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 Une valse à trois temps

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MessageSujet: Une valse à trois temps   Mar 24 Juil - 8:49



Depuis combien de temps ne m'étais-je pas habillée de cette manière ? Je crois que la dernière fois c’était avant tous ces événements fâcheux, tous ces démons sorties des enfers, tous les déboires sentimentaux. J’avais décliné les différentes invitations mondaines qui m’étaient envoyées avant ça, car je n’avais pas le cœur à y aller. Je devais cependant me changer les idées et une soirée mondaine pour une œuvre caritative me remettrait d’aplomb. J’aurais au moins l’impression d’être utile pour certaines personnes dans le monde avec l’argent gagné par mes rentes. Je n’avais cependant rien à me mettre et c’est pour ça que j’avais accouru chez Taranis la veille pour trouver quelque chose de classe et de chic. J’avais bronché pendant les essayages. Je trouvais tantôt les robes trop courtes, trop longues, pas assez confortables, ne me représentaient pas, trop voyantes, trop incendiaires. La vampire millénaire restait calme et posait, mais je ne voulais pas l’embêter plus avec mes goûts trop sage et il fallait le dire, très difficile. Je m’étais dit que la prochaine qu’elle me montrerait serait la bonne et que je dirais qu’elle était parfaite, même si elle ne me plaisait pas réellement. La robe qu’elle m’avait présenté juste après était effectivement exquise. De couleur bleu horizon c’était une robe qui aurait pu être basique. Courte arrivant au dessus du genoux et serrait à la taille. Mais cette petite robe simple était recouverte d’une longue dentelle descendant jusqu’à terre laissant alors apparaître les jambes et les bras par transparence. La ceinture qui resserrait la taille était de la même couleur. C’était moderne de par la longueur de la robe, classique grâce aux magnifiques broderies et en même temps très confortable, car fluide et léger au niveau des jambes. J’avais la robe il ne me restait qu’à dompter ma chevelure bouclé et blonde. J’avais pensée que l’étape de la robe serait la plus difficile, mais c’était sans compter sur ma crinière. Mes cheveux étaient difformes, je ne comptais plus le nombre d’années sans une bonne coupe chez un coiffeur. Je décidais d’y aller. Ne disait-on pas que quand une femme va chez le coiffeur pour changer de tête c’est par ce qu’elle voulait changer de vie ? Je voulais prendre de bonne résolution. Terminé les coups-de-foudres pour les loups-garous amoureux de leur alpha. Terminé les béguins pour des vampires sanguinaires qui veulent me transformer. Terminé les remontrances aux autres. Il fallait aussi que je fasse un peu plus d’effort avec mes sœurs wiccas, mais la je ne m’en sentais pas encore la force. Je préférais le monde des humains qui ne me connaissait pas comme la méchante gardienne de la Terre qui parle aux morts et peut causer terribles des tremblement de terre, des véritables cataclysmes. Pour les humains j’étais la blonde un peu hippie, la végétarienne bobo, la fille qui ne prenait pas conscience de son corps et qui s’habillait comme un sac de pomme de terre. Le coiffeur décida de ne pas me couper les cheveux. Ma toison était en excellente santé et il égalisa juste les pointes. Pour le reste il les ondula, afin de les faire tomber dans mon dos comme une cascade. Il proposa aussi de me maquiller dans l’institut et je passais au bon soin d’une esthéticienne d’une trentaine d’année. Il fallait l'avouer, j’eus peur quand j’ai vu la brosse de mascara s’approcher de mon œil. Mes globes oculaire s’affolaient et l’esthéticienne du salon du s’y reprendre par 5 fois pour me faire correctement un œil. J’étais plutôt contente du résultat au final. Je ne ressemblais pas à un clown et le tout faisait plutôt naturel : un teint de porcelaine, un simple trait d’eye-liner avec un fard à paupière à la teinte glacée et une bouche bien dessiné dans les tons rosés.

Assez contente du changement et surtout pas trop dépaysée par ma propre apparence, je rentrais chez moi pour me changer en vitesse et j’appelais un taxi pour me rendre aux centres villes. La soirée mondaine se tenait au Palais Pálffy, là où le Conservatoire National de Musique avait aujourd’hui son siège. Si la soirée se passer ici, à ce que j’avais compris, c’était parce que la soirée était animée par l’orchestre symphonique de Prague. Il n’y avait pas l’ensemble des musiciens, seuls la moitié voire le quart était présent pour que les personnes puissent s’entendre parler entre deux valses. Quand j’arrivais devant le bâtiment un voiturier m’ouvrit la porte et m’aida à sortir. Je gravis les marches jusqu’à un portail de sécurité. Je déposais mon sac à main sur le tapis roulant et passer le portillons qui, comme je le pensais, ne sonna pas. Je présentais ensuite mon carton d’invitation et le responsable me gratifia d’un : « Bonne soirée Madame Blackway ». Je lui souris et continuais de gravir quelque marche jusqu’à une grande salle bondée de monde. Je cherchais ma table observant les autres noms qui s'y trouvait. Il n’y avait qu’une autre seule personne que je connaissais. Un riche homme d’affaire qui lui aussi investissait dans les technologies écologiques et dans l’agriculture biologique. Quand j’étais entrée dans la pièce l’orchestre était en train de jouer la valse de Maurice Ravel que j’avais toujours trouvé bien étrange comme valse. Heureusement elle se terminait quand je me décidais à aller prendre un verre de champagne et quelques petits apéros sans viande ni poisson si j’en trouvais. Ce n’était pas gagné, mais il ne me coûté rien d’essayer. Au bar à champagne je retrouvais un couple avec lequel j’avais fais une fois affaire. La femme était plus jeune d’une vingtaine d’années et vu son ventre rebondit elle attendait un heureux événement. Je pouvais aussi sentir de nombreuses âmes qui auraient aimé revenir dans cet être à naître. Je discutais tranquillement avec le couple de mes affaires en Amérique et en Amérique du Sud quand j’eus une impression étrange. J’avais la curieuse sensation qu’on me fixait comme si j’étais une proie. Gênée, je détournais un moment la tête du couple pour chercher la raison de ma confusion. Mes yeux se posèrent sur un visage angélique qui appartenait pourtant à un des êtres les plus menaçant de cette ville. Mon sourire s’effaça en voyant le Prince des Vampires de Prague. Il me fit signe de venir dans sa direction. Je pinçais les lèvres, surprise de voir un vampire dans une soirée mondaine caritative. Le Prince était-il quelqu’un de généreux envers les pauvres humains qu’il aimait bien avoir pour son quatre heures ? Je m’excusais auprès du couple avec lequel je conversais pour parcourir les quelques mètres qui me séparer du Prince. Je faisais tourner mon verre de champagne entre mes mains un peu nerveuse. Si au départ nos relations étaient plutôt chaleureuses voire presque charnelles, depuis qu’il c’était fait remonter les bretelles par sa femme, nous étions en froid. J'avais eu de l'admiration pour ce Prince qui remplissait à merveille son rôle. Il semblait être aussi équilibré qu'on le pouvait en étant vampire et régissait ses affaires avec un poigne de fer. Pourtant ce vampire intelligent avait une faible bien humaine : une femme, un amour. J'avais été déçu de voir qu'un tel personnage avait une faiblesse aussi puéril. Aussi, je le saluais donc avec froideur lui envoyant un :


