[table][tr][td width=500px]
[center]RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Shadow of the night

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Modératrice


PSEUDO : Azra
MESSAGES : 255
AGE DU JOUEUR : 28
COPYRIGHT : Azra pour l'ava, tumblr pour les gifs
AVATAR : Katharine McPhee

JUKEBOX : Touch Me — Katharine McPhee
JOB : Serveuse au Blue Night
APPARTENANCE : Mage
CAPACITES : Manipulation de la terre, vision des esprits
MOOD : Amnésique ^^'

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Shadow of the night   Ven 20 Juil - 10:33

Antanasia vient de finir sa journée de travail. Enfin, sa nuit plutôt. Car il est presque deux heures du matin quand elle quitte le Blue Light pour rentrer chez elle. La soirée a été bien chargée. Elle a réussi à se faire un joli petit pourboire et elle pourra peut-être s’acheter un livre en plus… ou quelques vêtements. On ne pouvait pas dire qu’elle en possédait beaucoup. En même temps, cela ne faisait que quelques mois qu’elle était à Prague, après un accident de voiture qui lui aurait fait perdre la mémoire. Elle s’inquiétait de ne pas la voir revenir. Même son médecin, même s’il s’évertuait de la rassurer, se demandait ce qu’il pouvait bien se passer dans son cerveau. Peut-être devraient-ils prévoir un rendez-vous avec un neurochirurgien… Ou des séances d’hypnose. Pour l’instant, il lui avait conseillé de se préparer des concoctions à base d’herbes. Ce serait assurément plus doux pour son organisme… et d’une façon ou d’une autre, Antanasia avait apprécié l’idée. Elle n’avait pas l’impression que ça lui apportait grand chose, mais soit. C’était mieux que de se bourrer de médicaments. Elle sortit le iPod qu’elle s’était offert il y a peu de son sac et glissa les écouteurs dans les oreilles. Evidemment, elle se mit à fredonner, comme à chaque fois qu’elle entendait une mélodie. La main cramponnée à son sac, elle monta dans le tramway qui allait la mener jusque chez elle. Le quartier n’était pas des plus reluisants, son appartement non plus, mais elle l’aimait pour l’immense parc qu’il abritait.

En descendant du tramway, elle hésita un instant. Les lampadaires clignotaient et projetaient plus d’ombre que de lumière. Elle avait le choix entre faire les quelques mètres qui la séparaient de son immeuble ou marcher un peu plus pour aller se promener dans le parc. Elle pouvait en voir la cime des arbres un peu plus loin. Dans le clair de lune, ils semblaient irréels, comme venus d’un autre monde, d’une autre dimension. Une légère brise chassa les relents de pollution de la ville pour lui apporter l’odeur épicée de la sève et de l’herbe mouillée. Elle pouvait presque entendre le clapotis de l’eau sur les berges. Un sourire heureux fendit son visage et, remontant la lanière de son sac sur son épaule, elle s’élança vers le parc. Son pas était léger, même si ses escarpins frappaient le sol presque en rythme avec la musique. Elle fredonnait toujours, sa voix s’élevant dans les airs comme une ode à la lune. Quand elle arriva près du parc, elle courait presque. Elle s’arrêta à l’entrée, encore un peu hésitante. Tout l’appelait vers l’endroit, à un point où c’en était presque dérangeant. Un peu plus loin, dans les immeubles délabrés, des bruits sourds retentissaient. Sa voix mourut sur ses lèvres et ses doigts se resserrèrent sur son sac. Peut-être n’était-ce qu’un animal enfermé. Peut-être aurait-elle du rentrer directement chez elle. Il était deux heures du matin passées, que diable faisait-elle encore dehors dans ce quartier par très sûr ? Elle avait le choix entre s’enfoncer dans le parc et se dissimuler dans l’ombre protectrice des arbres ou aller voir ce qu’il se passait dans l’immeuble. En prenant le risque qu’il s’écroule sur elle. En prenant le risque que toutes les héroïnes stupides de film d’horreur prenaient… Pour finir morte avant même d’avoir fait un pas dans le bâtiment. Elle secoue légèrement la tête. Elle veut aller dans le parc. Pas au devant d’un danger potentiel. Mais peut-être n’était-ce qu’un chat sauvage ou une créature de la même sorte qui était coincée sans pouvoir sortir. Sans eau et sans nourriture.

Antanasia mordilla sa lèvre inférieure et décida de se rapprocher du bâtiment, laissant une partie de son cœur près du parc. Elle se sentait tiraillée en deux. D’un côté, il y avait la promesse de la caresse de l’herbe sous ses pieds… De l’autre, il y avait cette attirance qu’elle ne s’expliquait pas pour l’adrénaline. A mi-chemin de l’immeuble, elle enleva ses chaussures. Non pas pour faire moins de bruit mais pour pouvoir fuir plus vite sans se péter une cheville. Les graviers étaient désagréables, s’enfonçant dans la plante de ses pieds mais elle continua à avancer. Sur la pointe des pieds, elle arrive près de la porte. Elle se rend compte que son iPod chantonne toujours dans ses oreilles. Sans couper la musique, elle se débarrasse des écouteurs et essaie de voir par la vitre encrassée sur le côté de la porte. Elle ne voit bien. Mais n’insiste pas non plus. Combien de fois elle a sursauté quand un truc se jetait derrière la fenêtre dans les film ? Se mordillant toujours la lèvre inférieure, elle voulait juste partir et retourner dans le parc. S’asseoir dans l’herbe et glisser ses pieds meurtris par les graviers dans l’eau fraîche. Sa main se pose sur la poignée de la porte. Elle lui applique une légère pression et elle tourne. Antanasia se fige, pas sûre du reste. Pourtant, elle finit par entrouvrir la porte et s’écarte au cas où une bestiole affolée en sortirait en trombe. Elle n’avait pas envie de se faire attaquer par un chat enragé. Mais rien ne sortit. Elle fronça les sourcils. Elle avait pourtant bien entendu un bruit, non ? Ou peut-être la créature avait-elle trouvé un carreau brisé pour sortir… C’était bien probable.

Antanasia passa toutefois la tête par la porte entrouverte. Son regard ne percevait rien dans les ténèbres de l’intérieur. Il y avait bien un ou deux rayons de lune qui passaient par des vitres un peu moins crasseuses mais elle ne voyait rien. Il y a quelqu’un ? demanda-t-elle sans pour autant élever la voix. Celle-ci se répercuta contre les murs et s’amplifia alors qu’un écho aurait du mourir à chaque répétition. Elle poussa un peu plus la porte pour entrer. La pièce semblait vide mais elle ouvrait sur plusieurs portes. Elle en choisit une au hasard et la rejoignit, tout en faisant attention où elle posait les pieds pour ne pas se les écorcher sur un morceau coupant. Nouvelle porte. Nouvelle énigme. Elle avait l’impression de se trouver dans un mauvais jeu télévisé. Hého … ? Elle entend un bruit, sursaute. Il vient de derrière la porte devant laquelle elle se trouve. De nouveau, elle pose la main sur la poignée et la tourne doucement. Elle a l’impression de faire autant de bruit qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Dans l’entrebâillement, elle aperçoit une silhouette. Bien humaine mais trop rapide. Elle pousse un petit cri aigu et bat en retraite vers la porte d’entrée, à reculons. Elle craint que ce soit encore une hallucination. Que celle-ci ne la poursuive encore une fois jusqu’à ce qu’elle tombe au sol et se tortille dans tous les sens… de dégoût et de plaisir. Elle ne veut pas. Elle aurait du aller dans le parc. Elle se retourne pour fuir un peu plus vite. Elle ne regarde pas où elle marche. Dans son pied un objet s’enfonce. Elle pousse un nouveau cri mais continue de courir, laissant une petite traînée sanglante sur le sol. A chaque pas, le morceau coupant s’enfonce un peu plus dans son pied. Elle arrive sur le pas de la porte. La lumière de la lune la réconforte. La brise portant les fragrances du parc aussi. Elle prend cette direction plutôt que d’essayer de rejoindre son immeuble. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle est persuadée qu’elle s’y sentira mieux. Elle y est presque quand une silhouette se dresse devant elle. Elle pousse un cri, sursaute et retombe les fesses sur le sol. Ses escarpins lui échappent des mains et rebondissent un peu plus loin. Sa robe s’entortille autour de ses jambes, se coince sous son corps comme une prison, comme une camisole de force. NON ! Elle ne parvient pas à discerner la silhouette dans la pénombre de la rue, comme si la lune refusait de l’éclairer. Elle ferme vigoureusement les paupières, comme quand elle veut chasser ses hallucinations. Non non non non non non…


Shake It Out
And it's hard to dance with a devil on your back. So shake him out. And I'm damned if I do and I'm damned if I don't. So here's to drinks in the dark, at the end of my rope. And I'm ready to suffer and I'm ready to hope. It's a shot in the dark aimed right at my throat. 'Cause looking for heaven, for the devil in me. But what the hell, I'm gonna let it happen to me. © Smash'


Ceux qui la connaissaient par le passé l'appellent Lutesia Codrescu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MODO ▬ BREAKING BONES, BREAKING LIFE.


