était rouillée et qu'elle était inutilisable. C'était un des détailles auxquelles je n'avais pas donné d'attention lors des rénovations. Je frôlais la serrure du doigt et celle-ci se déverrouilla. Là, il y avait de la magie et un sortilège pour protéger la maison. Je passais le bas de la porte et invité Misha à entrer :

« Entre donc. Tu veux boire quelque chose ?»


Je refermais la porte derrière lui et appuyait sur l'interrupteur. Le hall s'éclaira et j'enlevais mon manteau et mon pull pour le mettre dans la penderie de l'entrée. Je fus contente de me retrouver sans plusieurs couches de vêtements et sentir uniquement ma robe en soie bleue et mes collants. J'ôtais également mes botes pour sentir sous mes pieds le tapis indien en laine de l'entrée. Je proposais ensuite à Misha de ranger son manteau et ses pulls en tendant les bras pour les recueillir. J'avais gardé le côté fragmentait des pièces de la maison bourgeoise. Le parquet était aussi d'époque et à certain endroit il craquait fortement. A gauche il y avait la salle à manger, un petit salon et la cuisine. La salle à manger était dans le prolongement du salon et dans le prolongement de la salle à manger il y avait la cuisine. La décoration jouer la carte du classicisme haussmannien comme la façade, mais avec des bois beaucoup plus rare, précieux et exotique que j'avais pris moi-même le temps de faire pousser. La table par exemple était taillée dans le tronc d'un ivoire rose qui normalement ne poussait que dans des pays tropicaux. Mais il était tellement beau, sa couleur rosé m'avait fait craquer et j'avais décidé et le faire pousser. Il m'aurait était impossible d'en avoir sans cela. C'était le bois royal des Zoulous, seul leur chef pouvait en avoir. Il y avait toujours du parquet, une cheminée avec en face des fauteuils anciens. Bref, une décoration du XIXe siècle revisitée avec des matériaux naturels en phase avec la nature, car j'avais veillé à ce qu'il ne soit pas cause de pollution et d'exploitation humaine. Pas de « made in china » fabriqué par des petits enfants qui ne vont pas à l'école. Les tapis indiens n'étaient pas fait par des petites mains d'enfants exploités, peut être parfois par des prisonniers ou des femmes, mais certainement pas par des bambins. A droite, il y avait le grand salon, une pièce conçut pour recevoir des invités de marques lors du règne de la bourgeoisie. Une pièce de concert, sonorisé pour cet effet avec un piano à queue qui était resté en plan lorsque les anciens propriétaires étaient partis. Je l'avais fait retapé par celui qui avait repris les affaires de mon père, un ancien luthier. Les autres pièces étaient des sanitaires cachés derrières des portes étroites parfois installées après des lois rendant obligatoire la liaison avec l'eau courante et le tout à l'égout à la fin du XIXe siècle. De plus, c'était des pièces où on passait moins de temps que maintenant. Les plus grandes salles de bains était à l'étage, celles que j'avais fait aménager. Il y avait aussi un bibliothèque et un bureau un peu plus loin dans le couloir de l'entrer, juste avant l'escalier qui menait au premier et au deuxième étage. Je lui proposais de s'installer dans le petit salon plus convivial non loin de la cuisine où je pouvais préparer ce qu'il voudrait. Il ne me manquait que sa réponse.

Maintenant que je pouvais le voir totalement je sentis mes sentiments s'élever dans mon corps. Ils chicanaient d'avoir été depuis tous ce temps étouffés aux creux de mes entrailles, au fond de mon cerveau. Mais je contais bien sûr ce dernier pour les faire taire. Je ne voulais pas être émotive et souffrir d'une relation que je savais déjà jugée impossible depuis bien des années. Je n'étais pas encore une cloche même si j'avais 73 ans. Mes neurones restaient toujours en places et mon intelligence vivait à travers cette matière grise de jeune femme de 23 ans. J'eus de nouveau un sourire doux à l'encontre de Misha. Je le sentis être trop voluptueux, trop sensuel pour un sourire d'ami. Mais je savais qu'il ne verrait rien. Son côté enfant m'attirait et parfois j'espérais que juste un instant cet enfant laisse place à l'alpha et à l'homme aux pulsions animal. J'aimais l'antinomie de ce corps à la fois athlétique, puissant, vigoureux et ce psychisme délicat, frêle, infantile voire impubère. Je plongeais mon regard dans le sien et l'observait languissamment. Peut-être trop à mon goût. Trop de flamme en mon corps brûlés, je commençais à avoir chaud et pourtant je n'avais pas encore allumé la cheminée. C'est ce détail minime qui me fit me reprendre et je détournais mes prunelles de lui pour les placer sur le foyer de la cheminée en marbre gris où un feu se lança grâce à un charme. Je contrôlais assez mal le feu, mais comme toutes les wiccanes j'avais quand même un lien avec les autres éléments que le mien. C'était le savoir de base. Je commençais à être mal alaise à mon tour. Je ne savais plus si j’avais fait un bon choix en l’invitant à entrer. Ce n’était pas stratégique de ma part et finalement j’avais envie de m’échapper de son regard et d’aller vite me cacher dans la cuisine et m’y enfermer à clef pour retrouver un peu de lucidité.


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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Sam 14 Avr - 14:02

Les circonstances étaient trop marquantes pour qu’il puisse détourner le regard de cette curieuse coïncidence. Que Lana est accepté de se rendre à une réunion de l’Enclave, de ce qu’elle appelait avec une ironie dans la voix, l’alliance, était déjà un exploit en soi, d’autant que le mot d’invitation qui lui avait été envoyé ne précisant pas vraiment le but de la réunion mais insistant sur la nécessité de la présence de toutes les parties concernées ne donnait pas vraiment envie de remuer spécialement. Et le fait que Sunlight soit là, l’était encore plus. La jeune femme devait venir régulièrement aux réunions, cela se sentait, en revanche lui c’était la première fois qu’il la voyait. Et puis, il y avait eut le chemin qu’ils avaient pris tous les trois pour rentrer, Lana et Andreï avaient prit machinalement cette route là, sans doute parce qu’elle était moins fréquentée que l’accès principal, mais lorsqu’il tomba sur le quartier de la wiccane il ne pu plus douter. C’était un signe. Une telle occasion ne se présentait pas tout les jours, et puis, il croyait aux signes du destin depuis qu’il fréquentait deux gardiennes. Si la magie existait, était partout, répandue sur la terre, alors c’est que les signes pouvaient exister, que le hasard pouvait suivre un certain ordre dans ce gigantesque chaos et que le cosmo entier avait peut-être un sens profond. Le jeune lycan s’arrêta donc devant le logis de la gardienne, persuadé que le destin le guidait jusqu’ici, brûlant de la revoir, inquiet de mal tomber, ayant peur de ne pas être bien accueillit naturellement, après tout elle ne l’attendait pas, et il se pointait sans prévenir, sans aucun signe avant coureur, comme s’il venait vendre quelque chose. Ce n’était pas dans ses habitudes, mais ça faisait tellement longtemps. Il ne pensait pas qu’elle l’évitait sciemment, sans doute était-elle occupée, et lui après tout n’était pas un wiccan, et après ce qu’il avait entendu à la réunion il semblait logique qu’elle soit très occupée et n’est plus de temps pour lui. Cependant, oui, ça lui était venu à l’esprit qu’elle a pu vouloir l’éviter. Mais dans ce cas pourquoi ? Avait-il mal agit envers elle ? Leur amitié ne respectait-elle pas le code de la magie ? Elle n’avait rien laissé entendre de tel, jamais. Cependant devant un tel silence, l’imagination du jeune lycan galopait. Et quand il la vit arriver, son inquiétude grandit soudainement, son assurance de tout à l’heure disparue subitement. Regardant ses chaussures comme un gosse prit sur le fait, il n’osa même pas la regarder dans les yeux, et chercha à s’expliquer mais les mots lui manquait. Sa belle réflexion sur les signes, le destin lui sembla soudainement parfaitement ridicule. De quel droit venait-il ici réclamer la jeune femme ? Si elle ne désirait plus le voir, ne devait-il pas accepter sa décision ? Il se sentait affreusement stupide d’être venu ici, et bien impoli. Il s’était comporté comme un imbécile, comme un adolescent. Si son père avait encore été en vie, il lui aurait fichu une raclée pour un tel comportement, et il aurait eut raison. Piteux, il tenta malgré tout de s’expliquer, mais à quoi bon insister ? En plus, il avait sans doute lui faire peur, au ton de la voix de la jeune femme alertée, elle avait dû croire que s’il était venu jusqu’ici c’est parce que quelque chose de grave était arrivé. Qu’il pouvait être stupide !

Un flot de parole sorti soudainement des lèvres du lycan affreusement gêné, qui comme un enfant, cherchait une explication, tentait de justifier son geste, mais à présent, il n’y croyait même plus. Oui, il avait cru que c’était un signe, mais il s’était sûrement trompé. C’était logique qu’elle habite sur le chemin puisque l’Enclave était en centre-ville et que pour regagner le lupanar, il lui fallait traverser la moitié de la ville. Il n’acheva pas sa phrase. Parce que la fin lui semblait parfaitement ridicule. Il pensait que des signes l’avait guidé, ridicule au possible. C’est vrai que les lupin croyaient bien plus à l’invisible que les humains, mais à ce point, c’était risible. Il sentit un contact doux sur son menton. La jeune femme s’était rapprochée de quelques pas, et avait glissé son index sous le menton du jeune homme, son pouce sur sa joue, pour lui faire relever la tête. Les yeux du lycan croisèrent le regard de la wiccane. Elle ne semblait pas en colère contrairement à ce qu’il avait cru. Le visage aux traits doux qui avaient immédiatement inspiré la plus grande confiance au lycan était éclairé par une lumière douce et chaude. Il baissa les yeux et vit la petite boule de lumière. Avec un sourire, il songea qu’elle portait admirablement son nom. Un sourire échangé, un profond regard plongé dans le sien, ils restèrent ainsi sans rien dire. Le sourire du jeune homme s’accentua. Elle lui avait maqué. Mais il n’osa rien dire, de peur de briser la magie de l’instant. Son instinct lui murmurait que la jeune femme l’avait bel et bien évité. A présent, sans autre raison que son instinct, il en était convaincu. Peut-être avait-elle était occupée, mais elle avait sciemment choisit de ne plus venir le voir, de ne plus répondre lorsqu’il l’appelait, de ne plus venir marcher dans la forêt quand elle savait qu’il y était, à l’attendre. Ces balades sans elle n’était plus les mêmes. Lorsqu’elle le lâcha, il ressenti un pincement au cœur. Allait-elle fuir à nouveau ? C’était ridicule de penser qu’une gardienne wiccane aussi puissante qu’elle, aussi douce et gentille, aussi attentionnée et à l’écoute, aussi ouverte d’esprit puisse le fuir, mais c’était encore fois, son instinct qui le lui murmurait, et le lycan n’écoutait que son instinct et son cœur. La raison avait peu de place dans sa vie, hormis bien sûr, lorsqu’il aidait Lana à gérer la mafia ou la meute. « Tu t'ais dis que je serais contente de te voir et tu avais raison. » Le sourire qu’elle eut réchauffa immédiatement le cœur pincé du petit lycan. Peut-être l’avait-elle évité, mais là, à cet instant, elle était présente et elle n’esquivait pas. Il sourit à son tour heureux. Les signes ne l’avaient pas trompé.

Des flocons commencèrent à tomber, ce qui était étrange à cette époque de l’année, mais le temps était de plus en plus instable ces dernières années. Au début du mois, ils avaient eu droit à des températures anormalement haute pour la saison, et brutalement le froid était revenu, plus dur et plus vif encore que durant cet hiver particulièrement doux. Misha cessait de se soucier de la météo, comme tous les lupin, il connaissait la cause de ces troubles et c’était bel et bien les humains. Mais contrairement à son père, il ne voulait pas chasser les humains ni les considérés comme des ennemis. Lana lui avait montré la voie à suivre, et puis son amitié avec Sunlight avait achevé d’effacer l’ombre paternelle de l’esprit du jeune homme. Les mortels pouvaient aussi être des amis, tout dépendait de la personnalité à qui on avait affaire, le monde n’était pas noir et blanc, mais rempli de zones d’ombres et de tâches de lumières, avec une semi obscurité au milieu. Il observait les flocons tomber, certains s’accrochaient aux cheveux blonds de la jeune femme la rendant plus belle encore. On aurait dit une princesse de conte de fée. « Nous ferions mieux de rentrer. Nous serons mieux au chaud devant la cheminée avec une boite de chocolat » S’il ne ressentait pas la morsure du froid, avec sa température corporelle bien plus haute que la moyenne, et sa nature de loup, en revanche l’idée de déguster des chocolats qui était son péché mignon, le fit ouvrir des yeux émerveillé d’enfant à qui l’on promet plein de sucrerie. Un sourire enjoué naquis sur ses livres. Pour un peu, il en aurait battu des mains. Hochant la tête plutôt que dire miam à voix haute, ce qui aurait été sans doute ridicule, il la suivit. Les grilles s’ouvrirent devant eux par magie, mais Misha ne s’en étonna guère habitué à voir la wiccane faire fleurir des plantes ou caresser les feuilles d’un arbre pour les faire verdir. « Entre donc. Tu veux boire quelque chose ? » Il pénétra l’intérieur de la maison qu’il découvrait pour la première fois. D’ordinaire, ils se baladaient à l’extérieur. Une fois elle l’avait invité dans son jardin à boire une limonade par une soirée d’été. Mais comme il ne pouvait l’invité à venir chez lui puisqu’il y avait toujours un membre de la meute et qu’aucun inconnu n’y était invité, il estimait plus juste de ne pas se rendre chez elle. Aujourd’hui, il en franchissait le seuil, un signe ? Il fut impressionné par cet intérieur très classieux et cependant les matériaux nobles correspondait étrangement à la wiccane pourtant très simple. Elle le guida vers un petit salon une fois qu’il fut débarrasser de sa veste. Il ne portait qu’un pull léger aussi le conserva-t-il. Il n’avait guère besoin de beaucoup d’épaisseur malgré la soudaine fraîcheur qui s’était abattue sur la ville. Il gagna donc le petit salon, où elle attendait sa réponse. « Un peu d’eau s’il te plait… » Même s’il avait une louve alpha amatrice de vodka, Misha touchait très peu à l’alcool, à peine quelques gouttes suffisaient à le rendre ivre. Il était loin d’être l’homme viril tel qu’on le conçoit en Russie. La wiccane s’occupait à présent du feu, et elle semblait à présent distante. Il resta debout, ne sachant que dire ou faire, voulait-elle vraiment de sa présence ici ? Il n’en avait pas l’impression à cet instant. Il regrettait presque qu’ils soient entrés à l’intérieur. Lorsqu’elle était souriante tout à l’heure, c’était comme s’il avait retrouvé son amie, mais à présent, il avait l’impression qu’elle agissait comme s’ils ne se connaissaient pas ou presque. Distante mais polie. « Tu… » Il hésita, désirant s’enquêrir d’elle, mais n’osant pas vraiment imposer sa voix qui résonnait dans cette pièce trop grande pour lui habitué aux logis des plus simples. « Comment… vas-tu ? » réussit-il finalement à articuler.



