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 One minute to Midnight ft. Lana

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PSEUDO : Eden Memories
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JOB : Chauffeur de taxi à mi temps, il travaille également dans un garage, et la nuit sert de chauffeur pour la mafia.
CAPACITES : Domination ; il peut imposer sa volonté aux humains ou aux démons. Péché contrôlé: la Colère.

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MessageSujet: One minute to Midnight ft. Lana   Ven 18 Nov - 20:25



Le jeune homme serra le volant, faisant gémir le cuir de ses gants. Le cure dent roulait entre ses lèvres alors qu’il fixait la rue éclairée par les lampadaires. Le néon du bar éclairait l’immeuble entier, lui donnant une étrange couleur mauve. Des gens étaient en train de fumer dehors. La nuit semblait parfaite, du moins pour eux. Lui savait ce qu’il se cachait dans l’obscurité. Il n’avait pas besoin de Belzébuth pour le savoir, la nuit était son domaine depuis très longtemps. Ce n’est pas qu’il avait du mal avec le soleil, mais son travail illégal exigeait qu’il agisse la nuit, et il aimait pouvoir se fondre dans l’obscurité. Il s’y sentait bien plus à l’aise que sous les spots. Fixant les lumières des néons, son regard bascula sur le compteur. Le moteur ronronnait doucement, comme s’il l’appelait, lui chuchotait des choses, des secrets qu’eux seuls connaissent. Il sourit doucement. Oui, il avait envie de rouler. Parfois il se demandait pourquoi il ne roulerait pas indéfiniment, pourquoi il tentait encore de se mêler aux gens, pourquoi il insistait tant pour faire comme s’il était normal, et comme si tout ça, l’intéressait. Au fond, la seule chose qui l’animait encore c’était ce bon vieux son, le ronron du moteur, et la pression de son pied sur l’accélérateur, le frisson que provoque la vitesse, la précision de ses réflexes s’affûtant au fur et à mesure qu’il prend des risques. Belzébuth s’anima quelque part en lui. Pourquoi n’aime tu donc pas ces gens ? Regarde les, ils ont quelque chose de magnifique, tu ne trouve pas ? Le chauffeur fit rouler le cure dent une nouvelle fois entre ses lèvres fines. Il ne les comprenait pas, mais l’ange déchu était bien plus curieux que lui à leur égart. Quelque part, il comprenait le besoin du démon de se mêler aux humains, il comprenait son désir de les connaître, comme il comprenait son besoin de les punir lorsqu’ils agissaient mal. Il était d’accord avec ça. Lorsque plutôt dans la nuit l’ange déchu avait prit totalement possession de son corps pour aller punir un propriétaire véreux, et qu’il avait déchaîné la colère de tous ses locataires furieux de s’être fait expulser, le chauffeur avait été d’accord avec les actes de Belzébuth. Il avait même ressenti un léger frisson excitant lorsque le pouvoir avait grimper le long de ses bras, et qu’il avait été entouré par lui, il avait ressenti cette extase qu’offre uniquement la puissance à l’état pure, et peu importe d’où provenait la magie, il en sentait sa puissance et la respectait, l’aimait ainsi. Pourquoi aurait-il été dérangé par la présence de l’ange déchu ? Parce qu’il était sensé incarné le mal ? Belzébuth n’avait pas fait des choses si maléfiques que ça, il avait vu des humains capables de bien pire que ça. Et puis, Belzébuth était sans doute en train de lui redonner goût, peu à peu, à l’humanité, pourquoi refuserait-il cela ? Il se souvenait encore de son suicide raté. L’échec cuisant et la sensation d’être damné revenant sans cesse. Il se demandait parfois si l’ange déchu ne l’avait pas choisit justement pour ça, parce qu’il était un damné condamné à vivre alors qu’il n’en avait pas l’envie. Le cure dent craqua sous la pression de ses dents. Il battit des paupières surpris que ses réflexions l’ai amené à manqué de perdre son éternel sang froid. Finalement, il se décida et se leva de son siège auto si confortable.

L’air de dehors était froid, mordant. Jetant un regard autour de lui, il fut rassurer de constater que personne ne le regardait. Il avait toujours eut cette capacité à ne pas attiré l’attention, mais depuis qu’il s’installait uniquement dans des grandes villes, il était réellement devenu une ombre. Personne ne se souciait jamais de lui. Relevant le nez, il se mit en marche quittant sa chère Spitfire pour rejoindre le bar. En apparence c’était un bar tout à fait banal, un de ces bar de quartier très fréquentés à partir de la tombée de la nuit, mais en réalité c’était le fief de la mafia locale. Ce qui expliquait sa présence ici, le chauffeur n’avait aucune réelle affinité avec les bars et autres lieux de débauches même si ça ne le dérangeait pas d’y entrer, disons qu’il n’y trouvait aucune source de plaisir. Il ne buvait pas, il ne draguait pas, et n’avait pas besoin de déballer sa vie à de parfaits inconnus. Belzébuth lui était tout émoustillé. Il aimait la décadence, comment pourrait-il ne pas aimer ? C’était un démon. Le chauffeur poussa les portes du bar. Immédiatement il fut assaillit par la chaleur humaine des lieux, l’odeur de l’alcool se mêlait à celle du café et de la sueur, la lumière tamisée ne masquait pas vraiment les visages. Il baissa la tête, enfonçant sa casquette sur son crâne. Belzébuth aurait sans doute trouver bien des choses à dire sur le besoin constant du jeune homme de se fondre dans la masse, de disparaître, de n’être qu’une ombre, mais à vrai dire, cet aspect de la personnalité du jeune homme l’avait attiré entre autres. Il fonça droit vers l’arrière salle en ignorant le bar. Il n’avait pas soif, et même si le démon aurait bien traîné dans la salle, c’était son moment. Il n’était pas là pour laisser Belzébuth s’amuser, il était là pour le travail, et même l’ange déchu respectait ça. De plus, Lana ne serait peut-être pas encore ici pour longtemps. Elle lui avait donné une fourchette, et ça arrivait sur la fin du timing. Il poussa la porte en bois. La jeune femme blonde était bel et bien là, sauf que quelque chose clochait. Normalement, elle a toujours l’air très occupée, donnant des ordres, toujours entre deux rendez-vous avec des clients, il attendait souvent qu’elle ai finit pour venir chercher le travail qu’elle avait à lui donner, mais là non, elle était seule, et semblait, bizarrement fragile. Lana était tout sauf une femme fragile aux yeux du chauffeur, mais en la regardant ce soir, tout ce qu’il sentait c’était une immense tristesse. Lorsqu’elle leva les yeux il vit qu’elle avait pleuré, peut-être qu’elle pleurait encore. Soudainement un jeune homme à l’allure séduisante et au visage inspirant la sympathie apparut dans son champ de vision. Il ne se rappelait pas de son prénom, mais l’avait déjà vu lorsqu’il venait ici. « Dehors, elle a besoin d’être seule. » aboya le jeune homme en question d’une voix si dure qu’elle n’exigeait aucune réponse. Jetant un regard à Lana qui semblait être replongée dans ses pensées, ses mains s’enfonçant dans ses cheveux pressant son crâne, il réalisa l’erreur tactique. Le chauffeur était quelqu’un d’assez correct, il ne prenait pas les places handicapée, ralentissait en voiture lorsqu’il voyait un enfant ou un aveugle sur le bord de la route, il n’était pas quelqu’un de généreux mais il respectait les sentiments des autres. Aussi il recula et laissa la porte se refermer derrière lui. Une fois retourné dans la salle, il regarda autour de lui avec un air perdu. Que devait-il faire ? Attendre qu’elle se reprenne ou s’en aller ? Qu’est-ce qui serait le plus convenant ?



J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit. EMILY BRONTE
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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Sam 19 Nov - 11:54

Mauvaise journée. Mauvaise nuit.

Dans ma tête tourne inlassablement les images de leur corps mutilés et couvert de sang. Je ne me souviens de rien avant cette nuit fatidique… Ou plutôt ce jour. Quand le soleil s’est levé, que mon corps courbaturés me faisait souffrir atrocement. Ouvrir les yeux et porter mes mains souillées et humides à ma figure… Voir le sang sur ma peau blanche… Me redresser, paniquée et perdue, sans souvenir aucun de la nuit… Nue au milieu d’un véritable massacre…. Les corps des mafieux aussi abimés que ceux de ma famille chérie… L’odeur, le goût acre et métallique du sang… Fuir, loin, m’en aller vite, très vite. Nettoyer mon corps sali et chercher à savoir, à comprendre. Si je suis la seule vivante, cela signifie que je les ai tous tué ? La douche froide pour ranimer mes sens perdus, pour me punir de ce qui s’est passé…. Restée prostrée des jours sur mon lit sans bouger… Mais jamais les souvenirs ne me sont revenus. Je n’ai jamais su ce qui s’était vraiment passé cette nuit-là … Et peu à peu les souvenirs de ma vie antérieure, celle où j’étais une jeune femme souriante d’après ce qu’on m’a raconté, ont disparu aux aussi. Ne reste que cette femme blessée, sans respect pour son corps et prête à tout pour l’argent et prouver qu’elle vaut n’importe quel homme dans son métier. Mafieuse, c’est ce que je suis devenue après avoir été une pute de luxe pour touriste étranger en Russie. Par nécessité, j’ai construit autour de moi une meute.

Mon refuge. Ma famille. Ma nécessité. Ma stabilité.

La nuit sera longue. Cette fois-ci je sombre. La tyrannique et violente, l’instable que je suis s’enfonce dans les ténèbres de son esprit et pleure lamentablement. Mais rien n’arrête mes sanglots saccadés. Les images tournent, partent et reviennent, me hantent et refusent de me laisser tranquille. Anniversaire de morts cette nuit. J’ai l’odeur infâme de cette petite piquée mal éclairée qui revient à mes narines. J’ai de nouveaux le goût de fer à la bouche. Je me sens sale et couverte de ce liquide carmin vital. Je ne suis pas dans mon bar. Non, j’en suis bien loin. Je suis en Russie, dans mon village natal… Autour de moi c’est le décor saccagé du salon de la maison paternel qui s’offre à ma vue brouillée par les larmes. Je sens encore, mais n’arrive à revoir ni revivre, les poids des mains sur moi. Je perçois les cris déchirants et agonisants des miens. Je ne sais plus pourquoi. Je ne vois rien. Mes sens eux se rappellent et me lancent de brefs messages. Je voudrais crier. Je désire mettre fin à tout ça, au massacre et aux souvenirs. Je veux oublier cette nuit-là comme j’ai su effacé tout le reste de mon esprit. Je veux le réconfort de l’oubli total. J’appelle presque l’amnésie à moi. Mais rien n’y fait, tout à nouveau se présente. Et plus je résiste, plus les images horribles se font intenses et présentes. Pourtant, je ne revois pas la nuit… Juste mon éveil et la scène qui s’est offerte à mes yeux clairs ce matin déjà si lointain… Je me replis. Je cherche la sécurité. Gémissante, j’enfonce ma tête dans le creux formé par mes genoux serrés contre ma poitrine. Je pleure lentement, passant mes mains dans mes cheveux, massant mes tempes … Je grogne de douleur. J’ai peur. Qu’ai-je donc fait cette fois-là ? Je suis un vrai monstre, pire qu’une Lycanthrope en réalité. Je me sens à nouveau sombrer, j’agonise intérieurement mais ne meure point. Je voudrais hurler, labourer ma peau de mes griffes pour que cesse cette torture, pour que la souffrance morale devienne physique. Bien plus supportable. Enfermée en moi, je ne capte pas ce qui m’entoure. J’enfonce un peu plus la tête, je gémis et pleure doucement incapable d’extérioriser autrement.

Une main consolatrice et tendre se pose sur ma chevelure blonde. Une odeur connue, habituelle près de moi qui me rassure. Je relève la tête et offre le pitoyable spectacle de l’Ulfrick brisée. Misha passe un bras autour de mon épaule et m’attire sans mot à lui. Consolateur comme un frère, il m’enlace et me murmure en russe, notre langue natale, des propos réconfortants. Lui sait. Lui m’a vu plus d’une fois dans cet état pitoyable et détruite. Il a l’habitude et agit en conséquence. Il va tout gérer. Il va veiller sur moi. Il va être là pour moi et me soutenir. Peut-être appellera-t-il Oksana ou Andreï ou un autre membre de la meute pour rester près de moi, pour que je ne sois pas seule. Ils savent tous dans la meute. Mais ils ne considèrent pas que cela enlève en moi les attributs de chef de clan. Je reste leur Ulfrick. Peut-être une preuve que je suis vaguement humaine encore. Je gémis à nouveau et me serre contre lui. Après un baiser sur ma chevelure dorée, il s’excuse de devoir me laisser un peu. Il sort, je renfonce ma tête dans mes genoux et je pleure doucement, secouée de sanglots interminables.

La porte s’ouvre, odeur familière à nouveau. Je ne relève pas de suite la tête, prostrée sur mon appuie de fenêtre, gémissante. L’image même de la faiblesse et de la femme brisée. Le silence règne à nouveau, seul mes bruits incongrus emplissent la pièce et brise le clame des lieux. J’entends vaguement les voix du bar mais n’y prête aucune attention. Je veux chasser les images sanglantes et violentes qui me viennent ne boucle et me torturent… Je veux le silence. Je veux que cela prenne fin ! La présence dans la pièce m’interpelle, ne dit rien. Lentement je relève la tête et tourne le regard vers le jeune homme, Michael qui me fixe avec stupeur. Il ne devrait pas savoir. Il n’aurait pas dû me voir comme cela. Il n’est pas de la meute. C’est juste un employé « humain » de la mafia. Je reteins un gémissement de plus, mon regard humide rivé à lui, les larmes continuant de cascader sur mes joues. Je dois réagir, vite. Mais je reste immobile, la respiration saccadée, incapable de bouger ou parler. Misha entre à ce moment-là et s’interpose protecteur entre le jeune homme et moi. D’une voix rude il le jette à la porte, alors que j’enfonce de nouveau la tête et essaye de reprendre ma respiration. Je passe mes mains dans mes cheveux et le rejette en arrière. Je glisse ensuite mes doigts froids sur mes joues pour en effacer toute trace de pleurs. Je me redresse. Il n’aurait vraiment pas dû entrer comme cela et me voir ainsi. Une vague colère qu’il puisse allé détruire la réputation que je me suis durement faite à Prague m’étreint. Je dois régler ça de suite.

« Ramène-moi le Misha ! » Je déclare de ma voix tremblante. Le Fenrir de la meute me lance un regard où je peux lire le doute que ce soit le bon moment. C’est presque un hurlement qui sort de ma gorge : « Ramène-le ! Hors de question qu’il aille rapporter que je suis une faible ! … » j’inspire et d’une voix plus douce et tendre, je ne m’emporte jamais sur lui, j’ajoute : « s’il te plait, ramène-le et laisse-nous… »

Misha hoche de la tête et sort en direction du bar. Je l’entends interpelle Michael d’une voix qui n’admet pas de réplique. Je repose mon front sur mes genoux et j’inspire, essayant de redevenir la mafieuse que je suis habituellement. Mais les souvenirs dansent toujours devant mes prunelles claires, refusant de ma lâcher un seul instant. La porte s’ouvre à nouveau et l’odeur du jeune homme me parvient. Et maintenant …. ?!?


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Mar 22 Nov - 20:38

Il y a des pleurs qui lui parviennent de derrière lui, derrière la porte en bois, et puis une voix douce. Le jeune homme baisse son visage, la casquette visée sur sa tête masque ses traits projetant une ombre sur son visage. Redevenir une ombre au plus vite, un besoin chez lui, sans cette cape qu’il projette sur ses épaules il pourrait vaciller. Etre face à la tristesse de Lana l’a plus touché qu’il ne l’aurait songé. Cela ne le regarda pas. C’était carrément impoli de pousser cette porte sans frapper. C’est vrai que sur le moment il s’est dit qu’il connaissait déjà les affaires de la jeune femme, et qu’au pire, en fait il n’aurait jamais imaginé ce qui l’attendait derrière cette porte pas plus qu’il n’aurait pu songer une seule seconde qu’on l’aurait entendu frapper avec la musique du bar qui couvrait pas mal de choses, excepté les éclats de voix qu’il percevait de derrière la porte. Il était temps qu’il disparaisse. Lana le contactera sans nul doute. Il observe lentement autour de lui. Les gens s’amusent ici. Certains parlent d’une voix vive, d’autres draguent manifestement, mais la plupart sont là pour une seule chose : l’alcool. Belzébuth est attiré par tout cela. Il aime voir la décadence, aussi parce qu’il aime punir les méchants. Il sent le démon qui sélectionne mentalement de potentielles victimes avec une certaine délectation. Cela n’horrifie pas le jeune homme, bien au contraire, il a vu trop de choses durant sa courte vie pour ne pas penser que les méchants méritent la punition, mais parfois il remarque que la limite est fine et que les méchants ne sont pas forcément ceux qui perdent plus. C’est pour cela que j’agis ainsi, tu le sais. Murmure le démon. Michael pince ses lèvres. Il lui semble entendre la voix de Lana au loin, au-delà de la musique du bar, des éclats de rire d’une brune plantureuse au bar qui le dévisage un instant, arguant un sourire enjoleur, mais tellement affaiblie, qu’il l’ignore se concentrant sur le fil de ses pensées. Pas ici. Réplique-t-il en serrant les dents. C’est son job, le sien, pas celui de Belzébuth. Lorsque le démon est entré dans son corps, il lui a promit de ne pas l’écraser, de lui laisser sa liberté, de le laisser choisir la vie qu’il voulait, En échange, Michael lui laissait l’accès à son corps. Jusqu’à présent, tout se passait parfaitement bien. Le jeune homme comprenait étrangement cet ange déchu vieux de plusieurs millénaires, cet être qui n’avait jamais ressenti les mêmes choses que lui, qui n’avait jamais eut de vrais parents, sur ce point il l’enviait, qui n’avait jamais vécu les affres de la vie humaine, mais lorsqu’il était entré en lui, il avait ressenti le vide, le vertige, il avait senti une certaine forme de souffrance, bien différente de toutes celles qu’il pouvait percevoir chez les autres ou même chez lui. Belzébuth n’avait rien d’humain, pourtant, il le sentait si intéressé par eux, presque envieux, jaloux. « Michael ! » La voix tonnante dans le bar brisa le cheminement des pensées du jeune homme qui se tourna pour découvrir Misha qui lui faisait signe. Le jeune homme le regarda sans avoir réellement un changement d’expression dans son visage impassible, seul l’intensité de son regard changea. Le jeune homme réitéra son geste. Michael baissa la tête et s’avança dans la foule, laissant les clients du bar le bousculer. Il était ainsi, jamais il ne s’imposait, jamais il n’élevait la voix, comme s’il désirait disparaître. C’était peut-être ça qui avait attiré le démon, en tout cas c’était cette caractéristique qui faisait de lui un excellent chauffeur pour la mafia. Il était la discrétion assurée. « Elle veut te parler. » déclara Misha sans s’étaler dans les détails. Michael leva les yeux vers lui. Il devait relever la tête pour que l’autre puisse voir l’éclat bleuté de ses prunelles. « Ok. » répondit-il simplement. Misha poussa la porte pour le laisser passer. Il sentit la porte se refermer derrière lui. Face à lui, Lana était toujours assisse, mais il n’y avait plus de traces humides sur ses joues, et malgré la légère rougeur de ses yeux, il douta un instant de l’avoir vu pleurer. Ses pupilles, ses traits de son visage trahissait une autre émotion bien différente de la peine. Quelque part, ça le rassurait de la voir en colère. C'était la jeune femme à qui il avait affaire habituellement. Ce qu'il avait vu quelques instants auparavant le déstabilisait. Michael repoussa du bout des doigts le rebord de sa casquette. Restant debout il attendait que la jeune femme entame les festivités. Ce n’était pas son genre de parler pour dire des banalités.