PSEUDO : SWAN
MESSAGES : 307
COPYRIGHT : SWAN et TUMBLR
AVATAR : I. SOMERHALDER

JOB : Responsable du trafic des poches de sang. Il s'occupe de masquer tous les crimes des vampires.
APPARTENANCE : PRIMOGENE DE LA CAMARILLA
CAPACITES : Obténébration N.2 et Domination N.2.
MOOD : Créative ...

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: Shadow of the night   Lun 23 Juil - 10:25

La nuit, ténèbres obscure et seule compagne depuis des siècles. Roman fixait les étoiles avec une lassitude non feinte, tandis que ses hommes s’étaient chargés de nettoyer le dernier repaire. Il avait cette fois pris soin de choisir un endroit insolite. Un immeuble paumé et désaffecté dans Holešovice. Le trafic était correct aujourd’hui et ses clients seront plus que ravis. Mis à part l’un de ses incompétents de chien qui avait renversé une caisse de poches, en écrasant deux ou trois au passage. Ca le tiraillait, éveillant sa faim vorace. Il ne s’était pas donné la peine d’offrir un peu de son sang à la meute sous sa clique, trop énervé par le gaspillage. Maintenant, il s’ennuyait profondément et surtout ces jours-ci. Bras croisés, il continuait de lever sa bouille maussade vers la constellation, y voyant un spectacle bien plus surprenant qu’un pauvre œil humain ne pourrait le faire. Tout lui semblait à portée de main, et les premiers jours de découverte, il y avait de cela plus de trois siècles, l’avaient ravis. Jusqu’à ce que l’ombre ne l’envahisse, et qu’il n’y voit plus que les ténèbres. Le vampire, perchait sur le toit se sentait pour une fois en paix, la solitude ne le dérangeait pas. Le vent frais à cette hauteur fouettait sa frimousse pâlotte, l’odeur de l’herbe fraiche lui revenait en plein dans les naseaux et apaisait celle du sang qu’il gardait encore sur la langue. Cette soif terrible qu’il ne parvenait toujours pas à totalement contrôler, dès qu’il s’éloignait du droit chemin en oubliant ses devoirs. Un faible sourire apparait sur ses traits, peut-être bien qu’il avait le droit à un petit surplus après tout, il était nettoyeur dans cette ville. Il pouvait faire ce qui lui chante. A quoi pensait-il, il avait parfaitement le droit.Ses pieds qui pendaient dans le vide se plièrent avant de s’étendre à nouveau, la vue était magnifique et lui en était parfaitement insensible.

Connard blasé et éhonté. Le sol était à des mètres de là. Et sans prévenir il bondissait, plongeant dans les ténèbres et atterrissant tel un félin sur l’herbe, sans le moindre bruit. Mis à part celui de ses pieds qui s’écrasaient avec force dans l’herbe trop épaisse, recouvrant son vacarme. Débraillé et décoiffé et les cheveux hérissé sur son crâne, Roman tourna les talons pour suivre le sentier, avant de stopper net son geste. Il venait d’entendre quelque chose, un son qu’il ne connaissait que trop bien. Des petits battements frénétiques qui déclenchèrent un sourire carnassier. Il humait, sentant l’odeur de la peur, fermant les paupières pour s’en délecter. Une petite souris trop curieuse se serait-elle aventurée trop près de son repaire ? Pauvre petite chose inconsciente. Mélangée à l’odeur du fer il sentait néanmoins autre chose, une vague odeur de … magie. Ses iris éclatèrent, brillantes d’un bonheur malsain. Elle n’en serait que meilleur. Oui, elle. Car à travers la fenêtre brisée il pouvait entrevoir la brune fragile. A peine avait-elle tournée la tête en sa direction qu’il avait disparu, bondissant à l’intérieur tel un courant d’air. Le chat venait de trouver sa souris. Dans sa pièce il entend les pas peu discret de la brune. Restant sans mouvement, statique, il attendait qu’elle n’entre avant de disparaitre à nouveau pour bondir au plafond, accrochant ses mains coriaces à une barre de fer. Dos au coin du mur, il posait ses pieds sur chaque fronton, bras soulevés tout en penchant la tête. Mignone la petite. Alors qu’elle vagabondait de pièces en pièces lui changeait, s’arrangeant pour toujours se trouver dans celles qu’elle découvrait.

Jusqu’à ce qu’il décide de la laisse l’apercevoir, une vague seconde alors qu’elle entrouvrait la porte. C’était suffisant pour la faire fuir. La simple chimère vague est inconnue qu’il représentait, avait fait grimper la tentions de celle qui semblait être plus qu’une humaine. Sorcière. Suffisant pour qu’il jubile et ne commence la chasse. Alors qu’elle court, se débâtant comme une pauvre petite bête, lui marchait d’un pas lent, haussant un sourcil. Pourquoi diantre fallait-il qu’ils fassent tous ça ? Et la voilà qui poussait déjà son premier cris avant qu’il ne la touche. Intéressant, l’odeur de l’hémoglobine étair plus forte. Ses petits pieds nus avaient du se prendre une écharde de la caisse fracassée plus tôt sur le sol. Tant mieux. Elle serait particulièrement facile à retrouver. Le vampire avançait d’un pas plus rapide, observant la pauvre inconsciente courir au clair de lune. L’impulsive enfant venait de se jeter dans le labyrinthe de la mort. Arpentant les rues du quartier peu fréquentable. Les pavés claquèrent sous ses pas rapides, qui s’effacèrent sous la vitesse de son avancés. Le mirage prit forme en face de l’idiote qui venait de se piéger d’elle-même dans son étoffe. Dos à la lune il penchait la tête, souriant avec malice. Ses petits yeux écarquillés reflétaient sa peur dévorante et onctueuse. Son odeur n’en était que plus alléchante. Et elle avait beau se répéter, supplier, il n’en avait cure. Alors doucement, il s’approcha, montrant son visage. Il allait jouer avec elle. « Euh … Vous allez bien ? ». Demandait-il d’une voix naturel et inquiète. Parfait petit comédien sans cœur. Sa face de psychotique prenait l’air doucereux de l’homme qui s’alarme, jouant avec la petite bête apeurée qui semblait bien manquer de souffle. « Faut pas trainer ici la nuit vous savez. ». Ajoute-t-il en lui tendant une main ferme. « Vous voulez faire tuer par un psychopathe ou quoi ? ». Hypocrite, lui ? Il scrute l’aura de la jeune femme, se doutant qu’elle devait voir la sienne dans l’obscurité. Automatiquement, il se penchait, la tête sur le côté. Tout en scrutant son regard. Son pouvoir implosait alors. Hors de question de se faire avoir, de la voir se méfier de lui et partir en courant. Devoir la tuer sur le champ ne serait pas divertissant. La nuit serait bien trop longue et il avait hâte qu’elle ne se termine. Enfin, maintenant qu’il l’avait sous la main … Roman se jouait d’elle, se servant de son don de domination pour incruster une idée en tête. Le type qu’elle avait en face d’elle était parfaitement innocent, adorable, et elle aurait une total confiance. En espérant que cela marcherait, même s’il ne doutait jamais de lui-même.



