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 In the shadow of your heart ft. Aaron

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ADMINHE IS A SCARY WEREWOLF. RUN FOR YOUR LIFE.


PSEUDO : Eden Memories
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JOB : Chasseur pour l'Enclave, assistant dans une pompe funèbre
APPARTENANCE : Enclave
CAPACITES : Pyrokinésie, force surhumaine, guérison plus rapide, rapidité surhumaine, manipulation des runes, rêves prémonitoires
MOOD : Servez moi à boire ou je bute tout ce qui bouge!

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MessageSujet: In the shadow of your heart ft. Aaron   Sam 14 Avr - 12:35




In the Shadow of your heart

Prélude


Wolfgang ouvre la porte du minuscule ascenseur et laisse Aaron sortir en premier. La porte de l’appartement est encore ouverte, de lorsqu’il est sorti en trombe pour chercher son amant, fou d’inquiétude. Le chasseur pousse la fameuse porte du bout des doigts. Il ne sait pas encore comment faire avec Aaron. Ce dernier a été particulièrement usé par cette marche. Wolfgang aurait aimé appeler un taxi mais comment expliquer l’état des deux hommes, comment expliquer tout ce sang et empêcher le chauffeur de les déposer au commissariat ou l’hôpital le plus proche ? Il a soutenu son aimé tant qu’il a pu, et que Aaron l’a laissé faire sur le chemin. A chaque pause, à chaque essoufflement, à chaque pas trop incertain, Wolfgang guettait son aimé du regard, toujours aussi inquiet. Une telle marche semblait être un trop gros effort. Même s’il avait avalé du sang de vampire, et que ce dernier guérissait lentement les blessures, et le corps abîmé, achevait de chasser le poison, cette marche était trop longue. Wolfgang se rappelait sur le chemin les conseils que lui avait donné Aaron lorsqu’ils apprenaient tous justes à se connaître. Ils étaient alors allongés l’un contre l’autre, couverts de sueur, un sourire béa aux lèvres de ceux qui viennent de connaître l’orgasme et dont l’esprit est encore sur un petit nuage, très loin de la réalité. La main de Aaron dessinait sur le torse du chasseur lorsqu’il suivit une ligne de cicatrice. Le regard du lycan était devenu plus… plus ancré dans la réalité, et avait cherché le regard du chasseur. Il se rappelait encore aujourd’hui comment Aaron avait réussit à le percer à jour. Il avait compris qu’une telle cicatrice ne s’obtenait pas avec un simple combat contre un autre lycan. Presque fâché, il lui avait demandé pourquoi il traquait des vampires. Wolfgang haussa alors les épaules. Parce qu’il était fait pour ça. Il cachait bien souvent son identité à ses amants et maîtresses, il n’aimait pas qu’on sache ce qu’il était, parce qu’il en avait honte, parce qu’il était monstrueux. Moitié chasseur, moitié lycan, une abomination de la nature, un monstre, une bête de cirque. Il ne voulait pas voir le regard de son amant s’emplir de complaisance ou pire de pitié, il ne voulait pas plus y voir l’horreur ou la répulsion. Mais Aaron le regarda comme s’il avait déjà compris, presque amusé du trouble du chasseur. Il se contenta de dire que s’il s’était transformé en loup au moment où il avait reçut ce coup, cette blessure, il n’aurait sans doute plus aucune cicatrice aujourd’hui. Revenant à la réalité, oubliant le passé, le chasseur ne conserva que le conseil utile et pleinement justifié. Aaron devait se transformer pour guérir complètement. L’appart n’était pas le lieu idéal pour cela, mais jamais son aimé le laisserait faire, il avait obstinément voulu rentrer, il n’avait que cela à la bouche, il faut rentrer à la maison, il se fait tard, on va s’inquiéter, on aurait dit une vieille comptine qu’il répétait en boucle.