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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Sam 26 Nov - 9:54

Mes larmes roulent toujours sur mes joues. Mes sanglots diminuent très peu. Mes pensées restent focalisées sur les images, qui dansent dans mon esprit. Mais en moi, la colère se mélange à la tristesse. Étrange cocktail qui me fait vaciller lentement. Je n’arrive pas à laisser la colère noire contre Michael prendre le dessus et appeler la violence typique qui m’anime quand je me sens en danger. Si les sanglots diminuent lentement, les larmes, elles, continuent de cascader librement. Je respire lentement, essayant de récupérer un semblant de contrôle sur mon corps, qui tremble toujours. Les réminiscences tournent toujours en boucle dans ma tête. J’inspire. J’expire. La présence rassurante de Misha n’est plus dans la pièce. Il m’a obéi et est parti rattrapé le jeune homme. Je dépose mon front sur mes genoux et ferme les yeux quelques instants. Dans le silence absolu de la pièce, où seule ma respiration saccadée se fait entendre, me parvient les bruits du bar. Rire, musique et voix se mélangent et envahissent la pièce. J’essaye de me concentrer sur ce melting-pot de sons pour ne plus penser et me recomposer un visage plus habituel. Michael n’est pas de la meute, il travaille pour la Mafia. Il n’avait pas à me voir dans cet état lamentable. Il doit avoir peur de moi. Il doit imaginer que je suis la pire créature, une salope capable de tuer de sans froid. Une femme d’affaire, une vraie mafieuse, voilà ce que je dois être. Pas cette femme que la vie a brisée et qui souffre parfois. Il n’y a que face à ma meute que j’offre parfois cette image de désolation totale qui me rend plus vivable pour eux. Logique. Nous sommes toujours ou presque ensemble. Difficile que mes proches ne me voient pas dans mes moments de faiblesse extrême. Mais lui, lui doit me voir comme le parrain de la Mafia russe, intraitable !

La voix de Misha interpelant l’importun petit humain me parvient. Elle est forte et sans appel, elle m’a toujours rassurée dans mes moments de doute. Je sais que Michael va revenir, qu’il va obéir. S’il tient à son job ici, il n’a guère le choix de toute manière. Je ne parle pas d’attenter à sa vie, parce qu’il n’est pas Humain, pas vraiment. Son odeur sent un peu le souffre, je crois… Comme une odeur de feu qui sommeil et consume lentement le bois dans une cheminée. Il y a quelque chose qui le différencie d’Amber et des autres Mortels que je croise tous les jours. Je le sens. Mais j’ignore ce que c’est. Ce que je suis sure, c’est qu’il peut être dangereux voire capable de tuer un lycanthrope. Mon instinct de survie me dicte toujours de me méfier et d’‘éviter de l’agresser trop directement. Jusqu’à maintenant, je me suis toujours contentée de le regarder froidement et avec un peu de mépris, et de lui donner des ordres. Cela a l’air de lui convenir. C’est bizarre penser à lui me permet de mettre de côté les images sanglantes qui m’envahissaient jusqu’il y a quelques minutes. Et même si je ne surmonte pas mon état latent de déprime, qui ne me quittera que demain au mieux, j’arrive à présenter une face plus neutre et moins torturée… Du moins je crois. J’attends qu’il réapparaisse pour lui … Lui faire ou dire quoi au fait ? Lui sauter à la gorge au risque de découvrir pourquoi je le ressens comme une menace potentiel ? Lui faire la morale ? Le remettre vertement à sa place ? C’est bien beau d’exiger qu’il revienne mais encore faut-il que j’assure cette fois-ci. Hors je n’arrive pas à allumer la violence qui en temps normal consume mon âme ravagée. Juste à être neutre et à me torturer les méninges pour savoir quoi dire et faire.

Le grincement de la porte, indiquant que Misha vient de pousser à l’intérieure de la petite pièce le trop curieux jeune homme, attire mon regard neutre. Lentement, je tourne la tête vers lui et le fixe de la tête aux pieds. Il a un physique agréable, et pourtant n’a rien d’un dragueur. Michael est la discrétion même. L’homme qui se fond dans le décor et qu’on en voit que s’il désire être vu. C’est aussi un excellent chauffeur et un bon travailleur. L’échange visuel dure quelques longues minutes. Je ne sens plus les larmes couler, mais je n’ai pas en moi al rage de l’égorger qui en général m’habite quand je m’énerve. C’est une colère neutre et froide, douce. Plus un besoin de lui rappeler sa place et qu’il la ferme sur ce qu’il a vu, qu’un désir de vengeance. Mon instinct de survie me conseille de faire attention à la manière dont je vais l’aborder. Comme si un geste trop brusque de ma part aller faire sortir de lui une créature capable de m’anéantir. J’hume l’air. Encore cette vague odeur étrange qui l’accompagne et qui hérisse mes poils de Lycane. Je reteins difficilement un grognement de mécontentement, tenant plus du louveteau à qui on veut prendre son os que de l’Ulfrick en colère. Avec lenteur, je déplie mes jambes et pose mes pieds nus sur le carrelage froid avant de me remettre debout et d’avancer, regard menaçant et crocs presque sortis. Pourtant je garde une certaine distance et me contente de le jauger du regard. Je suis plus petite que lui. Première constatation, et découverte. À vrai dire c’est aussi la première fois, que je suis sans talons face à lui. Et même si je suis grande pour une femme, il me dépasse largement me forçant à lever la tête. En même temps, j’en ai l’habitude en tant que Louve à être de taille inférieure à mes congénères. Et cela ne m’a jamais empêché d’en mettre des costauds au tapis. Je renifle l’air à nouveau, mes sens de prédatrice aux aguets. Je ne le quitte pas des yeux et contourne la table, telle une carnivore prête à se jeter sur sa proie. Il me suit du regard, attendant respectueusement que je parle. Je me stoppe à 3 pas face à lui, me rendant encore plus petite face à sa stature, et le fixe droit dans les yeux, vaguement menaçante. Enfin autant que je peux l’être avec mes yeux rougis encore humides, les traces de larmes sur mes joues et mes formes menues. Finalement je me mets sur la pointe des pieds pour gagner quelques centimètres et être plus à son hauteur.

« Tu n’as rien vu » Je menace, la voix entre tremblante de mes pleurs et avec un grognement sourd. « Si tu tiens à ton taffe ici et à ta vie, tu ne dis rien et n’envisage même pas d’évoquer ce que tu as vu. Ou je te ferais payer très cher l’affront ! » Pas sure d’être crédible. Même moi je n’aurais pas peur de ce ton-là…. Mais je n’ai que ça à ma disposition pour le moment. « Et tu ne poses pas de question, non plus ! Une fois sorti d’ici, tu oublies tout »


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Ven 2 Déc - 17:41

La plupart des gens à la place de Michael en cet instant seraient soit en train de fulminer intérieurement de s’être fait mander ainsi comme un simple domestique, soit en train de s’arracher les cheveux, terrifié à l’idée du savon qu’ils allaient avoir. Mais le jeune homme n’avait strictement rien avoir avec la plupart des gens. Il se tenait parfaitement droit, à la limite de l’impassibilité d’une statue, c’est sa poitrine se soulevant à intermittente régulière et ses yeux d’un bleu profond et clair à la fois suivant les mouvements de la louve qui indiquait qu’il n’était en rien une statue. Son esprit quand à lui se bataillait entre deux directions opposées : la curiosité de savoir comment une femme d’ordinaire aussi froide et dure pouvait montrer ainsi un instant de faiblesse, une curiosité avant tout ressentie par Belzébuth toujours aussi fasciné par la complexité humaine, et le besoin du jeune homme de ne plus lire une telle tristesse. Michael supporte à peu près tout, il a vu des cadavres frais sous son nez, des choses osées, des choses qu’un adolescent ne devrait pas voir, mais il avait le plus grand mal à supporter la tristesse chez les autres. C’était un sentiment qu’il avait combattu durant des années et qu’il ne voulait plus ressentir. Pas de jugement envers elle, en revanche pour le jeune homme, il savait ce que c’était la vie et ses petits drames comme ses grands. Seulement il ne voulait pas se mettre à sa place. L’observant allonger ses jambes, poser ses pieds nus sur le sol froid, son regard ne trahissait pas la moindre émotion, même pas la curiosité ressentie. Il avait tellement envie et besoin de se fermer pour ne pas être touché par les sentiments de la louve qu’il était inévitable qu’il semble froid, inaccessible, détaché. Elle s’avança vers lui, le toisant du regard, d’un pas lent, mesuré, qui n’était pas sans rappeler l’attitude de certains de ses clients, surtout les gros bonnets. Tous voulaient se donner un genre, obtenir le respect du premier coup d’œil, mais très peu réussissaient. Généralement, ils finissaient par se rabattre sur la terreur, sentiment bien plus facile à faire naître chez les autres. Lana était différente, peut-être à cause de sa nature que le jeune homme présentait, et en grande partie grâce à l’ange déchu, ou peut-être à cause de ce qu’elle avait vécu, il savait par expérience que les femmes à des postes importants dans ce milieu étaient plus forte et plus violentes que les hommes comme si elles avaient sans cesse besoin de prouver leur valeur, ce qui était sans doute vrai étant donné le nombre de macho dans ce milieu. Michael n’était pas de cette trempe là, lorsqu’elle s’approcha, il baissa la tête pour continuer à la suivre du regard mais ne ressenti aucune supériorité dans un détail purement physique. Lana était un joli bout de femme, mignonne avec ses yeux bleus, et ses traits nobles lui donnait parfois selon l’éclairage un air de poupée, là avec ses yeux rougis et son teint blême elle semblait fragile. Il savait que les apparences étaient trompeuses. Il en avait été la preuve à plusieurs reprises.

Comme si elle craignait qu’il ne la juge sur sa hauteur, elle se hissa sur la pointe des pieds. Détail qui aurait fait rire l’ange déchu, Michael lui garda son air impassible bien conscient que rire de son geste serait une grave erreur. Il l’avait surpris dans un moment de faiblesse, et elle avait apparemment pas aimé cela du tout. Faire profil bas était la meilleure des options, ce qui tombait bien puisque c’était exactement dans son domaine d’expertise. « Tu n’as rien vu » déclara-t-elle d’une voix chevrotante qui contrastait avec le ton employé, qui était clairement autoritaire et dur, et le grognement qui s’échappait de sa gorge. S’il n’avait su pour sa nature, il aurait pu trouver ce grognement effrayant, mais ce n’était pas le cas. En revanche, il comprenait le besoin qu’avait la jeune femme que cette histoire reste entre eux deux. Michael n’était pas du genre à papotter encore moins répandre des rumeurs qui pourraient détruire la réputation de quelqu’un, et puis, il avait pour règle de ne jamais parler de ses employeurs, règle d’or dans le métier. « Okay. » répondit-il simplement, sans hésiter une seconde, sans chercher à expliquer quoi que ce soit, pour lui tout semblait aussi clair que de l’eau de roche. « Si tu tiens à ton taffe ici et à ta vie, tu ne dis rien et n’envisage même pas d’évoquer ce que tu as vu. Ou je te ferais payer très cher l’affront ! » Si quelques minutes auparavant, il lui arrivait de quitter des yeux la jeune femme pour contempler la décoration du bureau, qui avait un petit côté cosy malgré le nombre de papier accumulés, et les armoires métallique contre les murs, à présent, il fixait la lycanne droit dans les yeux. Il ne craignait nullement la louve, il aurait peut-être dû, mais Michael était un condamné à vivre. Ses pouvoirs s’étaient manifestés de nombreuses fois sans qu’il s’en rende vraiment compte jusqu’au jour où il tenta de se suicider, tentative réussie, une balle en plein visage. Sauf qu’il s’éveilla quelques heures après sous l’œil paniqué de sa tante. Il savait donc que rien ne pouvait le tuer ou plutôt qu’il en reviendrait toujours. Cela n’avait rien à voir avec la présence d’un ange déchu dans son corps même s’il était convaincu que sa tentative de suicide avait dû jouer dans la balance, il était maudit selon les idéaux chrétiens. Néanmoins, pour appaiser sans doute la colère de la louve, il hocha la tête en répétant à nouveau : « Okay. » Rien d’autre que ce simple mot. Ca aurait pu être franchement énervant, mais il ne disait pas cela comme un gamin qui n’écoute absolument pas ce qu’on lui dit et répète inlassablement oui dans l’espoir qu’on lui fiche la paix, il répondait simplement oui en le pensant, mais n’ajoutait rien d’autre car il estimait cela inutile. « Et tu ne poses pas de question, non plus ! Une fois sorti d’ici, tu oublies tout » A nouveau, il hocha la tête. De toute façon, pour lui, il n’était pas question de parler de ce qu’il avait vu à qui que ce soit, ça aurait été parfaitement anti-professionnel. Et puis il savait à quel point les chefs de mafia et de gang tenait à leur réputation de gros durs. Inutile de les froisser inutilement, il était déjà désolé d’avoir été témoin de ça et souhaitait ne plus jamais voir une telle tristesse. « D’accord. » répondit-il quand même, pour qu’elle comprenne bien qu’il ne répèterait rien à personne. C’est vrai que pour elle, il n’était qu’un petit nouveau, un parfait inconnu, et par conséquent elle ne lui faisait confiance que vis à vis du boulot qu’il avait effectué sans aucun problème et de la petite réputation qu’il a en ville. Michael était toujours pour tout le monde le petit nouveau, le parfait inconnu, parce qu’il ne restait jamais très longtemps à un endroit. Le maximum qu’il avait fait c’était deux ans à Chicago, mais là-bas il avait tout le temps du boulot.



J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit. EMILY BRONTE
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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Ven 9 Déc - 10:25

J’oscille toujours entre ma déprime profonde et la frustration d’avoir été vu dans un moment où je suis plus que vulnérable. J’ignore comment réagir réellement face à la découverte de Mikael, mais je sais que je ne dois pas le laisser divulguer ce qu’il a vu. Mon image de parrain de la Mafia, violente et intraitable, ne doit pas souffrir de mes nuits sans. Je ne connais pas assez le chauffeur pour savoir si je peux lui faire confiance ou non. Alors j’agis, vite et bien. J’ordonne qu’il revienne, je veux lui faire comprendre que s’il l’ouvre je n’hésiterais point à le butter, avec l’aide de ma meute bien sur. Misha se contente d’hocher de la tête et d’aller chercher l’intrus. Pendant ce temps, je me recompose un visage et ramène un semblant de calme en moi. Je sèche mes larmes, et reprends une respiration normale. Mon « employé » entre dans la pièce. Il ne transpire ni frustration, ni peur. Il est juste extrêmement calme, ce qui éveille une vague curiosité en moi. Pourquoi n’est-il pas en colère de se faire rappeler comme un domestique ? Pourquoi n’a-t-il pas peur de moi ? Alors qu’il sait que je peux lui sauter à la gorge sans prévention. Non, il reste planter là, immobile. Seule sa respiration trahie qu’il est vivant et ses yeux perçants qui ne me quittent pas, me suivant dans mes gestes. Je l’observe, les yeux rougis et les joues plus pâles qu’à l’ordinaire, un long moment avant de bouger. Je me sens étrangement calme en sa présence, comme s’il me rassurait par sa manière de me regarder comme à chaque rencontre. Rien ne semble avoir changé pour lui. Le seul avantage de son action, c’est que je suis sortie de ma mélancolie et de mon état de déprime. Il m’a distraite de mes souvenirs et de ces cadavres ensanglantés qui me hantent certaines nuits, quand je me rappelle que j’ai été capable du pire…. Parce que je dois sauvegarder mon image, je me force à dépasser mes pleurs et mon immobilisme. Je descends lentement de mon perchoir, lieu où je m’installe toujours pour la vue que j’ai sur le ciel et la Lune. J’avance vers lui, sans me presser, le fixant, cherchant en lui une vague appréhension de me savoir proche et en colère. Je ne le lâche guère du regard, l’analysant dans son expression fermée. Pas plus qu’habituellement, il ne manifeste une émotion. Mikael tient de la statue, et c’est parce qu’il se ferme et ne juge jamais, ne parle pas, qu’il est si bon dans son travail. Une qualité plus que nécessaire pour travailler pour moi et qu’il a on dirait naturellement. Mais il y a quelque chose en plus en lui, quelque chose d’inhumain que je ressens fortement. Je suis proche, plus que je ne l’ai jamais été de lui. En général je donne mes ordres de loin ou laisse Misha s’en chargeait. Il y a toujours une pièce entre nous. À pieds nus je peux constater que je suis plus petite que lui, qui baise la tête pour ne pas lâcher mon regard. Devant le lever la tête, je me mets sur la pointe des pieds, essayant de paraitre moins fragile, moins femme brisée, même si c’est ce que je suis.

Je le sermonne, ma voix monocorde et désincarnée, encore tremblotante de mes pleurs. Je me montre agressive et autoritaire. J’exige qu’il oublie ce qu’il a vu, qu’il fasse comme s’il n’avait rien vu. Hors de question qu’il colporte que je peux n’être qu’une femme brisée, loin de la mafieuse imprévisible et de l’Ulfrick gérant sa meute d’une main de fer. Les Lycanthropes qui me sont proches savent que je peux sombrer, et pour eux cela n’enlève rien à ce que je suis et au chef que je représente. Ils me gardent leur respect et leur dévouement, prenant ces moments creux comme une preuve que je suis humaine. Mais pour lui qu’en est-il ? Je grogne lassant ma nature transparaitre, signe d’avertissement chez ceux de ma race. Un simple mot, presqu’une syllabe sort de sa bouche en signe de réponse. Ce n’est pas un bavard, mais j’aurais cru qu’il serait plus éloquent sur ce coup-là. Toujours sur la défensive, en équilibre précaire sur mes pointes de pieds, je poursuis, approfondissant ma mise en garde. Je désire qu’il soit sur et qu’il ait plus que compris que je n’hésiterais surement pas. Il ne me lâche pas des yeux alors que je grogne ma mise en garde de manière plus autoritaire et agressive qu’avant. Il ne réagit pas non plus, ne recule pas. Ils e contente de me fixer droit dans les yeux, sans broncher. Quelque part je trouve étrange ce comportement que très peu en dehors de Misha et Oksana, qui me sont très proche, Oleg par défis ou quelques rares autres très proches de moi dans ma meute, osent faire. Il est connu qu’il vaut mieux ne pas me fixer trop longtemps dans les yeux, sous peine que je me sente agressée et devienne violente, capable des pires gestes de rage. Pourtant là, c’est plutôt un échange apaisant. Il n’a pas peur de moi, respecte ma demande et me le fait savoir en le regardant bien droit, la tête penchée vers moi pour conserver l’échange visuel. À nouveau un simple mot pour me dire qu’il comprend. Il m’agace avec ses répliques courtes. Mais la colère ne monte pas ne moi, au contraire elle décroit légèrement. Finalement, je poursuis exigeant qu’il ne questionne pas… De toute manière qu’aurais-je pu lui dire ? Que je pensais avoir fait un massacre et ne me souvenais pas de celle que j’étais avant ? Que j’avais vachement besoin d’une thérapie, mon esprit ayant choisi l’oublie pour se protéger ? Je n’avais pas de souvenirs avant ce fameux matin hivernal où je m’étais éveillée nue et couverte sang dans un salon saccagé, entourée de corps mutilés… Je frisonne à l’idée et tente de garder un air froid, alors que je sens une larme couler le long de ma joue, solitaire qui se meurt au bout du chemin. Je me force à garder le contact visuel et à ne me focaliser que sur lui et ce que je lui dis. Il hoche bravement de la tête en signe d’accord. De nouveau un simple mot pour signifier qu’il m’a comprise. Lentement, je repose mes pieds à plat sur le sol froid, perdant les quelques centimètres que j’avais gagné. Je renifle l’air autour de lui, toujours cette odeur étrange et inhumaine qui l’entoure. Je n’y avais guère pris garde avant cette nuit, laissant une trop grande distance. Certes je la connais et l’identifie quand je la sens comme la sienne, mais je n’avais jamais été assez proche pour la sentir si fortement et la trouver si étrange. J’hume l’air à nouveau, vaguement curieuse.

« Tu pues… » Je déclare, d’une voix apaisée et calme, qui n’a plus rien de rude tout en plissant du nez. « Tu ne sens pas comme les humains. »

Je recule de deux pas. Je devrais le congédier, le mettre dehors. Mais je n’en ai pas envie. J’ai l’impression que s’il part mes démons vont refaire surface et m’empoissonner, me couler encore plus. Hors quand il est là, je pense à autre chose. Je suis loin de la femme brisée ou instable. Je me trouve étrangement apaisée en ce moment, par sa présence neutre, respectueuse et compréhensive. Finalement, je lui offre un vague sourire et fais un signe de la tête. Je désire qu’il reste un peu plus avec moi. Égoïstement, parce que ça me permet de ne pas recaser mes souvenirs douloureux et me distrait. Je vais finir par l’apprécier ce petit Humain pas trop humain d’ailleurs.