❝ BAUDELAIRE → « Les sanglots des martyrs et des suppliciés Sont une symphonie enivrante sans doute, Puisque, malgré le sang que leur volupté coûte, Les cieux ne s’en sont point encore rassasiés ! »

Couleur Roman : #B09F91


Dernière édition par Roman D. Wheland le Mar 31 Juil - 12:56, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Modératrice


PSEUDO : Azra
MESSAGES : 255
AGE DU JOUEUR : 28
COPYRIGHT : Azra pour l'ava, tumblr pour les gifs
AVATAR : Katharine McPhee

JUKEBOX : Touch Me — Katharine McPhee
JOB : Serveuse au Blue Night
APPARTENANCE : Mage
CAPACITES : Manipulation de la terre, vision des esprits
MOOD : Amnésique ^^'

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: Shadow of the night   Jeu 26 Juil - 14:26

L’ombre s’avance sur elle. Elle crie. Elle ne veut pas qu’il la touche. Il ne ressemble pas tant aux hallucinations qui viennent la hanter. Non, celles-ci prennent toujours un malin plaisir à se jeter sur elle pour la toucher, comme si sa chaleur corporelle, sa rigidité, leur étaient indispensables, comme si rien que le fait qu’elle soit vivante les excitait. Elle frissonna dans la nuit plutôt chaude. Elle voulait reculer sur le sol, quitte à s’égratigner les mains sur les gravillons. Elle s’en fichait. Tout ce qu’elle voyait, c’était la silhouette au dessus d’elle, qui avançait. Elle ne voulait pas qu’il la touche. Mais alors qu’il faisait un pas de plus, il dévoila son visage dans un rayon de lune. A cette lueur blafarde, sa peau semblait terriblement pâle et ses cheveux d’autant plus sombres… mais à part ça, il semblait banal, comme n’importe quel homme qu’elle aurait pu rencontrer ici ou ailleurs. Euh … Vous allez bien ? Son ton est inquiet. Son visage aussi en prend les traits. Peut-être ne lui voulait-il pas de mal. Peut-être n’avait-il même aucun rapport avec ce qui lui avait fait peur dans le vieil immeuble. Peut-être était-il seulement un homme qui aimait se balader dans le parc la nuit. Qui sait ? Pourtant, elle fronce légèrement les sourcils et tourne la tête, comme pour protéger son profil avec la masse sombre de sa chevelure. Il lui tend la main. Faut pas trainer ici la nuit vous savez. Une réplique mordante mourut sur ses lèvres. Oh, elle le savait. Elle vivait dans le quartier. D’habitude, elle rentrait directement. Aujourd’hui, elle avait décidé de se laisser piégée par la tentation d’aller se promener dans le parc. Elle aurait du attendre le matin, ou un autre moment… mais pas alors que la nuit était la plus épaisse.

Alors qu’il s’était avancé plus près d’elle, sa main tendue, attendant qu’elle ne la prenne, elle discerna vaguement quelque chose autour de son corps. Comme une brume qui ondulait. Sanglante. Purpurine. Elle réprima un frisson. Vous voulez faire tuer par un psychopathe ou quoi ? Elle sursaute et lève les yeux vers lui, quittant des yeux la nouvelle hallucination qui lui enveloppait le corps. Oui, ce devait être ça… Ou alors qu’elle s’était fait mal en tombant et sa vision se brouillait. Pourtant elle ne s’était pas blessée à la tête. Dans la pénombre, le regard de l’inconnu lui apparut parfaitement azur. Entre la couleur de la mer des Caraïbes et celle de l’océan Atlantique… Même si elle ne se souvenait pas avoir jamais vu ni l’un ni l’autre. Peu importe. Il y avait un nombre assez important d’images sur internet pour qu’elle puisse faire la comparaison. Tumultueux mais chaud et séduisant… Cette frontière entre les deux… Elle cligne des yeux, incapable de répondre quoi que ce soit. Elle ne sait même plus s’il continue à parler. La sensation désagréable due à l’hallucination disparut et elle se décida finalement à prendre sa main. D’un geste vif et assuré, il la mit sur ses pieds. Elle dut poser une main sur son bras pour s’empêcher de basculer trop en avant. Soit il était bien plus fort qu’il n’y paraissait, soit elle était bien plus légère qu’il ne le pensait. Elle esquissa une grimace et une complainte s’éleva d’entre ses lèvres alors qu’elle soulevait son pied blessé. En courant, je me suis enfoncée quelque chose dans le pied… Je… Ça fait mal. Elle grimaça à nouveau. On ne pouvait pas dire qu’elle faisait preuve d’une conversation brillante. Evidemment que ça devait faire mal. Elle s’appuya un peu plus sur le jeune homme pour ne pas perdre l’équilibre. Elle devait lui paraître bien naïve et stupide. A trainer la nuit dans un quartier pas sûr et en plus courir pieds nus dans un vieil immeuble. D’habitude je rentre directement chez moi, mais j’avais envie de faire un tour dans le parc… Il a l’air magnifique, baigné sous le clair de lune… dit-elle en regardant ses pieds, gênée. Elle lève de nouveau les yeux vers lui. Elle se rend compte qu’ils sont vraiment très proches. Mais si elle s’éloigne, elle risque de tomber à nouveau, comme elle ne peut pas s’appuyer sur son pied blessé. Une légère teinte rose envahit ses joues et elle passe sa langue sur ses lèvres. Ça vous ennuierait de regarder ? Je sais que si on enlève le morceau, ça risque de saigner bien plus… mais je ne voudrais pas que ça s’infecte non plus… Elle mordille sa lèvre inférieure, ne sachant pas trop quoi faire… mais les mots sont sortis de sa bouche, ça y est. Maintenant, elle n’avait plus qu’à attendre sa réponse. Peut-être la laisserait-il se débrouiller toute seule… Après tout, elle s’était mise dans mouise toute seule. Elle pourrait toujours s’asseoir par terre et essayer de regarder son pied… D’enlever le morceau sans tourner de l’œil et ne pas se vider de son sang sur place. Oui, totalement réalisable, bien sûr ! Changeant légèrement d’appui sur son autre pied, elle leva de nouveau les yeux vers l’inconnu. S’il vous plaît ?



HJ : c'est tout petit, sorry Oops


Shake It Out
And it's hard to dance with a devil on your back. So shake him out. And I'm damned if I do and I'm damned if I don't. So here's to drinks in the dark, at the end of my rope. And I'm ready to suffer and I'm ready to hope. It's a shot in the dark aimed right at my throat. 'Cause looking for heaven, for the devil in me. But what the hell, I'm gonna let it happen to me. © Smash'


Ceux qui la connaissaient par le passé l'appellent Lutesia Codrescu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MODO ▬ BREAKING BONES, BREAKING LIFE.


PSEUDO : SWAN
MESSAGES : 307
COPYRIGHT : SWAN et TUMBLR
AVATAR : I. SOMERHALDER

JOB : Responsable du trafic des poches de sang. Il s'occupe de masquer tous les crimes des vampires.
APPARTENANCE : PRIMOGENE DE LA CAMARILLA
CAPACITES : Obténébration N.2 et Domination N.2.
MOOD : Créative ...

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: Shadow of the night   Mar 31 Juil - 13:55

On l’avait appelé pour effectuer un trafic discret et, il devait avouer ne pas avoir songé un seul instant à Holešovice. Certes ce coin était paumé, mais aussi fréquentés per les voyous en tout genre. Et inutile de préciser qu’il les avait en horreur. Même leur sang était indigeste. Comme un poison qui lui donnait envie de gerber toutes ses tripes. Néanmoins il s’était contenté, pour une fois, d’accepter sans contestation. La nuit était fraiche et agréable, peut-être qu’il en profiterait un peu. Il fixait le bout de viande en face de lui, bras pendus le long de son corps. Toutes les sensations provoquées par ce qui l’entourait n’étaient plus aussi amusantes qu’aux premiers jours à présent. Et c’était avec une lassitude constante qu’il se pavanait dans ce monde pourri par l’humanité. Le vampire se jetait une claque mentale pour revenir au présent, devant cette jeune sorcière qui semblait plus que paumée. Elle n’était pas très grande, un petit bout de femme tout mignon comme qui dirait. Mignone et sûrement très alléchante sous la langue. Il hésitait même à attendre car ses canines le démangeaient déjà. Il voyait ses petites prunelles qui se levaient vers lui un moment. Son masque repris l’apparence de l’honorable petit gars venant au secours de la demoiselle. A l’intérieur, c’est un éternel gosse impatiente mourant d’envie de faire mumuse avec son nouveau cadeau. Au lieu de ça, Roman décidait de se montrer galant. Non sans oublier d’hypnotiser la gamine avant. Il aurait bête qu’elle commence à courir partout en hurlant. « En courant, je me suis enfoncée quelque chose dans le pied… Je… Ça fait mal. ». Intéressant … Sauf qu’il s’en foutait, mais qu’importe. Malgré tout, et pour la forme il prenait un air compatissant. Soit une tronche de crétin. A vomir. « Oubliez pas de soigner ça. ». Il réalisait déjà son erreur. Ses mots sonnaient comme un adieu. Il ne la congédiait pas, il voulait la suivre, lui faire un tas de saloperies et la bouffer. Petites broutilles quotidiennes. Rien de plus simple. En tant que nettoyeur il pouvait largement se le permettre.