En poussant la porte, Wolfgang observa Aaron renter à l’intérieur de l’appartement. Alors qu’il contemplait la silhouette branlante de son aimé, le chasseur réfléchissait à comment faire pour parvenir à pousser son aimé à se transformer. Allait-il accepter de le faire ? Allait-il simplement obéir aux injonctions de son aimé, et comment allaient-ils diantre faire pour ne pas ruiner l’appartement ? En attendant, le chasseur poussa le verrou sur la porte. Il s’avança vers Aaron, posant ses mains sur ses épaules, il chuchota d’une voix douce : « Et si tu allais prendre une douche ? » Il savait que Aaron était très loin de son état normal, qu’il fonctionnait à cet instant comme un somnambule marchant sur un fil invisible au-dessus du vide. Mais l’invitation faite avec une voix presque séductrice devrait fonctionner, Aaron n’avait jamais réussit à dire non à cette voix là, ni même à lui résister. Il le poussa un peu vers la salle de bain pour être certain qu’il s’y rendrait. Même en état de choc… c’était un besoin que Aaron devait ressentir. Puis après avoir fermé la porte de la salle de bain derrière lui, Wolfgang alla fermer tous les volets métalliques, s’assurant ainsi que la bête ne pourrait pas sauter par la fenêtre. Il n’avait jamais tenté une telle chose auparavant, mais il n’avait pas le choix. Les blessures infligées par les chaînes en argent ne guériraient pas sinon, et Aaron avait assez de cicatrices comme ça. Son psychisme avait besoin qu’il guérisse, et au plus vite. Wolfgang avait conscience de la dangerosité de sa décision, mais il voulait protéger Aaron, il voulait l’aider, et se disait que sa force de chasseur et de lycan suffirait pour contenir l’autre, au pire qu’est-ce que quelques griffures et morsures ? Quand il eut finit sa tâche, il gagna la salle de bain. Grattant la porte avant de l’ouvrir, il ne savait pas trop à quoi s’attendre en l’ouvrant, mais il devait avouer qu’il n’avait pas songé une seule seconde au fait que laisser seul Aaron pouvait être dangereux à cet instant. Non c’était stupide. Il devenait paranoïaque à présent. « Tu me permets de te rejoindre ? » demanda-t-il sur sa voix faussement sexy. Évidemment qu’il songeait à tout autre chose qu’à prendre simplement une douche ensemble. Mais étant donné l’état second de Aaron, il ne savait pas exactement comment jouer la partie, il savait seulement que Aaron n’avait aucune conscience de la situation réelle, qu’il était dans un état second. Le chasseur ouvrit la porte avant d’obtenir une réponse.

HS: J'ai un peu fait agir Aaron du coup, donc si ça ne te conviens pas, mpotte moi, j'éditerais! En espérant que mon idée te plait.


"pour la suite":
 



Grâces sataniques
❝ Disease spreading death, Entire population dies, Dead before you're born, Massive suicide. Vicious game of fear, it's all extermination now, poison in your veins. Global genocide. Slaughter Governs law, the apocalypse begins. Pain become the norm, seeking homicide. Beware the coming storm. That starts illuminating fires. God is laughing hard.Man has gone insane. World painted blood, No sanctuary.

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MessageSujet: Re: In the shadow of your heart ft. Aaron   Lun 23 Avr - 12:46