« Que diable faites-vous donc ici ? »

Me rendant compte après coup de mon impolitesse, je soupirais et fermais un moment les paupières pour reprendre un peu de contenance. Je les rouvris et regardais le visage divin du Prince des vampires. Les vampires avaient réellement une beauté surnaturelle. J’eus une boule dans le ventre. Il m’attirait et pourtant je n'avais aucun sentiment pour cet individu. J'avais ... Une pulsion purement sexuelle à laquelle je n’avais jamais cédé jusqu’à présent. Et cela devait continuer. Je décidais de ne pas rester plus longtemps près de cet individu aussi charmant soit-il en apparence.

« Je vous pries de m’excuser, j’ai des gens à voir »

Je finissais mon verre de champagne cul sec et le poser sur une table lambda non loin de moi. Je comptais bien m’en aller comme une pauvre voleuse même si je n’avais rien fait, mais le Prince ne semblait pas être un homme qui abandonne sa proie. Je sentis une main se poser sur mon avant bras. Je fus tirée vers lui et je me retrouvais dans ses bras. Il posa une main sur ma taille et comme si tout était savamment calculé par son esprit alambiqué, les premiers accords de la Valse N°2 de Dmitri Chostakovitch raisonnèrent dans la salle. J’étais embarquée bien malgré moi dans une valse en compagnie d’un Prince, mais celui-ci n’était pas réellement charmant. Il l’était en apparence seulement. Or, ce Prince là aurait mangé la Belle au Bois dormant au lieu de la réveiller. J’avais l’impression que tous cela était une menaçante métaphore. Celui qui menait la danse c’était le Prince, moi je n’étais là que pour accompagner ses pas …
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MessageSujet: Re: Une valse à trois temps   Jeu 26 Juil - 22:21

Le vampire s’était vêtu d’un costume d’une grande marque de luxe italienne, fait sur mesure évidemment, un costume trois pièce d’un bleu royal qui mettait en valeur ses prunelles, et une chemise blanche elle aussi de la même marque. Il choisissait toujours avec beaucoup de soin ses vêtements, il était ce qu’on appelle un dandy. Cela n’avait pas toujours été le cas. Lorsque le chasseur qui ne songeait qu’aux combats avait été transformé en vampire il ne portait alors aucune attention à son physique pourtant avantageux. Il portait souvent les mêmes vêtements pendant plusieurs mois, il faut dire qu’à l’époque, les douches ni les machines à laver n’existaient encore. Il sentait l’odeur du sang séché en permanence. Mais cela ne le dérangeait pas. Jusqu’à ce qu’il rencontre Suzanne, sa tante ainsi qu’il l’appelait aujourd’hui avec beaucoup d’amusement, lui avait enseigné beaucoup de choses. C’était elle qui lui avait montré qu’on pouvait être un vampire et aimer les belles choses, qu’on pouvait bien se vêtir, qu’on pouvait apprécier un concert classique en compagnie d’humains sans pour autant ressentir le besoin de faire un massacre. C’était elle qui avait éveillé en lui, sans le savoir, une soif de pouvoir. Il avait été un vampire sanguinaire, il avait tué les siens en pensant ainsi réglé ses comptes, jusqu’à ce que celle qu’il appelait l’ancienne affectueusement lui montre un autre mode de vie. La rage qui l’habitait depuis plusieurs siècles finit par le quitter, et le jour où il rencontra Rose, il trouva enfin son équilibre. Avec elle, il écuma plus encore, procédant à des massacres mais aussi à des mouvements habiles, il délaissait de plus en plus les bains de sang pour des amusements plus raffinés. C’est lorsqu’elle le laissa qu’il caressa alors vraiment l’idée de devenir Prince d’une ville, mais cela lui prit quelques siècles avant d’y parvenir. Depuis, il était à la fois un homme d’affaire, qui investissait dans des entreprises humaines diverses et variés, offrait une partie de sa fortune à des laboratoires car la science l’intéressait mais surtout il cherchait aussi à savoir si un jour les humains seront capable de comprendre ce que sont les vampires. Hadrian avait compris que ce n’était qu’en haut, qu’on pouvait contrôler les choses, et ce monde, et ces vampires le remplissant. Il prenait son rôle de Prince très au sérieux, il ne supportait que des vampires sur son territoire fasse n’importe quoi. Le comble, c’était que le sabbat s’était installé dans sa ville et prenait chaque nuit un peu plus de pouvoir, que la Reine s’avérait être à moitié folle mais pas dénué d’intelligence tactique, mais tout cela, même les démons peuplant désormais cette ville, ne faisait qu’ajouter du challenge au sieur. Il devait avouer que tout cela devenait terriblement excitant. Il avait été un chasseur d’ombre et l’idée d’une guerre avait quelque chose de terriblement excitant. Cependant il savait qu’il valait mieux l’éviter, laisser sombrer le monde dans le chaos n’était pas son but.