«Allez je t’offre un verre, je t’aime bien toi ! » Je déclare en lui faisant signe de la main de s’approcher de la table. «Vodka ça te va ? »


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Ven 23 Déc - 10:54

Là, juste devant la jeune femme qui remettait ses pieds nus à plat, le chauffeur ne se sentait nullement effrayé. Lana avait pourtant grogné à moitié lorsqu’elle lui avait demandé de garder le silence sur ce qu’il avait cru voir ce soir, quelques minutes plus tôt, lorsqu’il avait franchit le seuil sans frapper. C’était une erreur de sa part. Il avait l’esprit occupé, par Belzébuth, et n’avait pas songé à ce geste pourtant salvateur. La jeune femme grondait, trahissant sa nature, et lui ne tremblait pas. N’importe qui sachant ce qu’elle était aurait au moins frémit, quelques instants, mais pas lui. Michael n’était pas quelqu’un d’ordinaire. Il ne ressentait pas les choses comme les autres. S’il lui arrivait d’éprouver de la curiosité, il ne fourrait jamais son nez dans les affaires des autres, pas même celles de ses rares relations amicales et croyez moi elles se comptaient sur les doigts de la main. S’il était confronté à un danger direct et frontal, c’était de l’adrénaline pure qui coulait dans ses veines et la peur que les gens ressentent habituellement lui était étrangère. Bien sûr, il avait éprouvé la peur dans sa vie, mais il ne s’en souvenait pas. Sans doute enfant, bien avant que sa mère ne soit envoyée en taule et que son père soit tué par cette dernière. En fait, cet événement avait fait basculé son existence. Avant cela, il était comme tous les petits garçons, tiraillé entre la fascination qu’il avait pour son père malgré sa brutalité, ses gros mots, ses gestes vulgaires et déplacés, il l’admirait et voulait être comme lui, et l’amour inconditionnel qu’il portait à sa mère. Et pourtant, il était le petit garçon le plus silencieux et le plus discret du quartier, ce qui en général lui permettait d’être assez tranquille, personne ne venait l’embêter mais personne ne voulait devenir son ami. Peut-être avait-il ressenti ça comme une gêne enfant, aujourd’hui il voyait l’utilité de tout cela. Ca le rendait meilleur dans son travail. Sa discrétion ne passait plus pour de la timidité mais du professionnalisme, son manque de peur rationnelle faisait croire à tout le monde qu’il était expérimenté et avait vu des choses terribles, et par un heureux hasard, il inspirait la confiance et calmait par son attitude. Il n’ignorait rien de tout cela alors qu’il regardait la louve redescendre devant lui. Elle s’était mise sur la pointe des pieds et il avait fait comme si de rien n’était. Encore un étrange talent du jeune homme, ne jamais faire de remarque, ne jamais porter de jugement. Il était le silence même, si cela pouvait parfois agacer, la plupart du temps les gens préféraient l’ignorer ou le considéré à peu près autant qu’une plante décorant la pièce, ce qui lui convenait à loisir. Il aimait qu’on le laisse tranquille. Dès qu’on braquait les projecteurs sur lui, il se sentait mal à l’aise.

Comme à cet instant, où la louve le regardait de manière un peu plus intense. Ce n’était plus de la colère que renvoyait ses prunelles azur mais de la curiosité. Elle l’avisait, l’auscultait du regard, l’étudiait sans dire un mot. Il la vit relever le nez, et l’entendit respirer longuement. N’ignorant pas la nature de la jeune femme, il savait très exactement ce qu’elle était en train de faire et n’aimait pas cela. Il préférait lorsqu’on lui jetait un bref regard et le laissait retomber dans l’anonymat et l’ombre qui lui convenait si bien. Ce n’était pas par timidité, en réalité Michael fuyait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une relation, des sentiments, et plus particulièrement l’empathie. Il n’avait aucune envie qu’on tente de le comprendre pas plus qu’il n’avait envie de comprendre qui que ce soit. Ses sentiments à lui étaient déjà bien assez embarrassant comme cela. Il se battait encore contre les ombres de son passé, et certaines nuits, il s’éveillait encore en sueur, parfois, souvent la nuit, il sentait cette chape de plomb revenir sur ses épaules, et ternir le monde autour de lui. Alors affronter les sentiments des autres, c’était trop pour lui. Cela avait toujours parut insurmontable, même lorsqu’il était gamin, surtout lorsqu’il était ado. Le regard dans le vide, il passait des yeux de la louve le fixant trop fermement pour que ça en reste là, au vide qui semblait infiniment plus réconfortant. Il aurait aimé disparaître, que le sol l’avale immédiatement, mais il n’était plus un enfant, et savait que de telles choses n’arrivaient jamais. L’ange déchu en lui eut une pensée rassurante qui l’apaisa un peu. Lui, Belzébuth n’était pas humain, et cela le protégeait en quelque sorte d’éventuels ressentis. « Tu pues… » Michael eut l’air vaguement paumé. Il ne comprenait pas ce que la louve voulait dire. Ce fut tout juste s’il ne souleva pas son bras pour renifler son aisselle même à travers le tissus de sa chemise à carreaux et de sa veste en vieux cuir usé. S’il n’était pas maniaque, il prenait tout de même soin de son hygiène. Mais non, idiot, elle me sent moi ! L’odeur du souffre et tout ça. L’hôte humain se demanda ce qu’il devait faire de tout ça. Révéler qu’il était possédé était la dernière des bonnes idées. Quoi qu’on en dise, il n’y avait que les gothiques pour trouver ça cool un ange déchu. Au mieux Lana se méfierait désormais de lui, au pire, il n’osait y songer. Elle le virait probablement dans tous les cas. « Tu ne sens pas comme les humains. » Que répondre à cela ? Rien était probablement la meilleure des solutions. S’il tentait de lui mentir, elle s’en rendrait compte. Elle était peut-être pas capable de sentir ce qu’il était, mais en tout cas elle était capable de sentir ce qu’il n’était pas. Humain, il l’était toujours d’une certaine manière, bien qu’il ne soit pas certain de ne l’avoir jamais été. Son suicide semblait en être la preuve. Il voyait des morts depuis qu’il était gosse. Il savait pas quel mot pouvait le définir mais humain ne semblait pas coller. De cela aussi il n’était pas tenté de le partager avec sa patronne. Il ne voyait pas bien ce qu’elle pourrait penser de tout cela, et ne supposait rien de positif. « J’en sais rien. » répondit-il en haussant les épaules. « C’est si dérangeant que ça ? » demanda-t-il histoire de ne pas jouer le mec qui n’en a rien à secouer. Ce n’était nullement une forme d’humour, mais il sentait bien que la louve tentait par là de se rapprocher de lui, de lui montrer un peu de sympathie, alors lui aussi tentait un effort.

Alors qu’elle reculait, visiblement pas aussi satisfaite de ses réponses plus que lapidaire, le jeune homme pencha la tête sur le côté et tenta un sourire aimable. C’était loin d’être une habitude chez lui, de sourire, et lorsqu’il se forçait ça avait tendance à se voir immédiatement. Peut-être qu’il forçait le trait, il n’en savait rien. S’il laissait un peu plus de marge à Belzébuth, le sourire se transformerait en charmeur. L’ange déchu n’avait pas la main sur les 666 légions pour rien, c’était un leader naturel, il était charismatique, du type charmant mais infiniment dangereux. Certes l’ange déchu semblait vouloir se racheter une conduite, mais jamais Michael ne prendrait le risque de découvrir si cette nouvelle facette de sa personnalité allait plaire à Lana, mieux valait ce sourire un peu bancale, fin, à peine visible, et forcé que laisser le démon mener la danse. Dommage ! chuchota l’ange déchu avec une voix chantante. « Allez je t’offre un verre, je t’aime bien toi ! » déclare finalement la jeune femme en lui adressant un signe de la main en guise d’invitation. Le sourire qu’elle lui adressa était généreux, et apportait un vent chaud, un sentiment d’être chez soi, quelque chose d’infiniment chaleureux. Tout à l’opposé de l’image que devait renvoyer le jeune homme. Il n’était pas froid, simplement tellement réservé que les gens avaient tendance à penser qu’il ne s’intéressait à rien ou qu’il était parfaitement idiot. Ayant l’habitude de laisser penser les gens, Michael était pour le moins étonné par l’attitude de la jeune femme. Devant tant de chaleur, il ne put résister un instant de plus, et laissa tomber ses barrières. Un sourire, peut-être mince, et à peine visible, mais véritable et sincère apparu sur ses lèvres. « Vodka ça te va ? » La rejoignant le chauffeur hocha la tête. Il préférait le Whisky mais avait établit depuis longtemps que cet alcool importé depuis l’Angleterre ou les Etats-Unis était bien plus coûteux et en commander à un bar pouvait très facilement vous faire passer au mieux pour un étranger au pire comme un mec hautain qui affiche volontairement des goûts différents et surtout de luxe. Aussi il accepta volontiers l’alcool proposé. Selon les rumeurs, la Vodka servit à l’Apocalypse Rhum était l’une des meilleures de la ville. Il était plus que temps de la goûter. Habituellement il ne buvait pas ici, excepté durant les repas pour les affaires, boire du vin à table était normal, boire pour boire alors qu’il prenait le volant ensuite pouvait sembler suicidaire que ce soit pour sa vie ou sa carrière. « Merci. » fit-il avant qu’elle n’eut verser la moitié du verre, il savait parfaitement comment les russes se servaient de la Vodka, à croire que c’était du jus de pomme pour eux. « Il y a des chances pour que je prenne le volant après. » fit-il sans sourire, mais avec un regard entendu. Il n’y avait aucun sous-entendu, à la base il était venu ici pour chercher un travail, et même si l’incident d’avant avait pu bouleverser le planning de la soirée, il espérait encore obtenir ce job pour ce soir. Il n’aimait pas ne pas travailler la nuit. C’était comme ne rien faire, il se sentait inutile et n’aimait pas cela. Bien sûr, Belzébuth trouvait toujours des moyens utiles de l’occuper.



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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Jeu 29 Déc - 22:30

Je suis instable. Pas besoin de grande thérapie et de conversation pour le savoir. Il suffit de me regarder et de voir la vitesse à laquelle je change de comportement et d’humeur. Je le sais. Je suis comme ça depuis que j’ai pris conscience du massacre. Je ne lutte pas contre. Je n’essaye pas de m’améliorer. Non, j’accepte et juge cela utile. Parce qu’on ignore comment je vais réagir et à quel moment je vais sauter à la gorge des autres, on me juge dangereuse. J’en impose. Par mon aura, par ma nature de Lycanthropes, par ma force et par l’appréhension que j’éveille en ceux m’ayant déjà croisé. Nul ne peut prévoir, même moi, comment je vais agir face à un mot ou geste. Je peux tout aussi bien rester de marbre, qu’entrer dans une colère noire et tout détruire. J’étais déprimée et en larmes au début de la soirée. Et puis Michael est entré dans la pièce. Et ma tristesse s’est muée en colère sombre. Je voulais m’imposer, le forcer à garder le silence. J’ai grogné, montré des crics et utilisé tout ce qui sous forme humaine me permet d’effrayer. Et il est resté de marbre. Cependant son calme et sa neutralité apaise la colère en moi. J’aurais pu lui sauter à la gorge, prenant son silence et ses réponses monosyllabique comme insultante ou provocante. Mais non, j’arrive à lui faire confiance. Il semble sincère et penser ce qu’il dit. Je renifle son odeur, que pourtant je connais bien. J’hume l’air. La colère a cédé la place à la curiosité. Curiosité pour son odeur pas humaine, qui sent un peu l’odeur âcre du souffre. Curiosité pour l’homme qu’il est, que je côtoie mais ne connais pas du tout. Curiosité pour le fait que sa présence m’apaise et me rend sereine alors que tout en moi était chamboulé aujourd’hui. Je dépose à nouveau mes pieds bien à plats sur le sol carrelé froid. J’hume toujours, mémorisant et analysant son odeur sans le lâcher du regard. Mes prunelles sont ancrées dans les siennes, détectant les diverses émotions qui y passent. Il semble vaguement gêné par mon observation inquisitrice. Je constate que je fais petite face à lui. Pourtant je suis grande pour une femme, avec plus d’un mètre 70. Mais à pieds nus, là, je fais plus petite. J’avais gagné quelques centimètres en me postant sur la pointe des pieds pour le toiser. Ne voulant plus m’imposer comme la dominante, il ne m’est pas dérangeant de paraitre petite, mince et fragile face à lui.

Je sens son embarras augmenter alors que j’inhale à nouveau profondément pour ressentir son odeur. Mes sens de louve surdéveloppé me permettent de percevoir des choses que les simples Humains ne remarquent jamais. Son regard dévie et se fixe dans le vide, mais revint régulièrement analyser le mien. Je le laisse faire, continuant mon inspection. Finalement, je lui lâche une remarque sur son odeur. Il n’est pas Humain, pas totalement. Mais je n’avais jamais senti avant cette odeur-là et je n’arrive pas à savoir quel race pourrait sentir comme cela la chair consumée par le feu et le souffre. C’est subtil. Il faut être proche de lui pour le sentir, parce que c’est habillement mélangé à son odeur corporelle personnelle. Il me fixe, surpris et semble se demander si je suis sérieuse sur ce coup-là. Un léger rire m’échappe, et ma langue glisse sur mes lèvres. Il est amusant en ce moment avec la tronche qu’il tire. Mon regard le fixe encre un moment et je recule d’un pas, libérant son espace vitale. Je précise doucement qu’il a une odeur différente des Humains, laissant sous-entendre que je n’en suis pas une. Mais je sais pertinemment qu’il connait ma véritable nature. Cependant, je ne sais toujours pas ce qu’il est s‘il n’est pas Humain. Par contre je sais ce qu’il n’est pas : ce n’est pas un Vampire, ni un Lycanthrope et encore moins un Sorcier. Finalement il répond, à sa manière concise et brève. J’ai l’impression qu’il a un cotât précis de mots à dire par jour et à ne pas dépasser. Enfin, ça ne m’ennuie pas. Je ne suis pas toujours une bavarde. Je grimace à sa question. Dérangeant ? De loin non, c’est plutôt intriguant. J’hausse légèrement des épaules avant de lui répondre.

« Niet. » Je lâche en russe avant de réaliser que c’est peut-être trop concis comme réponse. « Chaque être à son odeur. Je te reconnais à la tienne avant de te voir. C’est juste étrange parce que t’es le premier qui a cette odeur de… Souffre et de cendre sur toi que je croise. T’es pas totalement Humain. Moi non plus. Donc égalité. »

Je recule encore, avec une moue de réflexion. Mes yeux croisent à nouveau les siens et je le vois pencher la tête et tenter un sourire. Étrange, j’ai l’impression que c’est la première fois que je vois ça sur son visage. En général il est neutre, discret au point d’être invisible. Je réponds doucement et sincèrement par un sourire, sans dévoiler mes dents. Il me plait bien, tout pas totalement humain qu’il est. Et puis il a chassé les nuages qui envahissaient mon esprit et a calmé ma colère sourde. Il est spécial. Je suis curieuse de savoir pourquoi lui, qui n’est pas de la meute, peut avoir cet effet relaxant sur mon être. Mais pour ça, va falloir que je l’amadoue et accepte de le laisser m’approcher alors qu’il n’est pas un des miens. Gentiment, je l’invite à boire un verre. Pas de raison particulière à la proposition, comme dit je l’aime bien et je suis d’humeur gentille à cet instant. Mon sourire s’agrandit, chaleureux et doux. Rare sont ceux qui y ont droit, surtout en dehors de mes proches. De la main je l’invite à s’installer à table avec moi, sortant une bouteille de vodka et deux verres. Dans l’arrière salle je n’ai que ça, mais je peux toujours demander à Oksana ou Misha de nous apporter autre chose. Il me sourit et semble se faire à l’idée que j’ai totalement basculée en mode sympathique et chaleureux. Avec moi mieux vaut très vite s’adapter et ne pas trop réfléchir. Pour la forme je propose la vodka. Un hochement positif de tête me répond. Je me laisse tomber sur ma chaise, repliant une jambe contre moi. Mon pied repose sur le bord de la chaise. C’est une posture que j’adopte souvent. Andreï dit qu’on dirait que je me protège de l’extérieure à me replier comme ça sur moi-même. Personnellement, je n’analyse pas plus que cela mes gestes. Il s’installe face à moi et je le sers par politesse en premier. Il m’arrête par un merci à la moitié du verre et se justifie par le fait qu’il doit conduire. J’acquiesce de la tête et me sers un verre normal pour ma part. Je dépose la bouteille et glisse mon doigt sur le bord du récipient.

« Un conseil, cul-sec. Sinon ça va te brûler la gorge, c’est assez fort comme alcool. Enfin sauf si t’es un habitué bien sur. » J’explique gentiment. Ne l’ayant jamais vu boire d’alcool, j’en viens à me demander si ce demi-verre ne va pas le faire sortir en chantant de la pièce. « Tu es toujours aussi bavard ou tu fais une exception pour moi, Michael ? » Nouveau silence et je l’observe. Il a un accent anglophone. Quand j’étais une prostituée j’ai eu beaucoup de clients riches américains ou anglais, aussi je reconnais aisément ce genre d’intonation. J’avale mon verre d’une traite avant de le reposer. « T’es anglais ou ricain ? En tout cas t’as l’accent anglophone… Comment t’as pu venir te perdre à Prague ? …. Pas obligé de répondre, hein. »

Je converse mais je ne force pas à répondre. Je n’aime pas les questions moi-même, alors je n’impose pas cela aux autres. Libre à lui de me dire ou non.


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Mar 31 Jan - 18:39

Lana le fixe depuis quelques minutes déjà. Grimpée sur le bout de ses orteils, elle est trop proche de lui, trop attentive à ses traits, à son regard, reniflant l’air, il y a quelque chose de trop intime, de trop inquisiteur dans l’attitude de la jeune femme. Le jeune homme n’aime pas cela. Il déteste être au centre de l’attention. C’est sa patronne, et il commence à bien la connaître, cela ne l’empêche pas de se sentir gêné. Ils ont toujours eut jusqu’à présent des rapports plutôt distants. Un bonjour, un ordre de mission, et un aurevoir. La seule fois où elle s’était intéressée à lui c’était le jour où elle l’avait embauché. Il se souvient parfaitement de cette soirée là. Elle le fixait avec un air inquisiteur, presque méfiant, bien différent de ce soir, où il sentait de la curiosité tout à fait déplacée à son endroit. Elle semblait l’ausculter du regard, le renifler comme pour apprendre à le connaître, identifiait-elle son odeur ? Non, la réponse vint rapidement. Elle avait capté quelque chose. Elle lui dit qu’il puait ce qui le surpris. Le jeune homme ne comprenait pas ce qu’elle voulait dire pas là. Belzébuth, le démon qui avait prit possession de son corps l’éclaira sur le sujet. La louve venait de capter son odeur à lui, celle du satan venu droit de l’enfer, cette odeur de souffre si particulière que Michael ne sentait plus tellement il y était habitué. Parfois il lui arrivait d’oublier même qu’il était différent des autres, du moins, dans ce sens là. Parfois il avait l’impression que Belzébuth avait toujours été là, comme une présence rassurante, comme un ami invisible qui vous réconforte lorsque ça ne va pas, il avait tellement envie d’oublier qui il était, qui il avait été, c’était si facile de se laisser prendre à de telles idées. Le satan était une présence si douce en lui, comme une sorte de conscience suprême le guidant dans les moments de doutes ou d’inquiétude. Il n’avait jamais eut peur depuis que Belzébuth était en lui, il ne ressentait plus toute cette peine, toute cette souffrance, il n’avait plus à se poser de question, même les morts se tenaient tranquille, il ne les voyait plus désormais, comme si le Satan leur faisait peur. C’était si paisible d’être enfin seul. La louve insista en soulignant qu’il ne sentait pas comme un humain. Il ne songea même pas un seul instant au fait qu’elle voulait lui dire par là qu’elle non plus ne l’était pas. Depuis qu’il était enfant il savait immédiatement lorsque les gens n’étaient pas ce qu’ils prétendaient être, ça s’appliquait à tout le monde, et depuis que Belzébuth était présent, cela était encore plus évident. Il avait immédiatement compris en voyant pour la première fois la jeune femme qu’elle était lycanthrope, et après tout, cela ne le surprenait pas tant que cela. N’étant pas difficile, il s’en était parfaitement acclimaté, et de fait, il ne songea à cet instant qu’à une seule chose : elle le scrutant, elle cherchant à comprendre, et lui possédé par un démon, ayant toujours été différent, avec cette capacité à voir les esprits, avec cette sensibilité à fleur de peau, et cette incapacité à mourir, il n’avait jamais partagé cela avec personne d’autre que Belzébuth, il était le seul à savoir et cela convenait parfaitement au jeune homme. Pâle il ne su comment répondre. La question de la louve le mettait on ne peut plus mal à l’aise. Finalement il réussit à lui répondre qu’il ignorait cela, ce qui était vrai après tout, il ignorait quelle odeur il pouvait avoir, jamais il n’avait senti sur lui-même une odeur particulière, même s’il savait qu’il ne sentait pas comme tout le monde. Il demanda par pure politesse si cela était dérangeant, il ne voulait pas passer pour le type qui n’en avait rien à foutre, mais la situation le mettait très mal à l’aise. A cet instant, il voulait disparaître entre les lattes du plancher.

