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 Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]

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MessageSujet: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Jeu 5 Avr - 15:59


Suzanne de Vaujours & Hadrian D. Mortensen


Le silence règne dans le manoir depuis un long moment. J’entends à peine la Goule, qui nous sert de servante la nuit, vaquer à ses occupations. Elle sait se faire oublier, cette charmante rousse que Ludovic nous a ramenée. Parfois j’en viens à préférer ceux qui de jours veillent sur nous, telle ma petite Marquée. D’ailleurs, Yulia aussi est invisible, dormant en haut dans sa chambres, en sécurité. Assisse, jambes repliées contre moi, dans le divan je m’occupe en lisant un livre sur les religions modernes et anciennes. Je l’ai choppé dans la bibliothèque, bien fournie, et l’envie de m’y plonger pour voir ce que l’on raconte sur ma religion celte et celle romaine m’a prise. Après tout il faut bien meubler le temps en attendant que mon invité arrive. Hadrian m’a fait parvenir un mot, concis et sans explication, m’annonçant qu’il désirait me voir, mais pas à l’Elysium chez moi. J’ignore ce que mon neveu peut avoir de si secret à m’annoncer, mais j’ai accepté. Il fut plus compliqué de convaincre mon époux, qui possessif et jaloux, n’était pas très partant. Il aurait préféré que je refuse ou le rencontre en plein Conseil, plutôt qu’ici. Je me suis faite câline et taquine pour apaiser ses craintes infondées. Certes Hadrian a été mon amant, mais comme beaucoup, et si je lui porte de l’affection c’est parce qu’il est de mon sang. Boudeur, Ludo’ a fini par céder mais m’a annoncé qu’il chasserait, seul, et se prendrait une maitresse pour la forme. J’ai cédé à son caprice et promis qu’il serait l’attention totale de mes bons soins à son retour. Et je sais oh combien, il est aisé de le rassurer et de l’apaiser avec quelques baisers et caresses tendres et câlines. Je lui consacrerais du temps en contre partie. Quand on y réfléchit, dans cette lignée le trait de caractère le plus commun est sûrement capricieux. Nous le sommes tous, et aucun ne supporte le non. Je ris légèrement à cette constatation, le chat allongé contre mes pieds, relève la tête un moment pour m’observer. Je me redresse et le flatte entre les oreilles doucement. Il se recouche alors que je l’observe. Le siamois à la robe crème et aux yeux bleus est un présent de mon époux.


Les chats, une passion incompréhensible et rare chez moi. Quand j’ai découvert à Rome cette race, je l’ai trouvée belle. Mais les Romains en avait peu, c’est en Orient que j’ai réellement pu me familiariser avec eux. Et j’en suis tombée amoureuse. Symbole de féminité en Egypte, à mes yeux ils représentent merveilleusement la grâce féminine et la félinité des Vampires. Agiles, silencieux, capricieux et si noble …. Indomptable s’ils ne le désirent. Je me suis toujours sentie proche d’eux au point d’en vouloir à moi. Mon Père a ri de me voir galérer à en apprivoiser un, qui était sur ses gardes et me fuyait sentant la mort sur moi et me voyant comme une prédatrice dangereuse. Jeune Vampiresse d’à peine un siècle, encore en formation, il ne m’avait guère appris ce qu’était une goule. Il m’a juste conseillé de les prendre chatons et de les habituer à mon odeur en les nourrissant à la main, avant de leur donner une goute de mon sang. Ils deviendraient alors mes obligés, mais si je voulais en être aimée il fallait que j’apprivoise l’animal avant. Depuis, j’en ai toujours eu avec moi, n’en déplaisent à mes compagnons de route. C’est un fait non négociable, qui n’a pas toujours été accepté. Heureusement pour moi, Ludo’ a semblé les apprécier et ne pas se formaliser, au point de parfois m’en offrir tel Mozart, le siamois qui dort collé à moi en ce moment. Le manoir étant vaste, pour le moment j’ai 5 chats tous de races, sauf Baseth, une petite chatte noire de gouttière, que j’ai trouvé miaulant une nuit dans une ruelle non loin du Victorian’s Creation. Petite boule de poils hirsute et mouillée, à peine sevrée qui gémissait dans les ténèbres, et qu’attendrie j’ai ramenée au manoir pour la nourrir et la laver. Un des chats que j’ai le plus facilement apprivoisé, peut-être parce qu’elle avait à peine 1 mois quand je l’ai trouvée…. D’ailleurs, elle est rarement loin de moi mais pas toujours visible. Je reprends ma lecture lentement, découvrant ce que l’on dit savoir d’une culture morte il y a 2 milles ans et dont aucune trace écrite ne subsiste. Intéressant ce que les historiens pensent savoir de mon peuple, alors que mes souvenirs précis différent fortement.


Je poursuis ma lecture, ne faisant guère attention aux allées et venues de mes compagnons félins. Je repère un bruit dans le couloir, mais ne réagis pas de suite toujours plongée dans ma lecture. Cependant mes sens aiguisés suivent la progression des pas et les murmures. Je comprends aisément que mon neveu vient d’arriver et qu’il patiente. J’ai gardé des habitudes d’aristocrate, entourée de quelques serviteurs et gardiens de jours. Je ne bouge pas, continuant à tourner les pages du livre. La porte du salon s’ouvre et Shahrazade part en feulant, peu disposée à voir un inconnu, pour se réfugier sous un meuble en acajou. J’ai suivi l’animal des yeux avant de reporter mon regard sur la petite rousse qui se tient droite devant la porte. Elle attend un signe de tête pour prendre la parole.

« Madame, le Prince de Prague demande à vous parler… il prétend que vous l’attendez. » Déclare l’adorable demoiselle aux formes généreuses sur un ton présomptueux, agaçante créature mortelle. Au moins je sais pourquoi Ludo’ l’a choisie.

« Et bien fais le entrer et rappelle-lui qu’il est en retard d’une demi-heure…. Si toutefois tu l’oses. » Je réponds en détournant le regard.


Je referme le livre et me relève, déposant l’ouvrage sur la table basse. Ma main vient caresser la tête de Mozart, qui intrigué, s’est redressé et assit sur le divan. Il ronronne un moment, alors que je lui gratouille les oreilles, avant de le prendre à bras. Docile, il se laisse câliner. La porte s’ouvre à nouveau et toujours assisse, robe froissée par la position, mes pieds à présent sur la table basse, je tourne la tête. Je lâche l’animal, qui va se réfugier sur un autre fauteuil et fixe, méfiant Hadrian. Son odeur de mort les effraye légèrement. Je souris et m’enfonce encore plus dans mon divan, bras croisés sous la poitrine, sourire taquin sur mes lèvres non peintes cette nuit.

« Tu exiges de me voir chez moi et tu te permets encore d’être en retard ! » Je le taquine amusée et gentiment. « Alors mon cher neveu, que me vaut l’honneur et le plaisir de ta visite en cette douce nuit ? »[i]


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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Mar 10 Avr - 16:49


Shadow and light


Vêtu d’une élégante veste en velours bleu roi, d’un pantalon d’un tissu noble noir naturellement coupé sur mesure, droit, et d’une chemise blanche superbe sur le sieur, Hadrian ressemble à ce qu’il est, c’est-à-dire à un dandy comme on n’en fait plus ou presque. Ceux qui l’ont connu lorsqu’il n’était qu’un jeune vampire plus avide de vengeance, de sang et de massacre que de beauté et d’esthétisme auraient la plus grande peine à le reconnaître. Par le passé, il se vêtissait comme un prince déchu, de beaux habits oui, mais déchirés, couverts de tâches de sang, Il était bien loin de soigner son allure. Cela ne l’intéressait pas, simplement. Aujourd’hui c’était tout autre chose. Le goût du vampire s’était affiné avec le temps, et il s’entourait de belles choses — tableaux de maître, artéfact rares et mystérieux, ameublement luxueux et d’une beauté à coupé le souffle, mais aussi belles femmes et divins jeunes hommes — mais ce goût d’esthète avait aussi ses racines dans autre chose que la simple expérience. C’était la compagnie de celle qui l’appelait avec familiarité et affection mon neveu, qui pour lui représentait davantage un mentor et un sire de substitution, une belle vampire nommée Suzanne. Elle n’avait pas seulement calmé les ardeurs du vampire, elle ne s’était pas contenté de lui enseigné l’art de retenir sa soif ou celui de masquer ses traces, elle l’avait initié au monde civilisé, aux cours et aux bals, aux soirées de bienfaisance et toute sorte de mondanité humaine où ils pouvaient s’y mêler et chasser en toute tranquillité. Elle lui avait également d’une certaine manière dévoilé les jeux de pouvoirs, et sans le savoir, avait éveillé en lui une ambition qui l’avait mené sur le trône de Prague. Bien qu’ils ne furent jamais de réels compagnons, et que durant de longs siècles leur contact fut à travers des échanges épistolaires, la vampire demeura pour lui une figure importante, et la seule créature face à laquelle il pouvait dévoiler ses faiblesses. Lorsqu’il avait transformé Rose, la première de ses infantes, il en parla longuement dans des lettres imposantes. C’était la première fois qu’il manifestait de tels sentiments, et une telle ardeur, la première fois qu’il se sentait parfaitement heureux depuis qu’il s’était éloigné de Suzanne. Qui avait été, sa première maîtresse, sa première amante, même s’il n’eut jamais agit d’amour romantique entre eux, leur complicité, leur attachement, était une forme d’amour. Lorsque Rose parti, il en averti aussitôt Suzanne. En fait, à chaque épreuve, à chaque succès, il évoquait tout cela à l’ancienne au travers de longues lettres où il ne masquait nullement ses sentiments. Elle savait toujours le guider dans des réponses souvent simple mais brillantes d’intelligence et de finesse. Lorsqu’il était devenu Prince de Prague, il l’en avait aussitôt averti, et c’était avec une joie manifeste qu’il avait vu la vampire s’installer dans cette ville. Hadrian et Suzanne ne reprirent cependant pas leur relation d’avant. L’un et l’autre avaient un compagnon désormais, et sans doute par désir de ne pas blesser l’être aimé, jamais cette option ne fut seulement évoquée. Le passé appartenait au passé, même si leur complicité et leur attachement demeuraient intacts.

Lorsqu’il franchit le seuil de la splendide demeure, le vampire ne pu s’empêcher de sourire en contemplant cette gigantesque porte d’entrée, ces armes sculpté dans la pierre ornant la porte, tout était dans ces petits détails baroques, à mi chemin entre le moyen âge, impressionnant et chimérique, et la renaissance jouant de finesse et d’élégance. La demeure avait quelque chose de splendide et d’impressionnant à la fois, il ne s’étonnait guère que la maîtresse des lieux ne soit autre que Suzanne, la vampire millénaire qui possédait une maison de haute couture dédiés à divers arts. Le Prince n’avait encore mis les pieds ici depuis que la vampiresse s’était installée ici. Ils se voyaient généralement au palais, l’Elysium, ou justement au Victoria’s Creations. Le Prince frappa l’anneau en métal contre le bois, et la porte lui fut ouverte prestement. Sa visite était attendue, et certainement depuis plus d’une demi-heure puisqu’il était en retard. Il avait convenu de cette visite, la veille, avec l’ancienne. Elle avait parue surprise qu’il préfère la voir ici, mais avait accepté sa condition. Ce n’était cependant sa chère tante qui lui ouvrit, mais une jeune femme à la chevelure flamboyante et aux tâches de rousseurs adorables. Le genre de créature qui fait tourné la tête aux hommes. Il s’étonnait de la beauté de la jeune femme qui visiblement par le ton qu’elle employait et ses manières n’était ici qu’une servante. Il sentait néanmoins qu’elle n’était pas une simple humaine. Que Suzanne s’entoure de goule n’étonnait pas Hadrian. Si lui était trop indépendant pour marqué ainsi chacun de ses serviteurs, l’astuce valait néanmoins le coup. La goule charmante en apparence semblait en revanche posséder un certain tempérament, ce qui amusa fortement le Prince lorsqu’elle le manda d’attendre la réponse de sa maîtresse avec un ton qui n’acceptait aucune forme de réponse. Hadrian attendit donc dans l’anti-chambre, observant la décoration des lieux, admirant le soin qui avait été apporté dans le choix des objets décoratifs. Il distingua une frêle silhouette qui passa dans le couloir voisin, une jolie jeune femme bonde, mais n’eut guère le loisir de la contempler plus longtemps, de toute façon elle disparue aussi vite qu’elle était apparue, et puis, la porte s’ouvrit et la rouquine parut. « Madame accepte de vous recevoir. Je me permets de faire remarquer à monsieur, que son retard n’est pas passé inaperçu aux yeux de madame. » Ce mélange de bienséance, de formulation jolie et agréable tout à fait ancienne, et d’impertinence était amusant. Le Prince adressa un sourire amusé à la servante. « Je vous remercie de cette attention, ma chère. » fit-il en réponse. Elle s’effaça et Hadrian la regarda disparaître avant de pousser la porte qui était restée entrouverte. Il découvrit un salon des plus confortables et agréablement lumineux, Suzanne l’attendait allongée dans un divan, un livre posé sur la table basse devant elle, un chat ronronnant dans ses bras. Le vampire sourit en songeant qu’elle ressemblait à une peinture romantique. A ses formes généreuses, à son visage d’une beauté antique, et ses longs cheveux dorés comme les blés, elle aurait pu inspiré Ingres ou Delacroix, et sans doute l’avait-elle fait, connaissant le goût pour la vampire en peinture. Elle souleva délicatement son visage, se tirant de ses caresses pour l’animal et observer le nouvel arrivant. Le chat s’extirpe du nid douillet formé par la créature immortel, et s’avance avec un air méfiant vers Hadrian qui hausse un sourcil en souriant. Les animaux n’aiment guère les vampires, sans doute parce qu’ils sentent le prédateur mais aussi la mort.

