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 Petits jeux de couple [Ludo']

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MessageSujet: Petits jeux de couple [Ludo']   Ven 13 Avr - 17:02

Le début de nuit est doux et agréable. Un quart de lune brille au-dessus des toits de Prague légèrement. C’est une belle nuit. Idéale pour la sortie en couple et les errances dans les quartiers historiques ou culturels de la vieille ville. Idéale pour traquer et jouer avec une proie. Et c’est ce que je compte bien faire. Il ne fut pas aisé de convaincre mon époux de m’accompagner. Un peu boudeur depuis la visite nocturne d’Hadrian, il s’est fait capricieux pour la forme. Je sais très bien qu’il rêvait de venir avec moi. Mais il désirait aussi me punir de lui avoir demandé de me laisser seule avec le prince de Prague. Oh c’était pour la forme je pense, car la même nuit il est quand même venu se blottir contre moi et enserrer ma taille pour dormir, alors qu’il prétendait être en colère. Mais je connais Ludo’ et son besoin de m’avoir à lui. Je sais qu’il n’est pas réellement fâché contre moi, juste déçu d’avoir dû me céder à nouveau à quelqu’un. Après tout, n’est-ce pas moi qui lui avais promis d’avoir plus de temps pour lui ? Aussi à notre éveil cette nuit, je me suis faite câline et douce, quémandant baisers et attentions de sa part avec des mots tendres et amoureux. Suffisamment pour apaiser sa jalousie et ses doutes, et ramener un sourire sur ses lèvres. Il m’a cédé profitant de l’intimité du moment et de l’exclusivité. J’aurais dû être au Victorian’s Creation et il le savait, mais j’ai changé à la dernière minute mes plans. J’ai proposé une sortie ludique à mon époux. Après une toilette rapide et avoir misé sur la simplicité, une simple robe moulante noire et des chaussures à talons, j’ai rejoint Ludo’ pour l’entrainer avec moi dehors. Il a suivi curieux, sans résister.

Et je l’ai attiré ici au Cinéma Bio Oko, réputé pour ses films à thème et non hollywoodiens. Mais c’est aussi un petit cinéma sympathique et avec un bar. Et surtout on peut facilement et discrètement trouver des charmants petits couples venus plus pour boire un verre ou se cacher et avoir un moment intime en tête-à-tête. Ludo’ m’a lancé un regard surpris, mais n’a rien dit. Il m’a laissé acheter les places et nous nous sommes installés au fond de la petite salle. Je ne prête pas d’attention au film. Mes yeux de prédatrice habitués à l’obscurité scrutent chaque personne présente. Quand nous chassons en duo, notre choix se prote toujours sur des couples avec lesquels nous jouons avant de nous abreuver. Je passe ma langue sur mes lèvres rosées. Mon époux lui ne bouge pas, et continue à faire vœu de silence. Je lui lance un regard. Je dois me faire pardonner et me montrer câline, ou il risque de bouder encore quelques nuits. Et je veux me racheter. Je pose ma tête sur son épaule et glisse ma main sur sa jambe. J’attire son regard vers moi.


« Choisis …. Avec lesquels veux-tu qu’on joue cette nuit ? »Je propose.

Je me redresse légèrement et dépose mes lèvres tièdes sur la peau sensible de son cou. Je laisse mes canines et ma langue la frôler, tentateur, avant de reculer et de chercher son regard. C’est mon présent. Je le laisse choisir notre couple de proies en fonction de ses désirs et de ceux lui plaisant le plus. Il choisira en fonction de la fille, je suppose. Peu m’importe s’il est satisfait et content et qu’il arrête de faire vœu de silence, je serais ravie. Et je lui dois bien. Je sais d’avance que la nuit sera longue et plaisante. Autrefois, nous étions redoutés à ce jeu-là. Bien sur, je dissimulais nos carnages, mais nos nuits ne servaient qu’à cela. Chasser ou bien avoir des activités plus sensuelles. J’aime le côté sadique, cruel et joueur de mon époux, qui a réveillé mes instincts de tueuse. Je suis impatiente, la soif commençant à monter en moi rien qu’à l’idée de planter mes crocs dans une gorge chaude. Mais je me tempère, mieux que Ludo’. Après tout je lui ai laissé le choix, et j’attends qu’il se décide.

Le film touche à sa fin, on en est au générique… Les Humains vont donc se diriger vers le bar où il sera plus aisé de séduire nos proies avant de les amener dans la ruelle derrière…. Je me redresse et le fixe droit dans les yeux.