« D’habitude je rentre directement chez moi, mais j’avais envie de faire un tour dans le parc… Il a l’air magnifique, baigné sous le clair de lune… ». Tant d’insouciance … Etait-il aussi naïf à son âge ? Non, à cet âge-là, Roman chassait dans les bois, sous les regards des bêtes cannibales. Un chasseur chassé, un petit jeu qui virait vite aux cauchemars quand il ne gérait plus rien et que son père attendait à l’abri. Le danger ressemblait certainement plus à un plat qu’on mange au petit matin chez les Wheland. Inconsciemment il avait déjà commencé à tourner autour d’elle, mains jointe dans le dos. « Ça vous ennuierait de regarder ? Je sais que si on enlève le morceau, ça risque de saigner bien plus… mais je ne voudrais pas que ça s’infecte non plus… ». Elle se foutait de lui là ? « S’il vous plaît ? ». Non pas que ça le dérangeait, bien au contraire. Mais lui tendre se bout de chair taché du rouge vermeille ne l’aiderait pas contenir sa soif. Peut-être aurait-il du s’autoriser une deuxième poche de sang dans le lot du trafic. Au lieu de se montrer aussi professionnel. Un soupire, il retenait ses prunelles qui manquaient de s’élever au ciel et lui adressait un sourire charismatique. Qui dans sa tête semblait suinter l’ennuie. « Je peux pas faire ça ici. On y voit rien. ». Bien-sûr qu’il pouvait, il arrivait à voir chaque détail de la peau fragile, jusqu’aux veines alléchantes qui battait sous la chaire. « Vous vivez loin d’ici ? Si je vous laisse marcher, vous allez mettre un temps fou. Je devrai vous porter. ». Cela n’avait rien d’une proposition indécente et, la sorcière semblait éprouver bien des difficultés à faire le moindre mouvement d’elle-même. « Si je la retire ici et sans bandages, vous allez pisser le sang. Et on manque de pharmacie dans le coin. ». Ajoutait-il en lui tendant une main amicale. Et d'une nouvelle mimique, son faciès retrouvait un charme naturel dont il abusait à tout va.



❝ BAUDELAIRE → « Les sanglots des martyrs et des suppliciés Sont une symphonie enivrante sans doute, Puisque, malgré le sang que leur volupté coûte, Les cieux ne s’en sont point encore rassasiés ! »

Couleur Roman : #B09F91
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Modératrice


PSEUDO : Azra
MESSAGES : 255
AGE DU JOUEUR : 28
COPYRIGHT : Azra pour l'ava, tumblr pour les gifs
AVATAR : Katharine McPhee

JUKEBOX : Touch Me — Katharine McPhee
JOB : Serveuse au Blue Night
APPARTENANCE : Mage
CAPACITES : Manipulation de la terre, vision des esprits
MOOD : Amnésique ^^'

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: Shadow of the night   Mar 14 Aoû - 20:49

Des voyous, oui, il y en avait dans le coin. La plupart habitaient même dans son immeuble. D’habitude, Antanasia ne s’égarait pas en rentrant. Elle ne souhaitait que verrouiller la porte derrière elle, se décrasser et se glisser entre les draps pour n’en sortir que le lendemain. Routine éternelle. Ou presque. Car ce soir-là, elle avait dérogé à sa règle et s’était attardée dans le quartier. Juste pour aller faire un tour dans le parc. Il semblait épargné par le vandalisme. Mais pas les immeubles à côté, apparemment. Peut-être n’était-ce pas un chat qu’elle avait entendu mais un voyou. Peut-être avait-elle eu de la chance de réussir à fuir. Pourtant, maintenant, elle se retrouvait accrochée à un inconnu, sinon elle retombait par terre, son pied lui faisant un mal de chien. Ça lui apprendra à marcher pieds nus dans un vieil entrepôt. Il lui semblait gentil, inoffensif, d’une manière qu’elle ne comprenait guère. Il lui semblait vaguement que son esprit essayait de vaincre cette idée, de percer une vérité dissimulée, mais la jeune femme était bien trop fatiguée pour ça… Et il était là, alors qu’elle aurait pu rentrer à cloche-pied jusqu’à son appartement et se faire attaquer dans les escaliers… Ou tout simplement tomber et se rompre le cou. Ça aurait été dommage. Mais fallait-il encore que ce jeune homme aux allures innocentes ne veuille l’aider. Oubliez pas de soigner ça. Antanasia cligna des paupières. Non, il n’avait pas l’air de vouloir l’aider finalement, malgré l’air compatissant affiché sur son visage. Les mots avaient presque eu l’effet d’une claque. Elle aurait peut-être du tenter sa chance avec les escaliers de la mort et ses voyous de voisins. Ou voisins de voyous, peu importe. Elle s’accroche pourtant toujours à son blouson, de peur de tomber, comme si elle ne voulait pas laisser tomber. Pas maintenant. Elle ne comprenait guère pourquoi. Elle ne demandait jamais l’aide à quiconque d’habitude. Demander de l’aide, c’est se dévoiler. Et même si elle n’avait guère à dévoiler de son passé, hors d’atteinte, le fait d’avouer ce fait à un inconnu lui paraissait hors de question.

Pourtant, elle s’accrochait. Un étrange sentiment. Elle lui parla du parc. Les raisons pour lesquelles elle se trouvait là et pas dans son lit à une heure aussi tardive. Pourquoi elle n’était pas en train de dormir. Pourquoi se justifiait-elle ? Pourquoi tentait-elle de le garder près d’elle en déblatérant des inepties ? Il ne voulait pas l’aider. D’une façon ou d’une autre, elle allait devoir rentrer chez elle tant bien que mal… autant s’y prendre au plus vite, non ? Ça semblerait logique. Elle lui demanda néanmoins de l’aider. S’il le voulait bien. Une dernière tentative. Peut-être n’était-il qu’un peu bourru, maladroit avec les mots. Ou alors elle se plantait complètement et il lui rirait au nez en lui disant qu’il n’était pas urgentiste. Il pousse un soupir mais lui offre tout de même un joli sourire. Elle le lui rend, évidemment, sans vraiment trop savoir. Peu importe. Je peux pas faire ça ici. On y voit rien.Oui, oui, évidemment. Elle hoche la tête, distraite. Mais où ? Vous vivez loin d’ici ? Si je vous laisse marcher, vous allez mettre un temps fou. Je devrai vous porter. Elle se figea un instant. Chez elle, évidemment. Elle le scruta un instant. Elle ne le connaissait pas. Même pas son nom. Juste ses cheveux en bataille et ses incroyables yeux bleus dans un rayon de lune qui nimbait tout d’argent. Lui faisait-elle confiance pour l’emmener jusque chez elle ? Sa porte était bardée de verrous… mais une fois enfermée à l’intérieur avec lui, que se passerait-il ? Mais, d’un autre côté, elle ne pouvait courir, s’il avait voulu lui faire du mal, il l’aurait déjà fait, non ? Au pire, dans son appartement, elle pourrait toujours se sauver par la fenêtre… la mort était parfois plus douce que la survie… Elle frissonna à cette idée qui faisait rejaillir dans ses pensées ses hallucinations.

Si je la retire ici et sans bandages, vous allez pisser le sang. Et on manque de pharmacie dans le coin. dit-il alors qu’elle hésitait encore. Pour la convaincre, la rassurer, lui donner une bonne raison. Elle leva les yeux vers lui et prit la main qu’il lui tendait. Oui, je n’habite pas loin… Elle n’avait pas vraiment non plus un stock de médicaments ou de pansements énorme, mais elle en avait quand même achetés. Du moins des compresses et du sparadrap. Il lui arrivait de se blesser quand ses hallucinations survenaient et qu’elle tombait, se cognait. Bref. Dans l’immeuble, là-bas. Elle se retourne à demi et lui désigne le bâtiment en face du parc. L’entrepôt où elle s’était blessée se trouvait entre les deux. Elle se retourne vers lui et le regarde un instant en s’interrogeant sur le comment il allait la porter. En mariée, en sac à patates ? A-Allons-y. Elle s’éloigna un instant de lui, sautillant sur son pied valide pour récupérer ses escarpins et son sac. Puis il y eut un moment d’hésitation avant qu’il ne la prenne dans ses bras pour la porter. L’immeuble n’était pas bien difficile à trouver. Après, il suffisait de monter les escaliers… ce qui était un peu plus dur quand on avait quelqu’un dans les bras. Pas d’ascenseur. Quand ils arrivèrent enfin à l’étage où elle habitait, elle lui tapota l’épaule pour qu’il la laisse descendre afin qu’elle puisse ouvrir les multiples verrous. Elle poussa la porte d’un coup de hanche et sautilla pour traverser le porche. Elle poussa un soupir. Pas de canapé, pas de fauteuil. Les seuls endroits où ils pouvaient la soigner, c’était la baignoire ou le lit. Elle fit quelques petits bonds pour le laisser entrer et poussa un nouveau soupir. Bienvenue dans mon humble demeure… Je vous en prie, entrez. Elle s’accrochait à la porte, pour ne pas vaciller. On ne pouvait pas dire que l’endroit était des plus accueillants. Il n’y avait aucune décoration, les vitres étaient crasseuses et la peinture sur les murs s’écaillait. Mais l’appartement, outre tout ça, restait propre, Antanasia y veillait. Le désinfectants, les compresses et le sparadrap sont dans les placards, sous l’évier. Elle désigna le coin où trônait la cuisine. Le lit lui semblait terriblement loin, calé contre le mur opposé de la porte, sous les fenêtres. Un nouveau soupir. C’est mieux que je m’installe où ?