« Tu exiges de me voir chez moi et tu te permets encore d’être en retard ! » fit la vampire en ne masquant nullement son amusement. Hadrian relève les yeux du chat pour contempler son ancêtre qui le fixe d’un air taquin. Elle se doute bien des raisons de son retard. En tant que Prince il lui arrive régulièrement de devoir annuler tous ses plans pour une urgence. Et ces derniers temps, le Sabbat et le Cercle du chaos lui donne bien du fil à retordre. Ce soir c’était le funérarium servant de réserve pour les poches de sang qui a été attaqué par une bande de vampire. « Hélas, j’aurais préféré arriver comme il se doit, ma chère amie. » se contenta-t-il de dire. Même si Suzanne avait été sa confidente et que c’était elle qui avait éveillé en lui son goût pour les jeux de pouvoir le menant à ce statut si recherché de Prince, d’une capitale qui plus est, il estimait que les histoires d’attaques et de terrorisme prodigué par le Sabbat — bien que ces derniers n’aient pas encore revendiqué l’attaque, il semblait évident qu’ils en étaient les responsables — ennuieraient l’ancienne plus que tout autre chose. Lorsqu’il était devenu Prince il avait bien suggéré à l’ancienne de prendre une place de choix parmi les postes offert sur un plateau d’argent, mais elle avait préféré ne pas se mêler de tout cela et le laisser diriger seul. « Alors mon cher neveu, que me vaut l’honneur et le plaisir de ta visite en cette douce nuit ? » Evidemment, il n’avait pas demandé expressément à la voir chez elle plus tôt qu’au palais simplement pour satisfaire sa curiosité quant au domicile de celle qu’il considérait comme son mentor. Sur le moment, il ne lui avait rien dit des raisons qui le poussait à venir la voir chez elle, uniquement que c’était d’ordre personnel, suggérant par là qu’il ne s’agissait aucunement de politique ou d’autres sujets de ce genre là. Même si elle serait toujours présente pour répondre à ses interrogations, il savait qu’elle s’attendait à ce qu’il soit capable de se débrouiller seul désormais. Il s’avança pour gagner l’un des fauteuils situé devant le divan. Y prenant place, il arrangea les plis de son pantalon, soignant son allure comme toujours. Puis il planta ses prunelles dans celle de la vampiresse. « Je voulais qu’on se voit ici plutôt qu’au palais car la raison de ma visite est… hum… d’ordre intime. » Il passa sa main dans ses cheveux dans un geste nerveux. Jamais encore il n’avait évoqué cela à qui que ce soit, pourtant lorsque la dispute avait éclatée, beaucoup avaient désirés en savoir plus. « Il se trouve qu’Eleanore et moi avons eut un différent. Oh, je te rassure, nous nous sommes réconcilier à présent, mais je crains que le problème en éveille d’autres. Depuis cette dispute, je n’ai plus l’esprit aussi tranquille qu’autrefois. » Il poussa un soupire et étendit ses jambes. Un chat caché sous un meuble sortit sa petite tête pour contempler l’inconnu si vite accepté au sein de la demeure, avec un air à la fois intrigué bien qu’encore méfiant. « Je pensais que notre amour était immortel, que rien ne pourrait jamais nous atteindre. » Il serra ses mains l’une contre l’autre, tripotant ses doigts avec nervosité et inquiétude. « Comment puis-je faire pour l’empêcher de me quitter un jour ? Je l’aime, mais je crains qu’elle ne finisse par se lasser de moi. » L’exemple de Rose était resté imprimé en lui, faisant naître une peur, celle d’être abandonné à nouveau par l’être aimé. Une peur qu’il n’osait jamais évoqué face à Eleanore, car il serait bien vexant de la comparer à Rose.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Sam 14 Avr - 14:35

Je connais Hadrian depuis longtemps, presque depuis sa création. Avec mon père, nous avions traqué son Sire, Infant indigne d’Augustin et qui n’avait respecté aucun de ses préceptes. Puis il avait fallu mettre la main sur le jeune Vampire. Dire que nous furent bien accueillis serait un énorme mensonge. Amis face à 2 Canaïtes millénaires, il n’était pas de taille. La première tentative pour l’aborder et l’éduquer fut un échec cuisant. Ce n’est que bien plus tard, quand ma route recroisa la sienne que je pus enfin en faire quelque chose. Hadrian avait tout de l’animal affolé et abandonné, rien dans sa mise n’inspirait confiance. Il se maitrisait mal. Alors, même s’il n’était pas mon Infant et parce qu’il avait mon sang, j’ai pris en main les choses. Je me suis attribuée le rôle de Sire et d’éducatrice. J’ai commencé par lui apprendre à résister à la soif. Ensuite, il fallu lui expliquer comment dissimuler ses traces, s’il tenait à vivre des siècles. Il a joué le jeu, y voyant certainement alors que sa rancœur était apaisée, une manière de survivre. Pour le reste, j’avais été élevé comme une Patricienne romaine. J’étais une habituée des Cour des Roi et Empereurs, je vivais déjà dans le luxe et la volupté. Aussi, involontairement ai-je aiguisé son raffinement. Je lui ai montré comment chasser au milieu des courtisans et nobles sans être vu. Comment plaire et être admirer et écouter par tous. Comment enfin manipuler la société humaine tout en faisant partie pour dominer et avoir ce qu’on désirait. J’ai aussi au passage enseigné l’amour du beau et de l’art à mon disciple. Et il a fini par y prendre goût et par y voir son avantage. Pour autant, je l’ai laissé filé comme j’avais laissé me quitter Vitaly. Et comme pour mon premier Infant, Hadrian a toujours gardé le contact. De longues lettres auxquelles je répondais avec douceur et tendresse, cela allait de raconter ses voyages et exploits à des demandes de conseils. Et j’ai toujours rempli ce rôle de Sire pour lui avec douceur. Finalement, étant la création de mon frère, j’ai fini par lui attribuer le surnom affectif de neveu. Il avait été temporairement mon amant, plus par jeu de séduction et apprentissage que par amour réel. Bien sur, j’ai toujours aimé Hadrian, comme j’aime chacun de mes Infants. Et on partage une complicité, un attachement et une tendresse certaine l’un pour l’autre. Mais à un autre niveau que des sentiments amoureux ou de désir pur. Et il est tombé amoureux, bien sur. Les Vampires aiment, avec passion et avidités. Rose fut la première pour qui il éprouva ce sentiment et sa première Infante. Il m’en a longuement parlé, à tel point qu’avant de l’avoir vue je la connaissais déjà. Et Rose l’a quitté… J’ai consolé et expliqué que les Infants, en dehors des âmes sœurs, ne restaient pas indéfiniment avec leur Sire. Il devait accepter son besoin d’éloignement. Je n’avais jamais vraiment vécu cela, mais j’avais assez d’expérience et de siècles à mon actif pour savoir de quoi je parlais. Et surtout j’avais des Infants, certains s’étaient éloigné définitivement me revenant de temps à autre, d’autres étaient parti pour revenir vers moi et y rester. Et puis il y eut Eleanore, dont il m’abreuva avec encore plus de passion et d’admiration dans ses lettres. Quand il est devenu Prince de Prague, je suis passée par cette ville pour le voir et féliciter et à sa demande nous y sommes restés. Il ne fut plus mon amant, il avait son Infante et compagne capricieuse et moi j’étais amoureuse et liée à Ludo’. La question ne se posait pas. Il était juste mon Neveu, et notre complicité me suffit amplement.

Et c’est peut-être cette intimité entre nous qui lui octroie le droit d’être en retard à un rendez-vous qu’il a fixé lui-même. Bien sur, je me doute que ses obligations sont en cause, mais il n’échappera pas à la remarque taquine pour autant. J’ai trop longtemps vécue comme une aristocrate pour en avoir perdu les us et coutumes. D’ailleurs, il a attisé ma curiosité en demandant à me voir chez moi. De mémoire, il n’est jamais venu ici. Nos rencontres se font toujours dans des lieux publics : ma maison de mode ou l’Elysium. Et je sais que ce détail précis horripile mon époux. J’en déduis que sa demande n’a rien avoir avec la Carmilla ou tout autre organisation praguoise. Même si je ne me reconnais pas membre de la Carmilla, mes habitudes sont proches de leurs lois. Je les ai toujours respectées dans chaque cité où j’ai séjourné depuis la création de la société vampirique. Néanmoins, là s’arrête ma soumission. Je suis trop vieille pour obéir aveuglément, et souvent ma présence écrase les Conseillers. Il est vrai que je les trouve agaçant et qu’à eux je n’épargne pas mon aura ni ma puissance. Même en n’étant pas membre, je participe à certains conseils et donne mon opinion. Et ils ont la sagesse de ne pas me contrarié et de m’écouter. Il faut dire que 21 siècles font de moi une créature éveillée et d’une sagesse rarement égalée, même si je sais être capricieuse et égocentrique. Je sens la présence de mon neveu et je souris, me débarrassant de mon livre sur la table basse. J’attends que la goule fasse son travail. Si Ludo’ la prise pour son physique et ses formes, l’éduquer ne fut pas compliqué. Elle s’est pliée à nos habitudes et règles, et je dois dire qu’elle est à cheval sur les choses, plus que moi presque. Une servante digne du 17ème siècle…. Je l’entends imposer à Hadrian, prince de Prague, d’attendre dans l’antichambre le temps qu’elle s’enquière de mon accord à le laisser entrer. La marquée entre et je donne mon autorisation, la mettant au défis d’oser reprocher son retard à mon neveu. Chose qu’une fois sortie, elle fait directement me faisant légèrement rire. Intraitable créature sur les règles de la maison, elle peut être amusante autant qu’elle agace à d’autre moment. Mozart ronronne alors que je le cajole attendant que mon invité nocturne se décide à pénétrer dans la pièce. Finalement, la porte s’ouvre et je jette un regard au vampire. Difficile est d’imaginer la mise qu’il avait quand je l’ai éduqué, maintenant qu’on croise ce gentleman séduisant et toujours parfaitement vêtu. Son goût pour le raffinement s’est aiguisé et personnalisé avec les siècles. Le chat m’échappe et va fleurer le nouveau venu de loin, alors que ma Shahrazade se planque habillement. L’odeur de la mort et de prédateur que nous portons leur est familière. Après tout je les ai éduqués et marqués. Mais autant ils sont proches et câlins de Ludo’ et moi et même d’Ania, autant les autres Vampires ne vivant pas sous ce toit, ils s’en méfient. L’instinct reprend ses droits sur la domesticité. Comme prévu je le taquine sur son retard, alors qu’il est l’initiateur de ce rendez-vous. Mais le ton est amusé et taquin, nul véritable reproche. Après tout, je dispose de tout mon temps. Sa réponse me fait hocher de la tête alors que je me redresse légèrement, m’installant plus confortablement.


« Je n’en doute point. Mais tu as sans doute une très bonne excuse, je suppose. » Je réponds d’une voix plus douce. Je n’en demanderais guère plus. J’aurais pu être du Conseil, avoir un grade intéressant. Mais cela ne m’a jamais attiré. Aussi sauf les fois où il désire mon opinion d’Ancienne, il est rare qu’il aborde le sujet. Bien sur, je participe au Conseil, quand des choses très graves se passent. Le reste du temps, je ne me retourne nullement des jeux de cour et pouvoir entre Vampires. J’achève par lui demander la raison de cette visite en mon domaine.

Il ne répond pas de suite et va s’installer dans un fauteuil face à moi. Je le regarde intensément. Quelque chose de toute évidence le perturbe. Après avoir lissé son pantalon, il se décide à me regarder et à parler. Je dépose mes pieds nus sur le sol et lui accorde toute mon attention. Il faut qu’il soit déjà bien incertain ou peiné pour venir quémander mon aide. Et le sujet touche sa tendre Eleanore, sujet sensible plus que n’importe quel autre vu l’amour démesuré qu’il lui porte. Parce que nous avons le même sang dans les veines, je peux ressentir dans une certaine mesure ses peurs et son appréhension. Il a été plus ébranlé qu’on ne pourrait le croire par cette dispute de couple, autant que la petite Canaïte. Du coin de l’œil, je vois Shahrazade sortir son museau et fixer Hadrian, qui s’étend un peu. Je ne réponds pas de suite, sachant qu’il y a une suite à cette phrase. Et nous y voilà : la peur de l’abandon. La même qui étreint Ludo’ et même moi à certains moments. Je comprends donc aisément son trouble et ses sentiments. J’observe un moment Hadrian, avant de sortir de mon mutisme.


