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 Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17

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MessageSujet: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Lun 11 Avr - 13:24

La nouvelle collection sort dans moins d’un mois. Cela implique que je passe plus de temps au Victorian’s Creation pour superviser les derniers détails de créations ainsi que les shooting de mes mannequins. J’ai adopté une mauvaise manie de minutie et de perfection dans mes activités avec le temps. En même temps je dispose de l’éternité, alors je peux aisément me montrer trop précise sur certaines choses. D’ailleurs, en bonne styliste et gérante de maison de Haute couture, je ne sors jamais mes collections en même temps que les autres. J’ai mon propre rythme, influencé par les commandes en plus et mon inspiration. Alors le planning préétabli dans le monde de la mode… Et puis je n’attends pas après cela pour vivre, contrairement à mes rivaux. Mais je dois avouer que le résultat cette fois-ci a été rapide et rend bien. Mes vêtements emprunt d’un air nostalgique d’autrefois plaisent toujours autant et je m’amuse follement à les dessiner, coudre, broder… C’est un métier qui me va bien. Qui plus est, j’ai Ludo’ comme collègue, puisqu’il est photographe. Sa passion pour la modernité a été un atout, et il est vraiment le meilleur dans la maison pour rendre parfaitement les jeux de lumières et d’ombres sur la peau maquillée des mannequins. Ses photographies sont sublimes et exceptionnelles. J’en ai conscience, tout comme certaines autres maisons de coutures qui ont essayé de le démarché… Ce qui malgré le beau salaire promis n’a pas réussi. En même temps, je le vois mal aller chaque nuit photographier pour un employeur, il a un besoin de liberté que seule ma maison peut lui offrir.

Mes yeux reviennent justement sur mon cher époux qui semble très proche du dernier mannequin engagé par mon assistante. C’est une charmante brunette, à la peau matte et brillante, parfaite et sans défaut, dont les yeux verts transpercent avec aisance l’objectif, pour citer le photographe. Frôlant le mètre 77, taille fine, poitrine généreuse, je dois avouer que les séances d’essayage de sous-vêtements lui vont à ravir, elle met naturellement en valeur les vêtements de soie. Elle est belle, c’est indiscutable et elle le sait, jouant de ses charmes avec une fausse innocence. Et cela marche bien, Ludo’ est sous le charme. Je n’ai qu’à l’observer lui tourner autour, la dévorer des yeux ou encore venir la toucher pour qu’elle prenne la bonne position… Il la désire, c’est évident pour la Vampiresse que je suis. Et ce qui m’ennuie, c’est que je déteste quand il fait de mon personnel ses victimes consentantes. D’un côté, l’humaine joue les aguicheuses, qui sait très bien que le photographe peut avoir une influence considérable sur sa carrière, sauf si il en fait son repas mais cela elle ne peut le deviner. Et de l’autre, Ludo’ joue le jeu, séduit et joueur comme souvent. Pour autant, je n’ai pas bougé de ma place, observant simplement la scène pour m’assurer que leur petit échange ne dérapera pas.

Mon époux n’a pas encore remarqué que je venais de revenir, après avoir été occupée avec un client important, dans la pièce où à lieu la séance de photographies. Je profite qu’il est trop absorbé par la belle demoiselle, et des ombres de la pièce pour l’observer à loisir jouer avec elle. Il faudra néanmoins que je le recadre un peu, lui rappeler que s’il veut s’abreuver il doit le faire avant de venir ici et de préférence sans toucher aux Mortels travaillant pour moi. Après s’il la veut comme maitresse, là c’est autre chose … Mon assistante met fin à la longue séance pour cette nuit, attirant vers nous le regard des deux tourtereaux qui continuent leur jeu de charme. Je souris quand je vois le mannequin descendre du podium et frôler volontairement et de manière suggestive Ludo’… Je me demande s’il va la suivre à son vestiaire… Sauf qu’il se sent, enfin, épier et relève la tête pour croiser mon regard. J’offre un sourire narquois à mon Infant, avant de tourner les talons et de décréter que je serais dans mon bureau mais ne désire pas être dérangée. Lentement, sans le regarder, je quitte la pièce et longe le long couloir avant de monter les escaliers menant à l’étage et à ma pièce privée. Je n’ai pas besoin d’attendre pour savoir qu’il me suit à la trace comme à son habitude. Je laisse d’ailleurs la porte entrouverte de mon bureau et me dirige vers le meuble en chêne massif dans le fond. Sur la table se trouve les négatifs des séances de la veille, que je prends en main et examine dans la pénombre, ayant juste allumé ma lampe de bureau. Je ne relève pas vraiment la tête quand je sens sa présence dans la pièce, toujours regardant les divers tirages et les jugeant rapidement.

«Essayes, s’il te plait, de ne pas choisir tes proies et maitresses parmi mes mannequins. Je sais qu’elle est belle et que tu la désires, mais ce serait regrettable qu’elle disparaisse ou que tu crées des jalousies entre les Miss… » Je susurre en déposant une partie des photos sur le bureau, mais sans toutefois me retourner pour l’observer. C’est juste une petite mise en garde. « Promis ?!? » Ou plutôt une demande de ma part …


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Mar 26 Avr - 21:30

Elle dit qu'elle s'appelle Leila. Charmant prénom pour charmante demoiselle. Sa peau matte et lisse en accord avec ses cheveux bruns et luxuriants lui confère un charme sans égal. Et par son attitude actuelle, il est assuré qu'elle sait qu'elle plait à la gente masculine. Ses lignes parfaites, sa taille fine et son allure élancée jouent indéniablement en sa faveur. Faire preuve de neutralité dans un tel cas n'est pas vraiment ce qu'il y a de plus aisé. Et pourtant, il connait l'importance du professionnalisme dans un domaine comme le sien, mais il n'a jamais été très fort pour tout ce qui est règlement en général. Être entouré chaque nuit de top-model est une place dont il ne peut se plaindre mais qui lui impose aussi des limites avec lesquelles il aime flirter. Un rapport au danger des plus accrues. La jeune femme détient un savoir-faire certain qui lui facilite plutôt bien l'exercice. Elle lui montre qu'elle en veut, qu'elle veut réussir à tout prix, écrasante détermination, et elle s'en donne les moyens. Difficile de passer à côté d'un tel fait. Cette manière qu'elle a de regarder l'optique qu'elle anime de son regard. Un talent qu'elle démontre avec conviction. Difficile est de résister à l'attraction quand elle fait tout pour qu'il la remarque. Ignorer autant d'appels, qui déclenche chez lui plus qu'une pulsion pleinement créatrice, n'est pas une tâche simple en soi. Mais comment refouler de telles sensations … Chaque frôlement de sa peau, chaque contact de son corps contre le sien, chaque échange de regard bien trop long pour paraître naturel et désintéressé. Tout n'était qu'appel plus soutenu encore de la clarté de ses pensées. Et pourtant, Ludo' ne perdait rien de sa concentration légendaire lorsqu'il avait un appareil dans les mains.

Être dépendant de cette envie si stimulante et de cette soif brûlante qu'elle nourrit en lui est surement ce qui fait la beauté et l'exception de ses shootings. Feindre l'intérêt, décupler le potentiel humain, focaliser et concentrer pour faire ressortir le meilleur, l'espace d'un court instant … Projeter le désintérêt abime l'image. Lud' sait rendre au travers de ses photographies ce que le monde attend, ce qu'il veut voir, qui ne fait que sublimer les magnifiques collections de sa compagne qu'il voit défiler en action. La passion de Suzy pour la mode ne lui a apporté que plus d'accession tout au long de ces changements qui ont fait du Victorian's Creation, ce qu'il est aujourd'hui : Une référence de marque, une marque de fabrique. Le shooting se poursuit sans trop d'échauffements privilégiant son travail au jeu de séduction clairement apparent qu'elle lui fait. Ludovic ne fit pas attention à la présence de sa compagne qui se tenait en retrait dans la pièce, place qu'elle avait quitté pour raisons professionnelles. L'assistante décida ensuite d'en rester là pour la soirée, libérant ainsi le mannequin. La jeune femme vint passer très près de lui, lui lançant un regard qui en disait long … Lorsqu'il aperçut alors Suzy dans le fond de la pièce, il en avait déjà oublié la beauté éphémère qui se dirigeait vers les vestiaires.

Lui, ne détachait pas son regard de sa Sire lorsqu'elle tourna les talons sans le regarder signifiant sa requête de tranquillité. Il esquissa un demi-sourire … C'était comme si elle lui avait clairement formulé le contraire. Il l'a suivit alors qu'elle remontait le long couloir menant aux escaliers, appréciant la vue qu'elle lui offrait et cette démarche naturelle et sensuelle qu'elle possédait. Arrivé à son bureau, il remarqua qu'elle n'avait même pas pris la peine de fermer la porte derrière elle. Suzanne connaissait l'état d'esprit et la façon de penser de Lud' comme personne d'autre. Il n'a, à dire vrai, plus aucun secret pour elle et ce n'est en rien dérangeant, constatant avec plaisir que les années n'ont en rien terni leur attraction et leur intérêt mutuel.
Pénétrant dans son bureau, peu éclairé, qui donnait à la peau de Suzanne un teint parfait, il la trouva en train d'observer les négatifs d'hier soir. Elle ne prit même pas la peine de tourner la tête ou de lever le regard sur lui pour lui faire part de sa demande. Un fin sourire se dessina sur les lèvres de Ludo alors qu'il avançait vers elle, sans rien dire. Lui ôtant le tirage des mains qu'il jeta sur le bureau, il exigea son regard, ses mains irrémédiablement ramenées autour de sa taille, l'enserrant avec possession.

– Je te le promets …
Lui dit-il d'une voix douce faisant glisser sa tête le long de son cou pour embrasser sa peau avec tentation. Reposant le regard sur elle, il ajouta machiavélique.

– Reconnaîs cependant que je ne suis pas le seul fautif …
Lui dit-il avec amusement.

Il savait que bien trop souvent il jouait avec les apparences, cultivant sa soif, plutôt que de s'abreuver avant les prises, s'imposant contrôle et sang-froid, chose qu'il adorait quand c'était lui qui dirigeait. Or cette fois-ci, il n'avait pas été l'initiateur du petit jeu. Bien qu'il ne restait que peu indifférent aux charmes de ces demoiselles, cela ne voulait pas dire qu'il ne savait pas faire preuve de maitrise ou de résistance. Ce n'était toujours qu'aux degrés de ses envies, selon ses propres critères et ses propres lois. En cela, il palliait, à sa façon, à la prévisibilité que le temps soumettait à tout vampire.


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Mer 27 Avr - 20:48

Elle est belle et aguicheuse, elle joue de ses regards, gestes et sourires avec expertise et savoir faire. Il faut lui laisser, elle maitrise la séduction et sait comment affoler les sens d’un homme… Et mon époux n’est guère du genre à résister quand une jolie femme, aux formes généreuses lui montre son consentement d’avance. J’observe le manège savant et le mal qu’elle se donne pour obtenir toute l’attention de Ludo’ qui lui est déjà acquis. Mais il reste professionnel, du moins tant qu’il aura son appareil photo en main… Mais quand la séance sera finie, je peux parier qu’il la suivra et cédera à la tentatrice. Je ne suis pas jalouse, jamais des maitresses quelque soit leur nature. Nous sommes libertins, je sais qu’il me reviendra et ne se fera pas prier si je désire qu’il ne la revoie pas… Il cédera comme je cède quand il se montre trop jaloux d’un amant. Mes yeux s’attardent sur la jeune femme brune, qui semble canaliser tous les regards de la pièce, même si elle ne joue qu’avec mon compagnon. Cachée par les ombres, je peux à loisir observer tout le monde sans être vue, et je porte une attention particulière au top-modèle vedette. Il faut reconnaitre qu’elle connait son métier et sait comment se poser pour que le photographe lui soit acquis. Elle semble déterminée à réussir dans le métier et à mon avis n’hésiterait pas à passer par la case maitresse. Quoique je doute que Ludo’ puisse l’aider à devenir notre figure de marque… Ce choix-là m’appartient, bien que je sache que s’il insiste je lui offrirais ce caprice.

Mes yeux scrutent la beauté frôlant le mètre 80. Comparée à moi, qui même avec des talons, peine à rattraper Ludo’ en taille, elle semble grande, surtout avec ses talons aiguilles. Plus grande, formes plus sculptées et généreuses, elle est vivante. Mon seul avantage plus qu’évident face à elle étant que moi je suis figée éternellement. Mais est-ce vraiment un avantage ? Certes je suis « belle » d’une certaine manière, parfaite parce que ma nature en donne l’impression atemporelle au cours des siècles. Mais je suis figée telle que j’étais quand mon père m’a transformée, esclave à la taille trop mince mais aux traits fins, à la peau blanche, aux yeux bleutés et aux cheveux d’or si rare à Rome… C’était pour cela qu’on s’intéressait à moi, qu’on payait pour m’avoir … Dans le monde actuel, je suis belle mais comme beaucoup de femmes. Je ne jalouse nullement mes mannequins, parfaites et éphémères, mais parfois je me dis que Ludo’ pourrait un jour en préférait une … Même si vu nos échanges régulier de sang, il est en théorie impossible qu’on se sépare, je garde à l’esprit que je n’ai pas définitivement gagné, pas avec un séducteur comme lui qui ne résiste pas à ses tentations et désirs. Je me dis souvent qu’une nuit il croisera une femme qui l’attirera, qu’il voudra plus que les autres, qu’il désirera comme je l’ai désiré et le désire toujours … C’est par cette idée que si je veux le conserver, il faut que je continue de le séduire, de le surprendre et de l’attirer à moi. Je dois rester capable de combler ses attentes et envies… Une manière de voir qui depuis 2 siècles me rassure et me permet de conserver notre couple sans aucune monotonie.

Et puis mon assistante met fin à la séance me sortant de mes réflexions. Je n’ai pas lâché des yeux mon époux et le top-modèle, et avec un sourire amusé, j’observe la donzelle descendre du podium, et frôler de très près Ludo’, qui la suit du regard intéressé… Même d’où je suis je peux facilement décrypter l’invitation que contient son regard brulant. Mon sourire reste graver, elle ne recule devant rien et a à ses pieds un Vampire prêt à lui céder par envie… Sauf que je suis en plein dans le prolongement de la demoiselle, ce qui permet à mon compagnon de me repérer, enfin… Je ne saurais donc probablement jamais s’il l’aurait suivie. L’attention de Ludo’ m’est temporairement toute acquise. Après une grimace ironique, je sors de la pièce sans un seul regard pour lui. Je sais qu’avec ses sens sur-développés de prédateur, il m’a entendue dire que je me retirais dans ma pièce et que je désirais être seule, une invitation en or selon les critères de mon Infant. Je sens ses yeux posés sur moi qui ne me lâchent pas un seul instant. Il est difficile d’imaginer que je peux parfois douter de mes capacités à le garder, quand on peut nous observer comme maintenant. Ludo’ a cette capacité à limiter son monde présent à ma personne et à ne pas me lâcher du regard, mi possessif, mi admiratif comme lors de notre rencontre. Pour autant je ne le regarde pas et quitte la pièce lentement. Je sens sa présence non loin de moi, il me suit à la trace sans difficultés et avec une certaine distance. Je sais qu’il viendra jusque dans mon antre de lui-même, je n’ai donc aucun besoin de vérifier qu’il est toujours bien derrière moi. En même temps, l’insistance de son regard suffit à me convaincre qu’il est là, tout près. Une fois arrivée, j’admire les shooting de la veille, analysant celles assez parfaites pour moi. Je n’entends pas Ludo’ pénétrer dans le bureau, mais je sais qu’il est là. Et c’est sans un regard que je lui fais ma remarque, enfin demande. Ayant été un objet asservi au maximum, je n’ai jamais après ma renaissance laissé un homme me dominer, ni quémandé quelque chose… Sauf mon Père, figure paternel aimante, et Ludo’, mon époux, avec qui je redeviens une femme fragile par moment, loin de la séductrice froide et stratégique. Et je sais à quel point il déteste les ordres, aussi ma remarque devient une demande prononcée sur un ton doux, alors que je trie les photos. Aucune réponse ne me parvient directement …

Pour autant, je sens son mouvement d’approche et je le voie du coin de l’œil à ma hauteur. Je n’anticipe pas son geste, trop absorbée par mon observation minutieuse. Il saisit ce qui retient mon attention et il les balance sur mon bureau sans soin. Je grimace, moi qui suis toujours si soigneuse avec ce genre de chose, j’apprécie peu le manque de considération de Ludo’. Néanmoins, je le connais assez pour savoir qu’il déteste ne pas être le centre de mon attention.

Il sait comment obtenir ce qu’il désire, comment capter mon regard et m’avoir toute à lui. Je le fixe droit dans les yeux, gentiment et amoureusement, alors que ses mains se posent sur ma taille. Je souris à sa promesse, susurrée sur un ton qu’on n’imagine difficilement chez lui, loin de la voix séductrice et manipulatrice qu’il utilise en générale avec les femmes. Et je sais que la douceur et tendresse ne sont point feinte avec moi, tout comme il ne me ment pas, sincère. Il le fera, je peux en être certaine. Mon époux ne ferait rien qui pourrait me décevoir ou me blesser. Il tiendra parole. Instinctivement, je penche légèrement la tête quand il vient nicher son nez dans mon cou, ses lèvres frôlant lentement ma peau sensible, taquines. Pourtant, il recule pour me fixer droit dans les yeux. Je souris, amusée, à sa remarque.

« D’accord, pour une fois ce n’est pas toi le déclencheur…. Tu veux que j’aille lui faire une remarque ? Mais je pense qu’elle imaginera juste que je suis jalouse de l’intérêt que tu lui portes… » Je réponds avec un petit sourire, tout en reculant un peu.

Je le fixe, curieuse. Il ne semble pas avoir soif, il n’a donc aucunement joué avec ses limites. Je dépose ma main sur sa joue, et lui offre un sourire. Je l’aime, avec une passion et un déraisonnement peu digne de mon grand âge. J’ai confiance en sa parole, et en lui. Lentement, je retire ma main et reporte mon regard vers les photographies jetées n’importe comment… Il va falloir les retirer à mon avis.


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Dim 1 Mai - 23:09

Peut être ne connaissait-il pas aussi bien les interdits qu'il le pensait … Ou alors ne souhaitait-il pas les connaître … C'était selon un tout autre mode de vie qu'il vivait à présent. Un dans lequel le permis n'était plus une option à sa concrétisation, et où l'erreur passait difficilement pour une bonne excuse. Le jugeait-il plus réel ? Quels en étaient les critères d'estimation ? À dire vrai, réel ou pas, il s'en foutait pas mal … Seul ne comptait que ce qu'il vivait et qu'il vivait pleinement sans malfaçons ni modération. Comme on peut justifier ses choix en prétextant vivre sur l'instant, prendre la vie comme elle vient avec ses bons et ses mauvais côtés, plus les bons cependant, vous en conviendrez surement. Autant de visions « périphériques » qu'il se prenait à entendre sortir de la bouche de ces humains qu'il côtoyait en permanence. Un état d'esprit rien de plus … Aucune vraisemblance, pas de faits avérés, pas même de preuves valables si ce n'est l'évocation évasive d'un événement traumatique. Mais que savaient-ils de la vie ? D'où provenait donc toute cette assurance incompréhensible et faussée … ? Et c'est là qu'il saisit … et qui accessoirement le différenciait des autres. L'illusion. Tout n'est qu'illusion. Tous se nourrissent d'illusions, telles des victimes que l'on maintiendraient dans l'ombre, assujettis à cette idée commune non moins singulière de la vision que l'on en a. Lui fournissait l'illusion. Là où ils en étaient tous le produit, lui en était le maitre. Il avait ce contrôle absolu qui atteint son apogée quand alors elle finit par se briser, brutale et sans appel.