La louve grimace à sa question. Elle prend mine de réfléchir durant quelques instant, avant d’hausser les épaules. Michael est bien obligé de la regarder dans les yeux lorsqu’elle ouvre la bouche. Il préférait s’enfuir en courant plutôt que de continuer cette conversation. Lana n’avait jamais prit le temps pour un brin de causette auparavant, et il venait de la surprendre dans un moment de faiblesse, elle aurait dû être furieuse comme elle l’était l’instant d’avant, au lieu de cela, elle le regardait avec tant d’intensité et il ne pouvait s’enfuir, parce qu’il tenait à ce job, parce qu’il aimait la manière de bosser de Lana. Avec elle tout se passait toujours bien, elle le payait rubis sur l’ongle, et il avait confiance en elle. « Niet. » Il reconnaît à l’accent que c’est en russe qu’elle vient de parler, et ce mot ne lui est pas inconnu. Depuis qu’il vit à Prague c’est difficile d’ignorer tous les gens venant de russie ou parlant le russe couramment. Cette langue est aussi parlée ici que l’Espagnol aux Etats-Unis. « Chaque être à son odeur. Je te reconnais à la tienne avant de te voir. C’est juste étrange parce que t’es le premier qui a cette odeur de… Souffre et de cendre sur toi que je croise. T’es pas totalement Humain. Moi non plus. Donc égalité. » Michael a l’air toujours aussi blême si ce n’est plus. Elle vient exactement de mettre le doigt dessus. Un frisson parcourt le jeune homme. Personne ne l’avait senti auparavant ou en tout cas ne lui avait posé la question à ce sujet. Tranquillise toi, c’est pas une chasseuse d’ombre. Elle ne doit même pas savoir qu’un démon peut posséder un humain. Belzébuth tente de rassurer le jeune homme mais Michael n’est pas pour autant tranquille. Même si Lana ne semble pas s’offusquer du fait qu’il ne soit pas aussi humain qu’il le paraît, il ne peut s’empêcher de trembler à l’idée qu’elle apprenne la vérité. C’est peut-être une louve, mais de là à accepter qu’un type bossant pour elle soit capable de voir les esprit, de revenir à la vie, et pire soit possédé par un démon chef des légions infernales il y a un énorme pas qu’il doute qu’elle soit capable de le franchir. Depuis qu’il était enfant, il avait apprit à se méfier. Les gens n’aimaient pas qu’on leur dise que l’esprit de leur grand mère morte vingt ans de cela traînait toujours dans les parages pas plus qu’ils n’aimaient l’idée qu’un gosse soit capable de sentir ce qu’ils sont à l’intérieur. Le jeune homme au moins ne tremblait pas comme une feuille. Donne un signe de vie ou elle va croire que tu t’es mué en statue de sel. Lui conseilla le Satan. « Egalité. » répéta-t-il avec un sourire amusé. Il pencha la tête sur le côté essayant de détendre ses muscles douloureux à force de s’être contracté ainsi. Après tout, Belzébuth avait raison, elle n’allait pas le manger tout cru. Elle s’éloigne avec un air amusé elle aussi. Michael parvient peu à peu à se détendre. Lana ne semble pas aussi dangereuse qui se l’imagine.

Finalement elle lui dit qu’elle l’aime bien. Il est un peu surpris, pas qu’elle l’apprécie, depuis qu’ils travaillent ensembles, il a tout fait pour exécuté le meilleur travail. Rapide, précis, efficace, il est une ombre, même s’il réclame beaucoup niveau salaire, avec lui on ne prend jamais de risque. Il n’a jamais été poursuivit par la police, et ses clients s’en sortent toujours haut la main. Il ne s’implique jamais dans l’action, son domaine reste sa voiture et la route. Cependant, après ce qu’il s’est passé en début de soirée, il est étonné qu’elle se montre aussi gentille, presque douce alors qu’elle lui grognait dessus quelques instants auparavant, considérant qu’elle vient de découvrir qu’il n’était pas humain, il s’attendait à une série de question, à de la méfiance, mais rien de tout cela. Elle sort une bouteille de vodka en lui proposant un verre. Le jeune homme se radoucit. Il n’a jamais été contre boire des verres, même s’il évite de trop boire, cela étourdit un peu trop son esprit lorsqu’il doit se concentrer sur la route, mais il aime la manière dont les gens s’ouvrent après un verre, les discutions de tout et de rien qui viennent à ces moments là, c’est comme si soudainement le monde s’arrêtait de tourner à toute vitesse et qu’on prenait enfin le temps de regarder le paysage. Michael adore regarder le paysage. C’est ce qu’il y a de mieux dans la vie. Elle se laisse tomber sur la chaise, posant son pied sur le siège, elle le regarde un instant comme si elle se demandait ce qu’il attendait pour s’installer, ce qu’il fait, prenant la chaise laissée libre et elle lui sers un verre. Il doit l’arrêter d’un geste, sachant quelle descente ont les russes et tout particulièrement sa patronne, en disant qu’il doit conduire. Elle ne s’en offusque pas. Posant la bouteille sur la table, elle glisse son doigt sur le bord du récipient. « Un conseil, cul-sec. Sinon ça va te brûler la gorge, c’est assez fort comme alcool. Enfin sauf si t’es un habitué bien sur. » Non, il n’était pas un habitué, aussi il apprécia fortement le conseil que venait de lui donner la jeune femme. Hochant la tête, il regarda le verre posé devant lui sur la table. Cul sec. Bien. Il n’était pas certain de pouvoir conduire après un alcool qu’il était recommandé de boire cul-sec. Ayant vu des clients ici rouler sous les tables, il se demanda si c’était une si bonne idée que cela. Mais Lana était étonnamment d’humeur amicale, et le démon en lui mourrait d’envie de goutter cette fameuse vodka. Il saisit le verre entre ses doigts regardant le liquide transparent avec une certaine appréhension. « Tu es toujours aussi bavard ou tu fais une exception pour moi, Michael ? » Il lève les yeux croisant le regard azur de la jeune femme. A son ton, à son regard, il comprend qu’elle le taquine. « Je pensais que ça ne te dérangeait pas. » répondit-il d’une voix douce en plantant ses yeux dans ses prunelles avant d’esquisser un mince sourire qui de loin aurait sans doute été invisible. Devait-il lui expliquer qu’il n’aimait pas parler, qu’il aimait le silence ? Non, elle devait l’avoir compris à force de le voir demeurer toujours silencieux. « T’es anglais ou ricain ? En tout cas t’as l’accent anglophone… Comment t’as pu venir te perdre à Prague ? …. Pas obligé de répondre, hein. » Il sourit, comment pouvait-on considéré Prague comme un trou perdu ? Vu d’où il venait, Prague était une sacré grande ville. Il est vrai qu’il avait passé pas mal d’années aux Etats-Unis, après la mort de son père il avait aménagé dans une plus grande ville, mais il avait rapidement quitté l’Europe de l’Est pour rejoindre le pays du rêve américain. Il ne voulait pas devenir riche ou célèbre, juste se perdre dans la foule. Il avait réussit à se débarrasser de son accent, quelle ironie, maintenant il en possédait un, un accent américain. « J’ai simplement vécu longtemps aux Etats-Unis. » répondit-il en la regardant s’enfiler le verre d’une traite. Il regarde le sien à son tour. Faisant une moue boudeuse à son verre, il se décide enfin à l’avaler. D’une traite, comme elle le lui a conseillé, ce qui n’empêche pas l’alcool de dessiner une ligne brûlante dans sa gorge. Il lâche un soupire comme s’il allait cracher de l’air chaud comme un dragon avant de reposer le verre sur la table. « Eh bien, on ne mentait pas en disant que c’était la meilleure de Prague. » fit-il pas seulement pour se montrer agréable. Il était sincère. « Je suis venu ici simplement parce que j'avais du boulot. » Il choisit volontairement de ne pas entrer dans les détails. Les raisons de son départ d'Amérique ne concernait que lui-même. Evidemment il n'avait pas songé au fait que désormais il portait un nom à consonance Américaine, ajouter à cela son accent, pas étonnant qu'elle ai cru qu'il soit un américain. Regardant la jeune femme il n’ajoute rien. Poser une question intime serait la convenance, seulement la seule chose à laquelle il songe c’est à ce qu’il a aperçu, c’est à ce changement d’attitude, à cette immense tristesse qu’il a perçu, et cela il ne peut l’interroger à ce sujet. Il ne veut pas la voir à nouveau brisée comme ça. « Tu tiens ce bar depuis longtemps ? » se décida-t-il finalement après de longues minutes de silence. Une question banale, c’était exactement ce qu’il lui fallait. Le démon secoua intérieurement la tête. Eh bien, on peut dire que tu sais discuter toi. Ronchonna Belzébuth mais avec affection. Il y avait entre le démon et son hôte un rapport proche de celui d’un grand frère avec son petit frère fragile. En réalité, il avait l'impression que c'était la première véritable conversation qu'il avait depuis très longtemps.



J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit. EMILY BRONTE
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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Dim 12 Fév - 16:45

Je me targue de connaitre les gens qui m’entourent assez bien. C’est le cas quand on parle, bien sur, de ma Meute. Je les connais tous bien. Nous sommes un clan, même, plus que cela une famille. Ils me connaissent. Ils savent comment je suis. Ils m’ont vu en colère, brutale, gentille ou déprimée. Chaque membre de la Meute sait que je suis instable, amis aussi une Ulfrick juste et équitable, qui veille sur les siens. Les clients du bar, les habitués, eux essayent d’éviter la confrontation. Ils ont eu plus d’une fois l’occasion de me voir péter un câble comme ils disent et retourner avec violence, voire bien amoché un mec de deux fois mon gabarit. Ma force de Louve m’y aide bien. Aussi souvent, ils évitent de croiser mon regard et de m’adresser la parole. Les autres, ceux qui ont à faire à la Mafia, me respectent quand ils ont eu à faire à moi, peu enclin à devenir ma victime. C’est en gros le petit monde, qui tourne autour de l’Apocalypse Rhum et de la Meute. Il reste les autres… Les inconnus. Eux tant qu’ils ne me regardent pas de travers et n’approchent pas ma famille, ils ne risquent rien. Et puis, je pourrais mettre Mickael dans une catégorie à part. Il travaille pour moi, même si au départ j’étais méfiante. Mais Andreï le recommandait et était certain qu’il ferait du bon travail. Et j’ai confiance en lui. Tout ce que j’ai échangé durant des mois c’est des politesses et des ordres de mission avec le jeune homme. Je me suis habituée à sa présence silencieuse et discrète, à son odeur inhabituelle. Je ne l’ai jamais vraiment approché. Nos rapports me convenaient jusque là. Mais ce soir, après mon état déprimé et ma crise de colère, je me sens curieuse. Je n’ai jamais approché autant l’Humain. Il est rare qu’en dehors des Lycanthropes, je cherche un contact physique… Sauf les nuits où je me cherche un amant par besoin de câlins… Sinon je proscris tout contact, qui souvent me fait péter un câble. Hors ici, je me suis approchée, menaçante et j’ai obtenu gain de cause. Pieds nus, je suis petite, même haut perchée sur mes orteils. Je le toise, le renifle. Ma curiosité remplace ma colère. Il m’intrigue, par son odeur, par son silence. La remarque sur son odeur non humaine, emprunte de souffre, le perturbe. Il pâlit et cherche du regard à s’échapper. Qu’ai-je dit de mal ? Moi non plus je ne sens pas totalement comme les Mortels… Je n’en suis pas une. Et peu m’importe ce qu’il est. Sa senteur unique me permet de le reconnaitre sans le voir. Et puis tant qu’il n’attaque pas ma Meute, peu m’importe sa nature. Sa réponse est passe-partout et me fait sourire d’amusement. Je me mets pieds bien plats sur le sol, perdant mes quelques centimètres de plus. Ma réplique justifie que je ne cherche pas d’explication. Son odeur c’est lui, typique pour chaque être. Personne n’a la même senteur. Certaines se rapprochent parce que de la même race mais c’est tout.

Je joue vaguement avec ses nerfs, m’amusant avec un peu de sadisme amical à le faire patienter. Faire mine de réfléchir alors que je connais al réponse est une petite torture. Finalement, je mets fin au supplice en avouant que cela ne me touche pas. L’odeur ça me permet de reconnaitre les gens avant de les voir. J’ignore ce qu’il est, et en réalité je m’en contre fiche royalement. Il existe beaucoup de Créatures diverses sur Terre, et je n’ai pas la prétention de toutes les connaitre. Et puis, c’est la première fois que je sens cette odeur. Et pour tout dire une fois qu’on s’y fait ce n’est pas dérangeant. Long silence. L’aurais-je mis hors service avec ma remarque ? J’ose un sourcil, étonnée. Finalement, il semble apeuré par moi… Pourtant, j’aurais juré ne pas l’effrayer lui… Sa réponse est simple mais bien suffisante. Et lui vaut un gentil sourire rassurant, comme une Louve rassure ses petits par ses jappements familiers ou une sœur tranquillise ses cadets par une sourire et un geste fraternel. L’amusement remplace en lui le doute et il semble plus calme et posé, même vaguement souriant. Ça, c’est nouveau, je ne l’avais jamais vu sourire avant ! On progresse là.

Je m’éloigne pour aller m’asseoir à ma table et je l’invite à me suivre. J’avoue avoir un petit faible pour lui. C’est rare que je manifeste verbalement un attachement à un être qui n’est pas de ma Meute. Du coin de l’œil je le surveille. Je remarque son étonnement. Mon changement d’attitude le perturbe vaguement. C’est vrai que lui n’est pas habitué à mon instabilité psychologique. Il n’a jamais eu l’occasion de voir à quel point je peux basculer d’un extrême sans prévention avant cette nuit. Mais comme tous, il finira par s’y habituer ou au moins s’y adapter un minimum. Pour détendre l’atmosphère, je lui offre gentiment un verre de vodka. Ça signera notre pacte de silence, tiens ! Son regard s’allume vaguement d’une chaleur plus amicale, moins neutre et il accepte de partager ça avec moi. Je l’invite à prendre place alors que je sors la bouteille et les verres. J’ai une bonne descente à ce niveau-là en vraie Russe, et bien aidé par la résistance physique que m’offre ma race. Je m’installe confortablement, à ma manière de toujours me replier un peu, pour me protéger. C’est inconscient. Ai-je toujours été comme cela ? Je pense qu’avant, dans cette vie que j’ai oubliée, j’étais surement plus sereine, moins sur mes gardes…. Peu encline à laisser les souvenirs revenir, je me concentre sur le jeune homme qui s’installe face à moi. Je sers les verres, d’abord le sien respectant sa limite puis moi. Quoi, je suis polie quand je veux, les invités d’abord ! Devinant qu’il ne doit pas avoir l’habitude de ce genre de liquide, je lui conseille un cul-sec, seul moyen quand on est novice de supporter la brûlure. Je joue un moment avec mon verre et je l’observe. Il analyse du regard le contenu du sien, semblant essayer de deviner ce qu’il contient réellement. Un liquide aussi transparent que l’eau, mais bien plus fort. Il finit par prendre son verre en main, mais reste méfiant du contenu. Pour ma part, j’affone le mien rapidement, montrant l’exemple. Pour ne pas laisser le silence jeter un froid, je pose une question sur son niveau de conversation frôlant le zéro absolu en général. Toujours des réponses brèves et laconiques. Il relève la tête pour me fixer et me poser à son tour une question. Je fais une moue.

« M’ennuie pas non, mais ça limite un peu la conversation … » Je me contente de répondre avec un haussement d’épaule léger.

Il tente de m’offrir un sourire, super discret limite invisible auquel je réponds de manière plus affirmée. Quand je suis de bonne humeur sourire ne me dérange pas. Curiosité oblige, mais n’aimant pas le trop intime, je tente une autre question : ses origines. Il a l’accent anglophone et un nom typique des USA ou d’Angleterre. EN Russie, pendant les quelques années où j’ai vendu mes formes, j’avais majoritairement des clients de ces pays. Riches, ils viennent dans l’espoir de se faire un petit tourisme sexuel. Ils payent bien si on se vend bien. Et comme je travaillais pour moi… Le but ? Avoir du fric, beaucoup de fric. Après tout la vie m’a appris que seul l’argent a une vraie valeur ici bas. Je me demande comment il a atterri ici, dans cette ancienne ville communiste de l’Europe de l’est. Mais sachant qu’on n’aime pas forcément s’étendre sur sa vie, je lui offre l’opportunité de ne pas me répondre. Je vois que ma remarque le fait sourire et je plisse du nez d’incompréhension. Sa réponse est logique.

« Je vois… » Est la seule réponse qui me vient à l’esprit.

Il fixe de nouveau son verre, curieux et incertain. Moi le mien est vide et je joue avec doucement. Finalement, il porte son verre à ses lèvres avec une grimace et le vide d’un coup. Un sourire amusé me vient aux lèvres quand je le vois grimacer. Il recrache de l’air, le rouge au joue du à la brûlure de l’alcool. Je ris légèrement à ses grimaces. Une chose est sur, c’est bien la première fois qu’il goutte de la vodka ! Je souris en réponse à son compliment, bien que je doute qu’il ait de quoi comparer. C’est plutôt un peu de flatterie gratuite. Il finit par m’expliquer qu’il était dans cette ville pour une histoire de travail. J’hoche juste de la tête. Après tout pourquoi pas ? De toutes les grosses villes européennes, c’est bien celle-ci que j’ai choisi pour m’installer avec ma Meute. Le silence se réinstalle. Je sens son regard sur moi alors que je fixe mon verre vide, un de mes doigts en dessine le contour avec soin et lenteur. Je joue avec l’objet délicat un moment. J’aime bien le silence. C’est reposant. Sa question me fait sortir de mon petit monde intérieur dans lequel je m’étais de nouveau perdue. Regard un peu hagard je lui lance un coup d’œil, avant de comprendre ce qu’il demande et il me faut faire un rapide calcule. Pour moi ma nouvelle vie n’a vraiment commencer qu’ici, avec ma nouvelle meute. De toute manière hormis deux ans où j’ai joué aux putes de luxe à Moscou et Saint-Pétersbourg, je n’ai aucun souvenir de mon passé en Russie.


