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 In the shadow of your heart ft. Aaron

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ADMINHE IS A SCARY WEREWOLF. RUN FOR YOUR LIFE.


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MessageSujet: In the shadow of your heart ft. Aaron   Sam 14 Avr - 12:35




In the Shadow of your heart

Prélude


Wolfgang ouvre la porte du minuscule ascenseur et laisse Aaron sortir en premier. La porte de l’appartement est encore ouverte, de lorsqu’il est sorti en trombe pour chercher son amant, fou d’inquiétude. Le chasseur pousse la fameuse porte du bout des doigts. Il ne sait pas encore comment faire avec Aaron. Ce dernier a été particulièrement usé par cette marche. Wolfgang aurait aimé appeler un taxi mais comment expliquer l’état des deux hommes, comment expliquer tout ce sang et empêcher le chauffeur de les déposer au commissariat ou l’hôpital le plus proche ? Il a soutenu son aimé tant qu’il a pu, et que Aaron l’a laissé faire sur le chemin. A chaque pause, à chaque essoufflement, à chaque pas trop incertain, Wolfgang guettait son aimé du regard, toujours aussi inquiet. Une telle marche semblait être un trop gros effort. Même s’il avait avalé du sang de vampire, et que ce dernier guérissait lentement les blessures, et le corps abîmé, achevait de chasser le poison, cette marche était trop longue. Wolfgang se rappelait sur le chemin les conseils que lui avait donné Aaron lorsqu’ils apprenaient tous justes à se connaître. Ils étaient alors allongés l’un contre l’autre, couverts de sueur, un sourire béa aux lèvres de ceux qui viennent de connaître l’orgasme et dont l’esprit est encore sur un petit nuage, très loin de la réalité. La main de Aaron dessinait sur le torse du chasseur lorsqu’il suivit une ligne de cicatrice. Le regard du lycan était devenu plus… plus ancré dans la réalité, et avait cherché le regard du chasseur. Il se rappelait encore aujourd’hui comment Aaron avait réussit à le percer à jour. Il avait compris qu’une telle cicatrice ne s’obtenait pas avec un simple combat contre un autre lycan. Presque fâché, il lui avait demandé pourquoi il traquait des vampires. Wolfgang haussa alors les épaules. Parce qu’il était fait pour ça. Il cachait bien souvent son identité à ses amants et maîtresses, il n’aimait pas qu’on sache ce qu’il était, parce qu’il en avait honte, parce qu’il était monstrueux. Moitié chasseur, moitié lycan, une abomination de la nature, un monstre, une bête de cirque. Il ne voulait pas voir le regard de son amant s’emplir de complaisance ou pire de pitié, il ne voulait pas plus y voir l’horreur ou la répulsion. Mais Aaron le regarda comme s’il avait déjà compris, presque amusé du trouble du chasseur. Il se contenta de dire que s’il s’était transformé en loup au moment où il avait reçut ce coup, cette blessure, il n’aurait sans doute plus aucune cicatrice aujourd’hui. Revenant à la réalité, oubliant le passé, le chasseur ne conserva que le conseil utile et pleinement justifié. Aaron devait se transformer pour guérir complètement. L’appart n’était pas le lieu idéal pour cela, mais jamais son aimé le laisserait faire, il avait obstinément voulu rentrer, il n’avait que cela à la bouche, il faut rentrer à la maison, il se fait tard, on va s’inquiéter, on aurait dit une vieille comptine qu’il répétait en boucle.

En poussant la porte, Wolfgang observa Aaron renter à l’intérieur de l’appartement. Alors qu’il contemplait la silhouette branlante de son aimé, le chasseur réfléchissait à comment faire pour parvenir à pousser son aimé à se transformer. Allait-il accepter de le faire ? Allait-il simplement obéir aux injonctions de son aimé, et comment allaient-ils diantre faire pour ne pas ruiner l’appartement ? En attendant, le chasseur poussa le verrou sur la porte. Il s’avança vers Aaron, posant ses mains sur ses épaules, il chuchota d’une voix douce : « Et si tu allais prendre une douche ? » Il savait que Aaron était très loin de son état normal, qu’il fonctionnait à cet instant comme un somnambule marchant sur un fil invisible au-dessus du vide. Mais l’invitation faite avec une voix presque séductrice devrait fonctionner, Aaron n’avait jamais réussit à dire non à cette voix là, ni même à lui résister. Il le poussa un peu vers la salle de bain pour être certain qu’il s’y rendrait. Même en état de choc… c’était un besoin que Aaron devait ressentir. Puis après avoir fermé la porte de la salle de bain derrière lui, Wolfgang alla fermer tous les volets métalliques, s’assurant ainsi que la bête ne pourrait pas sauter par la fenêtre. Il n’avait jamais tenté une telle chose auparavant, mais il n’avait pas le choix. Les blessures infligées par les chaînes en argent ne guériraient pas sinon, et Aaron avait assez de cicatrices comme ça. Son psychisme avait besoin qu’il guérisse, et au plus vite. Wolfgang avait conscience de la dangerosité de sa décision, mais il voulait protéger Aaron, il voulait l’aider, et se disait que sa force de chasseur et de lycan suffirait pour contenir l’autre, au pire qu’est-ce que quelques griffures et morsures ? Quand il eut finit sa tâche, il gagna la salle de bain. Grattant la porte avant de l’ouvrir, il ne savait pas trop à quoi s’attendre en l’ouvrant, mais il devait avouer qu’il n’avait pas songé une seule seconde au fait que laisser seul Aaron pouvait être dangereux à cet instant. Non c’était stupide. Il devenait paranoïaque à présent. « Tu me permets de te rejoindre ? » demanda-t-il sur sa voix faussement sexy. Évidemment qu’il songeait à tout autre chose qu’à prendre simplement une douche ensemble. Mais étant donné l’état second de Aaron, il ne savait pas exactement comment jouer la partie, il savait seulement que Aaron n’avait aucune conscience de la situation réelle, qu’il était dans un état second. Le chasseur ouvrit la porte avant d’obtenir une réponse.