« Je savais pour votre dispute. Eleanore s’est réfugiée ici 2 nuits après votre dispute rageuse et en pleurs. Elle offrait l’image même de la désolation. La calmer n’a pas été aisé, la raisonner encore moins… Mais elle a fini par s’apaiser et par nous expliquer ce qui lui arrivait. D’ailleurs j’ai promis de lui refaire une garde-robe digne de ce nom… »Je ne cache nullement le faite que la jeune Vampire soit venue vers moi pour se rassurer et surement vers Ludo’ pour être réconfortée. Ils sont relativement proches, tel un frère veillant sur sa petite sœur. Je fais une légère pause avant d’ajouter : « Les Infants quittent toujours leur Sire à un moment précis. Certains ne reviennent pas ou occasionnellement et d’autres finissent par revenir à leur Créateur. C’est un peu logique qu’ils tentent de vivre par eux même. Cela signe la fin de l’apprentissage et la preuve que le Vampire est « adulte ». De plus tu sais, notre race n’est pas très sociable. Des familles comme la notre il en existe peu, et des regroupements de Canaïte tel que ceux vivant sous mon toit … c’est encore plus rare. Cependant il y a une exception, les âmes sœurs. Elles sont liées et la relation Sir e- infant ne prédomine plus. »

Je fais silence. Mozart sort de sa cachette et revient prendre sa place près de moi sur le divan, se roulant en boule pour dormir. Je flatte la tête du chat avec un sourire avant de revenir sur Hadrian. Je doute de l’avoir apaisé avec cela, mais je suis aussi réaliste. Aucun Sire, hormis s’il vampirise son âme sœur, ne peut retenir indéfiniment un Infant.

« Tous les couples se disputent. La différence est dans la manière de gérer le conflit et de ce qu’on est prêt à sacrifier pour que le couple tienne…. Crois-tu que Ludovic et moi ne nous disputons jamais ? »[i] Je poursuis avec un sourire rassurant, avant d’ajouter : « Cependant, il existe un rite oublié depuis longtemps qui autrefois unissait deux Vampires… Elle a été détournée au fil des siècles et pervertie, mais c’est un moyen efficace de consolider un couple. Si tu y teins vraiment…. »


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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Dim 22 Avr - 15:57

Son retard fut souligné par deux fois. La première ce fut la goule qui servait l’ancienne qui le lui fit remarqué par une formule qui même si elle respectait la bienséance frisait l’impertinence. Le Prince amusé autant par le caractère de la servante sans nul doute choisie par Suzanne ou son époux que par sa beauté ne chercha point à y répondre encore moins à la mettre mal à l’aise. Il n’était pas de ceux qui s’amusaient à torturer les domestiques juste pour le plaisir. La seconde fut par la maîtresse des lieux, qui n’avait pas pu ne pas entendre la remarque de la servante, et sans doute que cela l’amusait quelque peu de lui faire remarquer encore une fois son retard. Après tout, elle avait joué pour lui le rôle de sire autant que de mentor, et parfois, cela revenait, dans de petites remarques, dans une manière de le conseiller, tout en douceur mais avec une certaine fermeté comme on le fait pour un enfant qui a grandit mais demeure enfantin par son comportement. Hadrian avait néanmoins une raison à son retard, il ne jouait pas à faire languir Suzanne. Il s’en excusa en disant qu’il aurait préféré être avec elle. Signifiant par là que ce qui l’avait mis en retard n’était nullement une partie de plaisir, bien au contraire. « Je n’en doute point. Mais tu as sans doute une très bonne excuse, je suppose. » En effet, il en avait une. Ce qui l’avait mis en retard était encore une de ces attaques qui de nos jours avaient lieu régulièrement. Le Sabbat probablement en était responsable bien qu’il n’y avait encore eut aucun message pour s’attribuer la paternité de l’acte. Mais on reconnaissait bien là le style de la secte vampirique prônant le chaos et la fin des règles, désirant qu’on cesse de se cacher des humains. Leurs idées étaient peut-être intéressantes mais certainement pas leur manière d’agir. Ils étaient les ennemis naturel du prince, mais ces derniers temps ils s’acharnaient et la guerre ne tarderait plus à avoir lieu. Il aurait aimé trouver un terrain d’entente, éviter ce combat, mais doutait qu’il soit encore possible d’éviter cela. Il se laissa tomber dans un fauteuil, situé en face de la vampiresse, puis lissa son pantalon pour éviter de malheureux plis avant de planter ses prunelles dans celles de Suzanne. Lentement il ouvrit la bouche. « Malheureusement oui. » fit-il en soupirant. Il y avait une certaine lassitude dans sa voix. « Une banque de sang a été attaquée. » ajouta-t-il. Ce n’était pas qu’il souhaitait l’avis de la canaïte sur le sujet, car la seule chose à faire était en cours, son service de nettoyage était déjà sur les lieux, et il avait dépêché deux vampires proches pour enquêter afin de trouver les coupables. Il était las de devoir en parler à l’Alliance avant de pouvoir agir, las de dépendre du bureau pour traquer les criminels, las de devoir se soumettre à des méthodes lentes et obsolètes. Cependant, Suzanne finirait par être au courant, autant qu’elle le soit par lui.

Cependant, ce n’était certainement pas le sujet qui l’amenait ici. Même si en de nombreuses occasions, Suzanne avait été une oreille attentive et un conseil avisé lorsqu’il en avait eu besoin pour certains problèmes, il n’aimait guère lui parler de tout. Pas que cela le gênait qu’elle fut au courant, mais qu’il estimait qu’il devait prendre les décisions seul. Ce n’était que lorsqu’il y avait un problème trop grave pour qu’il puisse en prendre l’entière responsabilité, sachant qu’elle connaissait également les primogènes qui le conseillaient durant les réunions, qu’elle devait connaître également les plus anciens vampires qui avaient fondés la Camarilla, il savait que son avis était plus sage que le sien, moins agité par la jeunesse dont il faisait preuve. Néanmoins, il n’était pas venu pour causer de la guerre qui se préparait, elle était de toute façon, inévitable comme l’avait souligné les chasseurs et les gardiennes, tous inquiet par l’arrivée de démons à Prague. Aux yeux du Prince, cela était le cadet de leurs soucis, de par son statut, il devait d’abord s’occuper du Sabbat. Seuls les vampires comptaient, l’Alliance était une bien jolie chose, seulement il estimait que chacun devait faire son boulot. Que les chasseurs et mages s’occupent donc de ces démons, après tout c’était leur mission de conserver l’équilibre, lui se chargerait du Sabbat. Le Prince était néanmoins venu pour des raisons bien moins prosaïques. Il était guidé par son cœur, troublé par une dispute terrible avec son infante qui avait insinué le doute, et la peur, même s’ils étaient réconciliés à présent, il ne pouvait s’empêcher de craindre qu’elle fasse comme Rose, et ne le quitte. La vampire le contemple, le laissant parler sans l’interrompre, elle laisse ensuite le silence s’installer. Il savait qu’elle réfléchissait sans doute à la formulation de sa réponse, il espérait seulement qu’elle ne le ménagerait pas trop. Il savait à quel point on pouvait être aveugle lorsqu’on était amoureux. « Je savais pour votre dispute. Eleanore s’est réfugiée ici 2 nuits après votre dispute rageuse et en pleurs. Elle offrait l’image même de la désolation. La calmer n’a pas été aisé, la raisonner encore moins… Mais elle a fini par s’apaiser et par nous expliquer ce qui lui arrivait. D’ailleurs j’ai promis de lui refaire une garde-robe digne de ce nom… » Il sourit, voilà quelque chose qui ressemblait admirablement à son infante, l’évocation d’une garde robe lui rendant le sourire et chassant les larmes. Cependant, la dispute avait été telle, surtout le silence après cela, qu’il savait que pour elle, cela avait été compliqué. Elle le lui avait expliqué. Il était soulagé cependant qu’Eleanore est pu trouvé en Suzanne une amie. « Les Infants quittent toujours leur Sire à un moment précis. Certains ne reviennent pas ou occasionnellement et d’autres finissent par revenir à leur Créateur. C’est un peu logique qu’ils tentent de vivre par eux même. Cela signe la fin de l’apprentissage et la preuve que le Vampire est « adulte ». De plus tu sais, notre race n’est pas très sociable. Des familles comme la notre il en existe peu, et des regroupements de Canaïte tel que ceux vivant sous mon toit … c’est encore plus rare. Cependant il y a une exception, les âmes sœurs. Elles sont liées et la relation Sire- infant ne prédomine plus. » Il hocha la tête. Comment savoir si Eleanore était son âme sœur ? Lui était convaincu que leur amour était écrit dans les étoiles, qu’ils étaient destinés à l’autre, mais ressentait-elle la même chose ? Lorsqu’ils s’étaient réconcilier, elle lui avait juré l’aimer, l’avoir aimé dès le premier instant, mais elle était son infante, et comment savoir ce qui provenait du lien du sang, et ce qui était des sentiments véritables. Comment être certain qu’un jour, elle ne lui préférait pas un jeune humain ou un vampire différent de lui ? Il détestait ces doutes qui l’envahissaient à présent, il détestait se questionner ainsi et tout remettre en question.

Un chat sortit de sa cachette pour venir s’enrouler contre la canaïte. Hadrian était toujours étonné par le fait qu’elle posséda autant d’animaux et tous lui soient aussi fidèle. La plupart des animaux fuyaient les vampires parce qu’ils sentaient la mort, parce qu’ils n’étaient pas des créatures normales, et sans doute parce qu’ils sentaient aussi le prédateur en eux. « Tous les couples se disputent. La différence est dans la manière de gérer le conflit et de ce qu’on est prêt à sacrifier pour que le couple tienne…. Crois-tu que Ludovic et moi ne nous disputons jamais ? » Il ignorait quelle était exactement la vie de couple entre l’ancienne et son époux, tout ce qu’il voyait, c’était un couple presque fusionnel, l’image même du bonheur qui dure, pourtant il les savait libertin l’un et l’autre. Mais cela ne voulait rien dire, lui aussi l’était et Eleanore savait également s’amuser sans lui. L’important était que le couple se retrouve toujours, et soit toujours aussi unis. « Cependant, il existe un rite oublié depuis longtemps qui autrefois unissait deux Vampires… Elle a été détournée au fil des siècles et pervertie, mais c’est un moyen efficace de consolider un couple. Si tu y teins vraiment…. » Il haussa un sourcil car il ne connaissait absolument pas ce dont elle parlait. Une union telle que le mariage ou était-ce un rituel de magie ? Il n’avait jamais entendu parler de telles choses, il savait que les vampires se mariaient parfois, souvent pour des raisons de pouvoir, de territoire et de politique, mais il n’y avait rien d’amoureux là-dedans, excepté bien sûr pour Ludovic et pour Suzanne qui incarnait le couple idéal aux yeux d’Hadrian. « Eh bien, je ne connaît rien de tel. Est-ce que une forme de mariage ? » demanda-t-il en montrant une réelle curiosité pour le sujet. Mais était-ce seulement ce qu’il leur fallait ? Il ne savait même pas exactement où était le problème hormis le fait qu’il doutait à présent. Et cependant, il ne voulait pas qu’Eleanore pense qu’il doutait de son amour pour elle, car ce n’était pas le cas, il craignait seulement qu’elle finisse par vouloir son indépendance, qu’elle tombe amoureuse d’un autre, qu’elle se lasse de lui. « Est-ce que cela pourrait éloigner les doutes ? » Il serra ses mains l’une contre l’autre. « Avant cette dispute, j’étais heureux, jamais il ne me serait venu à l’esprit qu’elle puisse me quitter. Maintenant, elle a beau me dire je t’aime, j’ai peur qu’un jour elle cesse de le penser. Je veux pas douter à ce point. » Il en était lassé, mais ignorait si Suzanne pouvait vraiment l’aider. « Et toi, as-tu un jour douté ? » lui demanda-t-il.