« Doit faire une dizaine d’années qu’on s’est installé à Prague … Donc autant qu’on a ce bar. A peu près, je compte pas vraiment…. Avant on vivait en Russie. » Je réponds plus posée dans la conversation. « ça n’a pas été évident. Des bars ça manque pas dans cette citée… Et toi, depuis combien de temps tu es ici ? »


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Ven 17 Fév - 18:03

Michael est pour sur, un brin intrigué, passablement gêné l’instant d’avant par la question de la louve sur son odeur, instant où il réalisait pour la première fois que même s’il avait une attitude le rendant presque invisible pour la plupart des gens, il était reconnaissable, et on pouvait le percer à jour plus facilement qu’il ne le pensait. Peu habitué aux questions aussi franches et directes, il est rare qu’on s’intéresse vraiment à lui, il ne sait pas quoi répondre et manque de paniquer. Heureusement, Belzébuth le rassure, le conseille sur ses réponses, et tente de le tranquilliser, pas évident pour un jeune homme aussi sensible que Michel. Il a beau s’être forgé une armure, en réalité il perçoit bien plus de choses qu’on ne le croit. Mais depuis des années, il s’est placé de lui-même dans le rôle d’observateur, il regarde les gens vivrent sans jamais vraiment s’impliquer, du coup, personne ne s’intéresse vraiment à lui, et il peut survivre ainsi. Et soudainement, un projecteur vient de s’allumer, le pointant du doigt. Il frémit naturellement, il a peur évidemment, mais la louve finit par le rassurer à son tour. Visiblement elle accorde autant d’importance que lui aux races, elle ne creuse pas plus loin, sans doute que la gêne du chauffeur l’a amusé mais qu’elle ne désire pas pousser le bouchon. Il se rassérène doucement, lentement, mais c’est lorsqu’elle l’invite à boire un verre avec un sourire amical qu’il trouve enfin le sourire. Elle ne lui en veut plus pour ce qu’il a vu, et elle affirme même le trouver sympathique. Rassuré, plus confiant, Michael accepte l’invitation et s’installe en face d’elle. Elle lui sert un verre, mais prudent, il impose une limite, bien conscient que la résistance de la jeune femme à l’alcool doit être plus élevée que la sienne. Elle s’aventure plus loin sur le chemin des questions, lui demandant s’il est toujours aussi calme et silencieux. Michael sent le Satan s’amuser de la question, apparemment il est plutôt d’accord avec la louve qu’il trouve fort sympathique. Cela n’étonne guère l’hôte, Belzébuth adore les femmes fortes avec du caractère, et plus encore, celles qui touche juste. Michael répond aussi laconiquement et brièvement que d’ordinaire, mais par une question, c’est la méthode française, pour éviter qu’on s’attarde trop sur son cas, il lui demande si ça la dérange. Belzébuth ricane à l’intérieur, peu convaincu par la prestation de son hôte. « M’ennuie pas non, mais ça limite un peu la conversation … » De cela, il s’en doute. Michael apprécie la conversation des autres, sinon il ne serait probablement pas devenu chauffeur de taxi, mais il a le plus grand mal à entretenir une conversation par autre chose que des hochements de tête et des petits oui de temps en temps. La plupart des personnes ne s’en formalisent pas. Il y a toujours quelqu’un qui apprécie qu’on ne lui coupe pas la parole, et puis, Michael écoute vraiment, capacité fortement appréciée. Naturellement mêlé au peuple, ça passe tout seul, mais en tête à tête, son silence finit par gêné certains. Il ne pensait pas que cela pourrait être le cas pour Lana, et cependant c’est la première fois qu’ils échangent plus de quatre mots. « J’en suis désolé. » répondit-il doucement, pour le coup, il est sincère. Il aimerait bien participer un peu plus, mais il n’y ai pas habitué, et ne sait jamais quoi dire, il n’est pas de ceux qui ont toujours une bonne anecdote sous la main, lui n’a jamais rien à dire ou presque.

Naturellement, en ne disant rien ou presque, n’enchainant jamais, ne rebondissant presque pas sur les propos des autres, Michael dépend de beaucoup du bon vouloir de ses comparses d’une soirée pour les discussions. Sa patrone semble ce soir d’humeur curieuse, peut-être est-ce par volonté d’oublier ce qu’il a perçut tout à l’heure, elle tente sûrement de se changer les idées se dit-il, mais peut-être qu’elle a simplement envie de vérifier si sa confiance était bien placé. Il se doutait bien qu’elle avait dû faire des recherches à son sujet avant de l’engager, mais rien ne vaut les bons vieux interrogatoires déguisé en conversation amicale autour d’un verre. Dans ce milieu, Michael en a vu de toutes les couleurs, jusqu’au chef de gang qui lui a offert une nuit avec une strip-teaseuse qui était sensé l’espionner par la suite pour tout savoir de lui et de ses habitudes. La méthode de Lana, au moins, est discrète et bien plus agréable. *Tu es en train de virer paranoïaque.* fait un brin moqueur Belzébuth. Michael choisit d’ignorer le satan qui est d’humeur joyeuse ce soir. Si tout à l’heure ses remarques l’aidait, à cet instant, alors que la jeune femme l’interroge sur ses origines, il ne sent aucune aide venant du satan juste son rire démoniaque résonnant à l’intérieur de sa tête. Le chauffeur tente de répondre sans trop s’étendre, disant simplement qu’il a vécu là-bas, expliquant ainsi son accent. Ce qui était vrai, il avait simplement été droit au but sans entrer dans les détails. Mais avec le peu de conversation qu’il offre en général, elle doit s’y habituer à force. « Je vois… » répond-t-elle en se contentant de cette réponse, ignorant sans doute qu’elle le soulage beaucoup en n’insistant pas trop dans ce domaine. C’est pas qu’il ne veuille lui raconter des détails, en soi, elle est sa patronne, et il lui accorde une certaine confiance, mais il n’aime pas parler de lui, encore moins du passé. Et il ne voit pas en quoi s’étendre sur le sujet serait intéressant pour qui que ce soit. Il explique simplement qu’il est venu ici pour le travail. Elle a dû entendre ça des centaines de fois, les gens viennent dans les capitales généralement pour cela. Il a un peu chaud, à cause de la vodka, jamais il n’en a bu une pure, ni une aussi forte, aux Etats-Unis, elles sont toutes en dessous d’une certaine limite au niveau du degré, et il se demande si les russes ont jamais entendu parler de ce genre de choses.

Le silence est sans doute appréciable, et personne ne sait mieux en profiter que Michael, mais il sent bien que la jeune femme doit attendre qu’il prenne le relai. Il se demande si ce n’est pas d’ailleurs pour cela qu’elle n’a pas engagé plus loin la conversation, depuis le début, elle le relance, l’interroge, elle veut le faire parler. Ce qui est curieux, la plupart des gens comprennent rapidement que c’est pas un grand bavard et en profite pour parler sans s’arrêter, uniquement pour respirer ou vérifier qu’il est toujours en train de les écouter. Mais pas elle, la louve le regarde, sourit à ses réponses, à sa réaction face à vodka, à son compliment, elle l’interroge, le regarde vraiment, lui. Il se sent un peu gêné par autant d’attention, mais une partie de lui, flattée, apprécie. Ne se sentant pas de poser des questions trop intime, il se contente de lui demander si elle possède le bar depuis longtemps. En général les gens aiment parler de leur boulot, encore plus de ce qu’ils ont construit. « Doit faire une dizaine d’années qu’on s’est installé à Prague … Donc autant qu’on ai ce bar. A peu près, je compte pas vraiment…. Avant on vivait en Russie. » Il hocha la tête. D’une certaine manière il comprenait, habitué à écouter les gens autour de lui, il sait à quel point la plupart ont du mal avec les dates. Plus d’un an, c’est déjà vieux pour eux. Lui n’a pas cette vision des choses, enfin, il n’a jamais eut de mal avec les dates ni les chiffres. Russe, il le savait déjà, l’accent, le nom, la mafia, sa réputation, il avait peu de chances de se tromper. « Ca n’a pas été évident. Des bars ça manque pas dans cette citée… Et toi, depuis combien de temps tu es ici ? » Lui pensait que c’était plutôt courageux de tenir à la fois la mafia de la ville et en même temps un bar, il n’avait jamais travaillé dans un bar, mais un patron qu’il connaissait bien à Chicago lui avait dit à quel point ce boulot était harassant, et lui ne faisait que ça. A nouveau, il hocha la tête. « Ma foi, tu t’en tire drôlement bien à mon avis. » répondit-il sans flaterie, le bar marchait, et la mafia aussi. C’est rare qu’on arrive à faire deux choses en même temps sans en négliger une. Elle s’en tirait admirablement mais il se doutait qu’elle ne devait pas être trop sensible à la flaterie. Evidemment, elle renchérie avec une question sur lui. Aie. Décidément, sa curiosité n’était pas prête à tarir ce soir. « Ca doit faire un peu plus de trois mois. » répondit-il en allant directement au but. Il baissa les yeux en contemplant son verre vide, non qu’il en revoulait, simplement il était un brin songeur. « Je n’ai jamais vu la russie, ça doit être joli. » fit-il en songeant à ces enfants qu’il croisait quand il était gamin, ces gosses assez riche pour aller en vacance à Moscou ou à Vienne, lui n’avait jamais eut cette chance. Parfois il regrettait, parfois il se disait que finalement c’était pas plus mal.



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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Dim 18 Mar - 8:58

Je m’intéresse rarement aux autres. En dehors de ma meute et de ses rares alliés, qui sont à mes yeux des membres lambda à part entière, je ne me lie pas. Les personnes, qu’elles soient Sorcières, Humaines, Lycanthropes ou Vampires, ne sont jamais que des éléments dont je dois me méfier ou de potentiels clients. Dans un cas comme dans l’autre, j’entretiens le minimum de contact obligatoire et nécessaire en fonction des circonstances. Mes véritables rapports sociaux se limitent donc aux miens. La meute, le centre de l’organisation sociale de tous Lycans digne de ce nom. Je me suis rattachée à eux, ma famille, rien n’est plus important à mes yeux que le clan que nous formons tous ensemble. Et Michael n’a jamais été du genre à bavarder. C’est l’employé type idéale pour l’instable que je suis. Neutre, silencieux et discret, il n’a jamais fait de vagues. Il s’est toujours contenté de prendre ses ordres et de partir. Et cela m’a toujours convenu. Mais ce soir, je me montre curieuse. Après tout, il m’a vu dans un état que peu hors de la meute peuvent observer. Et puis, je suis près, très près de lui et son odeur m’intrigue. Mais je ne creuse pas. Je préfère boire un bon verre en discutant de n’importe quoi que de continuer à le taquiner. Et le jeune homme se prêt volontiers au jeu, m’offrant pour la première fois depuis que je le connais un sourire sincère. Assis tous les deux d’un côté de la table, je sers les verres de Vodka rapidement, et fais glisser le sien vers lui. Et puisqu’il ne parle pas, je pose des questions anodines histoire d’éviter un silence trop long ou embarrassant. Le silence ne m’ennuie pas, je peux faire des heures sans desserrer les dents. Mais le petit incident avec Michael m’a fait basculer dans une certaine euphorie, qui me rend curieuse et bavarde. Il joue le jeu. Au mieux de ce qu’il peut faire, essayant de me répondre et d’entretenir la conversation à sa manière. Charmant. Ayant commencé l’interrogatoire, je me plie bien volontiers au jeu de questions – réponses.

Comme le jeune homme ne dit rien et que rester silencieux à boire de la vodka peut s’avérer pesant et étrange, j’essaye vaguement d’entretenir par des remarques et questions banales la conversation. Je n’ai pas envie de trop approfondir certaines choses. Il y a des souvenirs qui me manquent, des choses que je n’ai plus …. Et je ne désire pas les aborder. De plus, au vu de la manière vague qu’il répond, je devine que lui aussi tient à ses petits secrets. Et je suis assez bien placée pour comprendre ce besoin et le partager. Aussi, je le fais parler surtout pour éviter un silence trop long, sans rien creuser réellement. Conversation badine à souhait. Je ne cherche pas vraiment à en savoir plus sur lui. Andreï s’est porté garant du jeune homme quand il me l’a présenté. Cela me suffit. Le reste, tant qu’il n’apporte aucun ennuie et qu’il fait bien ce qu’on lui demande, ça me suffit amplement. Intriguée par son accent anglophone, qui me rappelle mes riches clients d’autrefois, je demande d’où il vient. Avec cet accent et son nom, il est soit anglais soit Ricain… Je ne vois pas trop quoi d’autre. Il répond de manière concise, comme toujours. Je ne creuse pas plus. Après tout quand on me demande d’où je viens, je me contente du laconique : Russie… Pas besoin de raconter toutes les étapes de son périple non plus. Venu ici pour le travail ? Ouais comme beaucoup. La meute a un peu atterri ici par hasard, c’est parce que ça a collé avec Andreï et les siens que finalement on est resté. Après tout, ils nous offraient un grand territoire. Parce que la meute n’est plus une petite communauté, c’est une meute relativement moyenne voire imposante.

Nouveau silence. Je ne dis plus rien. Je me contente de jouer avec le petit verre, sans relancer la conversation. Je ne suis pas vraiment une bavarde alors… Je prends la bouteille et m’en sers un second lentement. Je supporte bien l’alcool, et ma nature lupine m’y aide pas mal, faut le dire. Et puis les Russes et la vodka c’est une grande histoire d’amour. Je devais pas avoir 10 ans la première fois que j’en ai bue… Du moins je crois, parce que c’est vague comme tous les souvenirs de mon enfance recouvert d’un voile ou envoler comme une nuée de papillons. Tout ce qui devait être beau et rassurant, n’existe plus dans mon esprit instable. Ne reste que l’odeur et le goût du sang, et l’impression que cette nuit-là j’ai fait quelque chose d’horrible…. Je ne pense pas avoir toujours été folle, mais personne dans mon entourage ne peut le témoigner. Mais je sais que cette nuit-là quelque chose s’est brisé en moi et surtout en mon esprit. C’est cette nuit-là que je suis devenue celle que je suis aujourd’hui, gouvernée par le fric et vivant pour sa meute. La question sur le bar me fait tourner me force à penser. Je ne compte pas en années en général. Peu importe tout ça. Puisqu’il s’intéresse à l’Apocalypse Rhum je calcule rapidement. On ne doit plus être loin des 10 ans maintenant. Je glisse qu’on vient, du moins en partie, de Russie, mais ça ce n’est pas la révélation de l’année. Tout Prague le sait que ce bar est russe ! Je rajoute que les débuts n’ont pas été vraiment facile, se faire une place à Prague avec un bar est un défis. Surtout quand vous prônez le tout client admis, y compris vos ennemis de toujours. J’en profite pour l’interroger sur le temps que lui vit ici. Faut dire que je ne connais même pas son âge à ce mec. J’ai droit à une flatterie, sincère venant de lui, et j’offre un sourire amusé.

« Je te remercie, mais je ne taffe pas seule… » Je réplique avec un clin d’œil. C’est vrai que presque toute la meute bosse ici. « Je vois, t’as pas encore pu visiter tout alors…. Ouais c’est beau, d’uen certaine manière surtout l »hiver dans la campagne ou près des forêts… Avec la neige ça semble féérique… mais c’est un pays corrompu et totalitaire… Non, fait pas forcément bon vivre là-bas. Tu reveux de la vodka ? Ou autre chose ? Je ne veux pas te saouler non plus »]

[HS: et voilà ma belle.... désolée pour l'attente]


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Mar 27 Mar - 18:02

Michael finit par se demander si la lycanne n’a pas décidé de le punir de son mutisme habituel en lui posant autant de questions. Rien qu’à la manière dont elle les formule, il sent qu’elle veut le faire parler, pas juste entendre le son de sa voix. C’est d’autant plus perturbant pour lui qu’il a été habitué à cette patronne qui ne semblait s’intéressé à rien d’autre qu’au boulot. Pas une seule fois elle ne lui a posé une question personnelle, même lorsqu’elle l’a engagé. Jamais elle ne s’était vraiment intéressé à lui, l’homme et non le chauffeur. Et Michael s’en était très bien accoutumé, au contraire, il préférait cela et de loin. Il n’était pas contre bavarder autour d’un verre, mais il préférait écouter les autres. Et sur ce point là, Belzébuth était d’accord avec lui, pour une fois. Si le Satan le raillait pour sa timidité face aux femmes qui étaient déjà rares à l’intéressées, il se montrait souvent moqueur vis à vis de l’attitude défaitiste et presque blasé du jeune homme, mais au sujet de l’attention qu’il pouvait démontrer avec de parfaits inconnus et de la patience dont il faisait preuve, le Satan en revanche en était parfaitement content. Il n’y avait qu’à entendre le soudain silence qui régnait dans la tête de l’hôte lorsqu’il passait l’un de ces rares moments, assis, en face de quelqu’un, à simplement l’écouter, et répondre de temps à autre par un laconique oui mais plein de sincérité. Cette fois-ci, le Satan se montrait encore une fois parfaitement silencieux, mais Michael devinait que c’était pour d’autres raisons. Belzébuth avait toujours été plus ou moins intéressé par Lana, il la trouvait fascinante et intrigante, mais comme le pacte impliquait de respecter le travail de Michael, le satan ne s’était jamais manifesté devant la louve. Ce qui convenait parfaitement au chauffeur, excepté à cet instant, où il aurait bien eut besoin d’un petit coup de main de son occupant. Le seul instant où Belzébuth avait daigné se manifesté c’est lorsque Lana avait identifié l’odeur de souffre émanant du médium et paniqué ce dernier. Belzébuth lui avait toujours dit de rester discret à son sujet, de ne jamais révéler sa présence à l’intérieur de lui, parce que cela pourrait lui créer de gros problème et sur ce point, Michael n’avait jamais trouvé quoi que ce soit à redire. Mais il n’avait jamais été confronté aussi directement à des questions et celles-ci étaient plutôt directes. La louve n’était pas du genre à tourner autour du pot, qualité que le jeune homme aurait apprécier en n’importe quelle autre occasion. Heureusement, guidé par le satan, il avait réussit à éviter le sujet, et ne pas répondre à la question. Jouer à l’idiot ou mentir n’aurait servit qu’à agacer la louve, alors il choisit ce qui était jusqu’à présent sa meilleure tactique bien que sans doute la seule qu’il connaisse : le silence. Une absence de réponse c’était toujours mieux qu’un mensonge alambiqué et peu crédible. La louve changea de sujet en débouchant la bouteille de Vodka. Il se demanda un instant, amusé, si elle cherchait à l’enivrer, mais accepta le verre tout en limitant la dose. La brûlure de l’alcool dans sa gorge le ramena à la réalité.

Elle lui demande d’où il vient, et il réalise qu’il en a oublié son accent américain et son nom. Revenir ici a ramené tellement de souvenirs au jeune homme, pas de ceux dont on aime à se rappeler, et lui a véritablement donné l’impression de revenir à la maison. Sentiment qui chez lui bascule de temps à autre entre l’agréable et le malsain. Il mourrait d’envie de quitter ce pays quand il a prit un sac à dos et est parti prenant le premier car qui l’emportait le plus loin possible. Et il n’était jamais revenu, jusqu’à ce qu’on lui parle des traffics opérants dans le coin. Il était plus ou moins bloqué à Chicago, une affaire avait mal tournée et il avait été coincé. Impossible de s’en sortir sans créer des incidents qui ne seraient pas réparables. On peut pas buter autant de mecs, passer pour mort autant de fois, sans éveiller les soupçons. Il aurait pu gagner New York, mais à quoi bon ? Les Etats-Unis semblent grand mais niveau communication, c’est un tout petit monde. Alors il s’est résigné à partir, et revenir ici. Ca lui a semblé étrange au début, mais maintenant il s’y est fait. Prague ne ressemble pas vraiment à la ville où il a grandit, alors la seule chose qui lui revient parfois c’est lorsqu’il écoute des vieilles chansons ou entend parlé d’un événement datant de son enfance. Il n’évoque rien de cela à la louve. Il n’aime pas parler du passé surtout parce qu’il n’est plus, mais aussi parce que sa vie n’a pas toujours été aussi rodée, elle a même été carrément invivable. Il a réussit à survivre parce qu’il a effacé ce passé. Il sait qu’au fond, ce n’est jamais aussi simple, mais qu’importe. On peut planquer autant de cadavre qu’on veut dans les placard tant qu’on ne tente pas d’en ouvrir les portes. Il se doute que pour la louve, c’est la même chose. On n’atteint pas un tel niveau dans la mafia sans avoir commis certaines choses, et il faut être psychotique à l’extrême pour ne rien ressentir. Il l’a vu à un moment de faiblesse, elle ressent pleinement les choses, et n’a aucune envie de la voir à nouveau dans cet état. Le malheur des autres évoque un certain écho en lui, il déteste cette sensation d’empathie apparaissant à ces moments là, il déteste être en face d’une telle tristesse, il ferait tout pour ne jamais y être confronté. Alors il reste vague dans ses réponses comme dans ses questions. Il évite les pièges et tant pis si la conversation est d’une banalité à mourir. C’est mieux que se souvenir.