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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Mar 17 Avr - 18:16


Il semblait encore mal alaise malgré le fait que je l’avais rassuré sur sa présence. Il n’était pas très couvert contrairement à moi qui étais frileuse. J’attendais qu’il me réponde me répétant en boucle que c’était peut être finalement une mauvaise idée. Il me répondit qu’il voulait un verre d’eau. J’en profitais pour m’éclipser dans la cuisine avant qu’il n’ait pu dire quoi que se soit d’autre. J’allais directement dans le frigo et prenait une bouteille d’eau minérale. Je prenais mon temps afin de pouvoir réfléchir. J’essayais de me contrôler, je n’y arrivais qu’à moitié. Je cherchais un verre dans le placard et versait l’eau doucement. J’essayais de prendre contacte avec la terre, mais encore gêné je n'y arrivais pas. Je refermais la bouteille et la posé à coté du verre. Je laissais mon regard se perdre dans le liquide cristallin. J’essayais ensuite de refermer les yeux et t’entrer de nouveau en contact avec la terre pour m’apaiser. Cependant, il y avait tellement de déséquilibre dans la nature, dans la terre que je n’y trouvais pas de réconfort. Mais je sentis quand même mon angoisse retomber quelque peu. Je rouvrais les yeux, le reposais sur l’eau dans le verre et me dit que j’avais envie d’un thé. Je pouvais prendre de l’eau dans la bouteille, la mettre dans un tasse et porté le liquide à ébullition, mais je m’accordais encore un peu de temps seule dans la cuisine afin de reprendre mes esprits et ne plus êtres étranges, désagréables avec Misha. Je prenais ma petite bouilloire en cuivre, la remplissait d’eau et la plaçais sur la cuisinière à gaz que j’avais récupéré. Le temps que l’eau boue et que je me serve le thé, je me hissais sur la table de travail de la cuisine qui était en granite. Je fermais de nouveau les yeux. J’essayais de me poser des questions et de trouver des réponses cohérentes qui pourraient m’aider à retourner dans le petit salon et me comporter normalement avec Misha. Pourquoi je l’ai invité à entrer tout d’abord ? Parce que cela faisait longtemps qu’on ne c’était pas vu, qu’il faisait froid dehors et que j’avais envie de rentré chez moi tout en étant en sa compagnie. Cette réponse était logique, tous ce qu’il y avait de plus normal. Pourquoi je ne l’avais pas vu depuis longtemps ? Question plus délicate. Peut être devais-je me le dire à haute voix pour tourner totalement la page définitivement. J’avais réussis à le faire avec mon précédent ami… en même temps il était marié. Serais-je ce genre de femmes qui se mettent dans des relations toujours impossibles, des relations qui ne leur conviennent jamais ? A croire que oui. Je devais me mettre dans la tête que la chaleur et la magie autour de mon ami Misha n’était pas faite pour moi. J’étais celle qui devait rester près des êtres froids, près des êtres de la mort. Pour l'une des première fois de ma vie je me sentis seule la dans cette cuisine. Ce m’arrivait que très rarement peut être trois fois en sept décennies : à la mort de ma mère, à la mort de mon mentor, lorsque je m’étais résignée à ne plus revoir mon précédent amour. Pour la première fois aussi je pensais à la proposition d’Irial, seul qui en se moment faisait un peu attention à ma personne et non pas seulement par ce que j’étais la gardienne de la terre. J’aimais mon rôle mais parfois j’aurais aimé avoir quelqu’un qui puisse ne pas avoir peur de mon lien avec la mort et qui pouvait m’accompagner dans mon rôle et mon combat pour l’équilibre de la nature. Le roi vampire ne m’apportait rien de cela dans l’équilibre mais il me flattait toujours. C’est le sifflement de la bouilloire qui me fit sortir de ma réflexion. Je sautais du plan de travail. Je sentie Etain bouger sous ma robe et elle voleta un moment autour de ma tête alors que je verser l’eau bouillante dans une tasse. Elle m’envoyait des vagues positives afin de me réconforter. J’entendis aussi la voix de mon mentor qui avait sentie mon malaise passager, ainsi que ma mère que je n’avais pas entendue depuis plusieurs mois. Elles avaient raisons. D’une certaines manières j’avais toujours du soutient. Elles étaient toujours là pour moi, et il fallait que je continues de tenir tête au roi vampire, ne pas lui céder, ne pas être déprimer. Je n’avais pas de contacte physique, mais cela viendrait une jour non ? Je continuais d’y croire, et puis je n’étais pas pressé non plus. Je n’étais toujours réservé pour quelqu’un en qui j’aurais pleinement confiance. J’avais crus que ce quelqu’un aurait pu être Misha mais son cœur avait été déjà dérobé par Lana et c’était mieux ainsi. Je ne savais pas ce que c’était d’être lycan, il y a plein de chose que je n’aurais pas pu comprendre. Etain fut d’accord avec moi et elle manifesta son désire de revenir sous mes vêtements, je soulevais donc ma robe afin qu’elle vienne se placé plus facilement au creux de mes reins, tel un énorme tatouages. Je décidais par la même occasion de retirer mes collants de laines, voulant sentir le sol avec mes pieds nu. Je lâcher une boule de thé que j’avais remplie de thé vert à la menthe et à la rose dans la tasse et lançais mon collant dans la penderie, une porte non loin du frigo. Je prenais un plateau en bois y posais ma tasse de thé, un petit récipient pour y mettre la boule de thé et j’attrapais un boîte de chocolat que j’avais acheté dans ma petite épicerie bio il y a quelque jour. Je retournais alors dans le salon. Misha semblait toujours aussi tendue, mon regard croisa le sien furtivement. Je m’avançais vers lui en regardant le plateau que j’amenais. Arrivait à son niveau je saisissais le verre d’eau sur le plateau et le lui tendais. Je déposais le plateau sur lequel il y avait mon thé et les chocolats sur la table basse. « Tu… » Commença-t-il à bafouiller. La pièce semblait le gêner et il semblait avoir de nouveau perdu confiance en lui. Je cherchais donc son regard et lui offraient un sourire pour qu’il soit plus sûr de lui. « Comment… vas-tu ? » finit-il donc par lâcher après un moment. Je faisais une petite moue. C’était une question qui ne me plaisait pas trop après avoir fait une séance de déprime dans la cuisine. Il y avait trois fauteuils style Bergère d’Empire restaurés en acajou avec des tissus de soies et brocards beiges. Un de deux places les deux autres d’une seule. Je m’asseyais en demi-tailleur sur celui de qui contenait deux places avec ma tasse de thé et proposait à Misha de s’asseoir où il voulait. Je lui répondais alors :

« Je dors assez mal en se moment. Je fais des cauchemars … Enfin, des demis-cauchemars en faite. Et puis, il y a beaucoup de tremblement de terre en se moment : au Chili hier soir d’environs 6,5 pour te donner une idée… au Japon, au Mexique. Près de Sumatra je pense qu’il ne devrait pas tarder à en avoir un nouveau. Comme ça se passe souvent au moment où j’essaie de dormir ... je dors peu … Enfin peut importe. »

Je me rendais compte que je plombais un peu l’ambiance, en même temps on venait de sortir d’une réunion de l’Enclave ou le mot guerre avait été prononcé plusieurs fois. Avec l’idée de cette réunion il me revint l’image de ma soirée avec ce jeune homme qui semblait avoir passer un bon moment en ma compagnie sans savoir qui j’étais. J’eu alors une minute de ravissement. Je tentais de perdre mon regard dans celui de Misha, je devais redevenir une amie même si cela me semblait parfois pénible à cause des sentiments que je ressentais. J’irais bien de toute façon non ? Je teintais ma voix d’un peu plus d’exaltation et lui renvoyer la question :

« Et toi Misha ? Comment te portes-tu ? »

Je lui adressais un sourire et lui montré en même temps les chocolats sur la table pour qu’il se servent. Je savais qu’il adorait ça, j’en étais fana également. Tout ce qui était à base de chocolat était susceptible d’être ingurgité par ma gourmandise et ma gloutonnerie.

« Sert toi si tu veux et raconte moi comment tu as trouvé cette première réunion … Pas très joyeux tous ça n’est ce pas ? … »

J’essayais d’alléger la chose. L’ambiance était franchement étrange. J’étais franchement lunatique également. C’était un des traits de caractères que j’aimais le moins chez moi mais mes phases lunatiques duraient de moins en moins longtemps avec l’âge, quelques minutes tout au plus.
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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Dim 22 Avr - 20:37

Durant le laps de temps où la gardienne était dans la cuisine en train de chercher de l’eau qu’il avait demandé, le lycan pouvait réfléchir, ce qui n’était pas exactement la meilleure chose. Pas vraiment assuré, c’était quelqu’un qui avait sans cesse besoin d’être rassurer. Il avait besoin de sentir l’affection des autres pour se sentir véritablement à l’aise, et le moins qu’on puisse dire, c’est que malgré le fait qu’elle lui avait assuré qu’il n’avait pas fait une erreur, il en doutait encore. Sunlight ne l’avait pas vraiment accueilli avec chaleur, certes elle semblait heureuse de le voir, mais elle l’avait évité durant tant de temps. Et il ne se sentait pas le cœur de lui demander pourquoi. C’était ses raisons à elle, il n’oserait jamais. Pourtant, il en avait besoin, il avait besoin qu’elle lui dise que ce n’était pas lui qu’elle fuyait, qu’elle lui dise qu’ils étaient encore amis. C’était stupide, et il était le premier à le réaliser mais il ne pouvait pas faire comme si de rien n’était. Triturant ses doigts, il regardait piteusement autour de lui. Cette maison était imposante, grande, massive, et les meubles luxueux, cela le rendait encore plus mal à l’aise. Les lycanthropes vivent généralement dans des petites maisons, lui avait toujours vécu dans des maisons remplis de loups. La ferme qu’occupait la meute était toujours remplie, c’était rare de s’y retrouver seul. A vrai dire, il n’aimait guère se retrouver tout seul, et ces minutes où elle était dans la cuisine eurent pour lui figure d’éternité. Il tenta de poser simplement ses mains sur ses genoux et de se détendre un peu, en respirant plus lentement, mais il ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle s’était réfugiée dans la cuisine pour lui échapper. Son cœur se serra. Il aurait presque préféré ne pas entrer plutôt que de se sentir aussi seul et si peu à sa place ici. Poussant un lourd soupire, il étendit ses jambes devant lui, ses muscles devenaient douloureux à force de se crisper ainsi de la sorte. Il tourna sa tête afin de détendre sa nuque tout aussi nouée. Ses mains évidemment étaient moites. Poussant un nouveau soupire, il se demanda ce qu’elle faisait, pourquoi n’entendait-il plus aucun son provenant de la cuisine ? Etait-il de si mauvaise compagnie pour qu’elle reste aussi longuement dans sa cuisine comme si c’était le dernier bastion ? Il entendit à nouveau des bruits, d’une tasse qu’on posait sur quelque chose en bois. Elle va revenir, et on discutera, comme avant, parce qu’il n’y a pas de raison. Les pensées du lycanthrope était enfantine à souhait. C’était quelqu’un qui finalement était assez simple. Si la jeune femme ne voulait plus lui parler, c’est que leur amitié n’avait plus de sens, si en revanche elle manifestait l’envie de le voir, alors au fond, rien n’avait changé et il s’était fait de fausses idées. Ce qu’il désirait de tout cœur.

Elle revint, enfin, et le lycan poussa un petit soupire de soulagement avant d’aller quérir le regard de la gardienne. Il voulait tant la voir sourire, la voir le regarder comme avant, pourquoi tout semblait si compliqué à présent ? Il ne comprenait pas. Elle disposa le verre d’eau en face de lui sur la table basse, la tasse fumante le rejoignit et elle disposa une boîte de chocolat qu’il regarda non sans envie. Les chocolats étaient son péché mignon. Il ne pouvait tout simplement pas y résister. Lana se moquait souvent de lui, gentiment, à se propos. Elle le laissait faire les courses sachant que s’il n’avait pas son pot de Nutella, ses tables de chocolats et son chocolat en poudre, il ne serait pas heureux. Sunlight le savait également, d’une certaine manière, c’était une petite attention et il en fut touché. Même si la boîte de chocolat lui faisait terriblement envie, le lycan n’osa pas y toucher tout de suite. Il avait besoin, enfin, il fallait qu’il brise ce silence horrible entre eux. Entamer une conversation était toujours difficile pour lui, il n’osait pas tout simplement, et à présent, tendu et nerveux c’était plus compliqué encore. Il ouvrit la bouche, les mots avaient du mal à sortir, et il bégayait presque, mais il réussit à lui demander comment elle allait sans trop bafouiller. Elle prit place sur un fauteuil à double place avant de lui indiquer de s’asseoir à son tour où il le désirait. Il hésita naturellement. Mais il finit par s’asseoir au même moment où elle prit la parole. « Je dors assez mal en se moment. Je fais des cauchemars … Enfin, des demis-cauchemars en faite. Et puis, il y a beaucoup de tremblement de terre en se moment : au Chili hier soir d’environs 6,5 pour te donner une idée… au Japon, au Mexique. Près de Sumatra je pense qu’il ne devrait pas tarder à en avoir un nouveau. Comme ça se passe souvent au moment où j’essaie de dormir ... je dors peu … Enfin peut importe. » Il comprenait, car elle lui avait souvent expliquer comment elle sentait la terre et tout ce qu’il s’y déroulait. Hochant la tête, il avait l’air vraiment désolé pour elle. Il n’aimait pas qu’elle se sente pas très bien. « Et toi Misha ? Comment te portes-tu ? » C’était peut-être stupide, mais le fait qu’elle pose cette question, en le regardant dans les yeux, en ayant l’air d’y attacher vraiment de l’importance lui réchauffa le cœur. Il se surpris à sourire, un véritable sourire, sans nervosité ou presque. « Ca va. » C’était une réponse très courte, mais la vérité était qu’il était simplement content d’être là avec elle, et que soudainement la réunion alarmiste n’avait plus de prise sur son esprit. « Sert toi si tu veux et raconte moi comment tu as trouvé cette première réunion … Pas très joyeux tous ça n’est ce pas ? … » Elle montra les chocolats et il ne lui en fallut pas plus pour plonger la main dans la boîte avec un sourire joyeux de gourmandise avant d’en fourrer un dans sa bouche. Il attendit d’avoir finit le premier chocolat avant d’ouvrir la bouche, car il était dans ses manies de parler la bouche pleine. « Bah… je sais pas. C’est tout le temps comme ça ? » demanda-t-il véritablement curieux. En fait, il ne l’avait jamais interrogé auparavant, parce qu’elle les évoquait rapidement, sans vouloir s’appesantir dessus. Chose qu’il comprenait, mais à présent, il avait une assez bonne idée de ce que cela pouvait être à vivre tous les jours ou presque. « Dis, c’est vraiment… enfin, tu crois que tous ces tremblements de terre… ça va si mal que ça ? » C’est vrai que les lycans vivaient un peu de leur côté sans vraiment se soucier du reste. Tant que leur forêt se portait bien et qu’aucun promoteur ne décidait d’y construire des immeubles, pour eux tout allait bien.