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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Sam 12 Mai - 15:24

Arrivé en retard a souvent été considéré comme impoli et un manque de respect, sauf à l’époque où une dame se devait de se faire attendre bien sur. Mais pour moi, la ponctualité est une marque de respect, et je ne rate jamais le moyen de faire sentir ma désapprobation. Évidemment, elle peut n’être qu’une taquinerie gentille ou une phrase assassine. Tout dépend de la personne. Mon époux en est dispensé, mais lui a tous les droits. Pour les Humains riches et clients du Victorian’s Creation, elle prend le ton d’un reproche cinglant n’admettant pas de réplique. C’est une mise en garde à ce que cela ne se reproduise plus. Je ne supporte pas les hommes, qui se sentent supérieure aux femmes, ni ceux qui pensent que leur argent leur offre tous les droits. Aussi je recadre sans douceur, assassine et agressive, mais avec une voix douce. Et je peux me venger si cela revient. Rares sont ceux qui ont assez d’audace, de courage et de témérité pour retenter le coup. Avec les Vampires, c’est mon rang d’Ancienne, qui prédomine. Si on veut me voir et que j’accepte d’offrir ce petit privilège, on se doit d’être à l’heure. Ou ma colère est une réponse, qui souvent amène à me craindre. Égocentrique et capricieuse assumée, si je n’apprécie pas la personne, je n’ai aucune indulgence. Par contre, avec ma famille et mes familiers, je tourne cela à la plaisanterie susurrée sur un ton doux et aimant. Ils ne risquent pas mon courroux, ils sont pardonnés directement, mais j’aime les taquiner et leur rappeler les bases de la bienséance. Hadrian ne fait pas exception, je le taquine gentiment sur son retard tout en avouant que je me doute qu’il soit involontaire. Il n’est guère du genre à être en retard en général, donc l’excuse doit être lié à son rang de Prince et à ses obligations. Et comme un enfant sage et aimant, il baisse un peu la tête et m’explique les raisons de son retard. Il m’explique brièvement qu’il s’agit d’un vol dans une banque de sang. C’est vrai que la Carmilla possède sa propre filière de sang. Pour ma part, je préfère garder mes méthodes millénaires : je chasse toujours mes proies bien Humaine. Je joue avec elle en compagnie de Ludo’ et ne laisse aucune trace de notre passage. Et quand je ne traque pas, j’ai recours à mes goules ou mes calices pour avoir du sang frais. Je ne tue pas forcément le Mortel quand je m’abreuve. Et avec les siècles mon besoin de sang est devenu bien moins urgent et prégnant, mais la soif existe toujours en moi. J’hoche de la tête. Je me doute qu’il m’explicite les raisons de son retard sans bien sur entrer dans les détails. S’il désire un conseil ou mon opinion, il l’aura sur demande. Mais je le pense assez grand pour gérer seul sa ville. Et mon instinct me dit que s’il a désiré me rencontrer sur mes terres, c’est que cela ne concerne nullement un détail de la Carmilla. C’est plutôt une affaire intime, surement liée à sa dispute avec Eleanore.

Et comme je m’y attendais, il aborde le sujet de cette fameuse dispute et des doutes et peurs que celle-ci a éveillé en lui. Je l’écoute en silence, ne le quittant pas des yeux et assimilant chaque parole. Je comprends son ressenti et son inquiétude. Cependant, je ne pense pas qu’il soit utile de lui mettre du baume au cœur et de le rassurer. À quoi bon mentir ? Eleanore est son infante et à moins qu’elle soit son âme sœur, ce dont je ne doute point, tôt ou tard elle tentera de vivre seule. De plus, il y a eu Rose avant aussi il connait le processus. Il a toujours été un bon sire, plus digne que le sien dont j’ai fait mine d’ignorer ce qu’il était devenu. Il est inutile qu’il sache de toute manière. Après un silence méditatif sur comment tourner mes phrases, car si je veux certes être honnête et sincère, je ne désire nullement le blesser ou choquer. Je commence par le plus simple, avouer que cette dispute m’est connu de part sa compagne et la promesse que j’ai faite à la jeune Vampiresse. Je poursuis après une pause sur les liens Sire – Infant et l’éducation qui demande un départ. Tous mes Infants, excepté Ludo’, m’ont un jour quitté. Vitaly et Naoko ont tenté de vivre par eux-mêmes. La Canaïte japonaise est revenu après quelques années pour rester près de moi et Vitaly a pris presque 9 siècles tout en revenant régulièrement vers moi se ressourcer et s’apaiser. Finalement, j’apporte l’idée d’âmes sœurs doucement. Hadrian hoche positivement de la tête. Mozart, courageux et intrépide, sort de sa cachette et revient se rouler en boule contre moi. Je flatte sa tête. Après quelques minutes, je poursuis sur les disputes de couple inévitable. Il m’arrive d’être en désaccord avec mon époux, même si on ne se dispute pas vraiment. Nous avons notre équilibre propre et un lien fusionnel incompréhensible et guère étouffant. J’hésite un moment avant d’aborder à demi-mot une pratique qui me lie à Ludovic et que j’ai appris à l’aube de ma renaissance. Elle n’est guère plus courante. De mon temps, elle représentait la preuve ultime d’un amour immortel et étaient signe d’affection entre 2 Vampires. Puis le temps a passé et certains ont pervertir ce qui était une union sacrée pour en faire un avantage de domination. J’ignore si d’autres Canaïtes le pratiquent du moins. Pour ma part, Ludo’ ayant voulu un mariage humain, j’ai profité pour l’initier à cela et la pratique est restée. Mais elle a ses inconvénients aussi. À son expression je devine qu’il ne connait pas cette pratique surement oublier et devenu exception au fil des siècles. Sa question me fait sourire car c’est ainsi que j’avais présenté les choses à mon compagnon.


« Oui, je pense que tu peux qualifier cela de mariage. Mais tu sais elle existe depuis que notre race parcourt ce monde…. Et le mariage tel qu’on le conçoit est une idée très récente. » Je réponds avec un sourire attendri avant de m’expliquer. « Comme tous Canaïtes, tu sais que le sang est vital mais aussi presqu’une drogue pour nous. Nous ne pouvons vivre sans en boire, de préférence humain. Néanmoins, pour moi, ce n’est pas le sang des Mortels qui me rend extatique. Il y a meilleur comme élixir que cela…. Quand Ludovic a voulu que l’on se marie selon ses rites humains et ses croyances, j’ai peu après proposé une version plus vampirique. Mon Père me l’avait fortement déconseillé pour deux raisons : la dépendance au sang et l’addiction à la morsure et salive. En réalité, nous échangeons notre sang… Par là, je veux dire que je bois le sien et il boit le mien. Tu peux grimacer, c’est une pratique qui semble étrange pour un Vampire contemporain. Pourtant c’est la plus belle preuve d’amour et le meilleur moyen d’éprouver du plaisir pour notre race, surtout qu’en général cet échange est lié à l’acte sexuel. L’inconvénient étant qu’on devient dépendant en quelque sorte de l’autre et que la pratique devient régulière… Mais cela consolide un couple et le rend inséparable. »

Je laisse le silence s’installer, histoire qu’il puisse méditer mes explications. Ma main caresse dans un geste lent et tendre le poil soyeux du chat blotti contre moi et ronronnant de plaisir. J’ignore si cela répond à ses doutes et questions, ni s’il est près à franchir l’étape. Son autre question me fait relever la tête. J’ai envie de dire oui, puisque le couple devient inséparable au point que si l’un des deux Vampires est éliminé, l’autre se suicidera ne pouvant vivre sans son âme sœur. Mais j’attends la suite, car il doit avoir une idée sous cela. Il poursuit mettant un peu plus son âme à nu et de montrant faible et attristé. Il l’aime vraiment beaucoup et la perdre est surement inimaginable. Je le conçois, car je ne pourrais accepter ni survivre si Ludo’ devait me quitter… Je souris tendrement à sa question. Le doute, même avec les siècles reste présent car on ne peut jamais être sur de rien, pas même de son éternité.

« Chaque fois que je le vois captivé et séducteur avec un mannequin ou une jeune femme, je me dis qu’une nuit il préférera leur beauté vivante et fraiche à moi qui suit immuable depuis plus de 2 milles ans. Je pense alors qu’un jour il aimera quelqu’un d’autre, la transformera pour l’avoir éternellement avec lui et me quittera…. Oui, dans ces moments là quand je l’observe si épris des autres, je doute de savoir le garder… Pourtant, je sais au fond de moi qu’on est inséparable. Mais vois-tu les doutes disparaissent d’eux-mêmes quand je croise son regard, parce que ce que j’y lis n’est que sincérité et amour. Mais si nous ne doutions pas parfois, étions sur que l’autre restera quoiqu’il arrive, quel effort ferions-nous encore pour le séduire, le surprendre et lui prouver qu’on l’aime ? » Je susurre doucement, le regard posé sur la table, plongée dans mes réflexions.


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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Mer 23 Mai - 15:38

A présent, ils abordaient le cœur du problème, la raison principale de la venue du Prince en cette somptueuse demeure. Il n’aurait pu causer de tout cela, ses problèmes avec Eleanore, au Palais. Il y avait eut suffisamment de rumeur sur le sujet, et il détestait entendre ses proches changer brutalement de sujet lorsqu’il arrivait dans les parages. Ici, il se sentait à son aise pour évoquer ce problème d’ordre intime. D’autant que si ça concernait un peu sa compagne, ça le concernait surtout lui. C’était de ses doutes dont il était venu parlé à Suzanne qui représentait à ses yeux non seulement quelqu’un d’avisé et de sage, mais aussi quelque part son mentor. Il ne cessait, en effet, de douter depuis leur terrible dispute avec Eleanore. Il était conscient qu’il était normal, comme lui dit d’une voix douce l’ancienne, qu’un infante quitte un jour son sire, c’était le cycle naturel au même titre que des enfants quittaient le foyer de leurs parents, seulement il était profondément amoureux de son infante. Suzanne comprenait, elle aussi avait eut des infants dont elle était tombée amoureuse, et lorsque Rose l’avait quitté, la première infante qu’il n’ai jamais eut, elle avait été présente pour lui, et l’avait apaisé à sa manière. Suzanne ne tentait jamais de lui mentir pour le rassurer, elle estimait cela contre-productif, du moins c’est l’impression qu’il en avait. Elle se montrait franche, mais n’hésitait pas cependant à lui offrir des conseils, à lui dire que les choses n’étaient pas imhuables. A l’époque, elle lui avait dit que Rose pourrait parfaitement lui revenir, qu’il fallait surtout lui laisser du temps, et la laisser faire ses propres choix, ses propres erreurs. La retenir auprès de lui, car les sires en ont le pouvoir, aurait été une très mauvaise idée. Elle lui en aurait tenu rigueur, d’autant qu’elle possédait déjà à l’époque un caractère marqué et un certain goût pour l’indépendance. Ils n’avaient jamais été aussi proche qu’il l’était avec Eleanore. Sa relation avec Rose était bien plus libertine, et bien plus flexible. Rose avait toujours été d’un naturel indépendant, mais elle revenait toujours vers son sire, jusqu’à une nuit où elle choisit de partir, déchirant le cœur de son sire sans le savoir. Cependant, lorsqu’il était question de Eleanore, dont les sentiments qu’il avait pour elle était bien plus puissant si cela était comparable, et leur relation bien plus fusionnelle, il avait le plus grand mal à supporter l’idée d’une séparation même si c’était pour le bien de son infante. C’était peut-être égoïste de vouloir la conserver pour lui tout seul, mais c’était son désir. Il était amoureux. Et la simple idée qu’elle ne dorme plus à ses côtés lui fendait le cœur en deux. Il avait très mal vécu la courte séparation dû à leur dispute, et il doutait de supporter davantage. Comment le pourrait-il ? Suzanne semblait comprendre l’importance des sentiments de son neveu, cependant elle rappelait les lois de la nature, tentant de lui faire comprendre la différence entre âmes sœurs et la relation infant/sire. Au fond, il connaissait cette différence, mais était incapable de savoir ce qu’il en était des sentiments de son infante à son sujet.

Là-dessus, elle évoqua un rituel ancien. Il ne connaissait rien de tel, et supposa qu’il s’agissait d’une sorte de mariage pour les vampires. A vrai dire, il connaissait des vampires mariés, la Reine l’était d’après ce qu’il en savait, et c’était le cas de Ludovic et de Suzanne, mais quel était le sens de la cérémonie, était-elle humaine ou était-ce un rituel bien plus obscur ? « Oui, je pense que tu peux qualifier cela de mariage. Mais tu sais elle existe depuis que notre race parcourt ce monde…. Et le mariage tel qu’on le conçoit est une idée très récente. » Aux yeux de Suzanne qui avait vécu la chute de l’Empire Romain, sans doute que la notion de mariage devait lui sembler assez récente, mais pas à ses yeux à lui. Il savait qu’il existait auparavant d’autres rituels permettant l’union d’un couple, mais il ne connaissait alors pas les cérémonies des vampires. La regardant, il attendait ses explications avec un mélange d’impatience, de curiosité et d’une légère excitation. L’idée de se lier plus profondément avec Eleanore était plus que séduisante, mais encore fallait-il qu’elle accepte, et que le rituel en soi leur plaise à tout les deux. « Comme tous Canaïtes, tu sais que le sang est vital mais aussi presqu’une drogue pour nous. Nous ne pouvons vivre sans en boire, de préférence humain. Néanmoins, pour moi, ce n’est pas le sang des Mortels qui me rend extatique. Il y a meilleur comme élixir que cela…. Quand Ludovic a voulu que l’on se marie selon ses rites humains et ses croyances, j’ai peu après proposé une version plus vampirique. Mon Père me l’avait fortement déconseillé pour deux raisons : la dépendance au sang et l’addiction à la morsure et salive. En réalité, nous échangeons notre sang… Par là, je veux dire que je bois le sien et il boit le mien. Tu peux grimacer, c’est une pratique qui semble étrange pour un Vampire contemporain. Pourtant c’est la plus belle preuve d’amour et le meilleur moyen d’éprouver du plaisir pour notre race, surtout qu’en général cet échange est lié à l’acte sexuel. L’inconvénient étant qu’on devient dépendant en quelque sorte de l’autre et que la pratique devient régulière… Mais cela consolide un couple et le rend inséparable. » Il percevait en effet les implications d’un tel acte. Il avait entendu parler d’échange de sang entre vampires, mais avait toujours supposé qu’il s’agissait par là pour un puissant vampire d’asservir un vampire plus jeune, le transformant en quelque sorte en un vassal, une espèce de goule améliorer, il n’aurait jamais songé que cela soit possible entre deux vampires amoureux, pourtant en y réfléchissant cela semblait évident. Quelle autre preuve d’amour pouvait dépasser cela ? Et puis, cela devait permettre de partager les pensées de l’autre, de communier pleinement avec l’autre. Il avait déjà eut des goules, et savait quel était alors le lien naissant par le sang. Etait-ce plus puissant encore ? « Cela ressemble beaucoup à ce que nous faisons lorsque nous avons une goule. Est-ce le même genre de lien, ou est-ce plus puissant encore ? » Il réalisa en posant cette question à haute voix que ce qui devait changer devait être les sentiments. Mais partager autant avec l’autre, l’être aimé, était-ce aussi une bonne idée ? Existait-il encore une part d’intimité après avoir engendré un tel lien ? « Je me demande, fit-il songeur, si le lien créer ainsi permet encore cependant un peu d’intimité ? Peut-on maîtriser un tel lien ? » Il se demandait s’il était possible de fermer le lien par exemple si une situation l’exigeait.

