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 Rendez-vous nocturne ft. Rose

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ADMINTREMBLEZ MORTELS


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MessageSujet: Rendez-vous nocturne ft. Rose   Jeu 26 Juil - 23:06





« Bien, merci. » fit le vampire en fermant douloureusement ses paupières. Comment les choses avaient pu en arriver là ? Comment son infante avait pu se retrouver impliquer dans un conflit avec la Reine ? Et comment se faisait-il qu’il en soit averti par l’un de ses conseillers ? Il pinça ses lèvres en poussant un soupire. Heureusement ce conseiller là conserverait le silence. Il ne savait guère plus que ce qu’il ne lui avait révélé, c’est à dire que la Reine et Rose s’étaient battues, visiblement chez la Reine, et qu’Edward était impliqué aussi dedans. Le fait que Rose et Edward soient sortis vivant de là-bas ne signifiait rien. La Reine était assez folle pour être capable de tout. Il était encore heureux qu’ils soient sortis de là vivants ! Le prince n’aurait pas supporter de perdre son infante. « Je suis désolé. » fit le vampire qui sans connaître les détails savait l’attachement du vampire à son infante. « Laissez-moi. » demanda le Prince d’un mouvement de la main signifiant bien qu’il désirait être seul. Le vampire disparu sans insister. Le Prince n’avait certainement pas été d’une prudence en traitant son conseiller avec si peu de considération, mais il s’assurait toujours de la fidélité des vampires avec qui il travaillait. La moitié de sa lignée était à son service, l’autre moitié des vampires avaient connus pour la plupart Hadrian avant qu’il ne fusse Prince, d’une manière ou d’une autre, il les connaissait suffisamment pour se permettre d’avoir des mouvements d’humeurs en leur présence. Le vampire repoussa d’une main posée sur le bord du bureau, son fauteuil qui glissa sur le sol. Il ne comprenait pas comment Rose avait pu en arriver là, ni pourquoi elle s’était rendu chez la Reine. Il avait besoin de savoir, besoin de connaître toute l’histoire dans les moindres détails. Normalement, il laissait son infante tranquille. Il l’aimait toujours autant qu’avant, mais son cœur à elle ne lui appartenait plus. Lorsqu’elle avait brisé son cœur en choisissant de partir de son côté, pour vivre avec son infant, il avait rompu ce lien, aussi douloureux que cela puisse être, c’était mieux que de continuer à ressentir cette douleur, cette absence insupportable. Il s’était promit de ne plus aimer, de ne plus laisser quiconque posséder un tel pouvoir sur lui, sur son cœur. Il avait cru que c’était possible, mais c’était trompé. Non seulement il avait aimé à nouveau, mais lorsqu’il avait appelé Rose à lui, ses sentiments pour elle, avait-il remarqué n’avait nullement disparus, ils s’étaient seulement cachés, là quelque part, au fond de son cœur. Et même s’il interdisait de donner libre court à ses sentiments, plus rien ne serait comme avant et il en avait conscience, il ne pouvait nié que lorsqu’il avait appris qu’elle s’était battue ainsi contre la Reine il avait senti son cœur se serrer. L’avait-elle fait pour Edward ? Il n’avait jamais pu accepter au fond qu’elle le quitte pour un autre, et il pouvait dire le contraire, se mentir à lui-même, au fond, la vérité demeurait là.