Shake It Out
And it's hard to dance with a devil on your back. So shake him out. And I'm damned if I do and I'm damned if I don't. So here's to drinks in the dark, at the end of my rope. And I'm ready to suffer and I'm ready to hope. It's a shot in the dark aimed right at my throat. 'Cause looking for heaven, for the devil in me. But what the hell, I'm gonna let it happen to me. © Smash'


Ceux qui la connaissaient par le passé l'appellent Lutesia Codrescu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MODO ▬ BREAKING BONES, BREAKING LIFE.


PSEUDO : SWAN
MESSAGES : 307
COPYRIGHT : SWAN et TUMBLR
AVATAR : I. SOMERHALDER

JOB : Responsable du trafic des poches de sang. Il s'occupe de masquer tous les crimes des vampires.
APPARTENANCE : PRIMOGENE DE LA CAMARILLA
CAPACITES : Obténébration N.2 et Domination N.2.
MOOD : Créative ...

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: Shadow of the night   Ven 24 Aoû - 14:00

Et malgré sa 'maladresse', la petite acquiesce. Laissant paraitre une mine déconfite, signe que ses mots avaient fait mouche. Les humains étaient vraiment prévisibles. Avec un sourire aimable, il attendait sagement que celle-ci ne prenne le temps de digérer sa petite frayeur. Le bouquet de sa peur enivrant encore ses sens. C'était avec une douce euphorie qu'il songeait à la suite. Le sang de sorcière était un délice et le siens, tout particulièrement, sentait délicieusement bon. Roman sentait les nerfs de la sorcière devenir raides alors qu'il proposait de la soigner chez elle. Evidemment, il était hors de question qu'il la ramène chez lui. Le jeu n'en serait pas plus amusant et ce serait avec un ennui mortel qu'il s'exécuterait à la même tâche quotidienne. De plus, il était persuadé d'avoir laissé traîner quelques vêtements sales, tâchés d'hémoglobine sèche. Voilà à quoi il songeait lui, alors que des humains se soucieraient d'avoir laissé le gaz allumé. Cette autre pensée lui tira un sourire à peine visible et il hochait la tête, alors qu'elle semblait accepter son offre. Bien, cette partie-là était diablement facile et la jeune femme lui indiquait déjà l'emplacement de son appartement. La jeune femme ... « Oh, suis-je bête. ». Fait-il alors qu'elle s'éloigne pour choper ses godasses, lui se rapprochant, tendant les bras pour qu'elle puisse s'appuyer et se caler confortablement dans ses bras. Légère comme une plume.

« Je me prénomme Roman. ». Certes il n'était pas recommandable, ni ce que l'on appelait fréquemment ' quelqu'un de bien. ». Mais l'homme arrogant possédait un charme, un charisme et un parler agréable. Il savait le mettre en oeuvre, surtout dans ce genre de situation. Il en profitait avec délectation et s'adonnait au plaisir de la courtoisie, surprenant parfois les femmes par ses manières et son langage peu communs. Quoi qu'il pouvait user d'un langage cru et familier, s'adaptant avec facilité à ce siècle. D'ailleurs, on ne pouvait pas dire qu'il l'affectionnait particulièrement. Les femmes étaient plus agréables à regarder, mais les combats à l'épée et les duels étaient interdit, les lois plus dures. Plus ... vivables pour les humains. Et forcément moins drôle pour lui. La mort était plus sévèrement punie que jamais. Avec un soupire il entamait son chemin, petite brune dans les bras. Avant qu'elle ne lui donne enfin son identité. Antanasia ... « Sublime ». Murmure-t-il en fronçant ses sourcils trop épais. Et terriblement familier. Mais d'où connaissait-t-il ce prénom si peu ordinaire ? Il jurerait l'avoir entendue de la bouche d'une autre, il a de cela des années, voir des siècles. Perdu dans ses pensées, le vampire n'avait pas fait attention à tout ce qui l'entourait, c'est alors qu'il voyait le bâtiment, le dévisageant de toute sa hauteur. Le premier colosse de ce genre, il l'avait vu de ses propres yeux lors de sa construction. Ce n'était pas un édifice impressionnant cela-dit. La vue du Big Ben à Londres était bien plus alléchante. Quant aux marches, il fit mine de les grimper avec difficulté, mimant le souffle saccadé d'un humain rongé par l'effort.

Tout le trajet s'était déroulé sans un mot de plus, jusqu'à ce qu'elle lui présente son appartement en lui faisant signe de la laisser descendre, ouvrant alors le dit appartement. Minuscule et vide. Etrange. Il la détaillait une nouvelle fois de haut en bas. C'était une jeune femme très belle et soigneuse, mais sa tenue était classique. Robe et talons, il ne voyait même pas de bijoux, ne sentait pas d'autres parfums que celui du sang coulant dans ses veines. Très étrange. Le seul problème, c'est qu'il n'en voyait qu'une partie, il attendait qu'elle le laisse entrer et, mettait les pieds dans la minuscule demeure. « Eh bah, on peut dire que vous êtes pas matérialiste. ». Lâchait-il malgré lui. Roman observait la jeune femme faire son tour dans l'endroit qu'elle connaissait par coeur, gigotant en lui résumant vaguement l'emplacement de ce qu'il recherchait. Alors, il s'exécutait en répondant vaguement à sa question sans réfléchir. « Hum. Où vous voulez. Mais je doute que la baignoire soit confortable. ». Ajoutait-il alors en sortant de la salle de bain, mains pleines. Roman la laissait prendre place là où elle le désirait, la suivant tout en posant les différentes boites. « Faites voir votre pied ? ». Etait-il en train de s'exercer réellement à la tâche ? A quoi jouait-il ? Elle est là, avec un petit bobo de rien du tout qui l'empêche tout de même de courir. Et, même en curant elle ne lui aurait pas échappée. Mais non, il attrapait un gant propre qu'il avait seulement trempé pour nettoyer le pied minuscule, observant la peau à peine durcie. Dans le noir il voyait parfaitement la blessure, à la lueur des lumières artificielles, il voyait encore mieux. « Hum, c'est profond. Plus que ce que je croyais. ». D'une voix morne, douce et sans émotion. Il semblait terriblement las. Il n'avait même pas envie de la tuer. Ce n'était sans doute ni l'heure, ni le moment, l'envie semblait disparaitre. Comme ça, inexplicablement.

Et pourtant l'ardeur et le culot elles, n'avaient pas disparues. « Mordez dans un truc, ça va piquer. ». D'une main agile il retira le plus gros des copeaux de bois, ayant confirmation qu'il s'agissait bien de la caisse. Bandes de crétins, tant de sang gâché. Les éclats étaient si irréguliers qu'il en restait encore quelques morceaux, impossible à retirer à mains nues. « Soyez pas choquée, j'ai pas trouvé de pinces alors ... ». La plante du pied était propre et il avait vu pire. C'était comme cette fois où, courant après une chasse dans la forêt, il s'était blessé au bras. S'obligeant lui-même à le remettre en place. Ou encore les nombreuses fois où il avait lui-même soigné son père et ses frères. Sans prévenir, Roman approchait ses lèvres doucement avant d'aspirer avec force. Recrachant avec une grimace les copeaux de bois. Le goût du sang restant alors sur ses lèvres, le vampire s'empêchait de les lécher. « Y a plus rien. ». Parler pour combler le silence, elle devait sûrement se poser des questions sur le type vraiment louche qu'elle avait invité chez elle. Il n'avait plus qu'à désinfecter le tout et à rajouter le bandage, avant de reposer son pied à terre. Roman se redressait alors, hésitant. Le sang sur sa langue réanimait ses désirs et, à coup sûr, il mourrait d'envie d'en faire sont quatre heures nocturne. Alors qu'est-ce qui le faisait hésiter autant ? Il n'en était pas à sa première fois. Oh, mais là voilà la réponse. Elle ne pouvait plus fuir, ce n'était plus aussi distrayant. Tout simplement.