Il pénétra à cette soirée mondaine, à laquelle il se rendait parce qu’en tant qu’un des hommes les plus puissants de la ville, il se devait de jouer au riche généreux. Ce n’était que la nuit qu’il pouvait parader aux yeux des humains, et bien des rumeurs couraient sur son compte. On le disait très riche mais on disait aussi qu’on ne le voyait jamais, qu’il gérait ses entreprises de loin, et au fond, parfois on s’interrogeait même sur son existence. Quand les rumeurs commençaient à trop gonfler, il se montrait, dans un costume hors de prix, parfois avec Eleanore à son bras, parfois avec Peggy, en fonction, mais ces soirées étaient ennuyeuses et la plupart du temps il s’y rendait seul, faisait mine de boire le champagne, de manger les petits fours, discutait avec quelques actionnaires ou de potentiels investisseurs avant de repartir et s’occuper d’affaires plus pressantes. Il détestait ces soirées là. Peut-être parce qu’elles lui rappelait la soirée où il était mort, peut-être parce que voir tous ces riches parader, donner des sommes folles soit disant pour aider leur prochain, en se goiffrant toute la soirée le rendait tout simplement malade. Si il y avait des humains qu’il pouvait voir comme autre chose qu’un fastueux dîner, ils n’étaient pas là. Bien sûr, il y avait toujours une femme riche et entêtée pour vouloir le ramener chez elle, et souvent, il les laissait faire, un diner offert sur un plateau, ça ne se refuse pas, n’est-ce pas ? Il pénétra dans la grande salle remplie d’humains sentant affreusement le parfum hors de prix et l’eau de Cologne. Plissant le nez, le vampire s’avança laissant son manteau au portier. Il observa autour de lui l’assemblée réunie ici. Quelle était déjà cette fête ? Pour quelle cause ? Il est vrai que la plupart du temps il se contentait de signer des chèques. Il ne s’assurait jamais d’où allait cet argent, ce n’était qu’un jeu auquel il jouait, une comédie à laquelle il adhérait si peu. Son regard se posa sur une silhouette blonde devant lui alors qu’une femme tentait de lui parler de quelque chose, une cause, en lien avec l’environnement lui semblait-il. La jeune femme blonde se tourna et il constata qu’il ne s’était point trompé. Celle qui le contemplait était la mage de la terre, la gardienne qu’il avait commencé à apprécié, et peut-être à séduire un peu, elle lui plaisait sur bien des points jusqu’à ce que Eleanore y mette fin. Il ne pouvait résisté à sa compagne. Gaïa l’avait mal prit. Du moins, il le supposait puisqu’elle l’évitait désormais. Il lui fit un petit signe de la main. Allait-elle le rejoindre ? Il esquissa un sourire. La jeune femme fendit la foule pour le rejoindre. « Que diable faites-vous donc ici ? » fit-elle d’une voix froide. Il esquissa un petit sourire amusé face à la colère qu’il percevait venant de la jeune femme. « Je vous pries de m’excuser, j’ai des gens à voir » Le message était on ne peut plus clair, elle déposa sa coupe de champagne. Il n’avait pas l’intention de la perdre de vue aussi vite, attrapant le poignet de la jeune femme, il l’attira à elle alors que les premières notes de musiques éclataient. Il la saisit par la taille, ne lui laissant guère le choix. Danser comme tous les autres, noyés parmi ces humains, danser comme on le faisait dans l’ancien temps, en glissant au creux de l’oreille quelques paroles. « Je pensais pas que ma présence pouvait vous déplaire à ce point. » chuchota-t-il au creux de l’oreille de la jeune femme en entamant un pas de danse, celui d’une valse, à trois temps. Il la serra un peu plus contre lui. « Qu’ais-je donc bien pu faire pour que vous fuyez ainsi ma présence ? » demanda-t-il toujours au creux de son oreille. Car jamais elle ne s’était véritablement expliqué. Se pourrait-elle qu’elle soit vraiment jalouse de Eleanore ? Il eut un petit sourire amusé.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

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MessageSujet: Re: Une valse à trois temps   Ven 27 Juil - 7:16

