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 Nuit Blanche ft. Ludvik

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ADMINHE IS A SCARY WEREWOLF. RUN FOR YOUR LIFE.


PSEUDO : Eden Memories
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JOB : Chasseur pour l'Enclave, assistant dans une pompe funèbre
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MessageSujet: Nuit Blanche ft. Ludvik   Mer 16 Nov - 9:39

Nuit Blanche

Une jeune femme ondulait au rythme de la musique dans une gigantesque cage dorée qui descendait du plafond, jusqu’au milieu de la fosse. Dans une tenue brillante de tout feu, un body noir constellé de paillette argentée, des longues jambes enveloppée dans des bas noirs, des cuissardes moulaient ses jambes parfaites, et ses longs cheveux blonds étaient à peine retenus par un haut de forme, la majorité descendait le long de sa colonne vertébrale. Sa voix douce, voluptueuse et généreuse éclatait et virevoltait au rythme de la musique de cabaret. Tous les hommes la mirait comme la 8ème merveille du monde, tout le monde excepté Wolfgang qui n’était pas vraiment là pour le plaisir. Le club était rempli de lycanthrope dont le spectacle de la jeune chanteuse les faisait envoyer des phéromones à milles lieux à la ronde, quand aux vampires, il ne pouvait ne pas les remarquer, pâles silhouettes parfaitement immobile au milieu de toute cette agitation, et lorsqu’il en regardait un trop longtemps, il avait la sensation que le temps s’était figé pour le vampire alors que le reste du monde continuait à bouger, extraordinairement vite. Etourdis un instant, il se mordit la lèvre inférieure, et glissa sa main contre sa veste en cuir. Ne pas sentir son revolver, savoir qu’il n’avait pas de lame sur lui, pas de flingue, même pas de dague lui donnait la sensation d’être tout nu. La réglementation du lieu au sujet des armes était très stricte. Wolfgang y était habitué mais ça ne l’empêchait pas de grimacer lorsque le videur lui enlevait une à une toutes ses armes avec un immense sourire. A chaque fois il avait droit à une petite plaisanterie fine du genre, hey bah dis donc, toi on peut dire que tu ne sors pas sans être armé jusqu’aux dents. Le chasseur haussait les épaules. Que pouvait-il donc bien répondre à ce genre de conneries ? Oui j’aime bien le contact d’une lame en argent ? Il ne répondait rien, et ça valait mieux ainsi. Au milieu de toutes ces créatures de la nuit, il se prenait parfois à rêver de venir avec un maximum d’armes et de défourailler ici. Combien de vampires il aurait comme ça ? Beaucoup, évidemment les victimes des dommages collatéraux seraient nombreuses, les sorciers ne survivraient pas à une balle en argent, pas plus que les éventuels chasseurs d’ombres présent ici. Mais il avait ce soir l’impression d’être tout seul. Pas de camarade frustré d’avoir été désarmé à l’entrée. Tant mieux, il savait comment ça finissait quand il y avait trop de chasseurs d’ombre ici, trop de lycans et trop de vampire, ça faisait un paquet de raison pour déclancher une bagarre. Il se fraya un passage jusqu’au bar.

Ils étaient trois à s’activer derrière le comptoir. Lucky, le vampire avec une dent en moins, de longs cheveux blonds bouclés qui tombaient sur ses épaules, une sacré moustache et une chemise à carreau lui avait avoué une nuit qu’il était effectivement mort durant l’époque du far west, mais n’avait pas préciser ce qu’il était lorsqu’il était humain, en revanche il avait avouer que lorsque son sire s’était fait tué sous ses yeux, ça l’avait pas beaucoup chagriné. Wolfgang l’avait cru sur parole, Lucky était bien des choses mais pas un grand sentimental. Ce dernier lui fit un petit coucou, mais il était bien plus occupé à servir un groupe de six vampires femelles qui s’impatientaient. Dana passa devant lui, s’arrêtant un instant comme si elle allait prendre sa commande puis pivota pour finalement aller servir des pressions. Les pressions étant juste devant le nez de Wolf, il lui cria bonjour pour couvrir le son de la musique. Dana était le genre de femme qui par un regard, une expression, un geste vous faisait comprendre en quelques secondes qu’elle n’était pas du genre à se laisser draguer, ni se laisser marcher sur les pieds et que vous avez intérêt à vous tenir à carreaux. Wolfgang la soupçonnait d’être lesbienne mais n’oserait jamais le lui dire en face de peur de s’en prendre une. Il faut dire que Dana avait des avant-bras de la taille d’une cuisse de femme à peu près stantard. Elle pratiquait la muscu, et les nuits de pleine lune, elle se couvrait de poil et allait hurler avec ses petits copains loups. « Hey MacLachlan, qu’est-ce que tu fous là ? » lui demanda-t-elle sans avoir besoin d’élever beaucoup la voix. Dana avait une voix forte de manière générale, qui portait assez loin. Elle avait bien choisit son métier à vrai dire. « J’me demandais si tu pouvais pas me filer un petit coup de main. » lui révéla-t-il en étant obligé de crier à moitié pour être entendu. Elle haussa les épaules en finissant de servir une pression et rempilant en prenant une autre pinte vide entre ses mains. « Dis toujours. » Wolfgang se pencha au-dessus du comptoir, tout en sortant une photographie de sa poche. C’était tout ce qu’il avait trouvé, une capture d’une caméra de vidéo surveillance dans la rue voisine de la sienne, la seule image de la vampire qui lui avait infligé une séance de torture à domicile. « Tu l’as déjà vu ici ? » demanda-t-il en lui montrant la photo sous le nez. Dana s’empara de la photo entre ses doigts couverts de bière. Elle l’examina vraiment, pas rapidement comme le font la majorité des gens, non, elle loucha presque sur la photo avant de la lui rendre. « Non désolé, pas vu ta demoiselle ici. » Wolfgang poussa un lourd soupire. « Met moi un double, s’te plait. » Elle lui adressa un sourire contris et lui servit son double scotch qu’il s’enfila à la vitesse de l’éclair. Dana secoua la tête, elle désapprouvait toujours lorsqu’il s’enivrait ici mais que pouvait-elle bien faire ou dire ? Tant qu’il ne déclanchait pas de bagarre, ou ne prenait pas le volant complètement ivre, elle n’avait pas son mot à dire. Il déposa le verre vide sur le comptoir et s’éloigna.

Direction la sortie, il avait bien besoin d’une clope et depuis six mois c’était devenu un club non fumeur. Comme la majorité des établissements de Prague. Tout l’Europe s’alignait sur cette fichue loi. Le chasseur passa devant le videur avec un étincelant sourire. « Ne me dis pas que tu veux que je te rende toutes tes armes alors que tu vas juste fumer une clope ? » demanda Luther avec un air presque suppliant. Wolfgang haussa les épaules. « On sait jamais ce qui peut se passer, n’est-ce pas ? » Le videur secoua la tête. Il fit signe à l’hôtesse qui tenait les vestiaires. C’était une gamine ou presque, à peine la vingtaine, probablement tout juste majeur, qui s’habillait encore comme une ado, mais avait un joli sourire et l’avantage d’être humaine. Il se demanda ce qu’elle fichait là, à travailler avec des créatures surnaturelles. Les éveillés acceptés par la communauté surnaturelle était pas très nombreux, et le plus souvent c’était des calices ou des petits ami ou amie de lycans. Les exceptions étaient rares et les créatures d’ombre méfiantes. Il ne se posa pas plus de questions, tout ce qu’il voulait au fond, c’était récupérer ses armes qu’il prit soin de ranger chacune à sa place, puis sortir fumer sa fichue clope. Il se sentit enfin bien lorsqu’il eut ranger ses flingues dans ses holsters, et ses deux lames sur lui, une à la cheville, logée dans sa bote, l’autre le long de sa cuisse. Il parvenait à rester à peut près sexy tout en ayant toute une armada d’armes sur lui, mais ça le contraignait à passer une heure devant le miroir à vérifier qu’aucune arme n’était trop visible. Si ses ennemis parvenaient à deviner l’emplacement exact de chaque arme sur lui, c’était perdu d’avance, autant se mettre une cible sur le front ça sera plus rapide. Le chasseur accéda enfin à l’extérieur. Se retrouver dans les rues souterraine de Prague lui filait toujours un petit frisson, il n’était pas claustro mais sa raison lui demandait quand même à tout hasard si les pierres au-dessus de sa tête était aussi stables qu’elles en avaient l’air et dans ce cas s’il ne valait pas mieux ficher le camp tout de suite. S’appuyant contre le mur du club, il s’alluma sa clope, et inspira profondément la première bouffée. La nuit serait longue, se taper toutes les boîtes où les vampires pouvaient traîner pour tenter de la retrouver n’allait pas être évident, et ce n’était pas certain qu’il ai une piste quelconque, tous les vampires ne sont pas adepte de cette nouvelle mode qui consiste à ouvrir des boites, club, bar etc… pour les créatures de la nuit. Les vampires préfèrent bien souvent la solitude à la société et la seule qui les intéresse vraiment est celle des humains, où ils ont l’impression de se rendre à un banquet ou quelque chose dans le genre. Il s’aperçut alors qu’il y avait un parfum dans l’air qu’il connaissait et relevant les yeux il vit la silhouette d’un chasseur qu’il avait croisé il y a un petit moment, un chasseur avec qui il avait conclu une sorte d’accord, un pacte de non agression. « Ca va Ludvik ? » demanda-t-il en baissant à nouveau les yeux.



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Ven 18 Nov - 22:07

La nuit était sombre, embrumée. C'était une nuit misérable de poussière et de cendres ; une nuit où il valait mieux ne pas se balader seul, même dans les coins les plus sécurisés de Prague. Peut-être aussi une nuit baroque. Ludvík l'avait senti dès que le soleil s'était couché. Un doux frisson d'appréhension avait glissé sur sa peau, alors qu'il contemplait le ciel rosé, par dessus les toits des villes. Il avait fermé les yeux, s'était abandonné à son sentiment. L'instinct. N'était-ce pas une chose merveilleuse, quand elle pouvait être cru ? L'ennui, c'est que le chasseur ressentait cela comme un mauvais présage. Il avait prévu de sortir, ce soir, de se jeter dans la gueule du loup en quelque sorte. S'il le sentait déjà mal à ce moment-là...
Pourtant, il s'était préparé. Pas comme d'habitude, non : le flingue, n'étant pas admis au Seuil, restait dans ses tiroirs, soigneusement verrouillés d'une clé qu'il emporterait. A peine un cran d'arrêt, qui finirait chez le videur, histoire de se rassurer pendant qu'il traverserait les rues nocturnes. Ludvík ne faisait pas conscience à la police pour en assurer les sécurités. Et bien sûr, l'indispensable protection que le Shadowhunter ne pouvait sacrifier : les runes. Elles lui étaient bien utiles, après tout : il s'agissait d'armes que personne ne pouvait lui retirer. Il ne se battait pas très bien, mais il excellait dans ce domaine. Il était plus ou moins connu qu'il avait la force de savoir les utiliser ; on se doutait très peu, toutefois, du degré de maîtrise qu'il avait acquis, et que l'impression de puissance qui se dégageait n'était qu'un miroir de fumée. Il finit de tracer Jeran, puis enfila sa veste, un chapeau et quitta son appartement.

Après un long repas pris dans un petit restaurant peu cher, servant des plats misérables mais qui lui plaisaient bien, Ludvík se mit en route pour le Seuil. Jetant un coup d'œil, il pesta. Il était beaucoup plus tard que ce qu'il pensait, il devrait donc se dépêcher. Il accéléra le pas, indifférent aux passants qu'il croisait. Son regard devait avoir la noirceur de la mort, car personne n'osait s'approcher de lui. On se poussait bien volontiers sur le passage de ce jeune homme sévère et déterminé, qui s'enfonçait dans la nuit comme dans les ténèbres de son son âme.
Arrivé à proximité du Seuil, une nouvelle intuition le prit. Il était encore temps, lui disait-elle, de revenir en arrière. Il pouvait encore éviter le danger. Il écarta cette petite voix d'un revers mental, se rétorquant sèchement à lui-même que le risque était à prendre, et qu'il n'en avait rien à faire de mourir si ça pouvait faire avancer sa cause. Quel... fanatisme de sa part. La pensée, inédite, lui parut tellement intéressante qu'il l'écarta immédiatement.
Mais il continua. Et à l'entrée du Seuil, il aperçut une silhouette enfumée. Un homme qui était sorti fumer une cigarette. Quoi de plus banal pour Ludvík, qui s'en fichait complètement. Il voulut passer devant lui, toutefois l'autre l'appela par son nom en lui demandant comment cela allait. La voix lui parut familière, et il sursauta légèrement. S'en voulant d'avoir été surpris aussi aisément, se retenant de porter la main à son arme dans la poche, il essaya de discerner le visage. Ce fut celui de Wolfgang qui se révéla à lui. Tiens, c'était vrai, cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas croisés. Ludvík se détendit à peine. Wolfgang semblait tranquille. Lui l'était beaucoup moins. Il n'ignorait rien des derniers événements, cela le... mettait mal à l'aise de fréquenter quelqu'un de l'Enclave. Son rêve s'était en parti réalisé, mais à quel prix... l'alliance avec le Cercle le dégoûtait, et vis-à-vis de Wolfgang... c'était tellement compliqué dans sa tête ! Sa vie n'était peut-être qu'une grande folie ; il réussirait en se corrompant lui-même, et pourrait bien mourir après cela. Jusqu'où pouvait aller la vengeance ? Jusqu'à l'aliénation totale de ce qu'il était ? Jusqu'à devenir plus qu'un monstre, être l'homme le plus noir du monde peut-être... ?
    « Wolfgang... bonsoir. »
Sa voix froide et traînante lui parut bizarre, comme déformée par un sentiment inconnu. Ludvík en doute... c'était quelque chose d'exceptionnel. Il scruta Wolfgang. Il ne l'appréciait guère, et sa nature de loup-garou lui donnait des envies de meurtre. Enfin, pas sûr qu'il y résisterait, pensa-t-il avec ironie, il n'avait que les runes pour se protéger. De toute façon, ce n'était pas au programme. Ils n'étaient pas en conflit, non ? En théorie, tout allait pour le mieux entre eux. Ludvík eut subitement envie de jouer. Non pas jouer contre, ni avec Wolfgang, mais contre les autres. C'était une envie tellement étrange que, ne se reconnaissant pas, Ludvík en conçut quelque mépris. Mais il savait bien qu'il avait tant d'occasions de se montrer méprisant envers lui-même. Allez, jouons un peu...
    « Tu sens quelque chose dans l'air, toi ? Ou c'est moi qui deviens plus fou que je ne le suis déjà. On dirait que quelqu'un... »
Ludvík s'arrêta, essayant de cacher un sourire. Sans être nerveux, il n'était pas non plus amusé... en fait, cela ne l'amusait pas du tout. Pas envie de rire, surtout qu'il avait l'impression d'un danger personnel.
    « Que quelqu'un va se faire tuer. Peut-être moi. Charmante soirée, pas vrai ? »


Dernière édition par Ludvík Romanov le Jeu 24 Nov - 20:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Mer 23 Nov - 13:06

C’était devenu l’enfer ou presque à l’Enclave depuis la nuit des attaques. Les chasseurs n’étaient pas tranquilles, toujours sur leurs gardes, méfiants. Et ceux qui avaient perdu un ami ou de la famille dans l’attaque étaient devenus presque paranoïaque. Maintenant que la Confrérie avait révélée son jeu et qu’il s’avérait sacrément bon, tout le monde était sur les nerfs. Tout le monde ou presque, Wolfgang s’en fichait comme de l’an quarante de l’attaque. Il n’avait jamais éprouvé la moindre sympathie pour ses membres, et le fait que son oncle en fasse parti n’arrangeait rien. Evidemment, il en ressentait les conséquences et pas seulement en écoutant les autres chasseurs parler ou les voyant lui jetter des regards méfiants, sa réputation jouait désormais contre lui et il le savait. Si on ne pouvait l’accuser de faire parti de la confrérie du fait de sa nature de lycan, les chasseurs étaient devenus foutument méfiants et il n’avait jamais fait parti du gratin. Mais c’était les ordres de mission qui s’enchaînaient lui laissant de moins en moins le temps de dormir qu’il ressentait. Il aurait dû chasser du vampire ce soir, mais il avait une cible en tête bien plus intéressante que celles envoyées par la Camarilla et l’Enclave. Ils voulaient buter tous vampires soupçonner de faire parti du Sabbat, et si on allait comme ça, la folle qui l’avait attaquer devait sûrement faire parti de ces malades. Cela dit, de son point de vue, tous les vampires méritaient d’y passer, peu importe leurs camps. Il n’avait jamais cru à cette soit-disant paix et les évènements récents ne faisait que souligner le fait qu’il avait raison. Mettez leur une muselière, ils continueront quand même à chercher à vous mordre. Et le fait de voir Ludvik lui rappela tout cela, presque immédiatement. Peut-être parce qu’il réalisait soudainement qu’il n’avait jamais vu le chasseur à l’Enclave, il en croisait pas mal dans les couloirs mais jamais ce dernier, et parce qu’il était méfiant ces derniers temps envers les autres chasseurs d’ombre. Il savait que bons nombres d’entre eux rêvait de le tuer. Il n’était pas comme eux, et il se comportait comme un connard, ajouter à cela sa nature de lycan, oui il était une cible potentielle. Si aucun chasseur ne l’avait jusqu’à présent prit en chasse, il se demandait combien de temps ça prendrait. A les voir tous perdre les pédales si facilement, oui, il lui arrivait de craindre pour sa vie même si au fond, un combat ne le dérangeait jamais vraiment. Méfiant donc, sur ses gardes, ça ne l’empêchait pas de sourire au chasseur. Conserver les apparences était primordial, surtout par les temps qui courrait. Et puis, ils avaient passé un pacte.

« Wolfgang... bonsoir. » fit Ludvik d’une voix traînante qui parût froide au chasseur. Wolfgang haussa un sourcil, fixant le chasseur qui le fixait à son tour. Ils s’observèrent ainsi durant un long moment. Le lycan se demandait si le chasseur en face de lui était du type à céder à la panique générale, s’il avait perdu quelqu’un durant l’attaque, s’il lui en voulait pour une raison ou une autre, car cette voix lui paraissait étrange tout autant que le regard que lui lança le chasseur. Wolfgang finit par quitter le chasseur du regard. Peut-être que c’était lui qui devenait paranoïaque, peut-être qu’il s’imaginait des choses. Et puis, de toute façon, ils avaient passer un pacte ensemble. Ni l’un ni l’autre ne chercherait à nuire à l’autre excepté si l’autre lui offrait une excellente raison de le faire. Un pacte de non agression qui s’était avéré très utile cette nuit là où leur cible avai voulu les piéger. Tous deux sur les nerfs, et gonflé à bloc aurait parfaitement pu s’entretuer, ce qui était le but de la manœuvre de leur proie. Wolfgng expira la fumée. Est-ce qu’il pouvait faire confiance à Ludvik ? Bien sûr que non, et en même temps, il ne faisait jamais confiance à personne. Même pas Aaron. Relevant les yeux, il tourna son visage vers Ludvik. « Tu sens quelque chose dans l'air, toi ? Ou c'est moi qui deviens plus fou que je ne le suis déjà. On dirait que quelqu'un... » Wolfgang arrêta son geste, son bras suspendu dans les airs, la clope fumante à quelques centimètre de son visage projetant sur lui sa lumière orangée. L’arrière de son crâne était éclairé par l’enseigne du Seuil, d’un rose d’assez mauvais goût. Ses yeux en revanche étaient plongée dans l’obscurité à cause de la longueur de ses cheveux, seul un faible éclat brillait. Scrutant le chasseur, dont le visage était éclairé par le néon en grande partie, ce qui lui donnait un air malade, il détecta quelque chose comme de la nervosité ou du malaise dans son expression. Ludvik non plus ne se sentait pas exactement bien à cet instant. « Que quelqu'un va se faire tuer. Peut-être moi. Charmante soirée, pas vrai ? » Le chasseur acheva son geste. Portant la cigarette à ses lèvres, il tira une longue bouffée durant laquelle le silence qu’il conservait avait quelque chose d’étouffant. Le regard que lui lançait Ludvik n’avait rien de rassurant, mais honnêtement, ça l’intriguait suffisamment pour un bref instant lui faire oublier la rage qu’il ressentait mêlée à de la frustration, au bar lorsqu’il avait fait choux blanc. Il recracha la fumée, en ayant un sourire ironique aux lèvres. « Il y a toujours quelqu’un qui meurt à la fin. » commenta le chasseur d’une voix monocorde. « On essaie juste de se débrouiller pour que ça ne soit pas nous. » acheva-t-il en poussant un soupire. Et merde ! Il avait plongé la main dans sa poche et sentait la photo imprimé sur une feuille tout à fait banale. Une photo de très mauvaise qualité à vrai dire, mais c’était mieux que rien. Il regarda devant lui en se mordant la lèvre nerveusement. Il n’avait pas envie de déballer quoi que ce soit à Ludvik, encore moins lui raconter comment une vampire s’était introduit chez lui et l’avait torturé, il estimait que c’était en grande partie de sa faute, il s’était laissé surprendre. Ca ne lui arrivait jamais. Jetant la cigarette au sol, il l’écrasa rageusement du bout de la botte. Et merde ! Il releva les yeux, enfonçant ses mains dans ses poches, serrant le bout de papier entre ses doigts, et plongea ses prunelles dans celle de Ludvik. « Dis moi, t’aurais pas entendu parler d’une vampire, récemment débarqué à Prague, complètement folle, psychopathe, qui aime jouer avec des chaînes en argent ? » Dans un soupire, il sortit la main de sa poche et lui tendit le bout de papier où était imprimé la photo de mauvaise qualité montrant une vampire svelte au visage maigre, long cheveux bruns, couverte de sang, et c’était le sien. « Elle se fait appeler Katia. »



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Jeu 24 Nov - 20:46

Il y avait quelque chose, dans l'attitude de Ludvík, de profondément mélancolique et désespéré. Sa manière de se tenir, un peu en retrait, les mains basses et enfoncées dans les poches, le dos un peu raide et la nuque droite ; ses yeux qui effectuaient des allers-retours du sol vers le ciel, et du zénith à la terre ; sa tête pâle, blanche comme la neige et rose comme un coucher de soleil, oscillant légèrement, d'un rythme qui lui était propre : tout semblait indiquer un intense malaise. Non de se retrouver ici, à cet instant précis, en compagnie de cette personne-là ; mais le fondement en était plus ancien. On sentait la tension du jeune homme, la fuite vers un idéal éperdu et inaccessible, dans ce rejet de la réalité qui le caractérisait. On le devinait instable ; on présumait sa folie. Mal à l'aise de savoir qu'il devrait mourir, et que cela pouvait survenir le soi même. Lèvres serrées, Ludvík attendait dans l'ombre. Il réagissait peu aux réponses de Wolfgang ; à peine un frisson, qui n'était pas dû à la bassesse de la température nocturne, le parcourut, seul témoin de l'attention qu'il lui portait. La mort était ancrée dans sa vie ; elle imprégnait son quotidien comme du sang séché et incrusté. Ah ! qu'il détestait ce pragmatisme ! Voir le monde d'une façon aussi froide et désintéressée, cela lui était si étranger ! Quels efforts faisaient Ludvík pour rester en vie ? Son existence ne valait-elle pas à proportion qu'elle concourrait au bien commun, tout en étant sacrifiable à loisir ? Il aurait pu s'engager mentalement dans un débat philosophique sur les différentes conceptions de la fatalité et du néant. Vivre, mourir, vivre, des mots qui tournaient dans sa tête comme une mélodie sans fin. Il fut coupé dans son envolée lyrique par l'interrogation de Wolfgang. Ludvík consentit à sortir les mains des poches et prit la photo entre ses doigts fins.
    « Du sang, commenta-t-il, les yeux fixés sur ceux du lycanthrope. J'ai envie de chanter. »
Lui seul pouvait comprendre pourquoi il disait cela. Ne sachant pas qui avait saigné, il ne s'en réjouissait ni ne s'en attendrissait. C'était pour lui une manière de cacher ses véritables pensées, une manière froide de glaçon. Il n'avait pas réellement envie de chanter. Mais il pressentait que c'était une affaire assez importante, et qu'il se mêlait vraiment, vraiment de ce qui ne le regardait pas.
Il observa la photo, et lui trouva un air vaguement familier. Elle ressemblait à quelqu'un, mais il ne voyait pas qui. De toute façon, il ne connaissait aucune Katia ; et si elle était vampire, et folle de surcroît, il n'avait pas la moindre envie de croiser sa route. Il continua de contempler la photo un moment, gravant les traits dans sa mémoire, et lâcha avec humour :
    « Désolé, je ne travaille pas gratuitement. » Il sourit, puis ajouta : « Non, plus sérieusement, je ne l'ai pas croisée. Ma spécialité, ce n'est pas du tout les vampires, et je n'ai pas chassé depuis bien longtemps. »
C'était par pure diplomatie qu'il avait ajouté la fin de la phrase ; cela n'empêchait pas qu'il ne mentait pas. Depuis l'attaque, il gardait profil bas. Mais même avant, il n'avait pas fait grand chose. Juste observé, encore et toujours, et réfléchir. Monter un plan, voilà quel avait été son objectif. L'Enclave existait toujours ; son but n'était pas atteint.
    « Par contre, elle me rappelle quelqu'un, précisa-t-il. Peut-être connaîtrais-tu une personne qui lui ressemble assez ? même si je doute de pouvoir t'être utile pour la localiser, si je peux servir à quelque chose dans ce bas monde, c'est toujours ça de pris... »
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Ven 25 Nov - 17:07

Il y avait quelque chose de différent. Comme un parfum dans l’air, comme une musique qui résonne encore à vos oreilles alors que les instruments ont cessés de jouer depuis un petit moment, comme les restes d’un rêve qui s’estompent à mesure qu’on tente de les retrouver. Le chasseur sentait quelque chose, et cela ne venait pas de lui, mais ne parvenait à s’expliquer ce que c’était. L’attitude de Ludvik était définitivement étrange. C’était pas seulement les mots qui sortaient de sa bouche, bien qu’il avait la sensation que si, c’était lié, c’était quelque chose de plus profond, et il ne pouvait en explorer que la surface, qu’en témoigner des symptômes qu’il percevait sans pourtant en comprendre le sens et la signification. La réalité était qu’il ne pouvait comprendre le mal être du chasseur en face de lui. Peut-être parce qu’il ne le connaissait finalement pas ou peu, tout ce qu’il savait de lui c’était ce qu’il avait perçut ce soir là, de la méfiance, de la colère, de l’agacement et peut-être un peu de fierté mal placée, alors qu’il le fixait, sa dague à la main. Mais il y avait une autre possibilité. C’était qu’il soit incapable de ressentir les émotions des autres, incapable de ressentir de l’empathie, parce qu’il se fichait pas mal de ce que pouvait penser ou ressentir les autres, les seuls instants où il s’en préoccupait c’était lorsqu’il draguait et encore, il s’assurait seulement que son charme fonctionne comme d’ordinaire. Il n’était pas de ceux qui sont à l’écoute, pas de ceux qui font attention au monde qui les entoure, et les préoccupations du lycan ne concernait pas les ressenti des autres, encore moins d’un autre chasseur. Il observa donc un bref instant Ludvik, en se pinçant les lèvres, l’air dubitatif devant les envolées lyriques qu’on aurait crue tout droit sortie d’un livre de Théophile Gauthier, et puis, un brin méfiant, parce qu’il n’aimait pas ce qu’il sentait, comme une espèce de tristesse suicidaire, il lui répondit malgré tout. Peut-être parce qu’il s’ennuyait ou parce que voir un visage connu était malgré tout appréciable bien que ce soit le genre de chose qu’il n’avouerait jamais. Et puis, finalement, il se décida. Parce que la seule chose qui occupait son esprit c’était cette vampire. Katia, il avait obtenu son prénom après ses recherches, l’avait prit par surprise, et l’avait forcé à l’invité chez lui. Il avait passé un très mauvais moment avec elle. Sa fierté en était encore blessée. Et il luttait pour ne pas sombrer dans des pensées sombres lorsqu’il songeait à ce qu’elle lui avait fait. Wolfgang n’était pas du genre à se morfondre mais à agir. Et il savait qu’il devait la retrouver, pas seulement parce qu’elle lui avait volé sa dague, mais aussi parce qu’il ne serait pas tranquille jusqu’à ce qu’il l’ai tué, qu’il se soit vengé. Ce n’était pas un grand adepte de la vengeance mais ce soir, oui, il en avait envie. Depuis qu’elle lui avait laissé cette cicatrice sur la nuque, il rêvait de lui arracher le cœur de la poitrine à main nue. Evidemment, il n’entra pas dans les détails, demandant simplement à Ludvik s’il avait entendu parlé d’elle en lui montrant la photo. A ce stade de l’enquête, il commençait à être désespéré. Aucun bar ne semblait l’avoir vue, et il en avait assez, il avait manqué de tuer Aaron à cause d’elle. Il fallait qu’il la trouve, et tous les moyens étaient bons même s’il ne se faisait plus beaucoup d’illusions.