HS: J'ai un peu fait agir Aaron du coup, donc si ça ne te conviens pas, mpotte moi, j'éditerais! En espérant que mon idée te plait.


"pour la suite":
 



Grâces sataniques
❝ Disease spreading death, Entire population dies, Dead before you're born, Massive suicide. Vicious game of fear, it's all extermination now, poison in your veins. Global genocide. Slaughter Governs law, the apocalypse begins. Pain become the norm, seeking homicide. Beware the coming storm. That starts illuminating fires. God is laughing hard.Man has gone insane. World painted blood, No sanctuary.

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MessageSujet: Re: In the shadow of your heart ft. Aaron   Lun 23 Avr - 12:46

L’esprit est embrumé, l’être est fracassé. Plus de raison, ça s’effrite, s’évapore, lui donne mal au crâne. Pas de larmes, pas de jérémiades. Silence absurde et dérisoire. Effrayant besoin de se taire et d’écouter ce qui les entoure. L’épouvante est passée mais l’adrénaline continue d’irriguer allégrement l’organisme détruit, lacéré, écartelé. Une sensation désagréable court le long de son échine, la bête gronde mais ne se manifeste plus visiblement. Tout est dans la retenue, la peur de démolir la dépouille qui s’agite et tangue. Aaron n’est plus qu’un polichinelle aux coutures défaites et aux tissus troués et tâchés.
L’instinct guide les pas et le souffle. Asphyxie. La présence de Wolfgang durant le trajet l’étouffe. Chaque effleurement, provoque un besoin féroce d’hurler, de frapper ou de mordre. Stupidité qu’il tente maladroitement de refouler. Le loup a la nécessité de s’écarter, de se débrouiller. Le dominant ne supporte pas ses faiblesses et ses échecs. Il ne peut endurer ses blessures, là, éparses, dégoulinantes ou suintantes, à la vue de tous. La colère le ronge de l’intérieur, et la moindre œillade dans la direction de sa moitié provoque une douleur supplémentaire, indicible, écœurante et magnifique pourtant. Le cœur manque un battement et la folie tournoie. Il est cinglé, malade, bon à abattre. Bestiole foireuse. Il l’aime à en crever.
Cervelle putrescente. Elle coulera bientôt par les narines. L’idée a de quoi le faire sourire. Autodestructeur à souhait, il aimerait simplement finir le travail. Ouvrir les veines de ses bras, de son torse et de ses jambes. Se purger du sang de cette saloperie, nettoyer ses artères de l’infâme poison. lui-même. lui-même. Il n’a besoin de personne d’autre que lui-même. Le songe se répète inlassablement, sa mémoire se brouille et ses paroles se distordent. Mauvais présage. Aaron s’en fout, il est à côté de la plaque, littéralement à la masse. Réalité déformée, l’horizon se modèle selon ses aspirations et ses délires. Hallucinations auditives. Puis visuelles. Impression immédiate qu’une multitudes de vers lui grimpent sous la peau, lui mangent ou grignotent voracement les muscles. Ca se tortille et ça prolifère en dessous de l’épiderme. Il regarde, s’attarde sur les détails. Retient sa respiration. La crise est sur le point de le faire éclater en sanglots, ou bien de rage. Il se concentre, se musèle, et sa bête l’enroule et se prélasse en son sein. Apaisement des sens.
L’ascenseur. Comment est t’il arrivé là ? Il n’en a aucune putain d’idée. La porte s’ouvre, le grillage avec. Et le voilà sur le pallier de son appartement. L’entrée est encore ouverte. Aaron se tourne de côté, légèrement, et mire attentivement l’expression de Wolfgang. Du dégout ? Il y lit du dégout ? Sa gorge se serre et ses poings se crispent. Aaron ne voit pas ce qu’il devrait. La fièvre n’est pas retombée, et le choc endigue la véracité des choses. Divagations. Danger, le bouton rouge clignote mais il n’y fait pas attention. Une hargne aveugle, et de la tristesse mêlée. Sa frimousse balance en avant, et ses prunelles de bronze scrutent dorénavant, imperturbables, le parquet. Les deux hommes pénètrent dans le logement et le verrou se referme dans leur dos. Aaron sursaute. Les bruits sont trop forts, et les sentiments exacerbés.