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Dim 29 Avr - 19:05

La boite que j'avais posée sur la table sembla faire son petit effet. Elle adoucit et détendit l'atmosphère et je vis Misha la regarder avec envie. Mais, toujours gêné, il ne se jeta pas dessus et semblait attendre mon feu vert pour le faire. J'aimais le chocolat autant que lui, enfin je le pensais. En tout cas nous en étions tous les deux fans. Je m'amusais même parfois à faire pousser du cacao sous la serre. Je récoltais alors religieusement les cabosses et j'essayais de monopoliser mes souvenirs de formation à travers le monde avec mon mentor. Nous étions partis en Afrique et avions partagé le feu de nombreuses tribus. Certaines abritaient des mages de la terre qui cultivait le cacao. Dans la corne de l'Afrique certains d'entre elles m'avaient appris comment obtenir la pâte qu'on fait ensuite fondre pendant quelques heures à 40 degrés, il faut ensuite faire le conchage que je faisais par magie, le tempérer sur une table de marbre et le mouler. Mon chocolat était quelconque et parfois même je le ratais, mais c'était amusant et surtout satisfaisant de faire des choses soit même. Cela rendait fière même si d'autres, dont c'était le métier, faisaient mieux. Je me souviendrais toujours de mon premier chocolat. J'avais 7 ans et je vivais en Grande Bretagne. Pendant la guerre il y avait des rationnements de friandises. Et beaucoup d'usines ne fonctionnaient pas, car les employés étaient réquisitionnés pour faire des armes et des recherches chimiques. Lorsque les alliés avaient remporté la guerre contre la barbarie et la tyrannie je faisais partie de ces enfants étaient allés faire la queue à la confiserie et chez le chocolatier. Beaucoup nés à mon époque n'avaient pas goûtés à la douceur de ces petites choses emballées dans du papier coloré. Dairy Milk de Cadbury : c'était le premier chocolat que j'avais mangé. Il était au lait et un des premiers à avoir démocratisé le chocolat selon mes parents. S'il n'avait pas créé la fameuse barre chocolaté, des gens de classes moyennes comme nous l'étions, n'aurait jamais put manger du chocolat. Je me demandais a quand remonté la première fois où Misha avait découvert la félicité d'un carré de chocolat. Elle entendit Sinéad qui commentait ce souvenir. Elle disait se souvenir de ma bouche marron et des grands yeux pleins de plaisirs. C'était aussi pour cela que Sinead avait décidé de passer par l'Afrique et d'y rester plus longtemps que prévu. Pour que je mange un des meilleurs chocolats qui existent.

Il s'assit dans une des Bergères d'Empire à une place non loin de moi. Il ne s'attarda pas comme je l'avais fait sur son état d'esprit ou physique. Il répondit en deux syllabes, deux simples mots. J'aurais aimé qu'il développe un peu plus. Mais c'est vrai que Misha ne parlait que très peu. Je parlais beaucoup plus que lui quand nous étions ensemble et en général il n'y avait pas que de grandes conversations. Nous aimions juste être ensemble. C'est pour cela que je ne savais pas quand il avait mangé son premier chocolat, ou ce qu'il avait ressentie en le mangeant. C'était un petit détail, mais il montrait bien que nous étions amis non parce que nous avions des points communs, mais parce que toutes les particules de nos corps, toute la chimie qui parcourraient nos structures charnelles se sentaient en harmonies quand nous étions l'un près de l'autre. Il n'y avait jamais eu de tension sexuelle, juste une euphonie parfaite d'amitié et j'avais réduit l'équilibre de cette chanson physiologique en une cacophonie pour cinquante violons désaccordés. Avec mes sentiments pour Misha j'avais créé une dissonance qui semblait encore raisonner dans cette pièce. A chaque fois que je disais quelque chose j'avais l'impression d'être moi-même désaccordé.

Sa réponse me sortit de mes pensées nomades :
« Bah... je sais pas. C'est tout le temps comme ça ? » Par principe je ne parlais pas des réunions de l'Enclave, souvent parce que c'était secret et que peu de gens devaient savoir ce qui se passait réellement. D'autre part c'était parce que cela n'était pas toujours rose. Ce soir-là, la tension avait atteint son paroxysme. Le mot guerre avait été prononcée par une des personnes les plus sage de cette assemblée : la grande Inquisitrice n'avait pas mâché ses mots. Il demanda aussi plus d'information sur mes cauchemars :« Dis, c'est vraiment... enfin, tu crois que tous ces tremblements de terre... ça va si mal que ça ? » Je faisais une petite moue et réfléchissais, car je ne voulais pas dire n'importe quoi, mais pas trop parler non plus et ne pas l'effrayer. Les loups garous ont toujours eu envie de se tenir loin des affaires des sorciers et des vampires. Ils étaient un peu comme ces tributs de mages de la terre d'Afrique avec qui j'avais vécu. Rien ne comptait plus que leur famille, la terre et pour les loups garous, rien ne comptait plus que la meute. Je buvais un gorgée de mon thé pour voir s'il était assez bine infusé. Il l'était et j'enlevais la boule à thé pour la placer dans le petit bol face à moi. J'en profitais pour me lever et prendre la main de Misha. Montrer, faire ressentir des choses, tout cela valait mieux que de long discours.

« Je vais te montrer comment je sens les choses. Je pense que tu comprendras mieux ».

Je le tirais légèrement pour qu'il se lève :

« Je suis désolée de te faire te lever alors que je viens de te proposer de t'asseoir. Mais on sera mieux par terre. »

Je poussais alors un peu son fauteuil pour nous faire la place sur le tapis. Je l'attirais jusqu'au sol toujours en tenant sa main. Je m'asseyais en tailleur en veillant à ne pas exposer mes sous-vêtements sous ma robe de soie. Mais de toute façon je savais que Misha ne l'aurait même pas remarqué. Je l'invitais à faire de même et je prenais son autre main. Je les serrais en expulsant toutes les tensions que ce contact avait créées dans ma personne. Je bougeais un peu la tête soupirait de nouveau afin de me détendre puis fermait les yeux. J'allais tenter de mettre son esprit en contact avec le mien pour qu'il ressente ce que je ressente. Je murmurais :

« Détend toi tu ne vas pas avoir mal, mais tu risques d'être un peu déséquilibré, car il y a un déséquilibre dans l'agencement du monde... Ferme les yeux ça t'aidera et je suis là ... »

Je respirais profondément une dernière fois. Etain, mon familier était toujours sous mes vêtements. Je ne pensais pas avoir besoin d'elle et c'est pour ça qu'elle n'était pas sur mon front. Elle m'apportait quand même un soutien magique non négligeable au bas de mon dos. Je tentais d'abord d'établir un lien entre mon esprit et celui de Misha. Il semblait un peu tendu et cela pris du temps. Une fois que je pouvais saisir son esprit avec le mien j'établissais un lien entre nous. Je me rendis alors compte qu'en faisait ça je lui laissais accéder à TOUT ce que je pouvais ressentir pendant cet instant ; aussi bien le déséquilibre dans la matrice du monde que le déséquilibre dans ma propre matrice : ces sentiments que je refoulais. Je pensais pouvoir refouler assez ces sentiments pour lui montrer, ou plutôt lui matérialiser une plaque qui causait des tremblements de terre déjà naturellement. Autour d'elle gravitait des forces négatives, des résidus de magies noires. Je sentais mes sentiments amoureux être là quelque part pourtant et notre contact physique n'arrangeait rien. Quand Misha bougea d'un millimètre à peine le mure vola en éclat et j'arrêtais tout. Je lâchais brutalement ses mains et ouvrait les yeux.

« Non ... j'y arrive pas ! »

Je me levais alors précipitamment en me prenant les pieds dans le tapis renversant au passage ma tasse de thé sur mon tapis en cashmere. Je regardais les dégâts ce qui me permit de me calmer. Je soupirais et murmurais :

« Je suis consciente d'être étrange ces derniers temps. Je suis lunatique, je souris puis l'instant d'après mon sourire s'efface. »

Je m'étais à genoux devant le thé sur le tapis, j'attrapais la tasse et la reposer sur la table basse et en soupirant je faisais sécher l'eau sur le tapis.

« J’espère que tu as pu quand même voir le déséquilibre, l’énergie négative qu’il y avait. Depuis que le des mages noires se sont alliés un peu partout dans le monde, les démons foulent de nouveau la terre, récoltent de âmes, s’amusent avec les vivants et les morts. Les vivants oublient souvent que les morts pâtissent aussi de cette situation. On dit que ma magie est froide par ce que je suis liée aux morts, je les entends, je peux leur parler, les voir. Certains sont souvent rappelaient dans des corps en lambeaux, qui pourrissent pour servir les ambitions des mages sans scrupules. Tous ça rend l’équilibre toujours plus fragile. Pour l’instant la balance se tient mais j’ai peur qu’elle penche d’un seul coup vers le mal. Il suffit pour ça, je pense, que de nombreuses âmes se retrouvent à errer, qu’elles ne sachent plus où aller … »

Un peu comme moi à cette instant d’ailleurs. Je n’osais pas le regarder et je restais là sur mes genoux à regarder la tâche qui avait disparut grâce à la magie.
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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Mer 2 Mai - 16:48

La boîte de chocolat sous son nez, le verre d’eau demandé ne comptait plus ou presque. Le jeune lycan enfourna sa main dans la boîte à l’intérieur aux reflets doré et saisit à pleine main deux ou trois chocolat, comme un petit écureuil, il en laissa deux dans sa main gauche alors qu’il en enfournait un dans sa bouche. A cet instant, il était pleinement heureux. Elle avait pensé à lui en disposant cette boîte sur la table basse, il en était convaincu, pas seulement parce qu’elle et lui parlait souvent de chocolat, il était toujours curieux lorsqu’elle lui parlait de ses récoltes de cacao, et il lui était arrivé d’être le premier à goûter au résultat, mais aussi parce qu’elle attendit qu’il se soit servit avant d’en prendre. Sachant à quel point elle aussi adorait ces délices il en conclu que c’était à son intention, autant qu’à celle de son estomac. Et puis, il était avec elle, et durant un instant, en plongeant ses prunelles dans celles de la gardienne, il eut l’étrange et curieuse impression que le temps n’avait pas passé. Que la dernière fois qu’ils s’étaient vus c’était la semaine dernière et non pas quelques mois, qu’elle allait lui raconter son dernier rituel, sa toute première manifestation magique, la rencontre avec quelque shaman d’Afrique, et que tout serait comme avant, sans le moindre malaise entre eux, sans cet affreux silence gênant. Oui, alors qu’il sentait le chocolat fondre sur sa langue, et le parfum de la noisette glissée à l’intérieur commençant à s’étendre sur son palais, il avait véritablement l’impression d’avoir retrouvé son amie. Evidemment, cette impression était légèrement fausse, et probablement dû au chocolat, qui donnait toujours cette sensation que tout allait finir par aller mieux, que le pire était désormais derrière nous. Dévorer un chocolat, c’était comme regagner le monde parfait de votre enfance, même si dans les faits votre enfance avait été plutôt merdique et que question monde parfait on avait déjà fait mieux, mais dans les souvenirs, toujours un peu faussé, surtout lorsqu’on commence à suffisamment vieillir pour devenir nostalgique de son enfance. C’était pour cela qu’il aimait tant le chocolat. Parce qu’il vous donnait cette sensation de douceur, en fondant sur votre langue, alors que son parfum délicieux se répandait dans votre bouche, que tout allait aller pour le mieux, que le pire était derrière maintenant, et que demain le soleil réchaufferait tout, que sa lumière chasserait les ombres. C’était comme se lover dans un vieux fauteuil, celui réservé au patriarche, alors qu’on est gosse, on sait parfaitement qu’on finira par être grondé, mais à cet instant précis, on sent le parfum du patriarche, délicieuse odeur apportant un sacré réconfort, et on a l’impression d’être enveloppé dedans. Alors qu’il avalait son chocolat, il remarqua qu’elle l’observait à son tour. Elle ne semblait plus distante, à présent, elle semblait même très présente, soucieuse de savoir ce qu’il avait pensé de la réunion, comment avait été sa première fois, s’il n’avait pas été trop impressionné.

C’est vrai que lorsque tout le monde avait commencé à parler en même temps, les chasseurs prônant pour une union sous leur étendard, les vampires affirmant que le problème des démons ne les concernait pas tant que cela, et qu’en revanche ils préféraient se charger du Sabbat, avec les mages de la Blanche Confrérie affirmant que tout cela les dépassait et de loin, il avait eut à ce moment là le plus grand mal à comprendre les uns autant que les autres. Il ignorait ce qu’était le Sabbat, ne savait ce qu’était exactement un démon même si sa mère aimait lui conter des histoires où un démon venait dévorer les petits enfants parce qu’ils n’avaient pas été assez sage. Le lycan complètement perdu avait bien tenté de comprendre, mais il avait rapidement abandonné, et finalement un mal de crâne avait finit par s’installer alors qu’il rongeait son frein mourrant d’envie de tous les envoyer se faire foutre mais bien sûr, n’osant rien dire. Il regardait de temps en temps Lana, lui montrant par des regards et des mimiques à quel point il se sentait perdu, et elle répondait par son habituel haussement d’épaule qui signifiait qu’elle ne comprenait pas plus que lui, sauf qu’elle considérait que ça ne les concernait pas vraiment. Lana se préoccupait seulement de la meute. Lui aussi dans le fond, mais il aurait aimé mieux comprendre, peut-être participer un tout petit peu, rappeler de ne pas oublier les loups dans cette histoire. Lorsque soudainement une grande femme rousse avait prit la parole et avait prononcé le mot guerre. Jamais il n’avait été aussi impressionné, mise à part la fois où son père l’avait surpris à tenter de faire le mur pour aller au fameux bal de promotion, quelle rouste il avait pu se prendre ce jour là. En réalité, il aurait peut-être été moins impressionné s’il avait su ce qu’il se tramait, mais les lycans vivaient dans leur meute et ne s’ouvraient pas vraiment aux autres. S’il avait bien des contact avec les vampires autant que les mages, ce n’était qu’à travers la mafia, autrement dit, ils ne prenaient pas le temps de parler météo ou de la prochaine attaque du Sabbat. Il avait donc été sacrément impressionné, et ne pu s’empêcher de se demander si c’était tout le temps comme ça. Bien sûr, lui serait incapable de supporter ça une nouvelle fois, il détestait lorsque les gens commençaient à parler en même temps, lorsque le ton s’élevait, et que les visages semblaient alors mécontents. Et puis, il se souvient de ce qu’elle avait dit, cela aussi l’avait impressionné, peut-être parce qu’elle ne lui avait pas parlé depuis un sacré bout de temps, et qu’il ignorait donc qu’elle dormait si mal, qu’elle s’inquiétait autant, et que pour elle, les choses n’allaient pas si bien que ça. Il lui demanda si c’était vraiment grave. La wiccane enleva la boule de thé de sa tasse avec des gestes lent et précis, ne répondant pas immédiatement. Puis elle se leva et vint vers lui. Interrogatif, il leva le museau vers elle. Elle lui prit sa main et il ne masqua pas son étonnement. « Je vais te montrer comment je sens les choses. Je pense que tu comprendras mieux. » En disant cela, elle tira un peu sur sa main pour qu’il suive le mouvement. Voulait-elle qu’il se lève ? Misha se laissa faire, malgré sa surprise, ce n’était pas quelqu’un qui opposait une quelconque résistance, hormis situation exceptionnelle. La plupart du temps, il se laissait faire. « Je suis désolée de te faire te lever alors que je viens de te proposer de t'asseoir. Mais on sera mieux par terre. »