Le vampire avait appelé son infante, il avait longtemps hésité à l’appeler grâce au lien qu’ils possédaient mais cela faisait un peu trop ordre, or elle avait un téléphone portable. Il avait décroché son Iphone et avait appelé la jeune femme. Elle avait attendu trois sonneries avant de répondre, et ces quelques secondes avaient eu figure d’éternité aux yeux du vampire qui n’attendait qu’une chose, qu’elle vienne immédiatement, qu’elle s’explique, qu’elle le rassure, qu’elle lui promette de ne plus jamais se mettre en danger ainsi, surtout pas pour Edward. Une promesse qu’il savait impossible, jamais elle ne la tiendrait. Il ne s’était jamais interposé entre elle et Edward, il savait que cela ne servait à rien de se battre contre cet amour. Il avait abandonné seulement l’idée de pouvoir la convaincre de renoncer au vampire. Mais il refusait, oui, il refusait de la perdre une nouvelle fois à cause de lui. D’autant qu’il savait très bien que Edward n’avait rien du prince charmant, c’était un junkie bien connu des dealers de la ville, qui de surcroît vivait avec un lycanthrope ! Le vampire réalisa qu’il avait enfoncé ses ongles dans sa paume pendant qu’il attendait d’entendre la voix de son infante. Elle répondit finalement. Il lui demanda simplement de venir, le plus rapidement possible, que c’était important, sans lui dire la raison mais il pensait qu’elle savait déjà, qu’elle avait compris pourquoi, rien qu’au ton légèrement angoissé et nerveux, un peu piquant d’une colère qu’il tentait de garder pour lui encore. Elle lui répondit qu’elle arrivait et ils raccrochèrent. Hadrian était impatient qu’elle arrive, impatient d’entendre ses explications, impatient de la serrer dans ses bras, de sentir son parfum. Il se mordit la lèvre faisant couler son sang dans sa bouche. Le plus important était qu’il sache les détails de cette bagarre, c’était la seule chose qui comptait à vrai dire. Il se leva brusquement de son fauteuil et quitta son bureau pour gagner les jardins. Il savait que son infante le trouverait ici. Sa secrétaire, Peggy, l’avait vu sortir et gagné les jardins. A cette heure-ci il y avait encore quelques humains traînant dans les jardins mais dans quelques minutes ils fermeraient leur porte au public. Respirant l’air, il inspirait profondément. Quelles seraient les conséquences de tout cela, il l’ignorait. Son conseiller n’avait pas parlé de la réaction de la Reine, et il savait qu’il l’apprendrait assez tôt. Il redoutait la Reine, sa folie la rendait imprévisible, d’autant qu’il ne lui accordait que du mépris, et la Reine le lui rendait bien. Leurs relations ont toujours été tendues, mais pas à ce point là. Il songea au fait qu’il n’avait pas encore bu de sang, ce qui évidemment n’arrangeait rien à son humeur. Il senti son parfum l’entourer. Elle était là. Lentement il se tourna pour observer son infante qui se tenait devant lui. « J’ai appris… » murmura-t-il sans un bonsoir ni la moindre formule de politesse. « … ce qu’il s’était passé chez la Reine. » continua-t-il toujours dans un murmure. « Pourrais-tu m’éclairer, s’il te plait ? » demanda-t-il. Sa voix s’étranglait presque.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

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MessageSujet: Re: Rendez-vous nocturne ft. Rose   Mar 31 Juil - 13:20