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MessageSujet: Re: Petits jeux de couple [Ludo']   Mer 16 Mai - 20:47

C’est une autre nuit. Plus sombre et plus insécurisante que la précédente. Une nuit comme je les aime. La lune donne à la ville cet aspect insaisissable et captivant. On se prend à l’aimer pour ça. On se rit du danger et pourtant, il n’est jamais bien loin. On parvient à lui trouver attirance et fascination. Les femmes s’apprêtent et veulent en être, osant les couleurs sombres pour se mettre en valeur, en accord parfait avec une atmosphère loin d’être maitrisable. Les hommes, quant à eux, se voient hantés par des tas de pensées qu’ils savent au plus haut point, indécentes et saugrenues, autant qu’excitantes et indubitables. Parce qu’ainsi est faite la vie. La chronique d’un destin qui lentement se répète et me fait passer pour un des leurs. Moi, je rongeais mon frein tentant vainement d’apprendre la patience quand bien même il me serait donnée de l’approcher, ruminant en boucle sa décision de la veille quant à la visite improvisée d’Hadrian, souhaitant s’entretenir seule avec lui. J’étais loin d’ignorer le lien qui les avait unis par le passé, et resté encore marqué en moi, des craintes concernant leur proximité que j’avais bien du mal à tolérer. Mais je savais ne pouvoir m’opposer à cela. Me réconfortait la confiance que j’éprouvais à son égard et tout l’amour que je lui portais. C’est grâce à cela que « j’acceptais » de la savoir avec un autre homme que moi - fait qui ne m’avait pas empêché de crever de jalousie toute la nuit qui avait suivi, incapable de contrôler mes ardeurs. Les siècles étaient loin de m’être profitables, et bien que je disposais du prétexte idéal quant à mes 224 années, je savais que les 300 ans atteint, je n’aurais rien réprimé du tout. Continuerait de me consumer ce feu brûlant et extrême qui me détermine autant qu’il assène.

Tête appuyée contre la vitre, le monde à mes pieds, je l’attendais dans cette immense pièce qu’enfin elle se fasse visible pour que l’on aille s’ébattre en petits jeux libertins et sanguinaires, seulement qu’elle et moi, à la manière d’autrefois … Elle avait ressenti mon trouble, me connaissant parfaitement pour savoir ô combien mettait resté en travers sa décision et ce qu’elle avait imposé à mon être. Et bien que j’eus passé une bonne partie de la nuit à lui en vouloir, je fus dans l’incapacité de la repousser trop longuement lorsqu’étendue à mes côtés, elle se fit si belle et si sereine. Inévitablement, j’ai cédé. Pouvoir la serrer à nouveau dans mes bras, sans ne ressentir le poids d'aucune trahison qui agiterait son corps et l’obligerait à la sincérité, et ne faire que s’enivrer de la quiétude qu’elle me transmet et savoir au fond de moi que je n'ai fait que m’enflammer, déraisonné. À notre éveil, quand les obligations se font pressantes et plus qu’urgentes, lorsque je sais qu’est venu l’heure de la laisser partir pour le Victorian’s Creation, elle en changea la fin, me surprenant agréablement. Ses caresses et baisers, la chaleur de son corps contre le mien qui rendent mes mains plus possessives, me faisant raffoler à l’exil d’être réveillé de la sorte … Elle se fut câline et attentive, désireuse de se faire pardonner, bien qu’elle n’ait, dans le fond, rien commis. À nouveau je lui cédais, ne pouvant lutter plus longtemps contre elle, surtout que j’étais loin de lui en vouloir, n’était que mon étouffante jalousie qui avait agit à ma place, une fois encore. Elle avait su cerner mes espoirs et désirs qu’elle rendait véritable en m’accordant toute la nuit pour batifoler et faire couler le sang, comme jadis on le faisait. Le couple de la destruction. Une idéalité.
M’apparaissant enfin dans une divine robe noire moulante, qui avait l’art d’épouser ses formes avec charme, et munis de talons hauts qui sublimaient ses jambes, je me sentais alors bien sot que d’avoir tenté de la nier. Je ne savais pas plus faire ça que la patience … Je ne regrettais pas de l’avoir attendu, pour qu’enfin on prenne du temps pour nous, j’avais si hâte. Je n’avais pas la moindre idée de l’endroit dans lequel elle m’emmenait, mais ça n’avait pas d’importance. Du moment qu’elle se trouvait à mes côtés, le reste n’avait d’égal. Mon bras enserrant fermement sa taille, nous allons nous mêler à la nuit, et à ces gens, toute insouciance déployée, qui nous rendent invisibles et pourtant si uniques.

