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 Big golden eyes

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PSEUDO : Azra
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AGE DU JOUEUR : 27
COPYRIGHT : Azra pour l'ava, tumblr pour les gifs
AVATAR : Katharine McPhee

JUKEBOX : Touch Me — Katharine McPhee
JOB : Serveuse au Blue Night
APPARTENANCE : Mage
CAPACITES : Manipulation de la terre, vision des esprits
MOOD : Amnésique ^^'

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MessageSujet: Big golden eyes   Jeu 30 Aoû - 8:25

Titre : Big golden eyes
Auteur : Azra
Genre : Fantastique/romance/fantasy

Résumé : Elle est née dans un monde où l'on chasse les dragons. Elle a passé son enfance à affronter ces monstres. C'est dans ses gènes. Elle a sa magie, comme chacune des autres. Mais la sienne est différente, elle le sent. Sa mère lui a appris à s'en servir, à la comprendre pour pouvoir suivre ces cours qu'on lui impose. Mais alors que le jour de l'affrontement crucial qui déterminera si elle est assez forte pour survivre, il se passe quelque chose que personne n'attendait... Enfin, tous sauf une.

Note : Ceci n'est pas tant une fanfiction qu'un simple rêve retranscrit...


Shake It Out
And it's hard to dance with a devil on your back. So shake him out. And I'm damned if I do and I'm damned if I don't. So here's to drinks in the dark, at the end of my rope. And I'm ready to suffer and I'm ready to hope. It's a shot in the dark aimed right at my throat. 'Cause looking for heaven, for the devil in me. But what the hell, I'm gonna let it happen to me. © Smash'


Ceux qui la connaissaient par le passé l'appellent Lutesia Codrescu.
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MessageSujet: Re: Big golden eyes   Jeu 30 Aoû - 8:26

Ça ressemble à une prison de verre. En plein milieu d’un champ. L’herbe est roussie par endroit, à cause du Soleil et d’autre chose encore. La jeune femme est assise au milieu de cette pièce improbable. Elle regarde le ciel à travers le plafond transparent lui-aussi. Une trappe s’ouvre quelque part et une femme un peu plus vieille apparaît avec un chien dans les bras. Il en descend bien vite pour aller gambader. Un panneau de verre est décalé pour laisser entrer un peu d’air frais dans ce qui pourrait devenir une fournaise. Le chien s’en va courir dans l’herbe, secouer la queue et japper joyeusement. Il n’a guère l’occasion de sortir. Elle non plus d’ailleurs. Elle arrache des brins d’herbe et les lance un peu plus loin.
« Tu es prête pour ce soir ?
— Autant que je puisse l’être. »
Elle répond avec un soupir et se lève, époussetant son pantalon pour en détacher la pellicule de poussière. La femme âgée hoche la tête, un air grave sur le visage. Elle lit un soupçon de tristesse également, dans ces yeux verts. Elle aurait du être fière d’elle. Elle avait été choisie pour accomplir une mission : protéger leur peuple. Pourquoi être triste ? C’était le plus grand honneur qu’on pouvait accorder à une jeune fille. Elles étaient si nombreuses à s’entraîner pendant des années pour que finalement une seule ne soit choisie. Elle siffle et le chien revient près d’elle. Le panneau coulisse pour se refermer derrière lui, sans un bruit. La trappe s’ouvre à nouveau et dévoile des profondeurs obscures. Elle accompagne sa mère mais elle sait qu’elle sera de retour dans la prison de glace dès qu’elle le pourra.

