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 « Les bistrots sont les confessionnaux du diable. » Gilbert Cesbron

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MessageSujet: « Les bistrots sont les confessionnaux du diable. » Gilbert Cesbron    Mar 31 Juil - 11:07



Je travaillais au Blue Light ce soir. J’étais musicienne là bas. Je me m’étais au piano et je chantais des vieux classiques du blues et du jazz. Parfois il y avait d’autres musiciens, surtout des saxophonistes et des trompettistes pour rajouter de la couleur. Après avoir revisité du Teddy Wilson où du Louis Armstrong voire de temps en temps du Ella Fitzgerald, j’avais décidé de finir ce petit concert sur une légende du blues. Je commençais les premières notes d’une petite ballade connue par les fans de Billie Holiday. La chanson m’était de bonne humeur. Je n’allais pas laisser le publique sur un ”Autumn in New York” où ”Strange Fruit”. Je posais les premières accords arpégés quand une odeur étrange, mais que je reconnaissais pour l’avoir déjà sentie dans la mafia, vint frétiller mon odorat. Dès son entré dans le bar j’ai sentie qu’il était différent de tous les autres, de tous ces mages cachés, vampires voire goules. Il était plus et pourtant il n’était qu’un simple humain. Plus je le croisais et plus j’en étais persuadée. Ce n’était pas un nouveau coup de foudre. Plus jamais un homme ne pourra retrouver le chemin de mes entrailles. C’était autre chose. Peut-être de la fascination ? Dans tout les cas c’était une véritable attirance, une attraction pour tout mes sens. Mes yeux se délectaient de cette stature athlétique, de ses cheveux de blés mûrs et de ses yeux océans. Heureusement que mes doigts connaissaient par cœur chaque touche de ce piano. Sa stature entière était une invitation à la prédation. Il provoquait toutes les femmes séductrices de ce bar avec son regard plein de magnétisme. Mes oreilles étaient tantôt bercées par le rythme chantant de son cœur et de ma musique tantôt par le son grave de sa voix masculine demandant un verre au bar et la mienne chantant Blue Moon. Mon nez était attiré par cette odeur alléchante qui caractérise les humains et en même temps, cette odeur de soufre était désagréable. C’était ce qui gâchais le plus le bellâtre. Il titillait également mes canines. J’avais envie de goutter ce sang protéiné qui me narguait et en même temps qui me révulsait un peu, mais pas totalement. J’aime parfois l’odeur du soufre qui est utilisé pour fabriquer la poudre à canon, mais également les allumettes. J’étais un vampire et je devais craindre le feu, pourtant je raffolerai toujours de l’odeur de l’allumette qu’on vient juste de craquer, car cela me rappelle quelque bon souvenir, mais surtout c’est le geste que j’apprécie le plus quand il faut « réduire au silence » un vampire gênant.

C’était au tour du saxophone de faire son solo et je l’accompagnais au piano en ne détachant pas mon regard de l’individu. Il avait remarqué que je le regardais droit dans les yeux. Beaucoup d’hommes autour de lui semblaient jaloux. Comment ? Leur petite Rose si fragile, celle qu’ils venaient voir dès qu’elle jouait, pouvait-elle être réellement attirée par ce jeunot décoloré ? Je finissais la chanson « Blue moon, now I'm no longer alone, without a dream in my heart, without a love of my own. » Je plaquais les derniers accords et me lever. Je recevais les applaudissements de tout le bar et je les saluais en baissant légèrement la tête, mais pas les yeux. Je faisais saluer les musiciens qui m’accompagnaient puis retourné au vestiaire et récupérais mon sac à main. Je vérifiais que dans celui-ci j’avais toujours mon poudrier. Enfin, mon faux poudrier plein de balles en tout genre. Je faisais descendre ma main le long de ma jambe et tâtait mes deux Beretta accrochées à chacune de mes jambes sous ma robe de soirée noire. Je rajoutais un peu de rouge carmin sur mes lèvres. Cette couleur me rappelait le sang et j’avais faim, peut-être que cette étrange humain me permettrait de goutter un peu de ce sang si spéciale. Je sortais des vestiaires et le voyait toujours assis au même endroit. Je traversais la foule de manière aisée, glissant entre ces corps chauds gorgés de sueur et de sang. Je me sentais enivrait par ma soif. J’aimais la pousser, attendre quand cela serait le plus exaltant. L’attente bonifie le liquide pourpre qui coulera dans ma gorge au moment venue. En quelques secondes, je me trouvais proche de mon invité, le fameux chauffeur de la mafia qui travaillait pour la petite louve dorée. Je m’assaillais près de lui et posais mon visage entre mes mains et le fixais avec mes grands yeux noisette. Je fis un sourire sans rien dire. Je respirais son odeur, tentant une fois encore de savoir ce qu’il était, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Une des serveuses s’approcha de nous et me demanda si je voulais quelque chose. « Comme d’habitude s’il te plait » lui dis-je sans décrocher mon regard de l’individu. Alléchée, je passais ma langue sur mes lèvres rouges.Voyant un verre non loin de lui j’ironise alors en pointant l’alcool avec mon index : « Ne dit-on pas : Boire où conduire il faut choisir ? Je pensais que même dans ma mafia on confiait des missions aux gens lucides. »
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JOB : Chauffeur de taxi à mi temps, il travaille également dans un garage, et la nuit sert de chauffeur pour la mafia.
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MessageSujet: Re: « Les bistrots sont les confessionnaux du diable. » Gilbert Cesbron    Mar 11 Sep - 17:31