Des poignes se posent sur ses épaules et une haleine tiède lui chatouille l’oreille. « Et si tu allais prendre une douche ? » Le chasseur le pousse dans la bonne direction et Aaron obtempère, semblable à un gamin perdu, fatigué, usé. Qui n’a même plus le courage de se rebeller, de refuser, de contredire les ordres prononcés par plus vieux et plus grands que lui. Le loup se contente d’hausser les épaules. Et d’une démarche inquiétante, il s’en va vers le lieu saint. Le lieu blanc, et bleu. Douche au bac blanc, lavabo, serviettes, tapis, gants de toilettes, brosses à dents, savons, gel douche… Ses iris vont et viennent sur les objets de la pièce, et sa bouche s’entrouvre. Incohérence, incompréhension peut être. Il a des difficultés à remettre un nom ou une utilité sur les choses.
Lentement, Aaron pousse la porte. Elle se claque. Intimité. Coupé du reste de l’univers. Il s’approche du miroir au dessus du lavabo, et lorgne son reflet. Cernes grises sous les yeux et mine de déterré. Cheveux poisseux. Hématomes verdâtres ou violets. Des traces d’hémoglobine. Beaucoup trop. Aisément trop. Un frisson, qui se mue en tremblements convulsifs. L’ange démantibulé par plus puissants que lui, enlève son teeshirt. Et geint lorsque le vêtement se décolle de ses plaies, arrachant les croutes d’un début de cicatrisation merdique. Il jette à terre le chiffon, abandonne à la va-vite ses baskets et entreprend d’enlever son jean rêche et moite. Le geste lui tire des gémissements. Lèvres closes et sourcils froncés.
Dans la douche, il s'y laisse choir. Les omoplates contre le mur dallés. L’eau tiède se met à tomber sur sa silhouette fantomatique. Il se recroqueville sur lui-même, tête enfoncée entre ses genoux. Le chapelet qu’est sa colonne vertébrale, se dessine élégamment et ses côtés saillent. Et la flotte se mélange au fluide écarlate. Il saigne, il saigne, il saigne. Et ne ressent absolument rien. Plus rien.
Un rasoir, qu’il a cassé. Le plastique est tordu. Une lame arrachée, substituée. Elle a glissé sur sa cuisse, ripé, ouvert, dépiauté. Là où la plus grosse et longue cicatrice demeure. Rituel, presque. Les chasseurs commençaient toujours par là. Aaron relève le museau, à semi dans les vapes. Plisse les paupières, et ne saisit pas. Pas de chasseurs. Pas de torture. Alors quoi ? Ses pupilles s’attachent à la nouvelle plaie. Nouvelle ? Son bras saigne. L’autre aussi. Il papillonne des cils, réinvestit le présent, et repart aussi vite. L’acier tranchant, coupe, coupe, coupe. Il bande en même. Il sourit enfin. Aaron esquisse cette grimace, et la souffrance altère l’ensemble. Il ricane et la violente panique le submerge. Il sent que quelque chose bouge, que quelque chose rampe. Son pouce s’enfonce dans l’estafilade de sa cuisse. De l’aine au genoux.
Il presse, triture, gratte avec son ongle qui se change en griffe. Et il frotte, écarte, il laboure et appuie plus fort. Le pouce est aussitôt aidé par l’index et le majeur. La mutilation est telle qui ne réussit plus à bouger la jambe. Cela l’inquiète ? Non. Aaron n’en a pas conscience. Ce qui l’horrifie sont les asticots laiteux et grassouillets qui se dandinent et s’extirpent de l'ouverture.
« Tu me permets de te rejoindre ? » Il entend, sans pour autant percuter. On attend une réponse de lui ? Impossible de s’exprimer. La porte tourne sur ses gonds, il relève le minois. Et braille. « SORS D’ICI ! SORS ! DEGAGE ! » Aaron veut seulement l’éloigner. Le protéger. Ainsi, le petit loup explose, là, nu, assit dans le fond de la cabine de douche où une petite marre rouge se forme. Le mollet de sa jambe tendue et mutilée, en dehors de la cabine. 3 orteils, on l'en a déjà amputé de deux. Et si il enlevait les trois derniers ? Il doit les enlever, il le sait. Il le fera après. Les asticots ne lui mangeront pas le pied.
L’autre jambe pliée, le pied callé contre la vitre. Une trique remarquable et trois doigts griffues enfoncés comme dans un morceau de steak cru. Sa cuisse. Blessures diverses, boursoufflées. En voie, laborieuse, de guérison. Il rabaisse derechef sa bouille fiévreuse sur son œuvre, et sans porter plus d’attention à Wolfgang, se remet à chercher, et surtout enlever avec une frénésie redoublée, les vilains envahisseurs.




Mon amour-propre comme une lance, pointe vers l'obscur, le tordu. La besogne d'un mec obtus, qui s'abîme de persistance. J'ai les pieds lourds, l'esprit rance, j'suis épuisé y a plus d'jus. Y a des jours où j'me situe, entre le néant et l'absence. Pourtant encore si j'avance, c'est qu'elle me colle, me pollue. Ma saleté d'espérance.