« Du sang. J'ai envie de chanter. » fit Ludvik avec une voix étrange, d’outre tombe. Ses yeux étaient posés sur Wolfgang et le chasseur ne pouvait nié que le regard de l’autre le gênait, plus encore que ses paroles étranges. Durant un instant, il devint paranoïaque. Comment sait-il ? Comment peut-il savoir ce qu’elle m’a fait ? Le chasseur lança un regard suspicieux autour de lui, puis ses prunelles se posèrent sur Ludvik. Et il comprit qu’il se plantait. Le chasseur avait simplement fait ses déductions. La photo ne révélait rien en soit, mais il venait d’expliquer qu’il cherchait un gros poisson, le genre de cible qui s’avérait très dangereuse. Ludvik en avait simplement déduit ce dont elle pouvait être capable. Et… Non il ne pouvait expliquer la phrase qu’il avait sorti. Wolfgang sentait bien qu’il y avait quelque chose en l’autre, sans pouvoir l’expliquer, et en le fixant intensément, il ne trouvait aucune réponse. En apparence le chasseur semblait le même, pourtant il avait l’impression d’avoir affaire à quelqu’un de complètement différent. Peut-être qu’il avait perdu quelqu’un durant l’attaque. Tout le monde avait changé depuis cette fameuse nuit, il n’y avait que nuit qui semblait se moquer totalement de ce qu’il s’était passé, comme si tout cela lui était égal au final. « Désolé, je ne travaille pas gratuitement. » lâcha finalement le chasseur après avoir examiné la photo un long moment. Wolfgang avait cru lire quelque chose sur le visage de l’autre durant qu’il contemplait la photo et l’espoir l’avait animé un court instant, peut-être que son chemin allait prendre fin et qu’il pourrait enfin mettre tout ça derrière lui et oublier les marques indélébile qu’elle avait laissée sur sa peau. Les blessures laissées par l’argent s’en allaient pas vraiment, jamais totalement. Avec des runes peut-être qu’il pourrait effacer les traces des chaînes en argent sur sa peau, sa nuque, ses avant bras. En entendant les paroles du chasseur, Wolfgang poussa un soupire, et plongea la main dans sa poche, prêt à cracher de l’argent, il voulait plus que tout épingler cette vampire et mettre fin à son existence. « Non, plus sérieusement, je ne l'ai pas croisée. Ma spécialité, ce n'est pas du tout les vampires, et je n'ai pas chassé depuis bien longtemps. » Wolfgang aurait franchement préféré que Ludvik ne plaisante pas. Il préférait cracher de l’argent plutôt que rester dans cet état. Il devait la retrouver et la tuer, c’était nécessaire à son bien être. Durant un instant, il en voulu au chasseur d’avoir plaisanter et lui avoir laissé espéré pour rien. Mais il su que c’était inutile et vain. Ce n’était pas Ludvik qui l’avait traité comme un chien, enchaîné et torturé. C’était cette psychopathe qui ne serait plus en vie pour très longtemps. Il eut un sourire mauvais en y songeant. Finalement, revenant au présent, il hocha la tête.

« Par contre, elle me rappelle quelqu'un, précisa-t-il. Peut-être connaîtrais-tu une personne qui lui ressemble assez ? même si je doute de pouvoir t'être utile pour la localiser, si je peux servir à quelque chose dans ce bas monde, c'est toujours ça de pris... » Le chasseur fronça les sourcils. Quelqu’un qui lui ressemblait ? Wolfgang regarda la photo comme si quelque chose lui avait échappé. Non, le visage d’ange de la vampire ne lui rappelait rien si ce n’est la séance de torture à laquelle elle l’avait convié et la rage qui montait en lui à chaque fois que ce souvenir l’effleurait. Il avait pas seulement eut peur d’y passer, en fait, il aurait préféré. Tout plutôt que ce qu’elle lui avait infligé. Il aurait pu sombré après ça, mais il s’était réfugié dans la chasse. Comme toujours, avec un soupçon de drogue pour s’obscurcir les pensées et rendre tout ça sacrément flou, il avait avancé malgré tout. Et le récent retour de Aaron dans sa vie ne changeait rien vis à vis de la vampire, même s’il se sentait mieux maintenant que son unique était de retour, il ne pouvait effacer le mal qu’il lui avait été infligé que par la mort et le sang. Il voulait sentir son sang épais et gluant sur ses doigts, il voulait voir la vie la quitter à tout jamais. La rage et la fureur de ses ressentiments se lu sur son visage un bref instant avant qu’il ne relève la tête et plonge ses prunelles dans celles de Ludvik. « Qui te rappelle-t-elle ? Personnellement ça ne me dit rien, mais je connais pas vraiment tout le monde. » Tu veux dire que tu te moque bien de tout ce qui ne te concerne pas en fait ? C’était ça le problème, comme il ne s’intéressait qu’aux filles qu’il sautait et aux vampires qu’il tuait, lorsqu’il avait soudainement besoin des autres, il était largué, incapable de savoir comment prendre les choses en main, comment demander de l’aide. Même pas un merci, même pas un s’il te plait, il ignorait vraiment les bonnes manières ou alors il s’en foutait. « Ca m’aiderait si tu m’éclairais. » ajouta-t-il ce qui était chez lui ce qui se rapprochait le plus d’un s’il te plait.



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Lun 28 Nov - 20:38

Wolfgang fronça les sourcils face à la réponse de Ludvík, qui se retint de soupirer. Quoi encore ? oui, il avait ses défauts, comme tout le monde, ce n'était pas une raison pour se montrer soupçonneux à la moindre remarque... Le jeune homme se sentit soudain très las, et eut une folle envie de rentrer pour aller dormir. Mais il se raisonna : abandonner le loup-garou aussi abruptement et retourner sur ses pas, alors qu'il allait clairement vers le club, c'était de très mauvais goût. Ses paupières le piquaient. Il espérait que le pouvoir de ses runes serait assez fort pour lui sauver la mise si, exposé à un danger quelconque, il était trop fatigué pour songer à se défendre efficacement... et sans armes qui plus est. Il s'astreignit au plus grand calme en écoutant Wolfgang, s'efforçant de ne pas lui reprocher son impatience et son manque certain de délicatesse. Ludvík n'avait pas tellement envie de répondre ; en plus, il était non-fumeur, et il détestait l'odeur de la cigarette. Il allait sentir la fumée toute la nuit, serait obligé de se changer et de prendre une douche, ce à quoi il n'avait plus été forcé depuis l'interdiction du tabac à l'intérieur. Une bonne chose, pensait-il à chaque fois qu'il rentrait et respirait l'air suintant de sueur. Ce n'était pas de son goût, c'était à se demander pourquoi il y allait. Peut-être parce que cela lui... utile. Et qu'il n'avait pas vraiment le choix. Il reporta son attention sur la photographique, se demandant par quel étrange coïncidence elle lui ressemblait. Déjà influencé magiquement, Ludvík n'avait pas tellement envie de dévoiler son nom à un membre de l'Enclave. Il la considérait comme une adversaire mais qui pouvait se révéler utile, si cela n'allait pas contre ses principes et qu'il se voyait contraint de refuser. Attirer l'attention sur elle n'était pas forcément une bonne idée, surtout qu'elle n'avait sans doute rien à voir avec une vampire. Et puis, les sosies existaient. Elles ne venaient sans doute pas de la même époque. Ludvík resta donc au départ obstinément muet. Puis Wolfgang, dans un effort pour le convaincre, s'essaya à la politesse. L'essai était plutôt raté et fortement égoïste, mais Ludvík ne le remarqua même pas. A force, il commençait un peu à comprendre la brutalité du loup-garou, et devinait quand celui-ci baissait un peu le masque. C'était plutôt non négligeable. Ludvík n'avait pas tellement envie de l'aider ; il s'en fichait complètement, de ce suppôt de l'Enclave, au fond. Il ne l'appréciait pas. Mais il avait envie de jouer avec lui, ce soir, avec lui contre le monde ; sensation qu'il ne comprenait guère, et qui le menait à bien des folies. Il s'éclaircit la gorge, se laissa quelques secondes de réflexion pour lui permettre de se rétracter s'il en avait envie, puis se décida enfin et lâcha :
    « Oh, une sorcière que j'ai déjà croisée. Un beau visage, ça ne s'oublie pas. »

Ludvík s'en fichait aussi du visage des femmes qu'il croisait. Il n'était ni prude ni dévergondé : un pur juste milieu, authentique et peut-être un peu romantique - avec tout le côté tragique et solitaire que cet état implique. L'amour, oui, mais ce n'était pas sa priorité. Sa croisade contre l'Ombre lui prenait déjà assez de temps ; il n'essayait de s'attacher à personne, préférant que les liens se fassent naturellement, car il se savait de nature inquiète envers ses amis. Heureusement, il en avait peu. Mais bon, la remarque était jolie, et puis il était vrai que sa beauté ne l'avait pas laissé non plus totalement indifférent. Le fait qu'elle soit une sorcière, par contre, constituait un frein très puissant à une hypothétique attirance qu'il aurait pu développer à son contact.
    « Mais je doute que ce soit elle. Elle est différente, et ma foi pas si méchante que cela. Je doute qu'elle ait fait quoique ce soit qui ait pu contrarier l'Enclave. » : ajouta-t-il avec mépris.

Même si la fin de son énoncé était vrai, le reste était un tissu de mensonge dont il était parfaitement conscient et qu'il répétait avec conviction. Qu'importe. Il savait très bien qu'attirer l'attention sur elle, c'était l'attirer aussi sur lui. Pourquoi connaissait-il une sorcière, après tout ? Si elle était opposée à l'Enclave, ne pouvait-on conjecturer que lui aussi ? Ludvík s'en fichait d'être découvert, du moment que l'Enclave n'en était pas l'instigatrice. Ce serait dommage pour son projet, mais même cela ne constituait pas un argument valable. Non, il n'y avait vraiment un désintérêt de sa propre vie, dont la valeur n'était que proportionnelle à l'utilité qu'elle avait dans sa grande cause.
    « Je ne crois pas que ça va t'éclairer. Désolé, mais je ne sais rien d'elle. C'est elle qui m'est tombée dessus, je ne sais pas du tout où elle peut être. Et elle n'a sans doute aucun lien avec cette vampire. Je te fais perdre ton temps, là. »

Il avait dit cela sur un ton mécanique, froid. Absolument désintéressé de ce qu'il disait. Wolfgang était trop imperméable au jeu, cela en devenait déprimant.
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Mer 30 Nov - 19:31

Au fond, il avait conscience du côté désespéré de sa demande, insister ainsi, ce n’était pas son genre. Pas qu’il soit suffisamment poli pour comprendre quand il allait trop loin, au contraire, il se moquait parfaitement d’être poli, ne pas se montrer trop indiscret ou trop rentre dedans. Le fait est que d’ordinaire soit on lui donnait ce qu’il voulait et il pouvait se montrer gentil, soit il n’obtenait rien et se cassait avec un air rageur et le plus souvent une insulte à la bouche, juste pour montrer à l’autre qu’au fond il n’en avait rien à cirer. Mais la situation était différente. D’une part, il estimait qu’envoyer ce faire foutre Ludvik serait une très mauvaise idée, par les temps qu’il courrait les alliés devenaient rare et précieux, et même si leur alliance ne consistait qu’à un pacte de non agression, pour lui le fouteur de merdre c’était déjà énorme. Il ne doutait pas un seul instant que la plupart des chasseurs d’ombre rêvaient de lui faire la peau, il faut dire qu’il se comportait comme un connard avec eux. Et Aaron lui avait rapporté qu’un groupe comptait mettre ses idées à exécution, sans doute qu’ils voulaient juste lui donner une leçon, mais Wolfgang savait que la paranoïa ambiante n’allait pas l’aider à s’en tirer indemne. Alors, oui, Ludvik était ce qui se rapprochait le plus d’un collègue pour lui. C’était là toute l’ironie de sa vie. Et puis, surtout, il avait terriblement besoin de buter cette vampire. Ce n’était pas qu’une question de fierté, même si ça jouait énormément dans la balance, elle avait sa dague, et il avait entendu des rumeurs comme quoi il y aurait plus de démons en ce moment. Si ça s’avérait vrai, ce dont il doutait, c’était facile d’accuser les démons dès que les ennuis se pointaient, il aurait besoin de sa dague. Et cette saloperie de vampire la lui avait enlevée. Aussi, il insista, lui demandant qui elle lui rappelait. C’était sans doute parfaitement inutile, en quoi une vague ressemblance allait lui donner le moindre indice ? Une chance sur dix pour que la nana ressemblant à la vampire n’ai aucun rapport. Mais pour la chance unique, il était prêt à forcer la dose et même à supplier, même si ça restait à sa manière, forcément brusque. « Oh, une sorcière que j'ai déjà croisée. Un beau visage, ça ne s'oublie pas. » Wolfgang eut un sourire complice. Non, les belles nanas ne s’oublient pas, sur ce point là il était d’accord. Cependant la vampire ne lui avait pas semblé belle du tout, avec sa maigreur, et sa manie d’agresser les gens pour les enchaîner ensuite, il n’avait pas été une seule seconde sous son charme. Et doutait sérieusement que quiconque puisse l’être à part un pervers sans doute. Une sorcière ? Très peu de chance pour que cet indice l’aide en quoi que ce soit. Primo, Ludvik était resté très vague, ne donnant même pas un nom, mais peut-être qu’il ne connaissait pas son nom, secondo il ne voyait pas bien le rapport avec la vampire et une sorcière.

« Mais je doute que ce soit elle. Elle est différente, et ma foi pas si méchante que cela. Je doute qu'elle ait fait quoique ce soit qui ait pu contrarier l'Enclave. » Wolfgang fronça les sourcils en entendant la remarque de Ludvik. C’est vrai qu’il ne le connaissait pas vraiment, mais il n’aurait jamais soupçonné qu’il puisse parler ainsi d’une femme, d’une sorcière d’autant plus. Bien sûr, il n’avait pas taper la discussion très longtemps avec le chasseur, mais il lui avait semblé que Ludvik n’était pas du genre à s’acoquiner avec les créatures de l’ombre. Peut-être était-ce sa remarque à propos de l’Enclave qui le fit tiquer ou le pas si méchante que ça, qui suggérait qu’elle n’était pas non plus la bonté incarnée. Quoi qu’il en soit, il dévisagea Ludvik avec un air soupçonneux comme s’il avait pu lire la réponse à l’énigme sur les traits du chasseur. « Je ne crois pas que ça va t'éclairer. Désolé, mais je ne sais rien d'elle. C'est elle qui m'est tombée dessus, je ne sais pas du tout où elle peut être. Et elle n'a sans doute aucun lien avec cette vampire. Je te fais perdre ton temps, là. » Wolfgang n’était pas quelqu’un de foncièrement curieux, en réalité, la plupart du temps il se moquait pas mal de ce qu’il se passait autour de lui et plus encore des gens. Qu’ils soient bons ou mauvais, il s’en fichait. Encore plus s’ils étaient humains. Les sorcières en soit, il s’en moquait également, ce n’était pas ses cibles favorites loin de là. Difficile pour lui de ne pas voir l’humanité dans les sorciers. Il n’avait jamais eut de difficulté à en tuer lorsqu’on le lui demandait ou pour se défendre, mais ce n’était jamais de son propre fait, de ses propres choix. Il y avait même une sorcière qu’il considérait beaucoup, peut-être même qu’on pouvait dire qu’elle était son amie. En tout cas, elle avait prit soin de lui lorsqu’il en avait le plus besoin, et cela, le lycan ne pouvait le nier encore moins cracher dessus. « Je ne bosse pas pour l’Enclave sur ce coup là. » maugéra-t-il d’une voix basse. « Cette saloperie de vampire est venue chez moi, et je n’aime pas ça. Tu laisserais toi, un vampire capable de franchir le seuil de ta maison en vie ? » Wolfgang n’avait encore jamais parlé de Katia et de ce qu’elle lui avait fait à qui que ce soit. Et si son ton était agressif, c’était néanmoins des confidences même s’il s’en défendait et affirmerait haut et fort qu’il n’avait dit cela que pour convaincre Ludvik de l’aider, car à ses paroles et au ton qu’il avait employé, Wolfgang était désormais convaincu que le chasseur lui cachait quelque chose. « Je vais pas lui faire du mal à ta sorcière, j’veux juste lui poser quelques questions, avoir un fichu indice sur cette pute de vampire. » Le ton était monté, surtout sur les derniers mots qu’il prononça, crachant le mot pute comme la pire des insultes. Il en avait mal au crâne. Pourquoi Ludvik lui compliquait la tâche comme ça ? Il ne comprenait pas à quel point c’était important. Non, en vérité, ce mec se fichait totalement de ce qu’il pourrait advenir à Wolfgang.

Soudainement le lycan devenu un brin violent, l’alcool qu’il avait ingurgité dans le bar n’aidant pas, il saisit le col de la veste de Ludvik et le tira à lui, collant son visage à quelques centimètres à peine de celui du chasseur. Son haleine chargée de Whiski embauma le pauvre chasseur qui était tombé sur Wolfgang au moment où il fallait pas. « Donne moi son putain de nom ! » cracha-t-il avec ce ton à la fois suppliant et colérique, alors que ses yeux jetaient des éclairs. Il était si énervé qu’il aurait pu cogner Ludvik à cet instant juste pour se passer les nerfs. L’une de ses règles d’or était d’éviter de frapper d’autres chasseurs d’ombre, mais il avait beaucoup de mal à suivre ses propres règles. Heureusement pour Ludvik, un mec qui s’était arrêté devant le spectacle que produisait le chasseur lança une remarque stupide, très stupide car il ignorait sans doute à qui il s’adressait : « Hey, le couple gay vous allez vous calmer ! » fit-il d’un ton mi sérieux autoritaire mi bonne blague pour faire rire la galerie. Son pote, une bière à la main se mit à rire à la remarque. Il n’en fallut pas plus au lycan qui lâcha soudainement le col de Ludvik pour se jeter sur le rigolo qui avait lancé cette fine remarque et le coller au sol juste par la force de son poids lancé à toute allure. Il lui assena un coup de poing en plein visage. « Tu trouve ça drôle ? » lança-t-il au mec à la bière alors qu’il levait à nouveau son poing déjà couvert de sang. Le chasseur crut entendre le mec qu’il venait de cogner, il marmonnait quelque chose comme tu sais pas à qui tu as affaire ou tu vas le regretter, il n’avait pas vraiment compris, et ça l’énervait déjà. « Vas-y, répète à haute voix histoire de me donner une bonne raison de t’en coller une autre ! » Durant cet instant où la colère virvoletait dans ses veines à toute allure, il en avait oublié Ludvik. Mais le mec qu’il venait de mettre à terre n’était pas venu seul, et n’était certainement pas humain. L’un de ses potes s’approchait de Ludvik comme s’il voulait le menacer de lui en coller une pour que Wolfgang lâche son copain.