Assis sur le lit de sa chambre miteuse, le jeune homme observe le mur vide en face de lui. Une vieille balade rock fm américaine des années 60 résonne dans le minuscule appartement qu’il n’a jamais songé à meublé ou décorer plus que nécessaire. Un lit, une commode, une cuisine équipé juste ce qu’il faut, une salle de bain minuscule sans fenêtre. Pas un seul cadre, pas une seule photo. Michael a fait une croix sur son passé depuis longtemps. La nostalgie aurait pu le tuer, ou le noyer, il a survécu en ne songeant à rien, en vivant au présent, comme si rien n’avait réellement d’importance. Le goût pour la vie que possède les autres, il l’a perdu il y a bien longtemps. La seule chose qui fait battre son cœur, c’est le ronronnement d’une voiture et l’excitation de larguer une bagnole de flic le suivant. Bien sûr, il y a aussi Belzébuth, le satan qui a prit possession de son corps et a réveillé son âme endormie. Le jeune homme doit avouer que le satan lui a redonner le goût de vivre, dans une certaine mesure. Mais Belzébuth a encore du boulot. Il n’a pas réussit à faire changer d’avis le médium quand à la médiocrité de son logis ou son manque de décoration. Alors il fixe le vide, dans le noir complet ou presque, les rideaux légèrement ouverts amènent les lumières de la ville à éclairer la pièce d’une lumière feutrée orangée un peu dégueulasse dû aux sodiums. Le téléphone sonne, et sa sonnerie déchire le silence. Le jeune homme laisse quelques secondes, quelques minutes s’écouler, continuant à fixer le vide sans que la moindre expression ne vienne animé son visage. Puis lentement, il tourne la tête vers le portable posé sur la commode qui tourne sur lui-même au rythme des vibrations. La sonnerie de base sur cette appareil est assez agaçante pour donner à n’importe qui l’envie de répondre au moins pour que ce son horripilant s’arrête. Pas lui. Il fixe l’appareil. 4 sonneries. A la 5ème le répondeur se déclenche normalement. Il se lève et attrape son portable. Une voix masculine résonne à l’autre bout du fil, une pointe d’agacement se fait sentir. « Vous m’avez fait attendre. » fait la voix rocailleuse. Silence. Michael recule et s’assoit sur le lit. Il ne dit rien, écoutant l’autre souffler contre le micro. Puis sa voix commence, légèrement rauque, une pointe grave, un accent américain qui le pousse à rouler certaines lettres. « Désolé. » Un simple mot, pas d’excuse ou de justification, ça voudrait dire qu’il est en tord. Il ne l’est pas. Il est l’offre, l’autre la demande. « Le rendez-vous de ce soir se déroulera au Blue Light, dans une heure. » Michael ne répond rien. L’autre renifle. « Ne soyez pas en retard. » Clic. Le jeune homme éloigne le téléphone de son oreille, jette un regard à l’appareil avant de le laisser tomber à côté de lui. Une nouvelle mission, cette fois-ci avec une bande de cambrioleurs. C’est la mafia qui a refilé son numéro à des collaborateurs. S’il est d’accord avec le principe, il n’en demeure pas moins méfiant avec tous ceux qu’il ne connaît pas.