Alors que le Hautbois soufflait sa première phrase comme un soupire amoureux, je me retrouvais à virevolter avec un vampire au milieu de plusieurs dizaines d’humains. J’étais obligée de le suivre surtout que dans une valse, c’est l’homme qui mène la danse. Surprise, je regardais le Prince avec un regard noir. Que me voulait-il encore ? Cette proximité me gênait. Ce n’était pas la première fois, cependant je ne voulais pas me laisser tourner encore la tête par cet être des ténèbres. Son souffle tiède et sirupeux commençait dès lors à m’enivrer, à moins que se ne soit déjà le champagne qui me jouait des tours. La valse n’arrangeait rien. C’était une danse d’antan qui faisait tourner la tête des jeunes filles dans les bras de leurs Princes et qui les rendaient ivres de contacts physiques et de baisers. Je ne voulais pas me laisser aller à ces jeux d’enfants. Je le regardais dans les yeux cherchant dans ce regarde azuréen un quelconque indice, une raison pour qu’il me conduise ainsi dans une danse folle. Ses yeux n’étaient cependant que quiétude et amusement. Je me sentais un peu plus détendue même si j’imaginais que ces yeux ne reflétaient pas toute l’âme cabalistique du Prince. Mon regard se fit aussi moins dure. Ses lèvres s’approchèrent alors près de mon cou, près de mon oreille et sa voix suave raisonna dans une nuance pianissimo. « Je pensais pas que ma présence pouvait vous déplaire à ce point. » Je pinçais les lèvres. Sa présence ne me gênait pas s’il restait loin de moi en réalité. Il valait mieux que nous restions loin l'un de l’autre. Lui, pour rester dans les bonnes grâce de sa femme, moi pour rester dans celle d’un Roi et pour éviter de succomber aux charmes du Prince. J’étais plutôt fragile au niveau sentimentales en ce moment. J’étais perturbée par mes pensées en faveurs de Misha et en même temps j’étais contrariée par les avances d’Irial. Si le Prince pouvait rester loin de mes pensées et de toutes mes agitations mentales, cela me ferait un peu de vacance. C’était cependant trop demandé. J’aurais aimé une soirée tranquille entouré d’humains ne sachant rien de moi à par que j’investissais dans leur projet. Point. Là encore, j’en demandais trop semblait-il. Je ne répondis donc pas à sa phrase. De toute façon ce n’était pas une question. Je sentis alors une légère pression sur ma taille et je me retrouvais encore plus proche du Prince des vampires. Sur le même ton mélodieux il me posa enfin une question : « Qu’ais-je donc bien pu faire pour que vous fuyez ainsi ma présence ? » Je me mordais la lèvre inférieure. Qu’allais-je bien pourvoir dire ? Je ne pouvais pas dire la vérité aussi simplement que cela. Il était quand même un Prince et ces êtres là avaient souvent un égo surdimensionné. Je devais faire preuve de tact, mais être en même temps assez autoritaire pour qu’il me laisse tranquille quand la valse prendrait fin. En écoutant le morceau, j’essayais de me situer pour savoir combien de temps il me restait. Je remerciais alors l’éducation musicale de mon père luthier qui me permettait de connaître ces grands morceaux classiques par cœur. Le thème venait juste d’être pris par les violons. J’avais donc encore deux bonnes minutes et trente secondes à danser de cette manière et d’épancher les raisons pour lesquelles je préférais me tenir loin de lui. Je me mordis légèrement la lèvre réfléchissant rapidement. Je lui répondis avec une voix aigre-douce :

« Je pense que je n’ai pas à me justifier auprès de vous cher Prince, mais étant condamner à virevolter encore deux minutes auprès de vous, autant profiter pour vous dire le fond de ma pensée. »

Je marquée une pause tentant d’observer autour de moi où je pourrais avoir un endroit pour me replier à la fin de la valse. Aucun recoin de cette pièce n’eut de grâce à mes yeux, mais je n’avais pas encore fait de don et je ne voulais pas partir s’en en avoir fait un. C'était peut-être ridicule, mais je voulais avoir l’impression d’avoir au moins fait quelque chose de bien dans cette soirée. Je ne voulais pas faire comme la majorité des gens présents ici. Ils venaient surtout pour faire fleurir leur affaires personnels, leurs images afin de faire croire aux mondes qu’ils pouvaient être comme tous le monde alors qu’il ne versait qu’un pourcentage minime de leur revenu dans des œuvres charitables. Ils avaient investies pour l’argent, pour eux et non pour un but plus humaniste. Comme eux j’aurais pu garder des milliers d’hectares de terres où machines et pesticides régneraient aujourd’hui en maître avec un seul mot en tête : profit. J’avais choisie une autre voie et je donnais dans ce que je croyais bon pour la Terre, pour notre mère à tous. Je reposais finalement mes yeux dans ceux du Prince et poursuivait, lui livrant mes pensées avec une certaine finesse en structurant ma réponse. Je laissais tomber mon ton aigre-doux et prenait moi aussi une voix suave et douce.

« Alors qu’avez-vous fait ? Je pense que si nous étions comme tous ces gens autour de nous, nous aurions pu dire que vous avez été infidèle. J’aurais été votre maîtresse un temps, me laissant flatter par vos yeux céruléens et vos paroles sirupeuses. Toutefois, toutes relations adultères sont un jour où l’autre connues par la compagne. Ce qui fut en quelque sorte notre cas. Cela aurait pu s’arrêter là. La femme apprend les faits, demande au mari de plus fréquenter la maîtresse et celui-ci accepte. La maîtresse aurait pu être attristée par ce revirement de situation, jalouse et rancunière elle aurait évitée son ancien amant et aurait pu lui jeter des regards glacials. »

Je marquais une nouvelle pause écoutant la musique pour voir combien de temps il me restait encore. C’était alors la grande envolée, le fortissimo et le changement de thème de tout l’orchestre. Je poursuivais alors :

« Mais nous ne sommes pas comme tous ces gens Prince. N’est-ce pas ? Notre relation n’a jamais dépassé le stade de l’œillade, peut-être un baisé discret de temps à autre, mais vous saviez tout comme moi que même si mon corps disait oui ma raison vous a toujours repoussé. Peut-être aurais-je cédé un jour totalement ? Qu’importe de toute façon. Vos avances se sont faites moins pressentes et je dois vous avouez que mon âme n’en n’était que plus tranquilliser, car je n'avais plus à lutter contre moi-même. Ce qui m’a le plus chagriné dans cette péripétie ce n’est plus d’avoir votre attention, mais de me rendre compte que vous n’étiez peut-être pas l’homme politique en qui je croyais. Je vous croyais fort de caractère, habille dans l’art de la rhétorique, assez intelligent et rusé pour faire respecter le vieu pacte par vos pères et assez talentueux pour contrecarré les folies de la Reine. Chaque homme, même vampire à cependant une faiblesse : une femme. La votre est d’une beauté infantile mais ses actes le sont aussi. Cette homme que j'avais en admiration reste talentueux, pourtant il m’apparaît aujourd'hui comme n’étant pas le Prince, mais le régent de la Princesse. Vous m'avez déçu. »