On atteint rapidement l’entrée du Cinéma Bio Oko. Je lui accorde regard un instant, haussant un sourcil mais n’ajoute mot. Se subtilise bien trop souvent ma parole. Prenant place en fond de salle, notre attention ne se porte nullement sur le film projeté. Pas ce soir. Non, elle balaye du regard les nombreux couples ici présents, dont l’envie se ferait plus intense qu’une autre et surtout plus accessible. M’anime son initiative et le fait de se trouver en pareil lieu, en évocation à des souvenirs loin d’être désagréables. Mon pouls s’accélère alors que mon regard passe en revue chacune des personnes assises devant nous. Me gagne la soif à une vitesse phénoménale, m’imposant contrôle et maitrise, difficile. Je sens sa tête se poser contre mon épaule, sa main descendre le long de ma jambe, me ramenant les pieds sur terre, apaisant mes ascendances. Je la regarde longuement, elle me glisse ses mots. Elle me laisse le choix de nos victimes. Prend forme notre petit jeu. Cependant je ne lui réponds rien tout de suite. Se redressant légèrement, elle vint glisser sa tête dans mon cou, me faisant décrocher un sourire au contact de ses canines et de sa langue qui frôle ma peau avec tentation. J’ai conscience des efforts qu’elle entreprend à mon égard et du mal qu’elle se donne pour me plaire. Elle gagne une nouvelle fois. Tournant le regard vers elle je capture ses lèvres, posant mes mains sur son corps, avant que ne débute le générique de fin, provoquant agitation dans la salle. Lui montrant un groupe de personnes en contrebas d’un signe de la tête, je lui dis tel un murmure :

­- Tu vois le couple sur ta droite un peu plus bas … La jeune femme en robe verte … Il me semble idéal.

Le couple se lève alors. La demoiselle est loin de se prendre pour madame tout le monde, quant à lui, son assurance faussée fait pitié à voir, cependant, l’un comme l’autre semble être de ceux que l’on n’effraie pas, au-dessus de tout le monde, prêts à toutes les expériences possibles et inimaginables. Les vils d’esprit, toujours les plus approchables … Quelques flatteries et les voila donc comblés, à la pâleur de tout sacrifice. Je lance un furtif coup d’œil à Suzy. L’avidité dessine mes traits alors que je salive d’avance à la vue de la soirée qui nous attend. Et je ressens la même chose au fond de ses yeux. Ne pas agir dans la précipitation néanmoins, se mouvoir à la manière de tout un chacun était chose requise. Je tente de calmer tant bien que mal ma stridence. Je saisis délicatement la main de Suzanne, nous nous levons dans le plus grand silence, avant de suivre la foule qui se dirige vers la sortie de la salle en direction du bar. Etre là pour s’enivrer et ne penser à rien d’autre… Si relaxant et à la fois si inconscient … Je ne les quitte pas des yeux, autant que ces petites attentions formulées à son oreille qui me font sourire et qui l’exalte un moment… Ils ne soupçonnent rien ni personne ... Elle en oublie totalement son environnement, lui, se pense à la hauteur quoi qu’il advienne … Si loin de penser au danger qui les a pris pour cible. Si loin de se projeter dans un lendemain qui ne viendra pas. Me possède mes addictions autant que l’obsession qui les guide et me dirige dans mes travers. Je me prends à penser à toutes ces jouissances et l’infini plaisir de s’abreuver à sa gorge, étouffant ses sanglots, contenant armement ses cris. Je n’avais envie que d’une seule chose. Leur mise à mort. Ce solennel instant avant que s’en aille la vie. Ce dernier instant de ressenti, sa crispation, la douleur à sa résistance, puis son léger spasme qu’elle ne comprendra pas, mais surtout, surtout, cet instant où prend alors raison la conscience que tout se finit ainsi. Que ce baiser n’a été que plus mortel, et que là où criait l’interdit, s’est reflété trop longuement la tentation puis l’envie à laquelle elle n'a su résister. Fatale erreur…
L’afflux sanguin à mesure que m’aliénaient mes pensées, frappait si fort en chacune de mes veines avec ferveur et intensité que je ne sentis pas ma prise se resserrer sur la main de Suzy. Se déversait-il ? Quittait-il mon corps au profil d’une régénération, pourvu qu’elle soit rapide, muette et silencieuse, dans un parfait état des choses ? Je passai furtivement ma langue sur mes dents … J’avais si soif de sang que mes crocs m’en faisaient mal … M’éprenais la hâte de cette communion jadis si grandiose et magnifique que l’on offrait au monde, rien que Suzy et moi, pour un peu de distraction mais surtout de domination. Ô oui! Il m’avait manqué ce temps-là …




Dernière édition par Ludovic De Vaujours le Lun 9 Juil - 21:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Petits jeux de couple [Ludo']   Lun 21 Mai - 10:37