C’est pour cela qu’il se lève, tire le premier tiroir de sa commode, et en fouillant ses affaires en tire un poing américain, ainsi qu’un couteau attaché dans un holster. Il pose le tout sur le lit. Puis il décroche sa veste de cascadeur, qu’il avait eut après un joli numéro effectué pour un film à Hollywood qui lui avait ramené une grosse somme d’argent et permis de venir s’installer ici. C’est une veste en cuir blanche qui ressemble de beaucoup aux vestes des motards exceptés qu’elle est bien plus renforcée au niveau de la nuque. Il glisse le poing américain dans sa poche, l’enfonçant au fond, avec les protections de la veste ce petit objet en métal devient invisible. Puis il relève le bas de son jean, et attache le holster du couteau à sa cheville. Il fait tomber son jean puis examine son reflet dans la glace. Michael n’aime pas porter d’armes. Ca veut dire qu’il est prêt à se battre, or il n’en a aucune envie. Mais il a eut des ennuis à Chicago, et il a compris que lorsqu’on était méfiant mieux valait prévenir que guérir. Lorsqu’il conduisait, il ne portait aucune arme, concentré sur la conduite, toute arme pourrait se retourner contre lui. Mais là, il allait à un rendez-vous avec un parfait inconnu, dans un bar qu’il connaissait que de nom. Il glissa son portable dans sa poche. Belzébuth aurait sans doute estimé que porter une arme à feu serait bien plus efficace que son petit couteau et son poing américain, mais les armes à feu ça fait du bruit, ça veut dire que votre nom est inscrit quelque part, sur une liste, ça veut dire aussi peine beaucoup plus lourde si vous passez devant un juge. Il est de toute façon capable de guérir de n’importe quelle blessure et Belzébuth ne le laisserait de tout manière pas souffrir très longtemps. Mais c’est aussi une question d’honneur. Michael n’a aucune envie de devoir appeler le démon a chaque fois qu’il a des ennuis. Même s’il sait que Belzé se ferait un plaisir de jouer avec un petit mafieux. Le jeune homme redressa le col de sa veste, enfila une paire de gant en cuir marron et sorti de la pièce. Il ferma d’un coup de clé sa porte bien qu’il n’y avait strictement rien à voler chez lui. La seule chose à laquelle il tenait, c’était sa veste en cuir blanche. Et il la portait en permanence sur lui. Belzé quand à lui rêverait d’une occasion pour pousser son hôte à déménager. Michael continue de lui tenir tête sur ce point là. Il descend l’escalier en métal servant de sortie de secours d’un pas léger puis s’engouffre dans sa Spifire. Il tourne la clé. Le moteur ronronne comme un chat. Un mince sourire éclaire son visage qui prend soudainement vie.