❝ BAUDELAIRE → « Les sanglots des martyrs et des suppliciés Sont une symphonie enivrante sans doute, Puisque, malgré le sang que leur volupté coûte, Les cieux ne s’en sont point encore rassasiés ! »

Couleur Roman : #B09F91
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Modératrice


PSEUDO : Azra
MESSAGES : 255
AGE DU JOUEUR : 28
COPYRIGHT : Azra pour l'ava, tumblr pour les gifs
AVATAR : Katharine McPhee

JUKEBOX : Touch Me — Katharine McPhee
JOB : Serveuse au Blue Night
APPARTENANCE : Mage
CAPACITES : Manipulation de la terre, vision des esprits
MOOD : Amnésique ^^'

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: Shadow of the night   Dim 2 Sep - 19:34

Elle s’éloigne en sautillant sur son pied valide pour récupérer chaussures et sac qui avaient volés quand elle avait percuté le jeune homme et s’était effondrée sur le sol. Il lui suit de près, une main toujours à portée pour qu’elle s’appuie dessus au cas où son sens de l’équilibre lui fasse défaut. Elle se baisse, ramasse ses affaires et les serre contre elle alors qu’elle se positionne tant bien que mal dans ses bras. Dans le rayon de lune, elle rougit de la façon dont il la tient. Oh, suis-je bête. Elle lève les yeux vers elle, en espérant que l’univers en nuances de gris créé par la pleine lune ne dissimule le rouge de ses joues. Son regard est interrogateur puis, finalement, la lumière se fait. Je me prénomme Roman. Ah, oui, évidemment. Elle venait d’y penser aussi, qu’elle ne connaissait strictement rien de cet homme. Au moins, maintenant, elle connaissait son prénom. Avait-il lu dans ses pensées ? Comment aurait-il pu ? Ça n’existait pas ce genre de choses. Elle lui adresse un sourire alors qu’il se mettait en route pour faire les quelques mètres qui les séparaient de l’immeuble de la jeune femme. Antanasia. Du moins, c’était comme ça qu’elle se nommait maintenant. Pourquoi avoir choisi ce nom ? A vrai dire, elle avait bêtement copié le patronyme de l’héroïne d’un roman qu’elle avait lu à sa sortie initiale de l’hôpital. Ça valait mieux qu’un vulgaire Jane Doe qui ne lui plaisait guère et qui n’était pas très… quoi ? Charismatique ? Réprésentatif de ce qu’elle était ? Elle ne savait même pas ce qu’elle était alors… Sublime. Elle grignote sa lèvres inférieure et cache son visage dans son blouson pour dissimuler le rouge qui lui montait encore une fois aux joues. L’immeuble arrivait en vue et les toisait de toute sa hauteur et de sa décrépitude sans nom. Son appartement n’était pas mieux… mais après tout, il était plus propre que l’extérieur ou que l’entrepôt dans lequel elle s’était blessée. Ou encore même que le parc qui était plus près… Mais pas de pharmacie. Des bancs pour s’asseoir mais pas d’antiseptiques, de compresses et de sparadrap.

Roman semblait peiner un peu à monter les étages et cela gênait un peu Antanasia qui s’en voulait de lui avoir demandé de l’aider et de l’obliger à faire tout cela. Mais ils arrivèrent bien vite à l’étage où elle habitait. Elle descendit de ses bras et déverrouilla un nombre incalculable de serrures. Elle hésita un instant et poussa la porte, dévoilant un appartement assez vaste… ou du moins il le semblait par le manque de meubles qui le décorait. Presque tout se trouvait dans la même pièce et seulement les toilettes étaient dans une pièce à part… La baignoire juste cachée par un paravent aux allures chinoises. Elle l’invita à entrer et elle sentit son regard peser sur elle. Oui, beaucoup serait étonné de savoir dans quel taudis elle habitait, comparé au certain raffinement qu’elle prenait pour s’habiller, même si elle restait simple et sans fioritures. Peut-être qu’elle s’offrirait de grands anneaux dans un style attrape-rêves, peut-être. Eh bah, on peut dire que vous êtes pas matérialiste. Elle se retourna à demi vers lui et lui offrit un sourire désolé mais sans autre explication. Non, elle se contenta de lui indiquer où se trouvait tout ce qu’il leur fallait pour soigner son pauvre pied. Elle se détourna et arpenta encore un peu l’endroit avant de s’accrocher à la table qui était près du lit. Hum. Où vous voulez. Mais je doute que la baignoire soit confortable. Elle hoche la tête. Oui, oui, évidemment. Elle sautille à nouveau et se laisse tomber sur le lit. Le matelas grince mais les draps sont propres, d’une jolie teinte violet pâle avec des motifs abstraits, comme des grosses tâches, roses et bleues.

Faites voir votre pied ? Elle lui tend son pied et sursaute légèrement lorsqu’il s’empare de sa cheville et nettoie avec douceur son pied meurtri. Elle l’observait pendant qu’il s’active à la tâche. Ses cheveux paraissent étrangement cuivré dans la lumière ambrée que l’ampoule nue diffuse dans l’appartement. Ce n’est pas beaucoup plus que la pleine lune mais ça n’a pas l’air de déranger son médecin de fortune. Il avait les yeux rivés sur son pied et elle pouvait l’observer à sa guise. Ses pommettes aiguisées, sa peau pâle, ses longs cils baissés sur ses prunelles azur qu’elle ne discernait pas. Il était vraiment joli garçon. Elle se demanda un instant si le même genre de garçons l’avait un jour intéressé… par le passé. Hum, c'est profond. Plus que ce que je croyais. Las, fatigué mais pourtant doux. Il relève à peine la tête avant de poursuivre. Mordez dans un truc, ça va piquer. Elle allait se pencher pour essayer de voir l’état de son pied mais ses propos la font se redresser et elle attrapa son oreiller, la seule chose qu’elle avait à portée de main. Plantant ses ongles dedans, et ses dents, elle lui jeta un regard teinté d’un peu d’appréhension mais aussi de détermination. Il retira alors de gros morceaux de bois de son pied. Elle serra les dents sur son oreiller qui étouffa un hurlement. Un gémissement. Sa douleur. Elle ferma vigoureusement les paupières. Et ne les ouvrit, une à une, à nouveau que lorsqu’elle entendit sa voix. Soyez pas choquée, j'ai pas trouvé de pinces alors ...C’est parce qu’il n’y en a p… dit-elle en détachant sa bouche et sa langue sèches de l’oreiller, avant que ses paroles ne meurent sur ses lèvres en sentant celles de Roman sur son pied. Il inspira vigoureusement et recracha des morceaux plus petits. Il se redresse et ses lèvres sont maculées d’un peu de son sang. Y a plus rien. Elle lui sourit un peu étrangement, alors que sa cheville est toujours entre ses longs doigts. Merci.

Il s’empara vite fait du désinfectant. Elle serra les dents, ça pique. Puis il lui banda le pied avec un soin particulier avant de le lui déposer délicatement au sol. Merci. répéta-t-elle alors qu’elle le suivait des yeux quand il se relevait. Elle reposa l’oreiller à son emplacement original et lissa le tissu de la taie avant de le retourner pour cacher la tâche humide où elle l’avait mordu. Elle posa ses mains sur ses cuisses et leva de nouveau les yeux vers lui. Merci… Elle ferma les yeux et mordilla sa lèvre. Désolée, je me répète… C’est juste que… dans ce quartier… Je n’ai pas beaucoup d’amis… Tais-toi idiote, il a pas besoin de savoir le moindre détail de sa vie. Elle replia sa jambe sur l’autre pour poser son pied blessé sur le drap aux couleurs pastels. Vous voulez quelque chose à boire ? Un verre de jus d’orange, ou de vin ? Ou peut-être voulait-il simplement partir et rentrer chez lui. Désolée, vous voulez peut-être juste rentrer chez vous… Il est tard… Elle lève les yeux vers les fenêtres crasseuses pour regarder la lune toujours brillante et haute dans le ciel. La nuit était bien avancée… Oui, il devait vouloir rentrer chez lui… Mais pourquoi était-il encore dehors, d’ailleurs ? Elle fronça légèrement les sourcils. Qu’est-ce qui vous avait amené ici ? Ce n’est pas tellement un quartier fréquenté la nuit…


Shake It Out
And it's hard to dance with a devil on your back. So shake him out. And I'm damned if I do and I'm damned if I don't. So here's to drinks in the dark, at the end of my rope. And I'm ready to suffer and I'm ready to hope. It's a shot in the dark aimed right at my throat. 'Cause looking for heaven, for the devil in me. But what the hell, I'm gonna let it happen to me. © Smash'


Ceux qui la connaissaient par le passé l'appellent Lutesia Codrescu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MODO ▬ BREAKING BONES, BREAKING LIFE.