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Mer 21 Déc - 18:05

La haine est ancestrale. Elle remonte des profondeurs de notre âme, dans ce lieu si sombre, recueil de toutes les hérédités, et où nul ne peut fouiller. La haine est une émotion primaire - destructrice. On ne peut la contrôler facilement ; elle vient naturellement, elle est innée. Un visage, dès les premières secondes que l'on aperçoit, nous inspire déjà quelque chose. Sympathie ou antipathie sont marquées par ces premiers instants de contact visuel. La vie de Ludvík pouvait se résumer assez facilement à partir de ces données. Une haine des autres, une haine de l'Enclave. Une haine, finalement, de lui-même, ou plutôt du simple fait qu'il existât. Face à Wolfgang, la haine se réveillait. Elle ne s'attachait pas à la personne du loup-garou - encore que, sa nature pouvait s'attirer une part de détestation -, mais plutôt à ce qu'il représentait. Cependant, la haine ressentie par ce triste personnage apaisait Ludvík. Après tout, il s'y reconnaissait. Wolfgang semblait véritablement abhorrer la personne qu'il cherchait, et cela, le Shadowhunter y était sensible. Ludvík se sentait presque désolé de ne pas le guider sur la piste que lui envisageait. Presque. La suggestion magique et sa méfiance naturelle l'aidait à taire ses scrupules. Et même si, comme le fit remarquer le loup-garou, sur ce coup Wolfgang ne travaillait pas pour l'Enclave, cela ne le convainquait pas plus. Enclave ou pas, cela restait un de leur adjuvant. Et bien sûr, une telle mission ne leur nuirait pas. Cela impliquerait que donner un renseignement qui ne serait sans doute pas utile n'aiderait pas la cause de Ludvík et n'était donc pas un acte digne d'intérêt.
Wolfgang demanda, de façon rhétorique, s'il laisserait vivant un vampire qui avait franchi son seuil. Ludvík réfléchit un instant, puis répondit d'une voix si basse qu'il ne fut pas sûr que son interlocuteur l'entendît :
    « Oh, bien en réalité, s'il ne fait que ça, je ne suis pas sûr d'avoir envie de gâcher mon énergie à le pourchasser. »

Mais bien sûr, cela ne devait pas être que cela. Il devait y avoir autre chose, que Ludvík commençait à entrevoir. Cela ne présageait rien de bon. Pour que Wolfgang soit en proie à une telle émotion, il devait y avoir plus qu'une simple violation de domicile. Ludvík s'étonnait. Une histoire aussi affligeante, impliquant le loup-garou, était-elle réellement possible ? Non, l'imagination lui jouait des tours. Il n'avait pas de raison d'aider Wolfgang, et de toute façon... il ne le pouvait pas. Il ne savait pas où joindre la sorcière, c'était elle qui venait. Elle n'était sans doute pas en ville, de plus, ce n'était pas d'une grande aide.
Tout à coup, il fut saisi et empoigné par le loup-garou. Son haleine, qui sentait fort l'alcool, fut la seule chose qui empêcha Ludvík de se dégager avec violence. Wolfgang devait être ivre de whisky et de colère. Ludvík resta impassible, se doutant bien que l'autre n'allait pas lui faire du mal. Ou peut-être que si ; mais ce n'était pas grave. Il ne tenait pas plus que cela à son beau visage, n'avait pas peur de la douleur. Non, c'était presque drôle. Ce qui lui plut moins, ce fut qu'un homme les traitât de "couple gay". D'accord, Ludvík était célibataire, mais cela ne voulait pas dire qu'il ne s'intéressait pas aux femmes. Cela ne plaisait pas non plus à Wolfgang ; il le lâcha, et asséna un énorme coup de poing à celui qui avait osé sortir une telle bêtise. Pour une fois, Ludvík était parfaitement d'accord avec lui. Si il était bagarreur, il en aurait rajouté une couche. Ou peut-être pas : Wolfgang était suffisamment sur les nerfs, il n'aurait pas été bon de lui voler sa victime. D'ailleurs, il commençait à sérieusement s'énerver. Ludvík sourit doucement, heureux de voir qu'il n'était pas le seul à subir cette violence.
Hélas, cela ne pouvait pas finir de façon si agréable. Un autre voulut s'approcher de Ludvík. Ce qui était une mauvaise idée, parce qu'avec les runes, Ludvík était relativement puissant, et maître de lui-même. Avec Wolfgang, elles ne lui avaient pas servi, car le jeune homme n'avait pas l'intention de se défendre. Mais là, cela devenait sérieux. L'homme qui s'avançait était menaçant, et pas du tout satisfait de voir son ami se prendre une sacrée raclée. Ludvík se retourna, lui lança un sourire grimaçant, et lui cria :
    « Mais viens jouer au héros, l'ami, si tu penses que ça peut sauver ton pote. C'est pas en me tabassant que tu vas le sauver, tu sais. »

L'imbécile, évidemment, sauta dessus. Ludvík, les sens à l’affût exacerbés par les runes, se jeta sur le côté. Il refusa de sortir son couteau, estimant que l'individu ne méritait pas de s'en prendre un coup par une attitude aussi stupide. Heureusement qu'il avait pensé à activer les runes avant de partir. Cela lui était profitable ; autrement, il passerait sans doute un très mauvais quart d'heure.
    « Rah, Wolfgang, pourquoi aussi impulsif ? murmura-t-il entre ses dents, avant de rajouter à voix haute : Bon Wolfgang, la prochaine fois, essaie de te contrôler un peu. Tu es peut-être un super warrior, mais moi j'ai un peu plus de mal. »

Ce faisant, il envoya son poing au hasard, qui par on ne sait quel miracle rencontra le menton de son assaillant. Celui-ci recula, poussa un léger cri de douleur. Ludvík en profita pour se rapprocher du loup-garou.
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Mar 27 Déc - 19:56

Le lycan ne cherchait même pas à cacher sa haine. A quoi bon ? De toute façon, Wolfgang n’est pas l’être possédant le plus de contrôle ni de sang froid. La colère se déversait en lui. Il y avait toujours eut une espèce de rage inasouvie à l’intérieur de lui, trop de choses qu’il gardait pour lui, trop de drames, trop de choses qui auraient dû sortir. Et soudainement, cette vampire donnait une forme à toute cette colère, et lui permettait d’une certaine manière de diriger sa colère, sa haine, de lui donner une véritable raison d’être et de n’éprouver aucun état d’âme à la laisser éclater. Il ne réalisait même pas à quel point la colère déformait sa voix ni à quel point sa haine était visible dans les traits de son visage transformé, dans son attitude, presque animale. C’était comme si le masque était tombé, dévoilant la part animale en lui, la part farouche, celle qui est capable de déchiqueté un être vivant en eux. « Oh, bien en réalité, s'il ne fait que ça, je ne suis pas sûr d'avoir envie de gâcher mon énergie à le pourchasser. » Le chasseur fixa son alcolyte comme s’il avait dit cette phrase dans une langue étrangère. Gâcher son énergie ? Il n’en avait même pas la sensation. Pourtant au vu du nombre de nuit qu’il passait dehors à rechercher la vampire plutôt qu’à rester au chaud, dans son lit, avec Aaron, il aurait pu se poser sérieusement des questions. Le chasseur fixait l’autre durant un moment sans rien dire, sans réagir, ses lèvres ne bougeaient pas mais elles tremblaient sous l’effet de la rage. Ludvik avait pourtant l’air de le comprendre, il lu dans son regard quelque chose qui ressemblait presque à de la compassion. Mais Wolfgang ne voulait pas de sa compassion encore moins de sa pitié, il ne s’attendait pas à ce que Ludvik comprenne, il voulait juste un putain de nom, il voulait juste la trouver et la tuer. Voilà ce qui habitait ses pensées, à tel point que ça devenait une obsession. Le lycan explosa soudainement, il empoigna Ludvik en lui répétant de l’aider, c’était presque une supplique, mais sa voix était si chargée de colère que ça passait pour autre chose et son haleine remplie d’alcool ne l’aidait certainement pas à rester sérieux. Il était enivré il est vrai, mais la colère était une drogue infiniment plus puissante que tout ce qu’il avait pu s’injecter dans les veines. Il hurlait presque lorsqu’un mec sortant de la boîte derrière eux lança une réplique d’un ton moqueur. Se faire traité de gay le gênait déjà en temps normal, il était amoureux d’un homme, c’est vrai, mais cela ne signifiait pas qu’il était attiré par les hommes. Un seul avait réussit à lui faire tourner la tête, et c’était déjà suffisant, du moins c’est ce qu’il estimait. En regardant l’homme, il bondit tout simplement.

Sa rage avait besoin de se relâcher. Lorsqu’il avait empoigné Ludvik l’idée, non l’envie, le besoin de frapper le shadowhunter en plein visage l’avait effleuré, et il lui aurait été difficile de lutter contre. Et ce type sortant de nulle part surgissait, les insultait, et se comportait comme n’importe quel connard ivre, sur le moment, le chasseur y vit une porte de sortie. Il adorait se battre, et le faisait assez souvent dans des bars. Il suffisait qu’on lui donne l’occasion. Une réplique mal placée, une remarque taquine, et il tombait sur le mec, cette fois-ci c’était la même chose, sauf qu’il avait vraiment besoin de relâcher sa colère. Il bondit donc d’un seul homme, et fit tomber l’homme à terre sous son poids et sa force, l’ivrogne ne se doutant absolument pas de ce qu’il lui arrivait tomba à la renverse sans pouvoir retenir le coup du lycan encore moins se protéger ou parer. Le poing du lycan frappa violemment le visage de l’homme. Il se moquait bien de ce qu’il pouvait être, humain, goule, sorcier, il s’en moquait parfaitement à cet instant, la seule chose qui lui plaisait était de frapper cet homme jusqu’à ce qu’il la ferme, il aurait aimé que l’homme réplique juste pour le frapper encore et encore, parce qu’il en avait besoin, et plus encore il en avait envie. Tel une bête enragée retenue trop longtemps, il se sentait trop plein d’énergie, il avait envie de violence, il voulait que le sang coule, et se répande sur les pavés. Le chasseur s’acharnait, lui hurlant au visage, oubliant complètement l’homme qui se tenait quelques instants auparavant une bière à la main juste à côté du type qu’il était en train de frapper, de secouer. L’autre s’était avancé vers Ludvik, et Wolfgang entendit la voix de ce dernier en arrière plan : « Mais viens jouer au héros, l'ami, si tu penses que ça peut sauver ton pote. C'est pas en me tabassant que tu vas le sauver, tu sais. » Il entendit les pas précipités. Une course, et un bon. Wolfgang tourna la tête pour voir Ludvik qui bondissait sur le côté, esquivant le bolide qu’était devenu le mec agressif. « Rah, Wolfgang, pourquoi aussi impulsif ? murmura-t-il entre ses dents, avant de rajouter à voix haute : Bon Wolfgang, la prochaine fois, essaie de te contrôler un peu. Tu es peut-être un super warrior, mais moi j'ai un peu plus de mal. » L’ouie du lycan était assez bonne pour avoir saisit chacun des mots de Ludvik. Le chasseur savait au fond de lui qu’il avait déconné, qu’il s’était laissé aller, et en même temps, il n’éprouvait aucun regret. Ce mec là qui s’agitait en dessous de lui pour se dégager alors que ses lèvres pissaient le sang ne méritait pas qu’il l’épargne. Quand à Ludvik, eh bien en temps normal il aurait peut-être éprouvé un peu de scrupule à l’avoir embarquer là-dedans, mais là il devait avouer que sans l’intervention de ces deux ivrognes, il aurait probablement frappé le chasseur et cela aurait été une très mauvaise idée. Ludvik frappa le mec qui le toisait, et visa juste. Oubliant le gars il s’avança vers Wolfgang. Ce dernier n’estimait pas cela très prudent. « Désolé, mais à mon avis tu devrais le mettre chaos, lui tourner le dos, c’est pas vraiment prudent. » fit-il avant de revenir au gars qu’il tenait sous lui. Grognant, laissant la bête se lâcher un peu, sentant sa puissance couler hors de lui pour se jeter sur le pauvre type, il le frappa à nouveau. « Ne t’avise plus jamais à insulter un mec que tu connais pas ! » Puis il se releva en se frottant les mains pour rejoindre Ludvik. « Avoue qu’une bonne bagarre, il n’y a rien de mieux pour se détendre. » Un sourire éblouissant éclairait son visage, une chose si rare chez le chasseur peu enclin à sourire ou laisser des sentiments positifs l’envahir, mais la colère se transformant en adrénaline lui donnait toujours ce sentiment de satisfaction des plus intéressant.



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Lun 13 Fév - 19:35

Le combat lui paraissait inégal. Ludvík n'était pas particulièrement doué, mais avec ses runes, il était dur de traverser sa carapace, élaborée avec un soin acquis lors de nombreuses heures d'entraînement. Plus fort, plus vigoureux, plus rapide, Ludvík faisait preuve de ressources que personne ne pouvait soupçonner en lui. Sa belle tête n'était pas si vide que cela, finalement. Quant à Wolfgang... hé bien, c'était Wolfgang, ce qui expliquait tout en fait. Et un loup-garou en colère n'était jamais bon à défier. Ludvík aurait presque eu pitié pour l'imbécile qui passait un sale quart d'heure avec Wolfgang. De son côté, celui qui l'embêtait avait presque de la chance de n'être pas tombé sur une furie. Ludvík était juste quelqu'un de normal, qui avait appris à se battre au vu des circonstances ; sa défense, autrement, ne tenait que du surnaturel. Il détestait cet état de fait, mais en même temps il l'acceptait : il avait déjà la conviction de mériter la mort autant que ses proies, alors tirer avantage de ce que l'anormal pouvait lui apporter, c'était la moindre des choses - au moins, cela servirait dans un but un peu plus glorieux que la lutte pour le pouvoir ou pour l'argent. Une finalité altruiste et désintéressée ne pouvait entièrement compenser la négativité de la source, mais tout du moins elle contribuait à l'atténuer. C'était tout ce que demandait Ludvík.
    « Oh, oui, bien sûr... » : répondit-il avec calme quand Wolfgang lui conseilla de mettre chaos son adversaire. »
Il se retourna avec une vitesse que seule Raido pouvait lui fournir, et asséna un énorme coup de poing dans le plexus solaire du gars. Celui-ci, qui s'apprêtait à l'attaquer et fut surpris de le voir bouger, se raidit et se replia, cherchant son souffle. Ludvík le cueillit à la tête d'un geste assuré, sachant que l'autre ne pourrait se défendre. L'homme tomba aux pieds de Ludvík, qui le toisa avec froideur. C'était cela que de l'attaquer : on pouvait gagner, mais aussi perdre. Les probabilités faisaient que l'on ne pouvait pas savoir d'avance. Ludvík appréciait beaucoup ce moment après la bataille, quand il était enfin au calme. Il avait, en général, l'impression d'avoir fait quelque chose de bien. Mais ce soir, il ne se sentait pas très bien. Il avait l'intuition qu'il aurait dû, à la limite, se laisser prendre bêtement et finir à l'hôpital, pour être une créature de l'ombre, plutôt que de triompher. C'était de la triche : avec les runes, il était imbattable. Il jeta d'ailleurs un coup d'œil à celle-ci, leur jetant un regard à la fois amoureux et dépité. Dépendre d'elles à ce point était malsain, mais c'était toujours mieux que de dépendre de son arme favorite. Il entendit un mouvement dans son dos - Wolgang le rejoignit, se réjouissant du combat. Ludvík fronça les sourcils, ne répondit pas tout de suite. Pour sûr, c'était cool de se sentir puissant et de vaincre, mais au bout d'un moment, cela lassait. Ludvík se sentait très fatigué. S'il avait pu le faire, il serait directement rentré chez lui pour dormir, et oublier ces regrettables événements. Le seul avantage qu'il y avait, c'était que Wolfgang ne le harcelait plus avec la photo, du moins pour le moment. Ludvík ne pouvait pas l'aider, ne connaissant pas le nom de la personne - devinant que ce n'était pas Ana.
    « Parle pour toi ; moi, je ne me considère pas comme une brute sanguinaire. »
Il cacha ses runes d'un geste rapide. Wolfgang connaissait sans doute leur existence, devait les manier avec brio - peut-être, espéra Ludvík, pas aussi bien que lui, vu qu'il avait d'autres talents. Dans la mesure du possible, il préférait qu'on ignorât que toute sa puissance venait de là. Il était relativement faible sinon, et n'avait jamais fait preuve d'un quelconque talent, sinon ce don inné à manipuler des petits symboles, transmis par un maître tout aussi doué que lui. Comme d'habitude, c'était cela qui le sauvait. Il était véritablement une créature de l'ombre, vraiment un de ceux qu'il fallait abattre à tout prix...
    « De toute façon, ils étaient ridicules, poursuivit-il, du mépris dans la voix. Ils cherchaient les ennuis, ils les ont trouvé. Après, si cela les amuse de se faire défoncer, c'est leur problème. »
Ludvík détestait beaucoup ce genre de personnes, qui dépensaient leur énergie à faire des bêtises. Ces deux-là avaient eu la chasse de tomber sur d'aimables chasseurs. D'autres auraient assez pu s'irriter pour les tuer. Le Tchèque, lui, se refusait à faire cela. Il ne se battait pas assez bien pour se résoudre à tuer aussi facilement. Pas avec juste son cran d'arrêt. L'arme, si désuète, l'amena à penser au videur qui la lui confisquerait bientôt ; et de là, à proposer à Wolfgang :
    « Bon, que dirais-tu qu'on entre ? Je suis quand même venu pour ça, tu sais. Et puis, avec ces deux mecs allongés sur le sol, on risque d'avoir de légers ennuis. »
Léger, c'était le cas de le dire. En toute honnêteté, Ludvík n'en avait rien à faire, et pour cause puisqu'ils avaient tout deux commis bien pire. Mais bon, la soirée s'annonçait déjà difficile, et il n'avait pas envie d'en rajouter inutilement. Il s'étonna, toutefois, d'avoir proposé à Wolfgang d'entrer en même temps que lui. D'ordinaire, sa fierté l'aurait poussé à entrer seul, sans prévenir. L'idée qu'on le vît avec un chasseur de l'Enclave lui déplaisait, parce qu'il était un Romanov et un membre de la Confrérie. Question de réputation, peut-être. D'ailleurs, que savait Wolfgang de ses rapports avec l'Enclave et avec la Confrérie ? Cela inquiétait Ludvík, mais il ne voyait pas comment lui poser la question sans paraître suspect. Il se rembrunit, perdant toute trace de jovialité apparente. Non, vraiment, il fallait être fou pour agir comme il le faisait.
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Ven 24 Fév - 18:41

Le combat, si on pouvait appeler ça ainsi, puisque l’homme allongé par terre grâce aux bons soins de Wolfgang n’avait pas eut le loisir de beaucoup frapper son ennemi. C’était l’ennui lorsqu’on tombait sur un lycan enrager, on n’avait pratiquement aucune chance de s’en sortir vainqueur, d’autant que Wolfgang n’était pas du genre à éprouver des scrupules ou à vouloir calmer le jeu avant que les choses n’aillent trop loin. Il n’éprouvait aucune honte à avoir gagner ce combat complètement déloyal, le gars allongé par terre n’était ni un lycan, ni un chasseur encore moins un vampire, à son odeur il semblait humain, peut-être une futur goule ou un calice, peu importait, il l’avait provoqué et Wolfgang lui était tombé dessus comme la misère sur le monde. En le mettant K.O. le lycan éprouva de la satisfaction, même si ce n’était pas un combat digne de ce nom, ça avait eut le mérite de calmer sa colère et sa frustration. Ses nerfs venaient de reprendre un rythme normal, et son cerveau lui envoyait de l’endorphine pour le remercier. Il s’avança vers Ludvik le sourire aux lèvres. Il n’y avait, à ses yeux, rien de tel qu’une bonne vieille bagarre de bar pour se détendre. Wolfgang n’était pas monsieur tout le monde, il n’éprouvait aucun plaisir à regarder un film à la télé, excepté quelques vieux films de gangster en noir et blanc, il n’aimait pas particulièrement aller dans des soirées pour discuter de tout et de rien, autrement dit ses loisirs ne ressemblaient pas vraiment à ceux habituels. Imaginez une seconde le chasseur collectionner des timbres, ridicule, hein ? Le chasseur préférait collectionner les bleus et les cicatrices. « Parle pour toi ; moi, je ne me considère pas comme une brute sanguinaire. » Wolfgang haussa les épaules. En matière de critique, on lui avait sorti bien pire, et pour le coup, le chasseur lycanthrope aurait presque prit la remarque de son collègue pour un compliment. Il jeta un coup d’œil à Ludvik et remarqua que ce dernier ne semblait même pas un tout petit peu content d’avoir régler son compte à ces deux enfoirés de la première espèce. Wolfgang demeura quelques secondes scotché sur le visage de Ludvik, étonné de ce qu’il venait de remarqué. Il avait bien vu que le jeune chasseur n’était pas un bout en train, mais n’importe quel mec se sent normalement en joie lorsqu’il vient de remporté un combat. Ludvik lui, semblait blasé. C’était ça le mot. Wolfgang n’en revenait pas mais ne fit pas la moindre remarque à ce sujet, se contentant de regarder devant lui en tâtant ses poches pour chercher son paquet de clope. Il n’y était plus. Regardant autour de lui, il s’aperçut qu’il était tombé au cours de la bagarre. Il rebroussa chemin d’un pas pour récupéré le paquet, l’essuyé contre son jean et revient vers Ludvik. « De toute façon, ils étaient ridicules, poursuivit-il, du mépris dans la voix. Ils cherchaient les ennuis, ils les ont trouvé. Après, si cela les amuse de se faire défoncer, c'est leur problème. » Wolfgang ne pouvait qu’approuver la remarque de son partenaire social pour la soirée, même s’il sentait une certaine amertume dans la voix de Ludvik, un certain agacement aussi, comme si ce genre de comportement à répétition l’agaçait superbement. Pour le coup, Wolfgang comprenait. S’il n’éprouvait pas autant de joie à participer à des bagarres qu’il n’a pas lui-même déclancher, ce qui généralement lui vaut le renvoie de ses bars préférés, il serait lui aussi tout autant méprisant. « Amen mon frère. » répondit-il avec amusement.

Le combat si court fut-il avait fait courir le sang plus vite dans les veines du chasseur, ses joues étaient légèrement roses, et son souffle un peu court, sa peau était brûlante, et il se sentait une énergie d’enfer. Wolfgang avait presque envie de ratisser toute la ville pour dénicher un petit vampire à tuer tant ce combat n’avait fait que lui ouvrir l’appétit, mais à la vue de la mine de son camarade et des remarques qu’il venait de faire, Wolfgang supposa que son collègue ne serait pas partant pour une chasse. « Bon, que dirais-tu qu'on entre ? Je suis quand même venu pour ça, tu sais. Et puis, avec ces deux mecs allongés sur le sol, on risque d'avoir de légers ennuis. » Cela répondait assez bien à sa question, enfin, plus ou moins. Wolfgang avisa la porte du bar ouverte qu’un couple qui semblait passablement ivre franchissait. La femme riait fort, à gorge déployée, et l’homme la contemplait comme s’il allait en faire son repas. Wolfgang observa l’homme attentivement. Un teint blême, les lèvres serrées mais bleutés, et un regard d’un vrai diable. Il puait le vampire à des kilomètres, mais en franchissant le seuil du bar, il venait de se mettre en sécurité sans le savoir. Les combats étaient strictement interdits dans l’enceinte du bar, d’où la présence de ce vigile qui contrôlait les entrées, et tout particulièrement fouillait les chasseurs, bien que personne n’échappe à la fouille. « Pourquoi pas, à défaut d’un vampire à empaler, je me ferais bien un petit cognac. » répondit Wolfgang avec un laps de temps de retard. Le couple était à présent entré et d’autres personnes se massaient devant l’entrée, tout un groupe de jeunes gens qui parlaient très fort et très vite. « A mon avis, avec le monde de ce soir, personne ne va les remarquer avant un moment, et ils se seront relever depuis. » ajouta Wolfgang en jetant un regard aux deux mecs sur le sol. Ils n’étaient pas en très bon état, mais rien de très grave. Le lycan n’y était pas allé très fort, et n’avait pas entendu d’os craquer sous ses poings. Il doutait que Ludvik ai été plus loin que lui. Ce dernier avait semblé si calme durant tout le combat, comme s’ils étaient simplement en train de discuter autour d’un verre. Wolfgang lui envia son sang froid durant un instant, puis il huma l’air. Ca sentait le vampire, le lycan, et d’autres odeurs moins agréables. Le chasseur s’avança néanmoins vers la porte. Le groupe visiblement attendait quelqu’un, ils purent donc passer d’abord. « Donnez-moi vos armes messieurs, que je n’ai pas besoin de vous fouiller. » fit le videur à la porte. Wolfgang fit une grimace. « Manquerait plus qu’ils installent un détecteur de métaux. » fit remarqué le chasseur à son camarade.

HS: désolé du retard.