Mon discours, certes long avait été dit avec douceur et un léger sourire s’était fixé sur mes lèvres. Le froid était maintenant autour de nous et non plus entre nous. J’avais brisé la glace en lui disant le fond de ma pensée, mais j’avais fait apparaître des séracs autour de moi. S’il était piqué dans son égo, juste en serrant un peu plus il pourrait engendrer la chute des séracs, il pourrait me briser. J’avais choisis mes mots, les avait embaumés pour les rendre plus conciliants à ses oreilles et j’espérais que ceci serait suffisant pour qu’il ne prenne pas la mouche. Je n’avais pas déprécié sa personne, j’avais juste marqué le fait que, certes derrière chaque grand homme il y à une femme, mais quand cette dernière est capricieuse, le grand homme disparaît petit à petit. Il ne reste que le flamboyant visage d'une femme somptueuse. J’avais dans l’espoir qu’après ce discours il me laisse tranquille le reste de la soirée.

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MessageSujet: Re: Une valse à trois temps   Mar 4 Sep - 16:36

Hadrian n’était guère un homme à supplier une femme, aussi belle et puissante soit-elle. Il était assez bel homme pour qu’elles viennent à lui, et à vrai dire, son charme surnaturel suffisait pour qu’elles se pâment toutes devant lui. Lorsqu’il chassait avec sa compagne, ils sélectionnaient généralement des couples car cela les amusait beaucoup de partager ensemble leur diner, la séduction n’était alors qu’un petit jeu sadique destiné à renforcer la terreur de leur proie. La peur chez les humains avait un parfum absolument délicieux pour les vampires, voilà sans doute pourquoi il aimait tant l’insuffler chez ses victimes. Ou peut-être que c’était plus excitant si sa proie réalisait sans vraiment s’en douter sa nature dangereuse. Quoi qu’il en soit, il suppliait pas les femmes. Lorsqu’une femme finissait par lui fermer sa porte ou le repoussait, il la laissait s’en aller sans difficultés. La seule qu’il aurait désiré retenir, il en avait été incapable. S’en voulait-il encore aujourd’hui ? Oui, d’une certaine manière, il regrettait de ne pas l’avoir enfermé, retenue par tous les moyens, mais l’amour vous poussait à désirer que l’autre soit heureux. C’était stupide, car personne ne fait jamais ce qu’il faut pour être heureux. Lorsque Gaïa l’avait repoussé, il n’avait rien fait pour la retenir. Eleanore désirait qu’il s’éloigne de la gardienne de la Terre, et même si la jalousie de sa compagne était faible, et qu’il fut étonné qu’elle en ressente envers Gaïa, il lui avait obéit trop étonné pour s’affirmer. Il pensait que cela serait sans nul doute pour le mieux. Séduire une gardienne n’était certainement pas une bonne idée politiquement parlant. Pourquoi ne pouvait-il donc se contenter de discourir avec elle sans chercher à la possédé ? à la faire sienne ? Il était un séducteur né, et oui il aimait réduire à néant les barrières que les femmes dressaient devant lui. Cependant, il avait dû renoncer à elle, et cela lui apparu être une bonne chose sur le moment. En l’apercevant ce soir là, il voulu aller vers elle juste pour la taquiner, mais finalement il lui fit signe d’approcher et elle vint. Peut-être était-ce la manière dont elle s’était approché de lui pour finalement lui demanIlder de s’éloigner qui le poussa à la prendre par la taille et l’entraîner dans une valse, peut-être était-ce par orgueil ou fierté qu’il avait voulu danser et voir s’éveillé en elle le désir qu’il avait cru percevoir, voulait-il sans doute s’assurer qu’elle le désirait encore. C’était de la fierté et de l’orgueil, il le savait alors qu’il l’entraînait sur la piste de danse, la serrant contre lui, sentant sa chaleur corporelle, entendant son cœur battre plus vite, sentant sa nervosité, et l’étincelle de colère dans ses prunelles, tout cela semblait furieusement excitant. Il avait toujours été un prédateur, un chasseur, né shadowhunter, devenu vampire, il avait toujours eut du goût pour la chasse. L’excitation qu’elle procurait, la nervosité et la peur d’une proie l’avait toujours rendu fiévreux. Et la jeune femme qui tentait de lui échapper éveillait en lui une faim qu’il pensait endormie.