L’esprit est embrumé, l’être est fracassé. Plus de raison, ça s’effrite, s’évapore, lui donne mal au crâne. Pas de larmes, pas de jérémiades. Silence absurde et dérisoire. Effrayant besoin de se taire et d’écouter ce qui les entoure. L’épouvante est passée mais l’adrénaline continue d’irriguer allégrement l’organisme détruit, lacéré, écartelé. Une sensation désagréable court le long de son échine, la bête gronde mais ne se manifeste plus visiblement. Tout est dans la retenue, la peur de démolir la dépouille qui s’agite et tangue. Aaron n’est plus qu’un polichinelle aux coutures défaites et aux tissus troués et tâchés.
L’instinct guide les pas et le souffle. Asphyxie. La présence de Wolfgang durant le trajet l’étouffe. Chaque effleurement, provoque un besoin féroce d’hurler, de frapper ou de mordre. Stupidité qu’il tente maladroitement de refouler. Le loup a la nécessité de s’écarter, de se débrouiller. Le dominant ne supporte pas ses faiblesses et ses échecs. Il ne peut endurer ses blessures, là, éparses, dégoulinantes ou suintantes, à la vue de tous. La colère le ronge de l’intérieur, et la moindre œillade dans la direction de sa moitié provoque une douleur supplémentaire, indicible, écœurante et magnifique pourtant. Le cœur manque un battement et la folie tournoie. Il est cinglé, malade, bon à abattre. Bestiole foireuse. Il l’aime à en crever.
Cervelle putrescente. Elle coulera bientôt par les narines. L’idée a de quoi le faire sourire. Autodestructeur à souhait, il aimerait simplement finir le travail. Ouvrir les veines de ses bras, de son torse et de ses jambes. Se purger du sang de cette saloperie, nettoyer ses artères de l’infâme poison. lui-même. lui-même. Il n’a besoin de personne d’autre que lui-même. Le songe se répète inlassablement, sa mémoire se brouille et ses paroles se distordent. Mauvais présage. Aaron s’en fout, il est à côté de la plaque, littéralement à la masse. Réalité déformée, l’horizon se modèle selon ses aspirations et ses délires. Hallucinations auditives. Puis visuelles. Impression immédiate qu’une multitudes de vers lui grimpent sous la peau, lui mangent ou grignotent voracement les muscles. Ca se tortille et ça prolifère en dessous de l’épiderme. Il regarde, s’attarde sur les détails. Retient sa respiration. La crise est sur le point de le faire éclater en sanglots, ou bien de rage. Il se concentre, se musèle, et sa bête l’enroule et se prélasse en son sein. Apaisement des sens.
L’ascenseur. Comment est t’il arrivé là ? Il n’en a aucune putain d’idée. La porte s’ouvre, le grillage avec. Et le voilà sur le pallier de son appartement. L’entrée est encore ouverte. Aaron se tourne de côté, légèrement, et mire attentivement l’expression de Wolfgang. Du dégout ? Il y lit du dégout ? Sa gorge se serre et ses poings se crispent. Aaron ne voit pas ce qu’il devrait. La fièvre n’est pas retombée, et le choc endigue la véracité des choses. Divagations. Danger, le bouton rouge clignote mais il n’y fait pas attention. Une hargne aveugle, et de la tristesse mêlée. Sa frimousse balance en avant, et ses prunelles de bronze scrutent dorénavant, imperturbables, le parquet. Les deux hommes pénètrent dans le logement et le verrou se referme dans leur dos. Aaron sursaute. Les bruits sont trop forts, et les sentiments exacerbés.
Des poignes se posent sur ses épaules et une haleine tiède lui chatouille l’oreille. « Et si tu allais prendre une douche ? » Le chasseur le pousse dans la bonne direction et Aaron obtempère, semblable à un gamin perdu, fatigué, usé. Qui n’a même plus le courage de se rebeller, de refuser, de contredire les ordres prononcés par plus vieux et plus grands que lui. Le loup se contente d’hausser les épaules. Et d’une démarche inquiétante, il s’en va vers le lieu saint. Le lieu blanc, et bleu. Douche au bac blanc, lavabo, serviettes, tapis, gants de toilettes, brosses à dents, savons, gel douche… Ses iris vont et viennent sur les objets de la pièce, et sa bouche s’entrouvre. Incohérence, incompréhension peut être. Il a des difficultés à remettre un nom ou une utilité sur les choses.