J’étais assise dans un fauteuil dans mon salon. Rien de prétentieux dans mon logis, tout était moderne et pratique. Mes yeux parcouraient les caractères sur un papier jauni par l’âge. Je tourne la page de ce petit livre à la reliure de cuir noir usé. Un nouveau poème. Je lis le titre à haute voix : « Le cœur volé. » Je soupire. Je n’avais pas choisis le plus joyeux des poètes pour partager mon début de soirée. Rimbaud, ce poète français mort très jeune avec une œuvre trop courte à cause d’un amour trop destructeur. « Mon triste cœur bave à la poupe, Mon cœur couvert de caporal … » Je préfère la poésie quand elle est déclarée et non murmurer dans les labyrinthe de l’âme. « Ils y lancent des jets de soupe, Mon triste cœur bave à la poupe … » Je n’ai pas le temps de poursuivre. Les premières notes de l’Art de la Fugue de Bach résonnent dans la pièce. Je retiens mon souffle. J’avais eu peur d’entendre cette sonnerie pendant des jours. J’avais honte également. Je saisissais mon Iphone posait sur le guéridon non loin de moi. Je n’avais pas besoin de regarder qui tentait de me joindre. La sonnerie m’avait donné l’identité de celui qui était à l’autre bout du fil. Je laissais encore un peu sonner, anxieuse. A un moment donné je décroche et entend la voix cristalline d’Hadrian qui me demande de venir le voir. Je confirme ma venue indiquant que je serais là au plus vite, ce qui signifiait que je serais là dans environs un quart d’heure voire une demi heure au plus tard. Je dépose mon portable et coure m’habiller. J’appréhende, ne sachant pas exactement pourquoi il me demande de venir, mais en même temps, au fond de moi je sais. Au final, je me demande ce qui est mieux entre ne pas savoir et se douter de la raison pour laquelle il me fait quérir. Il y a encore quelques mois, je me serais déplacer sans me poser de question. Là, telle une enfant qui avait fauté j’avais honte de me présenter devant l’un des hommes de ma vie, devant l’un des hommes que j’aimais plus que ma propre personne. Certain voit en leur Sire un être contraignant, un être méchant qui les contrôles, les domines, qui les ont damnées. J’étais tout le contraire. Hadrian était pour moi aussi lumineux que le Soleil, aussi mélodieux que le son d’un piano, aussi gracieux comme un cygne qui est aussi alaise dans les airs, que sur terre et dans l’eau. J’abandonnerai volontiers de nouveau le vrai soleil pour me laisser réchauffer par ses rayons. J’offrirais encore une fois mon corps à la nuit noire éternelle si cela me permettait de vivre encore tous ces choses auprès de lui. Toutes ? Au final, non. J’ai voulu quitter le système solaire où régnait Apollon, je l’ai bravé et telle Cassandre, j’ai été punie. Pourtant même cela je le referais … Mon cœur était noyer dans une eau trouble, visqueuse et opaque. Mon cœur étouffait. Alors que j’enfilais une chemise noire sur laquelle je superposer un serre-taille de style victorien en cuire noire, je soupirais. J’attrapais mes Beretta et les placés dans mes holsters. Je finissais de m’habiller en enfilant un jean et en attrapant une veste en cuire. Casques sous le bras j’attrapais les clefs du loft et chevauché ma Triumph speed triple. Rien ne vaut une bonne marque anglaise. Le casque sur la tête je fais vrombir le moteur et met les gazes jusqu’au palais du Prince. Le bruit régulier de la cylindrer endors mon esprit, je pense encore et encore à ce qu’il a à me dire.

En arrivant au palais du Prince, mon anxiété ne fait qu’augmenté. Je sais où il est. Quand je passe devant sa secrétaire elle m’indique où il est. Je n’ai pas besoin qu’elle me le dise, je le sens. Quand je suis arrivée dans le jardin, il y avait encore quelques humains à droite et à gauche, mais ils commençaient à se presser vers la sortie. Je n’avais pas besoin de je fouiller du regard pour savoir où se trouver mon Sire. D’une certaine manière je le savais. Peut-être juste par habitude, peut-être juste ce lien entre un Sire et Infant. Tout ce qui comptait de toute façon c’était que je me trouvais maintenant derrière lui. Je ne bougeais pas, n’osant même pas respirer. Je retenais encore mon souffle comme quand mon téléphone portable avait sonné. Il respire profondément de son côté et se retourne finalement. Mon regard croise le sien un moment, une fraction de seconde, mais je baisse le regard. Il commence me dire des choses. Cela est à peine audible, mais j’entends comme s’il était à quelques centimètres de moi. Sa voix est douce, ce qui montre que pour des oreilles humaines, il murmure à peine. « J’ai appris… » Il marque une pause, je retiens toujours mon souffle. Mes yeux qui regardent le sol cherche quelque chose afin de s’y accrocher mentalement, mais il n’y à rien de particulier, de la terre, pas un seul insecte. « … ce qu’il s’était passé chez la Reine. » Sa voix est toujours à peine audible et pourtant j’ai l’impression que le ton à augmenter. Je commence à me sentir vraiment honteuse. Je n’ai plus peur maintenant, je sais que ce que j’ai fait … Et bien, c’était la meilleure chose à faire pour Edward. Comment peu-on être aussi déchiré entre deux hommes ? J’ouvre la bouche pour tenter de dire quelque chose. Des milliers d’idées, de mots, des phrases me viennent. Mon cerveau s’agite, il boue. Je me vois lui dire de m’excuser pour ce que j’ai fais. Je me vois aussi me jeter à ses pieds pour qu’il me pardonne et en même temps je ne peux me résoudre à le faire. Je veux m’excuser, mais pas pour ce que j’ai fait. Si je devais demander pardon, c’est pour la situation dangereuse dans laquelle je l’ai placé, moi son Infante, en attaquant la Reine chez elle, dans sa propre demeure. Il continue. « Pourrais-tu m’éclairer, s’il te plait ? » Sa voix s’étrangle et je me sens de nouveau coupable. Je ferme les yeux et avale difficilement ma salive. Je cogite toujours cherchant ce que je peux dire. Je veux faire vite afin qu’il me dise ce qu’il allait faire de moi dans cette affaire. J’avais peur qu’il me demande de quitter la ville, qu’il me chasse, mais j’accepterais sa sentence. Je prenais donc les devant. Je me précipite :