Dernière édition par Aaron Fleming le Mar 17 Juil - 2:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: In the shadow of your heart ft. Aaron   Mer 2 Mai - 16:51

Le Aaron tendre, passionné certes, mais uniquement lorsqu’ils faisaient l’amour, unique moment où l’autre l’enjoignait de libéré sa bête, où les deux loups communiaient pleinement, attentionné et patient avait disparu mais de cela, Wolfgang n’en était pas encore pleinement conscient et comment le pourrait-il ? Admettre que l’être qu’il avait aimé à en crever pouvait avoir disparu pour laisser place à un fantôme diaphane semblait simplement surréaliste, et à la fois trop douloureux. Le chasseur avait laissé son unique dans la salle de bain pensant simplement qu’il prendrait une douche, peut-être bien recroqueviller dans un coin de la douche, sa peau nue et à vif contre le carrelage et la porcelaine, mais qu’importe ? Il ne songea pas un seul instant à l’être à vif, rongé par l’acide au cœur putréfié par des mois de torture, il ne pensait pas que le nouveau Aaron, brisé par l’ironie du sort, cet ange dont les ailes avaient été arrachées par des bourreaux pourrait se faire du mal à lui-même. Wolfgang n’y avait tout simplement pas songé. Peut-être parce que malgré ses airs de cynique imbuvable, quand ça concernait Aaron, il demeurait un éternel optimiste. Oui, il avait lu la douleur et la brisure psychique chez son aimé, oui il avait senti la destruction impie commise sur l’être aimé mais il refusait de croire que celui qui l’obligeait à lâcher une bouteille de whisky pour regagner le lit, celui qui posait sa main sur la sienne tenant une arme à feu, le forçant à baisser l’arme, et à abandonner une belle chasse pour une nuit d’amour voluptueux pourrait avoir abandonner à son tour. L’être qu’il avait aimé était si fort, si beau et si puissant, comment pouvait-il avoir disparu à jamais ? Wolfgang refusait simplement d’y croire. Son aimé avait toujours représenté à ses yeux un ange, qui par un étrange mystère s’était intéressé à lui, pauvre diable. Lorsqu’il ouvrit la porte de la salle de bain, il s’imaginait beaucoup de choses mais il était très très loin de la réalité. La tache de sang s’élargissant, il ne la vit pas tout de suite, pas plus que la lame de rasoir que tenait son aimé, pas plus encore que l’étrange lueur dans les opales de son adoré. Tout ce qu’il voyait c’était cette pauvre carcasse qu’il avait abandonné, non pas durant ces cinq malheureuses minutes durant lesquelles il avait transformé ce simple appartement en véritable bunker, mais durant ces années, ces trois longues années qui avaient changées à tout jamais celui qui faisait battre son cœur à l’en rendre fou. Le cœur du chasseur se serra alors qu’il demeurait à la porte entrouverte de la salle de bain, une larme coula sur sa joue. Il aurait pu empêcher tout cela s’il avait simplement reposé cette bouteille, s’il s’était précipité sur son aimé pour l’empêcher de partir, s’il avait écraser ses lèvres contre les siennes, s’il avait jeté l’alcool et les armes, s’il avait simplement été capable de renoncer à ce cycle infernal d’auto destruction qu’il avait amorcé alors qu’il avait tout pour être heureux. A cet instant, il se sentait terriblement stupide, mais il ignorait qu’il allait se sentir bien plus stupide dans quelques secondes.

Baissant les yeux, il découvrit alors la tâche rouge se mêlant à l’eau chaude. La lame de rasoir attira ensuite son regard. « SORS D’ICI ! SORS ! DEGAGE ! » beugle son aimé en le fixant avec un mélange d’effroi et de colère. Wolfgang tombe à genoux en même temps qu’il fonce vers son aimé, et glisse sur le sol humide pour que ses genoux finissent par cogner le bac à douche. La douleur s’évanouie aussitôt qu’il pose sa main sur celle de Aaron, celle tenant la lame de rasoir. Il se moque de briser les os, il doit l’empêcher de continuer à se trancher la chair. Il sait pertinemment ce qu’est en train de faire son unique. « Ce n’est pas comme ça qu’elles vont disparaître, crois-moi j’ai déjà essayé. » fait-il avant d’arracher des mains de son unique la lame de rasoir qui vole à travers la salle de bain avant de se briser contre le mur sous l’impact violent du choc. Le bruit métallique résonne. Wolfgang prédisant les mouvements de son aimé, sachant que ce dernier est tout sauf dans son état normal, et qu’à cet instant la seule chose qui doit importer est la lame qui vient de se briser en deux, il enlace son amant, non pas de manière tendre, mais à la manière d’un flic cherchant à ceinturé un suspect pour l’empêcher de continuer à se battre. « Je sais, je sais, je sais. » murmure-t-il en collant son front contre celui de son aimé. Ce front est humide et chaud. Il sent son souffle devenir plus court, son cœur battre plus fort, comme à chaque fois qu’il touche cette peau brûlante, et que le désir s’empare de lui, mais cette fois-ci il ne sent pas l’amour les unissant de la même manière, ce n’est pas une passion brûlante qui s’empare de son cœur mais une folle inquiétude. Jamais il n’aurait dû le laisser seul, même pour quelques secondes, quelques fichues malheureuses secondes ! Il presse son front contre son aimé tout en le maîtrisant, l’empêchant de se débattre. « Je peux pas te laisser faire, tu comprends ? Je t’aime trop pour te laisser faire. » Il renifle alors que les larmes ou l’eau de la douche baigne son visage, il ne sait plus trop s’il pleure ou s’il rit, il est bien au-delà de ce genre de sentiments et de réactions physiques. « Je ne te laisserais pas faire, tu m’entends ? Tu es à moi ! A MOI ! » hurle-t-il en relevant son visage. Il examine les traces laissées par la lame, les blessures creusés par le métal, non toxique, mais bel et bien présentes là sur sa peau, dans ses muscles laissant parfois transparaître la chair. « Et je ne te laisserais pas partir. » souffla-t-il. « Pas maintenant. » continue-t-il de sa voix presque hachée par le souffle manquant. Respirant fortement, par saccades, le chasseur frotte son front contre le crâne de son aimé, descendant contre sa nuque, s’y enfonçant. « J’aimerais tant que tout redevienne comme avant. » soupire-t-il sachant combien tout cela est à la fois surréaliste et complètement absurde.

