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 Douce nuit entre loups [Aaron Fleming]

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Administratrice ~ Ange Gardien ~


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MessageSujet: Douce nuit entre loups [Aaron Fleming]   Lun 31 Oct - 8:39

La nuit est tombée, une nuit avec une demi-lune presque rougeâtre qui scintille sur Prague. Sa lumière blanchâtre éclaire les quartiers de Podsvětí doucement. Mes yeux sont rivés sur le ciel où les nuages masquent les petits points lumineux, que sont les étoiles. Je suis dans l’arrière du bar et assisse sur l’appuie de fenêtre, ma place de prédilection selon Misha. Andreï n’est pas loin, je sens son odeur et sa présence forte. Il doit me tourner autour, surveillant mon immobilisme comme un mauvais présage. Le bar est à moi. J’ai acheté le bâtiment en arrivant avec Misha et Oksana en ville. J’en avais les moyens. Être une pute de luxe rapporte gros dans les pays de l’est, pour peu qu’on sache bien se vendre et à qui se vendre. Bref, je suis chez moi. Ici, par respect pour mes clients qu’ils soient amateurs de boissons alcoolisées ou bien de service moins légal, n’importe qui peu entrer. Vampires, Lycanthropes, Sorciers, Humains et même en de rares occasions des Chasseurs. Mais il y a une règle à respecter : à l’intérieure, personne n’attaque personne sous peine d’être purement et simplement mis en pièce par la meute. Le bar est aussi le lieu de retrouvailles de la meute, quand la pleine lune est lointaine et que nous restons de nuit sous notre apparence humaine, bien sur. Les nuits où nous sommes Loups, la forêt avoisinante Prague est notre territoire de chasse, loin des Humains dits innocents à croquer.

Je replis mes jambes, rapprochant mes genoux de ma poitrine. Et je dépose ma joue droite sur eux, le regard toujours rivé sur le ciel nocturne. Je peux rester très longtemps sans faire un seul geste et sans parler. Je sais que cela rend nerveux certains Lycanthropes de me voir sans réaction. Je peux comprendre. Si je ne manifeste rien, ils ne peuvent savoir à quel moment je vais sauter et devenir agressive. On dit de moi que je suis instable…. Incapable d’avoir une humeur constante; pouvant passer d’un extrême à l’autre en quelques secondes à peine; ne laissant jamais aux autres le temps de voir venir le changement ni de s’adapter. On dit que je suis la douceur incarnée, mais que je joue un jeu pour dissimuler mon sadisme et ma violence. C’est faux. Il y a toujours une raison à ma rage et à chaque geste ou propos brutal que je pose. Mais on sait aussi qu’ici, c’est moi la cheffe. Étrange, cela fait parfois rire les nouveaux clients : la Mafias russe dominée et dirigée par une pute blonde aux formes menues. C’est ce qu’on murmure chez les Humains des quartiers infréquentables … Ce qui fait rire … Du moins jusqu’à ce que je dévoile ma capacité à tuer ou à frapper sans prévention. Pour les Créatures de la nuit, je suis avant tout l’Ulfrick de la Meute. Et pour les miens, une dirigeante aimante, douce et juste bien que parfois imprévisible. La Meute c’est ma famille. Et personne ne lui fera de mal. Je représente l’autorité suprême, bien que je doive plutôt être Lupa qu’Ulfrick, rang d’homme. Peut-être qu’un jour un mâle alpha arrivera à me dominer et prendra le rôle d’Ulfrick. Peut-être me tuera-t-il. Ou me chassera-t-il. Ou fera de moi sa compagne à vie … Je ne peux prédire l’avenir. Pour le moment, je suis la seule Ulfrick reconnu, personne ne m’a encore battue. Par contre, hormis la douce Oksana et le petit Oleg, je leur ai à tous mis une raclée. C’est que je cache bien mon jeu, moi … Les liens qui nous unissent sont forts et sacrés, indestructibles. Et ce bâtiment est notre refuge.

Je sens la présence de Misha près de moi et tourne la tête vers lui. Il me tend un verre de vodka pur et je le prends avec un sourire de remerciement. Avant de retourner au bar, il se penche et dépose un rapide baiser sur ma joue. Geste fraternel et d’appartenance à la même Meute, il est le plus proche de moi. Je le suis du regard alors qu’il sort et revient rapidement à ma contemplation du ciel. Pourtant, des bruits et murmures me parviennent, qui attirent à nouveau mon regard. Je descends mon verre d’une traite et me déplie lentement. Je me dirige vers la table où je dépose le verre vide, appuyant mes mains sur le meuble en bois, sur la défensive, j’attends…. J’attends que le visiteur bruyant se pointe. J’attends de voir qui vient troubler mon moment serein. J’attends de voir ce qu’on me veut… Mais l’odeur qui me parvient est celle du sang. Et elle est familière, celle du sang lycanthrope. Et le loup ne m’est pas inconnu. Je me redresse, sens en alertes… Oh je sens que je ne vais pas aimer ce qu’on va me raconter….