« Hadrian, je … » Sans que je ne le veuille ma voix s’étrangle elle aussi. J’avale ma salive et reprend ne me laissant pas démonter.

« Je peux quitter ma fonction dès ce soir et évacuer la ville si tu le souhaites. J’assume mes actes … »

Je ne le regarde toujours pars, j’ai honte de croiser son regard. Plus les secondes passent et plus je me rends compte que je suis dans l’opprobre face à lui. Il n’y avait pas de publique ici, je ne subissais pas l’exécration d’une assemblée et pourtant je me sentais belle et bien être l’opprobre, non du genre humain, mais des Infantes. J’ai honte et en même temps je suis contente de mettre battue avec la Reine, je suis ravie d’avoir pu sauver Edward.

« Je n’ai pas fais ça pour te causer du tord. Je l’ai fait, par ce qu’elle était en train de torturer Edward… »

Je n’avais pas tout dis, mais que dire d’autre pour le moment ? Par où commencer ? Edward était à la source du conflit entre moi et la Reine et il n’y avait pas grands choses à dire de plus selon moi. Hadrian voudrait peut-être savoir plus de chose, cependant, je n’avais pas réellement envie de me rappeler dans les détails cette nuit. Je le ferais seulement s’il me le demande. Je savais qu’Edward n’était pas le membre de notre lignée qu’Hadrian porté le plus dans son cœur. Il nous faisait même honte et il attirait l’opprobre sur notre famille. Bien malgré moi je l’aimais. J’en étais folle et on peut réellement qualifier cela de folie. J’avais quitté Hadrian pour lui … Je relevais alors le visage tentant de trouver de nouveau mon port d’attache dans ses prunelles céruléennes. Pendant des siècles c’est ce que j’avais fais.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous nocturne ft. Rose   Mar 4 Sep - 18:38