Cette sidération dans l'âme qui ne vient que plus l'accabler, plus la plomber, incapable d'atteindre les nues, trop lourde. Était-ce sa conscience qui démissionnait ? Une certaine répression sur son être qui connaissait des défaillances ultimes l'élevant plus fièrement au lieu de l'abattre plus profondément. Certains aimaient parler de blindage, dans son cas … Il est plus qu'inutile. Il ne peut s'appliquer à son être. Plus à présent. Il n'avait plus rien à prouver, pas même à se prouver les choses à lui-même. Toutes ses années passées, faites pour apprendre à se connaître, multiplier les situations dangereuses, provoquer le face à face, se confronter à ses limites. Ce temps là, il l'avait eu. Et il savait qu'il continuerait encore à en apprendre sur lui, parce qu'après 224 ans, il ne pouvait prétendre avoir tout vu et tout vécu. Non … Seulement, il savait qu'il y avait des choses sur lesquelles il ne buterait plus, des choix face auxquels l'hésitation n'aurait plus sa place, des tentations aussi irrésistibles soient-elles dont l'avant-garde ne crierait plus impasse, piège ou encore traitrise. Et bien qu'il donnait la vive impression de n'être que plus lisse, intarissablement inchangeable, incapable d'apprendre ou même de comprendre, il aimait par-dessous tout surprendre. Une prestance que peu lui connaissait et qu'il aimait insoupçonnable.

Auprès de Suzanne, il jouissait de ce savoir absolu. Être à la fois le connaisseur et l'apprenant. Il trouvait à ses côtés cette complétude dont il avait furieusement besoin. Cette culture, cette connaissance partagée et exclusive. Cette fusion totale et évidente, ce tout, cette union comme s'ils n'étaient qu'une seule et même personne. Ce désir de l'autre que rien n'apaise. Tout le temps, toujours plus fermement. Ce vide dont on s'effraie, ce manque dont on souffre sous peu qu'elle disparaisse une minute, une heure, une nuit de trop. Non, il n'imaginait pas sa vie sans elle. Elle n'aurait plus aucun sens, elle n'aurait plus jamais la même teinte dorée et merveilleuse, plus la même saveur, puissante et raisinée. Ce serait comme priver à un oiseau de ses ailes, ou à un malade mental de sa folie. Il avait conscience de son étendue, du vertige de sa hauteur, du sacrifice et du péché de son partage. Mais il était incapable de renoncer à elle. Suzy était sa raison de vivre, son oxygène. L'en déposséder … l'extraire à lui … Ne resterait que la mort, sans soulagement aucun. Un extrême sans aucun doute pour ceux qui ne peuvent comprendre. Une logique qui ne peut être admissible. Mais son seul algorithme …
Alors oui, il allait s'en dire qu'il comprenait ses dires, il savait qu'une telle attitude n'avait rien de très professionnel et pourrait être plus la cause de bon nombre d'emmerdements que son contraire. Alors s'il s'engageait auprès d'elle à changer ses manières, il s'y tiendrait. Il ne souhaitait compromettre ce pourquoi elle s'était battu durant tant d'années. Elle était néanmoins la seule pour qui il en était capable. De la sorte, il conservait l'intime conviction qu'il n'y avait pas de plus unique relation que la leur. Parce que le temps lui avait prouvé que l'exclusivité ne s'achetait pas à coups de dents. Il croyait durement en elle autant qu'il croyait férocement en eux. Et il était capable du pire contre quiconque viendrait menacer son territoire et par là les assises qu'il en avait. Non, Ludo' n'était pas fait pour le partage, il tenait bien trop à ses traditions qui à son plus grand regret se perdaient dangereusement. Mais au diable que voudra, cela ne l'empêchait en rien de conserver les siennes, chères.

Il n'est que plus comblé du sourire qu'elle lui retourne et de ce regard qu'elle pose sur lui, attendrissant et significatif. Elle ne s'offusque pas face à son manque de soin, elle sait que ce n'est jamais commis dans le seul but d'être fait, mais bien dans un intérêt qui lui est propre. Et elle réside être le centre de son attention. Suzanne ne perd pas son regard, alors qu'il plonge ses yeux dans les siens pour relever un fait simplement là pour la constatation, sans valeur réelle.

– Hm … évitons cela alors.
Formule t-il, taquin la relâchant quelque peu. Elle l'a reconnu, passons à autre chose, tel était tout ce qu'il désirait. Elle vint ensuite poser sa main sur sa joue, le regardant avec passion et sentiment, alors qu'il ne décroche pas le regard d'elle une seule seconde. Tout son essentiel se trouve devant ses yeux. Cet instant se fait sans mot mais à l'intensité ravageuse qui ne se fait que plus appréciable. Elle finit par retirer sa main reportant ses yeux sur les photographies éparpillées un peu partout sur son bureau. Passant son regard d'elle à la table en désordre pour revenir sur elle, il vint caresser sa nuque du revers de la main pour capter à nouveau son attention.

– Laisse ça pour plus tard, tu auras tout le temps de le faire après …
Émet-il avec langueur enserrant sa nuque avec tendresse, se rapprochant indéniablement d'elle pour l'attirer à lui. Il sait qu'il lui reste encore le matériel à plier et les tirages de la séance à tirer, mais tant que l'assistante de Suzy – son prénom lui échappera toujours – n'est pas encore remontée, il s'octroie le droit de profiter un peu d'elle, ayant parfois tant l'impression que des anonymes passent plus de temps avec sa propre femme que lui. Appuyant sa tête contre la sienne, il vint lui susurrer ses mots à l'oreille. Tu m'as affreusement manqué … Reste s'il te plait …
Ce besoin continuel d'elle qu'il sait qu'il devrait apprendre à modérer plus sainement mais qu'il n'arrive pas cependant. Parce qu'il n'a pas envie d'avoir à faire dans le trop raisonnable ou l'assagit avec elle qui briderait le naturel. Suzanne sait qu'elle peut tout lui demander, qu'il le fera sans hésiter parce qu'il l'aime d'un amour démesuré, mais jamais il ne sera en mesure de tempérer réellement ses sentiments à son égard et cela même si elle le lui demandait. Il ne souhaite pourtant pas qu'elle souffre d'étouffement, pas non plus qu'elle se plaigne de son excès de sentiments, ou encore qu'elle puisse juger que c'est beaucoup trop … Non ce serait insupportable. Alors il préfère agir en considération, plutôt qu'elle ait à lui en formuler ces mots-là. S'aplanir de lui-même et toujours plus admissible que de le faire sous la remarque, en seul recours. Parce qu'il sait faire preuve d'un minimum de contrôle et de retenue. Il pourrait bien plus l'accaparer qu'il ne le fait déjà, et être bien moins patient lorsqu'il l'a sait bien trop entouré. Mais il n'envisage pas devoir abolir principes et convictions sans plus de reconnaissance. Ce serait se flouer … Néanmoins, après 224 années passées près d'elle, il aime à penser que le doute qu'il éprouve n'est qu'une condition d'humilité et non une frayeur latente d'abandon qu'il ne peut chasser.


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Mar 3 Mai - 17:55

Je peux dire que j'en ai vécu des choses, vu des changements de surface ou plus profond perturber l'Humanité au cours de ma très longue vie. Pour autant, si les modes ont changé, si les hommes ont modifié des critères et les bases même du savoir vivre, moi, je suis restée immuable. Au moins physiquement, je n'ai pas pris une seule ride, ni perdu l'éclat nacré de ma peau. Quant au mental, il a changé bien sur. Nous sommes certes figés mais si nous voulons survivre sans devenir fou dans le monde humain, nous devons nous adapter à leurs changements. A défaut de pouvoir être réellement la femme jeune et douce que je représente et de pouvoir effacer cette sagesse que les siècles ont donné à mon regard totalement, j'ai toujours su rendre l'illusion. Oh pour ça oui, je suis une fine manipulatrice et une très bonne actrice, habituée à paraitre humaine, à marcher, bouger, parler comme eux, à penser comme eux. Je n'en garde pas moins mon intelligence supérieure, due à mes 21 siècles de vie, mais je suis l'illusion de la mortalité parfaite quand il le faut. C'est ce qui me permet de travailler entourée d'autant de mortels sans que personne ne soupçonne qui je suis vraiment. Rares sont les Humains autour de moi qui savent ce que je suis. Je me suis toujours intégrée à la société humaine pour y vivre et y chasser sans mal, la manipulant au gré de mes besoins et de mes envies. Et plus les siècles se sont écoulés, plus j'ai vécu de chose, plus je suis devenue experte avec le monde des Mortels, mais en contre partie plus j'ai perdu cette étincelle de vie si utile à notre survie. Je rendais encore, même aux Vampires, l'illusion mais à l'intérieure j'ai peu à peu perdu cette envie de vivre. Je pense que s'il n'y avait eu certains événements dans ma vie, j'aurais vraiment tenu de la divinité de marbre qu'on vénérait dans la Rome antique. Belle, parfaite, sage, mais froide et sans but qui traverse les âges sans autres motivations que de survivre.

Par besoin affectif, j'ai alors cherché à avoir des liens, beaucoup. Que ceux qui gravitaient autour de moi soient mes Infants, marqués, familiers ou autre, peu importait ce qui comptait était d'être entourée. Je les aimais tous, ils étaient ma raison de vivre ou plutôt de survivre. Cela me suffisait, je restais froide loin de la séductrice et manipulatrice d'avant néanmoins. L'immortalité me semblait bien longue à cette époque là et je ne voyais pas ce que je pouvais encore vivre qui pourrait me surprendre. A cette époque-là, j'étais déjà cette Vampiresse ancienne et imposante qui d'un regard terrifiait les Canaïtes et par sa seule résonance en imposait. Le respect je l'avais, on préférait être aimé de moi qu'être mon ennemi. J'aurais pu me satisfaire de cette supériorité, mais cela rendait les choses trop plates. Et finalement, il a fallu un mortel, loin de ceux que je côtoyais habituellement, moi la prostituée devenue aristocrate ou bourgeoise selon les pays. Mais je ne peux nier que Ludo' a chamboulé mon immortalité et mon confort quotidien. Il m'a rendu une naïveté et une capacité étonnante à me comporter comme une simple mortelle amoureuse et à prendre des risques. Peut-être que ma dépendance vient du fait qu'avec lui je me sens si vivante et surtout aimée pour ce que je suis et non par crainte de ce que je peux faire...

Mon cher époux, le seul homme face à qui je ne suis plus cette séductrice froide et calculatrice. J'ai été esclave et fille de joie, j'ai obéi aux hommes quelques aient été leur demande ou désir, sans pouvoir dire un mot. Objet bon marché qu'on utilisait à sa guise pour peu qu'on payait mon maitre et qu'on ne m'abimait point... Devenue immortelle, je m'étais jurée de toujours dominée, d'être celle qui tirerait les ficelles des relations, de manipuler. Plus jamais je ne serais soumise ou dépendante d'un représentant masculin, hormis de mon Sire, mon Père si tendre et paternel. Et pendant 18 longs siècles j'ai tenu parole. Je jouais avec les hommes, même à une époque où les femmes ne représentaient rien. Alors je peux avouer sans craindre de me tromper qu'il est unique et exceptionnel et que la relation qui nous lie l'est tout autant. Il est devenu le centre de mon petit monde bien rangé, le seul que je désire ne pas vexer et dont la présence m'est réellement vitale. Je suis attachée à ma lignée, mais lui, sans lui je ne pense pas pouvoir survivre. Plus maintenant. Il lui a fallu si peu pour me gagner, quand on y pense, un simple regard. Je suis sienne, aux yeux de tous par les alliances, mais c'est plus profond et intense qu'un contrat rédigé et signé. C'est un besoin vital et nécessaire d'être à lui, et de savoir que j'ai son attention et son amour. Je peux douter et craindre qu'il me quitte, par moment. Mais en tête-à-tête j'oublie aisément le regard envieux qu'il offre aux belles femmes. Ne compte que lui qui me connait si bien mais que je peux encore surprendre. Le seul Vampire qui est autorisé à boire mon sang, lien intime et fort qui lui donne un certain pouvoir sur moi. Ludo' peut tout me demander, j'abdique chaque fois. Il y a quelque chose de dérangeant pour certains dans cette relation fusionnelle que nous partageons. Mais cela ne me touche pas, seul compte ce que j'éprouve pour lui et ce qu'il m'offre. Le reste m'est bien égal, si je l'ai lui je suis heureuse.

Et parce que notre relation se passe de mot et de réel compromis, je sais qu'il ne me ment pas. Jamais Ludo' n'a eu un propos blessant ou un geste pouvant me mettre à mal. Et je ne pourrais le faire souffrir. Nous avons nos compromis entre nous, nos libertés aussi. Mais jamais nous ne refusons à l'autre quelque chose. Un simple mot suffit pour que j'abandonne un familier, qui le dérange car trop proche de moi et il me rend la pareille. Aussi ai-je la certitude, que oui, il ne jouera plus avec le top-modèle comme il l'a fait ce soir. Simplement parce que je lui ai demandé et que quelque part je lui suffis, autant qu'il me suffit. Et je le connais assez pour savoir que se plier aux règles et à l'autorité est tout sauf dans sa nature, mais face à mes demandes il n'a jamais opposé de résistance. Peut-être une de ses manières de prouver combien je compte pour lui. Mais si je suis la seule capable de la maitriser, l'inverse est vrai aussi. Et il sait très bien le pouvoir qu'il a sur moi.

Rassurée, je lui offre un sourire tendre et amoureux. J'espère pouvoir profiter un peu de mon époux, qui n'a eu pour le moment d'attention que pour les mortelles à photographier. Je regrette qu'il prenne peu soin du matériel, mais je sais la raison intime qui le pousse à ce genre de geste. Ce n'est pas un manque de respect, juste le besoin d'être sur que je sois totalement à lui. Pourtant il suffirait qu'il le demande et il m'aurait aussi longtemps qu'il le désirerait... Je laisse échapper un petit rire à sa remarque. Il désire éviter qu'une Mortelle soit jalouse de moi ? C'est quelque part amusant. C'est aussi un moyen de passer à un autre sujet. Pour lui le débat est clos et l'affaire réglée, autant passer à autre chose directement, surement plus agréable pour lui qu'une petite remarque sur son comportement. Je caresse légèrement sa joue, analysant son regard et son niveau de soif par là-même tout en offrant un geste tendre à mon compagnon. Les yeux de Ludo' restent accrochés aux miens, me dévorant littéralement du regard. J'ai toujours l'impression d'être unique et qu'il me découvre pour la première fois à travers ses regards admiratifs et amoureux. Lentement je reprends ma main et détourne le regard vers les négatifs. J'imagine déjà comment mon assistante va râler quand je vais les réclamer à nouveau, détestant avoir quelque chose de non parfait en main. Je sens la caresse de Ludo' contre ma nuque ramenant mes yeux clairs sur lui et un léger sourire sur les lèvres.

« Je sais, ce n’est pas urgent, mais Lucy attend mon choix… »Je rétorque en rivant mes yeux aux siens. Je sens la pression sur ma nuque se faire plus forte, tout en restant extrêmement tendre et douce. Je me laisse attirer contre lui, sans opposer aucune résistance. Je profite des quelques minutes qu’il m’accorde et de cette nécessité de contact qu’il éprouve autant que moi. Pour un couple de Vampire nous sommes très tactiles, avec un besoin réel et instinctif de toucher l’autre et d’avoir son attention. Il appuie son front contre le mien, et je ferme temporairement les yeux. Combien de temps l’ai-je à moi ? Je souris à sa demande, manifestant une envie qui rejoint la mienne, mais je décide de me montrer taquine.

« Toi aussi tu me manques, bien que tu avais de quoi t’occuper … » Je rétorques en reculant un peu. Je passe mes bras autour de son cou et viens me coller contre lui. «C’est toi qui ne m’accorde plus de temps, tu sais … Mais si tu le souhaite, je suis à toi mon amour, pour le reste de la nuit »

Lentement, je me hisse sur la pointe des pieds et viens déposer mes lèvres sur les siennes. Le baiser se veut chaste et amoureux, même si par jeu je mordille sa lèvre inférieure. Je veux rester contre lui, peu m’importe le travail à faire avant le lever du jour, j’enverrais tout le monde promener plus ou moins patiemment. Pour ce qu’il reste de la nuit, je veux profiter d’une manière ou d’une autre de mon époux. J’ai besoin de passer du temps avec lui, de retrouver cet équilibre qui est en bascule à chaque fois qu’une nouvelle saison est à préparer. Peu m’importe, je veux juste Ludo’, et s’il est disposé à m’accorder cela, je compte bien en profiter.


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Dim 29 Mai - 20:50

Parce que le désir qu'il éprouve pour elle est inconditionnel … Parce qu'elle est la seule qui lui a fait ressentir ces sentiments là en lui aussi fermement alors qu'il les pensait oubliés et démodés. Dont il se sentait dépourvu plus automate que humain quand elle ait venu le trouver ce soir là. Ce charme fou qu'elle exerce sur les autres, cette façon qu'elle a si luxuriante de parler et de se comporter qui l'a fait chavirer. Ce pouvoir qu'elle a exercé sur lui ce soir là, sans avoir à s'en donner du mal … Cette prégnance sur son être encore aussi vive aujourd'hui et qu'il sait vitale. Parce qu'il lui est inconcevable d'imaginer son existence sans elle. Une pensée qui n'apporte que destruction et mort. Un tel degré de fusion si prononcé, si dangereux. Leur plus grande faiblesse sans aucun doute. Parce qu'avec elle, il lui est impossible d'en modérer cette intensité. Il n'y a pas de demi-mesure possible. Pas de contrat tacite qui les guide mais seulement l'amour respectif et disproportionné qu'ils se portent. Un besoin, un essentiel, une source de vie et de survie. Ludo' ne doute pas de la solidité de leur couple. Autant d'années passées à vivre de la sorte sans jamais qu'aucune action de trop ne soit commise de la part de l'un ou de l'autre. Pas de lassitude à l'horizon. Il sait qu'elle a tout autant besoin de lui que lui d'elle, et c'est une valeur qui ne dope qu'un peu plus son égo déjà fort imposant. Parce qu'elle lui suffit, parce qu'il n'a besoin de rien si ce n'est elle à ses côtés aussi franche et désirable que lors de cette toute première fois. Il ne pensait jamais croire à une telle force dans l'amour qui ne lui était apparu que comme un poison qui vient te ronger tel un virus qui a plus vite fait de t'éliminer que de t'illusionner. Dans le monde tel qu'il était deux cents ans auparavant, il n'aurait pu s'en croire capable bien qu'il s'agissait là d'un désir inassouvi. Parce qu'il n'aurait jamais cru cela possible, il n'avait pas trouvé mieux que de prêcher l'incapacité pour pallier à son impossibilité.