C’est avec 5 minutes d’avance qu’il arrive au Blue Light. En franchissant la porte, il réalise qu’il connaît la voix de la chanteuse, mélodieuse, qui résonne dans tout le bar. Il ne se souvenait pas d’avoir jamais mit les pieds ici, peut-être Belzébuth l’avait fait, ce dernier ne semblait pas encore se manifester malgré l’heure avancée de la nuit. La musique lui plait, tout autant que la chanteuse. Il sait que c’est une vampire, mais techniquement il n’a aucun problème avec cela. Elle est charmante et a de bonnes manières. Leur relation s’arrête là, ils se sont croisés plusieurs fois, elle sait ce qu’il fait, il sait ce qu’elle est. Le jeune homme arrête de la contempler pour se diriger vers le bar. Il ne voit pas le regard des femmes se tournant sur son passage. Michael n’a jamais été vraiment sensible à cela, pire encore, il ne s’en rend pas compte. Sa vie sexuelle et amoureuse peut se résumer très rapide et très facilement par un néant total. Une membre de la mafia à Chicago avait bien tenté de lui mettre le grappin dessus mais il l’avait évité, non pas qu’elle ne lui plaisait pas même si son côté femme puissante et fatale lui avait quelque peu fait peur, mais c’était surtout son père qui déplaisait fortement à Michael. Et voilà, c’était tout. Je vous avais dit que ça serait court, au grand dam de Belzébuth bien sûr qui ne comprend pas comment son hôte peut ignorer ainsi la beauté du corps des femmes et plus encore les œillades que certaines peuvent lui lancer. Il s’installe au bar, prend un tabouret et commande un verre. Un petit vin rouge provenant du Chilli, parfait pour commencer. Il savait qu’il allait sans doute devoir boire en compagnie de son rendez-vous, chose qui lui déplaisait mais conventionnelle dans le métier. Les gens aiment vous voir boire, ça veut dire quelque chose. Les hommes qui ne boivent pas une seule gouttes d’alcool, dans le milieu mafieux, ça rend méfiant, allez savoir pourquoi. Michael aimait commencer à boire doucement, et en petite quantité. La bière ça s’avale en deux secondes alors que du vin, on le déguste. Ce qui lui convenait parfaitement. En attendant son verre, il se tourna vers la scène où la vampiresse abordait la fin de la chanson. Sa voix était si mélodieuse, il se demanda si c’était sa nature surnaturelle ou si elle possédait déjà une telle voix de son vivant. Puis elle disparue à la fin de la chanson, après voir saluer la foule qui l’applaudissait. La poche du médium se mit à vibrer. Deux bip. Ce qui signifie un texto. Il sorti l’appareil de la taille d’un jouet pour enfant, et regarda l’écran. RDV annulé. On vous recontacte. Il senti un mouvement à côté de lui. Rangeant son portable rapidement, il se tourna légèrement pour voir la vampiresse installée sur un des tabourets commandant un verre. Il eut un léger, et pâle sourire. Chez lui, les expressions du visage sont si minimes qu’il faut être attentif pour distinguer le moindre changement, percevoir la minuscule émotion affichée un bref instant. « Bonsoir. » glissa-t-il dans un murmure. Pure politesse ou souhait-il de la compagnie pour boire ce verre de vin ? Lui-même ignorait la réponse à cette question. Il était légèrement énervé de s’être rendu ici pour rien, d’avoir annuler trois job pour ce rendez-vous. Peut-être ferait-elle passer son agacement ?« Ne dit-on pas : Boire où conduire il faut choisir ? Je pensais que même dans ma mafia on confiait des missions aux gens lucides. » Il lui jeta un petit regard en coin, surpris, avant de regarder son verre de vin qu’il n’avait même pas encore eut le temps de toucher. « J’ai peu l’habitude de boire, vous me surprenez la rare fois où je prend un verre. » répondit-il. Curieusement, vis à vis d’elle, il se justifiait. Curieuse attitude chez lui qui se contentait généralement d’un seul mot pour une réponse. Il jeta un bref regard à la scène. « Vous avez une jolie voix. » se contenta-t-il de dire, mais c’était sincère. Michael parlait peu, très peu même et la jolie vampire n’allait pas tarder à s’en apercevoir. Il ne ressentait nullement le besoin d’entretenir une conversation, le silence lui plaisait à vrai dire, et les discutions inutiles lui semblait vaine, sans doute parce qu’il ne cherchait pas à se faire des amis. Il aimait la solitude et le silence. Mais lorsqu’il parlait, c’était toujours sincère, et honnête. Michael savait mentir mais se refusait à jouer à ces jeux là.



J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit. EMILY BRONTE
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MessageSujet: Re: « Les bistrots sont les confessionnaux du diable. » Gilbert Cesbron    Dim 7 Oct - 12:29

Quelle adorable créature ! Quel sujet captivant ! Je me transformais petit à petit en prédateur à côté de ce jeune homme, de ce bellâtre que m’envier toutes ces dames aux alentours. Je n’étais pas égocentrique, mais je savais que nous étions le centre d’attention des hommes et des femmes du bar. Leur petit Rose avec un inconnu aux allures de star de cinéma, d’acteur hollywoodien. Je le regarde avec amusement, j’entends qu’on jase de l’autre côté de la salle et qu’on compliment le physique de mon partenaire de discussion. Les hommes sont jaloux, les dames regardent avec envie. Moi aussi j’ai envie. Comme toutes ces femmes j’ai envie de croquer dans cette délicieuse pomme. Elle sent bon, elle est belle et pourtant une petite odeur me dit qu’elle est pourrit cette pomme. J’ai besoin de la croquer pour vérifier. Mais pas maintenant. Pas tout de suite, pas de manière sauvage. Je veux être civilisé et avoir ce fruit défendue sans le voler.