Il hocha la tête, ne sachant pas trop ce qu’elle voulait faire, il se laissa complètement faire. La jeune femme poussa le fauteuil où il était assis, et il l’y aida. Puis elle l’attira vers le sol où ils s’asseyaient tous les deux. Attentif et obéissant, le lycanthrope suivit les gestes de la jeune femme des yeux. Elle prit son autre main, et la serra légèrement. Il sentit une brève tension parcourir sa peau tel un picotement. « Détend toi tu ne vas pas avoir mal, mais tu risques d'être un peu déséquilibré, car il y a un déséquilibre dans l'agencement du monde... Ferme les yeux ça t'aidera et je suis là ... » Misha essayait d’être le plus détendu, ce qui lui semblait compliqué, parce qu’une telle intimité, soudaine, qui exprimait aussi une véritable confiance car il savait qu’elle ne ferait pas cela avec n’importe qui, chassait en lui toute la nervosité accumulée depuis qu’il s’était arrêté devant chez elle, alors qu’en même temps, une joie s’investissait à l’intérieur de lui. Elle expirait et inspirait de manière profonde, il tenta de faire de même. Peu à peu, il sentait ses résistances s’effondrer, il n’aurait jamais pensé avoir la moindre résistance, mais il devait constater que c’était bel et bien le cas. Il senti son esprit dérapé légèrement, comme lorsqu’on ne pense absolument à rien, et que soudainement on se retrouve à voyager avec notre esprit et qu’on se rend compte du trajet parcouru. Là il ne se retrouvait pas dans la maison de son enfance, mais devant une gigantesque mappemonde qui semblait tout à fait réelle, au centre, il y avait une plaque terrestre, il le savait parce qu’elle lui en parlait souvent, à vrai dire il s’y connaissait plus en mouvement terrestre et en tremblement de terre qu’en histoire ou en mathématique. Mais, il n’avait jamais été à l’école. Normalement, il se sent gêné par son manque de savoir, mais jamais avec elle, qui a toujours eut tendance à lui montrer plutôt que lui dire, avec elle tout semblait simple et évident. Il voyait la plaque, il voyait les nuages noir, il sentait les forces maléfiques, il frissonna, il sentait d’autre chose aussi, des sensations, de la peur, oui, mais différente, pas une peur de la magie noire, une peur différente, et un sentiment caché aux yeux de tous, aux siens. L’image de la terre vola soudainement en éclat. Elle lâcha ses mains aussitôt. Misha ouvrit les yeux, surpris, désarçonné par ce qu’il avait vu, et surtout ce qu’il avait ressenti. Ce n’était pas le déséquilibre du monde qui l’inquiétait le plus, mais celui qu’il avait senti, à l’intérieur d’elle. Il n’était pas sûr de comprendre ce qu’il avait perçu, mais il savait qu’elle cachait quelque chose désormais, et que cela la mettait mal à l’aise. « Non ... j'y arrive pas ! »

En se levant brusquement, elle renversa la tasse brûlante sur le tapis. Misha s’écarta légèrement, suffisamment pour ne pas en recevoir. Il contempla les dégât puis la regarda elle. Sun semblait désemparé et confuse. « Je suis consciente d'être étrange ces derniers temps. Je suis lunatique, je souris puis l'instant d'après mon sourire s'efface. » Misha secoua la tête. Il ne s’offusquerait jamais qu’elle ne soit pas heureuse, qu’elle aille mal, parce que c’est ce qu’il avait cru percevoir, et cependant, il n’osa pas répondre, pratiquement certain qu’elle n’avait pas voulu lui montrer cela. Il secoua simplement la tête en signe que ce n’était rien. Elle se pencha, à genoux, pour récupéré la tasse. Le lycan qui s’était redressé légèrement pour éviter le liquide brûlant resta dans cette position inconfortable, n’osant rien dire, rien faire. « J’espère que tu as pu quand même voir le déséquilibre, l’énergie négative qu’il y avait. Depuis que le des mages noires se sont alliés un peu partout dans le monde, les démons foulent de nouveau la terre, récoltent de âmes, s’amusent avec les vivants et les morts. Les vivants oublient souvent que les morts pâtissent aussi de cette situation. On dit que ma magie est froide par ce que je suis liée aux morts, je les entends, je peux leur parler, les voir. Certains sont souvent rappelaient dans des corps en lambeaux, qui pourrissent pour servir les ambitions des mages sans scrupules. Tous ça rend l’équilibre toujours plus fragile. Pour l’instant la balance se tient mais j’ai peur qu’elle penche d’un seul coup vers le mal. Il suffit pour ça, je pense, que de nombreuses âmes se retrouvent à errer, qu’elles ne sachent plus où aller … » La manière dont elle contemplait le tapis sec à présent avait quelque chose de déchirant pour le lycan. Il n’était certes pas doué pour réconforter, il ne savait pas quels étaient les bons mots, comment soulager de la peine, et il savait de plus qu’il n’aurait pas dû percevoir ce trouble émotionnel, aussi il choisit de ne rien dire, se redressant pour se tenir accroupi, il se pencha vers elle et posa simplement sa main sur son épaule. C’était un geste peut-être banal, et somme toute ordinaire, mais c’était la première fois qu’ils se touchaient ainsi depuis très longtemps, et pour un lycanthrope, le contact physique était plus important que les mots. Il laissa sa main sur cette frêle épaule, pour lui signifier son réconfort, sa présence uniquement pour elle, son soutient indéfectible. Il ne la lâcherait pas, et si elle en avait envie, elle pouvait pleurer sur son épaule. Même si cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus, il serait toujours son ami, il serait toujours là pour elle, et ce simple geste signifiait tout cela à la fois. Parfois le silence était mieux, parfois un geste valait bien un long discourt.




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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Jeu 3 Mai - 8:13

Le silence. La clef de notre amitié. Il ne dit rien à ma longue et impressionnante tirade. Il n’avait pas broncher quand je m’étais lever brusquement il avait juste fait attention à ne pas en recevoir sur lui. Le silence était agréable après cette méditation où j’avais laissé entrevoir trop de chose. Il sembla lui aussi un peu troubler, quelque chose me le disait dans l’air électrifié autour de nous. Je relevais le regard vers le feu de cheminé qui dansait chaleureusement avec peut de bois. C’est à ce moment là que je sentis la main de Misha se poser su mon épaule. Cela me réchauffa le cœur autant que le feu qui brûler doucement dans son foyer. C’était comme si j’avais laissé tomber mon cœur et qu’avec ce simple geste, sans un mot il me l'avait rendue avec un sourire. Cette main était forte alors que mes genoux au sol semblaient faibles. Et c’est là que je compris que peut importe les sentiments amoureux que j’avais pu nourrir dans mon inconscient il ne pouvait être aussi puissant et parfait que notre amitié. J’eus un petit sourire et penchait ma tête sur sa main de contentement. Ma joue entra en contacte avec le dos de sa main. Je fermais les yeux et appréciais ce contact. Je n’avais pas envie de pleurer, je voulais juste que tout redevienne normale. Que mon être reprennent redeviennent équilibré qu’il n’ait plus à cacher un amour destructeur et impossible, qu’il le renie et coupe cette arbre du secret qui avait pousser et germé en moi.

Après un long moment de silence ou je restais là sans rien dire, ma joue contre le dos de sa main et le yeux fermer je me dis qu’il fallait peut être que je me lève de ce tapis. Mais j’avais peur de perdre encore mon cœur, qu’il tombe par terre et qu’il s’éparpille en mille morceaux brisant en même temps ce silence si agréable. Tout était agréable en ce moment. Je ne voulais pas que se soit ma voix qui perce le silence mais je vais que si je ne parlais pas, Misha ne le ferait peut être pas. Cela me convenait pour le moment. Je rouvrais cependant mes yeux et le regardait en souriant légèrement. J’essayais de lui communiquer toute ma gratitude grâce à mes deux iris céruléens. Je lui disais par ce moyen que j’étais contente qu’il soit là, que je le remerciais de sa présence auprès de moi. Je posais à mon tour une main sur son épaule. Je continuais à le regarder sans dire un mot, ne troublant pas le silence de la pièce. Seul le feu parfois faisait comprendre qu’il brûler et carboniser du bois en le faisant craquer dans le foyer de la cheminé. J me rapprochais ensuite de lui et l’entourait de me bras pour le serrer contre mon sein. Son corps semblait encore plus chaud que la pièce en elle même. Cela fit du bien. Je sentis Etain au creux de mes reins qui semblait cependant agiter. Je la sentais battre des ailes sous ma robe de soie. Elle me dit alors que je devais briser l’étreinte que ce n’était pas sein pour une relation d’amitié. Elle avait peut être raison, mais ce contacte me plaisait. Et je le fit durer un peu plus pour me réconforté et me dire qu’après ça je me relèverais et que si mon cœur voulait encore tomber mes genoux ne seront pas trop faibles pour les ramasser. J’absorbais la chaleur du corps de Misha pour me donner la force et pour rééquilibrer mon être d’une certaine manière. Je savais que c’était un projet utopique, qu’il fallait plus que les radiations du corps du loup, mais j’en voulais quand même. En soupirant je presser un peu plus avec me bras puis m’éloigner en gardant quand même contact avec mes mains. Je l’observais avec un petit sourire gêné. J’étais embarrassé car j’avais été très proche de lui et que j’avais sentis toute sa chaleur, son cœur battre dans sa poitrine. Il y avait aussi de la confusion. Ce sentiment qui balançait de l’amour vers l’amitié, du miel vers le venin. Sinéad, mon mentor m’avait toujours répété une locution latine à propos de l’amour : « Amor et Melle et felle fecondissimus es », l’amour est fécond en miel et en venin. Je comprenais aujourd’hui un peu plus le sens de cette phrase. A chaque fois que j’avais eu des sentiments amoureux, des sentiments charnels pour un être c’était à là fois doux et toxique pour mon organisme. Comme si le remède était en même temps la maladie. Il y avait aussi de la confusion car quand je l’avais étreint j’avais sentis que son corps était chaud, qu’il vivait et que la magie qui le parcourait était vivante, mouvante et ondoyante. Alors que mon corps était froid, que ma magie était glaciale, grelottant, morte et figé comme du marbre. Je brisais finalement de câlin réconfortant et me relevait. Je caressais alors sa joue me chargeant une dernière fois sa joue pour je démolis cette étreinte. Je me relevais doucement et au passage je déposais un baiser sur le front de mon ami. Sans rien dire je prenais la tasse de thé que j’avais renversé pour la rapporter dans la cuisine. Je le laissais de nouveau seul dans le petit salon.

J’avais laissé les chocolats pour que lui se console avec eux, pour que le sucre et les endorphines du carré noir lui offre ce que sont corps m’avaient offert quelques secondes plus tôt. Quand je fus dans la cuisine Etain sortie de sous ma robe et vint voletait autour de ma tête. Elle se posa sur le sommet de mon crâne pendant que je m’étais de nouveau de l’eau à bouillir. Je ne savais pas si je devais la faire bouillir moi même ou faire comme tout à l’heure, attendre que la bouilloire s’en charge. Finalement je pris de l’eau du robinet que je mis dans la tasse et en serrant la tasse entre mes doigts je portais l’eau à ébullition. J’arrêtais quand des petites bulles apparurent. Pendant l'opération mon familier avait fait en sorte que je sos apaisait, si cela avait marché dans une certaine mesure, mon cerveau ressemblait à un véritable volcan explosif. Calme et serein en apparence, bouillonnant et trépidant à l’intérieur. Je me rendis alors compte que j’avais oublié la boule de thé dans le salon. Je fouillais pour en trouver une autre, mais ce n’était pas chose facile quand on vivait seul. J’avais peut de chose en double. Quand je devait servir le thé en grande quantité j’utilisais une théière ou infuser directement. J’en trouvais finalement une cachet dans un tiroir et je la remplis du même thé en vrac de tout à l’heure. Je revenais dans le salon posait la tasse sur la petit table et attraper un chocolat pour moi ressentir un peu de douceur à l’intérieur. Je ne voulais pas le chasser, je voulais lui épargner la peine d’être avec un instable pour ce soir. Peut être valait il mieux qu’il rejoigne sa meute. En son sein il serait heureux, protéger et choyé. Ils seraient loin du mot guerre prononcé par la grande Inquisitrice. Il serait loin de la gardienne de la terre qui se retrouve aussi déséquilibré que la nature qu’elle protégé. Bizarrement, j’avais envie de la compagnie d’une personne qui ne m’apportait rien de bon, mais qui d’une certaine manière veillait sur moi. Etain n’était pas retourner sous mes vêtements et elle était resté posée dans la cuisine quand j’avais quitter celle ci. Mais je pouvais l’entendre me dire que c’était une mauvaise idée. J’entendis aussi la voie de mon mentor me répéter qu’il était dangereux. Qu’elle avait été son ami, mais aussi son ennemi. Elle avait raison et j’avais tord. Je me posais beaucoup de questions, beaucoup trop de questions ce qui me fit voir qu’il valait mieux que je sois seule pour que Misha n’assiste pas à ces rêveries. Je brisais donc ce silence pour la première fois. J’avais l’impression qu’en faisant ça, je détruisais une part de l’équilibre qui c’était installer dans la pièce, mais je ne devais pas être égoïste et laissait Misha s’échapper de mon fouillis mental.


« Mange encore quelques chocolats et ... Tu peux partir quand tu veux. »
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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Ven 11 Mai - 20:08

La tension nerveuse accumulé par le jeune homme, qui était particulièrement doué pour se sentir gêné au moindre soupçon d’une déception qu’il aurait pu provoquer d’une manière ou d’une autre — les mauvais traitements de son père lui avait surtout appris à douter sans cesse de lui-même et de ses propres décisions. De fait, Misha était toujours en train de se questionner. Il doutait de sa capacité à prendre une décision, même la plus simple. Il doutait de son intelligence, en toute occasion. Il doutait de tout, absolument tout le concernant. En revanche, il n’avait jamais douté de son affection et de son amitié. Lorsqu’il offrait celle-ci à quelqu’un c’était pour toujours. Il n’y avait jamais de retour en arrière de sa part. Il s’offrait entièrement. S’il y avait quelque chose qui pouvait le qualifié, c’était son cœur, largement ouvert malgré les meurtrissures qu’avaient laissé son père. Des plaies qui ne s’étaient jamais totalement renfermées et qui ne guérirait jamais tout à fait. Malgré cela, il n’avait pas fermé son cœur comme beaucoup le font quand ils subissent bien trop de choses. Son cœur demeurait ouvert et plein d’espoirs, — comme à cet instant. Il senti sa tension nerveuse s’évacuer devant la tristesse insondable de son amie, devant sa soudaine maladresse, alors qu’elle ne l’était jamais, et ce qu’elle lui avait montré. Il avait senti sa détresse face à des évènements qui la dépassaient et pourtant dont elle saisissait parfaitement les causes et les conséquences. Il avait aussi senti quelque chose là, juste en dessous, quelque chose qui n’avait rien à voir avec le mal, les démons et cette guerre qui venait, quelque chose de bien plus intime mais dont elle ne voulait pas lui parler encore moins lui dévoiler. Il était suffisamment intelligent pour l’avoir compris à l’instant où il l’avait senti, c’était un secret. Misha était bien trop respectueux pour tenter de lever ce secret, et assez malin pour ne pas lui en vouloir. L’amitié était un pont, mais on n’était pas obligé de le franchir complètement. D’autant que ce pont avait été laissé à l’abandon pendant un long moment. Sa main posée sur l’épaule de la jeune femme, offrant son réconfort sans rien exiger d’elle, il réalisait qu’il ferait n’importe quoi pour conserver son amitié, pour restaurer ce qu’ils avaient perdu. Il ne supportait pas son absence, il ne comprenait pas son silence, et tout cela lui avait semblé affreux. Lorsqu’elle colla sa joue contre sa main, il senti comme un poids le quitter. Le fait qu’elle lui ait montré tout cela, qu’elle ait ouverte sa porte, qu’elle lui ait présenté ces chocolats ne pesait pas grand chose dans la balance, alors que ce simple geste, cette tête aux yeux clos reposant contre sa main, puis ce même visage, ouvrant délicatement ses yeux, et plongeant dans les prunelles azur du jeune homme voulait dire bien plus. Ce regard en disait bien plus long que n’importe quel discourt. Il y avait un merci silencieux dans ce regard, tant de reconnaissance qu’il ne comprenait pas exactement pourquoi, mais il était heureux qu’elle le contemple ainsi.