Me faire pardonner, alors que je n’ai rien fait. Me montrer conciliante et dominée quand en général, je suis maitresse de tous… Loin d’être dans mes habitudes. Et loin d’être l’image qu’on a de l’Ancienne que je suis. Femme de tête, dominatrice, égocentrique faisant passer son désir avant celui des autres, je plie mon entourage à mes envies et besoins, me souciant peu de ceux que je brise ou frustre par là même. Il va de soi qu’avec ma famille, je suis plus malléable et douce. Néanmoins, je peux à eux aussi leur claquer un « no »n, si mon désir est autre. Cependant, si recevoir Hadrian en tête à tête pour le conseiller sur ses problèmes de couples, n’est en soi pas un crime et même un devoir. N’ai-je pas été son Sire de remplacement autrefois, le formant pour qu’il survive ? J’ai très bien compris la frustration que cela représentait pour Ludovic. Mon cher époux a la jalousie exacerbée, et nos échanges de sang, qui surpassent le lien Sire – Infant, n’arrangent surement pas ce coté possessif chez lui. Je doute qu’un jour il s’atténue. Nous sommes immuables, si certaines choses peuvent s’aplanir et laisser place à la sagesse, d’autres à l’instar de notre physique, ne changent pas en nous. Et si aux hommes, dominateurs et voulant m’imposer leur lois, j’ai toujours montré un visage ferme et me suis faite maitresse du jeu ; si j’ai brisé plus d’un prétendant pouvoir m’asservir, il en va tout autrement quand il s’agit de lui. Mon amour pour lui est sans égal, et le besoin vital de sa présence me rend bien conciliante. Mais je ne peux supporter ses silences et sa capacité à bouder sans m’offrir un regard. Je sais qu’il souffre atrocement, qu’il s’empoissonne seul avec sa jalousie. Et même si je n’ai fait que remplir le rôle de Sire la nuit dernière pour mon Neveu, je désire me montrer câline et très gentille avec mon époux. Je le connais, je sais qu’il regrette son comportement mais qu’il ne peut lutter contre sa nature. Il en a toujours été ainsi. Si nous sommes relativement libertins, tout rapprochement pouvant lui faire craindre de me perdre entraine inévitablement une crise. Et à chaque fois, je me montre aimante et compréhensive, cherchant à apaiser ses craintes. Je les comprends parce que parfois, moi aussi, j’ai peur qu’il se lasse et m’abandonne. Et comment vivrais-je sans lui ? Cela me serait impossible. Alors je me suis adaptée, chassant au loin obligations et habitudes. Qu’importe que cela grince des dents au Victorian’s Creation. S’ils osent râler trop ouvertement il y aura des représailles. Autant je suis malléable et tendre avec Ludo’, autant j’impose aux autres ma volonté sans leur laisser le droit à la parole. Mais mon époux est unique, et mon amour pour lui n’a aucune limite. Il n’y a rien qu’il me demanderait même à demi-mots que je ne lui offrirais spontanément.