Poussant un soupire, le chasseur prend conscience, assez lentement certes, de l’urgence de la situation. Il aura tout le temps par la suite de panser les blessures psychiques de son aimé, mais à cet instant, il entend l’horloge tourner dans sa tête. TIC TAC TIC TAC TI TAC encore quelques minutes et il sera à moi TIC TAC TIC TAC TIC TAC dans bientôt il se videra complètement de son sang TIC TAC TIC TAC TIC je prendrais soin de lui, mieux que tu ne l’as jamais fait. « NON ! » hurle-t-il soudainement à voix haute. Il ne laissera pas la mort emporté son aimé, il ne le laissera plus jamais, c’est le sien, son amour, et il ne compte pas le perdre à nouveau. Ils viennent à peine de se retrouver. Il voudrait le sentir contre l’envelopper de ses bras, il voudrait le voir à nouveau le contempler comme il le faisait avant, avec tant d’amour et de confiance dans les yeux. Aaron avait été la première personne, ayant pleinement conscience de qui il était, ce qu’il était, ne détournant pas les yeux, ne le contemplant pas avec dégoût, il avait été le seul à le regarder ainsi, pas comme un monstre. Il pressa sa main contre la joue de Aaron. « Il faut que tu te transforme. » ordonna-t-il même si sa voix était rassurante. « Tu m’entends ? Fais-le pour moi. » murmura-t-il cette fois-ci. Il ferait tout pour sauver son unique, n’importe quoi pour qu’il lui revienne, tout plutôt que d’affronter encore les ténèbres seuls, tout plutôt que risquer de le perdre. « TRANSFORME-TOI ! » beugla-t-il. Il était prêt à le frapper pour cela, s’il devait en venir à là, il le ferait, il n’hésiterait pas.




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MessageSujet: Re: In the shadow of your heart ft. Aaron   Mar 17 Juil - 2:24