Oui, il n'était pas de ceux qui pouvait aimer plusieurs femmes à la fois. Certes, il s'amusait avec bon nombre d'entre elles, mais ce n'était juste parce qu'il aimait les plaisirs de la vie et la séduction était un jeu bien trop appréciable. Mais pour lui, il n'y avait que Suzy. Tout autour n'était pas que divertissement et distraction, rien d'autre. Ça n'allait jamais plus loin, il finissait toujours par se lasser bien trop vite. Parce que son cœur était déjà conquis, et que la domination reste un facteur clé de sa personnalité qui se faisait toujours indompté. Aimer le pouvoir que l'on exerce sur l'autre, pour rien d'autre que cette action totale et complète, sans ne rien voir d'autre de plus satisfaisant là que la supériorité qu'une telle position lui confère. Avec Suzanne, leur échange fréquent de sang avait cette valeur de contrôle sur l'autre, mais ce n'était que pour rendre au tout qu'il formait son unicité. Toujours dans ce même but d'unification. Peut être était-ce un tort que de la désirer autant et sans arrêt … mais il savait qu'il ne pourrait apaiser pareil sentiment en lui pour paraître raisonnable aux yeux des autres. Ce que l'on pouvait en penser ? Il n'en fichait pas mal. Il n'avait, à proprement dit, que besoin d'elle. Tout le reste n'était que superflu. Tous ces mannequins à la beauté fade en comparaison au teint blanchâtre et parfait de sa femme, à la blondeur de ses cheveux, à la fascination de son regard, à son être si hypnotique. Non, la comparaison ne pouvait tenir. Il avait trouvé son âme sœur, c'était elle et personne d'autre. Une influence réciproque qui les enfermait bien trop dans l'exclusif le plus rare alors qu'autour d'eux évoluaient les mœurs pas toujours dans le bon sens selon lui. Mais du moment qu'ils restaient si idéalement sur la même longueur d'ondes, le monde aurait beau se dégrader, s'incendier, se soulever ou encore s'annihiler tout lui était bien égal. Que l'humanité se porte la guerre à elle-même, qu'elle s'assiège en bain de sang, il n'y assisterait qu'avec plus de volupté, attendant patiemment le bouleversement suivant qui ramènera la paix jusqu'à la révolte prochaine. Tant que leur race demeurait dans l'ignorance, que son clan ne souffrait d'aucune persécution ou menace d'extinction, il laisserait le monde se déchainer à sa façon, peut être même l'y aidera t-il. Parce qu'il est qui il est et que le sens il l'a déjà trouvé.

La tenir entre ses bras, sentir son contact, son corps contre le sien, toutes ces petites attentions dont il raffolait et desquelles il ne se passait. C'était cela la vie auprès de Suzanne. Le goût exquis du paradis pourvu qu'il ne se fasse pas trop sage néanmoins. La savoir près de lui quoi qu'il advienne et savoir par dessus tout qu'au moment où il la réclame plus fortement que les fois précédentes, elle lui soit complètement acquise et disposée pour lui. Que tout le reste se seconde alors subitement, lui donnant le temps de profiter d'elle durant ces espaces temporels qu'ils semblent se créer à chaque fois qu'il ou qu'elle le demande. Parce qu'il ne peut que trop peu se passer d'elle trop longtemps. Cette dépendance qui ne fait que s'accroitre au fil des années plutôt qu'au contraire s'atténuer comme on pourrait le penser. Ressentir cet état de manque bien plus furieusement que la frénésie elle-même. Il savait que trop d'éloignement le pousserait au pire. Trop de distances, trop franchement marquée, et il sombrait. C'était ainsi que cela fonctionnait. Tel qu'on prive une drogué de sa dose d'héroïne. Les dégâts pouvait être considérables. Ludovic avait parfaitement conscience de cet aspect là de leur union, mais ça ne le dérangeait pas plus que cela. Parce qu'il ne pensait pas qu'il pourrait y avoir de faille entre eux, pas après deux siècles … L'éternité pouvait paraître bien longue, mais auprès de Suzy elle n'était qu'un long fleuve tranquille. Elle avait ramené la paix en lui. C'était inestimable. Et à chaque fois qu'elle posait le regard sur lui, à chaque fois qu'elle lui souriait tendrement, qu'elle lui disait tous ces petits mots, il se sentait à nouveau dévasté par cette sérénité qu'elle apportait à son être sans la moindre difficulté. La seule qui était en mesure de lui faire ressentir pareil sentiment. Elle avait redéfini le mot « amour ». Il ne doutait plus de la réalité de ses propos et de la justesse de ses gestes.

Alors lorsqu'elle vint tenter de soutenir des propos qui tenaient du délai et des finitions, il secoua légèrement la tête en signe de désapprobation. Des chiffres toujours des chiffres. Elle se fit toutefois plus réceptive laissant ses préoccupations de côté n'opposant aucune résistance à l'emprise qu'il exerca sur son corps. Il la sent se relaxer pour profiter de leur étreinte. Elle vit tout le temps à 100 à l'heure, se préoccupant bien plus de sa boite que d'elle-même et du temps qu'il est bon de s'accorder de temps à autre. Par bonheur, il est là pour le lui rappeler, plus ou moins explicitement. S'éloignant quelque peu avant de venir entourer sa nuque de ses bras, il surprend ce sourire taquin qu'elle lui lance avant de lui dire ses mots, visiblement amusé.

– Ah tu trouves ?!
Lui dit-il, haussant un sourcil mi-étonné, mi-provocateur, lui souriant avec sincérité. Il vint enserrer sa taille avec ardeur, saisissant parfaitement ses dires. Pour le restant de la nuit … Tu m'intéresses … Lui glisse t-il avec amusement, s'éprenant de son contact, alors qu'elle se hisse sur la pointe des pieds pour l'embrasser avec douceur lui mordillant la lèvre inférieure. Un petit sourire sur les lèvres, il vint l'embrasser avec plus d'appui, resserrant irrémédiablement son emprise sur son corps. Ses mains glissant très au sud de sa taille, il profite pleinement de cet échange, l'enivrant de plénitude. Mettant fin à leur baiser, il vint glisser sa tête le long de son cou, embrassant sa peau avec désir, lui faisant sentir ses dents. Remontant le long de son oreille, il lui glisse ses mots avec franchise.

– Ne t'en fait pas, tu aurais tout bouclé dans les temps, comme toujours … Il n'y a personne d'autre d'aussi douée que toi dans ce domaine.
Lui dit-il reculant sa tête pour saisir son regard avec intensité et passion. Il ne doutait nullement des capacités de son épouse. Elle savait ce qu'elle faisait, bien qu'elle exigeait parfois beaucoup trop d'elle-même. Au travail, elle prenait toujours tout très à cœur, et il comprenait qu'elle se donne du mal pour ce qu'elle aimait. Il ne la découragerait jamais dans un tel sens ou ne lui ferait jamais de reproches sur sa manière de mener sa vie professionnelle. Il savait qu'elle gérait cela au mieux. Il aimait juste saisir la place qui était sienne à ses yeux n'importe quand et à n'importe quel moment bien qu'il décidait toujours de ses moments-là. Il avait conscience qu'il restait des soirs où elle avait besoin de toute sa concentration et il respectait cela, et ne venait pas la troubler tout comme elle savait qu'elle pourrait compter sur lui en cas de besoin. La nuit n'ayant pas été de tout repos pour elle, encore moins en cette période de l'année, il avait jugé utile qu'elle se détende et s'accorde une pause, chose qu'elle oubliait bien trop souvent. Alors il avait profité de cette ouverture si idéale pour pouvoir l'avoir rien que pour lui durant un durée qu'il aimait indéterminée.


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Lun 30 Mai - 20:27

Le mythe de l’âme sœur est aussi vieux que l’Humanité. Du moins en ai-je entendu parler tout au long de ma très longue vie. Bien sur en fonction des époques et cultures, les explications à ce mythe d’amour parfait et total ont été différentes. Les Hommes ont toujours cru que quelque part il y avait la femme parfaite pour eux, qu’il fallait la trouver. Mais de ce que j’ai vu, les Mortels ne savent pas accorder la fidélité et la passion nécessaire à leur âme sœur. Ils ressentent un feu dévorant mais qui finit par s’éteindre, ils sont capables de trahir leur amour unique et de choisir de vivre avec quelqu’un d’autre. Parfois un vieux mythe, entendu il y a bien longtemps, me revient en mémoire. Autrefois on disait que l’homme et la femme n’était qu’un seul être, uni en un corps et parfait. Un jour, les divinités pour les punir de je ne sais plus quelle bêtise ont décidé de séparer cette entité harmonieuse en deux êtres. Éclaté en deux et séparé, homme et femme devaient retrouver leur autre part d’eux-mêmes, leur âmes sœurs. J’aime cette idée, parce que c’est ce que je ressens pour Ludo’. Il est une part de mon être, et surement celle que je chéris le plus. Je sais que cela explique notre relation fusionnelle et totale. Ce lien passionné et indestructible qui nous unit et qui souvent dérange les autres. Mais leur avis ne m’importe guère, seul compte mon Époux.

Ce qui m’habite depuis que mes yeux lassés de la vie se sont posés sur lui n’est pas réellement de la passion. Bien sur il y en a entre nous, toujours aussi brulante et vivace, et qui semble ne pas vouloir s’éteindre après 2 siècles. Mais c’est surtout un besoin, un besoin vital. Si on me prive de Ludo’, je sais que je deviendrais invivable, violente et que je ne survivrais pas. Je ne peux pas survivre sans lui. Et je sais que la réciproque est vraie, qu’il dépend autant que moi de notre relation, de ces moments volés et passés ensemble. Je sais qu’on me voit comme une séductrice incapable d’être fidèle, changeant souvent d’amant. C’est vrai. C’est ma méthode de chasse, et c'est devenu au fil des siècles une manière d’être qui m’appartient. Je séduis involontairement, par ma manière de regarder, de parler et des bouger, naturellement. J’attire les regards et éveille le désir en chaque être que je croise. Et Ludo’ n’a pas fait exception. Il a lui aussi cédé lors de notre rencontre à mes appels plus que significatifs. Je le voulais avec une force qui ne m’avait jamais étreint avant. Et je pense avoir de manière innée et inconsciente compris qu’il était cette part de moi qui était manquante. Il m’a rendu la vie d’une certaine manière, ranimant l’étincelle qui vacillait et menaçait de s’éteindre. Il a rendu ma non vie plus active et a toujours pris soin de moi. La seule chose qui m’est nécessaire et vitale c’est lui. Tant qu’il restera à mes côtés et veillera sur moi, je sais que tout ira bien. Je l’aime, et je peux lui prouver à chaque instant. Je pourrais consacrer mes nuits à le combler et à m’occuper de lui. Il est le seul qui boit mon sang régulièrement, le seul dont je suis dépendante et près de qui je perds ce statut sacro saint d’Ancienne, de mythe vivant. Il n’a pas peur de moi et semble ne pas ressentir l’étendu de mes pouvoirs. Peut-être parce qu’il a cette domination sur moi dû à nos échanges fréquents. Ou simplement parce qu’il partage mes sentiments, et m’aime aussi totalement et passionnément que je l’aime. Parce que nous sommes inséparables et indispensables à l’autre. Parce que comme dans l’ancien mythe nous formons un tout, un seul être.

Collée à lui, je me sens bien et je n’ai aucune envie de remettre cette distance si nécessaire chez les Vampires. Au contraire, si je le pouvais je resterais étroitement collée contre lui tout le temps. J’ai ce besoin de contact, de baiser, de caresses, de mots doux… Toute ces choses dont avant je pouvais me passer, qui me font rire quand d’autres me les donnent mais qui me sont nécessaires venant de mon Époux. Je n’ai jamais été romantique, ce n’était pas dans les mœurs du siècle où je suis née ni une manière de vivre courante pour la séductrice que je suis. Mais avec Ludo’ tout cela devient naturel et semble emplie de sens. Avant lui, j’ignorais ce qui voulait dire le mot « amour », pour moi il n’existait qu’au sein de la famille. Mais il m’a démontré par un simple regard que c’était plus qu’un lien du sang et que ce n’était pas aussi stupide que je le croyais. Néanmoins, je ne peux aimer que lui de cette manière. Avant lui il n’y a eu personne si ce n’est une succession d’amants, après lui il n’y aurait que la mort définitive cette fois. Aussi je privilège toujours les moments intimes en tête-à-tête plutôt que le reste. S’il le demande de manière ouverte ou non, j’abandonne volontiers le reste pour me consacrer à lui. Tout comme il peut nier une belle chasse ou toute autre activité pour s’occuper de moi si j’en manifeste l’envie ou le besoin. Dans ces moments-là, le monde se limite à nous, et l’extérieur n’a plus aucune importance. Dérangeant pour beaucoup et incompréhensible, les Vampires n’étant pas vraiment des pros des relations. Bien sur ils aiment, mais avec possessivité et avidité. Entre nous, il y a juste un lien fusionnel qui nous permet de ne voir que nous et de vivre que pour nous. Étrange, dérangeant et unique aux yeux des autres, cela n’en définit pas moins à la perfection notre amour et nos personnalités. Il n’y a pas d’abus, pas de faux pas entre nous. Nous savons d’instinct et avec une facilité effarante quoi faire et comment pour combler l’autre. Nous connaissons les limites, et avons notre propre code de vie. Peut-être définissons-nous parfaitement le concept d’âmes sœurs …

Je ne peux m’empêcher de penser au travail néanmoins. Mon assistante me court après chaque nuit pour que tout soit près à temps. Par moment j’ai envie de briser sa jolie nuque juste pour qu’elle arrête de piailler comme une poule dans une base cour. Mais je me contente de sourire, parce que quelque part elle a raison et que la perfection demande beaucoup de travail. Je peux me concentrer uniquement sur mon travail et oublier le reste, sauf Ludo’ bien sur qui occupe constamment mes pensées. Et d’ailleurs heureusement que j’ai mon Époux. C’est lui qui met un halte-là à mon investissement inhumain et parfois totale dans ma maison de haute couture, se rappelant à moi pour quémander mon attention totale. Et parce que quand il le demande je laisse tout tomber pour lui, et il sait habillement me distraire. Je sais que Ludo’ veille sur moi à sa manière, prenant soin de ma petite personne comme personne ne l’a jamais fait avant lui, avec douceur et tendresse. Aussi quand il m’attire à lui cherchant mon attention, je cède et relâche la pression de mes membres, me blottissant confortablement dans son étreinte, enivré par son odeur. Je m’éloigne légèrement, avant de venir enserrer sa nuque et coller mon corps au sien. Dépendante de son contact et odeur ? Absolument et j’assume cela avec perfection depuis plus de 2 siècles, depuis cette nuit où mon regard blasé et froid s’est posé sur lui pour s’illuminer et reprendre vie. Et je taquine mon Amant avec humour, sachant comment le manipuler pour qu’il m’offre ce que je désire : un moment rien qu’à nous deux.

« Oui, je trouve… Tu as toujours de bien belles et sexy femmes autour de toi. Je ne peux pas en dire autant, les mannequins masculins n’ayant pas de contact avec moi … Donc, tu as de quoi t’amuser comme tantôt, alors que moi … je peux juste attendre que tu m’accordes une petite attention. » Ce n’est pas de la jalousie, juste une constatation. Et je sais que je suis en grande partie responsable de la situation. Mais il me manque, et je ferais n’importe quoi en ce moment pour le garder possessivement et jalousement à moi pour le reste de la nuit. D’ailleurs je le propose franchement, avec un sourire aguicheur. Il m’enlace et j’en profite pour lui voler un baiser taquin qu’il approfondit rapidement, savourant l’échange. Je sens ses mains descendre bien bas et me serrer un peu plus fort. Je me blottis confortablement contre lui. C’est lui qui brise un baiser qui aurait pu ne pas avoir de fin. « Vendu donc ? Tu restes avec moi ? »

Je le sens glisser à nouveau la tête dans ma nuque et me laisse faire. Je suis bien mise là et détendue, loin des préoccupations que me cause en ce moment la nouvelle collection. Mon monde se limite à lui, et c’est bien agréable. Je sens les lèvres tièdes de mon Époux frôler tentatrices ma peau fine et sensible. Un sourire nait sur mes lèvres, alors que ses crocs frôlent doucement ma nuque. Un frisson parcourt mon dos et l’anticipation nait en moi. Seulement au lieu de me mordre, il remonte jusqu’à mon oreille pour me murmurer un vague encouragement. Hum, je fronce les sourcils et plisse le nez, j’étais déjà bien loin des préoccupations matérielles là …. Mais ils sont les bienvenus ces mots et cette confiance. Je sais bien que Ludo’ est le seul à être franc et à me dire les choses telles qu’elles sont réellement. Il ne me redoute pas lui.

« Et d’aussi maniaque ? Mais tu sais Lucy me bat, un vrai cerbère cette femme … ta confiance m’honore, vraiment, mais là c’est toi qui parle de travail … » Je réponds en captant son regard clair. Je lui suis acquise, disposée à le suivre où qu’il aille et quoiqu’il désire faire. Bien que là, j’aimerais bien un câlin, mais s’il veut chasser … Je n’ai pas soif personnellement. Vu mon âge, elle est de moins en moins prégnante sur ma personne, mais reste toujours là. Lentement je m’éloigne un peu de lui, penchant la tête sur le côté pour l’observer. « Mais là, il y a deux choses que j’aimerais faire avec toi …. Hum ? » Je ne finis pas ma phrase, laissant mon regard parler pour moi alors que ma langue glisse sur mes lèvres. Je désire voir laquelle des deux options il va comprendre en premier ou choisir.


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Mar 19 Juil - 20:28

Il n'y avait pas de Ludo sans Suzy, tout comme de Suzy sans Ludo. Et c'était une idée dont il se délectait toujours avec autant de satisfaction. Quand il pensait à elle, à eux deux, ce n'était pas le doute qui cultivait ses pensées mais plutôt son calme et sa perfection qui apportait la fierté et la certitude dont il avait tant besoin. Suzanne était son équilibre, sans elle, il se perdrait. Elle était son repère, son point d'ancrage, sa centration, son centre de gravité et il m'imaginait pas son éternité sans elle. Il savait qu'elle n'était pas en mesure de se rendre compte de tout ce qu'elle lui apportait et continuait de lui apporter, des bienfaits et autres sérénités dont elle était à l'origine, de cette vie qu'il ressentait si fermement alors que ce devrait être tout le contraire dans leur cas. Cet accomplissement de soi qu'elle lui avait permis, cette identité qu'elle lui avait offerte alors qu'il s'efforçait d'en trouver une qui n'était autre qu'incomplète, cette paix à son âme alors qu'il pensait que jamais elle ne trouverait le repos …
Il n'y avait plus à penser, plus à cogiter, il n'y avait rien dont il ne pourrait être plus sûr que l'amour qu'il lui portait si fiévreusement, si démesurément. Parce qu'il n'ignorait pas la chance qu'il avait, et cela ne faisait que plus le rendre fier de sa nature et du statut qu'il tenait auprès d'elle. Même les doutes n'avaient plus leur place quand il se trouvait en sa présence, qu'elle le regardait comme elle le faisait en cet instant, et qu'elle lui autorisait toujours cette place dont il ne pouvait se passer et qu'il réclamait constamment. Une réalité en soi pour lui que le fait de savoir que jamais il ne pourra en être dépeint, après deux siècles, rien ne pourrait venir entacher la beauté de leur union si solennelle que peu comprenaient. Surtout avec l'évolution actuelle des mœurs, il était bien plus simple d'adhérer à son contraire. Et surtout pour des êtres de leur espèce. Mais il avait ses principes bien à lui et ne fonctionnait que selon son propre code. Qu'il soit bon ou mauvais, il restait le pur représentant de sa personnalité qui ne connaissait que difficilement changement. Il ne s'évertuait pas à en changer pour plaire à qui que ce soit. C'était tel qu'il était sinon rien … Il pouvait enfin s'imposer ce n'était pas pour faire dans la modestie et sa modération. À tort ou à raison, peu lui importait du moment qu'il y trouvait son compte. Il ne s'embarrassait pas du reste. À quoi bon ? Il se riait des préjugés et autres présupposés sur son compte. Il s'amusait même à les entendre, peut-être lui plaisait-il ? Parce qu'il possédait enfin ce pouvoir qui lui permettait d'avoir toujours le dessus. Cet élite à son être qui bien trop souvent l'enfermait dans un caractérialisme hors norme. Mais il s'en ravissait, sachant qu'il ne pouvait y en avoir deux comme lui.