Je discerne avec aisance les moments où Ludo’ rumine jalousie et idée destructrices en général. Et l’entendre rentrer à la limite de l’aurore, pour venir se coucher relativement loin de moi sont en général de bons signes, qu’il n’a pas si bien accepté que cela une demande. Pour autant, je n’ai rien fait de mal si ce n’est accordé du temps et des conseils à un membre de notre lignée. J’étais déjà allongée quand il est rentré, Mozart au pied du lit, ronronnant de plaisir tout en somnolant. Cependant, si mon époux rêvait de distance et de vengeance, cela n’a guère duré. Je m’endors et m’éveille en décalage, supportant un peu mieux la lumière du jour. Et bien que notre chambre en soit dépourvue, comme tout Vampire, je sens poindre le jour ou la nuit. Allongée là, calme et sereine, satisfaite qu’il soit revenu près de moi, je n’ai pas vraiment bougé. Ou plutôt, j’ai délicatement glissé vers lui pour avoir un minimum de contact physique, rassurant et vital pour moi. Il n’en a guère fallu plus pour que ses bras viennent m’enlacer et son nez se blottir dans ma chevelure. Position habituelle quand on dort, j’ai déposé une main sur les siennes et laisser le sommeil diurne prendre possession de mes sens. Réveillée avant lui, j’ai comme chaque nuit patienté qu’il émerge pour me détacher de son emprise. En théorie, ma nuit était réservée au travail. Mais je sais m’adapter aux besoins de mon époux et j’éprouve un vif attrait à passer du temps avec lui. Je me suis faite câline et sensuelle, voire érotique quand il a commencé à émerger. Et je sais ô combien il aime être réveillé avec sensualité. Aussi est-ce sans mal que j’ai obtenu un contact charnel et j’ai pu me montrer aimante. Douce maitresse, qui ne s’occupe que de plaire à son amant avec des mots doux, en preuve de mon amour. J’ai profité de l’extase dans laquelle mes caresses l’avaient plongé pour lui proposer une chasse. J’ignore si Ludo’ m’aurait refusé cela par vengeance, mais je savais que le moment était propice à ce genre de suggestion. Pour autant, il ne m’avait pas encore adressé un seul mot, se murant dans un silence total. Un simple hochement de tête et une lueur surprise et envieuse dans le regard furent me réponses. Bien soit, j’arriverais à obtenir un mot de sa part et à apaiser totalement ses doutes et sa jalousie. Et pour cela j’ai toute la nuit et la perspective d’un petit jeu que nous n’avons plus pu avoir depuis le temps. Et je sais combien il aimait cela autrefois. Traquer, jouer avec des humains pour leur offrir la mort en présent, jeux de domination sanglants et sadiques, qui nous ont occupé jusqu’à notre installation à Prague. Je n’ignore pas combien il le regrette cette époque là. Moi aussi d’ailleurs. J’apprécie déjà notre nuit. Je me suis contentée d’une robe courte et moulante, noir. Le sang marque moins les tissus foncés, constatation rapidement faite au cours de ma longue existence. Et bien sur des talons hauts, juste parce qu’à côté de Ludo’ je fais petite chose minuscule. La différence de taille est certaine, et me grandir un peu appréciable. Il ne commente rien, pas un seul compliment n’échappe à ses lèvres scellées. Il est vraiment d’humeur boudeuse mon cher amant…. Mais il ne peut s’empêcher de me déshabiller du regard et d’apprécier la tenue. Bien au moins elle est à son goût. Je n’ai donné aucune indication sur notre lieu de chasse, choisissant la surprise à quelque chose de planifier. Après tout c’est un cadeau. Retrouvant des gestes plus tendres et possessifs, il m’enlace ne me lâchant pas vraiment avec ce besoin compulsif de contact qui nous caractérise et nous rend unique comme couple.

J’opte pour un petit cinéma, réputé pour ses vieux films et son bar. Et je sais pertinemment que là on trouvera un gentil petit couple à éliminer. Car quand on chasse de concert, ce sont souvent des couples qui deviennent l’objet de notre petit jeu. Ludo’ n’a eu qu’un regard surpris, mais m’a suivi dans le fond de la salle. Ce n’est guère la première fois que l’on choisi un cinéma pour terrain de chasse. J’ignore s’il a les mêmes souvenirs que moi à l’esprit, mais ma langue mutine glisse avec envie sur mes lèvres. J’observe de mes yeux faits pour transpercer l’obscurité totale les différents couples, entre jeunes adolescents vierges qui vivent leur premier émois et couple plus sure et vieux, entre spectateurs innocents et personnes sure d’elles, de trop peut-être. Je connais les penchants de mon époux, et son genre de victimes. Mais je n’extrapole pas. Je laisse l’envie de traquer et la soif montée un peu en moi. Ludo’ aussi observe attentivement les Humains présents. Je peux ressentir la brulure dans sa gorge et sa soif. Nul besoin de voir ses yeux pour deviner qu’ils sont rougis par l’envie de sang frais et capiteux. Je viens poser ma tête sur son épaule, et ma main câline et audacieuse vient caresser sa jambe, ramenant son attention sur ma personne et apaisant un moment sa soif. Difficile est la maitrise pour lui, encore bien jeune et surtout porté à satisfaire ses envies. Mais je l’ai bien éduqué et je sais qu’il fait attention de ne pas mettre son pieds de travers. Il n’empêche qu’il est sadique et assoiffé, et qu’il a déteint sur moi me rappelant à mes primitifs instincts de prédatrice à une époque où j’étais de marbre et si morte. Je susurre ma proposition. Qu’il choisisse, cette nuit est à lui autant qu’il fasse selon son désir. Peu m’importe le critère, ne compte que le fait qu’on va jouer et s’abreuver et surement biens ‘mauser. Aucune réponse ne me parvient, et taquine je viens lécher et mordiller tendrement la peau de son cou. Zone sensible, qui en général le fait me céder bien vite. Et cette fois-ci ne fait pas exception, ses lèvres venant se poser sur les miennes quand je recule pour un baiser en rien chaste, alors que ses mains s’amusent à redessiner mes courbes. Je me laisse faire rendant la pareille. Finalement il me fait part de son choix et je tourne un regard scrutateur vers le dit couple, avant de sourire. Mais pas un de ces beaux sourires que je dédie à mon amour et qui illumine avec tendresse mes traits. Non plutôt ceux du genre qui n’augurent rien de bon à celui qui le reçoit et qui fait ressortir ma nature cruelle et sadique.