Il n’y a plus que de la douleur, de la peur et de l’extase entremêlés. Autodestruction enclenchée. Il chancèle, vacille dans sa propre morve intellectuelle. Pantin de ses pulsions, de ses plus obscurs désirs. Aaron serre les mâchoires et continue imperturbable son œuvre. Il a gueulé, oui. Il a braillé comme un putain de chien enragé. Et après la hargne et la peste qui le contaminent, Wolfgang désobéit et lui fracture deux doigts. Là, sous cette chair pressée contre l’outil de mort, les longues tiges à la couleur d’ivoire se tordent et se brisent. Le chasseur n’hésite pas une seconde, et lui broie une partie de la main. Bruits caractéristiques. Aaron gémit, mais ne lâche pas. Buté à l’extrême, trop têtu pour se soumettre à celui qui lui fait face. Son double animal se débat en son sein. Et refuse catégoriquement de ployer sous les ordres et les menaces physiques ou morales. Il ne lâchera pas, puisqu’il n’a pas fini de les retirer, de nettoyer son organisme du poison. Son épiderme décharné est infesté de bestioles, elles prolifèrent et le bouffent de l’intérieur. Ses entrailles bientôt, seront sans doute contaminées. Pitié, pitié. Pitié. Il chiale. Il pleure puisqu’il n’a plus rien d’autre à faire et que le rasoir lui est retiré d’entre ses phalanges déformées. L’arrière de son crâne claque contre le carrelage du mur. Il frappe pour s’enlever la frustration et la vision cauchemardesque qu’il a sous ses iris myosotis.
La mémoire se distord, elle aussi. Et le présent se mélange au passé. La sensation le fait s’étrangler et la crise redouble. Il hurle, maintenant. Aaron n’est plus capable de penser. La terreur endigue sa logique, et les bras de son compagnon lui sauvent certainement la vie. Il mugit tel un décérébré et se tord dans tous les sens possibles, impossibles. Si il le pouvait, il déboiterait les articulations qui le coincent dans ses tentatives. Donnant des coups de pied dans le vide. Une jambe inerte. Il n’arrive plus à la bouger, elle est bien trop charcutée. L’autre s’agite, se plie, et le talon casse la vitre de la douche. Un impact. Le choc, s’y dessine. Sans que la surface ne se brise.
Des spasmes, le bel amour se cambre et finit par abdiquer. Un peu. Presque. Non. Il ne perçoit rien de ce que lui murmure l’être idolâtré et maudit, ayant réussi à le faire stopper devant les responsabilités. Ne plus fuir. La maison. Ils sont à la maison, n’est-ce pas ? Aaron s’étouffe dans sa colère, et son angoisse. L’ensemble palpite si fort, son cœur veut émerger hors de sa poitrine. Peut être remontera-t-il par la gorge. Il vomira l’organe et sourira la bouche ensanglantée. Rire. Voici un rire hystérique, qui le fait suffoquer. Qui s’amuse de sa détresse ? Personne. Personne ou Wolfgang. L’eau macule sa trogne tuméfiée. Tignasse brune et hirsute. Les yeux d’un bleu intense, trop intense. Aaron délire et sa féroce bête, blessée et belliqueuse, souhaite gouter à l’hémoglobine. Mordre la barbaque et déchiqueter tout ce qui pourrait lui tomber sous les babines.
Une tête se faufile contre sa nuque, roule et se pose sur son épaule. Trop proche de son cou. Aaron bouge derechef, il vocifère, beugle comme un damné des syllabes et des mots incompréhensibles. Mixture étrange, d’insultes variées. « A MOI ! » Cela perce, transcende son chaos ambiant. Il arrête de se mouvoir. Fixe, ou inerte. Poupée affreuse. Son torse se soulève furieusement, et sa respiration bruyante cadence le silence qui s’instaure. Il souhaite encore deviner la mélodie l’effleurer. Le visage de Wolfgang apparaît, vis-à-vis sordide. Les lèvres bougent, Aaron plisse les yeux mais ne capte pas les vibrations, les sons demeurent inexistants. Uniquement le tambourinement du pou de l’autre, le sien aussi. La ville, en bas. Dehors, la nuit grouille d’activité. Pas de voix. Pas sa voix.
Aliénation de l’esprit. Les secondes, ou les minutes. Il ne sait pas, ne sait plus. Le temps court à perdre haleine et lui perd connaissance. Battement de cils, le froid s’insinue dans son enveloppe charnelle, pareille à la plus salope des vipères. Elle y installe son nid, elle y fait sa résidence. L’eau tiède ne réchauffe pas. La température chute en moins de secondes qu’il ne faut pour le croire. La bouche vire au violacé et la couleur impossible de ses prunelles perd de son éclat endiablé pour ne devenir que nuance ternes et fatiguées. Je suis fatigué. Son minois tombe légèrement en avant. Il se redresse et ne veut pas disparaître. Ne pas disparaitre pour tout oublier ou bien ne serait-ce que ne plus le voir lui. Lui. Les paupières s’abaissent et elles se remettent à papillonner frénétiquement. Aaron esquisse un triste sourire. Un sourire sage. Un sourire calme. La paix s’implante, avec la fragilité du déclin. On le secoue. Une main sur la joue. Le sourire s’élargit mais les yeux se ferment définitivement. L’enfant s’endort, rassuré. Il n’est pas tout seul. Son univers se redresse et il sait qu’il aime et qu‘il vaut peut être mieux s‘éteindre pour graver l‘instant et le sentiment pour toujours. Dans l‘éternité et l‘intemporalité la plus absolue.
« TRANSFORME-TOI ! » Une envie de gerber. Aaron est gelé et il a mal. Une grimace se peint sur ses traits de môme sauvage. C’est Wolfgang, qui oblige et pousse à agir. Le loup marmonne une réponse sans logique. Et puis chuchote un « non ».
Wolfgang répète. Et l’identique réponse, revient et résonne dans la lugubre salle de bain.
Une claque. Le visage valdingue de côté. Aaron se réveille. Et il ne cicatrice pas. Hémorragie. Son corps n’est plus capable de fournir de quoi accélérer le processus de guérison. Suicide d’un spécimen qui échoue, qui se perd et s’abandonne, dans l’inconstance d’un monde qu’il ne saisit plus. Une dernière gifle. L’homme est déjà éveillé. La bête surgit et dégueule son antipathie .
Aaron bouscule vivement Wolfgang qui atterrit sur le dos, en usant de ses dernières forces. Une rude bourrade. Au dessus de lui, il guigne. Le prédateur lorgne sa proie. Les yeux sont ceux de la bête. Deux lunes rondes et fantomatiques. Les crocs percent les gencives. Le loup feule, et sa bave écarlate éclabousse la frimousse du chasseur. Les mâchoires claquent, manquant de peu d’arracher un bout du nez mutin.
Grondement bestial. Et le jeune homme tombe sur le côté. Sa jambe trainant, là, comme une excroissance gênante. Les courbes changent, le répugnant spectacle se révèle. Les mouvements d’os qui craquent, de muscles qui se transforment. Le crépitement abominable n’est que le présage de la mutation approchante. Aaron se recroqueville, puis hurle, s’écorche la trachée et sa voix se brise. Maladroit, ses gesticulations trahissent les blessures qu‘il a. Souffrance insoutenable. Le squelette broyé, se déconstruit davantage. Les plaies ouvertes s’élargissent tandis que la silhouette grandit, durcit, évolue. Et que le monstre acharné et fou, se divulgue au regard de son gibier. De l’essentiel de l’homme, de l’ennemi de la bête.
Le loup protège le môme, le loup doit donc tuer. Avant de laisser entièrement la place à son double, il geint et prie, par un difficile et inhumain « VA-T'EN ! ».
Aaron a compris. Éclair de lucidité, à travers sa psyché gangrenée. Cette nuit, il n'est maître d'aucunes situations.