Un repas les attend dans l’une des salles les plus profondes du complexe. Certaines, pourtant, sont juste au-dessus de la surface, là où le danger est moindre. Eleana pinaille dans son assiette, remue la viande, sans jamais vraiment manger quoi que ce soit. Elle sent le regard de sa mère sur elle mais ne relève pas les yeux. Elle n’a pas fin. Tout en elle n’est qu’anticipation. Elle va enfin savoir si elle est digne de ce qu’on lui a enseigné. Elle va enfin pouvoir mettre en pratique ces heures de combat, magique ou non. Un peu plus loin, les autres convives discutent allégrement. Ce ne sont pas eux qui seront dans une prison de verre, à attendre qu’un tourment ne s’abatte sur leur tête. Pourtant, il n’y a aucune rancœur dans l’esprit de la jeune femme. Les quelques personnes présentes sont ses amies, celles que la compétition acharnée n’a pas éloignées. Elles sont là pour la soutenir. Cependant, elle se sent enfermée dans sa solitude. Elles sont incapables de comprendre. Même si elles ont toutes suivies le même parcours depuis des années, elles ne peuvent comprendre ce que c’est d’être choisie. Elle avale une pomme de terre et pose sa fourchette avant de se lever pour quitter la salle à manger. Elle sent les regards se poser sur sa nuque, inquisiteur. Le silence se fait quand elle referme la porte derrière elle. Le dos contre le battant de bois, elle soupire. Une fierté. Tu parles ! Elle risquait de se faire trucider dans quelques heures à peine. Une autre prendrait alors sa place. C’était toujours comme ça. La seconde sur la liste n’attendait sûrement que ça. Qu’elle se fasse tuer pour récolter les lauriers… Si seulement elle ne se faisait pas tuer, elle aussi, avant d’en profiter. Elle releva la tête, repoussant ses mèches blondes en arrière, et se décolla du bois. La salle d’entraînement était devenue une seconde maison. Si on pouvait appeler le dortoir qu’elle habitait avec d’autres une maison. Des années qu’elle ne logeait plus chez sa mère. Un peu plus loin, un sac rempli de sable l’attendait. Combien de fois elle l’avait frappé, combien de fois il lui était arrivé de le déchausser de son crochet. Elle avance, enlève ses chaussures et panse ses mains et ses pieds. Le premier coup claque comme un coup de feu dans la pièce basse de plafond. L’onde de choc se répercute dans tout son corps avec une sensation familière et apaisante. Un sourire se dessine sur ses lèvres à mesure que ses coups pleuvent sur le tissu rembourré. La sueur ne tarde pas à dégouliner sur son visage et le long de son dos. Elle envoie son épaule, bien plus que son poing, comme si elle voulait atteindre le mur de l’autre côté du sac. Toujours penser à vouloir toucher un poing plus loin, afin que le coup porté soit plus fort. Le sac balance doucement. Elle se retourne, sautille sur place, lève les yeux vers le plafond et inspire profondément avant de se retourner à une vitesse que peu d’entre elles n’ont jamais atteinte. Son pied vient toucher la mi-hauteur du sac et l’envoie valdinguer contre le mur.

Elle est de retour dans la pièce de verre. Le jour s’effrite peu à peu pour laisser place à la nuit. Dans quelques minutes, une heure ou deux, ce sera à elle d’affronter ce qui se cache dans ses ténèbres. Elle fait les cents pas dans le cube, invoquant de temps en temps sa magie, la faisant rouler comme une vague contre son corps. Elle ne tenait pas en place. Elle se rappelait encore les premières semaines d’apprentissage de la magie. Elle avait eu tellement de mal que ses enseignantes avaient failli la renvoyer chez elle, pensant s’être trompées en la sélectionnant. Il avait fallu que sa mère vienne la voir. Elle avait ce même air grave qu’aujourd’hui. Elle lui avait dit d’arrêter de réfléchir la magie. D’arrêter de la rationaliser, de la penser. Elle lui avait dit que pour elle, la magie était bien plus naturelle que pour toutes les autres petites filles. Elle n’avait pas besoin de réfléchir, elle viendrait toute seule. Et elle avait raison. Le lendemain, elle réussissait ses exercices avant toutes les autres. La trappe s’ouvrit et le chien arriva de nouveau. Seul. Sa mère l’avait acheté un peu après qu’elle ne soit partie pour l’Académie. Pourtant, le petit animal arrivait toujours à s’enfuir pour venir la rejoindre. Un sourire se dessina sur les lèvres d’Eleana. Elle avait déjà revêtu sa tenue de combat. Ce n’était pas une lourde armure comme les chevaliers du Moyen-Âge, non. C’était un costume près du corps, conçu pour conserver la chaleur ou la fraîcheur selon les cas. Le sien était décoré de tissus légers et amples qui se soulevaient à chaque brise qui passait entre les panneaux de verre ouverts. Si le juste-au-corps était d’un bleu profond, les voiles, eux, possédaient des couleurs pastel ornées de paillettes étincelantes. Le chien partit gambader dans l’herbe, une nouvelle fois. Eleana leva les yeux vers le ciel qui se teintait de pourpre. Son regard vagabondait sur les nuages quand elle remarqua quelque chose d’étrange. L’un d’entre eux était défait bien trop vite, comme soufflé… par une paire d’ailes immenses. Son cœur rata un battement avant de se mettre à battre plus vite encore, envoyant l’adrénaline dans ses veines. Son épreuve ultime ne devait pas encore se passer maintenant. Leurs prêtresses n’avaient pas annoncé l’arrivée d’un monstre avant la tombée de la nuit. Sans même y penser, Eleana envoya un signal d’alerte jusque dans les tréfonds de l’Académie. Le spectacle commençait plus tôt.