Jamais il ne s’était senti aussi inquiet, désarmé et en même temps en colère contre son infante. Rose avait toujours été l’infante parfaite. Depuis sa transformation jusqu’à la nuit où elle l’avait quitté pour Edward, elle s’était toujours comporté à la fois comme une infante docile, plein de désir d’apprendre mais aussi de le remplir de fierté et en même temps d’une intelligence et d’une vivacité d’esprit qui l’avait toujours ravi. Elle savait toujours à quel instant se montrer inventive, à quel moment taire ses désirs pour écouter la voix de la raison, elle ne risquait jamais de les mettre en danger mais lorsqu’ils partaient en voyage pour s’amuser elle se montrait souvent bien plus imaginative que lui en matière de bain de sang. Il n’aurait pu imaginer une infante plus parfaite qu’elle, et son cœur battait à s’en rompre pour elle. Il était heureux tout simplement même si à l’époque il n’en avait pas réellement conscience. Il était inquiet parfois, oui, mais ce n’était que de légères inquiétudes sans fondement important, parfois elle le désarmait mais par son esprit vif, par son imagination, par sa sagacité, et parfois il était en colère mais contre lui-même. Parce qu’il avait parfois du mal à se montrer autoritaire avec elle tant il la considérait comme son égale, comme sa compagne tout simplement. Jamais il n’aurait pu imaginer un seul instant qu’elle le quitterait. Comme il était naïf à l’époque. Rose fut la première de ses infantes, et elle avait rempli son cœur à l’en faire déborder, lorsqu’elle était partie, elle l’avait brisé en mille morceaux. Jamais il ne lui en avait fait ouvertement le reproche, même si, cette nuit là, il lui avait conseillé de ne plus revenir le voir à moins que cela ne soit pour quelque chose de grave. Il ne pourrait accepter de la voir se balader aux bras de quelqu’un d’autre, ni imaginer qu’elle puisse embrasser un autre homme avec peut-être plus de passion qu’elle n’en mettait dans leurs baisers, il ne pouvait accepter qu’elle puisse partager sa couche avec un autre homme, qu’elle en aime un autre tout simplement. Il avait nié tout cela. Autant qu’il avait pu le faire. La colère l’avait rongé à ce moment là, la tristesse aussi. Cela avait été une époque noire pour lui, et encore aujourd’hui il n’aime guère s’en souvenir. Mais lorsqu’il l’avait rappelé à lui, Eleanore était depuis devenue sa compagne et avait rempli son cœur à nouveau d’allégresse, il avait la sensation que son cœur e saignait plus pour Rose, que Eleanore l’avait guérit de ses blessures, mieux qu’elle avait réussit le petit miracle de le rendre à nouveau heureux, parfaitement heureux. Il avait néanmoins ressenti des choses, de la jalousie parmi tant d’autres, des regrets aussi, de la frustration, et parfois même du désir, cependant il lui était facile de taire tout cela, Rose ne semblait plus fréquenter Edward et elle paraissait heureuse de venir s’installer ici. Elle était douée en politique, et savait s’impliquer comme il le fallait. Tout allait parfaitement bien jusqu’à ce que Edward revienne. Il savait qu’elle l’avait vu à plusieurs reprises, et avait tenté de ne pas montrer sa jalousie, de faire comme s’il ne savait rien de tout cela et qu’au fond, qu’il s’en moquait. Pourrait-il encore nié ses sentiments longtemps ? Il en doutait.