La lycanne sourit en entendant le compliment, sincère, que lui offre le jeune homme. Elle ne doit pas entendre souvent se dit-il en la voyant réagir ainsi. C’est vrai que pour les chef, c’est jamais évident, les gens vous flattent parce que vous avez le pouvoir, on tourne autour de vous, mais est-ce sincère ? Michael est un gars simple, c’est facile de lire en lui, c’est pour cela que la plupart des personnes trouvent sa présence reposante. Avec lui, on ne s’interroge jamais sur la sincérité de ses paroles, l’ironie il ne la pratique pas ou presque, le mensonge pas plus, puisque de toute façon il préféra se taire. Il trace sa route sans en dévier. Du peu qu’il en a vu, il sait que Lana est bien différente de lui. Il n’aurait jamais imaginé qu’il y avait une femme sensible cachée derrière cette dragonne alliant le feu et la glace, à la fois froide et déterminée, et en même capable de tout d’un coup basculer dans quelque chose de terriblement chaud et dangereux. Mais la sensibilité et la tristesse, c’était nouveau, quelque chose qu’il n’avait jamais vu en elle, et qu’il aurait préféré ne pas voir, même si cela ne la rendait que plus intéressante. Il se demanda si elle possédait encore d’autres facettes qu’il n’avait pas encore vu. « Je te remercie, mais je ne taffe pas seule… » Elle répond avec un clin d’œil. C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnel ici, et il les sait tous lycanthropes du premier au dernier. Pas besoin d’attendre les veilles de pleine lune, ses talents de médium bien que refoulés au maximum durant des années, lui indique ces choses là avec une certitude parfois angoissante. « Je vois, t’as pas encore pu visiter tout alors…. Ouais c’est beau, d’une certaine manière surtout l’hiver dans la campagne ou près des forêts… Avec la neige ça semble féérique… mais c’est un pays corrompu et totalitaire… Non, fait pas forcément bon vivre là-bas. Tu reveux de la vodka ? Ou autre chose ? Je ne veux pas te saouler non plus » Il haussa les épaules. « On parle de pays de la liberté aux Etats-Unis, mais tu sais, c’est magouilles et compagnie là-bas. Au fond, c’est partout pareil. Le pouvoir et l’argent ça attira toujours des enfoirés. » Langage de bar lorsqu’on parle de politique adopté, Michael emploie souvent ce ton qui ne lui ressemble guère mais est semblable à celui de ceux qu’il écoute. Il regarda son verre en songeant à la proposition de la louve. Il sentait que c’était une mauvaise idée parce qu’il sentait déjà un léger élancement au niveau de la base de son crâne et rien qu’à sa nouvelle manière de parler il savait que l’alcool commençait déjà à faire son effet. « Aller, pourquoi pas ? » fit-il en tendant son verre avec un léger sourire. « J’ai pas tant voyagé que ça, tu sais. Juste là où je trouvais du boulot. » Et pour éviter les ennuis avec la police, mais ça elle le savait déjà, ils travaillaient tous deux dans un domaine où on est souvent appeler à déménager sous peine de finir en prison.



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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Ven 6 Avr - 12:01

J’hume toujours curieuse l’air, l’odeur de souffre mélangée à la senteur de Michael reste présente. Mes sens de prédatrice surdéveloppés me permettent de savoir ce qui se passe dans le bar, derrière la porte fermée. J’entends les bruits de verres, les conversations, la musique… Je perçois les différentes odeurs. Même si j’offre une attention particulière à mon employé et que je ne semble intéressée que par lui, mon instinct de survie reste en éveille et capte tout. Je ne sais plus relâcher totalement la pression. Je sais qu’on ne peut jamais savoir quand un ennemi va attaquer. Mais ma préoccupation première pour le moment est le jeune homme face à moi et son comportement étrange. Jusqu’à présent, il était un nom et un employé qui faisait silencieusement et correctement ce que je demandais sans poser de question et sans rechigner sur la morale. Je n’avais jamais porté plus d’attention à lui. Il faut dire qu’en général hormis ma Meute, les autres ne m’intéressent que très peu, sauf si l’argent est à la clé de la conversation. Alors être là à tenter de converser avec lui est une première. Je m’intéresse à quelqu’un qui n’est pas Lycan, pas de mon clan et qui ne va pas me rapporter d’argent, ce serait plutôt moi qui lui en donne en général. Étrange situation. Mais pas désagréable. En fait, c’est même le contraire, assez relaxant et amusant de jute parler sans négocier que dalle. Je tente uen approche sociale inédite. Néanmoins, on ne va pas dire qu’on s’en sort à merveilles. Entre moi qui ne sais pas trop quoi dire et qui n’aime pas causer pour rien, et lui qui a fait vœu de silence…. On tourne vite court et en rond. Mais on s’observe, s’analysant, curieux comme deux loups, qui se croisent en territoire neutre et qui hésitent entre se battre ou s’éloigne ; qui se jugent du regard pour voir si l’autre va attaquer…

En fait, je ne sais rien sur l’Humain me faisant face. Hormis qu’il est bon dans son travail et qu’Andreï l’apprécie. Aussi après l’avoir embauché pour un ou deux petits jobs, quand l’autre Lycanthrope m’en a parlé en termes chaleureux et positifs, je ne me suis guère plus posée de question sur sa fiabilité. Si Andreï dit qu’il est bon, il l’est. Je connais le Lycan depuis trop longtemps pour douter de lui. Après Misha et Oksana, il est le plus vieux membre de la Meute et est très vite devenu grâce à sa force et son côté guerrier le Bolvrek de notre clan. C’est celui après Misha qui a le plus de chance, quand j’entre en crise et devient incontrôlable de me calmer. Mais là où Misha utilise des mots, des regards et des gestes tendres, Andreï lui y va avec sa force de guerrier et sa réflexion de stratège. Combien de fois depuis que je l’ai intégré à ma Meute m’-t-il plaqué au sol ou contre un mur utilisant son poids et sa force pour m’immobiliser ? Si quand je provoque un Lycan en duel, je suis bonne, agile, rapide et forte, je sais que quand la rage l’emporte en moi je ne me mesure plus. Je deviens alors plus facilement battable. Encore heureux pour moi, j’effraye plus qu’autre chose dans mes moments de fureurs. Mais j’ai confiance en Andreï, il n’en a jamais profité pour prendre ma place d’Ulfrick. Je me rappelle encore parfaitement son rire quand je l’ai défié en Russie… Rire que même une fois à terre à ma merci il a poursuivi me déstabilisant. Il s’est presque de lui-même mis sous mon autorité, me suivant et gagnant mon respect au fil des mois, assez pour gagner sa place. C’est comme un grand frère pour moi, quelqu’un d’assez forte pour nous protéger quand il le faut. Et je sais qu’il partage ma vision de la Meute, et de la Mafia. Alors quand il dit que quelqu’un est fiable, ce n’est même pas à réfléchir ou discuter. Pour moi c’est un fait. C’est ce qui explique que je n’ai pas cherché à en savoir plus sur Michaël, contrairement à mes habitudes de méfiance.

Converser normalement ne m’est pas aisé. Enfin si avec les miens, j’y arrive. Mais avec un simple Humain même à l’odeur étrange ? Plus compliqué. En prime, dur est de savoir si ce qu’on me dit ne va pas déclencher une rage meurtrière en moi ou me faire fondre en larmes. J’étais en pleurs quand il est entré dans la pièce la première fois. Maintenant je suis souriante et causante. Preuve flagrante de mon instabilité mentale. Je ne devrais pas être Ulfrick, je le sais. Je ne suis pas assez saine d’esprit et on ne peut pas vraiment me faire confiance vu mes troubles mentaux. Ça ne marche que parce que Misha et Andreï m’encadrent, et sont là pour me gérer. Sans eux, j’aurais déjà perdu crédibilité et meute. Mais comme Michael ne parle pas, je tente moi-même de converser. Je pose des questions, mais je calcule le risque. Je ne suis pas conne ou aussi blonde qu’on peut le croire, même si je sais jouer la naïve finie. Je sais qu’il va me les renvoyer. Je sais qu’il ya des choses à ne pas dire. Ou plutôt des choses que j’ai oubliées, que même quand je fouille ma mémoire rien ne revient. Il y a cette nuit, vague dans mon esprit troublé qui ne me renvoie que l’odeur acre du sang, la douleur et les corps mutilés, mais dont l’essence même m’a échappé… Aude-là, le néant, le noir… Aucun souvenir de famille, d’enfance… Mon esprit a zappé ou effacé mon passé. Je n’ai que ces 11 dernières années comme souvenirs et la Meute pour seule famille réelle et tangible. Alors je préfère ne pas trop être interrogée dans ce sens-là. Parce que ça en regarde que moi mais aussi parce que je refuse d’avouer que j’ai tout oublié. Aussi, je me montre prudente, les questions sont banales mais jamais approfondies. On tourne autour du sujet, sans y aller franchement. Ça me convient. Et ça semble lui convenir. Peut-être qu’il n’a pas envie de dire des trucs. Je le comprends, mieux qu’il ne peut l’imaginer. Un compliment, sincère guère là pour me flatter lui échappe. Je souris doucement. Rare sont ceux qui osent me flatter, enfin en dehors de mes proches. Dur est de savoir si je vais rougir, sourire ou le prendre mal et agresser… Moi instable ? Mais non du tout…. Au moins je peux reconnaitre ça à l’Humain, il est franc, sincère, discret et fiable. Bien des qualités enviables, dommage qu’il ne soit pas Lycanthropes, je l’aurais intégré avec plaisir à la Meute. Je lui offre un clin d’œil, rappelant que je ne travaille pas seul. L’Apocalypse Rhum c’est le refuge et le résultat du travaille de ma Meute presqu’en entier. La conversation dévie sur mon pays natal, la Russie. Je réponds gentiment mais pour moi ce n’est pas que de bons souvenirs, loin de là. N’empêche que oui les paysages hivernaux surtout sont beaux. Il me répond habillement en évoquant les USA, je souris amusée par sa naïveté.

« Ouais, mais là-bas les politiques changent pas les lois pour tout se permettre, Мальчик » Je réponds glissant un surnom affectif en russe sans vraiment y prendre garde.

Nouveau silence, alors que je lui propose de boire un autre verre. Je ne le force pas, mais c’est vaguement impoli de me servir sans lui en proposer. Il hésite admire son verre, et semble peu disposé à tenter l’expérience. Finalement, il répond par la positive. Un instant je me demande si c’est par envie ou parce qu’il a peur de me vexer et que je m’emporte ? Cependant, hochement de tête et je le sers avant de remplir le mien et de redéposer la bouteille. Il enchaine sur ses voyages, pas nombreux et je ris légèrement amusée.

« Non sexy boy, tu as juste traverser un océan… c’est courant. » je réplique avant d’ajouter : « Tu sais, la majeure partie des gens quittent jamais leur ville de naissance même s’ils en crèvent d’envie… alors chanceux d’avoir, nous, pu voyager. »


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Mar 10 Avr - 18:08

Si Michael a été troublé de la curiosité de la lycanne à son égard, gêné lorsqu’elle a senti cette odeur de souffre si particulière sur lui, inquiet d’entendre tant de questions à son sujet, en revanche le Satan s’amuse comme un petit fou. Il a rarement l’occasion de voir son hôte aussi troublé. D’ordinaire lorsque Michael a peur, le Satan le rassure toujours, mais ici il ne s’agit nullement de situation dangereuse. Si le jeune homme est inquiet, ce n’est pas de ce que pourrait faire Lana de toutes ces informations, après tout elle en sait déjà assez sur son compte pour l’envoyer en prison jusqu’à la fin de ses jours, mais c’est aussi parce qu’il a peur que les questions ne s’approfondissent, et qu’elle cherche à savoir qui il est. Chose dont le jeune homme se garde bien de révéler à qui que ce soit. Ce n’est pas par manque de confiance envers les autres, mais bel et bien en lui-même. L’enfant qu’il a été, l’adolescent perturbé et suicidaire, le jeune homme l’a oublié. Il ne voulait pas redevenir celui qu’il était. Son silence, sa distance, ce que certains prennent pour de la froideur, c’est une barrière protectrice qu’il a peur qu’une bourrasque n’emporte au loin, le laissant à vif. Belzébuth bien plus rationnel sur le sujet, a suffisamment de recul pour deviner que la lycanne n’a pas plus envie que le chauffeur de parler de leur passé. Le Satan a un don particulier pour deviner les failles dans les barrières défensives, il voit les faiblesses bien plus que les forces. Et il a déjà compris que ce qu’à capté durant un court instant Michael n’est que la surface immergée de l’iceberg. La belle et vigoureuse louve cache des secrets elle aussi, un passé trouble, sans doute plus encore que celui de Michael, rempli de douleur, de pertes, et de deuil. Il est bien conscient que le passé de Michael en comparaison est bien plus tendre, et cependant son hôte étant quelqu’un de très sensible qui se force à paraître dur et doté de sang froid en permanence pourrait bien s’effondrer devant tant de douleur. Aussi bien qu’il ne tente pas de rassurer son hôte, le Satan ne pousse pas non plus Michael à entrer dans les détails. Il devine avec aisance ce que n’ose imaginé le jeune homme. Le passé appartient au passé et il en est certainement mieux ainsi. Il y a des choses qu’on ne peut surmonter, il y a des obstacles qu’on est bien obligé d’éviter, il y a des souvenirs qu’il vaut mieux ne jamais se rappeler. Et que tous les fervents psychologues aillent se faire foutre. Le Satan en connaissait bien plus sur la psyché humaine que tous les livres humains rédigés sur le sujet. Et il se taisait pour l’instant, laissant son hôte dans un silence étrange, presque inquiétant. Michael était habitué aux remarques sarcastiques et amusées de son petit diablotin, aussi le silence de ce dernier était toujours source d’inquiétude. Il n’y avait que les moments parfaitement ennuyeux pour le satan où ce dernier demeurait silencieux. Or, Belzébuth avait toujours été intrigué par Lana. Son silence n’avait aucune explication logique. L’hôte était inquiet mais ne le montrait pas. Au contraire, il sirotait sa vodka avec un tel naturel qu’on aurait pu croire qu’il était né en Russie.

Pourtant, le jeune homme n’y était nullement habitué. Gamin, l’idée de toucher à une goutte d’alcool ne l’aurait même pas effleuré. Voyant son père et sa mère se disputer sans cesse après que son père ai bu une goutte, sachant que sa mère planquait des bouteilles dans pas mal de placard et non pour les cacher à son époux qui après tout ne buvait pas tant que cela, mais pour en ingurgité en secret imaginant que personne ne se doutait de rien. Et puis, à l’adolescence, après la mort de son père et l’incarcération de sa mère, il se retrouvait trop souvent confronté aux esprits qui venaient le voir et manquaient de le rendre fou pour risquer de se retrouver en état d’ivresse face à eux. Il rata donc l’époque où généralement on connaît ses premières cuites. A ce moment là, lui tentait plutôt de se donner la mort, avec l’échec le plus retentissant. Par la suite, il commença à boire quand il débarqua dans le milieu du crime, juste pour donner l’illusion qu’il était plus vieux qu’il ne le paraissait, plus solide aussi, plus résistant, il buvait même chez lui, tout seul, en entrainement, pour éviter de se retrouver en état d’ivresse alors qu’il venait chercher un boulot. Nombreux mafieux aiment passer des entretiens d’embauche dans des bars et estiment que faire boire le futur employé est un test assez simple pour délier la langue et surtout voir si l’on pouvait lui faire confiance. Mais il est rare qu’en vérité il boive pour le simple plaisir, en acte social en somme. Il l’avait bien fait deux ou trois fois aux Etats-Unis, et même s’il les trouvait gros buveur, ce n’était absolument rien face aux russes et leur manie de boire de l’alcool dépassant les limites légales de bien des pays pur ! Aussi, il s’était montré méfiant au début, limitant la dose d’un geste de la main, et avait écouté les conseils de la jeune femme quand au cul-sec, mais à présent, il sentait déjà les effets de l’alcool se manifester. Il était moins inquiet, moins silencieux aussi, il répondait plus facilement aux questions, il s’en posait moins également, il était moins sur la défense et cela finissait par se voir. « Ouais, mais là-bas les politiques changent pas les lois pour tout se permettre, Мальчик » Il haussa les épaules. Peut-être bien, mais lui qui avait vu derrière le voile de cette Amérique pleine de promesse, cette Amérique vendant un rêve bien qualibré, il avait vu la misère la plus totale, un état entier sombrer dans la misère après une catastrophe naturelle et le reste du pays s’en moquant, il avait vu à l’arrière de sa voiture des sénateurs discuter avec des chefs de mafia. « C’est seulement de l’hypocrisie. Que valent donc des lois si elles ne s’appliquent pas à tout le monde ? » Traitez-le de blaser si vous voulez, mais la vérité est que Michael avait cessé de croire au rêve américain depuis très longtemps.

C’est vrai que une heure auparavant entendre Michael débattre de politique et de dirigeants étrangers aurait tenu du miracle ou même de l’hallucination collective, mais à présent, il répondait avec aisance, ne réfléchissant même plus avant d’ouvrir la bouche, ne se contentant plus d’un simple oui ou d’un non. Il restait certes pas très bavard, il n’allait pas se mettre à faire un monologue car cela ne lui ressemblait pas simplement, mais il se montrait plus sociable. C’était la vodka la responsable, il n’y avait pas le moindre doute là-dessus. Car en Lana, il avait toujours eut confiance. Il prenait son travail très au sérieux, et il était rare qu’il travaille deux fois avec la même personne, par mesure de prudence, mais avec elle il se sentait à l’abri, il avait le sentiment qu’elle ne lui ferait jamais de crasse, qu’elle ne l’utiliserait jamais contre son gré. Peut-être se plantait-il complètement, peut-être que le fait d’être possédé le rendait plus inconscient, mais c’était néanmoins son sentiment. Evidemment lorsqu’elle lui propose un second verre, il a pleinement conscience du fait que le premier a commencé à faire ses effets et qu’il ne serait guère prudent d’en accepter un second. S’il accepte, impossible de prendre le volant après cela, du fait de son métier le chauffeur ne prend aucun risque supplémentaire avec la route et la police. Ce serait idiot de finir en prison à cause d’un verre en trop. Mais au point où il en est, il suppose que la mission pourra attendre, sinon elle la lui aurait déjà donné depuis longtemps. Et puis, il a envie de continuer à discuter, même si c’est au fond, sans importance. C’est justement ça qui rend l’instant plus savoureux. « Non sexy boy, tu as juste traverser un océan… c’est courant. » C’est vrai qu’il n’a, au fond, que traverser l’océan. Pourtant les différences entre Prague et Chicago sont si énormes qu’on dirait qu’il a traversé l’espace. Il sourit au surnom qu’elle lui donne. Visiblement, il n’est pas le seul à se détendre. « Tu sais, la majeure partie des gens quittent jamais leur ville de naissance même s’ils en crèvent d’envie… alors chanceux d’avoir, nous, pu voyager. » Il hoche la tête en levant son verre. « Tu as raison, à notre santé ! » fait-il en vidant d’une seule traite son verre, et le reposant vivement dans un claquement du verre contre le bois de la table. Il exprime un soupire, sa gorge le brûle à présent, et il sent son esprit s’alléger un peu plus. Cela fait du bien. Il sourit à la jeune femme, tout surpris lui-même de son attitude si débridé, si joyeuse, tellement à l’opposé de l’être qu’il est ou plutôt qu’il est devenu. Bien qu’en réalité, il n’a jamais été ce genre de personne. Celles qui boivent comme si c’était de l’eau, celles qui plaisantes facilement, celles qui ont toujours réponse à tout, celles avec qui n’importe qui se sent à l’aise. Il n’a jamais eut ce don. Excepté lorsqu’il a bu quelques gouttes d’alcool. Et alors la magie opère ! « Néanmoins, on n’est jamais aussi bien que chez soi. » finit-il par dire dans un murmure ou presque. La république Tchèque, c’était chez lui, et il avait parfois l’impression que ça faisait des siècles qu’il l’avait quitté.  