Il était accompli. Un subtil privilège qui n'aurait peut être pas du avoir lieu. Comme on permet aux mauvaises personnes certaines choses sans s'en rendre compte. Il ne s'enquérait plus de savoir ce qui était bien ou mal, bien qu'il avait une préférence accrue pour le mauvais. Tout était satisfaction, pourquoi donc s'en lamenter, pire s'y refuser ? Non, ça n'avait pas le moindre sens et bien que là où beaucoup jugeraient complexité, il n'y avait pour lui rien de plus simple. Mais il savait qu'une telle conception n'était pas donnée à tout le monde. Tel est la rude loi du dominant et du dominé qui d'un autre côté, lui procurait bien des jubilations. Il aimait bien trop flirter avec les nuances pour s'en priver en digne être respectable et honorable. Non, il était loin d'être la bonté incarnée, mais pourrait sans le moindre problème en simuler l'attitude et les façons. Il ne dirait pas être incapable de bonnes actions, mais ce n'était jamais dans le seul but de s'en généraliser. C'était toujours dans des circonstances particulières et pour des personnes qu'il estimait très hautement. La confiance n'était pas une condition nécessaire à tout contact ou le synonyme de toute relation qu'il serait en mesure d'entretenir. Non … elle avait une valeur d'exclusivité évidente. Autant dire qu'elle était plus de l'ordre de la rareté que de la fréquence. En Suzy, c'était une confiance aveugle et sans limites qu'il lui vouait parce qu'il savait le risque minime et l'exposition au danger moindre. Il la savait incapable de trahison tout comme jamais il ne pourrait lui causer du tort. Autant de valeurs qui se perdaient à l'heure actuelle que lui conservait, intarissable, quant bien même il pourrait paraître démodé. Parce que c'était ainsi qu'il se définissait. Une variation même légère engendrait les pires conflits. La flexibilité n'était pas ce qu'il savait faire de mieux. Peut être qu'en fin de compte il est tout ce qu'il y a de plus inadapté. Comme on soustrait au fou sa folie. Il ne reste plus rien qu'un grand vide toujours trop immense pour être comblé un jour. Et il ne pouvait pas dire qu'une telle immensité ne l'effrayait pas. Tout le monde a ses impossibles et insurmontables. Il ne fait malencontreusement pas exception à la règle.

Dès qu'il se trouve avec elle, il perd en vicissitude pour gagner en affirmation toujours franche, en tendresse et affection loin d'être raisonnable, laissant la manipulation et sa rectitude de côté. Parce que rien d'autre ne compte en dehors d'elle. Elle redevient le centre de ses pensées qu'elle ne quitte jamais, plus profondément encore qu'une énonciation réconfortante et agréable. Ce besoin de contact physique plus que nécessaire dès qu'elle se trouve près de lui, qui aurait depuis bien des années les faire suffoquer, les asphyxier sous trop d'excès alors qu'ils ne se prennent qu'en vouloir un peu plus. Parce qu'il n'y a entre eux la place pour rien ni personne. Ils sont comme deux aimants qui toujours s'attireront, peut importe les obstacles que l'on place entre eux. Augmentera le magnétisme, inséparables. C'est elle qui alimente la vie qui s'écoule en lui, lui donnant des envies d'encore toujours plus férocement que les fois précédentes. Une intensité que l'on ne quantifie pas, qui ne peut tenir en comparaison de toute l'immensité possible, bien incompréhensible dans son schéma. Qui défie toute lois humaines et surnaturelles. Un brasier dont l'incandescence ne fait que s'intensifier au lieu de s'atténuer, duquel on ne peut venir à bout. Hors de tout contrôle, pas même eux n'en détenaient une telle emprise. Mais refuser un tel syncrétisme n'avait pas été de l'ordre de ce qu'il avait été en mesure de faire. Peut être l'aimait-il beaucoup trop … non … pas peut-être, il n'y avait rien de plus sur. Les taquineries de son épouse le font sourire alors qu'elle a toujours eu l'art pour ce genre de choses. Elle avait ce savoir-faire en toute situation qu'il admirait chez elle.

– Ô rien que ça ? Pourtant tu n'es pas sans savoir que tu es la seule qui compte à mes yeux, tout le reste n'est que factice. Et puis si on va dans ce sens-là, ce n'est pas comme si tu n'avais jamais de compagnie… Lui dit-il allégeant son ton, songeur, sachant à la perfection qu'elle n'avait qu'à le formuler pour être excusée, le monde étant à ses pieds. Enfin, quand il pensait le monde, il pensait plutôt la quantité incalculable de prétendants qu'elle serait gré d'avoir pour pallier à son ennui avec seulement un sourire. Il vint alors resserrer son étreinte sur elle, ne pouvant se résigner à la laisser s'éloigner plus de quelques secondes, devant déjà quotidiennement lutter contre cette distance. Mettant fin à leur délectable baiser, elle vint lui entonner cette question qui tenait bien plus de l'affirmation que d'une interrogation qu'elle aurait eu à se poser, tellement la réponse était évidente. – Bien sûr que oui ma douce, jusqu'à ce que vienne nous rattraper le temps … Formula t-il, un demi-sourire sur les lèvres avant de se réfugier dans le creux de son épaule. Qu'il faisait si bon de se sentir si serein, si intouchable lorsqu'il se trouvait dans ses bras, lorsqu'il la retenait ainsi, contre lui, il se sentait capable d'atteindre les nues sans la moindre difficulté. Taquinant sa peau de ses crocs, plus par jeu que par soif, jouant sans cesse avec ses résistances, il la sent légèrement se raidir, appréciant toutes ses petites émotions qu'il fait naitre en elle par tels ou tels de ses gestes. La sentir si réceptive … Délicieusement acquise. Elle complète ses mots avec agilité lui expliquant ô combien il faut qu'elle soit au top partout, et il comprend le besoin de perfection qui l'incombe d'une position comme la sienne.

– Ah cette Lucy, si on pouvait … Lui dit-il laissant sa phrase en suspens. – Hm je sais… Lui glissa t-il, jugeant néanmoins nécessaire bien qu'il savait qu'elle savait, ce qu'il pensait d'elle. C'était toujours agréable à entendre et elle semblait en avoir bien besoin au vu de la pression qu'elle avait sur les épaules. Il la vit alors s'éloigner légèrement de lui, il capta irrémédiablement son regard alors qu'elle l'observait d'une façon qu'il laissait entendre qu'elle avait quelque chose derrière la tête. Il aimait tant ce regard là, loin, très loin de l'innocence. Haussant un sourcil, un demi-sourire sur les lèvres, il saisit pleinement ses paroles. Sa phrase laissée en suspens donnait libre cours à l'insinuation qui dans l'esprit de Ludo' sonnait irrévocable. Deux choses avaient-elles dit, or, lui n'en voyait qu'une et une seule, alors qu'elle faisait sensuellement glisser sa langue sur ses lèvres.

– Ah … Oui ?! Glissant t-il, avançant vers elle, sans la quitter des yeux, la faisant reculer jusqu'au bureau. Se rapprochant plus dangereusement encore, il entoura fermement sa taille d'un bras, alors qu'elle vint s'acculer au rebord du meuble. Il captura passionnément ses lèvres avec ardeur et impétuosité quelques secondes avant de descendre le long de son cou, la faisant légèrement se cambrer, la retenant néanmoins toujours aussi puissamment contre son corps. Il découvrit d'un geste du bras le dessus du bureau, envoyant valser ce qui s'y trouvait déjà. Revenant à ses lèvres, il l'embrassa avec plus d'appui que la première fois, ses mains épousant le galbe parfait de sa silhouette, caresse tentatrice et nécessaire. Descendant le long de son dos, il posa ses mains de chaque côté de sa taille pour la hisser sur le bureau. À présent assise, il s'immisce entre ses jambes, ne supportant pas d'être éloigné d'elle et de son corps trop longuement. Un contact vital et éperdument recherché; celui de la chair, tentante et séductrice dont il ne se passe pas malgré maintes et maintes réitérations. Bien au delà d'une union éphémère et passagère. Un idéal, un mode de vie. La serrer dans ses bras de la sorte, ses lèvres contre les siennes, prolongeant à excès ce baiser qu'il voudrait éternel, ses mains sur elle toujours plus ardentes, dans un vœu de possession et de fusion totale que seul le désir qu'il éprouve pour elle en dirige ses gestes et aliènent ses pensées …




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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Dim 24 Juil - 13:00

L’addiction ou dépendance chez les Humains est considéré comme une maladie. Dépendre d’une substance ou de quelque chose au point que cela devient vitale pour l’être n’est en général pas bien vue et source pour beaucoup d’un mal être ou dysfonctionnement. J’ai eu au cours de ma longue existence l’occasion à ce niveau-là de voir les mentalités évoluées. Après tout au 19ème siècle, les fumeries d’opium en Angleterre étaient courantes et légales, alors qu’aujourd’hui toute drogue est interdite de vente et parfois même de consommation …. L’homme a toujours cherché son plaisir immédiat et pris peur face à la dépendance ou aux risques couru. Pauvre créature fragile. Les Vampires aussi sont dépendants et assoiffé : le sang, ce liquide pourpre et métallique qui coule en chaque être vivant. Si nous n’an buvons pas, nous nous figeons et tombons en léthargie, il est source de vie pour nous. Indispensable pour être et paraitre, la seule chose dont le goût savoureux nous ai connu, le seul breuvage que notre corps mort tolère et qui nous nourri et nous apporte une certaine jouissance. Cela et la morsure… Aussi étrange que cela puisse paraitre, la morsure a chez les miens un effet addictif et jouissif énorme. On devient vite accroc à la salive d’un autre Canaïte. Acte qui autrefois unissait un couple mais qui par perversion, est devenu un moyen de pression et de manipulation sur l’autre. Boire le sang d’un Vampire c’est le rendre dépendant de soi et se donner un pouvoir sur lui, ses réactions et son existence. C’est un acte devenu rare aujourd’hui, et qui n’est pas toujours réciproque, malheureusement. Pourtant c’est notre plus grande source de plaisir et notre plus belle preuve d’avoir, un échange de sang nous lie inévitablement. Mon père après ma renaissance m’avait bien sur expliquer tout cela : éviter de mordre un autre Vampire, ne pas laisser un autre boire mon sang… Il m’avait aussi appris, que plus je vieillirais plus mon sang serait source de puissance. Aujourd’hui, au vu de mes 2 millénaires, je passe aux yeux de tous pour un Mythe, presque une divinité pour certains Nouveau-nés. Une seul goutte de mon sang peut aider n’importe quel Vampire à se régénérer s’il était en piteux état. Mon sang offre à quiconque le boit une puissance supérieure à la normal. Mais personne n’y a droit… Enfin, jusqu'à il y a deux siècles, personne hormis mes Infants lors de leur création avait pu boire mon sang ainsi que mes rares Marqués humains. Mais je n’avais jamais laissé un autre Canaïte planter ses crocs dans ma nuque et aspirait le liquide vitale, et je n’avais jamais rendu la pareille… Du moins jusqu’à ce que Ludo’ devienne Vampire.

Cet humain à la peau blanche, aux yeux envoutant mais au regard désabusé, homme du peuple qui a croisé ma route et bouleversé instantanément ma non-vie. Avant lui j’ai vécu bien sur, j’ai testé mes dons de Vampires et je me suis amusée, énormément. Je me suis jouée et vengée de la gente masculine. J’ai aimé, certes, mais de manière filiale jamais amoureuse. Je n’avais jamais ressenti une telle emprise sur mon être et mes pensées, un tel besoin d’être à quelqu’un et encore moins à me montrer docile et dépendante. Mes amants dépendaient de moi parce que je m’amusais à être la meilleure des maitresses et que je les manipulais avec aisance. Mais je restais seule Maitre du jeu, celle qui donnait et reprenait en fonction de ses envies. Je n’avais jamais connu l’exclusivité, ni l’envie de n’aimer qu’une seule personne. Me contenter d’un seul et unique amant, en être éprise au point que lui seul compte me semblait inimaginable. J’avais plus de 18 siècles, le jeu ne m’amusait guère plus même si j’avais encore des amants occasionnels. Je me figeais, lasse de ma longue vie, même si les innovations humaines me passionnaient… Et lui a changé la donne par le simple fait d’exister dans ma vie. Je l’ai voulu, cet humain au regard azure qui me perturbait et éveillait l’envie à un point indescriptible en moi. Et comme toujours je l’ai eu. Pourtant avec lui, je n’ai pas joué, je suis restée sincère, m’éprenant de lui un peu plus à chaque nuit passé avec lui. Jusqu’à devenir dépendante de son regard amoureux et brillant de désir, de ses baisers et caresses, de sa chaleur et de son odeur, de lui tout simplement. J’ai proposé comme toujours à Ludo’ d’être ce que j’étais en expliquant ce que cela signifiait. Il l’a voulu et j’en ai fait mon Infant… Je l’ai pendant 10 ans materner malgré le fait que je désirais autre chose avec lui qu’une relation maitre – élève, Sire – Infant… Ce n’est qu’une fois qu’il fut capable de se maitriser suffisamment, bien que je ne le quittais guère, que j’ai relâché les rênes de l’éducation que les choses ont évoluée entre nous. Il n’a guère mis longtemps pour reprendre sa place d’amant et guère plus pour exiger que je sois son épouse. Et aussi étrange que cela puisse paraitre, nous nous sommes mariés comme des Humains et portons les mêmes signes qu’eux : alliances en or et même nom. Nous respectons de manière général nos vœux de mariage, même s’ils nous arrivent de jouer avec des Humains qui parfois devinent des amants ou maitresses d’une nuit. Mais nous sommes des Vampires, et je sais combien ces valeurs-là tiennent à cœur à mon époux, aussi je me plie néanmoins sans aucune difficulté. Je trouve cela normal. Tout comme j’ai trouvé normal qu’il boive mon sang et que je boive le sien. Mariage vampirique en somme. C’est une pratique qui nous est restée au fil des années. Mordiller pour taquiner, mordre par envie d’offrir du plaisir ou par besoin de goûter au sang de l’autre nous semble normal. Tout autant qu’être dans les bras l’un de l’autre, de chercher le contact physique de manière incessante, de s’observer. Cette dépendance que les échanges de sang ont surement accrue mais qui nous a toujours unie. Sans lui, je n’existe plus, je n’ai plus de but. Inséparables, fusionnels, épris, amoureux, mariés, complices de mauvais coup ou de chasse, meilleurs amis, … Beaucoup de termes peuvent nous décrire, et beaucoup étonnent les autres par le caractère total et exclusif que représente notre union. Je crois qu’on peut dire que nous sommes dépendants d’un de l’autre. Au fond il représente tout pour moi, et je sais au fond de moi, parce que je peux le lire dans ses yeux, que je représente tout pour lui aussi.

Et plus de deux siècles plus tard, nous sommes toujours aussi amoureux et dépendant, offrant plus l’image du jeune couple qui se découvre et vit encore dans l’illusion de la perfection de l’être aimé, que du couple rodé qui connait trop bien l’autre. Pourtant nous savons déchiffrer l’autre avec facilité, apportant spontanément ce dont il a besoin quand il le faut. Une union si parfaite qu’elle semble illusoire à beaucoup. Les Vampires aiment, une fois avec intensité et passion, leur âme sœur. Mais la possessivité et l’avarisme dont notre espèce est capable détruit bien souvent à force d’étouffement et de jalousie cette relation privilégiée. Rare sont les couples capables de vivre ensemble des siècles durant ou même des décennies sans se déchirer… À moins bien sur, d’échanger leur sang et encore… Mais avec Ludo’, nous avons cette capacité là. Parfois on nous décrit comme le couple parfait, qui ne se détruit point à force de se vouloir. Au contraire, chaque fois on dépend un peu plus de l’autre, on demande un peu plus. Et rien ne semble pouvoir éteindre la passion ni détruire ce tout que nous formons. Aucune dispute ou crise de jalousie n’a jamais mis à mal notre union. Un amant ou une maitresse qui dérange et purement et simplement écarté voire éliminer. Une différence d’opinions … Hum, aucun souvenir à ce niveau-là, je suppose parce que nous savons quand l’autre a raison et le reconnaitre. Ou plus simplement parce que nous nous suffisons, apportant à l’autre ce dont il a besoin. Je peux trembler qu’une femme lui plaise de trop, mais je sais au fond de moi qu’aucune en pourra jamais se glisser entre lui et moi. Rien ne peut de toute manière nous éparer, question de vie et de dépendance. Nous formons un tout, unique et total, indestructible. Je l’aime de manière exclusive, peut-être est-ce de manière irrationnelle et déraisonnable. Mais peu m’importe de l’aimer avec folie et de trop. Tant que j’ai son amour en retour…

Joueuse, je viens taquiner sa possessivité et sous-entendre qu’il a trop de quoi se distraire pour penser à moi. Je sais que c’est faux, que je suis et reste celle qui compte le plus même si ce sont de vraies beautés à moitié nue qui défilent sous ses yeux. Mais j’aime le provoquer un peu et en général il me rend habillement la pareille. Je peux le voir sourire. D’ailleurs son timbre de voix est amusé et un rien provocateur aussi. Néanmoins, il a la gentillesse de m’avouer que seule moi compte, ce qui me fait sourire tendrement. Je fais une petite moue par contre au sous-entendu qu’il me fait sur le fait que n’importe qui pourrait être à mes pieds et occuper mes nuits. Certes je reste une maitresse en séduction et manipulation… Mais je joue beaucoup moins qu’avant à ce petit jeu, sauf si je désire obtenir quelque chose ou que je chasse. Il ne finit pas sa phrase, je perds temporairement son attention alors qu’il semble plongé dans ses pensées. Sa prise sur ma taille se fait plus forte, et plus possessive.