Le silence entre eux ne le gênait plus à présent. L’atmosphère s’était considérablement radoucis malgré les images obscures qu’elle lui avait dévoilé. Il y avait de la douceur dans le crépitement du feu, quelque chose d’infiniment chaleureux dans la lumière tamisée et tremblante qu’il produisait. Elle se redressa juste assez pour poser sa main sur l’épaule du jeune homme. Il la contempla avec une seule question dans le regard ‘t’ais-je enfin retrouvé ?’ Il voulait seulement savoir si s’en était finit de ce silence entre eux, de cette absence qu’il supportait difficilement. Revenait-elle vraiment à lui ? Elle se leva lentement, s’approchant de lui, et l’entoura de ses bras. Le jeune homme la laissa faire, simplement heureux de ce contact. En tant que lycanthrope, Misha était très tactile, comme tous les lycans, il aimait le contact surtout de ceux qu’il aimait, ceux qui faisaient parti de la famille qu’il s’était reconstitué. Cependant, sa gêne et sa timidité l’empêchait de se montrer aussi tactile qu’il l’aimait. Généralement, il se calquait sur le comportement des autres. Et Sunny n’avait jamais été très tactile avec lui. Il l’entoura de ses bras, la serrant juste assez pour entendre son cœur battre contre sa poitrine, pour sentir son parfum, nicher son visage dans ses longs cheveux blonds. Il avait à cet instant, presque l’impression, de lui appartenir, comme si elle faisait parti de la meute, comme si elle était de sa famille, des siens. Ce n’était pas le cas, évidemment, mais l’amitié pouvait être un sentiment aussi fort que les liens familiaux ou ceux d’une meute. Et son amitié pour Sunny était à ce point. Elle le serra un peu plus fort, puis s’écarta. Misha avait envie de la garder auprès de lui, il aurait aimé passer une nuit avec elle, juste dormir contre elle, c’était pour les lycans une manière tout à fait normale de dormir avec les membres de la meute, en général c’était d’ailleurs tout nu les uns contre les autres. Pour lui, cela aurait été un peu comme un rituel pour rétablir complètement leur amitié. Mais elle n’était pas une lycanne, et les codes de la vie des lycanthropes n’étaient pas valable pour une gardienne, aussi proche soit-elle de lui. Il abandonna donc cette douce étreinte, sentant son cœur se serrer, comme si elle allait l’abandonner de nouveau. De son regard, il suivit le moindre de ses gestes, comme s’il avait besoin d’une confirmation, que oui, tout était pardonné, que tout redevenait comme avant. Elle déposa alors un petit baiser sur son front en se relevant, et il fut soulagé. Ce n’était pas assez, pas suffisant comme preuve, mais il allait déjà mieux, son cœur était moins en tension, et un petit soupire s’échappa de ses lèvres. La jeune femme ramassa tranquillement sa tasse, avec son calme habituel, puis disparaissant à nouveau dans la cuisine, le laissant à nouveau seul. Misha la regarda disparaître en se pinçant les lèvres. Il mourrait d’envie de lui demander si oui, tout était pardonné, mais il se disait que ça serait stupide de demander ça, surtout maintenant qu’elle était dans la cuisine et qu’il y avait peu de chances pour qu’elle l’entende.

Durant ce laps de temps où la jeune femme fit bouillir l’eau pour son thé, Misha ne cessa de se questionner. Si elle était heureuse de le retrouver, est-ce que cela voulait dire qu’elle s’était éloignée parce qu’elle était trop occupée, qu’elle ne voulait pas l’inquiéter avec les ennuis, avec ce qu’elle lui avait montré, avec la guerre dont parlait la grande femme rousse à la réunion ? ou lui en avait-elle voulu pour quelque chose en particulier qu’elle n’osait pas lui dire ? avait-il fait quelque chose de mal ? Il savait qu’au fond, il avait besoin de savoir, parce qu’il ne cesserait jamais de se poser ces questions, et surtout, il finirait toujours par pensé que c’était de sa faute. Son père lui avait mit dans la cervelle cette idée que si quelque chose dérapait c’était toujours de sa faute, et même s’il avait grandit et même s’il était intelligent, ça ne l’empêchait pas de toujours douter, de toujours se remettre en question, et de toujours se poser en coupable désigné par lui-même. Et comme il n’osait jamais rien dire, forcément la névrose se développait, devenait une nécrose, et pourissait dans un coin de sa cervelle jusqu’au jour où ça finissait par ressortir, d’une manière ou d’une autre. Il ne voulait pas de ça entre eux. Il crevait d’envie de lui en parler. Il en avait besoin. Mais ces fichus mots ne voulaient pas sortir de sa bouche. Il demeurait silencieux, assis sur ce coin de moquette, sans oser bouger, commençant à avoir des crampes à force de garder la même position mais incapable même de s’asseoir sur le canapé. Il se sentait terriblement mal à l’aise même si c’était différent de tout à l’heure. Il savait désormais que tout n’était pas perdu, qu’elle voulait encore bien un petit peu de lui, il ne savait juste pas, pourquoi pendant un moment, elle avait laissé tombé leur amitié, pourquoi elle l’avait évité, pourquoi elle s’était absentée durant tout ce temps. Lorsqu’elle revint dans la pièce, il senti son cœur se remettre à battre trop vite, et sa nervosité revenir. Elle fit des gestes simples, tout à fait ordinaire, pourtant il la suivit du regard comme si c’était une question de vie ou de mort. Il se sentait stupide de ne pas arriver à dire ces choses là à haute voix, il avait l’impression d’entendre la voix de son père gromelé qu’il n’était qu’un bon à rien, bête comme du foin, et qu’il ne ferait que décevoir tout le monde. « Mange encore quelques chocolats et ... Tu peux partir quand tu veux. » Il lui jeta un regard perplexe. La chassait-elle ? Il savait à quel point c’était stupide de se sentir vexé alors qu’elle avait probablement un tas de choses à faire, et qu’elle n’avait certainement pas prévue de passer sa soirée à manger des chocolats. Il regarda la boîte, même s’ils étaient délicieux, soudainement il n’en avait plus envie. Il leva les yeux sur elle, il y avait tout son manque d’assurance dans son regard, tous ses doutes, toutes ses questions et son besoin constant d’être rassuré. Il se leva et serra son pull léger entre ses mains. « Je vais m’en aller, tu as sûrement des choses à faire. » dit-il en passant nerveusement sa main sur sa nuque, frottant légèrement sa peau. Il regarda le bout de ses chaussures, il fallait qu’il lui demande, mais il n’osait pas. Il avait beau se répété dans sa tête qu’elle n’allait pas le manger encore moins le frapper en le traitant d’idiot, il ne pouvait pas. Ouvrant la bouche, il la referma aussi sec. Il senti ses yeux se remplir de larme, comme lorsque son père se moquait de lui. « Je… » Il n’osait pas dire la suite. Comment pouvait-il la questionner ainsi ? C’était son droit le plus stricte de devenir distante, il n’avait pas à la questionner. Il referma aussitôt la bouche, soufflant un : « Désolé ! » avant de tourner les talons, enfonçant sa tête au creux de ses épaules, et de s’avancer tel un petit robot, aux gestes mécaniques, vers la porte.



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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Jeu 17 Mai - 19:33

Mon cerveau était toujours en train de bouillir. Je ne pouvais cesser de penser à cette proximité qu'il y avait eu entre moi et Misha quelques minutes auparavant. En revenant de la cuisine, c'était comme si on s'était de nouveau éloigné. Je m'étais éloignée de lui sans lui dire pourquoi, sans lui dire un mot. Si je voulais rester seule c'était aussi bien dans son intérêt que dans le mien. J'avais réellement l'impression que j'étais une mauvaise compagne pour une soirée en tête-à-tête avec lui. J'aurais préféré que tout ça se passe mieux, que lui soit choyé et qu'il ne se retrouve pas dans le fouillis de mes pensées et de mes sentiments. J'aurais aimé ne pas rentrer et ne pas le voir devant chez moi. Cela nous aurait épargné une certaine douleur. J'aurais préféré resté avec l'image de ce jeune homme blond qui ignorait la moindre partie de mon existence et qui m'a offert par son ignorance une sorte d'asile, un rocher où j'ai pu m'accrocher dans la mer houleuse du monde obscure et secret de Prague, ainsi que de mes sentiments. Etais-je trop égoïste pour le voir ? Je me souvins alors brutalement que je n'étais pas là seule à souffrir de tous ce désordre. Misha ne savait rien et il était aussi perdu que je l'étais dans cette situation. Peut-être même qu'il l'était plus que moi. J'avais toutes les cartes entre les mains, lui n'en possédait qu'une, voire deux. Il savait que je me sentais déséquilibrée à cause des bouleversements de l'équilibre naturel et il savait, il sentait que je voulais m'éloigner de lui. Je pris conscience de tout cela lorsque je le vis me jeter un regard quelque peu interrogatif alors que je lui disais de prendre un chocolat et de partir s'il le voulait. Je le fixais alors en repensant à l'enlacement qui avait eu lieu sur le tapis. Cela m'avait calmé, apaisé également. Cela avait été un instant de paix intense où je ne m'étais plus posée de question pendant un bon moment. Lui aussi m'avait serré contre lui, m'avait entouré de ses bras. Je lâchais ma tasse de thé d'une main et la portait jusqu'à mes cheveux et y glissait mes doigts. Je repensais au moment où il avait enfouie son visage dans mes cheveux. Il n'y avait rien d'amoureux, c'était tout simplement agréable et cela m'avait plu. Peut-être que j'avais juste besoin de cela ? Qu'on soit parfois plus proche que nous ne l'étions. Et si mes sentiments à son égare étaient nés de ce désir de le toucher, de parfois lui montrer mon attachement avec un baisé, sur la joue, sur le front, sur le bout du nez. Il regarda la boite de chocolats, mais ne sembla pas intéressé. Je savais que ceci n'était pas un bon signe. Cela montrait son mal-être. Il semblait fâché contre moi. Pourtant, il était rare qu'en ma présence il montre un de ses péchés capitaux. Il releva alors les yeux vers moi et je le fixais avec un air interrogateur. Il était peiné de mon comportement et moi j'en étais honteuse. Son manque d'assurance revint au galop et je me sentis encore plus coupable. Je voulais être l'amie qui lui montre qu'il n'était pas un simple sous-fifre. Je voulais qu'il prenne confiance en lui, je voulais qu'il prenne conscience de la personne exceptionnelle qu'il était et moi avec mes conneries je détruisais petit à petit ce que je voulais construire autour de lui. J'ouvris la bouche pour dire quelque chose, mais il me devança et prononça ces quelques mots en tripotant son pull. « Je vais m'en aller, tu as sûrement des choses à faire. » Son regard quitta alors le mien et alors qu'il regardait ses chaussures je regardais aussi les miennes. Ce silence n'était pas aussi agréable que le précédent et je me maudis de toujours tous faire capoter, de le heurter toutes les deux minutes avec mon fichu caractère lunatique. Je repensais alors à mon enfance, à certains de mes caprices. J'en avais fait très peu ayant été initié très jeune, mais je restais humaines avec toutes les qualités et les défauts qui vont avec. A cet instant j'aurais voulu que la part lunatique en moi soit remplacée par cette partie déjantée. J'avais envie d'être cette petite effrontée qui disait haut et fort qu'elle n'était pas d'accord avec tel ou tel chose, qui exprimait ses sentiments. J'avais envie d'être la petite déjantée qui rigolait à gorge déployée, qui faisait des mauvaises blagues avec ses pouvoirs aux autres et qui se roulait parfois nu dans la boue fraiche des sous-bois afin de mieux communier avec mon élément, mais aussi, parce que c'était agréable et marrant.

Ce fut sa voix qui me fit redresser la tête et poser de nouveau mon regard sur lui. Sa tête était toujours penchée et il regardait inlassablement le sol. Sa voix avait été hésitante, comme si quelque chose la retenait, mais elle communiquait une grande émotion qui me laissa en haleine.
«Je ...» quoi ? Je me disais mentalement, 'vas-y continue, je t'écoute, je suis là', mais il resta bloqué et plus rien ne sorti. Je crus voir, dans ses yeux qui ne voulaient pas me regarder, des petites perles étoilées pointaient le bout de leur nez. Je ressentie alors une boule au ventre. Ma gorge se serra et mon coeur cessa de battre. Je clignais des yeux, hébétée parce que j'avais causé chez lui. Et puis de nouveau le son sorti. «Désolé !» avait-il lâché assez brusquement. Mais désolé pourquoi ? Il n'avait absolument rien fait. Je ne bougeais cependant pas immédiatement, alors que lui me tourna le dos pour se dirigeait vers la porte de sortie. Je passais rapidement une main sur mon visage qui commençait à être de plus en plus moite. Il fallait que je réfléchisse rapidement. Devais-je le laisser partir, car c'était mieux ainsi, au moins je ne le heurterais plus avec mes crises existentielles et sentimentales ? Devais-je le rattraper et lui dire de ne pas partir, de rester avec moi, car j'aimais qu'il soit là ? Je réfléchissais trop lentement et je décidais d'écouter que mon coeur, uniquement mes sentiments et mes envies. Je me levais alors, déposais ma tasse de thé sur la table basse et me précipitais jusqu'à lui. Je glissais doucement ma main le long de son bras jusqu'à ressentir le contact de sa peau. Je serrais sa main qui s'était posée sur mon épaule comme soutient. Je me plaçais devant lui et relevais son visage avec mon autre main et je déposais un baisé furtif aux coins de ses lèvres. Je l'entourais ensuite de mes bras et enfonçais mon visage au creux de son cou. Je profitais du contact. Il m'apaisa. Je ne pensais plus à rien, juste à l'instant présent et au fait que je sois bien. Je serrais un peu plus fort pour affirmer mon geste. Je fermais les yeux et respirais à pleins poumons son parfum. Nous n'avions pas besoin de parole, où que très peu et c'est ça que j'aimais et qui me manquait, mais il fallait quand même que je lui dise une toute petite chose. J'approchais alors mes lèvres de son oreille et lui murmurait doucement :

« C'est moi qui suis désolée... reste... si tu apprécies ma compagnie... »