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Sam 14 Avr - 19:17

Face à la remarque de Wolfgang, Ludvík ne put s'empêcher de grimacer. Oui, bien sûr, un vampire, un cognac, c'était du pareil au même... Les deux avaient un point commun : c'était deux maux que Ludvík évitait et dont il se souciait peu. Il reconnaissait bien sûr la nature maléfique des vampires et l'effet ravageur de l'alcool, mais dans la vie, il fallait se choisir des priorités. Et les siennes, c'était les loup-garous... encore que, vu que Wolfgang était aussi un lycanthrope, c'était le genre de remarques que Ludvík préférait éviter. De toute façon, il ne pouvait pas dire qu'il aimait ça, lui. Il supportait cela, parce que c'était sa mission, mais il ne fallait pas lui en demander trop. Il avait de l'honneur et le sens du devoir, mais rien ne l'obligeait à aimer ce qu'il faisait. C'était un drôle de fanatique que ce Ludvík, le genre qui est incapable de concevoir une autre vie, persuadé de faire le bien, tout en détestant ses méthodes. Il se demandait si Wolfgang avait pleinement conscience de sa folie. Ludvík n'était pas sans ignorer qu'il n'allait pas particulièrement bien dans sa tête, même s'il ignorait à quel point c'était vrai. Et puis, en tant que créature d'ombre, il considérait cela comme naturel. Il n'aurait plus manqué qu'il ait toute sa tête, et voilà qu'il serait à même de conquérir le monde. Il fallait être fou pour aimer se bagarrer, fou pour aimer tuer, fou pour faire tant de mal aux autres. Lui était clairement dans la troisième catégorie, malgré toute sa bonne volonté, ou plutôt à cause d'elle.
    « Si tu le dis, répondit placidement Ludvík. Je n'ai pas l'habitude des bagarres avec les ivrognes. »
Il ne pouvait s'empêcher d'être légèrement accusateur envers Wolfgang. Il était véritablement choqué - mais non surpris - de voir à quel point son interlocuteur était un être de violence. Au fond, il n'aidait pas vraiment Ludvík, puisqu'il lui montrait qu'il avait raison de se méfier des loups. Mais bon, il devait reconnaître que c'était un avantage d'avoir Wolfgang de son côté. Lui, il n'était sans doute pas totalement dépendant de ses runes pour se défendre, contrairement à Ludvík. Peut-être était-ce pour cela qu'il n'aimait pas se battre. Il avait conscience d'être aussi faible qu'un nouveau né, au fond.
Le videur leur demanda de laisser leurs armes à l'entrée. Visiblement, cela ne plut pas à Wolfgang. L'idée du détecteur de métaux, toutefois, plut bien à Ludvík. Il se dit qu'il devrait peut-être en installer devant sa porte d'entrée, ce serait fort utile pour être le seul armé. Mais bon, ça devait coûter trop cher pour sa bourse. Si Wolfgang n'avait pas l'air enthousiaste à l'idée de se délester de ses armes, on ne pouvait pas dire que cela plaisait plus à Ludvík. Une horde de proies plus fortes que lui l'attendait, et il était incapable de leur régler leur compte, comme elles le méritaient. Mais bon, du moment que personne ne venait l'embêter, il n'avait aucun problème à se tenir à carreaux. Il n'était pas une bête sauvage, tout de même.
    « Bonne idée, tiens, répondit Ludvík d'un ton sérieux. Ce serait d'autant mieux pour assurer la sécurité de l'établissement, n'est-ce-pas ? »
Il adressa un sourire au videur, ayant l'impression qu'il cherchait à l'acheter. En fait, pas du tout, il n'en avait rien à faire, n'aimait pas l'idée d'être sans armes ou de se faire fouiller. Pour ne pas risquer un contact avec le videur, il se dépêcha de lui tendre son cran d'arrêt. L'arme était dérisoire, et c'était bien pour cela qu'il l'avait prise. Son sourire s'élargit ensuite, il tendit les mains pour bien montrer qu'il ne portait rien de plus. Il laissa de son côté Wolfgang faire ce qu'il devait faire.
    « Ne râle pas, mon cher ami, fit-il d'un ton railleur. Je t'ai vu te battre, je t'assure que tu n'as pas à t'en faire. D'ailleurs, c'est plutôt moi qui ai besoin d'être protégé, là. »
Le ton était assez léger. Ludvík ne s'offusquait pas vraiment de sa faiblesse, à vrai dire. Il attendit le loup-garou, puis il lui fit signe de lui emboîter le pas. L'ambiance dans le cabaret était assez lourde, et le jeune homme plissa vite les yeux. Il sentait ses victimes, ses pairs et ses ennemis tout autour de lui, de sorte qu'il ne se sentait pas très à l'aise. Sans s'en rendre compte, il se rapprocha de Wolfgang, comme si la proximité physique pouvait constituer une barrière contre le mal. Il avait oublié à quel point c'était désagréable pour lui d'aller au Seuil ; il détestait être aussi vulnérable, il détestait cet endroit tout court. Wolfgang, que pourtant il considérait avec une part d'inimitié certaine, lui paraissait très sympathique en ce soir. Ludvík n'aurait jamais cru qu'il aurait pu se sentir si proche d'un chasseur d'ombre, encore moins d'un lycan, alors que d'habitude, il les chassait. L'homme n'était peut-être pas foncièrement mauvais... mais un peu tout de même, comme lui, parce qu'il n'était pas humain. En tout cas, peu importait ce que pensait Ludvík, ses convictions profondes n'intervenaient plus vraiment. Ludvík ne réagissait pas de la même façon. Spontanément, il ne considérait pas vraiment Wolfgang comme un danger pour lui, mais plutôt comme un allié. C'était très étrange, mais il comprit soudain qu'il recherchait ce soir son soutien. La pensée eut le don de l'assombrir. Comment pouvait-il avoir envie de s'appuyer sur quelqu'un comme lui ? Tout lui disait que c'était une mauvaise chose, qu'il ne pouvait pas lui faire confiance. Mais voilà, le naturel s'exprimait, et spontanément, il découvrit que depuis la bagarre, il faisait en quelque sorte confiance à Wolfgang. Parce que le lycanthrope et lui avaient partagé une expérience profonde et difficile, quelque chose qui ne pouvait que rapprocher deux personnes. Le combat physique avait été une clé. En acceptant de prendre Wolfgang pour allié, Ludvík n'avait pas du tout pensé qu'il allait être complètement chamboulé. Ses idéaux avaient sans doute une limite, et cela, c'était la première fois que Ludvík l'appréhendait. Cela lui fit profondément peur, et il frissonna malgré la chaleur du lieu. Sans doute avait-il blêmi en comprenant qu'il avait enclenché quelque chose qu'il ne pouvait plus arrêter. Il n'allait pas forcément changer, mais il allait être amener à se contredire. Et donc, à arriver au désespoir le plus complet.
Il grogna.
    « Je n'aurais jamais dû me battre avec toi, Wolfgang, marmonna-t-il, de très mauvaise humeur. C'est contraire à ce que je suis censé faire. Pour le coup, tu pourrais me payer un verre. »
N'importe qui aurait pu remarquer que Ludvík était soudainement bouleversé. Cela contrastait fortement avec le calme qu'il avait gardé jusque là. La prise de conscience qui avait été sienne à cet instant le troublait tant qu'il s'en rendait presque malade. Ludvík ne vivait que pour ses idéaux. Si on les lui enlevait, il avait autant mourir tout de suite. Le regard qui se posait sur Wolfgang comprenait un mélange étrange de peur, de respect et de confiance. Comment une simple personne pouvait changer la donne. Si ça continuait comme ça, Ludvík allait même finir par donner le nom de la femme qui ressemblait à celle de la photographie.
Frissonnant de nouveau, il se laissa tomber sur une banquette confortable, la table étant encore vide. Il attendit que Wolfgang s'assoit avant de reprendre la parole. Son regard n'avait pas quitté son interlocuteur. Ludvík savait que le moment était crucial. Peut-être que Wolfgang ne se rendait pas vraiment compte de ce qui se passait, mais il pouvait au moins comprendre que Ludvík n'était pas dans son état normal. Le Tchèque avait l'impression d'être un fantôme. Il perdait totalement le contrôle de ses impressions, de ses envies, de sorte que le réel lui paraissait terne. Il ne savait pas comment y prendre prise. Il lui semblait que, s'il se levait, il pourrait flotter dans ce monde sans y rencontrer d'obstacles. Lorsqu'il ouvrit la bouche, il sentit que ses lèvres tremblaient.
    « Tu as dû être un sorcier dans une autre vie, Wolfgang, fit-il d'une voix faible. Je me demande quel sort tu m'as bien jeté. »
Au fond, ce sortilège, c'était seulement la confiance. Mais Ludvík était si solitaire, et si loin de ses proches, et il ne savait plus ce qu'était que ce doux sentiment.


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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Dim 22 Avr - 16:49

Rien de tel, estimait le lycan qu’une bonne bagarre pour se mettre en chauffe, et quoi de mieux que la tournée des bars pour se trouver une telle chose ? Evidemment, il n’était pas dingue au point de se rendre dans les bars pour cette unique raison, mais il était assez clairvoyant sur lui-même pour savoir que c’était autant l’ivresse que les bagarres qu’il y cherchait. C’était peut-être sa nature douteuse de chasseur et de lycan qui le poussait à autant de violence, mais Wolfgang ne se leurrait pas sur le sujet, la source de tant de violence était la colère qu’il avait dans son cœur. De par son éducation, il ne pouvait souffrir d’être à la fois un chasseur et à la fois une créature d’ombre, sa dualité scindait son être en deux et provoquait sa colère. Ne pouvant en vouloir à sa mère, la pauvre était morte et avait déjà bien assez souffert, ne pouvant en vouloir à son père qu’il ne connaissait et dont il ignorait tout si ce n’est ce que lui avait conté son oncle, bien assez pour le haïr il est vrai, mais c’était le dieu stupide qui avait fait de lui ce qu’il était qu’il détestait, ce monde qui pouvait admettre une telle aberration qu’il abhorrait de tout son être. C’était cette même conscience de ses propres défauts et démons intérieurs qui le poussait à faire ces remarques tout à fait douteuse à Ludvik. Ce dernier répliqua  d’un ton qui en disait long sur ce qu’il en pensait : « Si tu le dis. Je n'ai pas l'habitude des bagarres avec les ivrognes. » Wolfgang sentait le reproche autant dans le ton, la phrase, les mots choisis que le regard que lui adressa son collègue. Visiblement tant de violence ne lui plaisait pas, chose assez inhabituelle pour un chasseur d’ombre. Ces derniers vivaient pour les combats, et peu importe s’ils étaient pacifistes ou pas, s’ils rêvaient d’un autre monde, ils demeuraient tous très réalistes sur leur nature propre et leur propre besoin de violence. A l’instar des mages qui ne se sentent pas bien sans leur dose de magie et de rituels, les chasseurs d’ombres avaient besoin de se battre. « Hum. » répondit le lycan d’un haussement d’épaule. Qu’ajouter d’autre ? Il était ainsi, bagarreur, belliqueux et ce n’était pas maintenant qu’il allait changer. Entre nous, il avait bien d’autres tares autrement plus délicates à avouer et à assumer. Quand à pousser Ludvik à aimer ça, non, il n’était pas dans la nature de Wolfgang à tenter de faire changer les gens. Il pensait d’ailleurs qu’on ne pouvait changer, autant qu’on le désirait, autant qu’on pouvait le tenter, fatalement le naturelle reviendrait. Et puis, il fallait être autrement orgueilleux pour penser être suffisamment meilleur pour changer les autres.

Evidemment, il fallut affronter à nouveau le videur qui avait assisté à toute la scène sans même chercher à séparer qui que ce soit, c’était le genre de boulot où il valait mieux rester à sa place et ne pas chercher plus les emmerdes que ça. Surtout avec la clientèle des lieux. Wolfgang eut beau râler, cela ne changea rien à l’affaire, au moins Ludvik semblait aussi ennuyer que lui, ce qui rassura le chasseur qui commençait à se demander si son camarade d’infortune n’était pas un pacifiste finit, un de ces idéalistes qui pensaient qu’il fallait arrêter de se battre, et faire la paix une bonne fois pour toute. Pourquoi pas révéler aussi aux humains l’existence du surnaturel pendant qu’on y est ? Wolfgang plaisanta en disant qu’heureusement il n’y avait pas de détecteur de métaux, la plaisanterie était pas si loin de la vérité, car il y avait toujours des armes qu’il parvenait à conserver sur lui. De celles trop petites qu’on pouvait aisément cachées. « Bonne idée, tiens, répondit Ludvík d'un ton sérieux. Ce serait d'autant mieux pour assurer la sécurité de l'établissement, n'est-ce-pas ? » Wolfgang le foudroya du regard. « Bien sûr, et pourquoi pas installer un scanner aussi pendant qu’on y est ? » Ludvik tendit son cran d’arrêt. Le videur lui fit un regard qui voulait dire ‘t’as que ça sur toi ?’ car il était habitué aux chasseurs possédant au moins quatre armes sur eux, mais Ludvik adopta une pose qui montrait clairement qu’il n’avait rien d’autre. Wolfgang lui mit plus de temps à se décharger de ses armes, entre ses couteaux et ses armes à feu, il n’était pas armé jusqu’au dent, mais presque. Normal, il chassait généralement des vampires connus pour commettre massacre sur massacre, avec eux, il fallait réussir à les maintenir suffisamment éloigné si on ne voulait pas finir en dîner. « Ne râle pas, mon cher ami, fit-il d'un ton railleur. Je t'ai vu te battre, je t'assure que tu n'as pas à t'en faire. D'ailleurs, c'est plutôt moi qui ai besoin d'être protégé, là. » Wolfgang secoua la tête, Ludvik semblait être quelqu’un de raisonnable qui devait sans doute réfléchir bien plus que lui avait d’aller affronter un ennemi. « Ce n’était que deux lascars sans véritables pouvoirs. Et ici, on devrait être tranquille, les combats sont interdits. » C’était vrai, chaque année la réglementation des lieux s’intensifiait. Et il le fallait bien étant donné la clientèle.

On pouvait trouver de tout ici, des vampires qui venaient s’amuser, aux lycans qui sortaient forcément en meute, en passant par des chasseurs et des sorciers. Il y avait de quoi créer des incidents diplomatique en réunissant autant d’ennemis naturels, mais les propriétaires veillaient au grain. C’était l’un des rares endroits où n’importe quelle créature surnaturelle n’avait pas à se cacher et à jouer les humains. Tout le monde souhaitait préservé cet endroit, mais quand l’alcool coulait à flot, la raison se perdait en chemin. Wolfgang, naturellement, détailla les clients du lieu, calculant mentalement le nombre de vampire, leur position, leur âge et à peu près leur puissance. Aucun véritable ennemi à ses yeux, mais on n’était jamais à l’abri d’une mauvaise surprise. Il fut étonné en entendant Ludvik grogner, de constater que ce dernier le collait presque. « Je n'aurais jamais dû me battre avec toi, Wolfgang. C'est contraire à ce que je suis censé faire. Pour le coup, tu pourrais me payer un verre. » Le lycan était étonné de sentir autant de mauvaise humeur dans la voix de son collaborateur, mais ne s’en formalisa pas. Ce n’était pas la première fois qu’un chasseur d’ombre regrettait de se trouver en sa compagnie. S’il devait se vexer à chaque fois, il finirait par ne plus sortir de sa tanière. Il haussa les épaules. « Vendu. » Ils gagnèrent une banquette de libre ce qui était rare à cette heure de la nuit où tous étaient de sorti, vers deux heures du mat, il ne restait pratiquement plus que les vampires et certains chasseurs. Il s’assit et réalisa à quel point Ludvik semblait pas dans son assiette. On aurait dit qu’il avait vu un fantôme. Peut-être qu’il avait un problème avec l’alcool ou avec la violence, ou avec les deux. Peu importait, Wolfgang n’était pas du genre à chercher à comprendre les autres, il avait assez de problème sans s’en rajouter, et puis, il n’était guère de bon conseil. « Tu as dû être un sorcier dans une autre vie, Wolfgang. Je me demande quel sort tu m'as bien jeté. » Décidément, Ludvik semblait vraiment pas tourner sur la même planète que lui. Wolfgang ne sachant pas comment prendre cette remarque décida de commander et leva la main pour faire signe à une serveuse, humaine celle-ci. « Tout va bien Ludvik ? T’as pas vraiment l’air dans ton assiette. » Il aurait bien ajouter mon pote, mais il ça aurait été sans doute un peu trop familier. Il attendrait un verre ou deux avant de commencer avec les surnoms et autres choses dans le genre.

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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Dim 22 Avr - 20:44

Ludvík savait qu'il pouvait avoir l'air bizarre, étrange, voire clairement incompréhensible. Quel chasseur d'ombre acceptait de se promener avec juste un simple couteau en pleine rue, alors qu'il connaissait tous les dangers de la nuit, qu'il allait se rendre dans un lieu où il se sentait forcément vulnérable ? Quel chasseur d'ombre était capable de tenir un discours utopique et pacifiste, tout en le pensant réellement, et en étant en même temps membre de la Confrérie ? Quel chasseur d'ombre ne voyait aucun inconvénient à ce qu'on installât un détecteur de métaux et un scanner pour détecter les armes qui pourraient lui servir à se défendre contre plus fort que lui ? Ludvík savait qu'il était un peu un cas à part. En même temps, c'était sa propre société qui l'avait voulu ainsi. En le considérant comme un exilé, un banni qui n'avait pas voix au chapitre, l'Enclave l'avait voué à avoir une existence autre. Ce qui expliquait ses choix, ses idéaux qui étaient un peu étranges. Même dans sa propre famille, Ludvík et les siens passaient pour des marginaux. Il l'avait toujours su, cela ne l'avait pas réellement dérangé. Mais cela pouvait être lourd à porter, parfois. Il connaissait les regards suspicieux. Il savait à quel point les gens se méfiaient de ce qu'ils ne comprenaient pas. Il se voyait tout à fait comme une cible potentielle. Incapable de coller aux rangs de ceux qu'il ne se forçait à respecter que parce qu'ils étaient ses « frères ». Des frères qui, au vu de son nom, n'avaient pas envie de lui. Ludvík s'en fichait, peut-être. Il en détestait certains, il aimait et détestait les autres. Wolfgang, lui, aurait dû être entièrement détesté. Mais ce n'était pas si facile que cela. Ils avaient une alliance, même si jusque là, Ludvík avait toujours considéré cela comme un banal traité de non-agression, qu'il respectait parce qu'on lui avait appris à tenir parole. Pouvait-il, cependant, nier que les choses ne pouvaient pas être aussi simples ? Que Ludvík avait promis de se battre au côté de Wolfgang face au vampire qui avait provoqué leur rencontre ? Il n'aurait jamais dû prendre cela à la légère. Ou alors, il aurait dû se déclarer directement l'ennemi du lycanthrope. A présent, il était trop tard. Et il était face à Wolfgang.
Son compagnon d'infortune avait accepté de lui payer son verre. Ludvík n'avait pas pensé qu'il céderait aussi facilement, mais peut-être avait-il remarqué à son ton toute sa mauvaise humeur. Ludvík était presque furieux contre lui-même, à vrai dire. Furieux de ne pas être totalement maître de lui, de ne pas avoir de contrôler véritable sur ses sentiments et ses émotions. Il se redécouvrait un cœur qu'il avait pensé mort depuis des années, un cœur ouvert à des choses positives, comme l'amitié, l'estime ou l'entraide. Il y avait si longtemps que Ludvík ne savait plus faire autre chose que haïr. Il défendait des idéaux beaux, mais il ne pouvait pas les éprouver. Longtemps, il avait pensé qu'en tant que créature d'ombre, il ne pouvait pas s'ouvrir à la paix, à la beauté de l'univers. Il devait remplir une mission pour que d'autres puissent y avoir accès.
Wolfgang semblait presque inquiet de le voir ainsi. Il avait compris que Ludvík n'était pas dans son état normal. Le Tchèque avait pâli. Face à Wolfgang et à sa question, il se sentait extrêmement vulnérable. Il ne pouvait pas prétendre aller bien, voilà où était le problème. En même temps, s'il voulait lui expliquer ce qui n'allait pas chez lui, il lui faudrait avouer tant de choses. Pour comprendre totalement Ludvík, il fallait savoir deux choses. La blessure que cela représentait que d'être, en tant que Romanov, exclu de l'Enclave. Et le fanatisme brûlant qui l'habitait, le poussant même jusqu'à travailler pour la Confrérie. Ludvík était en équilibre instable, n'était pas sûr de savoir comment éviter la contradiction. Il ne connaissait que cela. Les contrastes étaient sa vie : contraste entre la paix qu'il adorait et la violence qu'il exerçait, contraste entre l'amour qu'il prônait et la haine qui l'habitait, contraste entre ses opinions comme Chasseur et ses actes comme membre de la Confrérie. Il était déjà difficilement « dans son assiette » en temps normal. Alors être confronté à quelque chose de nouveau, comme ce soir-là... c'était difficile.
    « Si, je vais bien, murmura-t-il doucement. Ne t'inquiète pas pour moi, Wolfgang. »
Une serveuse humaine - Ludvík n'y fit toutefois pas attention, bouleversé comme il l'était, et il n'y aurait pas plus réagi si elle avait été une lycanthrope - vient prendre leur commande. Ludvík se laissa tenter, commanda un cocktail de la maison - alcoolisé. Cela allait un peu contre ses habitudes, mais au point où il en était, on ne pouvait pas dire que cela changeait grand-chose. Quand elle fut partie, Ludvík tourna de nouveau les yeux vers Wolfgang. Le loup-garou paraissait si différent de lui, au fond. Pourtant, ils étaient là, tous les deux, à boire ensemble, et quelque chose d'étrange remuait le Tchèque. Il se mordit la lèvre, hésita, se ravisa, hésita de nouveau. Puis, il soupira longuement et, baissant les yeux vers sa main, qui parcourait la table en dessinant de délicats arabesques, il décida de se lancer.
    « Non, en fait, c'est plus compliqué que cela... Je suis là, avec toi, comme si de rien n'était, comme si on n'était pas des ennemis potentiels qui pourraient se jeter à la gorge de l'autre si on ne s'était pas engagé à le faire. Enfin, toi, je ne sais pas, mais moi, sans quelques circonstances exceptionnelles, je me serais déjà attaqué à toi. »
Il était toujours difficile d'avouer à quelqu'un que, si on n'était pas lié par sa parole, on aurait déjà tenté de le tuer. Même si Ludvík était persuadé qu'il n'aurait pas réussi. Il avait assez vu Wolfgang pour comprendre qu'ils n'étaient pas taillés dans le même bois. Ludvík était peut-être moins impulsif, réfléchissait plus, mais c'était parce que seule sa tête pouvait encore le sauver. Sa tête, et ses précieuses runes. Il ne parvenait toujours pas à regarder Wolfgang. Les mots, quand il les prononçait, lui brûlait la gorge. Ludvík faisait des forts pour avoir l'air impassible, pour donner l'impression qu'il exprimait cela sans se laisser submerger par ses émotions, mais ce n'était pas aussi simple que cela. Il sentait que le contrôle lui glissait lentement des doigts, tellement lentement qu'il en voyait le déroulement, mais était incapable pour autant de l'arrêter. La serveuse revint avec les commandes. Ludvík empoigna son verre avec une pointe de violence et avala directement la première gorgée. En temps normal, il aurait répondu par un poli « merci », mais la politesse était si loin de ses préoccupations en cet instant fatidique. Il sentait que l'alcool passait à l'attaque, cherchant à abattre les défenses d'un Ludvík qui n'avait pas l'intention de les maintenir réellement. Cela ne l'aida pas pour autant à continuer sur sa voie. Il serra un peu plus fort son verre, comme pour se donner du courage.
    « Je passe mon temps à défendre la paix, l'amour et l'humanité. Et pourtant, je ne sais que haïr. Face à toi, même quand tu me tends la main, tout ce que je devrais penser, c'est que tu ne mérites pas de vivre. Oh, si ça peut te rassurer, je considère que moi non plus, je ne le mérite pas. Simplement, aucune personne plus forte que moi ne s'en est rendue compte. Ceux qui l'avaient compris n'avaient pas les moyens de faire aboutir ce projet. »
Sur la fin, son discours était devenu glacial, assez sec même, et Ludvík avait trouvé le courage de regarder Wolfgang en face pour le dire. Droit dans les yeux, le Tchèque expliquait à son interlocuteur qu'il ne se souciait absolument pas de sa propre vie. Seuls comptaient ses idéaux. Ou du moins, cela avait toujours été le cas jusque là. La donne se compliquait, Ludvík en prenait conscience. Il allait contre ses propres principes, ce qui était assez inacceptable. Une autre gorgée pour reprendre du courage. Là venait la partie la plus délicate. Celle où il devait expliquer la raison de son trouble. Pourquoi ces pensées initiales le torturaient en cet instant précis.
    « Ce que je viens de te dire, commenta Ludvík d'une voix radoucie, c'est ma philosophie. Ce qu'on m'a toujours appris à croire, si tu veux. Mais ça commence à se détacher un peu de la vie que je mène. Et par toi, aussi. »
Et ce n'était pas de la faute de Wolfgang s'il chamboulait Ludvík. Il ne pouvait pas savoir à quel point Ludvík était psychorigide et fanatique, au fond. Ludvík avait toujours cherché à cacher sa nature profonde ; voilà qu'il était servi. C'était de sa faute s'il pensait ainsi, s'il était incapable de se comporter comme il aurait dû le faire. Ludvík était passé en mode confidences et avait conscience que cela pouvait gêner Wolfgang. Il fallait qu'il le lui dise, si cela posait problème.
    « Tu es un lycanthrope, tu aimes la violence. Je devrais te haïr, et tout ce que je ressens en ce moment, c'est de la reconnaissance et un sentiment de proximité que je suis incapable de comprendre. J'ai l'impression... d'avoir fait de toi mon allié, sans vraiment savoir comment j'ai fait ça. Ça va contre ce que je suis censé respecter, et pourtant, je ressens tout cela naturellement. Ah, c'est difficile à expliquer, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire ? »
Ludvík regardait presque Wolfgang avec angoisse, à présent, tant sa volonté d'être compris, non comme un monstre incompréhensible qui se jouait des autres, mais comme un homme confronté à des idéaux qui vont contre ses actes, était grande. Il avait peur d'avoir été trop sincère, que Wolfgang s'offusque de sa manière d'être, des idées qu'il avait toujours défendues. Peut-être cela n'avait-il pas été prudent. Son visage s'assombrit encore plus lorsqu'une pensée nouvelle lui vint à l'esprit. Dépité, il baissa la tête.
    « J'avais oublié. Tu es de l'Enclave, en fait... »
Enclave haïe, détestée, abhorrée. Cela n'arrangeait pas les affaires de Ludvík si en plus, il se tournait vers quelqu'un qui devrait être son ennemi. Pourquoi Wolfgang faisait-il partie de cette stupide organisation ? Et pourquoi c'était lui qui avait réussi à faire bouger Ludvík de ses opinions inflexibles ? Le jeune homme se sentait complètement perdu, à la merci de celui à qui il venait de tout avouer.
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Mer 2 Mai - 16:55

Le chasseur à moitié lycanthrope ne se faisait aucune illusion. Quelles étaient les chances pour que lui et Ludvik puissent être un jour ami ? A priori, aucune. La plupart des chasseurs d’ombre considérait Wolfgang comme un monstre, bien sûr ils ne le disaient pas ouvertement, mais cela se sentait à leur expression, à leur manière de parler de lui, à leur manière de se comporter en sa présence, il savait qu’il leur inspirait au mieux du dégoût. A travers Aaron, il avait compris que certains chasseurs voulaient carrément lui faire la peau, visiblement ils officiaient en dehors de l’enclave. Ce qui lui sauvait la vie ? Le fait de bosser justement pour l’Enclave, ça lui évitait de se ramasser des combats toutes les semaines, de devoir se battre contre d’autres chasseurs d’ombre. Mais, même s’il avait ce statut plus ou moins protecteur, il savait très bien ce qu’il en était. Les autres chasseurs ne pouvaient pas l’encaisser, voilà pourquoi il n’avait jamais eut le moindre ami au sein de l’Enclave et même au dehors. Pas même une simple connaissance qui ne lui voulait aucun mal et le considérait comme son égal. Les autres chasseurs préféraient tout simplement l’éviter, et il s’en satisfaisait pleinement. Il était mieux tout seul. C’était ainsi qu’il avait réglementé sa vie. La solitude ne vous trahissait pas, elle n’attendait rien de vous, elle n’espérait pas que vous puissiez changé, qu’il puisse y avoir quelque chose de bon en vous, elle était simplement là, l’unique amie. Mais, durant un bref instant, alors qu’ils combattaient ces deux lascars, il avait eut l’illusion que les choses pourraient changer, qu’il pourrait avoir confiance enfin en quelqu’un d’autre, en un autre chasseur d’ombre. Leur relation ne lui avait jamais suggéré une telle chose, et après tout, un pacte de non agression c’était déjà bien mieux que tout ce qu’il avait pu obtenir des autres chasseurs, alors pourquoi s’en plaindre ? Oh il ne s’en plaignait pas, mais durant quelques minutes, il y aurait presque cru. Et puis soudainement, ce fut comme si l’illusion se dissipait. Ludvik râlait dans son dos, et il fut clair et manifeste soudainement que le chasseur n’avait aucune envie de se coltiner un lycan doublé d’un chasseur dans son camp, sans parler du caractère de connard finit qui était celui de Wolfgang. Oh il avait bien eut conscience que tôt ou tard, Ludvik se rangerait à l’avis de ses camarades, mais… oh et puis zut, qu’est-ce qu’il s’imaginait-il donc ? Qu’ils allaient boire des coups ensemble en discutant leurs scores, parlant de leur prochaine cible, à s’échanger des tuyaux ? Mais dans quel monde s’imaginait-il ? Il fallait à un moment redescendre sur terre même si c’était un peu rude. Il ouvrit les yeux devant la table où ils s’étaient installés. Ludvik lui sorti cette étrange phrase qu’il ne comprit pas, si c’était de l’ironie, il ne savait pas quel sens lui donner, alors il préféra passer commande. Au moins sur ce plan là, on pouvait être certain de ce qu’on allait récolter. Il leva la main et la serveuse s’avança.