Ses prunelles émeraude ne quittaient pas cette silhouette informe qu’elle ne parvenait pas à distinguer parfaitement. Elle savait pourtant qu’elle était là. Dans le fond de son âme, elle le savait. Ses mâchoires ses crispèrent, ses poings se serrèrent. Il était encore trop loin pour faire appel à une quelconque magie. L’air vibrait pourtant autour d’elle, emplissant la cage de verre. Un jappement se fit entendre et la jeune femme détourna les yeux de la bête invisible pour se rappeler que le chien était toujours là. « Hector, rentre, tout de suite ! » Mais le chien restait dehors. Il avait senti la présence du monstre mais il ne voulait pas rentrer. Une boîte en verre n’était qu’une prison pour lui. Et il n’avait pas tord dans un sens. Eleana se glissa entre deux panneaux pour le récupérer. Il fut difficile à attraper mais lorsqu’il la reconnut assez, il se laissa attraper. Elle eut à peine le temps de lever les yeux pour sentir le coup de vent gifler son corps. Son regard scintilla de magie et de détermination. Elle s’en fut vers la pièce blindée de verre et déposa le chien au sol. Bien. Elle percevait déjà les autres s’échiner pour monter vers la trappe si peu pratique quand on était en grand nombre. De toute façon, la pièce ne pourrait pas tous les contenir, alors à quoi bon ? Les mâchoires toujours serrées, elle ferme les yeux et tend les bras, lentement, vers le ciel. En elle, la magie bouillonne et ne demande qu’à être relarguée vers l’ennemi. Ses lèvres remuent imperceptiblement mais elle n’a besoin d’aucune formule pour renforcer son sort. Elle est bien plus puissante que n’importe lesquelles d’entre elles. Elle inspire profondément, faisant le calme dans son esprit. Elle sent sa présence juste à la limite de sa perception. Lorsqu’elle rouvre les yeux, ils brillent doucement d’une lueur violette. Elle le voit enfin. Un Ténèbres Obscur. Il se mêle dans la nuit naissante avec une aisance particulière. Un frémissement la parcourt. Ce sont l’un des plus dangereux. Le sort s’échappe alors qu’un rayon de flammes opalescentes balaye le verre. Sa peau membraneuse du même bleu nuit que son uniforme se brouille sous tant de lumière. Etrangement, Eleana remarque qu’ils sont bien assortis tous les deux. Un sourire à la fois malsain et apeuré se dessine sur ses lèvres. Les flammes brûlent encore un instant sur le verre avant de s’estomper. Elle le cherche des yeux. Là, de l’autre côté de la clairière. Il a revêtu sa forme d’homme, comme le sort l’oblige. Elle discerne à peine ses cheveux sombres qui lui tombent sur les épaules, un costume gris pâle l’habille. Un battement d’ailes assourdissant retentit et sa silhouette se dessine dans la cage comme si rien ne l’empêchait de s’y présenter. Il lui aurait suffit de lancer le sort inverse et il serait piégé sous sa forme démoniaque dans la prison. Pourtant, seul un sourire amusé apparaît sur son visage. Elle a envie de le frapper, de le déchiqueter. Son corps se tend alors qu’elle se met en position de combat. Hector reste derrière elle, à l’abri.
« Tant de batailles inutiles…
— N’essaie pas de me convaincre que tu es un gentil petit dragon, ça ne marche pas avec moi.
Son sourire se fait mystérieux. Elle a envie de le chasser de son visage, pourtant son corps ne parvient pas à se lancer à l’attaque. Elle qui parvenait si bien à faire son affaire au sac de sable ou encore à ses camarades, elle restait immobile devant leur ennemi. Il avance. Elle se force à ne pas reculer. Il tend la main vers son visage. Elle recule cette fois. Elle ne veut pas qu’il la touche.
— Ne me touche pas, serpent.
Il a l’air amusé, rien de plus. Il penche la tête sur le côté et attrape à la place un des rubans qui virevoltent dans la brise légère de la nuit.
— Il y a tant de choses que tu ignores petite fille. Viens avec moi et tu pourras enfin les comprendre. Comprendre pourquoi tu te sens si seule et différente parmi ceux que tu appelles les tiens.
— Non ! Je n’en crois pas un mot.
Elle chasse la main de son uniforme mais ce bref contact lui envoie une décharge dans tout le corps. Mais elle n’a pas mal, non. C’est autre chose. Elle fronce les sourcils, il éclate de rire.
— Ne t’avise plus de me toucher, siffle-t-elle entre ses dents serrées.
Elle ne voulait plus le toucher non plus. Mais alors comment le combattre. Il tourne autour d’elle, le chien se plaçant toujours à l’opposé. Elle ne lui fait pas le plaisir de se tourner à sa suite. Elle inspire une grande goulée d’air frais pour calmer les battements affolés de son cœur. Elle a l’air stupide et inutile à rester dans sa position de combat sans attaquer. Les doigts de l’abomination effleurent ses cheveux et il se penche à son oreille.
— Je sais qui tu es.
— Vous ne savez rien de moi !
La trappe se soulève alors un peu mais elle se referme brutalement. Eleana sent la magie de son adversaire à l’œuvre. Elle effleure son corps comme une caresse. Elle n’est pas dirigée contre elle. Non. Mais vers les autres. Il repasse devant elle, une mèche de ses cheveux toujours prisonnière entre ses doigts. Son visage s’est refermé comme une huître et un rictus menaçant déforme ses traits. Finalement, elle arrive à balancer son poing. Il l’évite et profite de son élan pour l’emprisonner dans son étreinte de fer.
— Chuuut. Je ne te ferais rien. Les autres, par contre…
Elle sent son regard venimeux se tarder sur la trappe.
— Non ! » hurle-t-elle en renvoyant sa tête en arrière.
Le dragon pousse un grognement et la lâche. Elle en profite pour plonger vers la trappe qui s’ouvre sur son chemin et se referme derrière elle.