«Je sais, mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas besoin de te l’entendre dire parfois, même après plus de 2 siècles… Hum … N’importe qui… Ma foi, c’est vrai. Mais tu sais que le seul dont la compagnie m’enchante, le seul que je désire c’est toi… Et je ne t’ai pas assez à mon goût… Il faudra bien remédier à cela, non ? » Je réponds en affermissant ma prise sur sa nuque. Il me manque horriblement. Le Victorian’s Creation me prend énormément de mon temps, et je regrette bien souvent de ne plus pouvoir n’être qu’à lui comme autrefois. J’échange un baiser, amoureux et rassurant, contact apaisant et nécessaire, avec lui, avant de quémander sa présence pour le reste de la nuit. C’est tout ce que désire, passer du temps avec lui en tête à tête. Peu importe la collection, les shootings ou autre, j’ai besoin d’être avec mon époux et de seulement cela. Il répond, bien sur, favorablement à ma supplique. « Hum ici je suis maitresse du temps… Je et garde donc jusqu’à ce que le jour se lève, possessivement pour moi seule… »

Échange de sourire complice avant qu’il ne m’attire pour cacher son nez dans ma nuque dégagée. Taquin, comme toujours la vie n’étant presque qu’un vaste terrain de jeu pour lui, il laisse ses crocs frôler ma peau ses lèvres s’appuyant. Je me raidis contre lui, attendant une morsure plus appuyée et plus sensuelle. Mais d’humeur joueuse, il se contente de pincer ma peau avec ses dents tout en souriant, fier de lui. Je me sens vaguement frustrée, mais ne le montre pas, moi aussi je peux être bonne à ce jeu-là. Il sait que je suis sienne et disposée à céder, et il aime jouer avec les limites, prenant le risque que ce soit moi qui mette fin au jeu pour assouvir mon envie. Je sais qu’il teste jusqu’où peu aller l’échange. Il aime les défis en général. Et consciemment, j’entre dans sa petite comédie, le laissant décider et dominer. Il est bien le seul qui a ce pouvoir sur moi, il n’en abuse pas mais dans nos moments intimes sait en user avec expertise et finesse. Quand le sujet tombe sur ma chère assistante tyrannique, je recule pour croiser son regard clair.

« Oh, ne me tente pas Chéri, ce n’est pas l’envie qui me manque de… » Je réponds avec une moue boudeuse.

Ah c’est sure que celle-là, si je n’avais pas la maitrise que j’ai dû à mon âge, je me ferais un plaisir de la torturer et de l’achever. Elle m’agace à aboyer sur tout le monde, y compris moi. Je me demande comment Ludo’ fait pour garder son calme avec elle, d’ailleurs… Il est tout sauf patient. Néanmoins Lucy fait du bon travail, seulement trop sure d e sa valeur et là depuis longtemps elle s’imagine chef de la maison, et ordonne à tout le monde, moi y compris vu que selon elle il faut me poursuivre pour obtenir quelque chose en temps et heure. Elle a de la chance pour le moment, amis à force de jouer avec ma patiente et susceptibilité … Pour peu que Ludo’ me propose un jeu amusant la concernant… Je sors de mes idées sadiques quand il reprend la parole. Je chasse au loin la peste d’humaine, pour me concentrer sur mon époux. Hors de question, que même par la pensée, on vienne nous déranger. Pour une fois que je peux profiter de lui totalement, ça fait trop longtemps que je n’ai pas vraiment eu cette occasion. Je souris tout en reculant un peu, brisant par la même notre contact physique si nécessaire. Je prends un air séducteur et provocateur, en rien innocent. En, même temps il a déjà pas mal de siècles que je ne le suis plus, sauf quand je joue la prude naïve par jeu. Avec mon époux, je suis plutôt provocatrice et sensuelle, je sais qu’il suffit d’un regard appuyé et de mots bien choisi pour qu’il s’embrasse. Et en ce moment je joue volontairement, sous-entendant que j’ai deux idées en tête : une sanglante et l’autre plus érotique et intime. Je n’explicite rien, laissant à Ludo’ le choix de choisir, bien sur s’il devine mes pensées… Mais je devine que lui n’en voit qu’une possible, au regard qu’il me lance. Sa brève affirmation sonne comme une question, mais je n’ai guère le temps d’approfondir mon idée. Il joue admirablement le prédateur qui accule sa proie, et j’accepte d’être la dite proie, qui recule quand il avance lentement, le regard accroché au mien. Je ne perds pas mon sourire amusé pour autant. Je pourrais aisément anticiper la suite, mais je me contente de suivre le mouvement. Enfin jusqu’à ce que je cogne contre le bureau et ne puisse plus reculer. Je lance au meuble un bref regard ennuyé, moi qui aime me faire désirer et faire courir un peu mon cher et tendre me voilà prise au piège. Je ramène rapidement mon regard brillant et coquin sur lui. Entre temps, il m’a enlacée étroitement et s’est penché pour m’embrasser. Je me mets doucement sur la pointe de pieds et glisse mes bras autour de sa nuque, répondant avec ferveur au baiser, mordillant sa lèvre inférieure sans toutefois la transpercer de mes crocs. Je les planterais peut-être plus tard dans son cou, s’il m’y autorise bien sur. Je ne bois jamais son sang sans sa permission, la réciproque étant vraie, même si elle est tacite et muette dans ce genre de circonstance. Il délaisser rapidement cependant mes lèvres pour ma nuque qu’il taquine à nouveau provoquant une réaction réflexe de mon corps. Il me maintient néanmoins collée à lui, incapable de reculer vraiment coincée par le bureau. Je ferme légèrement les yeux pour les rouvrir quelques minutes plus tard au fracas qu’il a provoqué. Je n’ai pas vu son geste mais au bruit qui a du s’entendre dans tout l’étage, je sais que tout ce qui se trouvait sur mon bureau vient de s’écraser au sol. Je me concentre, historie d’être sure qu’il n’y a personne d’autre à cet étage… le bâtiment semble silencieux et vide… Je n’ai pas le temps de faire une remarque qu’il me clame par un baiser plus appuyé, les mains baladeuses descendant le long de mon corps. Un frison me parcourt. Je sais que où il veut en venir, et à vrai je suis plutôt pour cette option là. Un besoin vital de limité el monde à nous deux, de former un tout parfait. Je réponds donc plus que positivement à son baiser et le laisse me saisir par la taille pour m’installer sur le bureau, un peu plus à son hauteur. Ludo’ ne met que quelque secondes à froisser ma robe, en remontant la jupe pour venir se coller plus près de moi. Il reprend mes lèvres, et j’encercle de mes jambes sa taille, glissant mes bras autour de son cou, répondant plus que favorablement au baiser en l’approfondissant. C’est moi qui met fin au baiser passionné, penchant la tête en arrière et léchant mes lèvres tout en le fixant droit dans les yeux.

« Prisonnier ! »J’énonce avec un sourire, lui annonçant que je ne le lâcherais pas avant un long moment. Je le fixe un moment avant de m’approcher et de frôler ses lèvres, je poursuis mon chemin sur son menton, son cou… Mes lèvres taquinent sa peau sensible, je le sens frissonner sous mes légers baisers et petites pincettes. Je recule au bout de quelques minutes à le provoquer gentiment pour croiser son regard troublé. « Aimes- moi » Je susurre les regard rivé au sien. Ce n’est pas un ordre, bien que j’ai utilisé l’impératif. Ma voix est suppliante, marquée par le désir aussi. Je lui demande n’ordonnant rien, acceptant l’idée qu’il puisse par jeu me refuser …


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Jeu 6 Oct - 14:41

Il y avait quelque chose de vivifiant à être le compagnon de Suzanne. Personne n'était sans savoir qu'il valait mieux être dans les bonnes grâces de Suzy plutôt qu'être à l'origine de sa colère. Parce que malgré l'immensité de son contrôle, il arrivait encore aujourd'hui, qu'elle devienne incontrôlable et que les dommages collatéraux atteignent des records de performance. Ludo détenait la place la plus haute et la plus distinguée de tous les classements qu'il serait gré d'établir aux yeux de son épouse. Et les années devenues des siècles avaient renforcé ce sentiment de supériorité dont il ne se défaisait plus. Jamais il ne se verrait déclasser, jamais il n'avait à s'enquérir de voir sa place être mise à mal par il ne sait quel saltimbanque de leur espèce. L'assise qu'il possédait à son sommet était sa plus grande accession. Celle de pouvoir regarder au plus profond de ses yeux, caresser son âme qui s'éloigne, et de constater avec toujours autant de plaisir qu'il détient toujours la même place dans son cœur. Le seul a l'avoir touché de la sorte, alors qu'elle n'avait fait que plus l'éprendre, le rendant totalement dépendant d'elle. Et si par le passé, alors que la différence les séparait encore, il aurait pu douter qu'elle puisse se lasser de lui un jour, dorénavant il n'avait plus peur de prendre pour acquis un tel statut. Parce que jamais rien ne serait en mesure de les meurtrir si ce n'est la mort … De sa mort, il ne s'en relèverait pas. Il le savait depuis longtemps. Elle appellerait inévitablement la sienne, et il ne lutterait même pas. Cela n'en vaudrait pas la peine. Tel un drogué que l'on soumet au sevrage sous la contrainte dure sans le moindre moyen de compensation, la plus infime des substitutions. Il savait bien trop ce que cela faisait. Le manque qui vous ronge, à vous en faire perdre la raison, à décrocher de toutes valeurs rationnelles et de base pour conserver cet équilibre nécessaire à chacun. Comme on perturbe l'ordre établi dans l'espoir qu'il puisse nous sauver enfin. Créant cataclysme sur cataclysme pour qu'enfin cesse cet anéantissement qui ravage corps comme esprit, insignifiante différence, se prenant à croire qu'elle aura raison de nous. Mais non, sans sa dose, sans son moyen de conservation, tel on se maintient en vie à travers l'autre, par l'autre, pour l'autre, il terminerait fou. Se passer d'elle ne serait que quelques minutes, une soirée, une heure, le plongeait dans un état second qui en décourageait bien souvent certains de vouloir se montrer serviable et charitable. C'était ainsi que cela fonctionnait. Rabaissé à la plus avilissante des distinctions que cette terre ait porté. Tout aussi vampire qu'il pouvait être, tout aussi puissant qu'il pouvait se prétendre grâce à elle, il en serait réduit à cet état d'incontrôle comparable à de la frénésie pure. Ludovic avait parfaitement conscience que dans sa force, elle était aussi sa plus grande faiblesse. Mais il n'y avait aucun rapport quantitatif qui tenait entre eux, parce que ce qu'il y gagnait surpassait et de très loin toutes les atteintes dont il pourrait être le sujet. D'une telle fiabilité que ça en devenait vertigineux, que bon nombre d'individus cesserait toute compréhension de peur de ne pouvoir en soutenir une telle cadence. Mais là où il y avait excessivité et déraison, ils ne se prenaient qu'à plus s'en imprégner. Comme on lutte contre la tentation non pas en y résistant mais en y cédant … peut être n'avaient-ils plus peur d'un tel vertige à sa conscience, peut-être s'en satisfaisaient-ils, puisqu'après tout ils n'étaient que plus intouchables. Il aimait tant les concevoir de la sorte. Unique et inatteignable. Seulement elle et lui. Parce qu'il n'avait besoin de rien d'autre.
Il préférerait passer le reste de son existence à lui courir après, à ramper à ses pieds quand bien même elle pourrait ne plus désirer lui accorder un seul regard, en dépit de toute fierté et dignité, plutôt que d'avoir à renoncer à elle. Une perspective qu'il ne veut avoir ne serait-ce qu'une fois à concevoir. Aussi horrifiant est une telle idée, autant elle causera sa perte. Une vision dont il avait parfaitement conscience, mais dont il souhaite se détacher, ne faisant le poids lorsqu'il l'enserre fermement contre lui, sentant ses jambes entourer sa taille avec ardeur et ferveur. Non, il ne doutait pas d'elle. Il ne craignait juste que de l'étouffer sous tant de possessivité qu'il ne contrôle que difficilement. Parce qu'il n'y a jamais eu de demi-mesure entre eux et n'en aura jamais. Parce qu'elle sonnerait catégorique et douloureuse.

La savoir si proche, avoir ce sentiment puissant et illimité de la savoir toute à lui sans résistance ni objection. Qu'elle lui accorde un rien seulement parce qu'il en fait la demande. Un souhait, un désir, une prière. N'avoir qu'à la regarder pour savoir ce qu'elle pense, ce qui la chagrine, ce qui lui fait envie. Un murmure, une folie. Déchiffrer ses manies et mimiques, ses silences pleins de mots et d'intentions, ses sourires en coin, ses allusions masquées. Parce que le malaise n'avait pas de place entre eux. Parce qu'il n'était que plus incorrect. Parce qu'il ne craignait pas de lui demander certaines choses quand bien même il pourrait en venir à les exiger. Rien ne se faisait déplacé, rien n'était non-avenu. Ils se connaissaient trop bien pour ça. Et si l'ardeur se fait trop forte, si elle empresse ses gestes et acquitte ses paroles, il se sera là qu'en digne attribut d'une passion et le symbole de l'intensité qui encore prend possession de lui et lui empêche tout contrôle en sa présence. Parce qu'elle demeure son but, le plus fin et le plus beau qu'il soit. Les mots qu'elle prononce à son encontre, ne font que plus renforcer l'emprise totale qu'il détient sur elle et lui plaisaient toujours autant de la voir les formuler avec tant de vérité. C'était bien tout ce qu'il avait besoin d'entendre. Un léger sourire, un regard emplit de tant de satisfaction en cet instant, invraisemblable.

–Y remédier ? Je n'attends que ça …
formule t-il, convaincant. Pouvoir approuver sans la moindre crainte de telles paroles lorsque c'est elle qui en fait la demande. Être dans l'incapacité la plus totale de lui refuser quoi que ce soit, et d'avoir encore moins envie de s'y refuser. Suzy vient alors l'affranchir de certitude dont il était si bon de se laisser porter, selon votre seule volonté. « S'il en est ainsi ... » lui glissa t-il amoureusement, lovant sa tête dans le creux de son épaule. Jouant avec sa peau qu'il vient lutiner de ses crocs, s'éprenant de toutes ses sensations en lui que provoque ce petit jeu auquel il la mêle et dans lequel elle sait se retrouver avec charme et volupté. Elle vint saisir son intention quant à son assistante plus que tatillonne, sans qu'il ne la verbalise pour autant, mais il sait qu'elle l'a comprit, de par ses paroles qu'elle aussi, laisse en suspens. Un franc sourire s'affiche sur ses lèvres, alors qu'il vient faire courir ses mains dans ses cheveux. Des plans pour la petite Lucy, ils en ont quelques uns et pas des moindres, mais compte tenu du travail qu'elle fait, ils se doivent de contenir leur envie dans l'intérêt de la société. Néanmoins, il ne peut que se ravir des pensées qui traversent son esprit qu'elle a lentement rendu plus soutenu encore.
Mais il préfère bien mieux laisser Lucy où elle est pour l'instant. En comparaison, elle lui importe peu. Il ne se focalise que sur son épouse, sensuelle et taquine. L'entrainant à le suivre dans une direction plus que préméditée, il avance vers elle et la bloque, ne lui donnant que peu de solutions de repli, souhaitant être le seul dirigeant d'un tel mouvement. Il n'ignore pas qu'elle aurait vite fait de renverser la tendance pour inverser les rôles comme à chaque fois qu'elle se sent prise au piège, mais avec lui, elle se laisse faire, prolongeant le jeu. Un furtif regard au meuble qu'elle vient de rencontrer, avant de relever le regard sur lui, totalement éprise. Elle répond à son baiser avec tout autant de passion qu'il en met, mordillant sa lèvre avec tentation, lui faisant esquisser un sourire. Elle le suis totalement sans s'opposer dans sa manière plus que décisive et affirmée de lui faire sentir ce qu'il veut d'elle en cet instant, plein d'érotisme. Il s'immisce entre ses jambes, remontant sa jupe alors qu'elle entoure sa taille des siennes, lui faisant resserrer sa prise sur elle, l'embrassant avec plus d'appui. Suzy met fin à son baiser repoussant sensuellement sa tête en arrière alors qu'il ne cesse de la regarder, enivré. Cette manière qu'elle a de passer sa langue sur ses lèvres sans le lâcher du regard. Une invitation qu'il adore qu'elle lui formule de la sorte.

Elle énonce ce seul mot qui dans leur situation a tout pour lui plaire, lui faisant faussement hausser les sourcils d'étonnement, alors qu'il n'a envie que de cela.
« Hm, hm ... » répond t-il alors qu'elle se rapproche de lui, venant frôler ses lèvres sans l'embrasser. Elle glisse le long de son menton puis de son cou, il sent sa bouche caresser sa peau tout comme ses dents le pincer légèrement, le faisant frissonner de plaisir. Suzanne lui rend la pareille avec tant de savoir-faire … Tous ses sentiments qu'elle provoque en lui, et qu'elle n'a jamais cessé de provoquer … Un tumulte dont il ne veut avoir à se priver. Elle se recule alors, mettant fin à leur petit jeu, venant saisir son regard avec une telle intensité qu'il fut gagné d'incompréhension, lui renvoyant son regard, dans l'espoir d'y trouver réponse. C'est à ce moment même qu'elle vint lui dire ces deux petits mots, à l'incidence si profonde dans sa manière de les lui faire passer. À l'intonation d'un désir, d'une imploration. Elle lui implorait de l'aimer … La plus belle des requêtes qu'elle pouvait lui supplier. Une profonde expiration, sans jamais la perdre du regard, il l'attire alors plus à lui, capturant ses lèvres dans un baiser plein de fougue. Faisant glisser ses mains le long de ses jambes remontant à ses hanches, le contact délicat de la dentelle qui brode ses sous-vêtements; les fines bretelles de ses jarretelles qui retiennent élégamment ses bas; une promesse éternelle de sensualité et de féminité. Un plaisir non dissimulé. Ses baisers se font plus appuyés, ses étreintes plus fermes sur son corps, alors qu'il déclipse chaque attache pour la libérer de son sous-vêtement qu'il fait glisser le long de ses jambes avant de le lui ôter. Se rapprochant à nouveau d'elle, d'étreintes douces à sauvages, il détache sa ceinture, dégrafe son pantalon qui tombe au fond de ses chevilles. N'ayant pas rompu le contact visuel avec elle, il l'étreint plus fortement, mêlant sa langue à sa sienne, ses mains glissant sur ses fessiers, sensuellement. Entre ardeur et luxure, entre exaltation et direction, il vient prolonger ses voies, dans un mouvement ferme et contrôlé, s'évertuant dans le tourbillon de sensations qui traverse son corps dans le sien, rythmant la communion de leur deux corps à présent unifiés pour ne faire qu'un, alanguissement de toute fusion. Leurs mouvements se faisant plus intenses et rapprochés, la serrant contre lui pour ne plus qu'elle ne s'éloigne, sa tête glisse le long de son cou, effleurant son oreille : « Suzy ... » lui intime t-il, laissant échapper son nom dans un souffle, si désireux qu'elle lui appartienne aussi profondément. Le désir qu'il éprouve pour elle ne se fait que plus soutenu et persévérant, conséquence d'une accumulation d'un manque du à une distance trop franche et trop longue qu'il n'aurait su soutenir plus longtemps.