Spoiler:
 




Mon amour-propre comme une lance, pointe vers l'obscur, le tordu. La besogne d'un mec obtus, qui s'abîme de persistance. J'ai les pieds lourds, l'esprit rance, j'suis épuisé y a plus d'jus. Y a des jours où j'me situe, entre le néant et l'absence. Pourtant encore si j'avance, c'est qu'elle me colle, me pollue. Ma saleté d'espérance.
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MessageSujet: Re: In the shadow of your heart ft. Aaron   Jeu 26 Juil - 17:51

Son unique a beau se débattre tel un fou furieux, Wolfgang tient bon. Il connaît ça, il connaît ce poison coulant dans les veines de son aimé, il sait quelle sensation cela fait. Il enserre. Il ne le lâchera pas, il ne le quittera plus, s’il le faut il s’enchaînera à lui. Aaron donne des ruades furieuse, des coups de pied, mais seule une unique jambe s’agite vraiment, s’encastrant dans la vitre de la douche qui étonnement ne tombe pas. Wolf n’en serre que plus fort son aimé contre lui. Frappe moi si ça peut te soulager, vas-y frappe moi, mais laisse moi prendre soin de toi, comme tu as prit soin de moi. Une larme unique coule sur la joue du chasseur. Ces trois années où Aaron subissait ses mouvements d’humeurs, où il devait le clouer au lit lorsque le manque le prenait parce que Aaron avait jeté toute la drogue sous le coup de l’énervement après avoir découvert qu’encore une fois son compagnon lui avait fait une promesse vaine, ces fois où Aaron le forçait à se transformer parce que Wolfgang luttait de tout son être contre la bête alors que la lune montait, pleine dans le ciel. Toutes ces fois où Aaron avait prit soin de lui alors que Wolfgang faisait tout pour se détruire. Je sais ce que cela fait maintenant. Oui, il savait désormais ce qu’il avait fait subir à Aaron. Il comprenait mieux pourquoi ce dernier avait finit par claquer la porte. Une autre larme coula traçant un sillon dans le sang et la crasse qui macule son visage. Le chasseur parle, sans savoir si son aimé l’entend, si son unique comprend seulement le sens des mots qu’il prononce. Il s’en moque. Parler est la seule chose qu’il lui reste, des lianes qu’il lance vers son aimé dans l’espoir de reconstruit ce pont qu’il a brisé ou laissé se brisé qu’importe qui est le responsable. Je n’abandonnerais pas, tu m’entends ? Il cri, il hurle, un a moi, absolu, propriété. C’est son cœur battant qui hurle et vocifère ! Et ce seul mot résonne, fonctionne, touche en plein cœur. Aaron cesse de se débattre. Wolfgang colle son front contre son aimé, le contemplant, espérant un regain de désir de vivre, une bref lueur d’espoir, un signe n’importe lequel qui lui montrera qu’il est encore là, quelque part. L’eau chaude ou tiède qu’importe, coule, embarquant tout avec elle, y compris les larmes versés, les traces de sang, et les marques de lutte, mais elle n’enlève pas les cauchemars, elle n’efface pas les cicatrices, le colier de chair à vif sur la nuque de Wolfgang, la chair dévoilée, putréfiée, rongée par l’argent comme de l’acide un peu partout sur le corps de son aimé. Leurs corps sont marqués par le même mal, mais leurs esprits ne réagissent pas de la même manière. Wolfgang lui s’est accroché à sa haine et à sa colère pour survivre à tout ce bordel, il ignore à quoi s’accroche Aaron, il aimerait que ça soit à lui, à leur amour, à eux, à ce lien unique qui les transcende. Accroche toi à moi, ne laisse pas tomber, pas maintenant, pas après tout ce qu’on a traversé.