Le vampire avait demandé dans un murmure mélodieux ce qu’il avait bien pu faire pour qu’elle le fuit. Car il n’y avait pas que durant cette soirée qu’elle avait chercher à le fuir, et qu’elle avait dressée une barrière d’indifférence entre eux. Cela datait exactement de l’instant où Eleanore avait voulu mettre un terme à ce jeu de séduction. Il se doutait que Gaïa avait dû mal prendre le fait qu’il cesse de la courtisé sur un simple mot de sa compagne, mais jamais elle ne s’en était expliqué, et à vrai dire, il trouvait cela amusant quoi que étonnant qu’elle continue à lui en vouloir des mois après. Estimait-elle qu’il devait être punis pour l’éternité pour avoir écouté sa compagne ? Il pensait qu’au contraire, les gardiennes soutenaient la fidélité et l’amour, et toutes ces conneries de valeurs familiales qui tenaient tant à cœur les humains. « Je pense que je n’ai pas à me justifier auprès de vous cher Prince, mais étant condamner à virevolter encore deux minutes auprès de vous, autant profiter pour vous dire le fond de ma pensée. » répliqua-t-elle à sa demande d’un ton acide. Il croisa le regard de la jeune femme mais elle ne semblait pas daigner lui accorder véritablement un regard. Elle observait les gens autour d’elle comme si elle cherchait quelque chose ou quelqu’un. Hadrian devait avouer que l’attitude de la jeune femme était insultante à son égard, si elle désirait lui faire comprendre qu’elle ne voulait pas de sa présence, eh bien elle y parvenait assurément. Mais cela ne suffirait pas à le faire fuir. Hadrian avait toujours été quelqu’un de tenace et d’obstiné. Il fallait plus qu’un regard méprisant et une attitude hautaine pour le faire déguerpir. De plus, ils avaient entamé cette valse et comme elle le disait si bien, il leur restait encore deux minutes à danser. « Alors qu’avez-vous fait ? Je pense que si nous étions comme tous ces gens autour de nous, nous aurions pu dire que vous avez été infidèle. J’aurais été votre maîtresse un temps, me laissant flatter par vos yeux céruléens et vos paroles sirupeuses. Toutefois, toutes relations adultères sont un jour où l’autre connues par la compagne. Ce qui fut en quelque sorte notre cas. Cela aurait pu s’arrêter là. La femme apprend les faits, demande au mari de plus fréquenter la maîtresse et celui-ci accepte. La maîtresse aurait pu être attristée par ce revirement de situation, jalouse et rancunière elle aurait évitée son ancien amant et aurait pu lui jeter des regards glacials. » Un froncement de sourcil gagna le visage angélique du vampire, et son expression amusé prit un air plus sérieux, moins superficiel. Il était capable de vraiment écouter, et c’est ce qu’il faisait à cet instant, tentant de traduire les mots qu’elle prononçait en sentiment, pour comprendre la jeune femme et son attitude. Etait-ce de la jalousie et rancune qu’elle ressentait ? Encore aujourd’hui ? Pourtant il n’avait jamais eut la sensation qu’elle lui cèderait un jour. Certes, il sentait qu’elle le désirait, autant qu’il la désirait, peut-être plus sincèrement que lui ne le fut, mais elle semblait bien trop fière pour céder à un vampire. Jamais il ne s’était fait la moindre illusion à ce sujet. Il savait qu’elle ne cesserait jamais de le repousser, mais tout en le laissant approcher, pour feindre une amitié précoce.

C’était sans doute pour cela qu’il comprenait si peu. Pourquoi lui en voulait-elle d’avoir mis fin à leur relation alors qu’elle même n’avait jamais eut l’intention de laisser une telle relation éclore ? Il attendit la suite, car il ne pouvait qu’y avoir une fin, une conclusion à tout cela. « Mais nous ne sommes pas comme tous ces gens Prince. N’est-ce pas ? Notre relation n’a jamais dépassé le stade de l’œillade, peut-être un baisé discret de temps à autre, mais vous saviez tout comme moi que même si mon corps disait oui ma raison vous a toujours repoussé. Peut-être aurais-je cédé un jour totalement ? Qu’importe de toute façon. Vos avances se sont faites moins pressentes et je dois vous avouez que mon âme n’en n’était que plus tranquilliser, car je n'avais plus à lutter contre moi-même. Ce qui m’a le plus chagriné dans cette péripétie ce n’est plus d’avoir votre attention, mais de me rendre compte que vous n’étiez peut-être pas l’homme politique en qui je croyais. Je vous croyais fort de caractère, habille dans l’art de la rhétorique, assez intelligent et rusé pour faire respecter le vieux pacte par vos pères et assez talentueux pour contrecarré les folies de la Reine. Chaque homme, même vampire à cependant une faiblesse : une femme. La votre est d’une beauté infantile mais ses actes le sont aussi. Cette homme que j'avais en admiration reste talentueux, pourtant il m’apparaît aujourd'hui comme n’étant pas le Prince, mais le régent de la Princesse. Vous m'avez déçu. » Les dernières notes étaient en train de se jouer, et les pas du Prince suivait naturellement la cadence mais ses pensées étaient si troublées par les paroles de la jeune femme qu’il ne prêtait guère attention à la musique ni même à tous ces humains les entourant. Il relâcha la taille de la jeune femme alors que les couples tournoyaient une dernière fois autour d’eux. La contemplant, il ne pouvait décemment croire ce qu’elle venait de lui dire. Elle venait d’avouer qu’elle ne lui aurait jamais céder, et finalement n’était-ce pas de l’orgueil de se laisser flatter par la séduction et l’attention qu’il lui avait porté, oh il se serait contenté de ce jeu, mais pensait-elle vraiment qu’il n’aurait pas finit par se lasser ? Lui reprochait-elle vraiment d’aimer ? Il secoua la tête en écartant ses mains d’elle et cessant totalement de danser. « Je suis vraiment surpris qu’on puisse, que vous puissiez, vous plus que tout autre personne, me reprocher l’amour que je porte à Eleanore. » fit-il d’une voix qui se voulait la plus neutre possible pour éviter de trahir la colère qu’il sentait monter en lui. « Votre cœur doit être bien froid pour ne pas comprendre que la seule chose qui soit capable de rendre un vampire à peu près agréable soit l’amour. Et je vous trouble terriblement égoïste de me juger ainsi alors que vous n’avez jamais laissé votre porte qu’entrouverte à mon encontre et que vous n’avez jamais eut l’intention de me l’ouvrir. Auriez-vous donc souhaité que je refuse de céder à la volonté de ma tendre et bien aimée compagne, que la blesse dans son amour propre pour que vous puissiez continuer à me repousser, et à ne m’offrir que des miettes ? » demanda-t-il en la regardant dans les yeux, espérant lui faire comprendre que c’était elle qui avait dicté les règles du jeu, et en quelque sorte la conclusion. Si elle lui avait offert quelque chose ayant du poids, il aurait eut des raisons pour désobéir à sa compagne, mais la blesser pour un caprice ? Non, il ne pouvait agir ainsi. « Je pensais que vous vous étiez détourné parce que ma compagne l’avait demandé, et que vous compreniez l’amour qui nous liait, mais apparemment je me suis trompé. » Il détourna son regard d’elle, pour observer la foule autour d’eux et trouver une porte de sortie. La gardienne venait de le décevoir, et il ne souhaitait plus continuer cette discution à présent. Il pensait qu’elle possédait un cœur bien plus noble que le sien, et sans doute voulait-il la dompter pour cela, désirait-il au fond qu’elle lui apprenne ce qu’était la noblesse, qu’elle le repousse pour lui montrer le droit chemin ou souhaitait-il l’encanailler un peu ? Qu’importait, cela n’avait plus la moindre importance. Il n’était pas blessé dans son ego, enfin peut-être que si, mais surtout il était déçu de réaliser qu’elle était encore plus enfantine que Eleanore. Il supportait les caprices de cette dernière parce qu’il l’aimait de toute son âme, de tout son cœur, mais il ne ressentait pas un amour aussi fort pour la gardienne et avait tout fait pour étouffer le moindre sentiment qu’il aurait pu ressentir envers elle par ce simple discourt.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