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Dim 9 Oct - 10:04

J’ai toutes les indulgences et faiblesses pour Ludo’. Je le sais, on m’a autrefois fait la remarque plus ou moins directement, à une époque où Nouveau-né il n’était pas encore mon Époux, juste mon Infant. Il avait été mon amant quand il était humain, celui qui me faisait me perdre dans ses yeux clairs et chaleureux. Parce qu’il avait ce regard, qui exprimait plus que du désir pour mes formes féminines et cette manière d’être qui me rendait vivante. Dés le départ, il a été ma raison de vivre et la seule chose dont j’avais réellement besoin. Et j’ai conscience d’avoir été trop généreuse quand je lui ai offert mon sang, bien trop douce comme Sire ne gommant pas ses défauts et son sadisme suffisamment. À Ludo’, je n’ai jamais rien refusé ni pu faire de reproches. Je savais le risque que mon amour passionné et total présentait. Je savais que jamais je ne pourrais lui résister, ni m’emporter sur lui. J’ai toujours eu conscience qu’il avait une place unique, qu’il était hors classement pour moi. Dépendante et amoureuse, il reste le seul qui peut me manipuler et a un réel effet sur moi… Même dans mes pires crises de colère, quand je suis incapable de me contrôler…. Et je sais qu’il profite de son statut et de la supériorité que je lui offre. Oh oui, on m’a bien souvent reprochée son comportement et son air hautain, autant que son manque de respect aux us et coutumes de la Carmilla. Mais peu m’importe, de lui je peux tout accepter parce que tout ce que j’attends c’est son amour et sa présence. Il m’est tout, mon indispensable et ma force. La seule chose que je ne peux envisager c’est le perdre…. Ne plus avoir Ludo’ serait une souffrance atroce et insurmontable. Je ne pourrais pas survivre sans lui, car il est ce qui m’a redonné vie, ce qui m’empêche d’être une statue, me permet d’être vivante en quelque sorte. J’ai atrocement et cruellement besoin de lui, de sa présence, de ses regards, baisers et caresses. Sans lui, je n’ai plus de raison d’être, je perdrais une partie trop importante de moi-même. Je sais le prix à payer pour vivre ce genre d’amour total et atemporel, que le temps qui passe n’altère pas mais renforce de plus en plus. J’ai abdiqué et offert beaucoup à mon Époux, ne pouvant lui dire non de toute manière. Mais ce qui compte c’est qu’il me rend tout cela, dépendant de moi autant que moi de lui. Même sa possessivité extrême, ce besoin constant d’être le centre de mon monde et de rechercher le contact physique, peu importe le lieu et la situation n’arrive pas à m’étouffer ou me lasser. Peut-être parce que j’en ai autant besoin que lui ? Moi qui fus la maitresse des plaisirs, se targuant d’être indépendante et seule maitresse du jeu, qui ne voulait pas être soumise à un représentant masculin une fois Vampire, j’ai abdiqué volontairement ma liberté. Je me suis laissée dominée et être marquée comme sienne. Parce que c’est cela que représente l’anneau doré parsemé de fins diamants et pierres précieuses qui orne mon doigts ne l’ayant pas quitté depuis plus de deux siècles. Je n’ai pas dit non quand il m’a demandé d’être sa femme, officiellement, jouant même le jeu de la cérémonie et le laissant me rebaptiser du prénom de son choix. J’ignore pourquoi Suzanne, je n’ai pas demandé. Quant au nom de famille noble, il fut repris avec amusement et ironie au jeune couple que l’on venait de massacrer cette nuit-là quand l’idée lui est venu. Tout comme la première fois qu’il a planté ses canines délicatement dans ma peau, je ne l’ai pas repoussé comme je le faisais préventivement avec mes autres amants Vampires. Non, je lui ai rendu la pareille et la pratique amoureuse et érotique est restée, nous unissant de manière intime et dépendante l’un à l’autre un peu plus. Car je sais que je suis droguée à sa salive, son sang et ses morsures autant qu’à lui. La réciproque étant vraie. Dérangeante réalité, ce monde qui se limite à nous deux et nous suffit, qui nous rend fort et faible en même temps. Pour lui, je pourrais rayer Prague de la carte de l’Europe, si jamais c’était le prix à payer pour le protéger et le garder près de moi. Et peu importe ce qu’on murmure dans mon dos et les reproches que l’on peut me faire, jamais face à moi cela serait un appel à la mort directe, je n’en ai cure. Si j’ai Ludo’, j’ai tout ce qui m’est nécessaire. Le reste n’est qu’accessoire et illusion, utile parfois mais remplaçable… Lui pas.

Contre lui, en sécurité dans ses bras, je perds ce statut de beauté froide. Je laisse de côté l’air séducteur et dominateur, pour n’être qu’une femme amoureuse et éprise de lui. Je cède à chaque demande formulée ou non, à chaque envie qu’il manifeste devinant avec aisance ses pensées. Plus de deux siècles de vie commune nous ont permis de déchiffrer l’autre et de combler ses attentes et besoins de manière innée. Et je peux lui rendre la pareille, devinant d’un simple regard quand la colère ou l’amertume l’anime avec force ou plus tendrement son besoin de moi et de contacts. Cette alchimie unique et intense qui nous unit et ne fait que s’intensifier avec le temps. Aussi n’ai-je aucune difficulté à savoir que mon envie est partagée et qu’il la comblera. Ce besoin d’être à deux, de partager un moment unique et atemporel loin du reste se fait sentir avec plus de force à chaque fois. La privation et l’éloignement lié à mon travail et aussi au sien en devient insupportable, tant pour lui que pour moi. Aussi suis-je disposée à tout abandonner cette nuit pour être à lui, juste avec lui en parfaite harmonie. Mon aveu en réponse a ses sous-entendus sur des amants possibles, qu’il me serait gré et si facile d’avoir, appelle a ce que j’avoue ne désirer que lui. Oh je sais qu’il aime entendre ce genre de chose qui le rend unique et indispensable. Je ne le flatte pas, je suis sincère. Je suis certes une libertine, m’amusant encore lors d’une chasse ou pour obtenir quelque chose du conseil ou des humains à séduire. Mais s’il l’exigeait, je pourrais aisément n’être qu’à lui et me consacrer entièrement à ses désirs. Ludo’ ne le fera jamais, j’en ai conscience. Il ne me privera pas des autres ni d’activités qui me plaisent. Sa possessivité est immense, totale, mais il la contrôle de peur de m’étouffer et de me voir m’éloigner de lui. J’en serais incapable. Moi-même je trouve qu’on n’a plus assez de temps à cause du Vistorian’s Creation. Il m’approuve verbalement, avouant n’attendre que plus de disponibilité de ma part. J’en crève d’envie aussi, c’est même plus que cela un besoin que si je ne comble pas, je risque de devenir vraiment irascible.

« Alors je vais déléguer, et passer plus de temps avec toi… Hum ?!? Lucy aime tellement gérer, qu’elle ne râlera pas à devoir faire plus. Et puis comme ça, je serais à toi, et rien qu’à toi. »Je susurre en le fixant droit dans les yeux. Je partage son envie et son besoin, et je n’ai aucune honte à le dire à voix haute. C’est un fait, j’ai besoin de lui atrocement et tout le temps. Pour le moment, j’oublie le travail qui attend et est urgent pour consacrer le reste de ma nuit à mon Époux, chose que je verbalise et qu’il approuve avec délice et une joie non dissimulée. Il y a trop longtemps que l’on n’a pas eu ce genre de moment exclusif et intime.

Le regard chaud et caressant, le ton amoureux et câlin de sa voix me font sourire et frissonner. Je sais à quel point Ludo’ est un manipulateur, jouant de son physique et à l’homme séduit pour capturer et embobiner ses victimes. Tout comme il ne cache pas désirer les mannequins, qui se font trop provocatrices avec lui. Pourtant son ton et son habitude n’ont rien de jouer en ce moment. J’aime à croire être la seule pour qui il est réellement comme cela : tendre, passionné, épris… L’amant et l’époux parfait, qui sait câliner et combler son épouse, dont malgré les siècles il reste épris. Je le sens glisser dans ma nuque et venir taquiner ma peau sensible, provoquant des réactions en moi que lui seul sait faire naitre. Je le laisse faire, disposée à me montre câline et sensuelle s’il le désire, profitant de ses caresses et pincettes qui provoquent des frissons de plaisirs le long de ma colonne vertébrale. La douceur et tendresse évidente dont il fait preuve avec moi en ce moment est unique et rarement visible pour les autres. Ludo’ prétend que je suis la seule à éveiller ce genre de sentiments positifs en lui. Je veux bien le croire, assez facilement même puisque je ne me comporte pas avec lui comme avec mes amants. Pourtant je ne peux m’empêcher de râler sur mon assistante, brisant temporairement le moment sensuel que l’on partage. Mais Ludo’ ne se plaint pas, écoutant et répondant gentiment à mes rouspétances et mon agacement. Il ne finit pas sa phrase, me laissant deviner sans difficultés les idées sadiques qui peuvent le traverser en ce moment et que je partage. Je glisse une langue mutine sur mes lèvres en réponse au sourire satisfait qu’affiche mon Époux. Je sais que cela ne restera que de vagues idées au vu de ce que représente Lucy ici, mais savoir qu’on partage les mêmes pensées à son sujet a quelque chose de vivifiant. Je suis certes mesurée et douce voire gentille aux yeux des autres pour une Canaïte, mais en réalité je peux être d’un sadisme rare. Un petit jeu qui avec mon Compagnon a tout son sens et que l’on partage bien volontiers. Notre union, comparée à ce que pensent certains, dépasse largement le besoin sexuel et la dépendance au sang de l’autre. C’est beaucoup plus profond et vaste que cela, c’est total et relève d’une union parfaite quelque soit la catégorie. Et c’est cela qui nous rend si fort et nous permet d’être aussi lié sans résistances ou défauts. Nos chasses communes et petits jeux me manquent, j’ai vraiment besoin de plus de temps avec lui ! Néanmoins, je laisse l’humaine horripilante bien loin, pour ramener mon attention sur lui et rien que sur lui, limitant mon monde à mon Amant.

Je provoque Ludo’, indiquant ce que j’entends suivre comme chemin avec lui en ce moment. Et il me répond favorablement, entrant dans le jeu et prenant même les rênes. Je lui abdique la dominance sans résistance, suivant le mouvement, reculant par jeu quand il approche sans le lâcher des yeux, le couvant amoureusement du regard sans dissimuler mon désir immédiat. Il referme le piège lentement mais surement, me limitant dans mes déplacements et investissant mon espace vital et personnel. Avec tout autre, j’aurais déjà grogné et repoussé violemment, démontré que l’Ancienne qui dirige c’est moi. Nul ne me soumet contre mon gré. En réalité nul ne peut m’imposer sa volonté, seule la mienne compte et prédomine… Sauf avec Ludo’. Lui peut me maitriser, parce que je le laisse faire acceptant d’être soumise et à sa merci sans aucune appréhension. Et je dois avouer que j’apprécie quand il dirige le jeu et s’impose comme le maitre. Mais seulement avec lui, parce que le risque est minime et que je sais inimitable le plaisir, que je retirerais de notre échange. Je bute contre le bureau, prisonnière totalement du bon vouloir de ma tendre moitié. Je ramène mon regard épris sur lui. Le baiser est un vague mélange de paisson et de tendresse maladroitement mêlée, mais qui en fait sa saveur unqiue et précieuse. J’y réponds avec délice, me montrant douce et sensuelle, provocatrice pour faire monter le désir un peu plus en lui et le ressentir au plus profond de moi. J’aime le provoquer, jouer avec ses sens, l’amener à me vouloir à un point tel que rien d’autre ne peut compter sur l’instant. Parce que c’est comme cela que je le désire. Je le sens me soulever pour m’asseoir sur le bureau. Face à lui je suis une petite chose, malgré les talons hauts que je porte pour me grandir. Petite et poids plume, légère en apparence mais d’une force inhumaine et supérieure à celle de beaucoup des miens au vu de mon âge. Être à son hauteur, me permet d’enlacer sa nuque, de me rapprocher au maximum de lui qui froisse ma jupe pour se positionner confortablement entre mes jambes au plus près. Je sens mes escarpins glisser et chuter sur le parquet. Je souris contre ses lèvres, que je taquine de mes crocs gentiment. Mes jambes enserrent sa taille, le rapprochant un peu plus et surtout l’empêchant de reculer. Bien que je doute qu’il désire s’éloigner de moi alors que je suis toute à lui en ce moment. Joueuse et provocatrice, je bascule la tête en arrière pour lécher sensuellement mes lèvres, consciente d’attiser le désir et de provoquer ses sens. Ludo’ ne me lâche pas du regard, dissimulant à peine son désir brûlant. Oh je sais qu’il a très bien compris l’invitation muette et très claire que je lui envoie, et qu’il va y répondre voluptueusement.

Je le déclare prisonnier pour le reste de la nuit, captif de ma prise que j’affirme un peu plus fort sur son corps. Il joue au surpris, par jeu, haussant les sourcils mais répondant favorablement à ma déclaration. Je sens sa prise se resserrer sur ma taille, m’attirant un peu plus à lui si cela est possible. Je glisse lentement venant frôler, tentatrice, ses lèvres sans les embrasser. Je préfère directement glisser dans son cou, et taquiner à mon tour ses sens, mordillant sans percer sa peau, laissant ma langue glisser elle aussi de manière sensuelle. Je souris le sentant frissonner de plaisir et de désir, lui rendant la pareille des petites provocations érotiques qu’il m’a imposé sans satisfaire mon besoin de lui. Je poursuis mon petit jeu, sentant ses mains appuyer plus fortement sur ma taille de longues minutes. J’attise ses sens et son désir, lentement mais avec tendresse. Je lui céderais, apaisant ainsi nos sens à tous deux. Mais d’abord, je veux lui rendre la pareille, le provoquer et le faire attendre une libération et un plaisir que je ne donne point, tout comme il m’a légèrement frustrée quelques instants plus tôt. Finalement, je me retire, reculant pour croiser son regard, surpris et empli d’appréhension à mon brusque mouvement de recul. Il m’interroge des yeux, cherchant à comprendre mon geste. D’une vois suppliante et câline, je murmure une supplique qui apaise les doutes de mon Époux. Il ne met que quelques secondes pour répondre favorablement à ma demande. Nos regardes restent accrochés, alors qu’il m’attire à lui de nouveau pour reprendre possession de mes lèvres. Je réponds à son baiser avec la même paisson que lui, enserrant plus fortement sa nuque. Je le veux près, le plus près possible de moi, désireuse d’un contact physique totale entre nous. J’aimerais sentir sa peau nue contre la mienne, mais je sais que le lieu ne s’y prête guère… Et puis tant qu’il impose ses mains et ses lèvres sur mon corps et qu’il comble mon besoin de le sentir uni à moi… Les mains de Ludo’ remontent, tentatrices et câlines le long de mes jambes, glissants sous la jupe froissée de plus en plus haut. Lâchant enfin son cou, je laisse mes doigts descendre lentement, avant de glisser sous sa chemise et de venir taquiner sa peau sensible, dessinant diverses formes tout en les remontant un peu plus. Nos lèvres ne se quittent pas, le baiser pourrait durer une éternité. Je me laisse faire, Ludo’ éclipsant et me débarrassant du sous-vêtement qui le prive d’une intimité totale mettant temporairement fin au baiser. Je le fixe toujours avec la même passion et envie, décidée à ne pas le lâcher du regard, respiration légèrement chaotique et irrégulière. Il revient vers moi, et je ne peux m’empêcher de sourire satisfaite, pour me reprendre dans ses bras. Je le laisse se déshabiller, bien que j’aurais aimé le faire moi-même mais il a été trop rapide cette fois-ci. Le manque rend souvent Ludo’ plus agressif et directe dans nos rapports intimes, ce qui ne m’a jamais dérangée. J’ai moi-même en ce moment un besoin d’être comblée rapidement, d’avoir ce sentiment d’être à lui totalement. Il revient plus près, m’attirant contre lui et reprenant possession de mes lèvres, s’immisçant entre pour venir taquiner ma langue, approfondissant le baiser. Ses mains reprennent leur descente sur mon corps, caressantes et dominatrices, pour me faire glisser contre lui, possessif. Je gémis légèrement contre ses lèvres et transperce involontairement de mes canines sa langue, provoquant un grognement de sa part. Je le laisse décider de la suite, satisfaite de l’avoir à moi totalement, d’être intiment unie à lui. L’étroitesse de son étreinte, qui me bloque, prévenant de tout mouvement de recul qui mettrait fin à notre union n’est pas dérangeante. Je repasse mes bras autour de son cou, quitte ses lèvres pour sa nuque à nouveau, laissant mes lèvres glisser sur sa peau. Je sens le souffle tiède de Ludo’ dans mon cou… Je ferme un instant les yeux, désireuse de profiter au maximum de ce que fait naitre en moi nos mouvements et sa proximité. Je savoure l’instant, frissonnant de plaisir et de désir mélangés, désireuse d’un plus. Mes crocs frôlent sa peau mais j’attends sa demande, son besoin de sentir plus fortement le plaisir physique. Je désire juste lui rendre le plaisir qu’il m’offre en ce moment, voire plus. Il murmure mon prénom contre ma peau, invitation que je comprends. Je me redresse légèrement, affirmant la prise de mes jambes autour de sa taille. Mes lèvres reviennent dans son cou, ma langue glissant sensuellement sur sa peau tiède et douce. Je le prépare légèrement et gentiment avant d’enfoncer doucement mes canines dans sa peau, la transperçant ainsi que l’artère. J’aspire délicatement le liquide pourpre, au goût savoureux qui ne peut à mes yeux être égalé par aucun autre sang. Je fais attention de ne pas trop en prélever, essayant de maintenir un certain contrôle sur moi-même. Lentement, je retire mes crocs, et lèche le liquide qui s’échappe avant de passer ma langue mutine sur les deux plaies qui se refermeront rapidement grâce à ma salive. J’ai senti Ludo’ se tendre de plaisir, ne dissimulant nullement ce qu’il retire comme sensation de ma morsure. Je quitte son cou pour venir reprendre ses lèvres, forçant avec habileté la barrière de ses lèvres mélangeant à sa salive le goût de son propre sang. Je mets fin au baiser pour reculer légèrement et pourlécher mes lèvres et canines. Mes yeux reviennent sur lui, à la recherche de son regard et invitation tendre à me rendre la pareille s’il le souhaite … Rien n’est obligé entre nous, tout dépend du bon vouloir et de l’envie de l’autre…

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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Sam 19 Nov - 1:49