PSEUDO : SWAN
MESSAGES : 307
COPYRIGHT : SWAN et TUMBLR
AVATAR : I. SOMERHALDER

JOB : Responsable du trafic des poches de sang. Il s'occupe de masquer tous les crimes des vampires.
APPARTENANCE : PRIMOGENE DE LA CAMARILLA
CAPACITES : Obténébration N.2 et Domination N.2.
MOOD : Créative ...

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: Shadow of the night   Sam 15 Sep - 20:19

Alors qu’il aspire le morceau de bois, la réaction de la jeune femme se fait plus calme qu’il ne l’aurait cru. Elle se contente de serrer des dents, de mordre dans son polochon avant de laisser apparaitre quelques rougeurs adorables. A la senteur tout autant exquise du sang qui grimpe dans ses joues il manque de sortir ses crocs. Il a le goût du sang sur sa langue et, le vampire imagine qu’il doit en avoir sur les lèvres. Il doit se retenir de les pourlécher du bout de sa langue et se relève pour attendre. Un air des plus mornes scotché sur le visage. A l’intérieur ça bouille dans tous les sens, il n’a qu’une envie, planter ses canines dans sa carotide. L’expression ‘ L’appétit vient en mangeant’ a bien du sens, même pour les vampires. Et ce soir pour Roman, elle prend la forme d’une petite sorcière brune au visage angélique et timide. Qui accessoirement, ne cesse de s’emmêler les pinceaux. Elle répète encore et encore les mêmes mots et, pique un fard. Elle veut quoi ? Qu’il soit le sien ? Roman n’a pas d’amis, du moins aucun autre qu’un vampire. Il ne se lie pas à ce qui est consommable. Le brun hausse un sourcil néanmoins, comme pour l’inviter à en dire plus alors qu’il s’en moque pertinemment. Connard éhonté, il croise les bras en étirant ses lèvres, sourire à peine perceptible qu’elle prendra sans doute comme un encouragement. Roman l’observe, avec son air gêné, n’ayant même pas le temps de répondre à sa première demande. Ce ' Vous voulez peut-être rentrer chez-vous' lui arrache presque un sourire plus large. L’éternel insatisfait ne veut qu’une chose mais, il se contente de dire d’une voix qui semble sèche : « Du vin, ça va faire partir le goût du sang. ». Il attend alors, avant d’ajouter, oubliant bien souvent ce genre de manières qu’il ne pratique jamais. « S’il-vous-plait. ».

Il la suit dans une autre pièce vide, la cuisine, observant la fine brunette qui s’exécute. Et la voilà la vilaine curieuse, qui l’assomme de questions. Il déteste qu’on remette en doute ce qu’il fait mais, ici, ce n’est qu’une occasion de plus pour faire la cosette avec elle comme un simple humain. « Simple routine, je passe par-là tous les soirs en rentrant du travail. Mais j’avoue que je ne m’aventure presque jamais à l’intérieur des quartiers ou près du parc. Pas étonnant qu’on ne se soit jamais croisés. Mais j’ai une ouï avantageuse, et une femme en cavale dans ces quartiers ne passe pas inaperçue. ». Une autre gorgée et il ajoute avec un sourire en coin. « Une aubaine. ». De sa voix presque enraillée. Pour le plaisir de la voir encore piquer un phare. Jouer avec les hormones des femmes est une autre activité qu’il adore pratiqué. La liqueur à la couleur n’est pas sans lui rappeler ce qu’il désire plus que tout actuellement. Le sang de la sorcière. Celui d’Anastasia. « Depuis quand vis-tu ici ? On peut se tutoyer ? ». Combler le silence avec le culot en plus, avoir l’air normal et tourner dans la pièce tout en aspirant le « sang du christ ». Quelle connerie. Le liquide ne lui inspire rien et il ne peut s’empêcher de pourlécher ses lèvres alors qu’il lui tourne le dos, pivotant sur ses pieds pour lui faire face à nouveaux tout en lui adressant un sourire éclatant. Le premier de la soirée et, autant dire que sous la lumière artificielle il doute d’offrir une image ravissante. Pas avec son teint trop inhabituellement pâle.

Et alors que le verre déjà vide entre ses mains fait résonner le plan de travail quand il le pose, Roman observe à nouveaux Antanasia, de ses yeux jusqu’à la chute de ses reins. Remontant Jusqu’à sa nuque vierge. L’idée vient alors d’elle-même alors qu’il continue de l’observer quand elle parle, lui adressant le sourire de celui qui écoute avant attention. Un mot, un seul vrille son crâne comme un coup de fouet. Calice. Comme un coup de pétard il brille dans ses rétines hallucinées. Synonyme d’un jeu excitant et délicieusement tentateur. Ses doigts sur le plan commencent à parcourir le marbre froid, alors que ses pieds l’avancent jusqu’à elle. Le prédateur en action affiche un sourire encore plus large. Il se moque de sa réaction, l’immortel n’attend pas et se trouve déjà collé à elle, puis en face d’elle. Yeux fixés dans les siens. Pour la seconde fois il décide d’user de son pouvoir sur elle. « Hmm. Intriguant. ». Sa première domination l’empêche de se défendre mais, quelque chose lui dit que cette fille-là cache un truc. Sa main parcourt alors sa nuque, retraçant le chemin de veines minuscules. L’attente est trop lourde à contenir, ses crocs jaillissent alors, parcourus par sa langue à la couleur du vin qu’il vient de boire. Le vampire attrape sa nuque des deux mains, penchant sa tête avant de passer ses doigts le long de celle-ci, avant de percer sa peau fine et fragile. Le tout en à peine une seconde, trop vite pour lui laisser le temps de lui poser la moindre question. Et alors qu’il sent le corps remuer sous son emprise, Roman aspire la vie de la jeune femme, sent le fluide piquant et brûlant, la magie a toujours rendu le sang plus exquis. Descendant ses mains jusqu’à sa taille, un son de satisfaction s’échappe de sa gorge. Il ne boit que quelques gorgées avant de relever la tête, passant un doigt sur ses lèvres ensanglantées.

Le vampire à l’habitude de vider entièrement ses victimes de leur hémoglobine mais, il sent que cette nouvelle activité promet quelques tournants plus qu’intéressants. Il fixe ses yeux vitreux, particularité des humains qu’il envoûte. Son doigt rougie passe sur les lèvres fines de l’humaine, jusqu’à toucher sa langue, redessinant ses contours tout en la tenant toujours d’une main par la taille. « Ce sera notre petit secret, à toi et moi. Hm ? ». Murmure-t-il près de ses lèvres. A nouveau sa langue touche sa nuque et il la passe sur la blessure, léchant le sang restant et murmurant à son oreille. « Je t’interdis d’en parler. Tu ne rêveras que de mon regard, tu sauras à chaque pas que tu fais que je suis là, derrière toi. Tu ne penseras à rien d’autre. Je t’obsèderais. ». L’égocentrique lève alors à nouveaux sa bouille tâchée de sang, la regardant droit dans les yeux. « A chaque fois que je te dépossèderais d’une parcelle de vie, tu l’oublieras … Tu te laisseras faire. Avec plaisir. ». Et à ce mot le sale macchabée remuant lèche les lèvres de la petite sorcière, l’embrassant tout en savourant le sang qu’il a laissé sur ses babines, la souillant su sien au passage en mordant sa langue. Puis d’un coup de pouce il efface les traces, regard illuminé par sa folie dévorante. « Tu seras mon jouet Antanasia. Rien que toi et moi. ». Et à ces mots il s’écarte d’un pas, vérifiant dans le reflet du grille-pain qu’aucune trace de sang n’est restée sur lui. « As-tu bien compris ? ». Et il attend la réponse, ses yeux d’un vert pâle incrustés dans ses prunelles.