Par politesse, peut-être, il demanda à son collègue s’il allait bien. En réalité, ça ressemblait probablement à une simple politesse, mais Wolfgang se sentait soudainement nerveux sans pouvoir se l’expliquer. Le changement d’attitude de Ludvik le perturbait. Il pensait commencer à comprendre le fonctionnement du chasseur et s’apercevant qu’il n’en était rien, il devenait inquiet. Malgré son comportement impulsif, Wolfgang aimait savoir à quoi s’en tenir avec les gens, et n’aimait guère les surprises. Ludvik lui en avait réservé une belle. Non seulement il avait une mine de déterrer, mais en plus il parlait étrangement avec des phrases qui n’avaient pour lui aucun sens, et non, il n’aimait pas ça, il détestait lorsque les choses lui échappaient et ne faisaient plus sens en lui. « Si, je vais bien. Ne t'inquiète pas pour moi, Wolfgang. » Sa voix n’étant qu’un murmure, le lycanthrope doutait que ce soit bien la vérité, en fait, tout dans l’attitude du chasseur lui disait qu’il venait de lui sortir un beau mensonge, comme on en sort souvent lorsqu’on a pas envie de discuter de justement ce qu’il va pas, ou lorsqu’on est pas capable d’accepter de l’aide alors qu’on est en train de se noyer. Ludvik semblait appartenir à la deuxième option, mais Wolfgang n’avait pas de cape rouge et la serveuse finit par rejoindre leur table. Ludvik commanda un cocktail tandis que Wolfgang choisit un verre de whisky qui était son poison habituel. Il n’avait rien contre le rhum ou la vodka, mais seul le whisky avait un goût suffisamment prononcé selon ses papilles et un effet assez assommant tout en provoquant une certaine dose d’énergie bienvenue. La serveuse repartie, et Wolfgang examina Ludvik d’un œil circonspect. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’avait pas cru une seule seconde ce que venait de lui sortir le chasseur. Ce dernier semblait hésiter. « Non, en fait, c'est plus compliqué que cela... Je suis là, avec toi, comme si de rien n'était, comme si on n'était pas des ennemis potentiels qui pourraient se jeter à la gorge l’un de l'autre si on ne s'était pas engagé à le faire. Enfin, toi, je ne sais pas, mais moi, sans quelques circonstances exceptionnelles, je me serais déjà attaqué à toi. » Wolfgang arqua un sourcil, au moins Ludvik était honnête, ce qui n’était pas le cas de la moitié des chasseurs qu’il avait croisé. « T’inquiète, je crois que t’es pas le seul chasseur d’ombre a qui l’idée à traversé l’esprit. » le rassura Wolfgang bien qu’en réalité, il n’évoquait que les faits. Il devait avouer que néanmoins, le comportement de Ludvik était inquiétant. Ce dernier n’osait toujours pas le regarder dans les yeux, préférant se perdre dans la contemplation de la table et des dessins formés par l’humidité laissée par les verres. La serveuse apporta les commandes, alors que Wolfgang la gratifiait d’un « merci », Ludvik lui engloutissait son verre, si bien que Wolfgang cru bien qu’il allait le boire cul sec. « Je passe mon temps à défendre la paix, l'amour et l'humanité. Et pourtant, je ne sais que haïr. Face à toi, même quand tu me tends la main, tout ce que je devrais penser, c'est que tu ne mérites pas de vivre. Oh, si ça peut te rassurer, je considère que moi non plus, je ne le mérite pas. Simplement, aucune personne plus forte que moi ne s'en est rendue compte. Ceux qui l'avaient compris n'avaient pas les moyens de faire aboutir ce projet. » Durant un bref instant, Wolfgang contempla le chasseur éberlué ne sachant pas trop quoi en penser. Il aurait cru dans un premier temps avoir à faire à l’un de ces conservateurs, quoi que, bon nombre de chasseurs voudraient le voir mort rien que par sa nature de lycan, et Ludvik n’était certes pas le premier à y songer, mais la suite l’étonna, car Ludvik semblait en vérité salement perturbé. Un pacifique qui se voyait en monstre ? Eh bien il n’y connaissait rien en paix mais en terme de malédiction de soi-même, ça en revanche, il pouvait bien l’accueillir dans son petit club très sélect de ceux qui se haïssait mais pas assez pour se tirer une balle.

« Ce que je viens de te dire, c'est ma philosophie. Ce qu'on m'a toujours appris à croire, si tu veux. Mais ça commence à se détacher un peu de la vie que je mène. Et par toi, aussi. » A présent, le chasseur regardait Wolfgang droit dans les yeux, et si son ton était acerbe et froid, tranchant comme la lame d’un poignard, le lycan devait bien avouer qu’il commençait à mieux comprendre. Même si cela n’expliquait pas encore tout, il devinait que ce que le chasseur tentait de lui avouer à demi mot, c’est que pour lui aussi l’amitié lui avait semblé possible, et qu’il avait lui aussi du mal à croire à cette illusion à moins qu’elle n’aille vraiment à l’encontre de ses idéaux. Wolfgang sentait qu’il valait mieux qu’il laisse l’autre finir ses confidences qui avaient l’air de lui peser terriblement. Aussi se contenta-t-il d’écouter, quelque chose dont il était rarement capable. [color:a56a= cadetblue]« Tu es un lycanthrope, tu aimes la violence. Je devrais te haïr, et tout ce que je ressens en ce moment, c'est de la reconnaissance et un sentiment de proximité que je suis incapable de comprendre. J'ai l'impression... d'avoir fait de toi mon allié, sans vraiment savoir comment j'ai fait ça. Ça va contre ce que je suis censé respecter, et pourtant, je ressens tout cela naturellement. Ah, c'est difficile à expliquer, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire ? » Wolfgang ne savait pas ce que c’était des idéaux, il n’en avait jamais eut, ce que son oncle lui avait inculqué était qu’une bonne créature d’ombre était une créature morte, lui avait rectifié le tir en choisissant de se concentré sur les vampires. Il avait fait de l’alcool son temple, de la violence son sacerdoce, et de la drogue sa prière. En revanche, d’une certaine manière, assez curieuse, il comprenait. Lui avait simplement du mal à faire confiance, parce qu’il était habitué à devoir la jouer solo, parce qu’il savait que sa nature ne lui permettait pas d’avoir une place parmi les chasseurs ni parmi les lycans, mais il avait lui aussi cette curieuse sensation qu’il avait trouvé en Ludvik un allié. Aussi, il hocha la tête, de haut en bas, oui, il comprenait. « J'avais oublié. Tu es de l'Enclave, en fait... » Cette remarque fit hausser un sourcil à Wolfgang. S’il comprenait dans une certaine mesure le discourt précédent, cette phrase en revanche, à la manière dont elle était prononcé le surprenait. Ludvik haïssait-il autant l’Enclave pour employer un tel ton, comme si c’était une tare d’en faire parti. « Pourquoi tu fais parti de la confrérie ? » plaisanta Wolfgang en attrapant son verre et l’engloutissant. Il reposa le verre vide sur la table. « Écoute, des chasseurs qui veulent me faire la peau, j’en ai croisé. T’inquiète, en matière de détestation de soi-même, je crois remporter les championnats. Si tu estime que tu mérite pas de vivre, j’comprends bien ce que tu penses de moi. » finit-il par dire bien conscient qu’il en dévoilait beaucoup plus à son sujet qu’il n’en disait jamais, mais Ludvik venait de lui faire de sacré révélation, la moindre des choses était de se montrer équitable. Et puis, curieusement, pour une fois, il n’en avait pas complètement rien à foutre du type assis en face de lui. C’était étrange qu’il fasse autant confiance à un chasseur qui venait de lui avouer qu’il aurait dû le tuer. « Mais sache que, dans la vie, on choisit pas ses alliés pas plus que ses combats. » Il planta ses prunelles dans celle de Ludvik. « Notre pacte tient toujours. Et je suis heureux qu’on l’est passé. »



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Ven 4 Mai - 21:47

La peur était un sentiment si banal, si commun. On en ferait des chapitres entiers, des livres complets, basés sur cette simple donnée, si universelle et si personnelle à la fois. Elle en devient presque dépassée, à vrai dire, tant elle surgit à des moments si conventionnels. Et pourtant, la peur était devenue si absente de certains de nos héros... nos héros, à vrai dire, et non ceux des autres. Pourquoi refusait-on d'avouer sa peur, de la transmettre à ceux qu'on aimait, quand on ne se privait pas pour les autres ? Elle était le lieu commun, inscrite depuis la naissance dans notre existence. Nos peurs les plus profondes sont noires, emplies d'angoisse. Pour Ludvík, la donne était différente. Il vivait avec la peur tous les jours. Peur de ne pas réussir, peur de ses choix - peur de la mort, aussi, la sienne autant que les autres, car l'inconnu était aussi noir que le cœur d'une créature d'ombre. A force, bien sûr, il s'en était accommodé. Il savait faire preuve du courage, cette vraie bravoure de celui qui surmonte son effroi, et accomplit son devoir. Voilà où en était Ludvík, habituellement. Mais les confessions, l'alcool, la présence dans le Seuil, la proximité avec l'ombre, voilà qui était trop. Il pouvait le supporter, mais l'angoisse lui étreignait allègrement le cœur. Si vulnérable, enfoncé dans son siège, maladif buvant l'amertume de sa vie et un cocktail trop alcoolisé pour lui, le chasseur avait à cet instant le visage d'un mort en sursis, confronté à l'échafaud. Il était presque désagréable d'être en face de Wolfgang. Il fallait être honnête : il n'était pas celui qu'il aurait choisi pour faire une confession. En fait, il n'aurait même choisi personne, parce qu'au fond, il n'était pas réellement prêt. Mais il avait fallu le peur, car le moment s'était imposé à lui, et il ne pouvait pas réellement s'y opposer. S'il avait menti à Wolfgang, il n'aurait fait qu'aggraver son propre cas. Son esprit aurait été empli de questions, son malaise vis-à-vis du loup-garou n'aurait pas cessé d'augmenter. Et sa situation aurait pu être pire - il aurait pu avouer tous ses plus noirs secrets. Pourtant, même dans sa peur, Ludvík se contrôlait encore un peu. Il arrivait encore à garder un visage plus ou moins décent, sans pouvoir sourire, presque au bord des larmes au fond, le cœur battant et les yeux exorbités, certes. Mais avec des traces de dignité cela dit. Il pouvait tomber plus bas, il le savait, le jour où il aurait à tout dire, absolument tout. L'œuvre magique était si puissante. Heureusement que Wolfgang se montrait compréhensible. Ludvík se rendait compte que pour lui non plus, cela n'avait pas dû être toujours facile. Il ne devait pas être le seul à qui la double nature de Wolfgang posait problème. Le Tchèque avait une certaine difficulté, puisqu'il chassait les loups. Mais c'était aussi un confrère - il le reconnaissait, pourquoi avait-il accepté sans trop de difficultés de ne pas se battre contre lui... ? Lui aussi faisait, en quelque sorte, le bien selon Ludvík, mais avec des vampires - il en fallait bien. Selon l'imaginaire de Ludvík, on peut donc conclure à un tel schéma : une créature de l'ombre qui se rebelle contre sa propre nature, et exécute la Mission. Voilà ce qui lui plaisait encore chez les Shadowhunter, et n'était ce déplaisant problème avec l'Enclave, dont il faisait une affaire personnelle, mais qui teintait son idéologie, Ludvík serait presque heureux de se battre avec eux. Mais bon, les choses faisaient que tout ne s'était pas passé ainsi. On lui avait appris à haïr l'Enclave ; il la haïssait. De toute façon, c'était une question d'honneur familial : l'ennemi de la famille était le sien, et devait être sa préoccupation numéro un. C'était pourquoi la fin avait été aussi brutale, que la pensée que Wolfgang était dans ce cas-là l'avait subitement refroidi. Difficile, pour un membre de la Confrérie et pour un Romanov, de fréquenter un type de l'Enclave, il fallait l'avouer. Ludvík se demanda pourquoi il avait fallu que cela tombe sur lui, et un loup-garou en plus. D'où la raison de sa vulnérabilité : il ne savait pas trop comment Wolfgang avait fait pour éveiller quelque chose d'aussi étrange en lui, mais ça ne pouvait que venir de son interlocuteur. Il n'y avait pas de providence qui se moquait de Ludvík, et s'acharnait à le faire tomber sous ses coups, à le pousser vers Wolfgang dans un ricanement. Il ne pouvait se plaindre qu'à la situation. Mais au moins, cela avait le mérite d'être clair.
En finissant son verre, Wolfgang lui demanda pourquoi il appartenait à la Confrérie. C'était évidemment de la plaisanterie, il ne pouvait pas savoir. Manque de bol, il se trouvait qu'en croyant rire pour détendre l'atmosphère, il venait de découvrir un des secrets les mieux gardés de Ludvík. C'était vraiment mal tombé, car Ludvík, en entendant la question, ne pensait pas du tout à rire. Comment, en effet, être sensible à tout l'humour d'une telle déclaration, quand on sait à quel point elle est vrai ? L'angoisse de Ludvík venait officiellement d'atteindre son apogée. L'espace d'une seconde, son visage se déforma complètement sous l'impulsion de la terreur, puis il reprit la maîtrise de son corps, et se composa une expression plus neutre, quoique toujours marquée par la peur. Il ne savait pas si Wolfgang l'avait remarqué. En tout cas, il avait continué sur sa lancée, comme si Ludvík n'avait rien eu comme réaction. Il ne pouvait pas deviner que la seule énonciation de la Confrérie remplissait de crainte le chasseur d'ombre. Ce qui l'apaisa, ce fut que Wolfgang avoua que lui-même se détestait. Ludvík, à son tour, ne sut pas quoi répondre. Comment réagir à cela ? il ne pouvait pas le consoler, lui dire que non, il avait de la valeur. Cela ne serait pas réellement sincère, et ce n'était pas à lui de le dire. Wolfgang devait bien avoir quelques personnes qui s'approchaient d'amis, quand même.
    « Ce n'est pas que je veux foncièrement... enfin, tu comprends bien. »
Il se sentait obligé de le préciser, comme si cela pouvait vraiment aider Wolfgang à se sentir mieux dans sa peau. Et puis quoi d'autre encore, ils n'allaient pas faire le club des désespérés de la vie. Ludvík ne se considérait pas comme complètement déprimé, subissant l'affront de l'existence dans le plus grand malheur. Non, il était assez content de lui quand il parvenait à trouver un équilibre. C'était pour lui l'expression même du bonheur. Comme le disait Wolfgang, on ne choisissait ni ses alliés ni ses combats. Ludvík n'avait pas choisi de devenir un tueur en puissance, même s'il ne le regrettait pas. Il n'avait pas choisi de s'armer contre l'Enclave, de s'appeler Romanov, ou de se retrouver affublé d'un tel devoir. Il subissait, avec consentement. Wolfgang devait être dans le même cas. Personne de sensé n'irait choisir d'être hybride, après tout. Enfin, c'était tout de même assez amusant qu'un chasseur de loup et un loup-garou s'associent. Lorsqu'ils se regardaient, dans une posture fixe et emplie d'une certaine dureté, il n'y avait pas de doute sur la question : ils étaient alliés. Ils avaient un pacte, un pacte qui pourrait se révéler bénéfique pour les deux, ne serait-ce que pour découvrir une autre personne plus profondément, aller au delà des préjugés - pour une fois. Wolfgang n'avait sans doute jamais pensé que Ludvík avait un mode de pensée si complexe et contradictoire, tout comme Ludvík n'appréhendait pas vraiment l'humanité de Wolfgang. Pourtant, elle devait bien être là, attendant qu'on la découvrît. Peut-être fallait-il voir le Shadowhunter en lui avant le loup, si on voulait pouvoir l'accepter, et essayer de le comprendre dans un second temps.
Le regard de Wolfgang achevait d'apaiser Ludvík. Sa respiration se calma. Son cœur ralentit. Oui, bien sûr, il sentait toujours sa vulnérabilité. La peur, cependant, avait en partie disparue. Wolfgang paraissait... ouvert et compréhensif. En tout cas, il ne l'avait pas mal jugé, et cela suffisait pour que Ludvík, malgré ses doutes, et les questions que son attitude soulevait, si peu en accord avec ce qu'il avait toujours été, à se sentir mieux. Pas foncièrement bien, mais en tout cas, un accord plus ou moins équilibré pouvait être trouvé. Ce serait simplement un combat de plus à mener, mais l'ennemi cette fois, ce serait lui-même. Lui, et ses idées. Tout en combattant en même temps ce que ces mêmes idées lui présentaient comme mauvais.
    « C'est une chance, en effet, concéda-t-il à Wolfgang. Tu dois avoir de sacrés ennemis, je m'en suis attiré aussi. Espérons que nous n'aurons pas à le regretter. »
Il osa accorder à Wolfgang un petit sourire, reprenant du poil de la bête. La confiance, petit à petit, revenait.
Mais un problème demeurait. Ludvík avait compris qu'il ne pouvait le reléguer indéfiniment à plus tard. Il avait bien remarqué que leurs « loyautés » réciproques posaient problème. Ludvík ne pouvait pas supporter l'Enclave, c'était une constante. Un jour, il allait devoir avouer à Wolfgang son embarras. Ce n'était pas simplement de la haine vis-à-vis de l'Enclave : il n'avait même pas le choix. C'était tellement inscrit dans sa nature qu'il ne pouvait qu'obéir à cette inclination.
Il gardait toujours son regard rivé sur celui de Wolfgang. Il savait ce qu'il avait à faire - et que là encore, même s'il n'était pas prêt, c'était le moment. Il baissa la voix. Il aurait été délicat que quelqu'un entendît ce qu'il voulait dire. C'était déjà assez dur de le destiner aux oreilles de Wolfgang, il n'aurait pas fallu attirer sur lui quelque haine, ou désir de revanche...
    « Mais tu es de l'Enclave, cela dit, murmura Ludvík. Comment se fait-il que tu acceptes aussi facilement une alliance avec moi, alors que tu as deviné que je faisais partie de la Confrérie ? »
Il avait conservé une certaine dureté en disant cela. C'était d'ailleurs assez amusant, de voir à quel point il était mortellement sérieux dès qu'il parlait de la Confrérie. Ah, cette sombre part de lui. Comment avait-il pu devenir assez monstrueux pour rejoindre leurs rangs ? Sa nature profonde de créature surnaturelle, sans doute. Il ne s'en étonnait pas. C'était une alliance de raison. Il ne partageait pas entièrement les idées de ses confrères, même s'il n'était pas sûr que Wolfgang allait le comprendre. Au vu de ce qu'il venait d'avouer sur ses idées, peut-être. Cela dit, il avait presque l'impression d'une trahison. C'était irrationnel, il était normal de se cacher quand on était ennemi de l'Enclave. Et jusque là, il n'y avait aucun acte de confiance suffisant pour que Ludvík le dise. Pour autant, il avait presque l'impression qu'il n'avait même pas été sincère, en se confiant. Pourtant, il avait tout dit. La Confrérie n'intervenait pas dans le plan des idées, juste dans l'aspect pratique de l'existence. Mais était-ce donc si important, pour que la simple pensée de ne pas l'avoir lui apparaissait comme un trou ? Peut-être qu'elle exerçait une influence sur lui. Dans ce cas-là, il n'avait pas vraiment à s'inquiéter. Ce ne serait toujours que sa nature de monstre qui resurgirait, même en reniant ses idées. Même en se refusant à une mort juste.
    « D'ailleurs, à ce propos, ajouta Ludvík avec la même voix chuchotante, il faudra que tu m'expliques comment tu l'as su. Intuition, fait, ou le pur hasard de ta plaisanterie. »
Lui ne riait pas. Il y avait une lueur inquiétante dans son regard. Un peu de peur vis-à-vis de la réaction qui allait venir, de l'appréhension, mais aussi de la détermination. Ils étaient alliés ; il était hors de question que Ludvík s'en prenne à Wolfgang. Mais il devait se préparer à se défendre avec des mots, s'il était nécessaire d'en arriver là. Parce qu'il ne connaissait pas assez Wolfgang pour savoir ce qui allait se produire.
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Jeu 10 Mai - 17:45

Le lycan se montra presque nonchalant et clairement amical, ce qui ne lui ressemblait définitivement pas. D’ordinaire, il se bornait à jouer les connards de base qui avait le miraculeux pouvoir de repousser tout le monde. Il n’aimait pas les gens pas plus qu’il ne s’aimait lui-même. Ceux qu’ils fréquentaient, c’était pour des raisons pratique, les femmes pour le sexe et de bref moment d’intimités qui prenaient fin au lever du soleil, les dealers pour ses doses, les bars pour l’alcool, les autres chasseurs ? quand il le fallait, en général il évitait. Wolfgang était solitaire par nature, à la fois parce qu’il n’avait pas eut le choix, qui aurait voulu être son ami ? personne soyons honnête. Mais aussi par choix, il se savait monstrueux et savait dès le début que ça serait lui contre le reste du monde. Au fond, qu’est-ce que ça pouvait faire ? Ce que les gens appelaient des amis vous sauvaient-ils des flammes de l’enfer ? vous arrachaient-ils de vos névroses et de vos délires paranoïaques ? l’amour rendait-il vraiment heureux ? A cela, cependant il y avait goûter, mais ça ne l’avait pas rendu plus heureux, au contraire, et quand à l’amitié il ne pouvait nié qu’une certaine jeune fille avait occupé cette place, il y a longtemps, alors qu’il n’était qu’un gamin des rues. Mais il était clair, que dans l’esprit du lycan, s’ouvrir aux autres, discuter gentiment autour d’un verre, se confier à un ami n’était pas dans ses habitudes. Pourtant, lorsque Ludvik commença à déballer son sac, d’abord un peu mal à l’aise, le lycan ne pu s’empêcher de tenter d’amoindrir la douleur qu’il sentait percer. Pour une raison obscure, soudainement, Ludvik lui était foutument sympathique. Peut-être parce qu’il lui rappelait lui-même, dans ces moments où il se demandait si c’était pas plus mal de se loger une balle dans la tête, accidentellement bien sûr, en nettoyant son arme. Peut-être aussi parce que personne ne s’était jamais ainsi confié à lui, surtout pas un autre chasseur, personne n’avait été aussi honnête dès le départ. Lui avouer qu’on voulait le tuer, c’était pas une phrase qu’il entendait souvent, encore moins prononcée ainsi, presque avec des regrets et de la culpabilité. Ceux qui le menaçaient ne s’embarrassaient pas de sentiments. La nuance était là, Ludvik ne le menaçait nullement, il se confiait à lui, et il semblait malheureux comme les pierres. Si différent du premier soir où ils s’étaient rencontrés, si différent de toutes les fois où ils s’étaient croisés, où le chasseur était toujours demeuré assez froid et distant. Bien sûr, aimable, et nullement agaçant comme peuvent l’être ces chasseurs d’ombre convaincu de leur puissance et de leur place nécessaire en ce monde. Il le rassura donc, après avoir plaisanté en lui demandant s’il était de la confrérie, il existait de nombreux chasseurs qui ne travaillent pas pour l’Enclave, mais la plaisanterie amusait beaucoup Wolfgang surtout parce qu’il n’avait jamais bien compris pourquoi la Confrérie existait et ce qu’elle pouvait bien reprocher à l’Enclave mis à part de très mal payer et de parfois, vous obliger à avoir un coéquipier. Il cru percevoir du coin de l’œil une réaction dans le visage de son allié. Ce ne fut qu’un bref instant, et Wolfgang était en plein discourt si bien qu’il n’y prêta pas vraiment attention sur le moment. Mais il aurait juré voir Ludvik grimacer, impossible d’affirmer avec exactitude si c’était de la terreur, du dégoût ou de la colère. Bien des chasseurs avaient peur de la confrérie, mais là encore, il ne savait pas pourquoi. Ce genre de conflit ne l’intéressait pas, soyons honnête.

Peut-être parce que ça lui semblait plus juste ainsi, ou parce qu’il voulait vraiment rassurer Ludvik, il lui avoua que lui-même se détestait. Ce n’était pas la révélation de l’année, il n’y avait qu’à voir sa manière de vivre, sa manière de chasser, certains appelaient peut-être cela de la témérité mais d’autres de l’imbécillité voire même que quelque part c’était du suicide, ou encore sa consommation excessive d’alcool et de stupéfiant. Il avait un comportement autodestructeur et ce n’était pas compliqué à analyser. Mais il y avait une différence entre des détails qu’on remarque, des conclusions qu’on tire et un aveux. Wolfgang n’attendait nullement des paroles rassurantes, d’abord parce que c’était Ludvik qui allait mal et pas lui, d’autre part, pour un cas tel que le sien, il n’y avait rien à faire. « Ce n'est pas que je veux foncièrement... enfin, tu comprends bien. » Wolfgang hocha la tête. Il comprenait parfaitement l’idée. « Je sais, chasseur + lycan, c’est pas compatible et je suis le premier d’accord. Seulement je vais pas me tirer une balle, hein ? » répliqua-t-il en haussant les épaules. Non, il n’en était pas à ce point là. Certes, il était capable d’aller chasser du démon sans prendre son arme séraphique, oui il pouvait aller chasser un vampire puissant sans avoir aucun plan d’attaque, et oui il était assez stupide pour se jeter à chaque fois dans la gueule du loup, mais c’était aussi une manière de vivre, de ressentir quelque chose, enfin. C’était aussi la raison pour laquelle il prenait autant de drogues et d’alcool parce que quand il était stone, non seulement son cerveau se déconnectait, chose très pratique, mais en plus il ressentait des choses, intensément. Il se demanda si Ludvik prenait lui aussi des drogues, non, probablement pas, il semblait avoir déjà du mal avec ce verre d’alcool qu’il n’avait pas encore touché. Les drogues aidaient indubitablement, sinon, il se serait sans doute déjà tiré une balle. Savoir que le simple fait qu’il continue à vivre allait emmerder tous ces connards de chasseurs convaincu d’avoir l’absolue vérité, convaincu de leur supériorité face au reste du monde, convaincu que l’Enclave dominait le monde sans que personne n’en sache rien, était suffisant pour lui donner envie de se lever mais c’est vrai que ce qui le motivait le plus était la chasse. L’excitation de la chasse était ce qui lui donnait envie de continuer à marcher sur cette terre. Ludvik ne semblait pas être aussi enthousiaste pour les combats, Wolfgang se demanda quel était la dope de son allié.