Je me taisais alors et enfonçais de nouveau mon visage dans son cou brûlant. Je me chargeais de sa chaleur. C'est peut-être pour ça que j'aimais ce contact tout nouveau pour moi. J'avais l'impression que mes piles étaient rechargées. Cette magie chaude m'avait toujours fascinée, car la mienne était bien trop froide à côté. C'est comme si, avec lui, je n'étais plus celle qui était liée à la mort, mais celle qui était liée à la vie et cela me plaisait. J'aimais la musique de son coeur qui résonnait en moi et qui exécutait un concert avec mon propre instrument, avec mon propre coeur. Rapidement j'eus l'impression que le rythme du mien c'était calqué sur le sien. Il battait plus vite ce qui me fit soupirer et respirer plus rapidement, comme si je faisais un effort physique. Je restais là un long moment je pense, plus de quelques secondes, peut être même plusieurs minutes. Mes mains plaquées sur son dos se mirent à caresser doucement le tissu, sa peau. Je me décollais un peu de lui pour pouvoir plonger mon regarda dans le sien. Je lui adressais un sourire que je voulus lumineux et doux pour lui montrer que j'aimais être en sa présence. Pour être sûr de m'être fait comprendre je murmurais de nouveau :

« J'aime ces contactes je me sens dans le camps des vivants, non de mort. »

À contre-coeur je lâchais totalement mon emprise sur ce corps qui m'apportait tant de vitalité que si j'en prenais trop je pensais pouvoir en devenir drogué. Mais je gardais quand même un certain contact puisque je laissais une de mes mains trainer sur son bras. Je ne savais plus quoi dire, mais c'était bien ainsi. Je me sentais mieux, le contact n'étant pas totalement rompu certaines pensées désagréables ne trouvaient pas leur chemin jusqu'à mon esprit, mais d'autres plus futiles, mais toutes aussi agaçantes, refaisaient surface. Je me demandais si ce que je faisais été sein. Car au fond de moi j'avais des sentiments pour lui, des sentiments qui à un moment donné avaient été plus que la simple amitié. Et si mes sentiments cachés se vengeaient de mon oppression de cette manière ? Ils ne prenaient même plus la peine de m'avertir du fait qu'ils allaient jaillir, mais émergeaient d'un coup, sans qu'au final je ne les contrôle. Une fois la bête sortie peut-on la remettre à l'intérieur ? Je savais que non et peut-être j'étais masochiste en amour. Toujours à vouloir l'impossible, l'homme marié et père de famille, le vampire sanguinaire, le loup-garou aimant follement son alpha à qui il sera lié plus qu'à qui conque d'autre. Je lâchais le dernier contact que j'avais avec Misha et laissaient tout mon bouillon de pensées reprendre possession de moi. Je me promis seulement de ne plus le heurter. Devrais-je jouer la comédie ? Certainement pas, de toute façon Misha s'en rendrait compte. C'était quelqu'un qui ne parlait pas beaucoup, mais qui ressentait énormément de choses. Me voyant replonger trop profondément dans des pensées trop logiques, trop enquiquinantes, je prenais de nouveau la chaleur de mon ami en caressant du bout de mes doigts la peau bouillante de sa joue. Je souriais toujours et déclarais sans m'en rendre compte :

« Je crois que je t'aime ... énormément tu sais ? ... j'aime beaucoup être avec toi. Alors ... tu restes ? Reste autant de temps que tu voudras ...»

Je tentais de sourire, mais il était un peu crispé. Je savais qu'il était amoureux de Lana. Il n'y avait d'ailleurs aucune jalousie. Je ne jalousais pas cet amour et même parfois je le bénissais. Je me disais que c'était la meilleure chose pour lui, car je ne pouvais pas comprendre ce qui se passe dans une meute. Je ne sais pas ce qui se passe dans le corps des loups quand ils sont transformés. Je ne connaissais pas cette magie. Et même si je volais parfois la chaleur de Misha je ne pouvais le détacher que très peu de temps des siens. Je ne pouvais pas m'accaparer les projections de plasmas qui émanaient de son corps. Je pouvais contrôler le feu venant des entrailles de la terre, mais pas des enfants qu'elle portait. Je comprenais que d'une manière trop le touché, trop le vouloir me brûlerai, mais j'aimais ce danger. C'était un moment de paix qui m'était offert avant que la guerre commence et je devais en profiter comme je le pouvais. Savoir raisonner sur toutes ces choses n'était pas toujours un atout. Je savais que mes sentiments seraient toujours dans une impasse, mais ce n'est pas pour autant que j'arrivais à m'en débarrasser. La dernière fois que j'avais été éprise aussi fortement, cela avait été la même chose : un échec, un amour impossible. J'avais été la bonne amie, la confidente puis la maîtresse... Là, j'aurais le mérite d'être droite dans mes bottes. Je l'espérais en tout cas.
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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Jeu 24 Mai - 19:34

Désorianté, peiné également, Misha ne cherchait même pas à masquer son soudain mal être. Le changement d’attitude de la gardienne à son égard l’avait surpris mais surtout blessé. L’instant d’avant ils se serraient dans les bras, et il avait l’impression que tout était encore possible, qu’elle était toujours son amie, et qu’elle ne partirait plus jamais. C’était de la naïveté de croire aussi intensément en leur amitié, en leur lien, mais le jeune homme était ainsi, lorsqu’il aimait, faisait confiance, c’était totalement et sans concession. Et puis, elle s’était éclipsée dans la cuisine, et en était revenue distante, à nouveau, comme lorsqu’il était entré dans la pièce avec elle. Pire encore, elle l’invita à partir alors qu’il n’était là que depuis peu de temps après tout. Il sentait bien qu’elle le chassait non pas parce qu’elle était occupée, sinon elle le lui aurait dit, et dès le début, mais parce que sa présence le gênait. Il en ignorait la raison, et sa tendance névrotique à se croire incapable de tout le poussait à se sentir coupable de tout cela, il avait dû la décevoir par quelques manières comme il n’avait jamais cessé de décevoir son père et sa mère aussi. Il cherchait dans le regard de la gardienne des réponses, il voulait qu’elle le rassure comme elle l’avait toujours fait, mais tout ce qu’il vit c’était de la perplexité, et de la douleur. Elle semblait être perdue, peut-être autant que lui, mais ce n’était probablement pas pour les mêmes raisons. Elle ouvrit finalement la bouche, mais Misha ne le remarqua même pas, tellement perdu dans ses pensées, le regard obstinément visé à ses chaussures depuis qu’il avait lu ce trouble dans le regard de son amie, tripotant les fils de son pull, il lui confia qu’il allait s’en aller, et la laisser seule à ses occupations probablement plus importante que cette discutions. Il était stupide d’être venu ici, stupide de la tenir occupé en dévorant ses chocolats alors qu’une guerre se préparait, elle avait d’autres choses à faire, bien plus importantes. Il se sentait plus bête encore lorsqu’il s’arrêta en chemin vers la porte, et se tourna de trois quart vers elle. Ses peurs, son besoin continuel d’être rassurer, c’était stupide, parfaitement idiot. Et il allait lui infliger cela ! Il ne pu d’ailleurs prononcé qu’un mot, et aussitôt les larmes s’accumulèrent à ses yeux, il entendait presque la voix de son père grondante disant à quel point il est un bon à rien, pas fichu d’articuler une phrase, pleurant comme une fillette. Il détourna le regard, par pudeur. Et s’excusa avant de tourner les talons vers la sortie. Il avait besoin d’air frais, il avait besoin de se transformer et de courir, il avait besoin… ce dont il avait véritablement besoin, c’était d’elle, mais il acceptait la sentence. Elle ne voulait plus de lui, et il ne pouvait continuer à venir pleurnicher, lui quémander son attention comme un chien le ferait. Il s’avança d’un pas lourd vers la porte, le cœur gros, et les yeux rougis.

Il entendit d’abord des pas précipités, mais n’y cru pas, il voulait tellement qu’elle le rattrape, mais il n’y croyait pas. Lorsqu’il sentit la main de la jeune femme attraper son bras, puis descendre jusqu’à sa main, il senti un frisson le parcourir. La boule dans sa gorge n’avait pas disparue, les larmes continuaient de couler, mais son cœur s’était soudainement mis à battre plus vite, au rythme de l’espoir. Il se tourna lentement vers elle, le souffle court, alors qu’elle se tournais vers lui aussi, qu’elle tendait sa main vers son visage, calant ses doigts sous son menton pour le pousser à redresser la tête, la regarder. Il lu tout autre chose dans ses yeux que ce qu’il avait vu jusqu’à présent. Certes, elle semblait toujours perdue, toujours comme désolée, mais il y avait autre chose, une lueur qui n’était pas là quelques minutes auparavant. Elle s’avança et déposa un baiser chaste à la commissure de ses lèvres. Surpris, il ouvrit des yeux ronds. Et puis, elle l’enlaça, l’entourant de ses bras, et il cessa de se poser toute question. Misha pouvait être capable d’être intelligent, et de traduire le comportement des autres, de comprendre les implications de leurs décisions et pourquoi ils les avaient prises, mais il n’y parvenait plus lorsqu’il était impliqué. Il aurait été incapable d’expliquer pourquoi ce câlin, pourquoi cette froideur auparavant, il ne se posait pas de question, et profitait simplement de l’instant surtout qu’il avait conscience à présent qu’il ne durerait peut-être pas, et qu’elle filerait peut-être à nouveau. Pourtant ce n’était pas la crainte qu’elle fuit qui dominait son cœur, simplement le bonheur de la sentir contre lui, ce genre d’étreinte était typiquement le genre d’affection que les loups-garous appréciaient. « C'est moi qui suis désolée... reste... si tu apprécies ma compagnie... » Il se pinça les lèvres, retenant une nouvelle larme, mais de joie, bien qu’il n’était pas certain qu’elle le pense vraiment. Elle lui avait fournit tant de preuves de douter, tant de raison de penser qu’elle ne voulait plus de leur amitié, qu’elle préférait qu’il parte de chez elle et probablement de sa vie, qu’il avait du mal à y croire, ça semblait trop beau pour être vrai. Mais bon sang, il avait envie d’y croire. Elle le serrait fort, sa main glissait sur son pull, il y avait quelque chose de très tendre dans cette étreinte, comment ne pas y croire ? Comment continuer à douter ? Peut-être parce qu’il avait toujours eut ce besoin d’être rassuré quand à l’amour que ses proches lui portaient. « J'aime ces contactes je me sens dans le camps des vivants, non de mort. » Il ne pouvait qu’être d’accord avec ce qu’elle venait de dire. Lui en tant que lycan en avait besoin pour sentir mais aussi pour montrer son affection, cependant sa timidité l’empêchait de se montrer aussi tactile qu’il ne l’aurait voulu. Cependant, il n’était pas d’accord avec le fait qu’elle était dans le camps de la mort, c’était la personne la plus humaine qu’il n’avait jamais rencontré. Même si elle possédait des pouvoirs, elle était l’incarnation d’une humanité parfaite, aimante, bienfaisante. « Tu n’appartiens pas à la mort. » souffla-t-il à voix basse dans un murmure car il n’osait tout simplement pas la contredire à voix haute.

Finalement, elle le lâcha. Il eut peur qu’elle parte se réfugier encore une fois dans la cuisine et aurait aimé la retenir mais bien sûr il n’osa pas lui attraper la main ou le bras. Ce fut elle qui revient vers lui, tendant la main pour caresser sa joue, il sourit à ce contact tendre, penchant la tête sur le côté pour sentir plus encore cette main chaude et douce. « Je crois que je t'aime ... énormément tu sais ? ... j'aime beaucoup être avec toi. Alors ... tu restes ? Reste autant de temps que tu voudras ...» Il sourit un peu plus. Ce fut comme le soleil était brusquement revenu après des semaines de tempêtes et d’orages. Le sourire qu’il avait était rayonant. Ses larmes brillaient sur ses joues, mais resemblait à des paillettes tant il semblait invraisemblable qu’il eut pu pleurer même quelques instants plus tôt. « Je t’aime aussi. » répondit-il avec candeur ignorant que cette phrase possédait un certain sens pour ceux vivant parmi les humains. Les lycans n’exprimaient pas leurs sentiments avec des mots mais avec les gestes, et par leurs actes. Il avait toujours été maladroit pour exprimer son ressenti, et bien souvent imitait les autres, parfois se trompant dans les mots, les expressions, traduisant mal certaines phrases et les ressortant hors contexte. Il s’avança vers elle et la prit dans ses bras, à nouveau, frottant sa joue contre celle de la jeune femme, dans un geste assez animal bien différent de l’étreinte tendre de tout à l’heure, il cherchait le contact de sa peau, de sa chaleur, prouvant ainsi son affection, son amitié pour elle, son amour pour elle, sa confiance en elle, son besoin d’elle. Il aurait du mal à qualifier leur relation, tout ce qu’il savait c’est qu’il avait mal quand elle s’éloignait de lui, et qu’il ne voulait plus qu’elle parte. « Ne m’abandonne plus, s’il te plait. » lui demanda-t-il avec une innocence enfantine.



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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Dim 27 Mai - 21:59

Je n’aimais pas voir les gens pleurer surtout quand ces personnes étaient chères à mon cœur. C’était bien sûr le cas de Misha. Je sentis que mes paroles lui firent du bien et j’en étais contente. Je sentis mon cœur devenir plus léger en même temps que le sien. Mes sentiments pour lui étaient aux coude à coude avec ma conscience. Ma logique me disait qu’il ne fallait surtout pas que je reste comme ça collé à lui, car cela me ferrait plus de mal que de bien. Mon cœur lui de son côté me disait qu’il ressentait une chaleur bénéfique. C’était cette même chaleur que j’avais ressentie la première fois où j’étais réellement tombée amoureuse. C’était un humain, un homme marié que je n’avais pas le droit d’aimer, car il ne m’appartenait pas. Misha ne m’appartenait pas plus. Il n’était pas l’homme qui me conviendrait, car il appartenait à une autre. Son cœur, son corps, ses pensées, son âme même appartenait à quelqu’un d’autre. J’avais l’impression de vouloir toujours ce qui ne me convenait pas. C’était peut-être le fait de n’avoir pas eut de figure masculine durant mon adolescence. J’ai toujours été entourée de femmes douces et charmantes, gentilles qui n’avaient pas réellement eus de vie amoureuse. Sinéad n’avait jamais prononcé un mot à ce sujet et même aujourd’hui alors qu’elle était morte, elle n'en parlait pas plus. Comme si c'était tabou. Elle préférait garder le silence.