« Joli et intéressant choix, il promet ce petit couple. » Je réplique approuvant son choix.

Choix ludique et bien pensé, je n’ignore pas qu’il aime briser ceux qui se croient supérieures. Et ils ont l’air du genre à aimer tenter des expériences et à se croire intouchables, ce ne sera donc que plus savoureux de les briser par jeu. Un silencieux échange visuel scelle notre choix de faire de ce charmant couple notre proie de cette nuit. Ludo’ m’attrape la main avec douceur et m’attire vers la sortie, imitant ainsi les autres personnes. Tout le monde ou presque se rend au bar pour converser du film et de sa richesse. Mon époux m’échappe, je n’ai guère besoin de voir ses traits pour savoir qu’il s’enfonce dans ses pensées sadiques et sanglantes et que la soif monte crescendo en lui. Pour ma part, je la maitrise cette soif intense pour un nouveau-né. Je suis vieille, très vieille et moins soumise au besoin de sang. Il est vrai que le seul nectar qui m’apparaisse exquis est le sang même de mon époux. Mais qu’importe, plus on prend des siècles moins on a besoin de boire. Cependant, je veille à avoir ma dose de sang quotidienne, histoire de ne pas faiblir. J’ai des Calices pour cela, qui me tendent volontiers le poignet. Une gorgée, rarement plus. Il n’y a que quand je chasse avec Ludo’ que je vide volontiers un corps de son liquide carmin vital. Mes yeux passent régulièrement du couple, qui a la faveur mortelle de mon compagnon, à ses traits. Étant sa sire et par nos échanges de sang, je peux ressentir sa soif galopante et intense et sa perte de contrôle. Il lèche ses canines avec envie, ses beaux yeux bleus virant au rouge sang. Je sens la main de Ludo’ enserrer avec force la mienne. Il ne peut guère me faire mal, mais le signe évident qu’il sauterait bien sur la femme directement pour la vider de son sang est là. Doucement, je ralentis et tire sur son bras, le forçant à détacher ses yeux du couple à s’arrêter lui aussi. Je viens près de lui, avec un sourire tendre d’excuse. Quand il veut chasser, il n’a plus beaucoup de patience pour peu qu’il en ait une once. Je connais ses addictions, et son désir de partager un moment avec moi. Je sais comment il fonctionne mais inutile de faire crier au serial killer pour autant. La patience n’est pas une vertu chez Ludo’ et j’avoue avoir moi aussi envie de sang. Mais surtout de partager ce moment avec lui. Pour autant, je ne désire pas me montrer idiote et exige un minimum de prudence. Le jeu n’en sera que plus exquis s’il dure.


« Doucement mon Amour…. » Je murmure en venant me coller à lui, amoureuse qui cherche un baiser. Du moins est-ce l’image que j’offre, plantée sur la pointe des pieds, ma main libre sur sa nuque le forçant à se pencher vers moi. Je murmure contre ses lèvres délicatement : « Comment veux-tu jouer et les approcher ? »

Je sais qu’il peut paraitre sadique de le forcer à réfléchir à un détail maintenant, mais c’est un moyen de calmer ses ardeurs et de ramener un semblant de maitrise douce en lui. Je dépose mes lèvres sur les siennes, forçant l’entrée pour un baiser un peu plus passionné, avant de reculer et d’attendre son choix. Va-t-on jouer au couple désuni qui désire s’amuser ? Aux échangistes comme disent les Humains ? Ou alors partir sur une conversation banale sur le film pour se lier d’amitié ? À moins qu’il compte jouer le prédateur, qui amène de force et en imposant le silence à sa proie dans les ténèbres pour le vider de son sang…. Il a le choix. Libre court est donné à son imagination et à son envie.


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MessageSujet: Re: Petits jeux de couple [Ludo']   Sam 29 Sep - 19:27