Wolfgang conclu en disant que leur pacte tenait toujours, et pour la première fois depuis leur rencontre, il lui dit qu’il en était heureux. Jamais il n’avait eut l’air d’être content d’avoir passé ce fameux pacte, pourtant sur le moment ça l’avait soulagé, il n’aurait pas aimé devoir tuer le chasseur, encore moins l’idée que l’enfoiré qui les avait piégé allait gagné parce qu’ils allaient tout bonnement s’entre-tué. Mais ce soir, il estimait que son allié n’était pas simplement un chasseur parmi tant d’autres, il percevait une personnalité derrière, une faiblesse aussi, une faille, mais c’était ça qui l’attirait le plus, ces petits défauts cachés qu’on ne voyait pas au premier regard. Qui avait envie de s’intéressé à un héros lisse et plat ? Il aimait les créatures blessées et cabossées par la vie, et indubitablement, Ludvik l’était. Il le soupçonnait d’être bien plus complexe encore que ses confidences ne le laissait penser. Il y avait encore un mystère non résolu. « C'est une chance, en effet. Tu dois avoir de sacrés ennemis, je m'en suis attiré aussi. Espérons que nous n'aurons pas à le regretter. » Durant un instant, il lista ses ennemis, en dehors bien sûr de certains groupes de chasseurs convaincu qu’il serait bien plus à son aise dans un cercueil à si pied sous terre, il y avait deux vampires actuellement qui trouvaient très amusant de jouer avec lui, le soucis étant que la dernière fois l’une d’elle s’en était prit intiment à lui. La fierté et son honneur bafoué, il devait la tuer, absolument. Il hocha simplement la tête. Pensif, il ne pensait pas laisser Ludvik chasser ces deux vampires là, elles étaient trop dangereuses, mais s’il pouvait l’aider dans ses recherches là il en serait heureux. Ludvik se pencha vers lui, avec soudainement un air si sérieux que Wolfgang en fut presque nerveux. « Mais tu es de l'Enclave, cela dit. Comment se fait-il que tu acceptes aussi facilement une alliance avec moi, alors que tu as deviné que je faisais partie de la Confrérie ? » La voix du chasseur était très basse, mais l’ouïe d’un lycan est excellente. Evidemment, il cligna des yeux. Non, il n’avait pas vraiment compris ça comme ça. Levant un sourcil, il dû faire un réel effort pour ne pas répété stupidement ça tout haut avec un air abasourdis. Wolfgang était plutôt doué pour masquer ses émotions, aussi il ravala tout, non par méfiance envers Ludvik, mais simplement parce que étalé ses émotions alors que le chasseur lui posait une question suffisamment compliqué ne lui semblait pas indiqué. « D'ailleurs, à ce propos, il faudra que tu m'expliques comment tu l'as su. Intuition, fait, ou le pur hasard de ta plaisanterie. » Wolfgang se laissa tomber sur son fauteuil, laissant son dos reposer contre le dossier. Pour lui, les choses étaient simples, mais il doutait que ça soit aussi le cas pour Ludvik. A présent, il comprenait mieux, enfin non, il ne comprenait rien du tout, puisqu’il ignorait même pourquoi on adhérait à la Confrérie, mais il sentait que le puzzle se reconstituait un peu plus. Il regarda son verre vide, et fit un geste à la serveuse pour qu’elle vienne le resservir, puis il se pencha vers Ludvik. « Si tu veux tout savoir, personnellement je m’en cogne de l’Enclave, de la Confrérie et du reste. » chuchota-t-il d’une voix basse qui frôlait les graves à cause de l’alcool bu en quantité dans toute sa vie, des cigarettes et autre conneries qu’il pouvait fumer, mais aussi de sa nature de lycan. « Je fais ce qu’ils veulent pour qu’on me fiche la paix. » continua-t-il en baissant les yeux et regardant la table couverte de trace de verre. Un vieux paquet de clope tout ratatiné sur lui-même traînait par terre. « J’ai longtemps fait cavalier seul, comme beaucoup de ma lignée, mais quand tu réalises que la moitié des chasseurs que tu croises préfère te loger direct une balle plutôt que de discuter, tu fais alors tes calculs. En bossant pour ces connards, je suis payé, j’ai un toit sur ma tête, et on ne me tire plus dessus. » Il acheva son pamphlet alors que la serveuse arrivait. Il fit mine de rien face à elle, lui accordant un sourire séducteur, tendant sa carte bleue pour régler la note, et attendant qu’elle soit suffisamment éloignée avant de se pencher à nouveau vers Ludvik, plantant ses prunelles azur dans les siennes. « La vérité c’est que je sais même pas ce que veux la confrérie, tout ça, c’est des histoires qui ne me concernent pas. » acheva-t-il en prenant son verre et avalant une bonne gorgée. Il venait faire plus de révélation qu’il n’aurait jamais imaginé. Il senti un frisson nerveux le gagner mais cela ne dura pas. Etait-ce vraiment la fin du monde si Ludvik en savait autant sur son compte ? Rien ne s’était écroulé, le sol ne s’était pas mit à trembler, de la lave en éruption ne s’était pas mise à couler, ils étaient encore vivants tout les deux.



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Ven 11 Mai - 21:26

Avec la montée de la tension, Ludvík se sentait fatigué. Fatigué par toutes ces histoires, toutes ces cachotteries, il n'en pouvait tout simplement plus. Sa lassitude était telle que, s'il n'y avait pas eu Wolfgang, il se serait abandonné sur sa banquette, finissant son verre d'un trait, et oubliant le monde bruyant et actif qui l'entourait. Il sentait un ralentissement autour de lui. C'était sa propre volonté d'arrêt - peut-être. Ou peut-être était-il prisonnier de l'instant où il s'aliénait. L'aveu : c'était quelque chose de difficile, surtout pour quelqu'un d'aussi secret de lui. Même si Wolfgang était de confiance, et n'allait certainement pas penser à le faire chanter ou quoique ce soit dans le genre, il restait que c'était une confidence très délicate. La sortir avait vidé Ludvík, comme si prononcer les mots fatidiques avait fait sortir de lui tout ce que la Confrérie impliquait en lui - haine, détermination, volonté de se battre, alliance contre le mal, fanatisme -, et qu'il ne restait plus rien en lui. Rien, sinon ce cœur qui battait lentement, rythme morbide d'une marche funèbre, et les secondes s'égrenaient à chaque impulsion de l'organe. La peur constituait un frein ; le doute également. Qu'il détestait ce rythme, où il se sentait suspendu aux lèvres de Wolfgang, aux yeux de Wolfgang, attendant sagement une réaction avec toute la froideur extérieure dont il était capable. Il n'avait jamais connu ça. Jusque là, se fermer aux autres lui avait été facile ; il abordait son air glacial, et le mur s'établissait automatiquement. Mais ici, ce n'était pas le cas. Il avait beau être fermé et déterminé, tout au fond de lui, durant ces quelques secondes, il ne vivait plus que par rapport à Wolfgang. S'il fallait se battre avec les mots, il se défendrait. S'il fallait en venir aux mains, il se laisserait faire. Si tout se passait bien, il pourrait s'extraire de ce sortilège. Mais en cet instant, puisqu'il avait accordé sa confiance totale à Wolfgang, qu'il avait sorti les mots les plus difficiles à prononcer, puisqu'il était mortellement sérieux, il comprit qu'il était le sorcier qui le tourmentait tant. C'était lui qui s'aliénait lui-même. Voilà ce qui était terrible dans la malédiction de Ludvík. Il commettait de son plein gré l'acte qu'il souhaitait le moins. C'était pourtant, il avait jusque là conservé son calme et sa dureté. Qu'il ne s'était pas départi de son sérieux pour aborder Wolfgang. Il apparaissait comme un roc, inébranlable, prêt à tout. Cependant, la vision était un peu fausse : il était un rocher qui n'attendait qu'un mot pour rester dans son état ou changer de forme. De tout cela, Ludvík n'avait pas réellement conscience lorsqu'il avait demandé comme Wolfgang avait découvert son secret. Tout cela monta en l'espace de quelques secondes, rapidement, mais si lentement à la fois, cette conscience si aiguë qu'il faillit réagir avant que Wolfgang ne lui répondît. Mais les mots étaient sortis, il ne pouvait plus les reprendre.
Aussi était-ce impuissant qu'il regarda Wolfgang s'appuyer contre le dossier. Il n'arriva pas à déchiffrer ses émotions, ne comprenant pas trop ce qu'il pouvait bien ressentir. Cela dépendait de l'avis qu'il se faisait de l'Enclave et de la Confrérie. S'il était réellement fidèle à la première, la révélation de Ludvík devait l'atterrer. Autrement... il y avait des chances pour la suite lui fût plus ou moins favorable. Ce fut finalement cette option qui l'emporta, et le jeune homme ne put s'empêcher de retenir un soupir de soulagement, lorsque Wolfgang déclara qu'il se fichait des différentes factions. Le sort se brisa net, et Ludvík retrouva le contrôle entier de lui-même. Sa froideur même put disparaître, laissant place à un masque plus doux, plus avenant. Ludvík n'avait donc pas à s'en faire. Le lycanthrope ne prétendait pas le comprendre, mais au moins, il tolérait que son allié travaillât pour l'institution ennemie de la sienne. Ludvík faisait de même, après tout. L'appartenance à l'Enclave de Wolfgang en faisait un adversaire dont il convenait de se méfier ; en se confiant, il avait prouvé qu'il pouvait passer outre. Surtout qu'il ne reniait pas réellement sa pensée : en aucun cas il n'accordait sa confiance à l'Enclave, même si il aurait pu passer un très mauvais quart d'heure, si Wolfgang avait été aussi fanatique que lui. Et comme il le lui disait : il faisait cela pour avoir la paix. Ludvík ne pouvait que le comprendre. Il aurait aimé que ce fût aussi simple pour lui ; mais lorsqu'une institution se défie de votre famille, vous ne pouvez pas laisser passer cela comme si de rien n'était. Ludvík avait la fibre familialle dans ce sens, il était prêt à se solidariser même avec les actes les plus ignobles de ses ancêtres. Pourquoi pas ? il tolérait tous les Shadowhunters parce qu'ils étaient comme lui. Il était un Romanov, c'était sa lignée ; et l'Enclave, c'était l'ennemi. Il n'y avait pas le choix : il fallait se battre ou se soumettre. Lui ne voulait pas baisser les bras. Il ne voyait pas pourquoi il aurait à pâtir de ce que certains outrepassent les règles. Tout le monde le faisait, et la créature de l'ombre était une abomination : elle ne pouvait agir autrement.
    « Merci de m'accepter... » : murmura-t-il doucement, conscient que Wolfgang lui-même s'ouvrait à lui.
S'il avait été difficile pour Ludvík d'avouer son appartenance à la Confrérie, attendu que ce n'était pas le genre de choses prudentes face à un type de l'Enclave, pour Wolfgang, la suite ne devait pas être évidente non plus. Ludvík était frappé par la solitude que ressentait le loup. Lui-même se considérait comme très solitaire, mais cela n'avait jamais été jusqu'au rejet. Enfin, si, il y avait le rejet de l'Enclave, mais il évitait de dire qu'il s'appelait Romanov à tous les chasseurs d'ombre qu'il croisait, cela lui permettait d'être tranquille. Et dans la Confrérie, son nom ne posait pas le moindre problème ; le taire, c'était plutôt protéger son identité et sa famille. Mais il avait toujours ses parents, ses amis. Wolfgang, lui, devait supporter un sacré poids, avec sa nature de loup qu'il ne pouvait pas cacher. Il avait sans doute pris la bonne solution. En tout cas, Ludvík appréciait beaucoup la manière dont son allié parlait de l'Enclave. Il était évident qu'il ne la portait pas dans son cœur, et il se sentit assez proche de lui sur ce point.
    « Oui, ça se comprend. Je pense que si j'avais pu faire pareil... enfin, non, je crois que ça se contredirait. »
S'il avait pu faire pareil, il n'aurait pas eu de problèmes avec l'Enclave, c'était aussi simple que cela. Travailler pour elle aurait été un plaisir, il n'en doutait pas une seconde. Ou il aurait simplement regretté qu'elle fût aussi violente, regrettant le rôle de chasseur, ravi de le déléguer à d'autres et de mener sa petite vie tranquille. La serveuse vint alors pour régler, comme si elle venait confirmer qu'un brin de normalité existait dans ce monde. Ramené à une telle réalité, Ludvík eut un sourire assez inquiétant, paya son verre assez rapidement, sans trop y penser.
    « En fait non, continua-t-il, je n'aurais jamais pu me retrouver dans ta situation. »
Il ne savait pas trop si Wolfgang l'avait entendu. La serveuse était sans doute encore trop proche. Lorsqu'elle fut assez éloignée, Wolfgang se pencha de nouveau vers lui. Son regard était fixé sur le sien. Ludvík ne se permit pas de bouger. L'instant était beaucoup trop important pour dérailler, pour casser l'échange en brisant le contact visuel. Leur proximité ne dérangeait même plus Ludvík, qui pourtant n'avait jamais aimé être trop proche d'un loup. Mais Wolfgang n'était pas, et ne serait désormais jamais, une de ses victimes. Il expliqua à Ludvík qu'en réalité, il ne s'intéressait pas à toutes ces histoires. Ludvík afficha un sourire innocent. Ces histoires étaient certes ennuyeuses, mais elles n'avaient rien d'ennuyantes. Et pour lui, elles constituaient le sel de la vie. Le jeune homme ne savait même pas ce que voulait réellement la Confrérie. Ou plutôt si, il le savait, mais il préférait faire semblant d'ignorer, parce son but allait beaucoup plus loin que ce qu'il désirait. Et puis, tout était plus complexe que cela : il n'était déjà même pas trop sûr de savoir ce que lui voulait. La mort ? le bien sur Terre ? la destruction de l'Enclave ? D'ailleurs, les trois étaient-ils seulement compatibles, ou Ludvík était-il irrémédiablement voué à l'échec ? C'était dur, mais c'était sans doute bien mieux que d'être dans la situation de Wolfgang. Tout ce que lui avait à supporter, c'était sa propre contradiction. L'autre en avait sans doute bien plus bavé, dans la vie, et son passé avait dû être plus triste et plus difficile que le sien. Ludvík se rappelait avoir été aimé, accepté par des personnes. Il savait que même son entraînement relevait de l'amour, et faisait ressortir en lui l'appartenance à la lignée Romanov.
    « Pourtant, si tu te mets dans la camp de l'Enclave, fit Ludvík d'une voix très douce, tu t’incrustes dans ces affaires. Et ta nature de lycanthrope ne t'aidera pas vraiment dans un tel conflit... surtout quand c'est moi qui chasse. »
C'était peut-être un peu dur de la part du Tchèque de rappeler que lui chasse les loups-garous, mais Ludvík avait essayé d'être le plus délicat possible. De toute façon, son but n'avait pas été de rappeler que Wolfgang était une abomination, mais plutôt de lui faire comprendre qu'il avait ses intérêts à cœur. Ludvík n'avait pas trop envie de parler des idées de la Confrérie. Il avait peur que Wolfgang les assimile aux siennes ; or si elles se rejoignaient sur un nombre de points de plus en plus grands, il y avait encore des divergences, qu'il faisait taire lorsqu'il chassait, et qu'il affirmait haut et fort dans les autres situations. Et puis, Wolfgang l'avait dit : il n'en avait rien à faire. Alors pourquoi lui dire que la Confrérie détestait tout autant l'Enclave que Ludvík ? Cela ne servait pas à grand chose.
    « Vraiment, ça m'ennuierait qu'il t'arrive quelque chose à cause de mes autres alliés, ajouta Ludvík avec sincérité. Sauf qu'à ce rythme, ça paraît inévitable. Fais attention à toi, Wolfgang, vraiment. Tu as besoin de protecteurs et d'amis, mais je ne suis pas sûr que l'Enclave soit réellement un bon plan. Je ne dis pas ça parce que je suis son ennemi, hein. Mais ni l'Enclave ni la Confrérie ne pourront rien faire pour nous quand tout pétera. J'ai déjà choisi mon camp, même si j'ai conscient d'être catalogué comme un "méchant". Mais bon, il paraît qu'on est tous des méchants, dans ma lignée, alors ça s'appelle le déterminisme. »
Ludvík se mit à rire. Le déterminisme, vraiment, elle était bien bonne celle-là. S'il y avait des méchants, ce n'était que parce que les créatures de l'ombre étaient mauvaises, point barre.
    « Enfin, peut-être as-tu raison de rester neutre dans tout cela. J'aimerais bien pouvoir en faire autant, je crois. »
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Mer 23 Mai - 15:28

Jamais il ne s’était autant livrer à un autre chasseur. Même Katherine n’en savait pas autant à son sujet. Wolfgang était de nature secrète, prude vis à vis de ses sentiments, n’aimant guère parler de ses ressentis encore moins d’un passé douloureux. Tous ceux qui savaient, l’avaient plus ou moins déduit de son comportement, s’était fait leur propre déduction, leurs propres conclusions. Aaron avait été le seul à avoir toute l’histoire, à avoir droit aux détails croustillant. Alors pourquoi diantre, ce soir, avait-il soudainement décidé de briser le silence avec finalement quelqu’un qu’il ne connaissait assez peu ? Parce que le lycan n’accordait pas aisément sa confiance. C’était quelqu’un de très méfiant par nature, normal quand on sait qu’il ne peut appartenir à aucun clan, jamais il ne sera accepté au sein d’une meute, dû à sa nature de chasseur d’ombre, et à l’Enclave si on accepte sa présence, c’est uniquement parce qu’il est un atout. Capable de tuer des vampires qu’aucun chasseur d’ombre n’aurait osé approché, capable de se lancer dans des chasses suicidaires, et qu’il achevait toujours ses missions, qu’il ne posait pas de question, et qu’il ne faisait pas de vague. Mais il savait pertinemment que l’Enclave aurait préféré faire sans lui, probable qu’elle continue à l’embaucher parce qu’elle préfère l’avoir à l’œil. De fait, il ne se sentait jamais véritablement à sa place nulle part, ni en confiance avec qui que ce soit. C’était si rare qu’il puisse se confier même un tout petit peu, sans renâcler, sans suspicion, sans crainte. Pourtant, il l’avait fait avec facilité l’instant d’auparavant, et peut-être bien que c’était aussi pour rassurer Ludvik qu’il sentait inquiet, normal après tant de révélation, son allié s’était dépouillé de tous ses masques et à présent était comme à vif, le moindre courant d’air pourrait le blesser. Et Wolfgang devait sûrement ressembler à une brise fraîche. Il avait seulement voulu lui assurer qu’il n’était pas son ennemi, pas après ses confidences, et qu’il ne le serait jamais, sauf circonstances tournant mal. Ils avaient passés un pacte, et à ses yeux que Ludvik appartienne à la Confrérie ou à l’Enclave n’influait pas tant que cela. Pour certains chasseurs, ça aurait pu valoir une guerre, mais pas à ses yeux. Il n’ignorait pas que la Confrérie était capable de tout pour voir s’effondrer l’Enclave, mais il avait confiance en Ludvik. Ce dernier lui avait confié qu’il devait le tuer, maintenant il comprenait un peu mieux pourquoi, et on ne disait pas ce genre de choses lorsqu’on voulait effectivement le faire. Il ignorait exactement pourquoi il avait confiance en ce type qu’il ne connaissait pas vraiment, mais son instinct le guidait comme toujours. Ludvik s’était confié à lui, et son instinct lui disait que pour le chasseur assis en face de lui, se confier n’était pas quelque chose de naturel, encore moins d’évident. D’une certaine manière, ils se ressemblaient. Certes, leur histoire était complètement différente, mais par les choix de Ludvik il se retrouvait marginalisé, par ses croyances il lui était impossible de faire machine arrière, et il se retrouvait sans doute seul, pour Wolfgang, il y avait eut moins de choix, et moins de conviction, c’était la prudence qui l’avait mené là où il était, mais sans elle, il serait sans nul doute mort depuis longtemps.

Lorsque le lycan lui avoua qu’il se contrefichait des fratries, il vit un réel soulagement dans l’œil de son allié. Ludvik avait sans doute craint qu’ils ne s’affrontent à cause de leurs idéaux. Wolfgang lui avait du mal à comprendre comment on pouvait se battre pour une cause, mais il percevait que pour son nouvel ami, ce genre de choses avaient une réelle importance, et qu’il faisait une exception pour lui, parce que à cet instant, leurs routes pourtant très différentes s’étaient croisés. « Merci de m'accepter... » Wolfgang hocha simplement la tête. Que dire de plus ? Pour lui c’était normal, cela coulait de source. Ce n’était pas une appartenance à une faction, une croyance plutôt qu’une autre qui définissait les gens, non c’était leur choix, leur manière de se comporter, et parfois, simplement le destin qui choisissait de réunir deux routes pourtant bien distinctes en tout point. Le chasseur continua en lui expliquant les raisons de son appartenance à l’Enclave, une raison des plus simples, éviter de se faire tuer. Dans son apprentissage, ce qui avait été le plus important, était comment survivre. Parce qu’au fond, un chasseur est toujours seul, et lui par sa nature, l’était encore plus que tous les autres. La survie importait plus que tout le reste. « Oui, ça se comprend. Je pense que si j'avais pu faire pareil... enfin, non, je crois que ça se contredirait. » Wolfgang regarda Ludvik un instant. Il réalisa que l’appartenance à la dite Confrérie n’avait pas dû être un choix évident pour le chasseur, après tout, il s’était mis à dos tous ceux de l’Enclave et risquait sa peau à cet instant en révélant son appartenance à cette fratrie, ce qui prouvait aisément la confiance qu’il avait accordé à Wolfgang, qui était un lycan, un chasseur d’ombre, un monstre parmi les monstres. La serveuse mit fin durant un court laps de temps à leur conversation, Wolfgang régla sa note, et son allié l’imita. Ils attendirent qu’elle eut disparue pour reprendre. « En fait non, continua-t-il, je n'aurais jamais pu me retrouver dans ta situation. » Non, le lycan ne pensait pas en effet. Qu’il fut rejeté pour ses convictions, c’était possible, qu’il puisse être traqué parce que appartenant à la Confrérie, plausible même s’il pensait que Ludvik était suffisamment intelligent pour masquer cela, mais néanmoins ça restait sacrément différent. Ludvik pourrait toujours changé de position, pouvait clamer facilement son innocence, mentir s’il le fallait, Wolfgang lui ne pouvait changer, ne pouvait masquer sa nature de loup. Il devait vivre avec ça, toute sa vie. Le chasseur conclu tout cela en disant que de toute façon, peu importe, puisque ce genre d’histoire ne l’intéressait pas. En réalité il ne s’était jamais plongé dans ce conflit, pour lui c’était de la politique, des convictions qu’il n’aurait jamais, parce que ses problèmes étaient bien plus terre à terre.

« Pourtant, si tu te mets dans le camp de l'Enclave, tu t’incrustes dans ces affaires. Et ta nature de lycanthrope ne t'aidera pas vraiment dans un tel conflit... surtout quand c'est moi qui chasse. » Ce n’était pas faux, par son choix d’avoir rallié l’Enclave pour des raisons totalement pragmatiques, d’une certaine manière qui n’était pas de son fait, il s’impliquait oui, en tout cas aux yeux de personnes appartenant à la Confrérie, sans nul doute. D’autant que si on partait vraiment dans une guerre comme beaucoup le disaient à l’Enclave, les membres de la Confrérie tout comme ceux de l’Enclave n’allaient pas faire dans le détail, et les raisons de l’appartenance de chacun ne les préoccuperait pas lorsqu’ils tenteraient les tuer simplement. Wolfgang se demanda comment interprêter les paroles de Ludvik, il songea non sans un certain frisson, que son allié chassait probablement des lycans et c’est ce qu’il venait de lui avouer à demi mots. Comment devait-il prendre ça ? Il préféra ne pas y songer en réalité. Il préférait qu’ils ne soient pas ennemis, qu’importaient les implications, de toute façon s’il y avait guerre, il ne s’y impliquerait pas. Même s’il devait s’attirer plus encore les foudres, il s’en moquait. Les chasseurs de l’Enclave ne lui avait jamais rien offert, pourquoi se batterait-il donc pour eux ? « Vraiment, ça m'ennuierait qu'il t'arrive quelque chose à cause de mes autres alliés. Sauf qu'à ce rythme, ça paraît inévitable. Fais attention à toi, Wolfgang, vraiment. Tu as besoin de protecteurs et d'amis, mais je ne suis pas sûr que l'Enclave soit réellement un bon plan. Je ne dis pas ça parce que je suis son ennemi, hein. Mais ni l'Enclave ni la Confrérie ne pourront rien faire pour nous quand tout pétera. J'ai déjà choisi mon camp, même si j'ai conscient d'être catalogué comme un "méchant". Mais bon, il paraît qu'on est tous des méchants, dans ma lignée, alors ça s'appelle le déterminisme. » Wolfgang comprenait quelque part, même si tout cela lui semblait lointain. Quant tout pétera, oui, c’était à la fois proche et lointain. Proche car il semblait évident que ce fragile équilibre n’allait pas tenir encore bien longtemps, et en même temps lointain parce qu’il était confronté à des problèmes bien tangibles et autrement plus dangereux. Il était de nature solitaire. Si tout pétait il ne prendrait clairement aucun parti, il plierait ses bagages et tracerait sa route. Ludvik riait, comme s’il venait de raconter une bonne blague. « Enfin, peut-être as-tu raison de rester neutre dans tout cela. J'aimerais bien pouvoir en faire autant, je crois. » Wolfgang poussa un soupire en regardant son verre qui n’attendait que lui. S’approchant, il déposa ses lèvres sur le bord du verre. Ludvik semblait en pleine réflexion, mais il n’avait pas tord, si la guerre se déclarait, il devrait sans doute choisir avec prudence ses amis, seulement à ses yeux, il n’en avait qu’un, ou deux plus tôt, une humaine qui avait choisie de quitter Prague, et un lycan qui avait décidé de ne pas quitter son appartement. Aaron était à des années lumières de la guerre, et lui aussi d’une certaine manière.