J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit. EMILY BRONTE
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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Sam 28 Avr - 13:56

Faire la conversation, en général, si ce n’est un marchandage pur ou avec ma Meute, est une corvée dont je me passe. Rares sont les êtres qui me poussent à vouloir échanger un truc avec eux. Ça arrive, les bons jours que je me montre plus sociable et accepte de parler. Mais quand on me connait un tant soit peu, on préfère m’éviter. Rares sont ceux qui savent prévenir mon changement d’humeur et de comportement. En psychologie on dit que les êtres comme moi sont instables et donc dangereux. Peut-être certains ont-ils imaginé que je devrais être dans un asile droguée et attachée à un lit ? Si je ne me connais que comme cela, j’ai quand même l’intime conviction que je n’ai pas toujours été comme cela. Mais quel genre de femme étais-je ? Le souvenir m’échappe…. Tout comme je garde peu en mémoire de ma famille, hormis des visages ensanglantés et des corps morts. Parfois j’ai l’impression d’être née cette nuit-là, dans le sang et la violence, et de n’avoir jamais existé avant. Que s’est-il réellement passé ? De ce que j’en sais, il parait qu’un événement traumatique peut mener l’esprit à effacer certaines choses pour pouvoir surmonter l’épreuve…. Ouais, en gros je ne retrouverais surement jamais mon passé. Le fil m’a échappé définitivement. Mais je sais que la femme arriviste, brutale et prête à tout pour le fric est née de cette nuit sans lune…. La seule chose qui m’a sans doute empêcher de devenir un vrai monstre, c’est la Meute. Quand j’ai décidé de reformé un clan, j’ai visé des mini regroupements familiaux peu habitués aux combats. J’ai ainsi en premier recruté de force Misha et Oksana, puis Andreï et ses 2 complices. Puis peu à peu, j’ai agrandi la Meute en me dirigeant vers la République Tchèque. Et je sais que c’est grâce à eux que j’ai gardé un semblant d’humanité et de douceur. Seulement, je suis hyper protectrice avec ma seconde famille, veillant à ce qu’il ne leur arrive rien et sortant les crocs très vite pour les protéger. Et si je pose des questions à Michael, je n’approfondis rien en ce qui concerne nos histories respectives. Être trop pressante et curieuse me vaudrait un retour de questions, et je préfère éviter. Il n’y a pas besoin de s’appesantir sur le passé pour connaitre quelqu’un. Après tout que m’importe ce qu’il a fait autrefois tant qu’il fait correctement son boulot pour moi ? Et de toute évidence, il ne désire pas non plus approfondir les choses. Très bien, au moins inconsciemment nous sommes d’accord sur un point.

J’observe le jeune homme avaler sa vodka. Pour ma part, j’ai l’habitude du breuvage même si on ne peut pas dire que j’en abuse. Mais après tout ma nationalité et ma nature lupine m’offrent une résistance surement naturelle à l’alcool. Je ne suis pas sur que mon employé puisse en dire autant. Mais il joue le jeu, buvant d’une traite comme conseiller et retenant la grimace à la brûlure du liquide translucide. Un sourire amusé étire mes lèvres. Il me plait bien celui-là. J’ignore quand j’ai gouté pour la première fois au breuvage, mais c’était avant ma perte de mémoire. Prostituée de luxe dans les grosses villes, j’ai appris à faire boire tout en consommant avec modération. Les riches étrangers m’offraient du champagne pour prouver leur capacité à payer… C’était courant de d’abord boire un verre avant de monter dans une chambre luxueuse. Je me suis habituée à boire sans être saoule, perdre ses moyens est relativement dangereux quand on se vend. Et puis la pratique m’est restée. Il m’arrive de boire un simple verre quand je suis seule, ou avec les miens. Et forcément en affaires, je fais toujours boire mes clients. Ils remarquent rarement que j’ingurgite moins d’alcool et garde donc toutes mes facultés. Quoiqu’il en soit ici je ne joue pas, ne teste pas ni ne désire le rendre ivre mort. C’est un simple geste social sensé nous aider à communiquer et à créer des liens. Bien que je doute un peu de la méthode. Soupçonnant sa non habitude à boire, je surveille néanmoins les réaction physique de mon vis-à-vis. D’ailleurs il est sur le ton comme on dit. Plus souriant et bavard, il s’ouvre et converse avec des phrase plus longues. Ses joues sont légèrement rouges et je devine que l’alcool perturbe ses raisonnements et commence à l’engourdir, endormant sa méfiance habituelle. Cependant, lui comme moi restons en terrain neutre et c’est de politique que l’on parle. Ironique quand on sait que j’en ai rien à foutre mais bon c’est neutre au moins…. Je mentionne la corruption russe et la mafia, deux choses qui me font généralement grincer des dents et à qui je devine devoir tout ce que j’ai perdu. C’est une des raisons pour lesquelles je suis partie avec les liens vers un autre pays. Prague est-elle mieux ? Surement pas… Mais je n’y ai aucun souvenir noire alors c’est plus facile.

« Pas grand-chose… Mais ceux ayant le pouvoir aiment le conserver et en faire ce qu’ils veulent. Je crois que l’Histoire l’a plus que prouver, non ? »Je réponds, sans vraiment entrer dans les détails.

Michael s’échauffe doucement, faisant moins attention à ses propos sous l’effet nébuleux de l’alcool. Si un simple verre le rend saoule, il doit vraiment ne jamais boire. Je réponds malicieusement mais sans pour autant faire dans le long moi non plus. Bavarde je le suis rarement, j’aime aller droit au but. Je propose un second verre à mon invité involontaire quand je me resserre et je suis étonnée qu’il accepte. Vu son état et le fait que je ne le vois en général pas boire… Mais je le ressers, ne remplissant que le verre à moitié. Je crois que monsieur est ivre là et qu’il va devoir prendre un taxi pour rentrer… Soucieuse de ne pas le laisser s’enivrer de trop, je surveille ses réactions humant son odeur toujours emprunte de souffre et l’observant doucement. Je me fais discrète dans mon analyse, histoire de ne pas le vexer et je poursuis la conversation sur nos origines. Je me permets même de l’affubler d’un autre surnom qu’il ne relève pas, ce qui m’amuse. Ou du moins, je ne perçois qu’un léger sourire, mais dur m’est de dire si ça vient du surnom ou du contenu de la phrase. Je me fais alors philosophe. C’est vrai que peu de monde quitte vraiment sa région natale pour aller s’expatrier ailleurs. Je souris et lève mon verre en réponse à sa phrase.

« À la notre ! » Je me contente de répondre en soulevant le verre.

Je l’observer vider cul sec le contenu et hausse un sourcil. À mon avis, il va être complètement ivre en sortant d’ici, si je ne limite pas le nombre de verres. Il est déjà plus joyeux et ouvert, souriant franchement maintenant et il semble se sentir bien. Il semble être de bonne compagnie tout à coup. Je connais les effets de l’alcool, j’en ai usé et abusé parfois. Mais là je me sens responsable de lui. Après tout, il fait un peu partie de la famille. Aussi je vais éviter de lui resservir un autre verre. Son dernier propos semble plus mélancolique et me fait vaguement réfléchir. Chez soi, qu’est-ce c’est au fond ? Pour moi, là où ma meute est. Pour lui, je l’ignore…

« Oui mais n’importe où peut être un chez soi…. Tout dépend de ce qu’on met derrière ce mot et sa signification intime…. » Je susurre en me décidant à vider mon verre à mon tour. Mélancolie, le retour.


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Mer 2 Mai - 16:13

Le jeune homme sent déjà l’alcool commencer à faire son petit effet. Sa langue se délie, son esprit divague un peu plus qu’à l’accoutumée, et surtout, il sent son équilibre lui jouer quelques tours. Il lui reste suffisamment de bon sens pour savoir qu’il ne prendra pas le volant ce soir, et que de toute façon, Lana n’a sûrement plus à l’esprit le travail qu’elle était sensé lui donner. Il avait reçut un coup de fil dans l’après-midi, une voix masculine reconnaissable entre mille par sa douceur et sa politesse, Misha, le second de Lana, un homme passablement calme et paisible, d’un caractère si tendre que Michael s’était toujours demandé comment un homme comme lui avait bien pu finir par travailler pour la mafia. Bien sûr, il n’ignorait pas la nature lycane du jeune homme, pas plus que celle de son patron au garage, c’était d’ailleurs grâce à Andreï qu’il avait obtenu ce travail, il ne se leurrait pas non plus à ce sujet. Généralement, on l’appelait trois ou quatre heure avant le boulot en question. La mafia constituée de loup-garou à 90% savait parfaitement que Michael, en dehors de son travail au garage et de taxi était libre comme l’air. Il n’avait pas le moindre loisir ou presque. Lorsqu’il voulait se détendre, il allumait son vieux poste et se laissait aller en regardant des match de foot ou des émissions sur l’actualité, mais au fond, il regardait ça avec autant d’intérêt qu’on porte généralement à la télévision, c’est à dire très peu. Il n’était pas de ces personnes qui profitent pleinement de la vie. Jamais il ne s’était accordé de vacances, il n’allait au cinéma que lorsqu’il y passait un classique qu’il voulait voir en salle, chose assez rare, et quand à faire des tournées des bars, ce n’était pas son genre. Un jour, un de ses employeurs un peu curieux lui avait demandé s’il avait une petite amie ou une simple aventure amoureuse, mais ça non plus il ne connaissait pas, l’homme lui avait demandé s’il avait seulement des amis, et Michael avait menti sur le sujet, car il ne souhaitait pas que son patron l’invite à boire des coups par pitié ou quelque chose dans le genre. De fait, Michael était quelqu’un d’assez simple qui n’avait aucune originalité dans sa vie, et manquait sacrément d’imagination lorsqu’il était question de divertissement, quand à sa vie sociale, elle était inexistante ou presque. S’il n’avait eut de travail, il vivrait probablement comme un ermite. Son comportement pouvait sembler curieux à n’importe qui doté de raison et de bon sens, mais le jeune homme avait d’excellentes raisons pour jouer les asociaux et les solitaires. Il se savait d’une grande sensibilité, et doté d’une empathie particulièrement tournée vers la tristesse, de plus, c’était un ancien suicidaire, en gros, il s’était construit des barrières protectrices et celles-ci ne pouvaient tenir qu’à condition qu’il reste éloigné des autres. Quelqu’un avait un jour écrit, l’enfer c’est les autres, Michael ignorait si le type en question vivait les mêmes choses que lui, mais pour lui, cette maxime s’appliquait admirablement.

Lana devait l’ignorer, car c’était la première fois qu’ils avaient une réelle discution, et cependant elle devait s’en douter, mais l’instant qu’ils passaient ensemble avait quelque chose d’exceptionnel. D’autant plus, que après ce qu’il avait perçu d’elle, cette crise de larme, il aurait normalement dû fuir à toute jambe. Que la lycanne cherche à clarifier les choses était normal, et pour conserver la bonne entente et ce job en or, il s’était plié au jeu, cependant il n’aimait pas ce qu’il avait perçu et ne voulait surtout pas y être à nouveau confronter. Car la tristesse des autres finissait toujours par faire écho à la sienne, et il ne voulait plus jamais ressentir cela. Aussi, il était étonnant qu’il se fusse laissé convaincre de boire un verre. Ce qui l’étonnait le plus, était qu’ils n’évoquèrent pas longtemps cette petite crise de larme, qui en fait n’avait rien de petit ni de léger, et qu’ils passèrent rapidement à des sujets bien plus terre à terre, et somme toute assez commun. Lana ne devait savoir à quel point ses sujets de discution soulagèrent le jeune homme. Et qu’importe si Belzébuth était un peu déçu au point de finir par ne plus se manifester, Michael savait pertinemment que le Satan n’avait qu’un intérêt moyen pour ce qui était de la politique des humains. C’était en effet, le thème de leur conversation depuis quelques minutes maintenant. Ils en étaient arrivés à débattre qui de la Russie ou des Etats-Unis d’Amérique était le plus corrompu. Elle disait que la Russie n’avait pas la moindre faculté à appliquer les lois, et Michael répondit que de toute façon les lois ne servaient à rien si elles ne prenaient pas effet pour tout le monde. « Pas grand-chose… Mais ceux ayant le pouvoir aiment le conserver et en faire ce qu’ils veulent. Je crois que l’Histoire l’a plus que prouver, non ? » Sur le sujet, le chauffeur ne pouvait qu’être on ne peut plus d’accord. Il hocha la tête et leva son verre en signe de ralliment, sauf que son verre était vide, chose qu’il remarqua immédiatement et qui le fit sourire. Lana le remarqua aussi et lui proposa un second verre, qu’il accepta même s’il savait que c’était décidément une très mauvaise idée. Sa langue pouvait se délié un peu plus, il n’ignorait pas le pouvoir de l’alcool sur n’importe quel esprit, et peu importe la résistance qu’on peut avoir, les effets finissent toujours par se manifester d’une manière ou d’une autre. Cependant, il accepta. Lana enchaîne sur leurs origines, commentant le fait que la plupart des personnes naissent, vivent et meurent au même endroit. Cette mention le fait sourire, car tout expatrié fut-il aux Etats-Unis, il était quelque part, revenu au point zéro. Même s’il n’avait pas grandit à Prague, et que cette ville faisait figure de petit Paris pour son activité nocturne, en revanche la République Tchèque était sa mère patrie. Au fond, il n’était pas allé très loin même s’il avait fait un énorme détour.

Est-ce que sa vie américaine lui manquait ? Pas tant que cela. C’est vrai que des fois, lorsqu’il rentrait d’une nuit de boulot, et qu’un petit creux commençait à agiter son estomac, il était surpris de ne point voir d’enseigne de fast-food allumée, surpris de ne pouvoir trouver une quelconque enseigne servant de la nourriture. Tout comme il était surpris de ne pas avoir à se battre contre des voyous qui voudraient s’emparer de sa voiture. Toute cette faune nocturne plus ou moins sauvage n’existait pas ici. Les activités s’arrêtaient aux environs de deux ou trois heures, et les oiseaux de nuit étaient finalement rare. Il savait que de nombreux vampires vivaient ici, parce que c’était les seuls créatures qu’il croisait à certaines heures, et c’était bien là en revanche la grosse différence. Au fond, il s’en moquait des buveurs de sang, mais toute cette pullulation de créatures surnaturelles l’étonnait quand même. Il n’y était pas habitué et cela le surprenait encore. « À la notre ! » répondit-elle à sa petite plaisanterie, cela aussi était rare chez lui. Elle leva son verre, il l’imita. Et il bu le verre, cul sec, comme elle le lui avait conseillé. Il grimaça à nouveau, senti à nouveau la chaleur du liquide lui brûler la gorge et les entrailles. Le chauffeur senti le regard de sa patronne posé sur lui. Guettait-elle un éventuel signe d’ivresse ? Si c’était le cas, il aurait pu s’en vexer, mais curieusement ne le fut pas. L’alcool le rendait peut-être plus joyeux mais également plus nostalgique. D’avoir évoqué leur mère patrie fit sortir une phrase bien mélancolique au chauffeur, chose assez inhabituelle chez lui puisqu’il se laissait rarement allé à ce genre de pensée. Mais au fond, il n’était pas bien sûr que cela soit vrai, parce que même ici il ne se sentait pas chez lui, et cela faisait très longtemps qu’il ne se sentait plus nulle part chez lui. Peut-être avait-il pensé qu’en revenant ici les choses changeraient, et après tout, il n’avait pas vraiment eut le choix, mais les choses sont ce qu’elles sont, et même ici, il ne se sentait toujours pas chez lui. La vérité c’est qu’il n’avait aucune envie de revenir dans l’immeuble minable où il vivait gosse, qu’il ne s’y était jamais senti véritablement à l’aise, et que son enfance ne lui semblait pas, même avec le temps, un moment précieux, en vérité il avait choisit de ne plus y songer. Et son âme s’abîmait en se laissant aller à de telles conjonctures. « Oui mais n’importe où peut être un chez soi…. Tout dépend de ce qu’on met derrière ce mot et sa signification intime…. » Le chauffeur savait à quel point elle avait raison parce qu’il voyait bien les gens autour de lui, et ce qui lui manquait à lui et pas aux autres. « Excepté lorsqu’on ne se sent jamais véritablement à sa place, et que la notion de chez soi semble être un véritable trou noir qui pourrait nous aspirer à tout moment, une sensation terrifiante. » répondit-il pensif, et décidément mélancolique, en fait, c’était carrément de la dépression qui se pointait à l’horizon. Un effet de l’alcool peut-être ou de cette soudaine intimité poussant aux confidences. Jamais il n’avait évoqué ce mal être à qui que ce soit, et il était certain que demain, quand les effets de l’alcool se seront dissipé, il le regrettera. « Excepté lorsqu’on n’a pas envie de savoir ce qu’est un chez soi. » ajouta-t-il. En réalité, il savait, cette notion semblait simplement floue et pas vraiment attirante à ses yeux.




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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Dim 20 Mai - 15:35

On m’a souvent reproché mon instabilité d’humeur, me traitant de lunatique dans le milieu. C’est vrai qu’un mot, un regard suffissent à me faire changer du tout ou tout. Passant d’un extrême à l’autre sans prévention, capable de m’effondrer, de devenir provocatrice ou séductrice mais le plus souvent c’est un acte de violence, qui marque le changement d’état. Car ce n’est pas l’humeur, c’est plus profond et dangereux. C’est un changement de caractère et de perception des choses. Une instabilité psychologique, qui me fait avoir diverses facettes : Ulfrick juste et autoritaire, fille de joie dragueuse, petit ange innocent, parrain de la mafia, folle furieuse psychopathe répondant par la violence, ou femme brisée et dépressive écorchée vive…. Et quelque soit mon état, il existe peu de gens capables de me contenir, surtout quand je passe du calme à enragée. Dans ces moments-là, mieux vaut avoir Andreï et Misha non loin. Misha parce qu’il fait ce qu’il veut de moi et m’a toujours canalisée depuis notre rencontre, quelque soit mon état psychique. Et Andreï parce qu’il est le seul à posséder assez de force physique pour me maintenir immobile jusqu’à l’apaisement. C’est d’ailleurs étonnant de savoir qu’en combat loyal je suis capable de le battre. Mais quelque part, je crois qu’il m’apprécie et se contente de son rôle dans la meute qui lui correspond ben. Si mes sentiments pour Misha sont indescriptibles et nous lient de manière intime et intense, Andreï a à mes yeux le rôle de meilleur ami et de grand frère. Finalement, que je passe de dépressive à joyeuse voulant papoter n’a rien d’‘étonnant quand on me connait bien. J’ai simplement changé de caractère, sans prévention. Et j’ai décidé de me montre gentille avec le jeune homme, ce qui est relativement rare. Je connais peu Mickael, mais j’ai compris qu’il avait une vie sociale relativement vide. Trop disponible et sage. Je ne peux pas comprendre ce trait de caractère. Certes j’ai été un cabot, mais le besoin de compagnie, d’avoir une Meute est très vite revenu en moi. Et j’ai construit ma meute, en commençant par Misha et Oksana, puis Andreï et ses 2 amis…. Vivre seul, sans lien m’est impossible. Surement parce que je suis une Lycanthrope et par définition nous fonctionnons en clan. Seul les Lycans mordus savent vivre seul, les purs sangs sont élevé dans le culte de la Meute et à respecté les règles.

J’ai mis rapidement les choses au point, avant de basculer dans un état curieux suite à son odeur. Finalement, assisse face à lui entrain de siroter de la vodka en parlant de tout et rien est logique dans ma tête. Je suis comme ça. Soit on s’adapte, soit on m’évite. Pour le moment, j’ai perdu mon côté dépressif pour être juste calme et bavarde. Enfin bavarde, autant que je peux l’être car parler en dehors de la Meute m’est assez compliqué. Mais l’échange simple et banal avec le jeune humain est agréable et m’occupe. Je remarque que l’alcool délie sa langue. Car si je passe pour silencieuse, il est clair que lui a fait vœu de silence. Je n’entends presque jamais le son de sa voix. Hors là, après un verre il fait de longues phrases, philosophe et s’étale un peu. Intéressant de voir comment l’alcool modifie notre personnalité et finit par nous ouvrir plus aux autres. La conversation tourne sur la politique, même si pour moi en dehors de la Litanie et des règles de la Meute, je ne m’y intéresse pas. Mais c’est un sujet bateau chez les Mortels. Et ça évite de parler soi, et de ramener des choses personnelles sur le tapis. Je n’aime pas parler de moi. Et mon compagnon semble avoir le même défaut. Au moins on est d’accord avec sur ce point. On en vient à comparer la Russie, pays natal que je connais bien, et les USA d’où il vient. Intéressant glissement vu qu’on était parti sur des menaces et son odeur étrange. Je conclue sur une question ne demandant aucune réponse, puisque c’est du communément admis. L’Humain répète souvent les mêmes erreurs, l’histoire en est bourrée de preuves. Il se contente de lever le verre en signe d’approbation. Remarquant qu’il est vide je lui en propose un second. Je lui sers, ne remplissant pas le récipient de trop. Je sais remarquer les premiers signes d’alcoolémie trop élevée. Je tiens un bar. Des mecs ivres, j’en vois tous les soirs et je les sors parfois de force. Alors, remarquer que Mickael commence à être trop bavard, trop joyeux et ouvert n’est pas un problème. Je me dis que je devrais surveiller doucement sa consommation d’alcool, histoire qu’il ne sorte pas bourré d’ici. Je prends soin de la Meute et de ses alliés, et il en fait partie. Il est donc de mon devoir d’Ulfrick de le protéger. Enfin là ce serait lui assurer de rentrer sans accident chez lui.