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BURN BABY BURN


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MessageSujet: Re: Douce nuit entre loups [Aaron Fleming]   Dim 15 Jan - 3:56

Le vilain gamin avance, dans la ruelle. Il se traine, les yeux rivés sur le trottoir. Qu’importe qu’on le prenne pour un attardé, a dire vrai, Aaron n’en a pas grand-chose à secouer. La nervosité se fraye un chemin à travers ses tripes, et l’envie de faire marche arrière le pousse à douter. Il n’a pas averti Wolfgang de sa démarche, pas plus qu’il ne lui a parlé de l’attaque de cette satanée foldingue catholique. Heureusement pour lui, elle semble avoir disparu de la surface du globe. Il a laissé son partenaire, assoupi dans le lit. Un regard, un geste tendre. Et son odeur… Il aimerait la garder sur lui éternellement. Un sentiment de réconfort. Enfin, Aaron croit retrouver gout à l’existence. Ses angoisses se dissipent, en la présence de cet être enflammé. A moi. Fulmine sa bête, qui gigote et rampe sous sa peau aux trop nombreuses cicatrices. Elles ne s’en vont plus. Incrustées dans sa chair, stigmates.
Le dominant qu’il est, en éprouve une honte incommensurable. Ce pourquoi il garde constamment de longues manches, et évite d’exposer ses parcelles de muscles saccagés à l’œil d’autrui. Mutilations diverses, des orteils lui manquent. Et la conscience du gamin n’est définitivement pas sortie indemne de l’effroyable séquestration. Il a été une victime. Il a été la proie de chasseurs peu scrupuleux et furieux. Se massant l’un de ses poignets, l’air vaguement contrarié. Incertitude. Il voudrait stopper le temps, ignorer le monde qui tourne, s’enfuir. Se terrer dans un trou, se rouler en boule contre sa moitié et se défaire paisiblement des troubles qui ne cessent de venir la nuit, insidieusement le bouleverser. Ou le jour, fatalement le décontenancer. Les cauchemars, moins nombreux dorénavant. Reste pourtant source de fatals désordres en son sein. Soupirant, l‘enfant est las. Fatigué de devoir luter, et d‘exister. Un repos. Une mélopée. Son portable vibre, le bip bip caractéristique des sms résonne dans la nuit dense. Aaron se stoppe, baisse ses prunelles incandescentes sur ses converses défoncées. Puis enfonce sa menotte osseuse dans la poche de son jean troué. Il en extrait l‘appareil électronique. L‘allume et scrute le message. « T‘es où ? » Wolfgang. « Je passe au bar de Lana. Attends moi à l‘appart, s‘il te plais. » Message envoyé.
Il relâche une fraction de seconde son attention, et une jeune demoiselle manque de lui rentrer dedans. Ou est-ce l’inverse ? Qu’importe, au fond. Il grogne, s’esquive sans qu’elle n’est l’opportunité de l’effleurer. Il ne supporte pas le contact physique, généralement. Et les individus ne faisant pas partie de sa race, sont encore plus sujets à ce rejet de sa part. Le garou la lorgne de ses iris mordorées et finalement, murmure un pathétique. « Excusez moi. » Muni d’un sourire hypocrite à souhait. Pourquoi chercher la querelle ce soir ? Il n’y a strictement aucune raison. Aaron n’a pas le courage, il est trop stressé. Nouveau soupir, il reprend son ascension jusqu’au bar que tient d’une main de fer La Femelle. Lana, pour être exact. C’est avec elle, qu’il doit impérativement s’entretenir. Avouer, expliquer, donner des réponses à son étrange comportement lors de la grande fête de Pragues. Les réverbères crépitant lui offre une lumière tamisée, une lumière épouvantablement moderne. Les simples rayons de la lune ronde et mystique, mère de ses instincts, lui suffiraient amplement. Serrant les mâchoires, les souvenirs lui assaillent la cervelle. Il chancèle, et un désagréable frisson court le long de son échine. Il n’aurait pas dû sortir de l’appartement. Un mauvais pressentiment , une sensation abominable l’empêche de faire preuve de bon sens. Son loup souhaite le préserver, car déjà, ses doigts brulants se mettent à trembler. Ses poings se referment, Aaron tourne de droite à gauche son visage, afin de décontracter sa nuque. Les nerfs tendus, il est une grenade dégoupillée. Prête à exploser à la moindre anxiété.
La porte. Il attend devant, quelques secondes. Se mordille nerveusement la lippe. Fronce les sourcils, et dans un élan d’héroïsme pousse la lourde entrée. Son apparition à l’intérieur de l’échoppe fait monter un bourdonnement de chuchotis et d’intérêts. Il lorgne les autres membres de sa race, scrute tel un prédateur sur le point d’attaquer. Il doute que l’un d’entre eux n’osent le défier ouvertement. Son aura pue la puissance et la hargne. Un faux pas, un geste trop précipité à son encontre, et pour sûre Aaron répliquera. Le loup ne se sent pas à son aise, au milieu des siens. Sur le fil, il sent son pou tambouriner contre ses tempes, son cœur tente de lui fracasser les côtes. Il a fui sa meute, il n’en a plus connu aucune depuis. Il dédaigne le fonctionnement interne de ce type de regroupement. Il ne supporte pas la soumission.
Un pas, un second. Ses pupilles d’encre balayent l’assemblée, sans pour autant échanger le moindre regard. Neutre, il se contente de suivre son instinct. Celui la même qui le guide vers l’Alpha. Lana n’est pas loin, il devine son parfum et sa magie de lupin lui picoter le nez. L’entourer, le contraindre à avancer et la trouver. Là, la blondinette au visage d’ange qui n’en dissimule pas moins sa sibylline et envoutante psychologie, est perchée.
Il s’approche, d’un pas mal assuré. Arrivé à son niveau, Aaron passe nerveuse une main dans ses cheveux, tire des mèches. Sans trop savoir comment se comportement, il souffle dans un pathétique murmure. « Hey... » En guise de salutation. Minable, il se fait honte à lui même. Et ses joues, discrètement, s’empourprent.

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