« J’aimerais pouvoir m’impliquer, ou me sentir concerner, mais ce n’est pas le cas. » soupira le lycanthrope en reposant son verre après avoir bu une gorgée qui brûla sa gorge mais éclaira son esprit durant un bref instant. Il en avait bien besoin, d’un bon verre, alors qu’ils abordaient ce genre de conversation trop sérieuse à son goût. « C’est l’avantage de ma condition, je n’appartiens pas vraiment à un clan, et je n’y appartiendrais jamais. Je bosse pour eux, parce que ça m’arrange, et pour eux c’est tout bénef. Mais ça s’arrête là. Si les choses se compliquaient, chacun retira ses billes. » Il dit cela en haussant les épaules, bien conscient que si une guerre éclatait, l’Enclave ne conserverait certainement pas en son sein un chasseur doublé d’un lycan, un élément trop vacillant pour être de confiance, à moins de vouloir le mettre en première ligne ou d’en faire un espion, mais soyons honnête ni l’un ni l’autre ne correspondait au chasseur. « Des amis, j’en est très peu. J’ai dans l’idée qu’un chasseur est seul au fond. Un ami peut d’avéré un puissant allié mais devenir aussi une faiblesse, un élément qu’on peut vous arracher. » C’était la stricte vérité et il allait lui-même l’apprendre à ses dépens. Il n’aimait pas l’idée qu’on puisse utiliser ses proches contre lui, mais de fait, les vampires faisaient tout le temps ce genre de choses, ils étaient doués pour manipuler. Au combat direct et frontal, par contre, ils ne valaient pas un clou. « Je comprends bien le danger dont tu parles, mais je suis confronté à des dangers bien plus réels en ce moment. » Il plongea sa tête entre ses mains en poussant un soupire. La vampire revenait à son esprit, et la colère, la haine, et l’impuissance revenait, atroce sentiment. « Cette vampire dont je t’ai montré la photo, c’est elle qui me préoccupe particulièrement. L’ennuis quand on traque des prédateurs aux accents psychopathes, c’est qu’on peut s’y brûler facilement les ailes. En comparaison, une guerre serait presque rafraîchissante. » Il passa sa main autour de sa nuque, sentant la cicatrice que l’argent avait laissé sur sa peau, c’était un souvenir que lui avait laissé la vampire en question.




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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Lun 28 Mai - 20:07

Ludvík était stabilisé. Stationné dans un état de neutralité précaire, mais bien présent, en proie à un curieux calme qui le troublait, le Tchèque parvenait à s'anesthésiait. Fini la douleur : l'ataraxie cotonneuse et engourdissant le prenait. Tel qu'il était, un escadron de vampires mal intentionnés ou de sorciers rendus fous par leur magie aurait pu lui tomber dessus : Ludvík les aurait accueilli d'un rire las, léthargique même, et ses runes se seraient plus défendues que lui. La neutralité qui lui était tombée dessus n'était pas celle qu'il admirait chez Wolfgang : non, la sienne, c'était plutôt un manque d'implication soudain, comme s'il s'était déconnecté de ses émotions. Oui, il était fou, il le savait - mais c'était la fatigue, il était tard déjà, mais il n'avait pas envie de dormir. Il voulait plutôt être là où il était : assis face à Wolfgang, à l'écouter, à lui parler, à échanger de ces choses si profondes qu'elles devaient être sorties tôt ou tard. La neutralité - problème philosophique par excellence, important et intéressant. Wolfgang avait de la chance dans son malheur : son statut d'hybride l'empêchait de prendre entièrement parti. Il était donc assez facile de ne pas trop s'impliquer dans les affaires de l'un. Comme Ludvík l'enviait. Il avait l'impression que lui n'aurait jamais d'autre choix que d'accepter son destin, ou de courir plus vite que lui. C'était ce qu'il avait fait en s'engageant dans la Confrérie : il avait juste essayé de devancer son destin. Il voulait l'embêtait ? Ludvík ne se laissait pas faire, et allait plus loin. De toute façon, il pensait comme Wolfgang : un chasseur devait être seul. Il était seul. Pas autant que Wolfgang, mais il l'était. Ludvík savait qu'il n'était pas entièrement intégré dans sa faction. S'il y occupait une place à part entière, il se désolidarisait de ses camarades. Cela pouvait lui être fatal, mais de toute façon, il était de confiance. Il ne disait jamais non, ne désobéissait pas. Quand on lui disait de faire quelque chose, il y allait, du moment que ça rentrait dans ses attributions. Ludvík se savait pion, et sacrifiable par essence. Mais ce n'était pas un problème : Ludvík n'avait jamais demandé à être chose que ce support sûr mais auquel on n'accordait pas beaucoup de considération. Il faisait son devoir, et c'était tout. Il avait le même type de rapport que Wolfgang, au fond, mais avec une autre alliance. Il ne fallait pas se leurrer, il y avait une ressemblance entre les deux chasseurs - ressemblance indirecte qui les rassemblait, ce soir-là, l'un face à l'autre, attablé autour de la table de la vérité.
Mais désormais, Wolfgang retournait sur la vampire qui l'avait attaqué. Ludvík se crispa brusquement, se rappelant le sujet de leur conversation au départ. Ludvík n'avait pas vraiment eu envie de parler d'elle - restes de quelque sort jeté sur lui sans qu'il en eût conscience, réminiscences dont il était inconscient mais qui continuait de le marquer. Il ne connaissait pas le vampire, mais elle ressemblait tellement à la sorcière qu'il restait prudent. C'était encore un sujet sensible. Il se rendit compte qu'il ne pouvait pas parler d'elle. Pourquoi, il ne le comprenait pas, tout était inconscient. Il tablait sur une peur quelconque d'une femme aux pouvoirs immenses, sans penser à tout ce qui avait pu arriver dans sa tête. Wolfgang avait raison, mais sous un autre angle : cette histoire s'avérait dans l'immédiat bien plus dangereuse. Ce qui nous touchait était toujours plus effrayant qu'une plus grande menace irréelle : c'est cela, le pouvoir du réel. Le loup avait plongé la tête entre ses mains, et Ludvík fut sensible à sa douleur. Il aurait aimé pouvoir y faire quelque chose, mais... ce qui le retenait, c'était indicible, il ne comprenait pas. Après avoir tant dit à Wolfgang, avoir accueilli ses confidences, en arriver à une retenue aussi puérile, cela lui faisait mal. Ludvík voulait tout dire. Mais il s'en sentait difficilement capable. Il fallait qu'il ménageât ça.
    « Tu sais, la femme dont je t'ai parlé... ce n'est pas elle, mais vu comme elles se ressemblent, il y a fort à parier qu'elles viennent de la même famille. L'une descendante de l'autre, ou des sœurs, je ne sais pas. »
C'était une sacrée famille, d'ailleurs, et Ludvík se demanda s'il fallait en parler. Il n'avait pas envie d'embarquer Wolfgang là dedans, surtout que la femme dont il parlait était sacrément puissante - sans doute trop. Un danger de plus qu'il aurait mieux fait d'éviter à Wolfgang. Et pourtant, il se surprit à dire :
    « Celle que je connais, c'est Ana Vajda, et je ne te la conseille pas. Elle aura tôt fait de te bouffer tout cru, et d'ailleurs, je ne suis pas sûr qu'elle ait forcément envie que je parle d'elle à tout le monde. C'est qu'elle me proposait une alliance et que j'ai dit non... »
Ludvík se stoppa net. Pourquoi parlait-il de cela, bon sang, il ne voulait quand même pas aggraver son cas ? Il en avait marre. On aurait vraiment dit qu'il cachait volontairement des trucs à Wolfgang, qu'il dévoilait au fur-et-à-mesure, mais ce n'était absolument pas cela. Il oubliait, c'était tout, et puis, il ne pouvait pas tout dire, tout le monde avait besoin de ses secrets. Enfin, cela, ce n'était pas quelque chose dont il s’enorgueillit. Il le portait comme un fardeau qu'on lui avait imposé - c'était cela, sa vie, de toute façon, accepter ce qu'on lui donnait à supporter. Il ne se trouvait pas à plaindre, non, parce que c'était naturel. Mais bon, il y avait des choses qu'il aurait pu éviter de faire, comme de balancer le nom d'un de ses prédateurs. C'était vraiment une mauvaise idée que de mêler Wolfgang à ses histoires.
    « Désolé, je ne devrais sans doute pas en parler. Mais bon, que veux-tu, je n'ai pas pu m'en empêcher. Mais reste à l'écart, toi. Je ne sais pas ce que vaut ton vampire, mais elle est redoutable. Elle ne m'a pas fait de mal à proprement parler, mais elle est bien du genre à vous faire perdre l'âme, tu vois... pour le reste, je ne peux pas t'aider, et j'en suis désolé. »
Ludvík l'était sincèrement, ce n'était pas une simple politesse que de terminer ainsi. Il se sentait difficilement capable de ne pas ressentir cela, pas alors qu'il avait noué un lien étrange avec Wolfgang. Il ne voulait pas lui faire du mal. Même s'ils étaient alliés, il était des combats qu'ils ne pouvaient pas mener ensemble. Wolfgang ne pourrait jamais défendre la cause Romanov. Il ne pouvait pas non plus se battre contre l'Enclave, comme le proposait Ana...
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Mer 30 Mai - 17:00

La guerre dont parlait Ludvik semblait sans doute inévitable, ce genre de choses arrivent, l’histoire est remplie de guerre, et de conflit entre des nations, des espèces, des civilisations entière, mais le chasseur n’en avait cure. L’idée que les vampires puissent cesser de respecter les règles l’amusait au contraire, il avait toujours ce goût métallique dans la bouche, ce besoin de se battre, il chassait même sans avoir reçu d’ordre de mission, dès qu’il voyait un vampire isolé, il sortait ses armes et attaquait parce que c’était dans sa nature, mais aussi parce que c’était un bon moyen de passer ses nerfs, de laisser cette colère qu’il a toujours en lui s’écouler hors de lui même si ce n’est que pour quelques heures. Il savait au fond de lui-même que ce besoin continuel de chasser, de se battre, de risquer sa peau était également un moyen de fuir ses problèmes. Au même titre que la quantité d’alcool et de drogue qu’il pouvait ingurgité. Tout le problème, c’était qu’il n’avait aucune envie de faire face à ses démons, il savait déjà qu’il perdrait d’avance. Il n’avait pas envie de se plonger dans les souvenirs du passé et faire face aux vieux cadavres pourrissant dans son placard mental. La seule manière qu’il avait trouvé de survivre, c’est de continuer sa route, de laisser cette colère le guider, et qu’importe si elle le menait bien souvent entre les griffes d’un vampire ? La plupart du temps, il les tuait de toute manière, sans même se faire un bleu. La plupart du temps… La dernière fois, il était tombé sur un os. Une vampire certainement folle à lié qui était parvenue à s’introduire chez lui, et comme un con il l’avait laissé faire, avant de se retrouvé ligoté à une chaise avec des chaînes en argent. Le souvenir de la séance de torture, et pire encore, du viol qu’il avait subit lui revenait douloureusement en tête, et par automatisme il se massa la nuque encore marquée par le collier aux piques en argent qui s’était enfoncé sur sa peau y laissant une marque indélébile. Même si à force de transformation lycanne et d’utilisation de runes il pourrait s’en débarrasser, il refusait de le faire tant qu’il ne l’aurait pas tué. Il porterait ces marques humiliantes jusqu’à ce qu’il est retrouvé son honneur, en partie sans doute.

Laisser percevoir ainsi sa douleur n’était pas quelque chose à laquelle il était habitué. D’ordinaire, il s’enveloppait dans le silence, fermait son visage, ne laissait rien filtré de ce qu’il pouvait ressentir. Il utilisait n’importe quel prétexte pour ne pas se laisser plonger dans un tel marasme intérieur. Seulement ce soir, Ludvik avait percé à jour le lycan, et d’une main douce, il avait défait le masque que portait en permanence le chasseur. Wolfgang s’était laissé faire, apprivoisé par la bagarre qui avait eut lieu dehors, conquis par la manière dont par ses révélations, Ludvik lui accordait sa confiance alors qu’il semblait évident qu’il ne portait pas les créatures d’ombres dans son cœur, et peut-être bien que c’était sa franchise qui l’avait désarmé. Wolfgang affichait sa douleur, sans pudeur, bien que ses mains masquaient son expression, il n’avait jamais autant dévoilé de lui-même à quelqu’un dont il n’était pas tombé amoureux, et que finalement il connaissait si peu quelques heures auparavant. Comment avait-il pu, lui qui n’accordait jamais sa confiance à personne, baisser les armes aussi vite ? Peut-être bien que ce fut dès leur première rencontre. Certes, ils avaient un ennemi commun, certes Ludvik n’avait pas essayé de le tuer en le voyant sur son chemin et sentant nécessairement l’odeur du lycan sur lui, percevant sans nul doute sa double nature avec horreur, mais leur pacte n’avait pas seulement pour but de faire une paix juste le temps de tuer celui qui les avait piégé ensemble pensant qu’ils s’entre-tueraient, non, ils n’avaient pas posé de date limite à ce pacte de non-agression. Il y avait eut une confiance établie entre eux dès le départ, mais le lycan ne s’en était pas vraiment aperçu jusqu’à présent. C’était à cet instant précis, la tête entre ses mains, sentant la chair à vif de sa nuque, qu’il réalisa à quel point il faisait confiance en ce chasseur qui venait de lui annoncer être du camp ennemi. Que se passerait-il pour eux s’il y avait vraiment une guerre ? Wolfgang préférait ne pas y penser, il avait si peu d’allié et il y avait si peu de personne en qui il avait confiance, il ne voulait pas déjà renoncer à ce qui ressemblait drôlement à un début d’amitié. C’était sans doute stupide, et il savait que dans quelques nuits il réviserait sans doute son opinion, que son cynisme reviendrait en force et inverserait la vapeur, mais pas ce soir. Sans doute n’en avait-il ni envie ni la force de renoncer à cette main qui venait soudainement de se tendre vers lui.

« Tu sais, la femme dont je t'ai parlé... ce n'est pas elle, mais vu comme elles se ressemblent, il y a fort à parier qu'elles viennent de la même famille. L'une descendante de l'autre, ou des sœurs, je ne sais pas. » Wolfgang releva la tête, ses yeux semblaient sans doute humide à la lumière du jour, mais avec l’éclairage du bar il fallait une sacrée vue pour percevoir les quelques larmes s’étant accumulée sous ses paupières. Le chasseur haussa un sourcil. Tout ce qui comptait en ce moment à ses yeux, c’était mettre la main sur cette fichue vampire. Il devait savoir son nom, où elle résidait, il devait tout savoir à son sujet s’il voulait l’abattre. Ce qu’il craignait le plus, c’est qu’elle puisse avoir quitté la ville. Les paroles du chasseur réanimèrent soudainement Wolfgang, chassant ses sombres pensées, rendant à ses prunelles leur éclat habituel, plein de colère pour ceux qui étaient capable de percevoir les nuances. « Celle que je connais, c'est Ana Vajda, et je ne te la conseille pas. Elle aura tôt fait de te bouffer tout cru, et d'ailleurs, je ne suis pas sûr qu'elle ait forcément envie que je parle d'elle à tout le monde. C'est qu'elle me proposait une alliance et que j'ai dit non... » Le lycan eut du mal à masquer sa surprise. Le nom que Ludvik venait de prononcer ne lui était inconnu, toute l’Enclave avait parlé de son réveil, et de ses pouvoirs faramineux, de leur inquiétude quand au fait qu’elle puisse rejoindre le Cercle des Ombres. Pourquoi cette sorcière avait-elle tenté d’approcher un chasseur ? Qui plus est un chasseur détestant les créatures d’ombre ? Et quel était le lien avec la vampire ? D’après les dires du chasseur, la ressemblance était frappante, au point qu’il pense qu’elles soient de la même famille. Mais il arrive que de parfaits inconnus se ressemblent… Evidemment, plongé dans ses réflexions, il n’écouta absolument pas les préventions de son camarade. Il se demandait déjà comment il pourrait obtenir plus d’information, évidemment, il ne comptait pas affronter tout de go la sorcière la plus puissante et la plus recherchée de la ville, mais si elle était impliqué d’une manière ou d’une autre… non, son but restait le même, la vampire folle d’abord, le reste ensuite. « Désolé, je ne devrais sans doute pas en parler. Mais bon, que veux-tu, je n'ai pas pu m'en empêcher. Mais reste à l'écart, toi. Je ne sais pas ce que vaut ton vampire, mais elle est redoutable. Elle ne m'a pas fait de mal à proprement parler, mais elle est bien du genre à vous faire perdre l'âme, tu vois... pour le reste, je ne peux pas t'aider, et j'en suis désolé. » Le chasseur avait sans doute raison, d’autant que Wolfgang n’avait jamais affronté de mage très puissant. Bien qu’il en est tué quelques uns en traquant des démons, mais c’était plus des dommages collatéraux qu’autre chose.

Et cependant, c’était une question d’honneur. Après ce que lui avait fait la vampire, il savait qu’il ne pourrait fermer à nouveau l’œil une nuit sans lui avoir au préalable embroché le cœur. Ludvik semblait se préoccuper réellement des risques qu’il allait prendre, et Wolfgang ne douta pas un seul instant de sa sincérité, il ne songea même pas que le chasseur pouvait vouloir éviter la confrontation avec la sorcière pour une autre raison. Il faut dire que dans son esprit, il cherchait déjà un moyen d’éliminer la vampire, de la traquer de la meilleure manière possible. Il pouvait déjà commencer par enquêter sur les Vajda, avec l’apparition de la sorcière, l’Enclave devait forcément avoir ressortir tout l’arbre généalogique. Il calla son menton sur son poing fermé. « Elles se ressemblent à quel point ? » demanda-t-il pour confirmer ses soupçons, aiguiller les indications de son collaborateur. « Si elles sont de la même famille, il doit exister des documents. » Il releva la tête, et planta ses prunelles dans celles du chasseur. « L’Enclave doit avoir tout ça. » Il y avait une certaine excitation dans sa voix. « Ils étaient sur le qui-vive lorsque ton Ana est sortie de son cercueil, je me rappelle de ce mémo qu’ils ont filés à tous les chasseurs ! » Il se frappa le front, car bien sûr, il n’avait jamais lu ce mémo, il ne lisait jamais tout ces fichus documents que lui envoyait ses employeurs. Tout ce qui l’intéressait c’était ses missions, des proies qu’il achevait, le reste, il s’en moquait royalement. « Merci. Ce compte que j’ai à réglé avec cette vampire est très important. » finit-il par dire après un long silence où il réfléchissait. « Ne te fais pas d’inquiétude, je ne révèle jamais mes sources. Et puis, peut-être même que je n’aurais même pas besoin d’aller voir ta sorcière. » Il acheva son verre d’un trait en disant cela, et le posa sur la table. « Aller, je t’en offre un autre. » proposa-t-il soudainement joyeux pour remercier Ludvik qui sans le savoir lui rendait une fière chandelle. Il se doutait quelque part, que les services qu’ils pourront se rendre ne sera jamais plus que quelques renseignements. Ludvik avaient ses convictions, et Wolfgang devait conservé ce job pour survivre, dans le sens littéral du terme.



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Sam 9 Juin - 15:23

Le jeune homme était peut-être un monstre.
Les considérations morales lui échappaient toujours. Ou son sens de la moralité était différent. Basé sur un honneur qui n'avait de valeur qu'à ses yeux. Faux honneur, fausses valeurs - Ludvík ne savait pas. De nouvelles interrogations se poseraient un jour. Par exemple : serait-il capable d'envoyer à la mort quelqu'un d'innocent, de foncièrement innocent, y compris à ses yeux ? Il avait toujours dit non. Il n'en était plus sûr, désormais. Il sentait bien tout ce qui remuait, en lui. Haine, peur, distance. Ce soir avait changé des choses. Il l'aidait autant qu'il le faisait plonger. Confirmé sur sa voie, incapable d'être arraché à la violence, mais confronté à du doute, de la crainte, de l'amitié. Tout cela lui rappelait qu'il n'était pas invulnérable, qu'il accordait peut-être encore trop de place à certaines choses. Ludvík pensait. Il était confronté à cela, parce que sa vie changeait. Et cette nuit encore avait modifié son appréhension de la nuit. A l'en rendre malade. Il en garderait la trace des jours durant. Se réveillerait encore tardivement, la nuit, les draps collés au corps, les yeux grands ouverts fixés sur le plafond. Incapable de sentir autre chose que ses erreurs, ses effrois secrets. Plonger ; vivre dans la noirceur la plus totale - ce serait facile. Impossible. Tentant. Allons, il ne devait pas bien tenir l'alcool. Il n'avait pas beaucoup bu, le verre était seul et petit. Mais cela suffisait, peut-être. Comment expliquer sinon qu'en parlant avec Wolfgang, qu'en songeant à Ana, il fût soudain pris d'un abominable mal de crâne ? Des interrogations folles qui hantaient sa conscience. Qui lui faisait mal. Le silence le gagnait. Un maître cruel, mais facile à satisfaire. Il suffisait de se taire, de ne pas résister outre mesure, et tout allait bien. Pourquoi, pourquoi, pourquoi réagissait-il ainsi ? Quelle crise d'angoisse pouvait être plus abominable que celle qu'il subissait à l'instant... ?

Cela avait commencé quand il avait dû terminer son exposé. La pensée de la sorcière était douloureuse, comme si inconsciemment, il devinait le sort qu'on lui avait jeté. Jusque là, tout allait bien. Il avait recouvré son calme. Il s'était expliqué. Oui, Ludvík allait parfaitement encore. Nul souci ne le guettait, sinon de s'ouvrir assez pour accueillir en lui les paroles de Wolfgang. Il devait se forcer à ne pas être un mur ; à présenter un intérêt certain. Comme un allié devait se comportait envers vous. Il ne savait pas ce que c'était qu'un allié ; il l'avait découvert. A présent, il le vivait. Mais cela ne résolvait pas son problème. Problème de solitude, de méconnaissance. Appréhension face au combat... résignation. Le mot était un ennemi. Il frappait fort, en plein cœur, obligeant mentalement Ludvík à plier en deux. Le mouvement s'accordait avec l'acte. Ah, quelle folie le prenait... En observant scrupuleusement le visage de Wolfgang, un flot de pensées lui montait à la tête, et cela lui fit prendre peur. L'évocation des documents de l'Enclave, notamment, fut pour Ludvík une source soudaine et incompréhensible de panique. Comment cela se faisait-il ? Quand il était question de son ennemi ancestral, il se maîtrisait toujours superbement. L'appartenance de Wolfgang ne pouvait lui poser plus problème qu'en début de soirée. Alors quoi ? Qu'est-ce que cela remuait en lui, pourquoi sentait-il tout à coup son cœur chavirer ? Il y avait cette étrange odeur, métallique. Doucereuse, délicate, écœurante. Il ne la comprenait pas. Il ne se comprenait pas. Le remerciement de Wolfgang glissa sur lui ; Ludvík ne l'entendit même pas. Ses propres démons se réveillaient.
Crise, peut-être. Cela ne lui était jamais vraiment arrivé. Oh, des envies, des pulsions, bien sûr - face à ses victimes, et il perdait parfois un peu les pédales face à elles. Wolfgang était un loup-garou. Un allié, mais lycanthrope. Ce que Ludvík chassait. Et l'instinct du chasseur faisait mal. Comme si il voulait le punir de s'éloigner trop de ses convictions, d'aider quelqu'un qui, selon son éducation, n'aurait mérité que la mort. Comme lui. Quelqu'un qui était sauvé temporairement par le même statut que le sien. Douleur, enfin. Le cœur de Ludvík se comprimait trop fort pour que le jeune homme pût encore se sentir à l'aise. Le calme était une de ses caractéristiques principales ; il réfléchissait assez pour ne pas céder à l'angoisse. Mais l'inquiétude grandissait, en lui. Il étouffait peut-être. Il ne voyait pas où cela le menait. Wolfgang lui proposa un verre. Ludvík, pris dans tout cela, se mit à rire longuement, de ce rire étrange qui ne pouvait manquer d'inquiéter. Et alors ?

Ludvík était pris d'un accès de culpabilité flagrante.