Et puis, au diable les remords. On m’a toujours dit qu’il valait mieux avoir des regrets plutôt que des remords. Je préférais me dire que j’avais profité de toute la chaleurs qu’il voulait bien me procurer jusqu’à ce qu’un jour il se rende compte qu’il valait bien mieux que ce qu’il pensait et qu’il se mette à vivre pleinement sa vie auprès de sa meute. Une fois qu'il prendrait conscience de son potentielle, viendrait-il toujours me voir ? Je n'en avait aucune idée. Nos chemins se sépareront peut-être, mais je pensais qu'il se souviendra quand même de moi malgré tout. Le fait que mon cœur battait toujours au rythme du sien me confortait dans cette idée. J’aimais sentir que j’étais à l’unisson avec lui. Ce rythme ne m’était pas familier ce qui me fit monter le rouge aux joues. Ses mots achevèrent de me faire rougir, mais également plaisir.
« Tu n’appartiens pas à la mort. » En le lâchant je lui souris. Je ne voulais pas le contredire après tout ça. A ce moment précis je ne me sentais pas du côté de la mort. Et généralement avec lui je restais proche du monde des vivants. Quand j’étais seule cependant - enfin c’était un mot obscur pour moi à vrai dire, car je n’étais jamais réellement seule à cause des âmes qui me parlaient, des âmes qui se manifestaient à moi - mais quand aucun être vivant étaient en ma compagnie, je me sentais entre deux mondes. Le fait que les gens aient peur de moi me plaçais le plus souvent dans celui des morts. Misha était l’un des seuls avec qui je me sentais bien vivant, je me sentais aimais et non crainte. Je me sentais tellement bien que j’en étais venue à vouloir plus... Je savais que je n’étais pas raisonnable. Je n’étais pas raisonnable du tout. Dans toute cette histoire j’étais la seule qui me faisait souffrir. Ce n’était pas comme si Misha m’avait promis monts et merveilles, qu’il m’avait dit qu’il m’aimait à en mourir. Si lui ne le voyait pas, moi je n’avais pas été dupe. Même s’il n’en a pas conscience, il est amoureux de Lana. C’est pour cela que je préférais lui dire que je l’aimais beaucoup et non que je l’aimais tout court. Ce n’était pas la même chose pour moi. Dire à un homme qu’on l’aime c’est une chose spéciale que je n’ai dit qu’une fois…

Je continuais de caresser doucement son visage en souriant quand je vis de nouveau des petites perles se formaient aux coins de ses yeux. Ces larmes n’étaient pas comme celles que j’avais vu perler tout à l’heure. Elles brillaient différemment, non de désespoir, mais de bonheur. Ce qui suivit me coupa le souffle. Littéralement.
« Je t’aime aussi. » Mes poumons étaient paralysés. Mon cœur n’était plus en osmose avec le sien. Il avait marqué une pose, un silence. En faite il avait dérapé, il ne comprenait pas, car mon cerveau ne devait plus lui envoyer de message. Je me rendis compte que cette pensée était idiote, car heureusement, mon cœur était autonome … Heureusement ou malheureusement d’ailleurs, car s’il était régi par mes pensées, par ma logique, tout serait plus facile. Figée, je ne le vis pas se rapprocher de moi et me prendre lui aussi dans ses bras. Je ne réagis pas immédiatement, mais par réflexe je l’entourais de mes bras. Il plaque sa joue contre la mienne et la frotta de manière assez bestiale ce qui me fit revenir totalement à moi. J’avais une sorte d’envie de cette même nature bestiale qui m’arrivait rarement, mais qui inopportunément apparaissait à cet instant. Ce contact avait fait naître un désir physique que je réprimais dès que j’en reconnu la nature. Je savais qu’il ne pouvait pas avoir dit ça dans le sens où je l’entendais. Je connaissais assez Misha pour savoir que parfois il ne trouvait pas les bons mots. Il avait du mal à exprimer clairement ce qu'il ressentais et buté sur les mots. Je respirais son parfum en prenant une grande bouffée d’air pour lui dire que ce genre de mot ne pouvait-être prononcé à n’importe quel moment, pour n’importe qui. Même si cela me touchait, même si au fond de moi j’avais envie d’y croire et que cela m’avait fait du bien, je savais que cela n’était pas bon. Il frottait toujours sa joue contre la mienne, j’aimais le contact mais j’en été gêné depuis qu’il avait prononçais ces mots. Il prononça une nouvelle phrase qui me figea encore une fois : « Ne m’abandonne plus, s’il te plait. » Que dire ? Je ne pouvais pas de nouveau m’éloigner. Et même si cela faisait mal, même si mon cœur était plus en miette qu’avant de le voir, je devais accepter et tenir parfaitement mon rôle d’amie. Comme mon rôle de gardienne en faite. Je devais être là, lui apporter de la joie, de la lumière, un équilibre. Sa voix enfantine me fit sourire. Je plongeais ma main dans ses cheveux et les ébouriffais avant de me décoller doucement de lui. Je lui souriais et touchais le bout de son nez en l’interrogeant.

« Est ce que tu sais au moins ce que tu dis ? »

Je lui souriais doucement. Je me sentais attristée et en même temps fière de moi. J’étais fière de ce que j’allais lui dire. Il n’y avait pas de rancœur, mais au contraire, je ressentais une certaine sympathie à lui dire qu’il ne pouvait pas dire ces mots pour moi. Je le couvrais avec un regard affectueux, sûrement plus amoureux que je l’aurais voulu.

« Il faut que tu garde les “Je t’aime aussi“ pour une autre personne que moi … Tu peux me dire que tu m’aimes beaucoup par contre. Où que tu m’aimes bien. Mais quand il n’y à pas d’adverbe qui suit, cela qualifie des sentiments bien plus fort que tu ne le pense. ».

Je déposais un nouveau baiser aux creux de ses lèvres. Mon regard se perdit dans le vide alors que je caressais sa joue et que je lui disais :

« Il faut que tu gardes ces mots qui sont exceptionnelles pour Lana … »

J’eus un sourire, car j’étais soulagée. Voilà, j’avais réussis à passer au dessus de ça et à lui dire, d’une certaine manière, même si je n’étais pas sûr qu’il comprenne, que c’était Lana qu’il aimait. Je me le disais aussi à moi pour m'en convaincre et pour que l'information s'insère définitivement en moi. Après tout ça, après avoir été claire, en tout cas, je le pensais, je me disais que je pouvais quand même enlacer mon ami, sans que cela semble mal. Mon cerveau était moins en ébullition, il était plus calme. Ma logique me disait que j’avais fait le bon choix. Ma morale me disait que j’avais bien âgé, que j’avais été sage malgré cette passion qui me brûler le ventre à l’instant même. Je n’avais pas été aveuglé par des sentiments indignes et ignominieux comme la jalousie. Je le rassurais ensuite sûr ma présence à ces côtés. Je ne voulais pas faire de fausse promesse, je pesais donc mes mots. Même si j’avais vaincu une partie de moi qui voulait le fuir ce soir, je ne savais pas si je pourrais faire la même chose la prochaine fois. Si un jour il affichait ouvertement son bonheur et son amour pour son alpha, je serais heureuse pour lui. Je serais même sincèrement heureusement, Je n’étais pas du genre à envié ce que possédait les autres, je considérais que Mère Nature m’avait déjà bien gâtée. Cependant je ne pourrais pas lutter contre une certaine peine et le seul moyen que j’aurais pour me protéger se serait m’éloigner de lui de nouveau. Je ne savais pas combien de temps cela prendrais, mais je me savais assez sage pour surpasser cela malgré la douleur. La peine ne s’en irait jamais réellement, mais elle serait supportable et se ferait de plus en plus rare. C’était comme avec mon première amour, cela deviendrait nostalgique … Non. Finalement, se ne serait pas la même chose. J’étais ami avec Misha avant de ressentir cette passion. Avec mon premier amour, il y avait eu de la passion dès le début. Avec le temps, entre moi et Misha les choses ne feront que revenir à la normale. Je trouvais donc finalement les mots.

« Je ne t’ai jamais abandonné et je t’abandonnerai pas tant que je le pourrais, mais il peut arriver que parfois je me retire de ta vie … Dans ce cas là, tu ne dois pas douter de l’affection que je te porte. Même si je ne suis pas physiquement près de toi, il n'en reste pas moins que je serais en contact avec toi d'une manière où d'une autre grâce à la terre... Je t’aime beaucoup comme je te l’ai dit … je t’aime même trop et je pense que tu t’en rendras compte une jour ou l’autre … et nous en rigolerons ensemble ... »

Je caressais toujours son visage avec le bout de mes doigts et je me chargeais de la chaleur de son corps de loup. J’aurais voulu que tout soit plus simple, qu’on parle du temps comme si de rien n’était, mais ce n’était pas le cas. Ça ne l'était plus. Je décidais quand même de tenter un retour aux fondamentaux. Faire ce que nous avions toujours fait de mieux, c'est à dire marcher et écouter la nature sans échanger de mots, les contactes physiques amicaux et bienveillants en plus.

« Nous en reparlerons … Mais sinon veux tu faire quelque chose de particulier ? Je peux te proposer de finir la soirée à manger les chocolats. On peut même aller s’allonger dans la serre et écouter toutes ces plantes tropicales comme quand on va dans la forêt tempérée. Qu’en penses-tu ? »
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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Jeu 7 Juin - 16:31

Le jeune lycan se sentait parfaitement apaisé à présent. Niché dans les bras de Sunny, presque lové contre elle, frottant sa joue contre la sienne, il ressentait sa chaleur, son parfum, il entendait son cœur battre et cela suffisait à son bonheur. Les mots qu’il prononçait avaient un sens mais peut-être pas celui qu’il aurait souhaité leur donné. Comme beaucoup de lycan ayant vécu longtemps en meute, éloigné des humains, il témoignait bien plus facilement ses sentiments par les gestes que par les mots. Il avait besoin de cette manière de communiquer pour se sentir parfaitement bien. Le jeune homme n’aimait pas les longs discours, il s’y perdait toujours. Son amie avait compris cela depuis longtemps et avait toujours une certaine patience pour lui expliquer les choses qu’il ignorait. Elle ne lui tenait jamais rigueur de ses manières bourrues, ni de sa timidité maladive, ou encore de son manque flagrant de capacité à prendre des décisions. Il trouvait un certain réconfort en cela. Elle ne portait jamais de jugement sur ce qu’il pouvait dire ou faire, contrairement à son père. Et c’était en cela qu’elle avait gagné immédiatement son cœur. Pourtant Misha fait difficilement confiance à des personnes n’étant pas lycanthrope. Et probablement que sans l’arrivée de Lana dans sa vie, il en aurait été complètement incapable, mais Lana l’avait débloqué sur ce point et Sunlight lui avait apporté ce qu’il lui manquait, à savoir une amie de confiance qui ne soit pas une lycanne. Quelqu’un d’extérieur à la meute en qui il avait toute confiance, et qu’il aimait aussi intensément que si elle avait fait parti de la meute ou de sa famille, de toute façon pour lui cela revenait au même. Elle ignorait sans doute les bienfaits qu’elle apportait au jeune homme ni à quel point elle était importante à ses yeux, sinon pourquoi aurait-elle disparue ? C’est pour cela qu’il lui dit ces mots là, pour qu’elle sache qu’il l’aimait aussi beaucoup en retour, que son amitié était très importante à ses yeux, et qu’il avait besoin d’elle auprès de lui. Il sentait le cœur de la mage s’agiter au son de sa voix, et su qu’il la touchait par ses paroles. Comment pouvait-elle donc ignorer l’importante place qu’elle occupait dans son cœur ? Il continua en lui demandant de ne plus l’abandonner, sans ajouter à quel point cela serait douloureux pour lui, il avait suffisamment exposé ses faiblesses pour la soirée. La jeune femme s’écarta légèrement de lui pour passer sa main dans ses cheveux et les ébouriffés. Il lui sourit, heureux de ce geste affectueux. Elle souriait aussi. Les nuages noirs qui planaient au-dessus de leur tête semblait avoir définitivement disparu et il en était heureux.

Elle lui toucha le bout du nez toujours en souriant avec quelque chose d’amusé dans les prunelles. « Est ce que tu sais au moins ce que tu dis ? » Sa voix était si douce qu’il su que ce n’était nullement une critique. Maintes fois, elle l’avait corrigé sur les expressions qu’il employait, les mots qu’il utilisait. Il se pinça les lèvres en faisant une petite grimace qui voulait dire ‘qu’est-ce que j’ai dis de mal’ tel un enfant qu’on corrigeait gentiment. Elle le contemplait avec une certaine tristesse qu’il n’y avait pas habituellement dans ses yeux quand elle le corrigeait sur la grammaire ou son vocabulaire, mais la même présence, la même attention, la même douceur en revanche était présente. L’avait-il blessée par ses mots ? Il pensait pourtant avoir dit des choses gentilles. « Il faut que tu garde les “Je t’aime aussi“ pour une autre personne que moi … Tu peux me dire que tu m’aimes beaucoup par contre. Où que tu m’aimes bien. Mais quand il n’y à pas d’adverbe qui suit, cela qualifie des sentiments bien plus fort que tu ne le pense. » Il pencha la tête sur le côté avec une expression signifiant très clairement qu’il était perdu. Pour lui le mot aimer avait un seul et unique sens, cela signifiait qu’on partageait beaucoup de choses, qu’on pouvait presque tout se dire, et que l’autre vous manquait lorsque vous ne le voyiez pas au bout d’un moment. Cependant il écouta attentivement ce que lui dit son amie. Il avait l’impression qu’elle suggérait quelque chose à propos de l’amour avec un grand A, mais il était largué pour comprendre où elle voulait en venir. Pourquoi ne pouvait-il pas le lui dire ? Elle se pencha vers lui et déposa un baiser léger au coin de ses lèvres puis caressa sa joue en ajoutant : « Il faut que tu gardes ces mots qui sont exceptionnelles pour Lana … » Il cligna des yeux. Lana ? Oui il l’aimait, énormément, mais jamais il n’avait songé à elle de manière exceptionnelle. C’était son alpha et sa dominante, elle était bien évidemment la personne la plus importante à ses yeux, mais cela lui semblait tout à fait normal. Après tout, elle était son seul repère, et elle avait réussit à faire ce qu’il n’avait jamais réussit, tuer son tyran de père. Aimait-il Lana de la manière dont le disait Sunlight ? Et en quoi cela était-il différent de l’amour qu’il portait à la gardienne ? « Je ne comprends pas. » répondit-il ce qui était la stricte vérité, même s’il n’était pas certain qu’il existe une réponse absolue à la question. Lui-même était incapable de décrire ses sentiments pour Lana ni pour la mage se tenant devant lui, si proche et si douce. Il ignorait après tout ce qu’était l’amour tel que le décrivait Sunny.

« Je ne t’ai jamais abandonné et je t’abandonnerai pas tant que je le pourrais, mais il peut arriver que parfois je me retire de ta vie … Dans ce cas là, tu ne dois pas douter de l’affection que je te porte. Même si je ne suis pas physiquement près de toi, il n'en reste pas moins que je serais en contact avec toi d'une manière où d'une autre grâce à la terre... Je t’aime beaucoup comme je te l’ai dit … je t’aime même trop et je pense que tu t’en rendras compte une jour ou l’autre … et nous en rigolerons ensemble ... » Une fois encore, il montra son incompréhension en fronçant les sourcils. Il comprenait qu’ils puissent être séparé, la vie voulait ce genre de choses, et même s’il n’avait jamais vécu encore cela, Lana et les autres lui avait raconté suffisamment d’histoires pour qu’il comprenne que la vie écartait des fois le chemin de personnes pourtant très proche. La meute empêchait généralement ce genre de choses d’arriver, mais ça arrivait. Le fait de comprendre ne voulait pas dire qu’il approuvait, si ça ne tenait qu’à lui, il aurait fait en sorte que la gardienne soit une alliée de la meute, et aurait tout fait pour se rapprocher encore plus d’elle, l’empêcher d’une manière somme toute égoïste de s’éloigner de lui. Ce qu’il ne comprenait pas, c’était pourquoi elle disait l’aimer trop. Il avait la sensation de rater quelque chose, et cette chose semblait importante. Il sourit quand elle continua à caresser son visage. Cependant la lueur d’inquiétude et d’incompréhension était toujours présente dans ses prunelles. « Nous en reparlerons … Mais sinon veux tu faire quelque chose de particulier ? Je peux te proposer de finir la soirée à manger les chocolats. On peut même aller s’allonger dans la serre et écouter toutes ces plantes tropicales comme quand on va dans la forêt tempérée. Qu’en penses-tu ? » Il devait avouer qu’il était heureux qu’elle est changé de sujet. Soulagé était le terme, car il se sentait toujours dans l’inconfort lorsque quelque chose lui échappait et qu’il avait l’impression flagrante de tout comprendre de travers. Aller dans la serre était une bonne idée, il aimait la chaleur qui s’en dégageait et l’odeur inhabituelle des plantes qui lui donnait la sensation de voyager dans un pays merveilleux où il n’y avait plus le moindre problème dans son existence. « On peut emporter la boîte de chocolat dans la serre ? » demanda-t-il toujours assez gourmant.