Une main posée sur cette joue trop froide, il braque ses prunelles dans celle de son aimé qui baisse les siennes. Le rideau se baisse, fin du spectacle. Mais le chasseur refuse. Il ne l’abandonnera pas. Pas à elle, cette sale garce qui rode autour de son aimé, léchant un peu trop près ses membres. D’une jalousie maladive, il s’empare de son aimé et le secoue, lui ordonne de se transformer. Il le hurle, le beugle, il sait que la rage appel la bête, que la violence et sang appelle la bête. Il n’a pas envie de le frapper, mais le fera si c’est nécessaire. « Non. » chuchote l’autre. Wolfgang n’accepte pas ce refus, il l’ignore et beugle à nouveau pour obtenir la même réponse. Wolfgang s’en moque. Il se moque du prix à payer pour le garder pour lui, son unique, alors il lève une main tremblante et gifle de toutes ses forces son aimé. Le chasseur regarde son aimé valdinguer, mais aucune lueur encore bestiale dans les prunelles. Il sent l’odeur de la bête, mais elle n’est pas encore assez forte. Peu importe, il lève sa main et frappe à nouveau. Vas-y, défends toi, vas-y ! Aaron est un alpha, ce qui veut dire que même lorsqu’il abandonne, la bête elle ne lâche pas, la bête a besoin de dominer, besoin de faire couler le sang, de mordre dans la barbaque, la bête peut se réveiller même sans que la lune ne soit pleine. Wolfgang ignore ce qu’il est lui-même, mais la bête de Aaron a toujours été la plus forte, bien plus puissante que la sienne. C’est l’équilibre que Aaron a atteint qui a fait de sa bête une créature aussi féroce et redoutable. Il sent les chaînes se briser. Son aimé gronde brusquement, ses prunelles sont plus animale. Wolfgang est bousculé, et finit allongé, le dos contre le carrelage froid. Le chasseur relève les yeux devant une gueule à mi chemin entre l’humain et la bête, la transformation va s’opéré, la bête est déjà là. Il sent son haleine de prédateur, son regard de prédateur, et lui ? Il n’est qu’une proie, un intru. Leurs bêtes se connaissent avant, mais qu’en est-il maintenant ? D’autant que celle de Wolfgang est bien muselée à l’intérieur. Le chasseur n’a jamais fait que chercher à combattre sa bête. Il ne peut pas l’appeler comme ça, l’invoquer. Il dégluti péniblement. Et maintenant ? C’est bien lui ça, de foncer tête baissée sans prévoir de plan B ni de sortie de secours. Aaron bascule sur le côté, hurlant de douleur alors que chaque os en lui se brise, se transforme. Wolfgang comme envoûté, roule sur le sol, puis s’approche, tremblant, tendant la main vers son unique sans oser le toucher. Il n’a jamais pu supporter les cris de douleur de son aimé. Soudainement il l’entend renifler et braquer ses prunelles animales sur lui. Wolfgang recule prudemment sa main. « VA-T'EN ! » Wolfgang comprend l’avertissement, il vérifie d’un coup d’œil les fenêtres, celle de la salle de bain n’a pas les volets de fermé mais tant pis. Il est la proie ce soir, et tant que ça en restera ainsi, le loup ne sortira pas de l’appartement pour traquer des humains dehors. Le chasseur se met à courir. Une seule idée en tête, foncer vers la cuisine et espérer que Aaron a acheté un morceau de viande. Il court, glisse sur les flaques d’eau rougis, se casse à moitié la gueule, se prend la porte de la salle de bain, s’y agrippe, se relève et tire la porte derrière lui. Ca tiendra quoi ? Deux secondes, même pas ? Il s’élance vers le séjour, puis la cuisine minuscule. Où est le frigo déjà ? ah oui. Il l’ouvre… Rien, ou presque. Des sauces, deux pauvres Knaaki se battant en duel. « Merde ! » lâche-t-il avant d’ouvrir le congélo. Des findus… super ! Il sort les knaaki et les balance derrière lui. Bon ça ralentira quoi, une seconde chrono même pas ? Il entend le loup ravager la porte de la salle de bain. Il sent l’odeur du loup emplir tout l’appartement. Mission n°1 empêcher Aaron de sorti, mission n°2 survivre à cette nuit. Le chasseur sait qu’il est résistant mais sous cette forme là, pas assez. Il sait en revanche que les loups n’apprécient pas beaucoup le feu, mais s’il lui fait peur, il s’en ira, et puis il va pas foutre le feu à l’appart quand même ? Il se rue vers la chambre et referme la porte derrière lui entendant la respiration forte du loup juste derrière la porte. « Fais chier ! » Aaron pourrait le forcer à se transformer mais pour ce qu’il en sait, il ne reste plus grand chose de Aaron à cet instant. Il doit alimenter la bête, mais sans mourir dans l’histoire… Il cherche à la va-vite quelque chose mais comment pourrait-il utiliser ses armes ? Foutre le feu finalement ce n’était pas une si mauvaise idée ? Le loup va s’attaquer à la porte, et merde !



Grâces sataniques
❝ Disease spreading death, Entire population dies, Dead before you're born, Massive suicide. Vicious game of fear, it's all extermination now, poison in your veins. Global genocide. Slaughter Governs law, the apocalypse begins. Pain become the norm, seeking homicide. Beware the coming storm. That starts illuminating fires. God is laughing hard.Man has gone insane. World painted blood, No sanctuary.

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In the shadow of your heart ft. Aaron

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