Bien que l’idée soit séduisante, et pourrait peut-être lui permettre de faire évoluer sa relation avec Eleanore, il ne pouvait s’empêcher de se demander si cela serait suffisant pour éloigner à tout jamais les doutes. Elle, qui avait une relation exemplaire et idéale, elle qui était mariée, et de surcroît partageait son sang avec son infant, souffrait-elle encore de ce genre de doute ? En avait-elle jamais souffert d’ailleurs ? Leur relation semblait si parfaite, lorsqu’elle avait évoqué des disputes, il avait eut du mal à le croire. « Chaque fois que je le vois captivé et séducteur avec un mannequin ou une jeune femme, je me dis qu’une nuit il préférera leur beauté vivante et fraiche à moi qui suit immuable depuis plus de 2 milles ans. Je pense alors qu’un jour il aimera quelqu’un d’autre, la transformera pour l’avoir éternellement avec lui et me quittera…. Oui, dans ces moments là quand je l’observe si épris des autres, je doute de savoir le garder… Pourtant, je sais au fond de moi qu’on est inséparable. Mais vois-tu les doutes disparaissent d’eux-mêmes quand je croise son regard, parce que ce que j’y lis n’est que sincérité et amour. Mais si nous ne doutions pas parfois, étions sur que l’autre restera quoiqu’il arrive, quel effort ferions-nous encore pour le séduire, le surprendre et lui prouver qu’on l’aime ? » Il réalisa qu’elle avait parfaitement raison. Dans n’importe quelle relation, on vit une première période bénie, où les sentiments s’auto suffisent, où tout paraît rose, où l’on pense sincèrement qu’on s’aimera à tout jamais, et puis, l’amour se fâne un peu, les doutes apparaissent, les disputes éclatent, et là le couple doit se souder, se construire à nouveau, évoluer. C’était cela qu’il était en train de vivre, la période de naïveté du début commençait à disparaître, et à présent, il réalisait qu’il pouvait la perdre, qu’il ne pouvait avoir aucune assurance à ce sujet. Comment avait-il pu être assez naïf pour croire que les vampires étaient différents, que lorsqu’ils aimaient vraiment c’était pour toujours, et qu’ils ne ressentaient jamais aucun doute ? « Tu as raison. » commença-t-il pensif. « J’ai été assez stupide pour penser que les vampires ne cessaient jamais d’aimer, que parce que nous étions immortels, nos sentiments ne pouvaient changer, que les doutes ne viendrait jamais me frapper. » Il releva les yeux pour croiser les prunelles azurs de la vampiresse. « Crois-tu qu’elle accepterait ce genre de rituel ? »




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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Sam 9 Juin - 21:07

Alors qu’il expose le vrai problème qui le hante, je comprends pourquoi il a désiré venir chez moi. En général, nos rencontres se font ailleurs. Mais eu vu du sujet plus que personnel et intime, un lieu sans oreilles médisantes est le plus approprié. Je comprends aussi ses doutes et peurs. Je connais bien Hadrian pour l’avoir formé autrefois. J’ai été un Sire de substitution, le sien étant un piètre Vampire, couard et stupide. D’ailleurs, après la transformation de mon neveu, il n’a guère plus fait de vieux os. Mon Père et moi, nous sommes faits un devoir de l’éliminer. Je ne l’ai jamais avoué à Hadrian. Je connais son ressentiment face à ce Canaïte et je n’ai pas jugé utile de préciser ce détail. Je me suis contentée de lui apprendre à respecter certaines règles de survie et de lui donner le goût du raffinement et de la beauté. Il a été un bon élève. Et même s’il accuse 8 siècles et possède le titre de Prince, je dois avouer que je suis fière de lui, il vient encore parfois me demander conseil. Et comme pour Vitaly et mes autres Infants ou familiers, je lui réponds avec l’amour maternel et tendre que je porte à ma lignée. Je constate qu’il partage avec Ludo’ un trait de caractère : ils aiment tous deux de manière totale et passionnée au point de se faire souffrir. Parce que je sais que mon Époux souffre de ma demande de me laisser rencontrer chez nous Hadrian et seule. Je sais qu’il va être rongé par sa jalousie et ce besoin continuel de m’avoir. On est assez fusionnel au fond. Et je pense qu’Hadrian souffre de la même dépendance par rapport à sa douce Eleanore. Du moins, est-ce ainsi que je le vois. Hadrian aime toujours passionnément ses Infantes. C’est d’ailleurs cela qui l’a tant fait souffrir quand Rose l’a quitté. Je me rappelle de ses longues lettres mélancoliques et des conseils que j’ai donnés. Et puis Eleanore est entrée dans sa vie, et l’enfant chérie et capricieuse est devenue le centre de son monde, sa compagne parfaite. Pour moi, il est clair que ce sont des âmes sœurs. Mais je pense qu’ils ne s’en rendent pas vraiment compte. Et les doutes immenses de mon Neveu en ce moment en sont une preuve de plus. La peur de l’abandon, encore un point commun avec Ludovic, est présente et étouffante en ce moment. Je le conçois et le comprends aisément. Mais je ne peux lui mentir en affirmant que son Infante ne s’éloignera jamais. Bien que je doute qu’elle soit réellement apte à survivre seule, trop accoutumée à vivre en princesse et à être surprotéger. Je sais aussi qu’il a fait ce choix consciemment. Il l’a certes bien éduquée, mais pas à être indépendante. Et comme elle ne l’est guère de caractère, je la vois mal partir à l’aventure seule… Eleanore est toujours subordonnée à un Vampire plus âgé, comme à son amie russe Masha ou à Hadrian, voire même à Ludo’ et moi en certaines occasions. Elle a cette capacité à la fascination et à la soumission, pour peu qu’on la flatte et la couvre de présents. Rôle qu’Hadrian remplit à merveilles et avec une adoration non dissimulée. Néanmoins, je me montre intègre et franche, avouant que oui un Infant quitte son Sire sauf quand on parle d’âme sœurs. Mais là encore certains Canaïtes s’étouffent tellement qu’ils ne peuvent vivre éternellement ensemble…. Le lien du sang reste le plus ure moyen de garder un contact.

Avec précaution, je lui parle du lien du sang. Cela n’a rien avoir avec la lignée. C’est un très ancien rituel vampirique, qui aujourd’hui a été plus que détourné. Autrefois quand 2 Vampires d’une même lignée ou non se reconnaissaient comme âmes sœurs, ils s’échangeaient leur sang. La salive des Canaïtes est une drogue euphorisante et le sang de son compagnon un élixir suave que rien ne peut égaler. Il s’agit de savoir contenir sa soif et de se maitriser. Mais c’est aussi une preuve d’amour et de confiance. Car boire le sang d’un Vampire et lui donner le sien à boire offre une dominance sur l’autre. La dépendance et le pouvoir qu’on obtient sur son compagnon est assez important. Autant être sure de qui on choisit. Dans mon cas, les échanges sont fréquents et servent à rassurer et à faire éprouver l’extase à l’autre. Ils soudent notre couple autant que nos alliances. Mais c’est surtout une manière de partager un pur moment de jouissance avec mon époux et de lui prouver combien je l’aime et le désire. J’ai confiance en lui, je me doute que sa capacité à m’apaiser et me manipuler quand je m’énerve vient autant de mon besoin de lui et de notre amour fusionnel que de nos échanges de sang. Je constate avec amusement qu’il qualifie cela de mariage. Cela en est un d’une certaine manière, un rite qui unit deux Vampires. Je souris parce que si la notion de mariage est vague pour moi, qui en connu tant d’époque, c’est le terme exacte que j’ai utilisé quand je l’ai proposé à Ludovic. Je peux lire la curiosité dans les yeux d’Hadrian. Il meure d’impatience de savoir. Cependant je réfléchis à comment présenter les choses correctement, sans rien omettre des risques et en explicitant que cela n’est pas du cannibalisme, mais une réelle preuve d’amour. Tout passe par le sang dans notre race. Tout en câlinant Mozart, revenu près de moi et ronronnant, j’explique à mon neveu la marche à suivre et les implications. Il ne me quitte pas des yeux, fasciné et réfléchissant. Je sens que l’idée lui plait mais il conserve des interrogations surement légitimes. Mon Père m’avait bien informée, aussi je savais de quoi il en retournait quand je l’ai proposé à Ludovic. J’avais avec lui aussi été claire sur ce que cela allait engendrer. Mais nous étions déjà dans un schéma fusionnel et d’amour totale et dépendant que je pense que c’était juste un petit bonus. Un silence s’installe alors qu’il assimile et réfléchit à ce que je lui ai livré. Je continue de caresser d’un geste lent et régulier le pelage soyeux de mon chat. Sa question ramène mon regard sur lui. Je réfléchis quelques secondes, attendant une suite qui finit par arriver avant de répondre.


« Non pas exactement. Une goule va devoir t’obéir, tu vas la contrôler et tout savoir sur elle et ses pensées. Ce n’est pas le cas dans un mariage vampirique. Certes il y a dépendance et domination, mais pas de ce type. Comment t’expliquer… Et bien tu auras envie de son sang et elle du tient et il faudra surement des échanges plus ou moins régulier mais pas au point de ne se nourrir que de cela. Tu la comprendras mieux, calmera mieux ses colères ou crises de doutes. Vous aurez besoin de la présence de l’autre. Peut-être si tu le désire pourras-tu la plier encore plus facilement à tes désirs… Mais tu gardes ton intimité, tes pensées sont tiennes et tu peux encore t’éloigner d’elle… Cela n’a rien avoir avec une goule. C’est à toi et à elle de voir ce que vous voulez lui donner comme intensité. Néanmoins l’échange d’une gorgée de sang sera nécessaire… »Je réponds lentement après un léger silence.

Hadrian revient alors sur ses doutes légitimes et fondés et me demande si j’ai jamais douté de mon époux. Je lui offre un sourire rassurant. Bien sur que je doute, j’ai peur qu’il ne m’abandonne. Peur irraisonnée qui m’étreint parfois, cette frayeur qu’il préfère une Mortelle et la transforme. Ma beauté est figée. Je ne peux plus changer, je suis telle que la nuit où mon père m’a créée… Parfois je me dis qu’il pourrait se lasser. Pour autant, je sais son amour inconditionnel, je le lis dans ses yeux et cela m’apaise, me fait oublier mes appréhensions. C’est aussi simple que cela : un échange visuel, un sourire, une caresse douce ou un baiser amoureux et je m’apaise tout comme lui. C’est cela que j’explique à Hadrian, ajoutant que sans doute quel effort ferait-on encre pour notre âme sœur ? Nous sommes éternels, à nous de conserver et cultiver l’amour qui peut nous unir à un autre. Et en cela, les appréhensions et peur d’abandon sont un excellent moteur.