Il y a des tas de mots, des tas de façons, des tas d'expressions pour décrire ce qu'il ressent en cet instant. Pour décrire cette communion charnelle, cet acte sexuel qui les unit l'un à l'autre momentanément pour plus de réitération. Mais aucun mot, aucune façon, aucune expression n'est assez juste, assez explicite et assez forte pour retranscrire avec autant d'exactitude, autant de vigueur et autant d'accession, les émotions qui traversent son être et qu'il lui communique avec tant de justesse et de précision. Comme à chaque cause son effet, à chaque son sa résonance, et chaque geste sa réponse, il est alors impossible de tricher, impossible de bluffer, impossible de mentir. Quand il s'effectue de la sorte, sous l'attraction furieuse et intarissable d'une concrétisation dont on ne peut se rassasier; lorsqu'il est l'essence même de son existence; quand il supplante toute pensée et toute réflexion qui nous pousserait à s'en éloigner … Quand il végète et attend, que chaque heure, chaque minute, chaque seconde, l'alimente plus fortement, plus présentement encore, ne le rendant que plus enlisant. Une telle dépendance que seule son accomplissement rendrait libre… de toujours plus recommencer. Tel on s'inscrit dans un cercle vicieux dont on ne veut plus sortir. Une raison d'être, suffisante. Être avec elle, être en elle, et ne se suffire que de cela. De cette communication en dehors des mots, toujours plus franche, toujours plus sincère, toujours plus fidèle. Parce que les mots trahissent. Les mots mentent. Les mots confessent mais ne rendent pas. Cet outil fort utile, dont il ne veut néanmoins pas avoir à se servir avec elle pour ce qu'il a à lui faire passer en cet instant. N'être employé que comme la résultante d'un désir trop urgent, trop compulsif, trop intense pour être contenu. Ne le voir s'exprimer qu'à la manière d'une exultation.
Parce qu'il n'ont besoin d'aucune aide, aussi tacite soit-elle, pour se comprendre. Chaque éreinte a sa signification particulière. Un surinvestissement du non-verbal qui le fait franchement décoller mais ne l'effraie pas d'être si aisément mis à nu comme jamais il le l'est en tant normal, hormis avec elle. Ne pas craindre d'être trop juste, trop franc, trop direct, trop … investi. Y mettre de sa personne … Le faire comme jamais. Laisser de côté l'aspect lucratif et compétitif qui le fait parfois fonctionner dans cette dynamique de stratégies pour parvenir à ses fins. Avec Suzy, rien de tout cela. Pas de « si ... », pas de « ... mais ». Rien de marchandé. Pas de finalité à court terme qui le ferait s'en détourner dès qu'il l'obtient, tel il allonge toutes ses femmes qui devant ses yeux défilent et éveillent en lui ses instincts primitifs et vampiriques, sur lesquels il n'a pas toujours le dessus, qui ne se comblent que sur le moment, très limité. Très peu d'engagement, pas franchement une communion, plutôt un partage que l'on veut bref et délimité. On éprouve sur l'instant, on se satisfait du moment, on s'apaise, se console, et fléchit et puis … on passe à autre chose. S'abattre de regrets, d'égards ou de sentiments ? À quoi bon … Il ne voyait que Suzy. La seule capable de lui faire raffoler de long terme, de promesses et de traditions. La seule pour laquelle il avait reprit les conventions et coutumes. La seule pour qui tout cela avait de l'importance. Enfin, un prestige dont il était le seul commanditaire. Il l'avait conformé à ses idées et souhaits. C'était lui qui avait voulu union solennelle et artifice. Lui qui avait voulu qu'elle porte son nom, ou plutôt celui qu'ils avaient volé et devienne sa femme. Lui seul avait rêvé de traditionnel et d'étonnamment conservateur. Un fait qu'il ne taisait pas. Il avait ses raisons qu'il assumait pleinement aussi décalées et parfois jugées démodées pouvaient-elles être. Seul ne compte que ce qu'en pense Suzanne qui jusque là ne s'est pas opposée à ses vœux et réclamations, le suivant aveuglément.
Elle prend la forme délicieuse de son but, en tout et pour tout. Elle se subtilise à ses attentes et il fait d'elle sa plus belle quête. La proie de tant de siècles consumés sans jamais trouver le repos ou la paix qui le ferait faiblir. Parce qu'il ne veut jamais avoir à se soumettre au renoncement ou à la résignation. Termes qui lorsqu'elle est concernée, lui sont incapables d'intériorisation. Parce qu'après tant d'années passées à ses côtés, il a toujours cette même impression, qui parcourt son corps à la manière d'une fébrile étincelle que l'on pourchasse pour que jamais elle ne s'éteigne, qu'il ne s'est jamais arrêté de courir après elle et le fait encore aujourd'hui, inépuisable. Bien qu'ils se connaissent par cœur, que les secrets n'ont de place que pour leur consistance mystérieuse et énigmatique, il aime toujours autant la séduire et folâtrer, la voir réagir à ses réactions feignant l'imprévisibilité et la surprise à son initiative. Un tel besoin de son regard, de son attention, de sa continuité. Savoir que même lorsqu'il ne se trouve pas à ses côtés, il continue de persister en elle. Parvenir presque à avoir le contrôle total sur elle, éternellement. Se sentir à travers elle, tout le temps, sans rupture, sans brutale séparation. Perpétuer, ne faire que perpétuer chaque jour cet entretien qui le fait subsister.

C'était bien plus qu'un acte que l'on accomplit pour l'accomplir qui suffit à bien des vampires. Il y avait autour d'eux, toute cette symbolique, cette suffisance et ce besoin qui les poussaient toujours à plus et qui indirectement leur restituaient exclusivité et exception. Il lui rendait toute son authenticité et sa véracité. Et il n'y avait qu'avec elle qu'il se permettait pareille expansivité. Comme jamais on ne le connaissait. Qui ne craint pas de paraître extrême, infernal et à la fois effroyablement assujetti et adulateur. Il n'avait pas peur qu'elle lise cela dans ses yeux, à quel point il pouvait être épris et véhément d'elle. Qu'il ne vivait que pour elle. Puisqu'elle est sa raison d'être, son oxygène et sa source de vie. Se couvrir de vérité, s'exprimer aussi pur et originel qu'il ne l'a jamais été n'est pas un problème. Manifester clairement sa dépendance de la façon la plus brute sans s'enquérir du reste. Tel on transperce à vif, on s'expose à la lumière au risque de se voir consumer sur place. Prendre ce risque, et le faire en toute conscience. Lui, adorant tant manipuler et tromper son monde, en présence de Suzy, abandonne sans embarras ni tracas ses méthodes et techniques pour n'être que lui, tel qu'elle le connait. Si expressif et intense que ça en est dérangeant, parfois même indécent mais en rien honteux ou indigné par son comportement. Parce qu'avec elle, il est incapable de jouer pourtant si expert en la matière. Et elle a tant l'art de le satisfaire, dans ses moindres gestes, dans ses moindres paroles. L'approuver dans sa requête de passer plus de temps avec lui à la manière d'autrefois, où ils n'avaient plus besoin de penser à tout le reste, ne se concentrant que sur leurs désirs et envies. Raffermissant sa prise sur elle, il lui fit savoir ô combien il n'était pas contre une telle idée.

– J'aime mieux ça … Oui … rien qu'à moi …
Lui glisse t-il lui rendant son regard, tout aussi passionnel. Il ne désirait rien de plus cher que de pouvoir se suffire de sa seule présence à loisir sans contrainte de temps ni de planning. Il ne supportait que trop difficilement d'avoir à se passer d'elle quand le besoin se faisait plus que vital. S'ensuit acquiescement et taquineries, se provoquant l'un l'autre, à celui qui aurait le plus de contrôle, et par là craquera en premier sous tant d'ardeur devenue insoutenable. Mais en rien une compétition entre elle et lui. Pas plus un vil jeu entre adversaires dont on finit toujours par se lasser. Ici importait peu le résultat. Ils ne faisaient que soigner la méthode. N'étant là que pour entretenir plus fortement leur amour brûlant. Sans gagnant ni perdant si ce n'est un coup double qui le satisfait autant qu'elle. Suzanne donne ce coup de frein sans rompre la cadence de leurs préliminaires, formulant cette supplique qu'il adore tant lui entendre dire … Comme on se voit exempté de tous ses péchés et il sait ô combien la liste est longue. Elle n'avait qu'une parole à formuler … mais il aimait tant pousser le vice pour le lui faire dire … Se savoir si désiré, si aimé et si chérit … Et pouvoir s'en satisfaire à excès sans craindre le doute parce qu'il n'y avait rien de plus vrai. Jamais il ne se voyait traversé dans pareils instants, par des idées de la sorte. Pas une seule fois … Parce qu'elle dissipait la controverse et l'entourait de certitude. Pourquoi donc douter d'elle ? Suzy est la seule personne en qui il a véritablement confiance. Il sait que jamais elle ne le trahira. Le doute et l'incertitude en inconfort, il préfère bien mieux ce qu'elle lui offre qui le fait s'ébattre en assurance et confiance, surement bien trop pour un seul être. Ce long échange visuel, divine communication, alors qu'il prend les devants, incapable de résister une seconde de plus à l'appel de sa chair. Soudainement l'osmose, et cette plénitude totale qui l'envahit de se voir pleinement satisfait. Ses mouvements en synergie des siens qui lui font échapper des gémissements de plaisir contre ses lèvres, accentuant son rythme cardiaque. Sa langue taquinant la sienne qu'elle transperce le fait pousser un râle de mécontentement, tout aussi vite oublié. Tant de petits gestes dans le feu de l'action qui ne sont jamais gênants mais plutôt attendus. Il impose la cadence, se délectant de l'instant présent, plus à même de penser à quoi que ce soit si ce n'est à leur action présente, et surtout à elle, qui obnubile ses pensées n'en voulant que toujours plus. Pas de fin serait l'idéal, néanmoins, même eux y sont soumis. Cela ne l'empêche en rien d'en apprécier toute sa saveur et le parfum sucré de ses lèvres qui redescende jusqu'à son cou. Sentir ses crocs contre sa peau n'est qu'une accession de plus à ce qu'il désire autant qu'elle. Leur finalité suprême … La morsure qui scelle tout dans le temps et l'espace. Comme si mutuellement ils se marquaient l'un l'autre, dépendants de ce partage qu'ils ne se réservent que l'un à l'autre, ne se limitant qu'à leur monde à eux. Exclusif et impénétrable. Bouche entrouverte, il n'attend que cela, lui donnant le feu vert. Il la sent se redresser légèrement, resserrer la prise de ses jambes sur sa taille, il l'étreint plus fortement, dégageant sa nuque. Le contact de sa langue sur sa peau … C'est à lui en faire perdre la tête. Elle plante alors ses crocs transperçant sa peau et son artère avec douceur et délicatesse. Son cœur manque un battement, une profonde inspiration avant l'apnée, elle aspire modérément son sang, tous ses muscles se tendent sous pareille impulsion le faisant soupirer de plaisir, incontenable.

L'érogène vertige qui s'empare de lui, le comblant au plus haut point, elle retire alors ses canines passant sa langue sur sa plaie, qui colmatera très rapidement les deux perforations faites par ses dents. L'extase qu'il ressent en cet instant empêche toute redescente trop brutale, alors qu'elle abandonne son cou pour revenir à ses lèvres, mêlant son propre sang à sa salive, par un baiser ardent qu'il prolonge avec tout autant de frénésie. Suzanne met fin au baiser, se reculant légèrement par passer sa langue sur ses lèvres, séductrice. Il ne la quitte pas du regard, un regard brûlant et plein d'intention, un demi-sourire sur les lèvres, la sachant ouverte à la réciprocité. L'envie d'elle, la soif de son sang ne le quitte pas, réactivant ses sens de prédateur, saccadant à nouveau sa respiration déjà fortement incontrôlée. Il l'attire à lui, l'embrassant avec fougue, l'étreignant possessivement, faisant glisser une de ses mains dans sa chevelure alors que l'autre enserre fanatiquement sa taille. Il met fin au baiser, glissant sa tête dans le creux de son épaule. Embrassant sa peau, ses crocs viennent taquiner sa chair un instant, pour la transpercer avec le plus de soin possible pour éviter de lui faire mal. Resserrant son étreinte sur sa nuque, il se délecte du liquide qui coule dans sa bouche qu'il aspire avec suavité, le faisant descendre dans sa gorge. Il sait qu'il ne doit pas trop prélever de son sang au risque de l'affaiblir momentanément, mais le goût si exquis d'un tel élixir dont elle seule lui procure pareils bienfaits sur son corps et sur son esprit n'est que trop addictif pour exercer un contrôle trop avancé. La serrant fermement dans ses bras, il se doit de se modérer, action toujours aussi délicate quand il s'agit d'elle. Encore quelques gouttes… à force de volonté, il parvint à se retirer, léchant sa plaie, pour la libérer de l'emprise totale qu'il détenait sur elle. Passant sa langue sur ses dents pour ne rien en perdre, il croise intensément son regard.

– Je t'aime …
Lui dit-il, avant de capturer savamment ses lèvres. Enivré de bien-être et d'apaisement, il n'y avait pas de plus bel endroit que celui de ses bras. Et bien qu'il n'est pas aussi démonstratif et expressif au quotidien, lorsqu'il se trouve en sa seule présence, dans un instant comme celui là, s'expriment librement les mots tels des marqueurs de vraisemblance qu'il aurait besoin de poser pour se signifier …


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Lun 21 Nov - 21:06

L’intimité du moment a quelque chose d’intense, d’unique et de total, que rien ne semble pouvoir briser. Le monde se limite pour le moment à Ludo’ et moi et à notre échange non verbale. Nul besoin de mot quand on aime vraiment chaque baiser, chaque geste, chaque regard en dit alors long sur les sentiments, que l’on éprouve et qui nous traverse. Rien ne me semble plus parlant en ces instants de communion que la pression possessive de ses mains sur mon corps, que ses lèvres tentatrices qui taquinent les miennes et ma peau sensible. Je n’ai besoin que de lui contre moi, du contact de son corps contre le mien et de ses regards brulants pour savoir qu’il m’aime et me chérit plus que n’importe quoi d’autre. C’est la seule preuve d’amour tangible et qui nous offre une communication intense et véritable. Pourquoi gâcher le moment avec des mots fades qui ne donneront jamais l’intensité réelle de nos émotions alors que l’on peut le faire sentir physiquement à l’autre ? Et pourtant, j’ai été une catin que l’on vendait, une spécialiste de la sensualité pour qui l’acte sexuelle n’était qu’un marchandage entre mon Maitre et le client qui payait. Ma seule optique était de le satisfaire, ce client, et pour cela j’avais plus d’une méthode. Forte de cette science de séduction et des sens, une fois Vampire j’ai continué mon petit jeu. Je ne donnais aux relations charnelles d’alors que le sens pratique et nécessaire d’avoir un allié ou de passer un moment agréable et jouissif. Désirer et être désirée étaient intimement lié et un but en soi. C’est par là que j’asservissais les Hommes et me montrais Maitresse en tout. Et puis les siècles ayant passé, les mentalités ayant changées, je me suis retrouvée à une époque perverse et décadente. J’ai profité pendant près d’un siècle de cette noblesse et bourgeoisie, qui ne connaissaient guère plus la fidélité. Maitresse des plaisirs, ainsi qu’on me surnommait à l’époque où avec ma sœur nous faisions autant de victimes par notre soif que dans nos lits. Et finalement, je me suis lassée. J’étais certes une femme toujours désirable et désirée par les Hommes de toutes races. J’étais devenue une véritable experte en ce qu’on appelait les jeux de l’amour et de la sensualité. Mais je n’offrais guère plus à ces moments que la nécessité de manipuler. Le jeu me lassait. Il n’y avait aucun sens à ces gestes et moments volés. J’étais une Ancienne, crainte et respectée, je n’avais plus besoin de mes charmes pour asservir. Ma présence seule suffisait. Il y eu presque un siècle sans amant pour moi, ou alors très occasionnellement. Je n’étais plus la même. Comme tout le reste cela aussi m’avait lassé. Le désir était une chose, mais si les rapports intimes n’avaient pas d’autres sens que la domination, qu’à l’époque j’avais par ma simple présence, ils m’étaient inutiles. J’avais lu beaucoup de livres, souvent entendu parler au fil des pages de l’Amour véritable et parfois du sens que se donner à l’être aimé avait. C’était beau. Idéaliste. Mais je n’avais jamais pu connaitre cela, et pourtant j’avais plus de 18 siècles. Si j’avais renié l’utilité des rapports charnels, ce fut par cela que j’attirais Ludovic à moi. J’ai éveillé son désir en quelques regards et sourires, avec quelques mots bien placés. J’étais rodée à ce petite jeu, il n’aurait pu me résister l’aurait-il voulu. Séduit, il aurait fait n’importe quoi pour moi, du moins Humain. Je me suis donnée à lui, sachant que je l’enchainais ainsi à moi par son envie inassouvie. C’était agréable de renouer avec cette pratique, de me laisser dominer par ce petit Humain fragile entre mes griffes aux gestes hésitants et maladroits. J’ai été très patiente avec lui, moi qui autrefois mettais parfois dehors un amant pas assez expert. Mais avec lui les choses étaient différentes dés le départ de par leur intensité. Et une fois devenue Vampire, il est resté cet amant exceptionnel. Le seul capable d’éveiller en moi autant de sensations et de bien être, un plaisir intense qui nait de nos baisers et gestes. Nul ne peut m’aimer comme il m’aime. Il est le seul à qui je me donne aussi totalement, en toute confiance. Il a redéfini admirablement les rapports intimes, leur donnant un sens unique et vital intense. Et 2 siècles après, je savoure toujours avec cette soif de première fois nos rapports charnels.

Il a bouleversé ma vie, mon quotidien rodé et brisé mon indépendance. De femme maitresse, je suis devenue esclave consentante. J’ai aliéné ma précieuse indépendance, quand il l’a exigé. Il m’a voulu pour femme, sienne aux yeux de tous. Le mariage était une vague idée pour moi, avant tout une alliance entre familles de ce que j’avais connu Humaine et même après mes observations de la société humaine. Je trouvais étrange cette demande. Nous étions des Vampires, cela n’existait pas pour notre race. Mais Ludo’ s’est accroché à son idée, têtu comme il sait l’être. Et puis de toute manière, je ne pouvais rien lui refuser, soumise que je lui étais. J’ai accepté sa demande avec un sourire, curieuse de savoir ce qu’il entendait par ce mot, qui n’appartenait pas à mon vocabulaire. Il a été plus qu’heureux, nous a trouvé de nouveaux prénoms et un nom. Nous nous sommes mariés à l’église, et de manière officielle en remplissant un contrat de mariage. Il était plus que satisfait. Il avait obtenu ce qu’il voulait : aux yeux de tous, j’étais à lui, tout comme il était à moi. Et j’aime mon alliance, qui ne m’a jamais quittée. Et puisqu’il nous voulait mariés, cette nuit-là je l’ai initié à une pratique autrefois courante dans les couples de Canaïtes. Je savais que je lui avais déconseillé et même interdit de boire le sang d’un autre Vampire et de se laisser mordre. Sans avoir testé, mon Père m’avait appris l’addiction liée à la salive et à la morsure, aussi je savais le pouvoir que cela offrait à un autre sur sa personne. Mais puisque nous étions mariés aux yeux des Hommes, autant vivre les choses jusqu’au terme. La première fois qu’il a bu mon sang, il m’a été compliqué de mettre fin à sa morsure. Au fil des années, il a appris à se contenir et à se maitriser. Pour ma part, au vu de mon âge surement, ce fut plus facile d’éviter de le vider de son sang. Et le plaisir ressentit avait quelque chose d’unique et d’inédit. La pratique nous est restée, rituel lié à nos échanges sexuels. Notre manière à nous de renouveler nos vœux d’union. Du moins la meilleure manière de nous avouer encore et toujours nos sentiments. Je suis à lui et j’aime l’idée plus que de raison.