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MessageSujet: Re: Une valse à trois temps   Sam 6 Oct - 15:43

J'avais joué et j'étais sur le point de perdre. Le visage du prince des Vampires c'était renfermé. Je m'attendais à tous moment à un éclat de colère. Son visage qui était jusque là souriant et avenant devint aussi froid que le souffle d'un hiver russe évoqué par la valse de Chostakovitch. Il semblait outré par mes paroles. J'avais l'impression d'être une pauvre paysanne venant de commettre un crime de lèse-majesté. Qu'allait-il m'arriver ? Allais-je être pendue, écartelé ? Si j'étais une paysanne et lui un roi de l'Empire, un descendant des Habsbourg et autre grande lignée royale j'aurais été échaudé sur place. Cependant, je n'étais pas une paysanne. Et après un moment de doute mes traits redevinrent fermes. Je sentie que sa main quittait ma taille alors que les couples continués sur les dernières notes avant de se saluer. Je regardais autour de moi. Ici et là de nombreuses femmes nous regardaient. Leurs yeux dévorer le jeune prince face à moi. Certaines m'assassiner du regard. Elles étaient là, rêvant de se trouver dans les bras de cet Apollon terrestre. Certaines de ces femmes étaient accompagnées de leurs maris et ces derniers n'étaient pas dupes. Il regardait aussi dans notre direction. Certain semblait agacé par ce jeune homme au trait fin qui dégageait un charisme presque surnaturelle... D'autres hommes me regardaient aussi. J'arrivais à juger le regard des femmes sur Hadrian, mais il m'était impossible de savoir pourquoi ces hommes me regardaient, moi, ce pauvre paria de la société. Ils ne savaient pas qui j'étais et c'est surement pour cela qu'il me regardait sans ciller, de même pour Hadrian. Nous n'étions pas des gens normaux comme je l'avais dis dans ma longue tirade. Nous n'étions pas comme tous ces gens qui nous observe avec soit jalousie, soit envie.

Je reposais mes yeux sur le Prince, un peu saouler par tous ces regards et par ces ondes négatives qui vriller l’air autour de moi. Je commençais à me sentir malade. Je me sentais le rouge me monter aux joues, et je pouvais juré que ce n’était pas le champagne. J’écoutais la réponse de Hadrian. Nous étions toujours au milieu des danseurs et ces derniers applaudissaient l’orchestre en attendant la prochaine danse le temps que les hommes ailles chercher une nouvelle cavalière. « Je suis vraiment surpris qu’on puisse, que vous puissiez, vous plus que tout autre personne, me reprocher l’amour que je porte à Eleanore. » Il fit une pose et je continuais de l’observer avec l’étrange et maladive impression que j’allais recevoir une vague d’onde négative. Et en effet il poursuivit. Je m’attendais à avoir une tirade en alexandrin. « Votre cœur doit être bien froid pour ne pas comprendre que la seule chose qui soit capable de rendre un vampire à peu près agréable soit l’amour. Et je vous trouble terriblement égoïste de me juger ainsi alors que vous n’avez jamais laissé votre porte qu’entrouverte à mon encontre et que vous n’avez jamais eut l’intention de me l’ouvrir. Auriez-vous donc souhaité que je refuse de céder à la volonté de ma tendre et bien aimée compagne, que la blesse dans son amour propre pour que vous puissiez continuer à me repousser, et à ne m’offrir que des miettes ? » Je le regardais avec surprise. Avais-je bien entendu ? Je levais les sourcils avec surprise. Le sang se retira de mon visage et je devins blême. Je ne pensais pas avoir mérité ces mots tranchant et ces ... adjectifs déplaisants. Egoïste ? Le mot sonna comme un violon mal accordé à mes oreilles. Mes doigts se refermèrent dans ma chère. J'étais piquée dans mon orgueil. J'avais sacrifié beaucoup pour l'équilibre de la nature, pour tender d'aider mon prochain, pour que ceux qui m'entoure se sentent eux aussi équilibré et heureux ... Qu'avais-je en retour ? On me fuyait, on avait peur de moi, on ne m'aimait pas et on me craignait et maintenant on disait que j'étais égoïste. Je voulais me détendre, me rendre utilise ce soir. Je voulais faire des dons pour aider l'humanité à grandir et même ce soir j'étais égoïste ? Il me regardait dans les yeux avec audace, ou en tout cas ce que je pris pour de l'audace. Après avoir planté des couteaux dans mon âme avec ses prunelles céruléens, il daigna les détournés vers l'environnement autour de nous. J'étais ... au bout du rouleau. J'avais marre d'être la bonne poire. Je tentais cependant de me contrôler. Je savais que, petite déjà je m'énervais rarement. J'avais une grande capacité à encaisser, mais quand tout s'accumulait dans un lapse de temps court, je devenais colérique au possible. Mes doigts s'enfoncèrent un peu plus dans la chair de ma main. Je sentie la terre frémir sous mes pieds. Frémir puis tremblé légèrement. Très légèrement. Personne n'aurait pu le sentir. Je n'étais toujours pas calmé. Je posais alors mon regard vers un pot de fleur non loin de là. C'est sur cette pauvre plante que je lâchais le trop plein de colère que j'avais dans mon être. La plante se mit rapidement à mourir. Elle pourrit sur place. Ses feuilles tombèrent d'un coup, le tronc cassa les racines devinrent putrides et une odeur de végétaux pourrit commença à se rependre dans la pièce. Pour finir, le pot en terre cuite explosa littéralement. Un jeune femme à côté, reçu la terre et les feuilles mortes sur elle et fit un scandale. L'orchestre qui allait commençait à jouer regarda l'incident et tout le monde commenta l'affaire.