Lentement, Aaron pousse la porte. Elle se claque. Intimité. Coupé du reste de l’univers. Il s’approche du miroir au dessus du lavabo, et lorgne son reflet. Cernes grises sous les yeux et mine de déterré. Cheveux poisseux. Hématomes verdâtres ou violets. Des traces d’hémoglobine. Beaucoup trop. Aisément trop. Un frisson, qui se mue en tremblements convulsifs. L’ange démantibulé par plus puissants que lui, enlève son teeshirt. Et geint lorsque le vêtement se décolle de ses plaies, arrachant les croutes d’un début de cicatrisation merdique. Il jette à terre le chiffon, abandonne à la va-vite ses baskets et entreprend d’enlever son jean rêche et moite. Le geste lui tire des gémissements. Lèvres closes et sourcils froncés.
Dans la douche, il s'y laisse choir. Les omoplates contre le mur dallés. L’eau tiède se met à tomber sur sa silhouette fantomatique. Il se recroqueville sur lui-même, tête enfoncée entre ses genoux. Le chapelet qu’est sa colonne vertébrale, se dessine élégamment et ses côtés saillent. Et la flotte se mélange au fluide écarlate. Il saigne, il saigne, il saigne. Et ne ressent absolument rien. Plus rien.
Un rasoir, qu’il a cassé. Le plastique est tordu. Une lame arrachée, substituée. Elle a glissé sur sa cuisse, ripé, ouvert, dépiauté. Là où la plus grosse et longue cicatrice demeure. Rituel, presque. Les chasseurs commençaient toujours par là. Aaron relève le museau, à semi dans les vapes. Plisse les paupières, et ne saisit pas. Pas de chasseurs. Pas de torture. Alors quoi ? Ses pupilles s’attachent à la nouvelle plaie. Nouvelle ? Son bras saigne. L’autre aussi. Il papillonne des cils, réinvestit le présent, et repart aussi vite. L’acier tranchant, coupe, coupe, coupe. Il bande en même. Il sourit enfin. Aaron esquisse cette grimace, et la souffrance altère l’ensemble. Il ricane et la violente panique le submerge. Il sent que quelque chose bouge, que quelque chose rampe. Son pouce s’enfonce dans l’estafilade de sa cuisse. De l’aine au genoux.
Il presse, triture, gratte avec son ongle qui se change en griffe. Et il frotte, écarte, il laboure et appuie plus fort. Le pouce est aussitôt aidé par l’index et le majeur. La mutilation est telle qui ne réussit plus à bouger la jambe. Cela l’inquiète ? Non. Aaron n’en a pas conscience. Ce qui l’horrifie sont les asticots laiteux et grassouillets qui se dandinent et s’extirpent de l'ouverture.
« Tu me permets de te rejoindre ? » Il entend, sans pour autant percuter. On attend une réponse de lui ? Impossible de s’exprimer. La porte tourne sur ses gonds, il relève le minois. Et braille. « SORS D’ICI ! SORS ! DEGAGE ! » Aaron veut seulement l’éloigner. Le protéger. Ainsi, le petit loup explose, là, nu, assit dans le fond de la cabine de douche où une petite marre rouge se forme. Le mollet de sa jambe tendue et mutilée, en dehors de la cabine. 3 orteils, on l'en a déjà amputé de deux. Et si il enlevait les trois derniers ? Il doit les enlever, il le sait. Il le fera après. Les asticots ne lui mangeront pas le pied.
L’autre jambe pliée, le pied callé contre la vitre. Une trique remarquable et trois doigts griffues enfoncés comme dans un morceau de steak cru. Sa cuisse. Blessures diverses, boursoufflées. En voie, laborieuse, de guérison. Il rabaisse derechef sa bouille fiévreuse sur son œuvre, et sans porter plus d’attention à Wolfgang, se remet à chercher, et surtout enlever avec une frénésie redoublée, les vilains envahisseurs.