La revoir, ici, dans ce jardin à l’odeur des roses si présente même si beaucoup s’étaient fânées avant l’heure avec cette saison changeante et étrange, avec ce sentiment l’envahissant était des plus dérangeant. Il aurait préféré discuter avec elle longuement de tout et de rien, de s’inquiéter de sa santé, de ses loisirs, de ses lectures, de discourir sur les nouvelles modes vestimentaires, de partager son repas avec elle comme ils le faisaient avant, en souvenir du bon vieux temps. Cependant, ses désirs là valaient bien peu devant l’inquiétude et la colère qu’elle avait provoqué en lui par un comportement certes honorable mais si peu raisonnable et si peu à la hauteur de ses espérances. Cela était d’autant plus énervant qu’il savait qu’en temps ordinaire, jamais elle n’aurait couru de pareils risques. Si elle n’était pas du genre à s’écraser facilement, elle n’était pas pour autant téméraire, et savait quand il valait mieux détourner le regard. Qu’est-ce qu’il lui avait prit ? Oh, il le savait très bien, malheureusement. « Hadrian, je … » commença-t-elle d’une voix nouée. Il détourne le regard des roses et pose ses prunelles sur elle. Le bleu de ses yeux a quelque chose de tranchant, de froid comme l’acier d’une épée éfilée. Ce qui le chagrine le plus, c’est qu’il ne peut même pas laisser éclater sa colère, parce qu’il l’aime trop pour vouloir l’humilier ou la traîner dans la boue, et qu’en même temps, ils ne partagent plus leur complicité d’autres fois, et il ignorait jusqu’où il pouvait aller sans la blesser, jusqu’où elle l’autoriserait à aller. Il trouvait cette situation d’autant plus inconfortable qu’ils savaient tous les deux à quel point Hadrian ne portait pas dans son cœur Edward qui non seulement à ses yeux discréditait la lignée par son comportement, mais lui avait volé la rose de son cœur. « Je peux quitter ma fonction dès ce soir et évacuer la ville si tu le souhaites. J’assume mes actes … » La laisser partir à nouveau ? Ignorer si elle restera après cela ? Et surtout risquer que la Reine puisse s’en prendre à elle, puisqu’une fois défaite de ses fonctions la seule chose qui retiendrait la Reine serait que Rose soit son infante à lui, et pour rien au monde il miserait là-dessus. L’envie de la punir est là, oh il voudrait bien la garder rien que pour lui, et éloigner cet élément perturbateur qu’est Edward. Quand il a appris l’histoire, une part de lui aurait souhaiter que la Reine les tue tous les deux tant il était furieux et surtout jaloux, mais il a vite repris ses esprits. Il la préfère heureuse mais amoureuse d’un sombre abruti plutôt que morte. « Je n’ai pas fais ça pour te causer du tord. Je l’ai fait, par ce qu’elle était en train de torturer Edward… » Elle redressa son visage aux traits nobles, et il lu un mélange de tristesse, de honte, et de fierté dans les prunelles de son infante. Il se doutait qu’une part d’elle devait être fière de s’être battue contre la Reine et de s’en être tiré vivante, surtout si cette dernière… torturait Edward ! Il n’aurait pu imaginer plus mauvaise excuse, pire situation. Comment pourrait-il la disputer d’avoir fait cela si la cause était que la Reine torturait son infant ?! Il poussa un soupire. « Ne sois pas stupide, je ne vais pas te laisser seule dans les griffes d’une Reine psychotique et sanguinaire. » déclara-t-il d’un ton qui se voulait neutre, légèrement paternaliste mais il n’arrivait plus à jouer le jeu, plus comme avant, tout avait changé et il n’aimait guère cela. « Je sais que tu voles désormais de tes propres ailes, aussi mon discourt te semblera sans doute désuet mais j’ai peur Rose. » Il planta ses prunelles dans les siennes lui laissant le loisir de voir ses sentiments qui le troublait, ses peurs, et ses faiblesses parce qu’elle en était la seule responsable, la seule capable de panser cette plaie à vif. « Et si elle t’avais tué ? Et si elle projetait de te tuer ? Elle le pourrait, tu, non vous lui avez donner une raison suffisante pour le faire ! Je veux pas te perdre. » Pas pour lui, pas à cause de lui. Pensa-t-il mais n’osa-t-il pas prononcé tout haut. Il se moquait des jeux politiques à cet instant, il se moquait que la Reine posséda maintenant quelque chose contre lui, il se moquait de ce qu’il pouvait perdre dans l’histoire, la seule chose qui importait c’est qu’elle soit en sécurité.



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MessageSujet: Re: Rendez-vous nocturne ft. Rose   Dim 7 Oct - 14:30