Je relâchais alors mes doigts qui s'étaient enfoncé dans ma chair et je posais cette main sur l'avant bras du Prince. J'étais calmée. Mon regard était un peu plus serein, mais triste. Nous avions été proche physiquement auparavant et je me permis de poser mon autre main sur son visage afin qu'il daigne me regarder. Une fois que ses yeux se furent accrochés aux miens je déclarais :

« Maintenant que nous avons vidé chacun notre sac en heurtant l'autre, parlons de cela posément si vous voulez bien. Je sais que vous maîtrisez bien assez l'art du langage et êtes bien trop intelligent pour ne pas avoir compris ce que je voulais vous dire. Vous savez que je comprends l'amour que vous ressentez pour votre compagne, et c'est parce que je vous savais aussi amoureux d'elle que je me devais de laisser ma porte qu'entre ouverte et vous offrir ... des miettes comme vous dites. Vous m'avez toujours attiré, vous m'attirez toujours. Cela aussi vous le savez. Les choses sont ce qu'elles sont. Je veux juste continuer en croire en l'homme politique capable de conduire les siennes avec pragmatisme et discernement et non pas aveuglément. »

Je lui adressais un petit sourire. J'étais mélancolique et nostalgique. Je pensais à toutes les relations que j'avais eues avec des hommes. Elles avaient toutes étaient catastrophiques. Même si elles n'avaient pas réellement commencé comme avec le Prince des vampires, la conclusion était mauvaise. Je me retrouvais toujours seule. Je reprenais mon souffle et finit par dire :

« Cependant, je ne pense pas être une personne égoïste pour autant, car si Eleanore ne veut plus que vous me voyiez et que vous êtes d'accord, je trouve ça plus normale et plus noble d'âme, que l'inverse. J'ai déjà été l'autre et cela est difficile à vivre. Je ne sais pas si j'aurais pu résister encore longtemps et je ne veux pas le savoir ... Vous avez raison sur un point cependant... Mon coeur est froid.»

Je me mordais la lèvre songeant à la solitude de mes journées. J'avais des voies qui me parlaient, un papillon qui me soutenait, mais jamais de personne faites de chairs et d'os pour égailler mon quotidien. Je fis une révérence et déclarais avant de m'éloigner vers le buffet à champagne.

« Veuillez-m 'excusez maintenant, je crois que j'ai besoin ... d'un remontant ».

D'un pas décidé je m'éloignais de lui sans attendre là moindre réponse. J'avais besoin de m'éloigner un moment pour me laisser totalement aller. Arrivé au buffet à champagne, je prenais une coupe et me dirigeais directement vers les toilettes. En entrant dans les toilettes luxueuses en marbre je me regardais dans le grand miroir. Je posais le verre de champagne à côté du lavabo. Le reste de colère et pression que j'avais en moi sortirent sous forme de larmes. J'éclatais en sanglot. Je plongeais mon visage dans mes mains et essayait de me calmer de me raisonner, mais les larmes avaient besoin de jaillir. Je ne pouvais cesser de me dire, que j'étais immortelle et que jusqu'à la fin des temps j'allais rester seule, fuit et crainte des mortelles comme des autres immortelles.

Après de longues minutes de râles, j'enlevais mon visage de mes mains en gardant mes yeux fermés. Je respirais profondément tentant de me calmer pour sortir d'ici avec un visage potable aller signer un chèque et rentrer seule chez moi. Je regardais mon visage et mes yeux rougis par les larmes et tentait de gommer le plus possible cette crise de larme. Je sentis alors une main se poser sur mon épaule. Je regardais dans le miroir et je ne voyais personne derrière moi. Je n'avais pas besoin de réfléchir dix ans pour comprendre qui c'était. Je déclarais alors avec un sourire forcé :


« Vous savez que c'est les toilettes des femmes ici ? Je crois que vous vous êtes trompé. En faite, je ne sais même pas si vous avez déjà fréquenté des toilettes depuis que vous êtes une créature de la nuit. »

Je me retournais vers lui en reprenant mon verre de champagne, me demandant à quoi j'allais encore devoir faire face.

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