Et chez lui, les émotions étaient toujours maîtrisées. Jamais un mot plus haut que l'autre si ce n'était pas mesuré. La colère venait parfois, sans jamais l'obscurcir complètement. Mais il ne pouvait pas vivre toujours ainsi. Là, c'était trop fort. Il était fatigué, il avait dû se battre contre des imbéciles, dont lui-même, et il avait bu, ce qui ne lui était pas habituel. Il posa son regard sur Wolfgang. Froid et fou. S'en rendant compte, la maîtrise qu'il exerçait encore sur lui lui permit de baisser les yeux. Sa main meurtrière se leva ; il posa le doigt sur la table et, sans vraiment y réfléchir, procédant comme à l'accoutumée à l'instinct, il se mit à tracer la forme de diverses runes, rapidement. Il n'avait pas besoin d'y penser ; c'était pour lui naturel, comme de respirer. il en connaissait tant le tracé que sa main le faisait d'elle-même. C'était cela, aussi, la maîtrise. Il ne savait pas à quel point Wolfgang se doutait de sa dépendance vis-à-vis des runes. Peut-être un peu. Peut-être nullement. Cela l'aidait à se sentir mieux, toutefois. A se concentrer. Tout commençait à refluer. La haine, la peur. La culpabilité surtout. Il sentit ce lourd poids qu'il portait malgré lui se faire moins pesant, comme si l'exercice lui donnait un repère auquel il s'accrochait. Un point d'ancrage dans la réalité. Ludvík sentit ses pensées se calmer, prises dans la litanie incessante.
Alors sa tête lui parut exploser, tandis qu'il revenait à son état normal.
Sa main se stoppa net sur la table, et il releva les yeux vers Wolfgang, qui devait sans doute se demander ce qui lui arrivait. Incapable de lui expliquer, Ludvík préféra passer outre, et faire comme si c'était tout à fait contrôlé et normal. Il ne devait rien savoir de son trouble. Et sinon, accepter le verre ? Il ne lui paraissait pas prudent de le faire. En cet instant, ils étaient à l'opposé de l'autre. Wolfgang rayonnait d'une joie sincère, Ludvík était malheureux comme les pierres, et affreusement grave. Il secoua lentement la tête, déclinant son offre malgré son envie de se saouler, afin que la seule crise qui pût encore le prendre ne fût pas celle de sa conscience torturée.
    « Une autre fois, peut-être, proposa-t-il d'une voix parfaitement maîtrisée. Je te l'ai peut-être dit, il n'est pas dans mon habitude de boire. Mais vas-y si tu veux. »
Il ne voulait pas empêcher Wolfgang de s'enivrer à loisir. Chacun ses choix ; Ludvík n'aimait pas l'idée de perdre ses moyens, encore moins dans un lieu public. Et c'était aussi le résultat d'une éducation qui lui avait toujours enseigné à être le maître - ne serait-ce que de lui-même. Il n'était pas question de dominer quiconque ; Wolfgang n'était pas une de ses victimes. Son regard s'adoucit en regardant le lycanthrope. La froideur dont il avait fait preuve jusque là s'estompa. De toute façon, il n'était pas indifférent à la personne de Wolfgang, sinon il ne lui aurait pas fait tant de confidences. Il se sentait véritablement amical avec lui, même si c'était difficilement d'extérioriser de tels sentiments, pour quelqu'un d'aussi fanatique et antipathique que Ludvík.
    « Tu feras ce que tu veux de toute façon, lâcha-t-il avec un brin de résignation dans la voix. C'est un combat auquel je serais peut-être mêlé, alors si tu prends les devants, peut-être que ça m'arrangera. »
Il se mit à sourire. Et le pire fut peut-être qu'il ignorait pourquoi.
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Lun 18 Juin - 20:43

La question de la guerre probable, de son appartenance et l’incidieuse proposition de son allié était digne d’intérêt, Ludvik avait fondamentalement raison, l’Enclave ne soutiendrait pas un chasseur aussi marginal qu’il l’était, mais le chasseur n’en demandait pas tant. Qui aurait envie de soutenir un monstre ? Car c’est ce qu’il était, ce qu’il avait toujours été, un lycan mais aussi un chasseur, une ignominie de la nature, quelque chose qu’il ne supportait pas, qu’il avait voulu arracher de son corps, et tout ce qu’il avait réussit à faire c’était à s’auto-détruire à coup de combat perdu d’avance, à coup de rejet systématique de toute personne cherchant à l’aider, à s’approcher de lui, à tenter de le comprendre, et enfin, à coup d’injection de toutes sortes de substances. Ludvik avait sans nul doute raison, seulement Wolfgang ne demandait jamais de l’aide, et n’acceptait pas les mains tendues vers lui. L’amitié du chasseur, il pouvait l’accepter, parce que son cœur aussi fermé et dur soit-il n’était pas totalement mort, et était encore capable de s’animer en de bref instants, mais son aide ? Non, impossible. Personne ne pouvait tendre la main à monstre, personne ne le devait. C’était de son devoir de rester isolé, de demeurer seul et dans l’ombre, de protéger les autres de lui-même. Et il en avait fait toujours ainsi. Jamais il ne demandait quoi que ce soit aux autres, pourtant, il remit le sujet de la vampire sur la table. Pourquoi diantre ? Peut-être parce qu’elle était devenue une obsession pour lui. Elle avait réussit à le briser, à violer non seulement son corps mais son âme, à le réduire à néant, d’une certaine manière elle lui avait donné ce qu’il voulait, seulement il s’était trompé sur ses désirs, il n’avait désiré que des choses mauvaises. Peut-être qu’enfin il prenait conscience de son mal obscur, de ce démon juché sur son épaule ? Elle envahissait de sa présence nébuleuse et ignoble ses pensées, le torturait bien après avoir disparu dans la nuit en continuant à lui échapper. Il se sentait encore sale, parfois il avait l’impression qu’elle était là, dans l’obscurité à l’observer, à rire de lui. Un rire qu’il entendait résonner à cet instant même. Relevant le nez, il découvrit que ce n’était pas la vampire folle qui riait à s’en briser les côtes, qu’elle n’était nullement là, cachée dans l’ombre, prête à l’avaler tout cru, mais que c’était son allié, son ami, Ludvik qui riait. Pourquoi ? Le chasseur aurait été bien en peine de le dire. Clignant des yeux, il avait du mal à réaliser que c’était Ludvik qui riait ainsi, ça semblait être un rire déconnecté de la réalité, un brin cynique, et nullement adapté à la situation. En contemplant à nouveau son allié il compris que lui aussi s’était perdu dans ses pensées et qu’elles ne devaient pas être guère plus lumineuses que les siennes. Ce qui le surprenait, c’était de le voir s’animer ainsi, Ludvik semblait être la personne possédant le plus de sang froid qu’il connaissait. Cependant, par respect, il masqua sa surprise, et ne l’interrogea nullement sur le sujet. Chacun avait ses démons.

La joie qui occupait le corps du chasseur semblait si volatile, il était heureux de ces renseignements sans nul doute précieux et cependant, le simple fait d’avoir évoqué la vampire réanimait autant de mauvais souvenirs, et voir, entendre Ludvik rire ainsi ne chassait aucunement les propres démons du lycan. Il savait qu’un verre de plus lui ferait du bien. Pourquoi ressasser ces vieilles rengaines, pourquoi continuer à tourner en rond, il avait l’occasion de se changer pour une fois les idées, mieux valait en profiter. Et hop, en un clin d’œil, il accrocha à nouveau un sourire à son visage, proposant un verre qui semblait de plus en plus nécessaire, autant pour lui que pour son camarade qui ne semblait pas être en manque lui non plus de pensées sombres et préoccupante. Il connaissait les signes de la folie quand votre démon commence à vous grignoter la cervelle, et n’avait contre lui qu’un seul remède, l’alcool ou la défonce. Comme il doutait que Ludvik accepterait de prendre de la drogue, il choisit donc l’alcool ou le moyen le plus efficace d’oublier ses problèmes. Rien que l’idée d’un verre lui rendit ce bonheur fugace et futile mais si rafraîchissant. Il vit le geste étrange de son ami, ces tracés sur la table mais là encore il fit comme si de rien n’était. Lui aussi avec des comportements très étranges et difficile à expliquer, il ne voulait pas fouiner du côté des cadavres planqués dans les placards des autres. « Une autre fois, peut-être. Je te l'ai peut-être dit, il n'est pas dans mon habitude de boire. Mais vas-y si tu veux. » Wolfgang hocha la tête. Il avait deviné que ce n’était pas vraiment le genre de Ludvik de boire, peut-être l’aurait-il plus facilement imaginer avec un verre de vin le soir avec le repas, et encore. Le regard de Ludvik se planta dans le sien, il était plus doux mais aussi plus posé, comme si la tempête qui s’était déclanchée dans son crâne venait de s’estomper. Le lycan lui sourit et leva la main pour passer commande. « Même pas un jus de fruit ? » demanda-t-il. Car offrir un verre était aussi un geste qui avait une signification, à ses yeux c’était une forme de remerciement, et il était rare qu’il agisse ainsi. Il ne respectait que peu les règles sociales en usage dans ce bas monde. « Tu feras ce que tu veux de toute façon. C'est un combat auquel je serais peut-être mêlé, alors si tu prends les devants, peut-être que ça m'arrangera. » Wolfgang le regarda droit dans les yeux, un peu surpris. Que siginifiait cette phrase ? Hésitait-il vis à vis de cette sorcière entre la considéré comme neutre ou ennemi ? Cherchait-il à travers le lycan un moyen de clarifié une situation obscure ? ou peut-être une raison pour prendre les armes ? Le chasseur en tout cas était bien résolu à ne pas mêler Ludvik à sa folle obsession. Il ignorait de quoi était capable la sorcière, le dossier semblait chargé contre elle, mais il s’en moquait comme de sa première couche-culotte. Seule la vampire l’intéressait. « Que veux-tu dire par là ? » demanda-t-il en observant la serveuse qui venait vers eux. Il ne désirait pas forcément de nouvelles confidences, seulement si Ludvik avait besoin de son aide pour établir le profil de la sorcière ou des informations à son sujet, il pouvait toujours se débrouiller pour obtenir le dossier en question.



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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Lun 25 Juin - 12:38

Ludvík avait l'air vraiment stupide, avec son sourire à la noix accroché au visage, qui refusait de le quitter. On aurait vraiment dit qu'il était en compagnie de son meilleur ami, à passer une soirée très agréable où il avait un peu trop bu. C'était ridicule : il venait simplement de s'ouvrir à une personne qu'il ne connaissait pas vraiment. Un allié prenait du grade, il valait quelque chose à ses yeux, et c'était exactement ce qui se produisait. Il paraissait heureux, même, d'être sorti un instant de sa solitude pesante, pour s'ouvrir à une personne différente, et qu'il n'aurait jamais dû apprécier. Une nouvelle page de leur relation s'ouvrait, vierge encore de toute écriture. Elle promettait de s'écrire avec du sang, en tout cas. Comme son propre passé, l'avenir serait sombre et sanguinolent, ce qui ne posait pas trop de problèmes vu qu'il n'y avait pas de gros changements. Juste le paramètre Wolfgang à prendre en compte, en plus. Et cette sorcière, et ce vampire. Un nid d'ennuis en perspective, qui l'aurait sans doute réjoui s'il adorait se battre. Enfin, en temps normal, il aurait éprouvé de la lassitude, mais peut-être était-il lui même trop fatigué pour laisser cette émotion le gagner, aussi ressentait-il d'autres choses... assez inédites. A croire que le sentiment d'amitié, aussi léger fut-il, éveillait chez lui des émotions qu'il ne connaissait pas. Ludvík était peut-être tout simplement trop fermé à ce qui se passait en lui, ce serait intéressant de s'y pencher. En tout cas, depuis sa crise, il se sentait mieux, sans doute mieux que Wolfgang même, vu que lui n'avait pas à se soucier de la vengeance. S'il y avait bien une chose qu'il n'aimait pas, c'était l'envie de tuer, et il devinait que Wolfgang n'y était pas totalement insensible. Autrement dit, il devait forcément aller mal, et Ludvík, qui n'était pris par aucune pulsion, était dans un état bien meilleur. Ce n'était pas la même joie folle que Wolfgang avait ressenti quelques instants plus tôt, non, simplement une paix née de l'oubli, et de la volonté de se tenir tranquille pour la soirée. Il était si tard, déjà...
Wolfgang lui proposa un jus de fruit. C'était tellement dérisoire que cela fit rire Ludvík, très doucement, de sorte que ce fut à peine perceptible. Ce n'était pas l'alcool le problème, en général, ce n'était qu'une manière d'aggraver les choses. Mais la manière qu'il avait de lui proposer une autre boisson, c'était... tout simplement mémorable. Spontané, sincère. Ludvík avait rarement vu quelqu'un lui sortir quelque chose d'aussi... innocent. Oh, il était évident que la portée de cela était plutôt symbolique : Wolfgang voulait à tout prix le remercier pour ce que Ludvík avait dit. Le chasseur avait d'ailleurs déjà un peu oublié ce qu'il avait dévoilé, comme si... comme si un sort s'était accroché à lui. C'était ridicule, normalement les runes le protégeaient assez pour l'empêcher de perdre la tête. Ou alors il avait déjà trop bu. Enfin, bref, cela ne changeait pas grand-chose à la situation. Il tenait à honorer Wolfgang en ne lui disant pas non.
    « Commande-moi la même chose que pour toi. » : répondit Ludvík, sachant très bien que cela pouvait tomber sur à peu près tout et n'importe quoi.
C'était une question de confiance : son allié saurait faire un choix, et il devait être en mesure de le respecter. Le Tchèque prenait cela comme un test. La commande fut prise, et Ludvík ne se rendit même pas compte que ce qu'il avait dit posait problème. C'était d'ailleurs pour cela que Wolfgang lui en demandait la signification, sauf qu'il était incapable de répondre. En quoi c'était bénéfique ? Alors ça, lui aussi aurait bien aimé le savoir. Il avait du mal à réfléchir. S'il l'avait dit, c'était qu'il le pensait, d'une façon ou d'une autre. Sauf que pour le coup, lui-même ne voyait pas trop ce qu'il avait voulu dire. Ah, il était déjà arrangé pour la soirée...
    « Sans doute, tenta-t-il d'expliquer, que le destin me rattrapera à ce moment-là, et ça me donnera peut-être une occasion de m'expliquer avec cette fichue sorcière. Tu sais, elle ne peut pas s'empêcher de vouloir que je m'allie avec elle, elle est particulièrement énervante, alors... peut-être que tu seras assez convaincant. »
Mais il n'était même pas sûr que l'explication qu'il donnait était la bonne. Après tout, Ludvík avait du mal à se comprendre, il se surprenait des fois à être pris de certaines... envies... qui lui paraissaient incongrues. Sans doute était-il corrompu par ses actes. Après avoir commis bien des meurtres, il ne pouvait plus être innocent, la violence lui était rentrée dans la peau, et ne le quittait plus.
    « Tu sais, j'éprouve assez souvent du mépris pour les gens, et encore plus pour ceux qui ne me paraissent pas dignes d'être en vie. Autant dire que je méprise quasiment tout le monde. Ça devient dangereux quand on y mêle de la peur. Méfiance et effroi font de nous des bêtes traquées, prêtes à tout pour rester en vie. Ma propre monstruosité ressortira à ce moment-là, ce sera toujours une réussite de prouver que j'avais raison. »
Là encore, propos quelques peu énigmatiques, et Ludvík n'était pas sûr de comprendre toutes les implications de ce qu'il disait. Tout ce qu'il savait, c'était que, sous couvert de donner un avertissement à Wolfgang, il exprimait ses doutes quant à son propre degré d'humanité. Il ne faisait nul doute, pour lui, que ce degré était assez faible, parce que chaque chasse l'éloignait de plus en plus de l'essence de l'innocence. Il vit la commande arriver, sourit en apercevant le contenu de son verre, et en prit une gorgée sans prendre le temps d'y réfléchir.
    « Tu sais, la vie a toujours été un combat. Pour moi, et je pense que c'était aussi ton cas. Et tu es mieux armé que moi. Quand j'étais petit, j'étais encore plus faible qu'aujourd'hui. Parce que je ne maîtrisais absolument rien. Je n'ai jamais su bien me battre, et mon père ne savait pas s'y prendre avec les armes à feu ; heureusement, il y avait ma mère, mais elle n'avait pas envie de m'en apprendre trop. Ça m'arrangerait, car au moins, je n'aurai pas le choix, je serai obligé de tenir pour toi, et du coup, je comblerai mes propres faiblesses. C'est profondément égoïste, ce que je dis, d'ailleurs je monopolise le temps de parole, mais je crois que j'ai sacrément besoin de quelqu'un pour survivre, sans doute plus que toi en tout cas. »
Et tout cela, parce qu'il s'appelait Romanov, qu'il détestait l'Enclave et aidait la Confrérie, et qu'il ne savait rien faire, sinon manipuler quelques pauvres runes.
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MessageSujet: Re: Nuit Blanche ft. Ludvik   Lun 2 Juil - 15:14

Les deux chasseurs étaient attablés au fond de la salle, et bien que leur discutions n’était pas des plus animés, ils attiraient néanmoins le regard, par moment, de créatures d’ombres un peu inquiètes. Les chasseurs étaient accueillis ici comme n’importe quel client, cela ne voulait pas dire que les clients vampires ou lycans aimaient sentir leur présence autour d’eux. Les vampires prônaient un air méprisant et détaché, mais la simple vision de Wolfgang célèbre chasseur parmi les suceurs de sang rendait ces derniers sensible et méfiants. Comme on pouvait supposer que la présence de Ludvick rendait les lycans plus sensibles eux aussi. Wolfgang d’un regard porté sur la salle, remarqua que leur présence n’avait nullement échappé aux regards des ombres qui les surveillaient du regard. Il n’avait jamais senti de regard malveillant provenant des lycans, de la méfiance oui, mais un regard mauvais, pas vraiment, là il en sentait également porté sur lui à moins que ça ne soit adressé à son compagnon d’attablée pour ce soir. Il est vrai qu’il appartenait aux deux natures, mais par ses choix, par la vie qu’il menait, il avait choisit le clan de l’Enclave depuis longtemps. Il savait qu’ils savaient, et il y avait toujours cette ambiance froide, ce silence gênant, et ce regard plein de suspicion, mais là, il sentait tout autre chose, comme une sorte de menace planant au-dessus de sa tête. Il secoua la tête, préférant regarder les jolies filles présentent dans la salle, avant de reporter son attention sur son verre qu’il lui fallait remplir. Il connaissait les employés d’ici comme s’il faisait parti des lieux. Sandy, appelée Canaris, faisait le service jusqu’à 3h du mat, humaine oui, mais il la savait traînant dans les pattes des vampires depuis un sacré bout de temps. Elle prendrait le relais de leur première serveuse. Ce qui convenait parfaitement à Wolfgang. Il voulu offrir un verre à Ludvik, mais ce dernier refusa poliment en disant qu’il n’avait pas l’habitude de l’alcool. Wolfgang insista, même un jus d’orange, il tenait à offrir un verre à celui qui lui avait donné le seul indice qu’il avait pu récolté contre sa cible, la vampire folle. Il avait une bonne idée de où fouiller à présent. Ludvik se mit à rire, sûrement amusé que le lycan insiste autant pour lui offrir un verre. C’est vrai que d’ordinaire, c’était plutôt aux demoiselles aux zolis zeux bleus qu’il offrait des verres, mais ce geste social avait aussi une certaine signification. « Commande-moi la même chose que pour toi. » Wolfgang ouvrit des yeux ronds. Il avait bu jusqu’à présent un simple cocktail, qui certes vous offrait une sympathique ivresse, mais en comparaison, ce qu’avait prit Wolfgang était autrement plus costaux. « Ah bon ? Tu es sûr ? » demanda-t-il à son nouvel ami avec cependant un petit sourire malicieux. Wolfgang marchait au whisky, bourbon, toujours pur, avec des glaçons pour alléger un peu le tout, et surtout avoir le côté rafraîchissant de la chose. Il n’aimait pas le whisky tiédis.

Les paroles de Ludvik furent par la suite pleine de mystère. D’autant plus que le chasseur lui avait comprendre qu’il ne voulait pas qu’il s’approche de trop de cette sorcière et qu’il préférait qu’elle ne sache rien de lui, seulement à présent, il semblait désirer le contraire, si tant et si bien que Wolfgang ne comprenant plus rien, demanda à son collègue de se montrer plus clair. « Sans doute, que le destin me rattrapera à ce moment-là, et ça me donnera peut-être une occasion de m'expliquer avec cette fichue sorcière. Tu sais, elle ne peut pas s'empêcher de vouloir que je m'allie avec elle, elle est particulièrement énervante, alors... peut-être que tu seras assez convaincant. » Les sourcils de Wolfgang se froncèrent. Pourquoi diable une sorcière recherchée par l’Enclave voulait rallier à sa cause un chasseur d’ombre ? Oh, il comprenait à présent. Elle était suffisamment maligne pour comprendre que Ludvik n’appartenait pas à l’Enclave, mais comment avait-elle fait pour savoir qu’il avait des dissidence au sein des chasseurs d’ombre ? A quel point était-elle donc puissante ? « Tu sais, j'éprouve assez souvent du mépris pour les gens, et encore plus pour ceux qui ne me paraissent pas dignes d'être en vie. Autant dire que je méprise quasiment tout le monde. Ça devient dangereux quand on y mêle de la peur. Méfiance et effroi font de nous des bêtes traquées, prêtes à tout pour rester en vie. Ma propre monstruosité ressortira à ce moment-là, ce sera toujours une réussite de prouver que j'avais raison. » Non, il était clair et évident que Wolfgang ne saisirait pas tout, et le peu qu’il comprendrait ne serait que des brides, des pièces d’un puzzle plus massif qui lui était encore inconnu. Ludvik était quelqu’un de complexe, cela il l’avait compris dès le départ, mais à présent il avait clairement la sensation de se retrouver face à un grand mystère dont les clés ne seraient révélées qu’à la fin, tout à la fin. « Tu sais, la vie a toujours été un combat. Pour moi, et je pense que c'était aussi ton cas. Et tu es mieux armé que moi. Quand j'étais petit, j'étais encore plus faible qu'aujourd'hui. Parce que je ne maîtrisais absolument rien. Je n'ai jamais su bien me battre, et mon père ne savait pas s'y prendre avec les armes à feu ; heureusement, il y avait ma mère, mais elle n'avait pas envie de m'en apprendre trop. Ça m'arrangerait, car au moins, je n'aurai pas le choix, je serai obligé de tenir pour toi, et du coup, je comblerai mes propres faiblesses. C'est profondément égoïste, ce que je dis, d'ailleurs je monopolise le temps de parole, mais je crois que j'ai sacrément besoin de quelqu'un pour survivre, sans doute plus que toi en tout cas. » Non, Wolfgang ne comprenait pas tout, mais il saisissait une chose, une seule et unique chose, qui ressortait de tout cela. Ludvik lui demandait de l’aide, son assistance, peut-être pour affronter cette sorcière ou ses ennemis, peut-être pour y voir plus clair dans les ténèbres ou simplement pour survivre. Wolfgang avait toujours fait bande à part, il n’avait jamais eut le moindre allié, pourtant gamin, il y avait cette gamine des rues qui le suivait partout et qu’il avait éduqué comme une chasseuse d’ombre. C’était peut-être idiot, mais c’était grâce à elle, en quelque sorte, qu’il avait sans nul doute survécu.

Apprendre à cette gamine à utiliser des armes, à se battre, à détecter un vampire, ça lui avait permit de canaliser toute sa haine et sa colère. Se donner un but, autre que l’élimination d’un vampire ou d’un ennemi, avait eut quelque chose de salvateur. Peut-être qu’aider Ludvik, l’aiderait aussi d’une certaine manière. Il devait bien avouer qu’il ne gérait plus du tout depuis que cette vampire l’avait touché, torturé, humilié, et l’arrivée de Aaron n’arrangeait rien, tout devenait soudainement si compliqué, et sa petite vie bien tranquille n’avait plus rien de tranquille. Il avait l’impression que tout lui échappait à présent. Or il avait besoin de reprendre le contrôle, besoin d’affirmer ce qu’il était, sa nature, et ses besoins. Il devait reprendre ses forces, maîtriser à nouveau son univers et son monde. Il porta son verre à ses lèvres, et dégusta une gorgée de whisky. « Je crois bien qu’en effet, tu aurais besoin d’un garde fou. » murmura Wolfgang en songeant à cette fameuse sorcière. « Et moi aussi. » continua-t-il. Ce qui était, malheureusement, la stricte vérité. Il avait un comportement à la limite du suicidaire, comme son récent plan de chasser du démon sans sa lame séraphique. « Peut-être pourrions-nous apporter l’un à l’autre quelque chose. Je suis sans doute mieux armé pour survivre, mais ma nature me pousse à me jeter dans la gueule du loup. Nous sommes tellement opposé niveau caractère, qu’ensemble nous pourrions être redoutable en effet. » Etaient-ils en train de signer une alliance ? Peut-être, Wolfgang n’en était pas certain, il ne savait pas exactement ce que désirait Ludvik, mais si c’était bien cela, alors Ludvik l’ignorait sans doute, mais il se pourrait bien qu’il se retrouve avec bien plus de travail que de récompense avec une telle alliance.



Grâces sataniques
❝ Disease spreading death, Entire population dies, Dead before you're born, Massive suicide. Vicious game of fear, it's all extermination now, poison in your veins. Global genocide. Slaughter Governs law, the apocalypse begins. Pain become the norm, seeking homicide. Beware the coming storm. That starts illuminating fires. God is laughing hard.Man has gone insane. World painted blood, No sanctuary.

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Nuit Blanche ft. Ludvik

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