« Tu as tord. Nous aimons éternellement, tout comme notre haine ne meurt qu’avec nous. Mais la difficulté est de s’adapter et de faire les sacrifices utiles et de vraiment donner à l’autre. Tu peux douter, cela n’efface pas ton sentiment pour elle. » Je corrige doucement. « C’est Eleanore. Difficile est de savoir … Mais je pense qu’elle accepterait si tu lui propose correctement les choses et lui explicite ta volonté de vous unir encore plus. Elle est née à l’époque victorienne et est assez romantique. Un mariage en grande pompe lui fera surement plaisir. »


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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Mar 19 Juin - 9:26

L’inquiétude qui avait poussé le vampire à demander un entretien avec Suzanne, celle qu’il considérait comme son sire de substitution, son mentor, et plus largement son amie, ne s’était pas véritablement atténuée au fil des paroles échangées. Suzanne n’avait pas tenté de lui mentir pour le rassurer, au contraire, elle lui mettait la vérité sous les yeux sans parement sans effets d’esbroufe, la vérité dans son plus simple appareil. Le besoin d’indépendance d’un infant vis à vis de son sire, Hadrian ne l’avait jamais ressenti. Son sire a lui l’avait abandonné dès le début, et en soi, il avait sans doute mieux valu qu’il en soit ainsi, car Hadrian détestait son sire de toute son âme dès l’instant où il s’était éveillé avec cette soif monstrueuse. Se pouvait-il que malgré tout, le sentiment d’abandon qu’il avait ressenti, comme n’importe quel orphelin, l’est poussé à se montrer d’autant plus craintif vis à vis de l’abandon de ses infantes ? Sans nul doute, il ne ressentait pas d’autres peurs, il n’avait jamais craint que Rose ou Eleanore ne le trahissent par leurs actes, s’attirent les foudres des autres vampires, et cependant elles ne lui ont donnée aucune raison de craindre cela, mais les sires s’inquiétait de tout un tas de choses vis à vis de leurs infants lorsqu’ils les aimaient sincèrement, lui se souciait surtout de l’abandon qu’il vivait comme une tragédie. Lorsque Rose était partie, il avait été effondré. Il ne voulait que Eleanore suivre ses traces. Suzanne devait sentir son désespoir et son besoin d’être rassuré sur leurs sentiments mutuels car elle évoqua une très ancienne cérémonie qu’on pourrait rapprocher du mariage. Même si elle insista sur le fait que ce n’en était pas vraiment un. Cela consistait en un échange de sang, chose qu’il connaissait déjà mais avec des humains, il savait aussi qu’en offrant son sang à un vampire on pouvait l’asservir à sa volonté, c’était un rapport de dominance que certains Prince utilisaient pour s’assurer que leurs vassaux ne les trahiraient point. Elle précisa qu’il existait en effet ce type de danger, qu’un lien de dépendance naisse, que l’un domine l’autre, c’est pour cela qu’elle en parlait comme une cérémonie réservé aux personnes s’aimant véritablement. Hadrian ne craignait pas une seule seconde qu’Eleanore puisse l’asservir et le dominer, ils avaient toujours eut une relation d’égal à égal, bien que la vampiresse joue souvent les femmes enfants. Il avait cependant besoin de savoir comment cela fonctionnait. Il lui posa alors des questions, lui demandant si c’était comme posséder une goule. « Non pas exactement. Une goule va devoir t’obéir, tu vas la contrôler et tout savoir sur elle et ses pensées. Ce n’est pas le cas dans un mariage vampirique. Certes il y a dépendance et domination, mais pas de ce type. Comment t’expliquer… Et bien tu auras envie de son sang et elle du tient et il faudra surement des échanges plus ou moins régulier mais pas au point de ne se nourrir que de cela. Tu la comprendras mieux, calmera mieux ses colères ou crises de doutes. Vous aurez besoin de la présence de l’autre. Peut-être si tu le désire pourras-tu la plier encore plus facilement à tes désirs… Mais tu gardes ton intimité, tes pensées sont tiennes et tu peux encore t’éloigner d’elle… Cela n’a rien avoir avec une goule. C’est à toi et à elle de voir ce que vous voulez lui donner comme intensité. Néanmoins l’échange d’une gorgée de sang sera nécessaire… » Pensif, il observa la canaïte longuement. Ainsi selon Suzanne, le lien était maîtrisable, on pouvait lui donner l’ouverture qu’on désirait, mais il rendait les deux personnes le pratiquant plus dépendantes l’une de l’autre. Cela supposait aussi une dépendance vis à vis du sang de l’autre, si les échanges étaient répétés ? Les humains eux ressentaient une telle dépendance mais qu’en était-il des vampires. « Hum, je vois. » fit-il toujours songeur. « Mais textuellement, cela créer aussi une dépendance au sang de l’autre, non ? » demanda-t-il toujours dans ses pensées avant de poser ses prunelles sur la vampiresse.

Les pensées du vampire continuent à voyager, à divaguer, et il se reprend à songer aux doutes qui l’envahissent. Est-ce que lui et Eleanore sont des âmes sœurs comme elle le dit ? Comment le savoir ? Car s’il en était certain, il ne douterait pas ainsi, et ces doutes sont affreux, le torturant. Il souhaiterait tant l’aimer sans se poser de question, comme aux premières années de leur relation où tout semblait si idyllique. Sans doute, Suzanne avait raison, il était normal qu’un couple se dispute, normal que les doutes viennent nous envahir, c’est cela qui se produisait dans n’importe quelle relation amoureuse lorsqu’elle commençait à durer, à s’approfondir. Elle lui répond qu’elle aussi a peur que Ludovic ne l’abandonne, qu’eux aussi se disputent, qu’il préfère une mortelle à elle. Elle lui raconte que ses doutes s’effacent face à l’amour qu’elle peut lire dans les yeux de Ludovic, Hadrian lui a besoin de sentir Eleanore, d’être tout contre elle, pour pouvoir oublier ses doutes, mais il sait parfaitement qu’ils pourraient revenir et qu’en réalité, ils reviendront très vite. Elle lui explique que l’amour doit aussi se construire, se soutenir, aussi éternels soient-ils. Il eut un petit sourire triste en lui disant qu’il avait eut tord de croire que l’amour serait éternel, tord de penser que jamais il ne doutera. Puis, il se tourna vers elle, les prunelles plein d’espoir, lui demandant si elle pensait qu’Eleanore accepterait un tel rituel. « Tu as tord. Nous aimons éternellement, tout comme notre haine ne meurt qu’avec nous. Mais la difficulté est de s’adapter et de faire les sacrifices utiles et de vraiment donner à l’autre. Tu peux douter, cela n’efface pas ton sentiment pour elle. » Il est vrai qu’il se laissait sans doute trop affecté par ces doutes, au fond, ses sentiments n’avaient guère changer, mais comme il doutait, il remettait tout le reste en question, seulement jamais il ne remettait en question son amour pour son infante. Il doutait seulement d’elle, ce qui était profondément douloureux. Etait-ce la simple peur de l’abandon ou était-ce aussi une manière de se torturer ? Peut-être un peu des deux. Il hocha la tête. Elle avait raison, il n’avait jamais cessé de haïr son sire, même après avoir compris que certains vampires ne sont jamais capables d’assumer leurs responsabilités, même après avoir saisit que les vampires de cette nuit là voyaient en lui, ce chasseur impétueux et téméraire une réelle menace et que en le transformant ils éliminaient tout simplement cette menace, et pouvait même espérer retourner le chasseur contre l’Enclave. Il avait compris depuis le temps le pourquoi de sa transformation, du piège, de ces vampires se jetant sur lui, mais comprendre ne lui avait jamais permit de pardonner, sa haine était restée égale à travers les siècles le poussant à ne transformer en vampire que lorsqu’il était follement amoureux. « C’est Eleanore. Difficile est de savoir … Mais je pense qu’elle accepterait si tu lui propose correctement les choses et lui explicite ta volonté de vous unir encore plus. Elle est née à l’époque victorienne et est assez romantique. Un mariage en grande pompe lui fera surement plaisir. » Il hocha la tête, Suzanne était vraiment d’excellent conseil. Elle l’avait toujours été pour lui, toujours là pour répondre à ses questions, toujours disponible, toujours à son écoute. Parfois il se disait qu’il se montrait un brin égoïste à toujours lui demander des conseils pour lui. « Tu as raison, elle aimera beaucoup cela, surtout créer une liste de cadeaux ! » fit-il en souriant, mais il regardait le chat ronronnant dans les mains de la vampiresse, et se demanda s’il serait capable d’en faire autant pour elle. Jamais elle n’avait éprouvé le besoin de lui demander quoi que ce soit, et elle semblait agir pour lui en bien des manières. Il se sentait un peu comme un enfant gâté à cet instant. « Et toi, comment vas-tu ? » lui demanda-t-il en plongeant ses prunelles dans celle de la canaïte. « Je passe mon temps à te poser des questions sur mes doutes, mes erreurs, mes peurs, et tu m’écoutes toujours avec cette divine sagesse. Je me trouve en cet instant, un brin égoïste envers toi. » Il sourit doucement en étendant ses jambes devant lui. « J’espère que si un jour tu as besoin de quelque chose, que tu as des questions, tu viendras vers moi, comme je suis venu vers toi. J’aimerais une nuit pouvoir te rendre la pareille. »



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Ven 6 Juil - 16:35

Les désarrois et l’inquiétude d’Hadrian sont palpables et visibles. Cependant même si je me montre douce et rassurante, je ne lui mens guère. À quoi bon prétendre qu’un Infant reste éternellement accroché à son Sire ? Il sait aussi bien que moi que cela est faux. Chaque Infant finit par partir pour vivre par lui-même, comme les enfants quittent leurs parents. Et les Vampires ne sont pas des Créatures très sociables, bien qu’ayant une société très hiérarchisée et organisée. Mais cela n’est venu que bien tard, quand il a fallu trouver comment survivre à l’Inquisition et aux Chasseurs. À la base, il n’existait que des lignées et leurs descendances s’étendant sur plusieurs générations parfois. Un vieux Canaïte démontrait alors son puissance au nombre de ses descendants. Ce n’était pas la manière de faire de mon Père. Pour lui, le sang nous lie et revête une importance précieuse inimaginable. Nul besoin de transformer plein de monde, mieux vaut choisir avec soin ceux qui entreront dans la famille et bien les former. Et grand bien lui a pris, car nous sommes une des plus vieille lignée encore en vie et une des plus fournie. Et quelque soit le rôle que nous jouons dans la société vampirique, au niveau de Prague ou du Haut Conseil, et dans celle des humains, il n’en reste pas moins que la seule chose importante est la famille. C’est en ce nom-là que je me suis instaurée Sire de substitution pour le Prince de Prague. Parce que même si l’Infant de mon Père était déviant et dû être éliminé, il en allait autrement d’Hadrian. Ce ne fut pas forcément facile de convaincre le jeune rebelle de m’écouter. Mais au vu de la position qui est la sienne et de son maintient actuel, je pense avoir plutôt bien réussi. Aussi même si je me dois de lui asséner une vérité dure, j’essaye d’employer un ton et des mots rassurants. Certes les Infants partent, mais Eleanore peut être son âme sœur, élément qui change la donne. J’avance aussi avec prudence les liens renforcés du sang, ce qu’il qualifie joliment comme Ludo’ de mariage vampirique. J’explicite donc la pratique, sans en omettre les inconvénients ainsi que les avantages, ni la dépendance certaine qui nait de cet échange. Autrefois, c’était l’ultime preuve d’amour unissant deux Vampires. Aujourd’hui, peu usité de par le pouvoir qu’elle donne, certains l’ont transformée en pratiquant esclavagiste. Je le regrette. Mais je ne vois pas les choses ainsi, aussi est-ce la vision telle qu’on l’avait il y a 2 millénaires dans notre race et telle que je l’ai présentée à Ludovic que je lui donne. Pour moi, il s’est couplé d’une véritable cérémonie de mariage humain, parce que cela plaisait à mon époux. Je sens l’intérêt naitre en mon neveu, il me fixe et me pose diverses questions. Avec un sourire je lui réponds au mieux, corrigeant aussi quand il extrapole dans le mauvais sens. Le silence s’installe çà la fin de mes explications. Je continue de fixer Hadrian, tout en flattant la tête de Mozart. Je le laisse assimiler tranquillement mes propos et les comprendre. J’hoche positivement de la tête quand il reprend la parole.

« Oui, forcément. Il n’y a pas de cycle précis, mais on échange de temps à autre son sang pour entretenir le lien. Je bois celui de Ludo’ comme il boit le mien, en certaines occasions. » Je réponds doucement.

Le silence est confortable, et seul le ronronnement de contentement de Mozart perturbe le calme. J’entends à l’autre bout du manoir la voix de Yulia converser avec Vitaly. Il tente de lui expliquer quelque chose, de ce que je comprends. Un autre chat sort de sa cachette, la jolie féline se perche sur un meuble et s’assit en observant l’intrus. Ils sentent la nature de prédateur en nous et il faut bien de la patience pour apprivoiser un chat. Mais c’est devenu une spécialité et une passion que j’impose à toute la famille, pour peu qu’elle vive sous mon toit. Ludo’ les apprécie aussi puisqu’il m’en offre. Néanmoins, s’ils sont assez amicaux avec mon époux et moi-même, et se laisse encore approché facilement par les autres membres de la famille vivant au manoir, ils sont plus méfiants avec les étrangers. La vois d’Hadrian me sort de mes pensées et je tente d’apaiser ses doutes et de ramener sa vision de l’amour sur une basse plus réaliste. Il est plus qu’idéaliste d’imaginer que même un Vampire peut aimer éternellement sans douter. Enfin hormis dans certains romans pour midinettes bien sur. Les doutes sont légitimes et normaux, ils sont là pour nous rappeler que rien n’est acquis et que l’on doit toujours faire des efforts pour celui ou celle qu’on aime. Et d’autant plus quand on est immortelle et voué à passer des siècles en couple. Une relation quel qu’elle soit se construit avec du temps, des compromis et des épreuves. Et surtout elle se construit à deux. Et au vue de l’état dans lequel était Eleanore suite à leur dispute, je peux dire qu’elle a été aussi ébranlée que lui. Par contre je le corrige gentiment, nos sentiments d’amour et de haines sont éternels. Quand un Vampire vous prend en grippe, c’est pour l’éternité ou tout au moins jusque votre mort. Il en va de même pour l’amour entre nous. Il hoche de la tête, semblant comprendre le sens de mes propos. Pour la suite, est-ce qu’Eleanore accepterait un mariage ? Bonne question, je suppose que oui si c’est bien présenté. Elle est assez fleur bleu et romantique, petite aristocrate élevée dans le culte du mariage. Alors oui, elle devrait se montrer emballée par cela, surtout si on lui laisse organiser son mariage à sa guise.