En bas, l’agitation règne en maître. Des fillettes et des femmes courent dans tous les sens. En la voyant arriver, tous s’arrêtent un instant pour prendre des ordres ou attendre qu’un hochement de tête qui leur indique de poursuivre. Elle est devenue leur général, même avant d’avoir remporté son épreuve. Car, pour se faire, elle devait leur ramener la tête du monstre. Elle se sent encore dérangée par la sensation de sa peau contre la sienne et celle de sa magie. Mais elle repousse tout dans un coin de son esprit. Ce n’est pas le bon moment pour y penser. Elle marche à travers les couloirs. Les dortoirs sont sans dessus dessous. « Qu’on emmène les plus jeunes dans les sous-sols. Il ne faut pas qu’il les atteigne. Les autres, avec moi ! » C’est presque naturel pour elle. Même sa mentor la suit comme un parfait petit soldat. L’Académie bouillonne comme une ruche, comme une fourmilière attaquée. Elle croise sa mère, lui attrape le bras.
« Maman, je veux que tu ailles avec les petites.
— Mais…
— Non. Tu les protégeras, je te fais confiance. Je peux me débrouiller avec les autres. »
Elle finit par hocher la tête et rejoindre le convoi de fillettes. Eleana est encadrée par ses amies, qui l’aident à distribuer les ordres. Tout le monde se prépare à l’attaque et enfile son uniforme. Eleana a envie de jeter le sien au feu. Ça ne lui semble plus être une coïncidence s’ils étaient appareillés ce soir. Elle veut voir les prêtresses, mais elles aussi doivent être mises à l’abri. Après. Une fois que tout sera fini. Pour l’instant, elle n’a pas le temps.