Un rien fascine, un rien émerveille. Certains se partagent, d’autres se taisent. Et là où se trouve prohibé la perversité et les malversations, je m’en réjouis et ne m’en montre que plus digne. Quand autrefois, je me détournais de mes penchants et arrivais plus qu’à éprouver de la honte d’avoir pensé d’une telle façon, d’avoir mis en scène pareil scénario en mon esprit risquant de le corrompre, à présent ne vis que plus libéré. Si tout n’est que scandale, si on s’affole et me blâme, si je mérite les punitions que l’on ne souhaite que m’affliger pour me voir tomber, pour me voir à terre, à ramper pour le salut ou un quelconque pardon que j’aurais tort de supplier, je ne souris désormais que plus fièrement de ne plus être cet humain-là. D’aujourd’hui, affirmer sans gêne et embarras que je suis cet homme-ci. Qui a soif de sang, soif de mort, de cadavres et d’insipides, qui se dévoue totalement au mal; complètement dépendant de ses instruments. Et si autrefois, je me damnais de rêver d’ôter la vie à certains, de répandre l’agonie autour de moi, de réaliser ces malsénités qui m’incombent et me possèdent, je me sais à présent riche de pareilles entreprises. Puisqu’elles me déterminent. Elle me prouve enfin quel vampire je suis, et le pourquoi je m’éprouve plus de malaise à cela. Parce que je suis né pour ça. Parce que Suzanne m’a rendu cette identité après laquelle je courrais sans comprendre. Sans comprendre cette différence qu’il y avait entre eux et moi. Entre tous ces hommes dont la vie semblait si simple. Ces mêmes hommes a qui tout leur semblait du, que les erreurs n’entachent pas, à qui on ne porte préjudice de leurs actions passées comme présentes ou futures. Alors que je ne suis toujours senti condamné. Enchainé à mes choix et actions, contraires et extrêmes. Souffrir constamment de mes décisions pour finir par m’en tenir au rôle insalubre qui me cantonnait. Sans espoir aucun de briser tous ces miroirs inexacts.

Le refoulement de ma vie passée rythme encore mes gestes et tapit mes pensées. Avancer, oublier, dépasser n’ont jamais été des termes déterminants chez moi. Je n’ai toujours fait que ressasser, répéter et insister. Parce que le présent m’importe plus que l’avenir qui me terrifie. Et si j’ai pris des garanties, assuré mes arrières et poser des conditions, je n’en reste pas moins fébrile quand vient à être perturbé mon équilibre. Reviennent me cerner au galop mes doutes et incertitudes, bien qu’étant un homme plus que sûr de moi à la limite de l’arrogance. Mes fissures demeurent constantes malgré tout me rappelant ô combien je ne suis insubmersible. Que mes faiblesses sont plus qu’apparentes. Que n’est là que masque et vraisemblance. Aussi résistant et incoercible puis-je me montrer, je n’en suis pas moins dépourvu de failles et de faiblesses. Et bien que je ne m’en vante, elles n’en restent pas moins des traces de manque, des lacunes sans aucun doute, que je ne peux combler.
On ne m’attaque néanmoins jamais sans riposte, féroce et déchaînée. Tenace et persécuteur, ma fureur ne s’apaise jamais sans considérables dégâts. Parce qu’il en est fini du temps où je baissais la tête sans demander mon reste. Il avait duré trop longtemps et trop durement pour me conditionner à long terme. Le calme n’est que plus reposant avant la tempête. Et pour cause … Elle m’avait offert la liberté que je n’attendais plus de connaitre un jour. Autant qu’elle m’a cédé son cœur et son âme. Et que je lui ai fait don de ma vie et de mon amour. Moi qui m’en pensais incapable … Suzy avait su revisiter mes principes et revaloriser ceux qui, esquintés, n’osaient plus s’affirmer. Elle n’avait pas mis longtemps à me cerner ni à savoir qui j’étais réellement. Et la passion que j’éprouve à son égard m’a cultivé sur sa personnalité complexe et envoûtante. Et j’ai toujours su qu’il n’y aurait pu avoir de femmes avant elle comme il n’y en aura aucune autre après elle, parce que la perdre sonnerait ma déchéance qui ne mènerait ni plus ni moins au trépas.

Dissimulé dans ce cinéma, mêlé à cette foule qui se passionne et s’émoustille, je n’avais que plus envie. Envie que se déclare la géhenne. Défiant toutes les lois, en seuls décideurs des minutes à venir. On descendait le long couloir en direction du bar où bon nombre allait se rendre après la séance, pour ne pas rentrer trop tôt, pour profiter encore des effets produits par le film, avoir le sentiment d’encore en être imprégné, absorbé, ou continuer la soirée en bonne compagnie, en retarder la fin. Notre raison à nous ? Totalement exclusive.