Et je suis toujours éperdument amoureuse de mon époux. Ma raison de vivre et ma plus importante création. Avoir attendu 18 siècles me semble presque anormal maintenant que je l’ai à mes côtés. Il m’a rendu la vie et mon côté joueur et insouciant. Mon seul indispensable depuis 2 siècles, celui qui sait combler mes attentes voire les provoquer. Sans Ludo’, j’ignore si je ne me serais pas réellement figée telle une statue. Mais je l’ai, et tout ce qui compte est sa présence. Il ne me quitte jamais. S’il n’est pas à mes côtés, il occupe mes pensées de manière continuelle. Et je suis certaine que je l’obsède tout autant. Et en ce moment, je savoure notre tête-à-tête trop rare. On ne se voit plus assez, et cela est désagréable. J’ai besoin de contact, de moment avec lui sinon mon niveau d’irritabilité augmente dangereusement. Je suis surement telle une droguée, qui a besoin de sa dose journalière. Et après des nuits, que je ne compte plus, sans lui, l’avoir à moi totalement est la seule chose que je désire. Et au vue de la pression possessive des mains de Ludo’ sur ma taille, je sais qu’il n’attendait lui aussi que cela. J’émets doucement l’idée de me ménager à nouveau du temps pour lui. Le Victorian’s Creation est une maison de mode reconnue, qui peut se passer de ma présence chaque nuit. Mais Ludo’ a plus besoin de moi et surtout moi j’ai atrocement besoin de lui, d’être avec lui et de retrouver nos anciennes habitudes et rituels. Ludo’ approuve mon idée avec une joie non dissimulée. Je souris à son aveu qu’il préfère cela à notre situation actuelle. Et pour être sincère moi aussi. Mais je ne verbalise rien, satisfaite de sa réponse.

La suite n’est que taquineries et provocations habituelles entre nous, petits jeux sensuels, qui attisent encore plus le désir et le besoin de l’autre. Il ne s’agit pas tant de savoir qui va céder en premier, que de provoquer l’autre et d’électriser nos sens. De toute manière, il n’y a jamais de perdant, juste un plaisir partagé et sincère. C’est moi qui mets cependant fin aux provocations par une demande murmurée sur un ton suppliant. Je sais à quel point Ludo’ aime me voir dépendante et éprise de lui. Je sais aussi qu’il sera favorable et comblera cette attente avec ardeur et dévotion comme toutes les autres. Ma manière de quémander son amour doucement, avec cet air de femme perdue et dépendante, a toujours eu sur lui un pouvoir de satisfaction énorme. Parce qu’il sait qu’il est le seul à qui je demande cela et le seul que je désire réellement. Je n’ai pas honte de mendier auprès de lui. Je lui prouve à quel je l’aime et que j’ai besoin de lui. Il n’y a pas de réponse verbale à ma demande, juste un échange visuel intense qui veut tout dire entre nous. Il sait comment me rassurer et comment me répondre sans briser l’enchantement et l’intimité du moment. Il reprend en main habillement l’échange pour m’apaiser. Une communion divine et aimante qui comble une partie de mon envie et apaise la tension qui m’habitait. Tout le reste est bien loin en ce moment. Un nouveau baiser qui étouffe mes gémissement et les siens et qui nous unit encore plus. Par accident je transperce sa langue et l’entends grogner de mécontentement, mais mes taquineries sur ses lèvres et sa nuque calme sa rancœur bien vite. C’est lui qui décide du rythme de notre échange, je m’adapte à lui et à ses gestes. Je quitte ses lèvres pour sa nuque et je m’amuse à taquiner avec mes canines sa peau sensible. Il frémit et je me satisfais de ses réactions physiques. La seule chose que je désire c’est le combler, mon seul but en ce moment est la recherche et le partage du plaisir. Mais je ne mords pas. J’attends sagement la permission de boire son sang. Il ne faut pas longtemps pour qu’il me demande d’accéder à son envie, frémissant d’anticipation. Le seul avec qui j’ai ce genre d’échange intime. J’accentue ma prise autour de sa nuque et de sa taille, me redressant tout en le préparant avec ma langue à ma morsure. Je ne désire pas lui faire mal, juste provoquer une vague de plaisir en lui et en moi par ricochet. Mes canines acérées transpercent avec délicatesse sa peau et sa veine. La pression de ses mains sur ma taille s’affirme de plus en plus, me serrant étroitement contre lui. Lentement, j’aspire son sang, breuvage exquis et vital. J’entends son soupir de plaisir, je souris tout en continuant à boire, ma langue taquinant la plaie gentiment.

Je gémis tout en aspirant le liquide carmin et sucré. Pourtant je sais que je dois lentement mettre fin à l’échange. Je sens à travers ses réactions musculaires, gémissements et le goût de son sang qu’il est très loin de toucher terre. Lentement avec douceur et tendresse, je retire mes canines de son artère. Ma langue glisse sur les deux petites plaies, ma salive aidant à une cicatrisation rapide. Je lâche son cou et remonte lentement, forçant le barrage de ses lèvres. Le baiser se veut profond et intense, mélange de salive et de sang, son sang. Ludo’ prolonge le baiser me faisant légèrement gémir contre ses lèvres avant que je ne recule. Ma langue glisse sur mes lèvres rougies et mes yeux se plantent dans ses prunelles bleues. Sans aucun mot, je l’invite tendrement à me rendre la pareille… Du moins si l’envie de boire mon sang l’étreint. Quelque part l’échange est inévitable et nécessaire, surtout avec le nombre incalculable de fois où nous l’avons fait. Et Ludo’ n’est pas assez sadique avec moi pour jouer sans donner. À travers son regard, je peux lire sa soif et je devine ses intentions qui me font frissonner d’anticipation. Possessivement et rapidement, il m’attire à lui pour m’embrasser, et dégage ma chevelure pour avoir accès à ma nuque. La pression sur ma taille est beaucoup plus forte. Il quitte mes lèvres et vient glisser dans le creux de ma nuque. Je frisonne, impatiente. Je sens ses crocs frôler ma peau doucement avant qu’il ne les enfonce un peu trop brutalement. Sa main enserre plus fortement ma nuque alors qu’il aspire le liquide avec envie. Ludo’ a toujours été en tout plus brusque que moi, mais je sais qu’il fait de son mieux pour m’éviter de souffrir. Il ne désire pas me faire mal. Ce qui en général me ravi, même s’il ne peut réellement me faire souffrir. Et de toute manière j’aime sa manière un peu trop pressée et rapide d’agir. Je penche la tête, offrant une meilleure prise à mon époux et gémis doucement. Le frisson parcourt mon corps. J’apprécie la morsure… Je ferme les yeux et resserre mon étreinte sur lui. J’ai conscience que je devrais l’arrêter, que le manque de sang même avec mon ancienneté va attiser la soif. Mais il m’est impossible d’être raisonnable avec lui et surtout pas avec le plaisir qui me traverse en ce moment. Et puis, j’ai confiance en lui… Lentement, il retire ses crocs de ma chaire nacrée et lèche avec tendresse les deux petites marques qu’il m’a imposées. Je sens la pression se relâcher sur mon corps alors qu’il recule pour m’observer tranquillement et intensément. Je lui rends son regard avec un léger sourire doux et amoureux. Ma main vient se poser sur sa joue blanche.

Il me murmure un aveu mais ne me laisse pas le temps de répondre, ses lèvres venant happer les miennes à nouveau. Le calme m’envahit, le bien-être et la sérénité. Je me sens apaisée et complète. Je resserre mon étreinte sur sa nuque, mais le libère de la prison de mes jambes. Le baiser est tendre et doux, amoureux et sincère et j’y réponds avec dévotion. Lentement j’y mets fin et le fixe droit dans les yeux avec un doux sourire.

« Je t’aime aussi … tellement que je me demande comment j’ai pu vivre sans toi … » Je murmure en venant poser mon front contre le sien. Je ne bouge pas de longues minutes avant de reprendre la parole. «J’aimerais qu’on chasse à deux… Tu sais comme avant quand on parcourrait l’Europe et qu’on jouait avec de jeunes couples…. Comme quand on passait nos nuits ensembles juste pour le plaisir de partager une traque ou un moment intime…. J’ai envie de chasser avec toi cette nuit, de partager ça à nouveau avec toi… Cela me manque si tu savais. »

Je recule, j’entrouvre les yeux. Mon regard clair a pris, je le devine, une lueur rougeâtre lié à la soif et l’envie de traquer une proie. L’envie de jouer certes m’habite mais avec lui. Je veux partager à nouveau le choix des proies, la petite traque et la mise à mort avec lui. Comme autrefois quand nos nuits nous appartenaient totalement…


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MessageSujet: Re: Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17   Lun 9 Avr - 16:25

Si les siècles l'avait changé ? Si sa transformation avait été l’expansion d'un potentiel qui n'avait fait, jusque là, que sommeiller en lui, incapable d'éclosion ? Peut-être bien … Des tas de raisons pourraient être à l'origine d'un tel phénomène. Lui n'en voyait qu'une. L'amour. Ce terme froid et impersonnel auquel Suzy avait su donner chaleur et personnalité. Rude était la vie, glaciale sa solitude qui l'envahissait à mesure que les années passaient et qu'il se voyait dépérir à petits feux, sachant que son existence ne coutait pas plus qu'une autre. Il avait fait un choix de vie auquel il s'était accroché tel un serment sur l'honneur pour ne jamais avoir à le regretter … mais il savait qu'au fond, toute cette tristesse, cette dépression et l'asthénie à son âme qu'il ressentait continuellement et qui le pesait bien plus que l’allégeait étaient là pour lui dire le contraire. Prétendre la légitimité, avoir de son côté le courage et la noblesse d'une décision que lui-même n'assumait pas plus, n'avait au final rien de plus glorieux que celui qui renie les siens par quête de grandeur. Si encore il pouvait se reposer sur sa conscience qu'il aimait penser intacte, la décision qu'il avait prise de quitter sa famille n'avait jamais été facile à avaler. Cette sensation que l'on éprouve lorsque nous saisit l'abandon … Ce même regard qui s'éloigne, cette étincelle au fond des yeux qui ne brille plus pour nous … cette réjouissance de la distance alors qu'il n'avait fait aucun pas de plus. Être celui qui reste, celui que l'on quitte, que l'on diminue et puis … que l'on oublie à la manière d'un mauvais cauchemar dont on ne veut avoir à se souvenir très longtemps. On lui empêche longévité, on le déclasse et on lui ôte toute consistance, toute raison d'être, toute rationalité et crédibilité. Au fil du temps, il en avait même perdu ce statut sur lequel il avait basé toute sa personnalité, son cadre de vie, ses intériorités et valeurs. Pour n'être au final plus qu'un étranger, étranger à lui-même. Ce besoin d'un retour en arrière qui lui fait tant redouter qu'il puisse un jour à nouveau en être. Puisque rien ne sera plus comme avant. Aussi enfanté et désiré avait-il était, aussi vite avait-il perdu de sa valeur à défaut d'un entretien régulier qu'il ne fut plus en mesure de fournir. À la manière d'un service que l'on rend un temps certain qui finit comme toute chose par s’essouffler et s'éteindre, sans la moindre contrepartie, sans le moindre état d'urgence, inchangé cependant.
Pas plus de redevance. Simplement un acte qui à la longue détruit plus qu'il n'apaise. Cause de reproches et d'insuffisance. De regrets et de remords. De culpabilité sans aucun doute et cette putain de souffrance de n'être plus que l'ombre de soi-même, mais encore faut-il réellement être soi. Pas plus de certitude qu'au départ, d'inexorablement cumuler les paroles et amertumes, les erreurs et ratés, les incapacités et insurmontables. Finir par ne plus savoir rien, se perdre inéluctablement. Verdammter Mangel.

Ludwig Van Helsing est mort … Il ne s'en tenait qu'à cela. Et bien que c'était lui qu'avait connu Suzanne, qu'elle retrouvait encore sans nul doute en lui, il avait eu besoin de cette disparité dans sa renaissance. Il en était même allé jusqu'à embraser ses origines en d'autres qu'il avait toujours jugé plus parfaites. Il avait modelé son absolution et n'avait pas lésiné sur les possibilités. Oui, il avait vu grand. Non, pour la toute première fois, il n'avait pas eu peur de voir au-delà de ce qu'il ne pouvait voir. Et il l'avait emporté avec lui dans ce tourbillon. Une tempête sans retour dans laquelle il n'avait pas été plus sur mais dont elle lui avait donné une réelle consistance, une persistance, l'amenant à voir plus loin, plus loin que le jour suivant, plus loin que demain. Il s'était soudainement retrouvé à avoir plus confiance en elle qu'en lui-même. Un effarant renversement qu'il n'avait jamais remis en cause, tant tout s'était vu la perfection la plus immuable. Elle était sa plus belle fierté, sa plus grande jouissance, l'accomplissement de toute sa vie. Elle était venue remplacer ce pilier instable à son existence, le soutenant de stabilité et de durabilité. C'était bien plus que ce qu'il n'aurait été en mesure d'attendre de la vie, qu'il pensait jadis si vide de sens. Jamais n'en avait-il effleuré une telle pensée si ce n'est à la façon d'un fantasme qui vous tient et ne décroit pas. Une arrogance … Un besoin de reconnaissance … Une vraisemblance à laquelle on passe son temps à rechercher sans jamais la trouver, conscient qu'il n'en sera jamais rien. Que ce n'était pas dans les cartes qu'on lui avait donné. Enfin, tel était ainsi qu'il pensait, jusqu'à ce qu'il n'en vienne à croiser son regard. Le doute et l'incertitude, le soupçon même, d'être celui sur lequel elle s'attarde alors qu'il la sait plus que bien entourée. Le trouble dissipé, il ne veut alors qui croire. Croire à sa réalité qu'elle défend et incarne avec tout autant de charme et de discrétion. Croire à ce rêve dont il n'arrive désormais plus à se détourner. Envisager, ne faire qu'envisager et imaginer ce que serait la vie auprès de Suzy. Désabusé sans pour autant se refuser à tenir ce rôle d'élu qu'elle lui confère. Ignorer s'il sera éphémère ou définitif, mais être sur, si sur de ce qu'il veut. Être dans l'incapacité totale d'expliquer la fermeté de son état d'esprit qui l'enivre autant qui le terrifie. Lui arrivait encore ces jours où revenait le cerner cet état d'esprit à la manière d'un intarrissable souvenir. Une peur sans aucun doute, peut-être bien même, sa plus grande frayeur. Que tout puisse se briser. Qu'elle disparaisse, qu'elle se lasse ou qu'elle accuse …

Mais il sait que là n'est point la réalité. Que ne réside ici que les idées délirantes de ses pensées qui bien souvent le font penser à contre-sens de la direction à prendre. Alors qu'il est bien plus facile de se rassurer, par seulement un regard à son horizon qui la reflète avec douceur et beauté. Seul ne s'ensuivra que le destin que lui seul envisage et exécute puisque plus personne ne viendra dicter sa vie, au risque que ne monte trop vite l'âpresse d'un coup de sang trop vif et trop nerveux qu'il ne saura contrôlé … Sans effort aucun. S'écoule toujours en lui aussi vivement qu'autrefois, la rudesse de cette haine qui n'a fait qu'éprouver et qu'il éprouve encore quand il se laisse envahir par ces penchants et subjugué par ces voies douces et mélodieuses de toutes ces tentations … Mais il ne sait répondre qu'à une seule …
Celle qui intimement et voluptueusement ravive en lui cette appétence de faire couler le sang et de s'en gorger tel on aime frôler l'overdose. Les yeux dans les siens, partageant cette même soif et l'étincelle dans son regard qui lui fait prendre une teinte rougeâtre rendant ses yeux si somptueux … Il sait parfaitement où elle veut en venir, et le fanatisme qui le saisit d'une telle représentation, lui fait enserrer plus fermement sa taille alors qu'elle ne le quitte pas des yeux, salivant d'avance … Dans la démonstration si parfaite de ce dessein qu'ils accomplissaient autrefois avec tant de délice. La chaleur de ses mots qui apportent encore tant de vivacité à son corps et son esprit comme s'il n'avait été que mort avant de la rencontrer … Comme si elle lui avait rendu la vie au lieu de la lui prendre. N'avoir fait que croire vivre sans le faire réellement. Enchainer les jours les uns après les autres sans goût aucun et pouvoir aujourd'hui s'emplir de savoir et de certitudes, de la respirer et la consumer comme la toute première fois et sentir toujours aussi vive et aussi forte la vie en son écueil qu'il n'avait voulu que toucher et se saisir. D'une possession si intense qu'il pourrait en craindre le vertige s'il n'en était pas aussi épris et dévoué.

Elle voulait à nouveau courir le monde en sa compagnie et ravager ces rues et quartiers dans le seul but de faire offrande de leur passage à ces gens ou victimes et assoir plus fermement leur domination et surtout leur inatteignable supériorité. Seulement par plaisir, seulement pour retrouver ce goût d'antan quand le monde n'appartenait qu'à eux et qu'ils se fichaient bien des plannings et délais, des exigences et responsabilités. Quand leurs vies n'étaient autre que l'écume de folâtreries et de perversions. Quand ils ne laissaient parler que leurs désirs et envies communes de traquer leurs proies et de s'en alanguir en conséquence. Pour la seule et unique raison de le faire ensemble, rien que tout les deux. De s'étendre en méthodes et se régaler en langueurs et douleurs. Et depuis qu'elle avait évoqué un tel souhait, il en avait envie autant qu'elle. Suzu savait manier ses dégressions autant que ses ascensions et il savait qu'elle n'évoquait jamais de tels vœux sans que ne s'ensuive pareille exécution. Ne la quittant pas des yeux, il ne souhaite qu'une chose … Que la nuit se fasse plus longue que jamais.

« On va arranger ça … La nuit va être une des plus longues et des plus meurtrières que cette terre ait connue ... ».
Et bien qu'il avait parfaitement conscience que poindrait bientôt le jour, imperturbable et intangible, il ne veut que penser aux heures à venir et profiter pleinement de sa présence bien trop rare. « Tes désirs sont le reflet de mes intentions les plus endémiques… » Lui glisse t-il dans un murmure telles des paroles qui se veulent secrètes et informulées.

Remontant et receinturant son jean, il prit grand soin de la rhabiller, ne cachant pas le plaisir qu'il retire d'un tel acte, lorsqu'il vint lui enfiler chacun de ses bas le long de ses jambes avant de venir recrocheter ses jarretelles une à une, se délectant d'être le seul dans un tel droit, le seul à qui elle permet. Une primauté à l'égale d'aucune autre … La saisissant par la taille l'attirant à lui pour la remettre sur ses pieds, il ne brisa nullement l'extrême proximité qui les unit depuis toujours pour un empressement trop grand, préférant bien mieux l'espace de ses bras à tout autre lieu sur terre. Captant son regard, glissant sa main dans la sienne, il laissa échapper ces mots telle une pensée qui se verrait prononcée à voix haute sans vraiment en prendre conscience, avant d'une dernière fois lui faire don d'un peu de douceur sur ses lèvres.

« Que s'en repentisse le monde ... ».
À peine avait-il formulé cette allégation que leur présence en cette pièce n'était déjà plus qu'un souvenir diffus mais encore palpable d'une prégnance loin d'être naturelle pour être humaine, laissant à chaque particule cette impression d'être insaisissable mais tellement envié. Tel était l'effet qu'ils produisaient …

CONVERSATION TERMINÉE


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Mise au point en fin de séance[Pv Ludo'] Nc -17

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