L’équipe qu’elle a formée l’attend près de la porte. Pourtant, elle devrait l’affronter seule. Elle le sait. Ça fait partie de l’épreuve. Du rite d’initiation. Elles ne seront là que si ça tourne mal. Pour éviter que le démon ne s’en prenne à leurs sœurs. Eviter qu’il ne rase toute l’Académie. Elle s’avance dans la clairière. Il est toujours là, à côté de la cage de verre. Il en est ressorti. Evidemment. Qui voudrait rester à l’intérieur. Moi, se dit-elle. Elle s’y sentait mieux qu’autre part, étrangement à sa place. Son rictus amusé toujours collé sur les lèvres, il la regarde avancer avec sa petite armée. Elle voit la moquerie dans ses yeux. Elles auraient été plus en sécurité à l’intérieur, lui dit une petite voix. Elle le sait. Mais c’était le protocole. Elles subissaient une attaque, et à cause de son incompétence, le dragon n’était pas déjà mort. Elles étaient en état de siège. Eleana fit apparaître une longue lame opalescente dans sa main. L’homme-dragon lui lança un coup d’œil appréciateur.
« Aurais-tu besoin de renforts, que tu amènes tes petites amies avec toi ? Notre tête à tête ne te convenait-il pas ?
— Restez là, souffla-t-elle aux autres alors qu’elle s’avançait seule.
— C’est bien mieux comme ça, ne trouves-tu pas ? »
Ses mâchoires se serrèrent une nouvelle fois. Sa lame éclaire l’espace autour d’elle. Il a l’air d’un homme d’affaires machiavélique dans cet accoutrement. Elle aurait presque préféré l’affronter sous son autre forme. Elle s’élance vers lui, sa lame à la main, avec un hurlement guerrier. A la dernière minute, le dragon forme une épée semblable à la sienne dans sa main et le métal magique envoie des étincelles en tout sens lorsqu’il croise son jumeau. Les deux armes poussent un cri strident mais aucun des deux combattants ne cillent. Les autres guerrières, quant à elles, en pouvaient en dire autant. Elles tombèrent au sol, à genoux, la tête entre les mains. Mais peu importait à Eleana. Sa lame affronta de nouveau celle de son ennemi. Elles s’entrechoquèrent dans un nouveau cri ardent. Le combat semblait tourner en rond. La magicienne poussa toujours plus fort son adversaire mais il se contentait de parer comme s’il chassait une mouche. Un grognement exaspéré franchit ses lèvres. Finalement, il lui asséna une botte et son arme s’envola en l’air, s’évaporant dans la nuit alors qu’elle ne touchait plus la main de celle qui l’avait créée. La lame jumelle se posa sur sa gorge alors qu’il l’enserrait de nouveau par derrière. L’épée produisait une douce chaleur, en tout point semblable à la sienne.
« Vas-y, qu’est-ce que tu attends ? Ce serait si simple d’en finir maintenant.
Il se met à rire alors qu’elle essaie de retirer son bras qui l’enserre. Elle ne peut pas lui donner un nouveau coup de tête sous peine de se trancher la gorge toute seule. Elle sent son souffle sur son oreille et un long frisson longe son échine.
— Je t’ai déjà dit que je ne te ferais rien. Que te faut-il pour le croire ?
— Relâche-moi, dans ce cas. Et laisse partir mes amies.
— Je ne crois pas, non.
— Alors va te faire foutre.
Elle lui écrase le talon, mais il ne cille pas. Un nouveau grognement s’échappe d’entre ses lèvres. Du coin de l’œil, elle voit les autres se relever péniblement. Des larmes mouillent ses cils alors qu’elle lutte toujours pour se défaire de sa prise. Mais il semble savoir comment la tenir pour que ça n’arrive pas. Elle rage à l’intérieur. Si faible. Elle est si faible.
— Tu as de la chance que je ne les tue pas, là, maintenant, susurre-t-il.
Un nouveau frisson la traverse de part en part.
— Tu vas venir avec moi, ajoute-t-il.
— Non.
— Tu n’as pas vraiment le choix. »
Son souffle s’égare encore dans son oreille et la lame chaude s’évapore comme elle était apparue. Elle essaie de fuir encore mais il la serre contre lui si fort. Comme s’il ne voulait vraiment pas qu’elle s’échappe. Pour rien au monde il ne la lâcherait. Elle manqua de réussir quand il commença à s’élever dans les airs. Eleana poussa un glapissement et jugea préférable de rester dans son étreinte d’acier.