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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Lun 25 Juin - 14:59

Tous ces contacts me donnaient le tournis. Depuis combien de temps n’en n’avais-je pas eu. Sentir mon cœur battre à l’unisson avec le sien me rappeler mes premières années baigner dans l’affection de mes parents musiciens. Mon cœur faisait un concert avec le sien comme j’avais l’habitude d’en faire avec mes parents. Je savais que mon amour pour Misha était déplacer et à cette instant, je prenais les dernières gouttes de ce qui me serait ensuite totalement interdit. Lorsque je lui parlais de Lana il voyait bien qu’il semblait encore perdu. Mais je ne pouvais pas répondre à son : « Je ne comprends pas. »Ce n’était pas à moi de lui faire comprendre cette particularité dans le vocabulaire et dans les sentiments. Je continuais de lui sourire, mai je lui montrais qu’un jour il pourrait me dire qu’il a comprit ce que je voulais dire ce fameux jour où il a mangeait des chocolats avec son étrange amie la gardienne.

Tous ce que je lui disais semblait être un mystère pour lui, que se soit sur l’amour où sur mes intentions de ne pas l’abandonner. Je ne m’attendais pas à ce qu’il comprenne cette partie s’il n’avait pas comprit ce que je voulais dire à propos de l’amour. Ses sourcils fronçaient me firent rire. Il était mignon comme cela. On aurait dit un petit garçon à qui on donnerait le bon dieu sans confession. C’est pour cela que je lui dis que nous en reparlerions. Je savais que ce jour viendrait. Je ne savais pas quand, mais il viendrait et peut-être plutôt que je ne l’aurais pensé. Lorsqu’il me demanda si on pouvait amener la boîte de chocolat je hochais la tête en signe d’approbation. Je me sentais plus légère et en même temps tellement lourde. J’étais légère, car j’avais pu retrouver une partie de la relation que j’avais avec Misha avant que mes sentiments ne viennent tout bousculer. Je me sentais lourde car j'avais encore ces fichus sentiments malgré mes efforts. Il fallait du temps, je le savais mieux que quiconque.

Nous n’étions pas loin de l’entrée principal à l’avant de la maison, là où il y avait le placard j’allais donc attraper rapidement mes chaussures et mon manteau pour parcourir les quelques mètres entre la maison et la serre. Je n’avais plus de collant mais ce n’était pas bien grave, se serait que pour quelques minutes après tout. Je décider de prendre quand même une vieille couverture dans le placard de l’entrée au cas où j’aurais froid. Je savais que pour Misha c’était inutile, l’essayant enlacé pendant de nombreuses minutes je savais que son corps était toujours à une température plus élevé que le mien. En revenant vers le lui, le manteau sur le dos je lui dis :


« Attend moi à la porte de derrière je vais récupérer les chocolats et éteindre le feu de la cheminé. »

En passant je m’arrêtais un moment et caressais sa joue avec douceur et avec un certaine pointe de tristesse. Je fis un petit sourire en coin et le laissais pour qu’il se dirige vers la porte de dernière où nous aurions accès à la serre en traversant le jardin. En rentrant dans le salon Etain, qui était restée dans la cuisine depuis tout à l’heure vint à ma rencontre. Elle me dit une seule phrase, une seule qui me réconforta : ”Tu es parfois bien plus humaine que bon nombres d’hommes sur cette terre.” J’eus un sourire et Etain vint se poser sur le sommet de mon crâne le temps que je ramène la tasse de mon thé que je n’avais finalement pas touché à la cuisine. J’éteignis les lumières de la cuisine puis retourné vers le feu. Je restais un moment à regardais les flammes dansaient. J’avais l’impression que ce que j’allais faire était un acte symbolique : en éteignant le feu de la cheminé, je voulais éteindre le feu de mes sentiments pour un ami qui n’avait besoin que d’amitié et non de l’amour que j’avais commencé à ressentir pour lui. Je tendis la main vers le feu et en l’abaissant j’éteignis le feu avec un soupire. J’ouvrais mon manteau et soulevais doucement ma robe de soie pour qu’Etain viennent se remettre à sa place. Elle ne se mit pas comme à son habitude en bas de mon dos mais plutôt en bas de mon ventre. Je tournais ensuite les talons pour rejoindre Misha à l’arrière de la maison, en n’oubliant pas les chocolats laissaient à leur sort sur la table basse et la couverture que j’avais déposer pour pouvoir ranger les affaires.

En le rejoignant je lui montrais la boite de chocolat avec un sourire taquin. Je m’accrochais à son bras pour faire face au froid qui allait mordre mon visage en ouvrant la porte. Je fus surprise de ne plus voir la neige tomber. Il y avait juste une petite couche de poudreuse qui couvrait la pelouse. Au loin, la serre de verre se dresser fièrement. Je sentais déjà mes plantes m’accueillir. Je refermais la porte avec mon pied et tirait Misha par le bras que j’avais saisi pour franchir la pelouse blanche. Pendant le court trajet je n’avais rien dit. J’observais juste les ronds de buées qui s’échappaient d’entre mes lèvres et de celle de Misha. Les nuages de vapeurs qu’il produisait été bien plus impressionnants. Nous y étions : la serre. Je posais mon doigt sur la serrure pour déverrouiller le sortilège qui protéger mon coin de paradis exotique et ouvrait la porte. Je m’engouffrais avec Misha. L’atmosphère changea du tout au tout. Il y avait une grande humidité dans la serre contrairement à l’air sec et froid de l’extérieur. Il y avait là un beau fouillis de plante exotique. Il n’y avait pas vraiment d’allées et il valait mieux passait l’un après l’autre pour rejoindre le centre de cette jungle miniature. J’avais fait en sorte de laissait un espace dégager au milieu de tout ces géants de l’Equateurs et de tropiques. Je tendis à Misha la boite de chocolat pour me libérer une de mes mains afin de prendre l’une des siennes et le guider jusqu’à l’endroit où on pourrait s’allonger. J’avais été bête de penser que j’aurais froid entourait d’autant de verdure prête à me protéger comme j’avais fais pour eux. En passant j’en profitais pour sentir si aucune de mes plantes n’étaient en train de mourir. Personne n’était souffrant. Quand nous arrivâmes au centre de la serre, je déposais la couverture par terre. Il y avait un petit point d’eau, comme un minuscule lac qui permettait avec des sortes de ruisseaux d’irriguer mes grandes amies consommatrices d’eaux. Des jacinthes d’eaux, des iris des marais et autres filtraient l’eau du bassin. Cette petite percée était juste sous l’un de rois de ma serre : mon ivoire rose. Peut de gens connaisse cette arbre. Son bois est tellement dur qu’il se rapproche plus de l’ivoire que de tout les autre bois. Je touchais son écorce du bout du bois et faisait le tour de l'imposant tronc. Quand je fus hors du champs de vision de Misha je déboutonné mon manteau et soulevais doucement ma robe pour laisser Etain aller voleter dans les branches des arbres de la serre. Je revenais non loin de Misha après ça et m’asseyais non loin d’une racine. J’avais conscience que mon ivoire rose ne pourrait jamais atteindre sa taille maximale ici, mais il ne semblait pas m’en vouloir. Je faisais signe à Misha de venir près de moi :


« Viens. Allongeons-nous et sentons tous ce calme. »

Je fermais les yeux et m’allonger à même le sol, peut importe la terre, le sol un peu humide à cause de la petite mare. Quand je sentis Misha près de moi j’emprisonnais sa main dans la mienne. Mes doigts devinrent des lianes aristoloches emprisonnant la chaleur de la peau du loup. Toujours les yeux fermaient je me blottis contre lui posant ma tête près de son épaule. Je prenais un grand bol d’air et murmurais :

« Ta chaleur en plus de celle de mes arbres me repose … ».

J’ouvrais un œil et relevais un peu plus le visage pour allaient déposer un baiser au creux de ses lèvres puis venait me remettre à la place tenant toujours sa main pour me sentir parmi les vivants. J’étais tellement bien ici, couverte par les plantes à qui j’avais donné tant d’amour, proche d’un ami, qui certes ne m’aimait pas comme je l’aurais voulu mais qui était là malgré tout. Je me sentis légère. Il n’y avait plus de lourdeur. Plus de pensées négatives. Ma fatigue corporelle me rattrapa et soudain, ce fut le noir. Le marchand de sable que j’avais si souvent appelait …

« Mr Sandman bring me dream … Give him two lips like roses in clover... Mister Sandman, I'm so alone ...» fredonnais-je avant de sombrer complétement dans le sommeil.
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MessageSujet: Re: Amor et melle et felle fecundissimus es    Lun 2 Juil - 22:09

« Attend moi à la porte de derrière je vais récupérer les chocolats et éteindre le feu de la cheminé. » Le jeune homme regarda la jeune femme avec une terrible envie de ne pas la lâcher, de lui saisir le bras et de la forcer à rester auprès de lui. Il savait qu’elle n’allait pas s’enfuir, ni s’enfermer à l’intérieur en refusant de lui ouvrir, même si elle l’avait évité pendant une longue période, la gardienne n’était pas du genre à s’enfuir comme ça. Il se sentait infiniment mieux mais encore inquiet. Il ferma les yeux sous la caresse de la jeune femme, lorsqu’il senti la main se retirer il rouvrit les yeux. Elle attendait qu’il aille où elle lui avait dit. Le lupin étant quelqu’un de très simple sur ce plan là, obéit sans se poser de question. Il se sentait encore inquiet lorsqu’il attendait au dehors, le nez en l’air à observer la lune, à se poser tant et tant de question. Qu’avait-elle voulu dire par sa phrase à propos de Lana, comme quoi il devait réservé ces mots là pour elle ? Il ne comprenait pas ce qu’elle avait bien pu vouloir dire par là. Il savait bien que Sunny connaissait bien moins les règles de la litanie que lui, s’il y avait quelque chose de spécifique dans le mot aimer concernant les alphas il le saurait. C’était quelque chose d’autre, quelque chose de bien humain, qu’il ne comprenait pas et qui l’inquiétait comme tout ce qu’il ne comprenait pas. Les gens le prenant pour un idiot parce qu’il butait sur des mots ou ne savait tout simplement pas certaines choses pourtant évidente pour beaucoup, ne supposait sans doute pas qu’il cherchait à palier à cette faiblesse et qu’elle le mettait constamment mal à l’aise. Il avait conscience du regard des autres et de ce qu’ils pouvaient penser de lui. Sunny elle ne rigolait jamais lorsqu’il se trompait, elle avait parfois un air songeur ou inquiet, mais elle ne riait jamais de lui. C’est pour cela qu’il avait autant confiance en elle, pour cela aussi qu’il ne rougissait pas trop en sa présence, même lorsqu’il se sentait stupide, d’une certaine manière, à la façon dont elle le regardait, il ne se sentait plus aussi idiot. Il senti l’odeur des plantes enfermées dans la serre, et se demanda si la saison et ses aléa allait provoquer des changements au niveau de la floraison. Avec toutes cette neige qui s’entassait encore, il se demanda comment le miracle de ces plantes tropicales dans la serre pouvait bien se réaliser. Il posa ses doigts sur le verre et aussitôt de la buée apparue. Il traça un petit cœur avec son doigt en souriant. Les plaisirs simple comme écrire des messages dans la buée était ce qu’il préférait entre tout. Il n’avait jamais eut un ordinateur, il n’avait jamais vraiment compris le fonctionnement d’une télévision, ces choses là lui échappait mais en revanche, il voyait de la beauté en des choses que la plupart des hommes ont cessés de s’intéresser. Il tourna la tête en entendant des bruits de pas.

La gardienne était revenue, contrairement à ses inquiétudes, elle avait même un sourire aux lèvres. Il lui adressa un sourire. Elle l’entraîna avec lui jusqu’à la serre qu’elle déverrouilla avec sa magie. Il senti immédiatement la vague de chaleur l’entourer, mais ce n’était pas dérangeant, il aimait autant la chaleur bienfaisante que le froid tant que c’était naturel. La jeune femme lui tendit la boîte de chocolat dès qu’ils eurent réussit à franchir les plantes qui prenaient totalement leurs aises. Micha caressa du bout des doigts une plante qu’il était persuadé d’être carnivore, mais elle ne le croqua point. Il sourit en sentant la morsure des petits pics de la plantes. Il gagna le centre où ils s’installèrent. Entourés de ces plantes tropicales, il avait vraiment l’impression d’être ailleurs, peut-être dans un monde merveilleux ou dans un rêve. Il y avait peu de lieux comme celui-là, où il se sentait vraiment bien, l’autre était le foyer que constituait la meute. Elle déposa une couverture, mais le lycan était pratiquement certain qu’ils n’en auraient pas besoin. La chaleur ici était presque étouffante, gorgée d’humidité. Le loup avait le front couvert d’une fine pellicule de sueur. La jeune femme s’installa contre les racines d’un gigantesque arbre dont le nom échappait au lupin qui ne savait jamais comment s’appelait tel ou telle plante mais en revanche pouvait en déceler l’odeur n’importe où. « Viens. Allongeons-nous et sentons tous ce calme. » Il s’avança et s’allongea près d’elle, sa tête reposant sur l’épaule de la jeune femme. Ses yeux mis clos observaient le plafond, la verrière et le ciel au loin, la lune se découpant dans les nuages, brillante et lumineuse. Il ferma doucement les yeux en souriant, reniflant l’air, s’emplissant les poumons de tous ces parfums si délicat et si entêtant en même temps. Elle chercha sa main et s’y accrocha, nouant leurs mains ensemble, puis elle se colla contre lui. Il sourit un peu plus. « Ta chaleur en plus de celle de mes arbres me repose … » Lui ce qui l’enivrait autant, c’était le mélange du parfum délicatement fruité de la jeune femme à celui capiteux des plantes les entourant. Il se laissait bercer par ces parfums. La chaleur quand à elle, lui tournait un peu la tête mais il rouvrit les yeux en réalisant que ceux qui n’aimaient pas la chaleur, pas du tout, c’était les chocolats. Il ramena la boîte sur son torse et plongea la main dedans lorsqu’elle se releva, ouvrant les yeux, et venant déposer un léger baiser contre sa joue. Il lui tendis sa main pleine de chocolat : « Tu en veux ? La chaleur va les faire fondre. » dit-il avant d’engouffrer le reste dans sa bouche. Il allait avoir du chocolat tout autour des lèvres mais qu’importe. Alors qu’il glissait des chocolat dans sa bouche, il entendit la jeune femme chantonner avant de la voir s’assoupir, il sourit en la contemplant. Lui aussi commençait à avoir sacrément sommeil, mais ça serait stupide de perdre des chocolats.



Ange déchu
❝ T’as rien à savoir toi, tu devrais oublier c’que tu sais voilà ton problème ! Oublie c’que tu crois savoir à propos de la vie, à propos de l’amitié et puis tout spécialement de toi et moi.

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Amor et melle et felle fecundissimus es

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