«Oui la liste des cadeau et si en plus elle peut organiser cela selon son imagination, elle sera aux anges. Peut-être difficilement suivable et un peu irritante, mais heureuse. » Je réplique avec un petit rire amusé en imaginant Eleanore et ses exigences. Je continue de câline le félin qui s’est blotti contre moi et j’écoute Hadrian. Je lui offre un sourire amical et sincère quand il se propose de me rendre la pareil. « Bien, même si j’avoue être vaguement agacée par certains faits politiques du moment… Mais rien de bien important…. » J’aoute sans entrer dans les détails du haut Conseil et de ses réunions interminables par moment. « Je suis l’ainée, et de loin même mon cher ami. Et je remplis toujours mon rôle de Sire ou d’Ancienne pour les miens avec joie. Je serais vraiment peinée le jour où tu en t’adresseras plus à moi pour ce genre de chose…. Néanmoins, je te remercie et je prends note. ..Tu peux peut-être commencer par me rendre un petit service dans ce cas-là … »


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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Lun 16 Juil - 21:31

Le lien que décrivait Suzanne n’était guère nouveau pour Hadrian. Il avait connu des vampires, des Princes qui se servaient de cela, offrant leur sang à plusieurs vampires leur servant de lieutenant pour affirmer son autorité sur eux. D’une certaine manière c’était de l’esclavagisme, car le vampire devenait rapidement accro au sang, et il avait remarqué que les vampires dépendant ainsi était moins enclin à la rebellion, ils étaient fasciné d’une manière assez cruelle par leur Prince, qu’ils voyaient plus comme leur maître absolu que comme leur chef indubitable. Il s’était toujours refusé lui-même à faire cela, et jusqu’à présent, il pouvait remercier le ciel de n’en avoir eut besoin. Il traitait ses conseillers comme le ferait un chef, il les écoutait, et lorsque ceux-ci avaient de justes conseils ou critiques, il tentait de remédier à ses erreurs tout en se gardant bien de se montrer trop obéissant. A vrai dire, il avait de beaucoup suivit les conseils de Suzanne, et celle-ci n’avait jamais fait sentir sa supériorité, n’avait jamais trop usé de son ascendant sur lui. Ce qu’elle lui exposait, si en terme technique ressemblait de beaucoup à ce qu’il avait vu, dans les faits, et dans ce qu’elle lui expliquait, cela n’avait rien à voir. Dans un cas c’était un acte de pouvoir et quelque part de répression, dans l’autre, c’était un acte d’amour et de dévotion, la preuve d’une confiance complète et de l’acceptation totale de l’autre et de son pouvoir sur vous. Elle évoquait un risque de dépendance, et le fait que l’intimité allait forcément en être grandit entre eux, et par conséquent il y aurait moins de liberté, vraisemblablement aussi moins de surprises entre eux, et cependant au bout de tant de siècles passés aux côtés de son infante, y avait-il encore quelque chose de secret entre eux ? Il connaissait le cœur d’Eleanore autant qu’elle connaissait le sien, et même leur dernière dispute n’avait en réalité rien de surprenant. Elle connaissait ses faiblesses envers elle, et était habitué à les exploiter, par des petites caprices d’enfant. Il lui avait simplement opposé un non, et c’était montré autoritaire, trop autoritaire, simplement pour la tester, et le test avait échoué. Pourtant lorsqu’ils s’étaient retrouvé, elle lui avait prouvé son affection sans borne, et il avait compris à quel point cet éloignement l’avait rendue malheureuse. C’était sa fierté qui l’avait empêchée de venir réclamer le pardon tant espéré, et c’était sa fierté à lui, peut-être plus de l’orgueil qui l’avait tenu éloigné d’elle. Pourquoi avait-il voulu la punir et se punir lui-même ? Peut-être parce qu’une partie de lui était convaincue qu’elle finirait par le quitter, peut-être avait-il voulu la tester, s’éloigner d’elle par caprice juste pour voir si elle allait partir et s’envoler mais elle n’en avait rien fait, se contentant de demeurer seule dans son immense chambre qu’elle avait réduite en ruine par colère et chagrin.

Pensif, il avait demandé à celle qu’il considérait comme son mentor, une seconde mère, une épaule sur laquelle il pouvait se reposer, un sire de substitution, et au fond sa seule guide en ce monde, si ce lien créer une dépendance de sang. La logique voulait que ça soit le cas, le sang vampirique était de nature à créer une dépendance, une seule prise n’y suffisait pas pour créer cette dépendance, mais pour créer un tel lien, une seule offrande de sang ne suffirait pas non plus. Il essayait seulement de comprendre comment fonctionnait exactement ce lien, car s’il devait le proposer à Eleanore, il devait lui expliquer tous les tenants et aboutissants, il ne voulait guère la contraindre en une quelconque manière et encore moins l’abusé. Même si, égoïstement, il souhaitait imposer ce lien, et s’assurer ainsi que jamais elle ne le quitterait. Il savait que cette idée était tout à fait puérile, et que cela ne fonctionnait pas ainsi. Il chassa cette idée très vite. Eleanore ne méritait pas qu’il en fasse ainsi, et qui plus est, il savait qu’il serait à tout jamais malheureux s’il devait lui imposer cela, et que lui seul demeurait conscient de ce qu’il avait fait, des conséquences de son acte. « Oui, forcément. Il n’y a pas de cycle précis, mais on échange de temps à autre son sang pour entretenir le lien. Je bois celui de Ludo’ comme il boit le mien, en certaines occasions. » Il comprenait ainsi que le lien dont elle parlait devait fonctionner de la même manière que le lien de pouvoir, l’échange de sang se devait d’être régulier sinon le lien se perdrait, à l’instar d’avec une goule, et cependant, il y avait là quelque chose de plus profond, car il supposait que le lien pouvait aussi être brisé. Se pinçant les lèvres, il jeta un coup d’œil au chat ronronnant sur les jambes de sa maîtresse, puis il regarda Suzanne. Il se demandait comment elle pouvait ne point se lasser de toutes les questions qu’il pouvait lui poser ainsi comme un petit enfant désireux d’apprendre le plus de choses possibles et elle en maîtresse d’école patiente, acceptait de répondre à chacune de ses questions. « Hum. » fit-il. « Tu vas sans doute trouver ma question stupide, mais j’aimerais tout comprendre parfaitement et ne pas faire de suppositions hâtives et fausses. Est-ce que le lien peut être brisé ? » Il ne pensait pas avoir besoin de lui expliquer pourquoi il posait une telle question. C’était juste qu’il voulait tout savoir, avant de proposer et d’envisager une telle chose pour lui et son infante. De plus, il pensait que Suzanne plus que tout autre personne au monde, le comprenait.

Le vampire inquiet interroge longuement la vampiresse sur la notion d’amour et d’éternité. Suzanne se montre rassurante mais réaliste, l’amour est effectivement éternel mais cela ne veut pas dire qu’il est exempte de doute, de questionnement et même de dispute, et oui, un infant peut désirer quitter son sire. Hadrian comprend qu’il s’est laissé aveuglé par l’amour sans borne qu’il porte à Eleanore en s’imaginant qu’il n’y aurait jamais le moindre doute entre eux, que tout serait toujours aussi simple et évident qu’au premier jour. Il eut un sourire sarcastique en disant qu’il s’était trompé en pensant que l’amour était éternel, elle le corrigea en lui disant que l’amour au même titre que la haine était éternel chez les vampires, enfin, jusqu’à leur trépas. Il devait admettre qu’elle avait raison. Le mieux serait encore qu’il vainc ses doutes avec Eleanore, et peut-être qu’en songeant à un véritable mariage, cela parviendrait à atténué une partie des doutes, à du moins les rapprocher, et a éloigné de lui sa peur qu’elle le quitte. Suzanne semblait penser que Eleanore pourrait aimé cette idée de mariage. « Oui la liste des cadeau et si en plus elle peut organiser cela selon son imagination, elle sera aux anges. Peut-être difficilement suivable et un peu irritante, mais heureuse. » Hadrian sourit doucement, n’importe qui d’autre aurait traité Eleanore de capricieuse, il l’aurait mal prit et aurait exigé immédiatement réparation, même si la personne en question avait totalement raison, puisque son infante était une véritable enfant gâtée et il en était principalement la cause. Mais c’était Suzanne qui parlait ainsi, aussi il sourit doucement, mais se réserva bien de rire de la plaisanterie, aussi juste soit-elle. « Un mariage serait effectivement une grande idée, non seulement Eleanore serait ravie, mais de surcroît je pense que nous avons tous besoin en ces temps sombres de fêter quelque chose de joyeux. » Il songeait en disant cela à la triste réalité politique, à la guerre annoncée. Non seulement un mariage lui permettrait de resserrer ses liens avec son infante, de calmer ses doutes, et d’officialiser encore plus leur relation, si cela est possible, mais vu le caractère politique de ces derniers temps, il pensait qu’une grande fête réunissant les vampires de son clan serait une excellente occasion de se détendre un peu. Souriant, confiant et soudainement heureux, il changea alors de sujet de conversation étant bien conscient de son égoïsme de ne parler que de lui et de ses inquiétudes. Il lui demanda comment elle allait, et espéra qu’elle lui parlerait si elle-même avait des questions ou des soucis, il lui assura qu’il aimerait lui rendre une nuit la pareille de ce qu’elle avait fait pour lui, et elle en avait énormément fait. « Bien, même si j’avoue être vaguement agacée par certains faits politiques du moment… Mais rien de bien important…. » Il fronça les sourcils, parlait-elle de la guerre dont avait parlé l’Inquisitrice ? évoquait-elle le soucis avec le Sabbat ? Non, si elle avait eut un reproche à lui faire, elle lui aurait fait depuis longtemps. Suzanne n’hésitait jamais à parler franchement, surtout à lui, lorsque quelque chose lui déplaisait. Il la consulta néanmoins du regard, un brin inquiet. Il y avait déjà quantité de mauvaises nouvelles ces derniers temps, il avait presque peur de lui demander ce dont elle parlait. « Je suis l’ainée, et de loin même mon cher ami. Et je remplis toujours mon rôle de Sire ou d’Ancienne pour les miens avec joie. Je serais vraiment peinée le jour où tu en t’adresseras plus à moi pour ce genre de chose…. Néanmoins, je te remercie et je prends note... Tu peux peut-être commencer par me rendre un petit service dans ce cas-là… » Il hocha la tête. C’était bien la moindre des choses qu’il lui rende un service. « Dis moi ce que tu désires, je ferais tout mon possible pour le réaliser. Je te dois bien cela. » fit-il avec un sourire, il était heureux de pouvoir lui rendre service après toutes ces fois où elle l’avait tant aidé. « Est-ce que cela à avoir avec ce qui te chagrine dans la politique en ce moment ? » suggéra-t-il n’osant pas clairement lui demander ce que c’était car il y avait probablement une bonne raison si elle ne souhaitait pas lui en parler. De ce point de vue, il lui faisait confiance, à vrai dire, comme pour tout. Suzanne était de loin, la vampiresse la plus sage qu’il n’eut jamais rencontré, et ses conseils étaient toujours avisé. Parfois il se demandait si jamais un jour elle s’était trompé.

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Lun 6 Aoû - 15:52

Les choses ont évolué. Je comprends parfaitement l’étonnement d’Hadrian quand je parle d’échanges de sang. À l’époque où je suis née, c’était une preuve d’amour ultime pour un couple de Vampires et un lien indestructible, qui conduisait à la mort le seul des deux restant. C’est comme cela que mon Père m’a enseigné l’existence de ce lien. Et si au fil des siècles, j’ai vu des Prince et autres Maitres Vampires utilisaient leur sang comme un moyen d’asservir les autres Canaïtes, j’ai conservé l’idée qu’un Vampire ne boit pas le sang de ses congénères. La seule exception étant, bien sur, dans le genre de relation qui me lie à Ludovic. D’ailleurs, cela s’est imposé à mon esprit de lui-même cette nuit-là, après notre mariage selon ses us et coutumes à lui. C’était ma manière de nous unir selon mes convictions. Il s’est laissé faire, curieux et impatient comme il l’est toujours. Je lui avais tout expliqué de manière aussi explicite que pour Hadrian en ce moment. Avec patience, je réponds à chaque question de mon neveu avec douceur et au mieux. Je peux suivre le cheminement des pensées du Prince de Prague, voire à quelles conclusions il arrive. Il faut dire que je le connais bien et l’ai éduqué selon les principes de la lignée. Je sais qu’il n’a jamais utilisé ce moyen de domination sur le Conseil, qu’il est comme chaque membre de notre famille un chef et un bon manipulateur. Cependant je peux comprendre ses interrogations. Alors j’explique et je donne des exemples concrets. Je ne propose pas cela à la légère, ni sans en connaitre la teneur exacte. Et il sait ce que valent mes conseils. Hadrian semble apprécier l’idée et la faire sienne, partant déjà dans des réflexions personnelles le concernant lui et son Infante. Je reste silencieuse, continuant de cajoler le chat qui est couché contre moi et qui ronronne. Mes chats, une grande passion depuis que j’ai découvert cette espèce après ma renaissance et je voue à mes amis félins un amour dévoué et tendre. J’en ai toujours eu, même si les apprivoiser reste souvent compliqué. Quoique je suis devenue maitresse en cet art-là aussi. Il est bien connu qu’on m’apprivoise plus en m’offrant un chat qu’avec des pierres précieuses. Mon regard revient sur Hadrian, et je me demande qu’elle sera sa décision finale quant à tout cela. J’ignore encore si j’ai dissipé ses dote, mais je peux le sentir plus calme et serein qu’en début de conversation.