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MessageSujet: Re: Big golden eyes   Jeu 30 Aoû - 8:27

Ils atterrirent devant une grotte haut perchée dans une montagne. Une fois ses deux pieds sur le sol, Eleana se détacha des bras du dragon et recula pour s’éloigner du bord. Elle repoussa ses mèches blondes en arrière et regarda autour d’elle. Pourquoi l’avait-il emmenée jusqu’ici ? A quoi bon ? Il voulait la garder pour la dévorer un peu plus tard ? D’habitude, ceux de son espèce se contentaient de tout ravager sur leur passage et de partir. En quoi était-ce différent aujourd’hui ? Elle lui jette un regard et détourne les yeux. Elle ne parvient pas à fixer ses pensées. Elle ne voulait plus jamais qu’il ne l’approche, ne voulait plus jamais qu’il ne s’éloigne.
« Où m’avez-vous emmenée ? Pourquoi ne pas m’avoir tuée ? QU’EST-CE QUE VOUS M’AVEZ FAIT ?
Un sourire se dessine sur son visage et il avance vers elle. Sa main glisse sur la courbe de sa mâchoire et elle bondit en arrière comme s’il l’avait brûlée.
— Rien du tout. Je n’ai rien fait d’autre que réveiller cette partie de toi reniée depuis si longtemps.
— Quelle partie ? Je n’ai rien renié du tout. Qu’est-ce que… Vous racontez n’importe quoi !
Il la contourne et pose ses mains sur ses épaules. A croire qu’il aimait se mettre derrière elle. Moins dangereuse ainsi, peut-être.
— Tu ne sais pas ? Bien… Ce n’est pas grave.
— Je ne sais pas… Je ne sais rien. Laissez-moi tranquille. Je ne vous servirais à rien. Je ne suis rien d’autre qu’une vermine qui vous pourrira la vie.
Elle s’écarte de lui et brandit sa main vers lui. Son épée se matérialise et la pointe de la lame vient se poser sur sa pomme d’Adam.
— Chaque jour, chaque nuit, j’essayerais de vous tuer. Je n’aurais aucun répit tant que vous ne serez pas si pied sous terre, crache-t-elle, venimeuse.
— Alors, vas-y. »
Il tend le cou, s’avance légèrement pour que la lame face pression sur sa gorge. La jeune femme déglutit. Il serait si facile. Un coup sec et sa tête irait rouler dans le vide. Plus de dragon. Plus de kidnappeur. Toute seule dans une grotte à des kilomètres au dessus du vide. Où irait-elle ? Qui viendrait la chercher ? Un autre dragon ? Pour devenir le trésor perdu de l’une des créatures ? Elle poussa un grognement et fit mine de s’avancer encore. Sa lame siffla dans l’air et émis un chant mélodieux. Une fine coupure apparut sur sa peau, se nimbant d’un liquide opalescent de la même lueur que son arme.
« Vous ne m’en croyez pas capable ? Pour qui vous prenez-vous ? J’ai été formée pour ça ! J’ai grandi dans le seul but d’exterminer les vôtres ! Alors ne me sous-estimez pas !
Elle lève de nouveau son épée, la colère donna une couleur dorée à ses yeux. Elle pousse un gémissement et abat son arme, qui rencontre une fois encore sa jumelle. Le cri strident envahit la grotte et se poursuit, résonnant sur les parois de pierre.
— Jamais je n’oserai. Un mélange tel que le tien ne peut être que puissance.
Elle ne comprend toujours rien de ce qu’il dit. Leurs lames s’entremêlent et leurs visages se retrouvent si près l’un de l’autre. Ses dents crissent, hargneuse. Elle lui cracherait bien au visage.
— Ramenez-moi chez moi. Ramenez-moi parmi les miens. Vous n’avez pas utilité de ma présence.
— Mais tu es chez toi, fit-il en dénouant leurs armes en s’éloignant, ouvrant ses bras.
— Je ne vis pas dans une grotte comme un ours.
— Ah non ? Tu vis pourtant dans une bâtisse construite sous terre. Ton seul plaisir est de te retrouver dans une cage en verre pour contempler le ciel.