Mes sens s’emballent et bien que je tente de faire preuve de contrôle, je me sens lentement perdre pied. Mon regard ne décroche plus de ma victime qui frénétiquement m’obsède. Mon esprit, imperceptible, pénètre le sien. D’un murmure, une voix mélodieuse chantonne un petit air, sensuel. Jusqu’à ce qu’une petite main vienne faire pression sur mon bras, m’arrêtant pour me faire reculer doucement. Mes yeux décroche de nos victimes, revient l’oxygène. Suzy dissipe l’oppression que subit mon corps, décentrant mes pensées, dangereuses. Mes mains vinrent enlacer sa taille alors qu’elle se hisse sur la pointe des pieds pour capter mon attention, main sur ma nuque. Je saisis ses paroles, expirant longuement. Je réponds à son baiser avec passion sans lui répondre tout de suite. Redescend mon égarement qui a, une nouvelle fois, failli me faire plonger. Qu’il est si dur d’apprendre le contrôle. Et j’éprouve tant de vénération quand je la vois, ni affolée, ni dévastée, par ce flot de sensations et impulsions violentes qu’indirectement je lui communique avec tant d’intensité. Mais elle n’a pas une seule fois faibli et pourtant je sais qu’elle a en envie autant que moi … Comment fait-elle ? Je ne pourrais jamais cesser d’être en admiration devant elle tant elle possède tout ce que recherche mais que je me sais dépourvu. Mais puisqu’elle me complète, je ne souffre d’aucune défaillance. Elle a toujours été là pour rectifier mes tirs, pour ajuster mes pas, et corriger mes penchants. À ses côtés je me sens comme intangible et surement en abuse énormément.

Je l’entraine au travers de la foule contre le mur du couloir, collant mon corps contre le sien, amoureusement. Ma tête se glisse dans l‘échancrure de son décolleté, ma main fait tomber la bretelle de sa robe le long de son épaule alors que je reviens à son cou, suave. Beaucoup s’indignent de pareils comportements dans un cinéma, les obligeant à faire un écart pour nous éviter, or, je n’ai que faire de leurs remarques. On se retrouve peu à peu en fin de file. Je remonte délicatement la bretelle de sa jolie robe sur son épaule, qu’elle ne gardera pas longtemps … Avant de l’embrasser tendrement. Sont retombées mes élans meurtriers et dévastateurs, qui ont bien failli me faire foncer tête la première. Je lui lance ce sourire tendre, avant de lui répondre d’une voix baisse presque inaudible, entrecoupée de silences.


« On va les aborder avec politesse, feignant l’amicalité, tâter le terrain pour voir jusqu’où ils sont prêts à aller, et … tester leur sens de la liberté, afin de savoir s’ils sont en mesure de mordre à l’hameçon. On n’a ensuite plus qu’à prétendre de leur faire vivre une expérience totalement nouvelle dont ils auraient tort de refuser et le tour est joué … »
Lui dis-je dans un demi-sourire. On se retrouva alors à fermer la marche. J’enlace sa taille avec possessivité, lui glissant ces mots à l’oreille, ironique : « Ce qui est certain c’est qu’ils ne rentreront pas chez eux ce soir … ». Je contins mon contentement alors qu’on progresse en direction du bar. Pourquoi les sorties de cinéma sont si lentes ? Je n’avais jamais compris un tel procédé bien que l’ayant fréquemment observé. À croire que dès que l’humanité se risque à la cohue, elle ne sait plus fonctionner correctement… n’étant pas fait pour cela … Un bon point pour nous cependant … Atteignant enfin le bar, je ne mis que quelques secondes à repérer notre jolie petit couple déjà au comptoir à s’enivrer. Mes pensées maitrisées, je ne me focalise que sur la marche à suivre et rien d’autre, afin de m’éviter un dérapage supplémentaire qu’elle aurait à nouveau à intercepter et par cela mettre notre plan en échec. On se fraye un chemin à travers la foule, main dans la main, jusqu’à se trouver à leurs côtés. Je fis galamment passer Suzanne devant moi, me tenant derrière elle. Je ne leur prête pas attention, laissant la curiosité opérer d’elle-même. Il n’en faudra que peu. Main sur les hanches de ma femme, je lui demande sensuellement ce qu’elle souhaite boire. Je sens alors le regard brûlant de l’homme à ma gauche dévisager Suzy n’écoutant plus ce que sa pimbêche lui dit. J’eus un élan de nervosité qui me fit me crisper que j’apaise aussitôt. N’avait-il encore rien prononcé que je l’aurais bien volontiers exécuté sur place pour avoir pensé de travers. Mais tel est le jeu… Il me faut seulement me réacclimater. Bien qu’étant très libertins dans notre manière de vivre Suzy et moi, et que le fait qu’elle puisse avoir des amants ne me dérange pas du moment que je n’ai pas à les avoir sous les yeux, en cet instant, m’est bien difficile. Par bonheur, je sais que ne sont là que les moyens d’une méthode bien huilée et qu’elle n’a pas le moindre égard pour cet homme, si ce n’est, la convoitise de son sang. S’adoucit mon agitation … Je l’entendis alors murmurer à l’oreille de sa compagne me rendant le sourire … Ils avaient mordu. Pour leur plus grande infamie …

« Bonsoir Messieurs, Dames … » Disait-il …


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Petits jeux de couple [Ludo']

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