Hadrian reprend la parole mais cette fois ce sont des questions pratiques qui quittent sa bouche. Il a toujours eu un besoin de connaissance proche de celui des scientifiques actuels. Je souris doucement. Et je me prête au jeu de maitre enseignant à son disciple avec gentillesse et patience, comme s’il était vraiment mon Infant. C’est peut-être le cas au fond, c’est ce genre de lien qui nous unit. Et même si contrairement à Ludo’, Naoko Yulia et Vitaly je ne suis pas à l’origine de sa transformation, j’ai comme pour eux remplir le rôle de sire voire de mère patiente et tendre, tout en étant suffisamment autoritaire. Et je ne mens jamais, même si je dois dire une vérité froide et dure. Bien sur qu’il y a dépendance, tant au sang de l’autre qu’à sa salive. C’est pour cela qu’un Prince utilisant ce système ne boit pas le sans de ses vassaux. Mais le lien n’a de sens que s’il est partagé et équitable, parce qu’il offre un statuquo au couple. Alors oui, il faut boire à nouveau le sang, même si ce n’est pas nécessaire et vitale, l’envie est là de toute manière. La dépendance au liquide carmins e double de la dépendance affective et entretient l’attachement mutuel, je crois. La question suivante me prend au dépourvu et je me fige un moment, observant la table base en acajou avant de relever la tête et de croiser le regard curieux d’Hadrian.


« Aucune question n’est stupide, tu sais. Mais pour te répondre, à ma connaissance, ce lien même sans échange de sang est non brisable. L’échange vient de l’addiction à la salive et au sang de l’autre. Un vrai couple de Vampires, qui s’unit selon nos lois ancestrales, ne se séparera jamais … Sauf à la mort d’un des deux. Mais l’autre n’y survit pas d’une certaine manière. » Je réponds, sans le lâcher du regard.

La conversation semble relativement philosophique cette nuit. Je peux comprendre les doutes d’Hadrian et les tortures qu’il doit s’infliger seul. Mais je suis incapable de le laisser se convaincre d’une absurdité. L’amour est éternel, comme la haine, pour notre race mais elle n’exclue pas dispute et doute ni ne nous dispense de faire en sorte qu’il dure. Finalement, mon neveu opte pour l’idée du mariage, bien qu’il me demande mon avis quant à la réaction d’Eleanore. Je souris, amusée. Le connaissant, l’idée lui plaira et elle va se donner à fond pour que la réception soit parfaite. Elle reste, pour cela du moins, fort marquée par sa vie mortelle. Je me doute aussi qu’elle deviendra vaguement irritante à force d’en parler et de changer d’avis, mais cela l’amusera follement. Je ne redoute guère un non de sa part, pour peu qu’il présente bien les choses. Je fixe Hadrian me demandant s’il me fera une remarque alors que je sous-entends sa compagne capricieuse. Ce n’est un secret pour personne, Eleanore est une enfant gâté été impatiente, qui veut tout et tout de suite. Avec moi, néanmoins elle se montre plus raisonnable et évite de me faire des caprices. Le Pince de Prague, habitué à rabroué quiconque parle mal de sa moitié, se contente de me sourire doucement. Il n’y aura donc guère de joute verbale sur le sujet.


« Peut-être, oui …. » Je murmure, pensive tout en continuant de cajoler le chat près de moi.

Je ne nie pas la nécessité de changer l’esprit des temps, mais je sais qu’une fête peut tourner au carnage. Pour le moment, je préfère ne pas penser politique. J’écoute alors mon neveu me faire part de son envie de m’aider. C’est touchant et gentil, mais vaguement ironique quand on sait que j’ai bien 13 siècle de plus que lui… Néanmoins, il occupe une place qui peut avoir ses avantages pour certaines choses. J’avoue aller bien mais être agacée. Bien sur, tout ce qui menace ma petite vie m’énerve. J’aurais surement détruit les Mages Noirs si j’en avais l’occasion et le droit. Mais je doute que le Cercle Intérieur applaudisse l’action… Quoique, ils sont comme moi après tout, trop vieux pour avoir envie de faire la guerre. Au final, nous sommes les gardiens de nôtres race, ceux qui ont le savoir et de nous descendent toutes les lignées de Vampires. Enfin moi je suis une seconde génération, mais mon âge m’a offert une place, ainsi que le désir de mon Sire. Hadrian me fixe, fronçant les sourcils et je tente un vague sourire rassurant. Je poursuis, rappelant mon statu d’ainée et de Sire. Et puisqu’il semble disposé et envieux d’aide, je tente ma chance. Je ne veux finalement pas grand chose, juste des informations. Le reste je le ferais de mes propres mains, ou plutôt j’offrirais à la jeune femme le Vampire pour qu’elle se venge.


« C’est gentil. Non c’est un service personnel plutôt que politique. »Je murmure. « Vois-tu, je cherche un Vampire précis… et je pense que tu es assez bien placé pour me renseigner sur lui. Si toutefois, tu acceptes bien sur. »


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MessageSujet: Re: Réunion secrète entre Tante et Neveu[Hadrian M]   Mar 4 Sep - 17:11

Le mariage dont lui parlait sa tante semblait un lien indéfectibles à la manière dont elle en parlait, et cependant, il savait qu’on pouvait mettre un terme à n’importe quel lien affectif. Peut-être était-ce ces propres doutes qui guidait à présent ses questions. Il était venu vers elle pour qu’elle le guide, qu’elle l’aide à y voir plus clair et sans doute espérait-il qu’elle chasse les doutes l’habitant. Il craignait qu’Eleanore ne finisse par faire comme Rose et ne le quitte. Elle commençait à atteindre l’âge où les vampires volent de leur propres ailes et désirent quitter leur sire, et leur récente dispute avait provoqué tous ces doutes qu’il n’avait pas eut conscience d’avoir jusqu’à présent. Bien qu’il s’était réconcilier avec Eleanore, le vampire avait ressenti le besoin de venir voir celle qu’il considérait comme son mentor, son sire de substitution. Parfois il s’était demandé ce qu’il serait devenu si elle avait été réellement son sire, l’aurait-il autant aimé, aurait-il seulement été une seule seconde le vampire sanguinaire rempli de rage et haine qu’il avait été ? Non, il en doutait. Les infants de Suzanne semblait tous empli d’une certaine paix, ils semblaient ne pas souffrir de ce déchirement intérieur qui avait été le sien, et ne l’avait jamais totalement quitté même s’il était parvenu à l’atténué grandement. Suzanne lui avait d’abord expliqué qu’il était normal de douter, que c’était ainsi que les relations sire/infants se déroulaient au même titre que les relations amoureuses, il y avait toujours des disputes et des épreuves, mais si lui et Eleanore étaient des âmes sœurs alors ils survivraient à ces doutes, et à ce besoin d’indépendance que finissent toujours par ressentir les infants. Elle lui avait ensuite évoqué ce lien de sang qu’il avait vu comme une sorte de mariage. Cette idée lui plu immédiatement, mais il lui sembla nécessaire d’en connaître tous les tenants et aboutissants avant même de songer de le proposer à sa compagne. Il savait qu’elle serait ravie par l’idée d’un grand mariage, peut-être même qu’elle ne réfléchirait pas tant que lui aux conséquences, car il savait à quel point elle pouvait lui faire confiance. Il désirait néanmoins s’informer afin de ne pas créer un lien d’asservissement. Ses questions devinrent de plus en plus détaillées, et de plus en plus précises, presque techniques. La vampire souriait par moment à ses questions, mais y répondait toujours, avec la même patience, et la même attention à ne pas omettre un détail, à se montrer aussi franche que possible. Il continua donc sur sa lancée en lui demandant si le lien pouvait être brisé, sans arrière pensée à vrai dire. C’est en voyant le regard surpris de Suzanne qu’il réalisa que sa question pouvait être surprenante. « Aucune question n’est stupide, tu sais. Mais pour te répondre, à ma connaissance, ce lien même sans échange de sang est non brisable. L’échange vient de l’addiction à la salive et au sang de l’autre. Un vrai couple de Vampires, qui s’unit selon nos lois ancestrales, ne se séparera jamais … Sauf à la mort d’un des deux. Mais l’autre n’y survit pas d’une certaine manière. » Il hocha doucement la tête. La réponse de la vampire appelait une autre question. Elle lui brûlait les lèvres d’une manière si empressée qu’il ne pu la retenir. « Je me demande, si l’autre n’y survit pas, est-ce à cause de ce lien, de ce rituel ancien, ou des sentiments ? Je veux dire, est-ce que ce lien là renforce les sentiments ou créer un serment qui par un moyen extraordinaire lie à tout jamais ceux qui le prononcent ? » Il ignorait si elle comprenait sa question qui semblait alambiquée, mais il avait vraiment l’impression de parler de quelque chose de si ancestrale que cela semblait tant mythologique et mystérieux.


Ils continuèrent à discourir un moment, et naturellement la conversation revint sur les doutes qu’il éprouvait, se demandant si lui et Eleanore était des âmes sœurs comme elle l’évoquait. Il n’y avait certes aucun moyen d’être absolument sûr, si ce n’est de comparé sa relation à celle unissant Ludovic et Suzanne. Il lui demanda alors si elle aussi ressentait des doutes, si leur arrivait de se disputer, car de son point de vue extérieur ils représentaient le couple parfait. Difficile de croire qu’il puisse y avoir des dispute éclatant entre eux. Pourtant, elle lui avoua que cela arrivait, et que les doutes permettaient aussi de construire leur couple. Il la cru sur parole. Parce que Suzanne ne mentait jamais, et parce qu’il devait reconnaître qu’elle avait raison, ce n’est pas parce qu’ils étaient plus anciens, plus puissants et plus fort que nécessairement leur relations amoureuses étaient plus parfaites que celle des humains. Il continua sur une note plus joyeuse en lui demandant si à son avis Eleanore accepterait l’idée de mariage, il pensait que oui, mais souhaitait avoir l’avis de son mentor. Elle lui confirma ce qu’il pensait, et lui suggéra que si elle décidait de tout le décorum et l’organisation, elle n’en serait que plus ravie. L’allusion au caractère capricieux de sa compagne aurait pu le faire tiquer, mais Suzanne n’avait pas cherché à le provoquer.

Le vampire songeur, demande à la vampiresse en changeant totalement de sujet si elle aurait besoin de son aide. Il s’imagine terrible égoïste à force de venir toujours lui demander des conseils, de lui parler de ses petits problèmes de couples ou de politique même si cette fois-ci ils évitent le sujet. Elle semble guère avoir besoin de se confier, même si elle évoque que la politique l’ennuie ces temps-ci. Parfois il se demande si elle s’y est jamais réellement intéressé. A la voir, on dirait que la seule chose qui préoccupe Suzanne c’est sa lignée, et par conséquent elle s’implique juste ce qu’il faut dans la politique pour protéger sa lignée mais uniquement par soucis pour eux. Il se demande si elle aurait siégé au conseil vampirique si son sire n’y avait pas été, si elle se serait intéressé un jour à la politique de Prague s’il n’y avait été Prince. Elle est toujours disponible lorsqu’il a besoin de conseil, mais jamais elle n’éprouve semble-t-il le désirer d’évoquer ce sujet lorsqu’il n’y en a nul besoin. Elle change de sujet, acceptant pour la première fois sans doute l’aide qu’il lui offre. Hadrian ne se sent pas vraiment redevable, puisqu’elle est son mentor et qu’à ses yeux l’entraide dans une famille, un clan, est naturelle, cependant il est vrai que par moment il aimerait pouvoir lui renvoyer l’ascenseur. Il s’interroge sur ce service qu’elle lui demande puisqu’elle reste pour le moment mystérieuse. La vampiresse ouvre alors la bouche pour délivrer sa demande. « C’est gentil. Non c’est un service personnel plutôt que politique. » murmure-t-elle comme si c’était un secret. Hadrian se penche vers elle pour mieux entendre même si grâce à ses dons il perçoit déjà la moindre intonation, la moindre variation du timbre de sa voix surnaturelle. « Vois-tu, je cherche un Vampire précis… et je pense que tu es assez bien placé pour me renseigner sur lui. Si toutefois, tu acceptes bien sur. » Il est assez surpris de sa demande. Sans doute parce qu’il s’interroge comment se pourrait-il qu’il connaisse mieux celui qu’elle recherche, cela veut sans doute dire que c’est en rapport avec la Carmilla. En fait, c’est surtout l’absence d’explication quand à son problème qui demeure étonnant. Il sait parfaitement qu’elle est capable de gérer seule ses problèmes, mais parfois il aimerait pouvoir l’aider. Il s’étire un peu, puis se laisse tomber contre le dossier du fauteuil. « J’imagine que tu ne me diras rien de plus quand à ton problème. » soupire-t-il. « J’ignore si je connais celui que tu cherches, mais j’acceptes naturellement de t’aider. Donne moi quelques indices. » ajouta-t-il avec un petit sourire malicieux.




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