Il se lance sur elle, première attaque qu’il porte enfin. Le cri strident retentit encore. Il l’accule au bord de la falaise. Les lames projettent des étincelles dans le brouillard et hurlent leur douleur.
— Ne comprends-tu pas ? Tu es chez toi.
— Cessez vos bêtises, je ne vous écouterais pas. Ramenez-moi chez moi ! cracha-t-elle en séparant chaque syllabe.
— N’écoutes-tu donc pas ton arme chanter sa peine de se battre contre sa semblable ? Elle hurle à chaque fois qu’elle se frotte à la mienne.
— Pourtant elle savoure le goût de votre sang, fit-elle en bondissant, se dérobant au vide derrière elle.
Il soupire et baisse la pointe de son épée vers le sol. Il claque des doigts et les deux armes s’évaporent dans la brume. Eleana écarquille les yeux, étonnée, sa main se refermant sur de l’air. Il avance de sa démarche gracieuse vers elle. Ses yeux ont pris une teinte dorée, tout comme les siens. Il attrape une mèche entre ses doigts et joue avec. Sa peau, à la fois glacée et brûlante, effleure sa joue et elle frissonne.
— Je sais ce que tu ressens à chaque fois que je te touche… Quelle cause attribues-tu à cette sensation.
— La réaction stupide d’un corps ignorant, répond-t-elle du tac au tac.
— Qui a pourtant été élevé à me trucider, non ? fit-il avec un sourire mystérieux. Cesse de lutter… »
Il balaie ses cheveux, se penche à son oreille. Elle a envie de se laisser aller contre lui. Mais elle ne comprend rien de ce qu’il lui raconte. Ne comprend rien à ce qu’elle ressent. Elle repense à ses propos sur la solitude. Elle ne se sent pas seule avec lui. L’adrénaline court encore dans ses veines. Son souffle soulève sa poitrine. Sa main glisse sur sa nuque, sa gorge. Son cœur manque un battement. Elle ferme les yeux. Son corps, derrière le sien, semble si dur, si ferme, réconfortant. Si elle ne pense plus à rien, si elle se laisse aller, elle pourrait presque enfin se sentir chez elle. Vraiment. Ses lèvres se posent sur sa nuque. Elle sursaute, ouvre les yeux et s’écarte.
« Non, c’est impossible.
— Pas tant que ça…, fit-il avec un sourire las et fatigué.
— Comment… Comment serait-ce possible ? Je ne suis pas un dragon. Je les hais. Je suis née pour les tuer. Pas pour… autre chose.
— Tant de passion… Ne les as-tu jamais trouvées fades et sans consistance ? Ne t’ai jamais tu demandé pourquoi tu n’utilisais pas la magie de la même manière qu’elles ?
— Ce que je me demande maintenant, c’est comment vous pouvez connaître tant de choses sur moi ! J’ai été enfermée six pieds sous terre pendant vingt années, comment pouvez-vous seulement imaginer ce que j’ai subi !
Sa colère fait scintiller ses yeux encore et elle détourne les yeux, les ferme, en voyant le sourire entendu, mais presque triste, sur le visage humain du dragon. Elle sent les larmes envahir ses paupières. Elle ne veut pas qu’il la voie pleurer.
— Allez-vous en, si vous ne voulez pas me ramener ! Partez chasser un mouton, ou que sais-je encore, mais laissez-moi !! Je ne veux plus vous voir ! »
Il rit à peine à son idée de chasse au mouton mais s’avance tout de même vers le gouffre. Il se tourne légèrement vers elle, écarte les bras. L’instant d’après, un dragon majestueux se tient devant elle. Puis il disparaît dans la brume, son regard doré se gravant dans l’esprit de la jeune femme.


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Big golden eyes

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