Je regarde le jeune conducteur avec un regard amusé. J’observe qu’entre ses mains il y a un verre de vin rouge. Chilien selon l’odeur. L’odeur qui se dégage de ce vin me plait malgré la jeunesse du raison. Les vins plus vieux on plus de senteurs, plus de subtilité. Pour un vin chilien, il ne sent pas si mauvais que cela. Il me répondait alors : « J’ai peu l’habitude de boire, vous me surprenez la rare fois où je prend un verre. » Je fais un léger sourire. Il se justifiait alors qu’il n’avait nullement besoin de le faire devant moi. Je n’étais pas son patron, pas sa cliente. Il n’avait aucun compte à me rendre et pourtant il se justifiait. Avais-je réussis à capter totalement l’attention de cet énigmatique individu ? Je sentais une certaine fierté. Il avait l’air d’être un humain des plus normal et pourtant cette odeur de souffre était incompatible avec ce pédigrée. J’observais la veine trépidante de son cou. Elle me faisait envie. Tant de mystère à porter de bouche. La serveuse choisis ce moment pour déposer mon verre de vin blanc sur le bar. Je la remerciais sans la regarder. L’odeur du sucré du gewurztraminer ne m’apporter aucune satisfaction. J’avais envie du liquide carmin qui coulait tranquillement dans ces veines fragiles. Ça voix me sortit de mon obsession : « Vous avez une jolie voix. » Je souriais de nouveau et portait mon regard sur le verre de vin blanc. Avec mon index je fis le tour du bord du verre. J’observais la robe du vin dédain. Je ne voulais pas de dorer, je voulais du rouge carmin. Ma soif était présente, mais je la contrôlé. Je prenais un malin plaisir à la laisser venir encore et encore pour ressentir la plus grande plénitude possible quand je l’étancherais. Poliment je lui répondais après un moment de silence :

« Merci Michael »

Je relevais alors mon regard vers lui et plongeais mes yeux noisettes dans ses yeux céruléens. Je passais ma langue sur mes lèvres avec envie. Je ne voulais pas tourner autour du pot, ni rester dans les banalités. Je me rapprochais dangereusement de lui, penchant mon visage vers le sien. Je respirais son parfum gonflé de paradoxe. A cette distance, malgré le brouhaha, je sais qu’il m’entend.

« Vous sentez magnifiquement bon. Je ne parle de votre eau de toilette bien sûre. Cependant, quelque chose me dérange. Qu’êtes vous donc ? Je donnerais n’importe quoi pour remplacer ce verre de gewurztraminer par un petit verre de votre cépage. Mais … »

Je m’éloignais de lui et me remettais à jouer avec mon verre. J’écoutais toujours ce qui se disait autour de nous. Les commentaires fusées dans tous le coins. Enfin c’était surtout les habituées qui disaient des choses. Ils ne voyaient rarement leur Rose aussi avenante avec un homme dans le bar où elle chantait. "C’mec là doit être bien différent pour qu’elle passe outre ses principes !". Ils avaient totalement raison. Cet odeur piquer totalement ma curiosité. Et telle une enfant je me jetais sur le pot de miel. Je finissais alors ma phrase :

« Mais, je ne vais pas vous touchez sans permission ne vous en faite pas. Je me pose cependant la question suivante : pourquoi m’attirez vous autant ? Et en même temps … vous avez cette odeur angoissante et dangereuse, menaçante et terrifiante que je n’ai jamais connue auparavant... Parlez moi un peu de vous, pour une fois que nous en avons un peu le temps. Vous êtes sûrement plus qu'un chauffeur de taxi ou un chauffeur aux affaires louches, non ? »

Je continuais à jouer avec mon verre de vin faisant glisser mon doigt sur le bord du verre. Plus je regardais cet étrange humain et plus ma soif était présente. Mais une autre soif se manifester en mois. Tout ce mystère autour de cet homme éveiller en moi un désir tout aussi bestial que ma soif de sang. Quelque chose me disait, que son corps pouvait subir les assauts de la passion d’un vampire sans décéder après coup. Cela, je devais l’avouer, m’excitait grandement.
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