❝ BAUDELAIRE → « Les sanglots des martyrs et des suppliciés Sont une symphonie enivrante sans doute, Puisque, malgré le sang que leur volupté coûte, Les cieux ne s’en sont point encore rassasiés ! »

Couleur Roman : #B09F91
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Modératrice


PSEUDO : Azra
MESSAGES : 255
AGE DU JOUEUR : 28
COPYRIGHT : Azra pour l'ava, tumblr pour les gifs
AVATAR : Katharine McPhee

JUKEBOX : Touch Me — Katharine McPhee
JOB : Serveuse au Blue Night
APPARTENANCE : Mage
CAPACITES : Manipulation de la terre, vision des esprits
MOOD : Amnésique ^^'

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: Shadow of the night   Sam 22 Sep - 20:24

Elle se sent idiote, à répéter la même chose en boucle ou presque. Pourtant, c’était bien vrai… Elle n’avait pas beaucoup d’amis, c’était bien vrai. Elle n’avait pas vraiment besoin de le lui dire non plus. Il avait pu bander son pied, mais que pouvait-il faire pour qu’elle ait des amis. Non, franchement. Elle regarda son oreiller, l’air un peu perdu et gêné. Quelle idiote elle faisait… Il y avait bien quelques jeunes, au bar, qui aimait l’entendre chanter, mais ils ne se connaissaient pas. Ils étaient juste des clients. C’est tout. Rien de plus… Et elle ne pouvait rien demander de plus à Roman… car elle ne le connaissait pas plus. Même moins, au final. Il hausse un sourcil mais elle s’en rend à peine compte. Ses doigts se crispent sur le bord de sa robe alors qu’elle n’ose plus le regarder. Elle a l’impression d’être redevenue une adolescente. Mais quelle adolescente avait-elle été ? Elle était incapable de seulement s’en souvenir. Elle change alors de sujet, lui propose à boire. Piètre hôtesse elle faisait. Il sourit et lui répond, peut-être un peu sèchement… cependant c’est à peine si elle l’entend. Peut-être que la perte de sang lui fait perdre la tête… Ou du moins tourner un peu. Du vin, ça va faire partir le goût du sang. Elle se redresse alors sur le lit et se lève avec difficulté, tâtant le sol du pied, comme si elle s’apprêtait à traverser un pont en bois vermoulus et qu’elle ne voulait pas sombrer dans l’eau torrentielle en contrebas. S’il-vous-plait.

Antanasia clopine jusqu’à la cuisine où il la suit et elle fouille dans quelques placards pour trouver une bouteille de rouge. Si elle garde toujours le blanc dans le frigo, le rouge est bien meilleur à température ambiante. Elle lui demande alors ce qu’il faisait dans le coin. Ce n’était pas tant de la curiosité, même si elle se posait bel et bien la question, que des vaines paroles pour combler le silence pesant qui risquait de s’installer. Simple routine, je passe par-là tous les soirs en rentrant du travail. Mais j’avoue que je ne m’aventure presque jamais à l’intérieur des quartiers ou près du parc. Pas étonnant qu’on ne se soit jamais croisés. Mais j’ai une ouï avantageuse, et une femme en cavale dans ces quartiers ne passe pas inaperçue. Elle lui offre un sourire gêné alors qu’elle pose la bouteille sur le plan de travail et sort deux verres à pieds. Une aubaine. Les verres se remplissent du liquide pourpre et Roman en porte un à ses lèvres. Je n’étais pas vraiment en cavale… Quelque chose m’a fait peur… Et… J’ai marché sur une grosse écharde… Elle porte le verre à ses lèvres à son tour, ses cheveux dissimulant une partie de son visage alors qu’elle aspire une petite gorgée. Elle sait que ses joues sont de nouveau teintées de rouge. Oui, une adolescente en mal d’attention de la gente masculine. Depuis quand vis-tu ici ? On peut se tutoyer ?Oui, oui, évidemment… Depuis quelques mois seulement… Son regard plonge dans le fond de son verre. De nouveau, un sujet abordé sur lequel elle ne voudrait pas s’attarder… Il s’éloigne d’elle, sirote son vin. Elle pose son verre sur le plan de travail et respire doucement, profondément.

Il finit par se retourner pour lui adresser un énorme sourire. Le sien lui paraît bien fade en comparaison. Il la rejoint près du plan de travail et pose son verre qui résonne dans le petit espace nu. Elle sursaute légèrement. Pourtant, il n’y a pas été fort. Le verre ne s’est même pas craquelé… Elle est juste, ailleurs. Elle détourne la tête quand elle surprend son regard sur son corps. Elle sait qu’elle est jolie et qu’elle plait à la plupart des hommes qu’elle peut croiser… Pourtant, elle ne s’y fait pas. Comme si elle n’avait pas le droit. Comme s’il y avait quelque chose dans son passé qui l’empêchait de savourer pleinement la compagnie d’un homme… Comme un mauvais souvenir… Le sourire de Roman se fait encore plus large, si seulement s’était possible. Antanasia hésite un moment alors qu’il avance vers elle. Quelque chose en elle lui hurle de reculer, mais il n’y a pas d’issue… et une autre partie d’elle lui dit qu’il n’y a rien à craindre. Ce n’est que Roman. Un beau garçon qui lui a évité d’avoir à se vider de son sang en rentrant chez elle. Soudain, il est juste en face d’elle. Pourtant, elle n’a bu que quelques gorgées de vin… Elle cligne des paupières, secoue légèrement la tête, la bouche entrouverte. Oui, le vin et la perte de sang. Ça doit être ça. Elle lève les yeux vers lui, un peu comme si on lui disait de le faire. Hmm. Intriguant.Qu… Quoi donc ? Sa voix s’étrangle à moitié dans sa gorge alors que la main du jeune homme se pose sur sa nuque et trace des arabesques sur sa peau. Elle frisonne sous le contact avant de sursauter violemment en voyant des crocs… Des crocs ?! Surgir de la bouche de Roman. Elle reste bouche bée, incapable de prononcer le moindre mot. Un nouveau frisson lui parcourt le corps alors qu’il trace le chemin de sa jugulaire et que ses crocs se rapprochent de sa chair. Elle ne saurait dire si c’est de peur ou d’anticipation. Un faible bruit sort d’entre ses lèvres alors que ses dents percent sa peau. Ses mains s’agrippent à la veste de Roman et elle se colle contre lui. Un nouveau petit gémissement s’échappe d’entre ses lèvres quand il détache ses lèvres de sa gorge.

Accrochée à lui, elle sait qu’elle s’effondrerait si sa main n’était pas posée sur sa taille. La bouche entrouverte, il passe ses doigts sur ses lèvres, effleure sa langue. Son souffle se fait rare dans sa gorge. Ce sera notre petit secret, à toi et moi. Hm ? Elle hoche à peine la tête, ses yeux rivés sur les lèvres teintées de son propre sang de l’homme en face d’elle. Si près. Il suffirait qu’elle respire un peu trop fort pour que leurs lèvres se touchent. En avait-elle envie ? Elle frissonne encore quand il lèche sa peau, s’agrippe à lui comme à une bouée. Je t’interdis d’en parler. Tu ne rêveras que de mon regard, tu sauras à chaque pas que tu fais que je suis là, derrière toi. Tu ne penseras à rien d’autre. Je t’obsèderais. Toujours incapable de prononcer le moindre mot, elle regarde se dessiner les siens sur sa bouche. A chaque fois que je te dépossèderais d’une parcelle de vie, tu l’oublieras … Tu te laisseras faire. Avec plaisir. Leurs lèvres se rencontrent enfin. Pour Antanasia, c’est presque une délivrance… et si le baiser du vampire se fait dévorant, le sien parvient à rester tendre et léger. Quand elle rouvre les yeux, il s’est écarté. Tu seras mon jouet Antanasia. Rien que toi et moi. Elle cligne de paupières. Elle sent quelque chose en elle qui veut se révolter, qui est outré d’avoir été manipulé… Encore une fois. As-tu bien compris ? Non. Elle ne veut pas. Elle secoue la tête, comme si elle voulait retrouver ses esprits. Qu’est-ce que tu m’as fait… ? Des larmes perlent doucement dans ses yeux. Une nouvelle fois… Elle avait l’impression que sa mémoire, son histoire, avait été une nouvelle fois violée. Elle ressentait encore le désir dans ses veines pour cet homme si séduisant… mais quelque chose en elle était brisé… Elle avança vers lui et abattit ses petits poings sur son torse. Ce n’est pas juste… pas juste… pas juste ! Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle disait tout cela. Ça n’avait aucun sens… et pourtant, elle se sentait si triste… si triste…


HJ : désolée, c'est un peu mélodramatique ><


Shake It Out
And it's hard to dance with a devil on your back. So shake him out. And I'm damned if I do and I'm damned if I don't. So here's to drinks in the dark, at the end of my rope. And I'm ready to suffer and I'm ready to hope. It's a shot in the dark aimed right at my throat. 'Cause looking for heaven, for the devil in me. But what the hell, I'm gonna let it happen to me. © Smash'


Ceux qui la connaissaient par le passé l'appellent Lutesia Codrescu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Shadow of the night   

Revenir en haut Aller en bas
 

Shadow of the night

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
In the Nightside Eclipse :: PRAGUE :: Holešovice-