Je cherchais un port d'attache et pendant un moment j'ai crus me noyer, car je n'arrivais plus à le trouver dans le bleu acier de ses yeux. Je sentis mon coeur se fendre en deux. Mon Infant m'avait quitté et mon Sire maintenant me jetais le regard de la désapprobation. De toute façon à quoi je m'attendais ? Il n'allait certainement pas m'accueillir en m'applaudissant et en me félicitant de mon combat épique avec une Reine dégénérée. Sur son visage à la peau d'albâtre, je pouvais lire son mécontentement, sa colère et en même temps sa tristesse. Je l'avais déçu encore une fois. La première fois c'était pour Edward, la deuxième fois également. Je l'entendis soupirais. J'avais envie de rebrousser chemin. De prendre toutes mes affaires et me lancer dans une nouvelle Odyssée pour ne plus heurter les seules personnes qui me faisaient encore ressentir des choses qu'on pouvait qualifier d'humaine. Hadrian me répondit après son soupire et je l'écoutais avec attention, mais tous mon corps était tendu. « Ne sois pas stupide, je ne vais pas te laisser seule dans les griffes d’une Reine psychotique et sanguinaire. » dit-il. Je sentis la pression un peu retomber. Il ne me chassait pas, il ne me reniait pas. Pas encore du moins. Il utilisait un ton protecteur comme quand j’étais encore un nouveau né et que j’avais soif d’apprendre ce que lui savait déjà. Ce ton qu’il utilisait quand je faisais quelque chose qui le déplaisait et qui en même temps ne pensait qu’à me protéger. Il continua et je l’écoutais avec attention : « Je sais que tu voles désormais de tes propres ailes, aussi mon discourt te semblera sans doute désuet mais j’ai peur Rose. » Son regard changea alors. Ses yeux étaient en adéquation avec son ton protecteur. Il avait peur pour moi. Je le connaissais trop bien pour ne pas savoir ce qu'il ressentait à cet instant. Ceci me rendit plus honteuse face à lui. J'aurais aimé rester la parfaite infante pour lui et même temps le parfait Sire pour Edward. Je ne pouvais être les deux en même temps et cela me plongeait dans le tourment. Aussi, mes yeux tentèrent de le rassurer. Mon regard était plein de conviction, de force, de fierté, mais aussi à des moments, il était plein de tendresse envers mon Sire. « Et si elle t’avais tué ? Et si elle projetait de te tuer ? Elle le pourrait, tu, non vous lui avez donné une raison suffisante pour le faire ! Je veux pas te perdre. » Ces dernières paroles me mit en émoi ébranlant un peu ma force et ma fierté. Je détournais mon regard de lui et lui tournait même le dos en soupirant. Je me dirigeais alors vers un buisson de rosiers à quelques pas. Je reconnaissais les senteurs de cette rose si particulière. Ce parfum : je l'adorais. Ce parfum était envoutant et me rappelait pourquoi je m'appelais aujourd'hui Rose et non plus Angeline. C'était le nom que m'avait inspiré Hadrian un jour alors qu'il m'avait gratifié d'un compliment. Je faisais quelques pas vers ce buisson et avec une main sûre j'en casser une presque fané. Je relevais alors mon visage vers mon Sire à quelques centimètres de là. Je revenais vers lui avec la Black Baccara dans la main et la lui présentais.

« Tu sais que je ne suis pas aussi fragile qu’on ne le pense … »

C'était ma fierté qui s'exprimait ici. La Reine et moi en terme d'âge nous étions de force équivalente. Notre lignée nous offrait à chacune des capacités bien particulières qui pouvaient rivaliser. Je n'étais pas sûr de ressortir sans mal d'un combat avec elle à l'avenir. J'avais même un peu peur que cela se reproduise de nouveau. Je resserrai la Rose dans ma main jusqu'à l'écraser. Quand je rouvris la main, elle était en bouillit malgré les nombreuses épines qui était censé là protéger. Je relâchais alors ce composte sur le sol. Mon regard redevint un intense, plein de fierté et force.

« Si elle doit me tuer, si elle me tue. Il en sera ainsi ! Je te l'ai dit : j'assume ce que j'ai fait. J'assume les conséquences de mes actes. Si cela se produisait de nouveau, je ne réagirais pas autrement. Si la conséquence doit être ma mort, qu'il en soit ainsi. C'est peut-être cette raison qui sera évoquée quand elle annoncera qu'elle m'a tuée et j'en suis fière. Elle aurait pu en trouver une autre, car elle est folle, mais au moins celle là, je n'en aurais jamais honte. »

Mon regard devint un peu plus doux et tentait de former un sourire sur mes lèvres. Je fronçais un peu le sourcil cherchant des mots qui ne pouvaient pas le heurter. Mais la situation ne me permettait pas d'en trouver. J'avais honte d'être son infante à ce moment-là. J'avais honte d'avoir l'impression de cracher sur tout ce qu'il m'avait offert pendant plus de quatre siècles à ses côtés. Je voyais qu'il était inquiet comme on est inquiet pour son Infant. Je pensais que c'était la même peur que celle que j'avais ressentie en pensant que la Reine était en train de tuer Edward. Pour moi, Hadrian ne voyait en moi que sa première infante qui l'avait déçu quand elle l'avait quitté pour un autre homme. Je n'en étais pas fière, parfois je le regrettais amèrement. Ma vie aurait été tellement plus facile si mes yeux ne c'était pas posé sur Edward Ruthven, cet artiste suicidaire. Et même si j'avais pu me repentir totalement de cette folie, je n'aurais jamais pu réclamer de nouveau les faveurs d'un Sire que j'avais trahi. Je ne l'aurais pas pu par fierté, simple et stupide, mais aussi par honte d'être partie pour un amour inconscient. Mais quel amour ! Un amour où l'ivresse était telle que même si on sait que cela heurte, qu'il est mauvais pour le corps et l'esprit, on reproduit le schéma à l'infinie jusqu'à l'overdose. Je n'arrivais pas à voir la jalousie qui parcourait Hadrian, car je pensais qu'il avait une image dégradée de moi, car j'avais ruiné le cadeau qu'il m'avait offert.

« Tu as peur pour moi, car je suis ta première Infante. Moi aussi j'ai peur pour mon Infant. Plus encore, j'ai peur pour l'homme que j'aime. Tu aurais certainement fait la même chose si c'était Eleanore qui était dans les griffes de la Reine. N'est-ce pas ? ... »

J’ouvrais la bouche pour dire la suite, mais j’avais une vague d’émotion qui me coupa le souffle. Je refermais alors la bouche me pinçant les lèvres pour reprendre mes esprits. Une fois cela fait, je prononçais dans un murmure :

« Je culpabilise déjà Hadrian ... Ne me tortures pas en me montrant à quel point je suis ignoble de te faire subir ma décadence. Je te chérie trop pour te heurter plus que je ne l'ai déjà fait ... Je ne veux pas que tu aies peur pour moi. Je ne mérite pas que tu te fasses du souci pour moi... »

Je le regardais avec solennité. J'avais l'impression de briser moi-même mon coeur en lui disant cela. Une part de moi avait envie de me précipiter dans ses bras et de l'entourer des miens en le couvrant de baisers et de larmes d'excuses. Une partie de moi rêvait de redevenir Sa Rose, la seule et l'unique. J'avais envie qu'il me dise que j'étais toujours sa perfection, son infante adorée. J'avais envie qu'il me couvre de ses baisers en retour. Qu'il me dise que toutes ces années où je l'avais déçu, toutes ces années où je m'étais fourvoyée dans un amour absurde et impossible, que tout ça ... Ce n'était qu'un mauvais rêve, une angoisse stupide qui ne se réalisera jamais. Mais par fierté et surtout par honte, je ne fis rien. Je me contentais de le regarder avec ce regard fière et solennel derrière lequel se cachait toute ma fragilité et ma vulnérabilité face à cette être que je chérissais plus que moi-même. Je me rendais compte que je vivrais le reste de ma vie de vampire dans le dilemme. Je devrais constamment vivre sous le regard réprobateur de l'une des personnes que j'aimais le plus au monde, pour protéger celle qui avait le même statut dans mon coeur. J'aimais Hadrian d'un amour sincère. J'aimais Edward également. Cet amour était parfois différencié et parfois, comme ce soir, j'avais juste l'impression qu'on me demandait de choisir avec lequel je voulais continuer ma vie.
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Rendez-vous nocturne ft. Rose

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