Peu à peu il amène le sujet des origines sur le tapis. Je suis Russe et fière de l’être. Même si je ne remettrais pas les pieds là-bas pour rien au monde. Ma terre maintenant c’est Prague et le territoire de la Meute. Je me sens bien ici avec mon clan. Il nous fallait un territoire de chasse, une Meute n’est jamais nomade. Et celle résidant à Prague était petite et faible. Je me suis imposée avec la mienne composée majoritairement de mâles, une impression de protection. Finalement, elle a grandi doucement et lentement. Aujourd’hui, on est d’une taille assez conséquente et correcte pour la grandeur du territoire. Et puis mon commerce légal et illégal est florissant ici. Je ne pense pas qu’un jour je quitterais cette ville, pas volontairement. J’y ai de trop et changer de territoire avec une si grande Meute est compliqué. Mon pays natal ne me manque pas, peut-être parce que Prague, anciennement ville de l’URSS, est empreinte de ma culture slave aussi. Je porte un toast et il m’imite, vidant le verre cul sec. Je l’observe avant de l’imiter. Pour moi, j’ai encore une certaine marge avant de ressentir les effets. Je suis habituée et ma nature de Lycanthrope m’aide bien. Mais lui est de plus en plus sur el ton, comme on dit. Le prochain verre se serra de l’eau ou un coca ! Son expression et son ton changent, devenant plus mélancolique et triste. Sauf que je deal mal avec la souffrance et ne sait pas vraiment comment consoler. Avec un Lycan ou même Oleg le louveteau, c’est simple on en passe par les gestes amicaux et consolateurs. Je doute que le jeune homme apprécie que je me montre câline avec lui pour le rassurer. La chaleur, le contact physique suffissent souvent pour un Loup se sentir rassuré et mieux. Les Humains, eux, fonctionnent autrement et sont étranges. D’ailleurs, sa phrase est bourrée de tristesse. Instinctivement, réagissant comme avec un autre Loup, je tends la main et saisis la sienne. Je serre doucement, de manière réconfortante mon pouce caressant lentement sa peau tiède.

« Tu finiras par trouver un chez toi, un endroit où tu te sens chez toi… Mais je comprends. J’ai longtemps erré seule aussi, il m’a fallu du temps pour me sentir bien quelque part. » Je murmure compatissante et consolante. « Et puis tu nous as. »

Simple constatation qu’il fait en quelque sorte partie de la Meute…


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Mer 23 Mai - 17:30

La solitude n’a jamais été une notion pesante pour le jeune homme. Bien sûr, il a parfois envié ces personnes sociales, surtout celles qui semblent toujours joyeuses, un sourire collé aux lèvres en presque toute circonstance, le rire facile, et une profusion de bons sentiments qui semblaient en permanence émaner d’eux. Il aimait la compagnie de ce genre de personnes, car au moins il ne risquait pas de jouer les éponges émotionnelles avec eux. Cependant, il n’était pas de nature sociable, encore moins souriant. C’était pour lui, avant toute chose, une manière de se protéger des autres et de leurs sentiments. Pas qu’il soit si empathique que cela, mais il distinguait assez vite lorsque quelqu’un était en train de sombrer et la tristesse, la nostalgie, la dépression avaient un effet très négatif sur lui. Cela lui était devenu insupportable. La vision de cela le poussait à fuir, à prendre ses jambes à son cou. S’il ne l’avait pas fait avec Lana, c’était uniquement parce qu’elle était sa boss, et qu’il appréciait de travailler avec elle. Pour ces raisons, il avait mis de côté son instinct naturel qui le faisait passer au mieux pour un asocial complet, au pire pour un enfoiré de lâche mais qu’importe. C’était aussi pour cela qu’il avait accepté de boire avec elle. En réalité, il n’était pas curieux de savoir ce qui avait pu provoqué la crise qu’il avait surpris, il ne voulait rien en savoir. Se protéger de ce genre d’émotion était primordial pour lui, sinon il se noyait littéralement. L’explication peut sembler simple, mais n’est pas suffisante. Car, avant même qu’il ne se blinde et devienne un véritable fantôme, tellement il était détaché de tout et surtout des autres, il n’était pas quelqu’un de très sociable et était en vérité assez solitaire. Mais avant de se blinder, c’était quelqu’un de sujet à la dépression, quelqu’un de fragile, qui devait supporter H24 la présence d’esprit, et aux yeux des autres il passait pour un fêlé assez rapidement. Durant l’adolescence, il était devenu un cynique exemplaire. Cependant tenter de pousser les autres vers sa noirceur n’avait pas suffit, et il avait finit par plonger. Jamais il n’avait songé à appeler à l’aide, il était trop fier pour cela, et au fond, ne voulait surtout pas qu’on l’aide. Aujourd’hui, même s’il allait mieux, il demeurait ce type qui préférait se noyer plutôt qu’appeler à l’aide. Il restait ce gars lointain, qui ne laissait jamais deviner ses pensées, et paraissait ne rien ressentir du tout par moment, la compagnie des autres ne le dérangeait pas, mais pour rien au monde il n’aurait tenté de s’approcher de qui que ce soit, en fait, il laissait les gens venir à lui. Une fois qu’on l’avait approché, il pouvait se montrer gentil, serviable et parfois, en de rares occasion, si l’alcool s’y mêlait, un peu plus bavard qu’à son habitude. De fait, rares étaient ceux qui l’approchaient. Il conservait de bonnes relations avec ses voisins et ses collègues, mais de loin, cela dit c’était probablement ceux qui le connaissaient le mieux, et avaient le plus de chance de le voir sourire à l’occasion.

L’ennui lorsqu’on commence à se sentir un peu trop à l’aise, c’est qu’on finit tôt ou tard par faire des confidences, même lorsqu’on est quelqu’un de très réservé. Pour Mika, d’ordinaire, il n’a pas ce genre de problème. Même avec les personnes qu’il apprécie beaucoup, il sait conserver son petit jardin secret. La vérité c’est qu’il n’a aucune envie de revenir sur son passé, trop lourd à ses yeux, une pente savonneuse et dangereuse. De plus, qui aurait envie d’entendre le passé dépressif d’un type aussi absent que lui ? Il a réglé la question en choisissant de ne pas avoir de passé, il a changé de nom, et ainsi d’identité. C’est un homme sans visage, sans passé, quelqu’un qui ne laisse pas de trace de son passage, un véritable fantôme. Et il a appris à apprécier les avantages de ce statut. Il n’a jamais d’ennuis avec la justice et cela lui permet de rapidement plier bagage lorsque des ennuis se profilent à l’horizon. De fait, il n’aime pas s’impliquer dans les histoires des autres, encore moins quand il y a un énorme nuage sombre planant au-dessus de leur tête. Evidemment, avec son métier, il lui est arrivé à de nombreuses reprises d’être confronté à des situations des plus extrêmes, de celles où on est obligé de faire des choix, obligé de prendre parti, et il a toujours su s’en tirer, surtout par la violence dont il est capable. Car aussi gentil et serviable semble-t-il être, lorsqu’on l’attaque, il se défend et souvent de manière redoutable. Ses ennemis, il n’en a pas, du moins, il n’en a plus. Intelligent, il sait se défaire de ses ennemis, mais n’hésite pas à mouiller sa chemise pour éviter d’être traqué par la suite. Il n’a jamais laissé quelqu’un qui avait décidé de lui faire sa peau en vie. Question de survie. Quand on travaille dans un tel milieu, il vaut savoir montrer les dents lorsque c’est nécessaire sinon on se fait bouffer en deux secondes. Mika est un type réglo mais pas prêt à se faire écraser, d’autant qu’il n’a que peu de convictions. Curieusement, il a toujours pensé que Lana partageait sans doute sa vision du monde, ou du moins du métier. Ce qu’il aime chez elle, c’est son côté réglo en affaire. Il n’a jamais eut la sensation qu’il devait se méfier d’elle. Voilà pourquoi il tient à cette alliance qu’ils ont conclu, au marché qu’ils ont passé. D’ordinaire il ne s’attarde pas si longtemps dans une ville, mais ici, en bossant pour elle, il se sent bien, enfin pas trop mal. Et puis, Belzébuth s’amuse beaucoup ici. Est-ce parce qu’il lui fait confiance qu’il commence soudainement à s’enfoncer dans des paroles de plus en plus mélancoliques, à la limite des confidences car ces choses là sont à ses yeux très intimes, ou est-ce plutôt la faute à l’alcool. Il semblerait que ça soit la seconde option.

L’alcool ne le rend généralement pas mélancolique, mais d’ordinaire il est plutôt à préféré le vin dont il gère bien mieux les doses et les effets. L’avantage du vin rouge est aussi qu’il le met dans une ambiance plus joyeuse et qu’il le rend aussi plus sociable. Il a d’ailleurs commencé à boire, gentiment, à cause de cela, lorsqu’il estimait qu’il était préférable qu’il soit un brin plus sociable pour un job. Bien que, il ne buvait jamais avant de prendre le volant, règle d’or à ses yeux. Mais pour les rendez-vous d’affaire, il pouvait le faire, sachant que pour beaucoup, quelqu’un qui aimait l’alcool était plus rassurant que quelqu’un ne buvant jamais, allez comprendre pourquoi. A ce moment, il était peut-être plus sociable, mais il était surtout soudainement assez triste. C’était peut-être d’avoir évoqué leurs origines, le déracinement, le foyer perdu, qui fit remonter quelques souvenirs pas vraiment joyeux à l’esprit du jeune homme, mais indubitablement, il s’enfonçait dans des pensées de plus en plus moroses. La main de la louve, chaude, se posa sur la sienne. Il fut surpris par ce contact, mais ne fit rien pour l’empêcher. A vrai dire, il n’était guère tactile, mais à cet instant, ce geste avait quelque chose de rassurant. « Tu finiras par trouver un chez toi, un endroit où tu te sens chez toi… Mais je comprends. J’ai longtemps erré seule aussi, il m’a fallu du temps pour me sentir bien quelque part. » La voix de la jeune femme était pleine de compassion, et de douceur, une sacré différence avec la chef de la mafia à qui il était habitué d’avoir affaire, cependant, ce n’était pas la première surprise de la soirée à son sujet, et il commençait à s’y habituer, celle-ci néanmoins était une facette qu’il appréciait. « Et puis tu nous as. » ajouta-t-elle. Surpris, il releva ses yeux azur et les planta dans ceux de la lycanne. Il n’y connaissait rien en lycanthropie, tout ce qu’il savait c’est que Lana était une alpha, parce qu’il le voyait à son aura, et qu’à observer sa manière de se comporter c’était évident, tout comme il avait rapidement compris que c’était la meute qui se chargeait de la mafia. Et quelque chose lui disait qu’une meute n’acceptait pas facilement d’alliés. Il cilla des yeux, surpris, pas certain de comprendre l’entière signification de ces mots, mais comprenant que ce n’était pas des paroles en l’air. « Merci. » répondit-il simplement après un petit moment, et il serra la main de la jeune femme. « Je suis pas certain de le mérité, mais merci. » ajouta-t-il. Ce n’était pas qu’il prenait plaisir à se dénigrer mais il devait avouer qu’il faisait simplement son travail, ce qui était insuffisant à ses yeux pour mériter une telle attention.



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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Sam 30 Juin - 19:01

Je m’intéresse rarement réellement aux gens. Je n’en éprouve pas le besoin, en dehors de ma meute. Les autres sont juste là, utile ou non, client potentiel ou ennemi à éliminer. Leur passé, personnalité et histoire m’importe peu sauf si cela me rapporte du fric. Ce qui est rare. Mais envers Mickaël, si silencieux habituellement, j’éprouve une réelle curiosité. Il m’a vu dans un moment de faiblesse. C’est nuits où les souvenir de ma famille massacrée remonte en moi et me paralyse. Pourtant je ne l’ai pas tué, juste mis en garde. Après tout il fait du bon travail, discret, efficace et silencieux. Et puis c’est en quelque sorte un allié de la Meute, il a droit à un certain respect de ma part. Néanmoins, je ne connais pas l’homme réellement. Je n’avais jamais pris la peine de lui parler avant cette nuit. Parce que je ne suis pas du genre à taper la conversation non plus aux autres, je suis assez fonctionnelle en dehors de mon clan. Mais pour une fois, j’ai envie de causer et de connaitre un peu mieux le jeune homme. Bien sur, les sujets personnels sont bannis de notre conversation, nous ne faisons que boire et abordé des lieux communs. Mais je cerne un peu mieux le personnage et sa mélancolie. Il semble comme moi porter un lourd passé, qui le rend fragile et triste. Mais il le cache bien derrière une neutralité à toute épreuve. Moi je dissimule ma fragilité derrière une instabilité et une violence ingérable pour beaucoup. Chacun surmonte à sa manière les épreuves de la vie. Mais je remarque que l’alcool a un effet sur lui. Plus bavard, plus joyeux, Mikael parle beaucoup… Enfin comparé à d’habitude. Étant passée d’humeur sociable et étant en présence d’un allié à mes yeux, je suis le mouvement, répondant et aimantant la conversation au mieux. J’évite juste de trop tomber dans la mélancolie et le souvenir. Même si on évoque nos origines, le pays d’où je viens. Celui où j’ai grandi et où j’ai tout perdu. Je sais d’instinct que je n’y retournerais jamais. Mon territoire c’est Prague maintenant et ma famille notre Meute. C’est ici que je vivrais et mourais. C’est ici chez moi. Mais de toute évidence le jeune homme n’a pas encore trouvé un chez lui. Peut-être est-ce cette solitude qui le perturbe, le perds et le rend tout à coup triste. Je ressens avec force sa mélancolie. Il l’envahie, bouffe son humeur et ronge son âme. Elle modifie les battements de son cœur, le rythme de sa respiration et son odeur corporelle. Je le sens et l’analyse aussi bien que je peux renifler la peur chez un client ou un humain croisant ma route. Il a perdu son sourire, baisse la tête et fixe son verre à présent vide.

Et je réagis à sa mélancolie. Un Lycanthrope de la Meute, je l’aurais entouré de mes bras, serré contre moi. Nous sommes tactiles entre membre d’un même clan. C’est le contact physique qui nous lie et nous permet d’avoir cofinance. L’odeur des autres Lycans, leur présence et le toucher soudent la meute et rassure. Mais qu’en est-il pour un Humain ? Ils sont plus complexe, moins sociables de ce que j’ai pu observer. J’aimerais consoler le jeune homme, que je vois comme notre allié et que j’apprécie. Mais j’ai compris que le contact physique était quelque chose de délicat chez lui. Il l’évite en dehors des poignées de mains, et encore. Alors il reste les mots. Mais ce n’est pas mon domaine. Les mots, j’ai dur. Généralement, j’utilise les gestes avec les autres. Alors instinctivement, parce que je sens sa solitude pesante et que je sais combien cela peut être lourd, je tends la main pour attraper la sienne. Doucement, avec gentillesse, ce qui est rare chez moi, je la serre et caresse du pouce le dos de sa main. Je suis passée en mode rassurante, maternelle et protectrice. Celle que je suis avec ma Meute et parfois ses alliés quand ils me sont vraiment proches. Je veux le rassurer, lui faire comprendre qu’il n’est pas seul. Je le formule clairement, d’une voix apaisante et tendre. Étrangement, il ne retire pas sa main et se laisse faire. J’ajoute après un petit silence avec un sourire qu’il nous a nous. Il ne peut faire partie de la Meute, mais être un allié c’est presqu’en être car rare sont ceux qui sont acceptés comme tel. Et Mikael a beaucoup fait pour nous, aussi il est plutôt bien vu en général. Ses yeux me fixent, m’analysent et je ne bronche pas toujours avec mon sourire et mon air amical. Je suis sincère et sérieuse. Seulement, je doute qu’il connaisse suffisamment ma race, si tant est qu’il sait ce que je suis, pour connaitre nos us et coutumes. Après de longues minutes il répond, hésitant sur la formulation. Et de toute évidence, il n’a pas bien compris la signification.

« Ce n’est pas une question de mérite, mais de liens et de confiances chez les miens… et on l’accorde difficilement en dehors de … du clan. » Je réplique sur le même ton, évitant d’utiliser le mot « Meute ».

[HS : bien c’est court, je commence à sécher pour ce sujet… On clôture ou pas ?]


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MessageSujet: Re: One minute to Midnight ft. Lana   Mer 25 Juil - 22:45

Michael ne s’était jamais vraiment senti intégré dans ce qu’on peut appeler une relation "familiale", hors ce que lui disait la jeune femme semblait si proche de cela. Lorsqu’elle lui dit qu’il les avait, il senti que ce n’était pas des mots en l’air. La jeune femme n’était pas du genre à vous faire de fausses promesses. Il n’avait jamais vraiment discuté avec elle auparavant, jamais de cette manière, et à vrai dire, il n’avait pas l’impression d’avoir fait suffisamment pour mérité une telle offre. Baissant les yeux, il se sentait stupide. C’était ce soir, un peu ivre, en tout cas ayant largement dépassé les doses limites niveau alcool, qu’il faisait de maigre révélation sur ce qu’il était, ce qu’il ressentait, et le tableau était loin d’être réjouissant. Michael n’était pas quelqu’un de spécialement joyeux, il avait quitté son état de dépressif, mais au prix d’un détachement total. Il ne parvenait plus à se connecté à l’humanité en lui, il était devenu un fantôme, jusqu’à ce qu’un démon, un satan pour être exact choisisse son enveloppe charnelle. C’était loin d’être la meilleure option mais curieusement, Belzébuth lui avait bien plus apporté et avait presque réussit à le réanimer. C’était peut-être en étant confronté à quelque chose d’aussi sombre, Belzébuth ignorait ce qu’était aimé, il ignorait ce qu’était la pitié, la compassion, il ignorait pourquoi on souffrait pour quelqu’un, pourquoi on pouvait se sacrifier pour un autre, il ne savait pas ces choses là. C’était en lui expliquant qu’il avait réalisé de quoi il s’était éloigné, à quoi il avait renoncé. Le jeune homme en était d’autant plus conscient ce soir. La discution avec la jeune femme avait réanimé des choses qu’il préférait habituellement ne pas penser, comme le fait qu’il ne se sentait jamais réellement chez lui, qu’il ne souhaitait pas connaître la paix d’un foyer, qu’il ne souhaitait pas trouver cette chaleur là. Il avait terriblement confiance du mal qu’il pouvait s’infliger en agissant ainsi. « Ce n’est pas une question de mérite, mais de liens et de confiances chez les miens… et on l’accorde difficilement en dehors de … du clan. » Ce dont elle parlait, ça ressemblait drôlement à une famille. Il ignorait comment fonctionnait exactement les loups mais savait qu’ils vivaient en meute, en clan assez fermé. Ce qu’elle lui proposait, non plus exactement lui affirmait, c’était quelque chose qu’il s’était presque interdit de s’autorisé. Et elle ne semblait pas lui laisser le choix. C’était sans doute la chose la plus gentille et la plus généreuse qu’on ne lui est dit depuis très longtemps. Il se sentait d’autant plus stupide qu’il avait remis cela en doute. On ne rejette pas un cadeau qu’on vous fait. Il eut un sourire un peu abimé, un peu triste aussi. Pinçant ses lèvres, il releva la tête. « Alors… merci. » Il n’osait pas lui dire toutes ces choses sombres qui trottaient dans sa tête, peut-être parce qu’elle l’aurait sans doute prit pour un mec pas très bien dans sa tête, ce qui n’était franchement pas loin d’être la vérité. *Pitié, arrête de te flageller, c’est très désagréable à entendre !* rétorqua Belzébuth dans sa tête ce qui eut pour effet de faire sursauter le jeune homme. Michael avait bien conscience que son sursaut devait sans doute paraître très étrange à la jeune femme qui ne pouvait pas entendre la voix du Satan, dieu merci. *Evite de l’évoquer celui-là, on dirait que tu fais tout pour m’agacer. Et puis tu devrais pas être aussi nerveux, ta patronne est une femme vraiment bien.* Michael se pinça à nouveau les lèvres. *Je sais, merci.* Le Satan gromela quelque chose, comme quoi le médium n’avait pas à le prendre mal tout de suite, qu’il disait ça pour l’aider, qu’il se détende un peu. Le médium tenta de se concentrer ce qui devenait assez difficile avec l’alcool. Il posa sa main sur la table et se leva doucement. Ce simplement mouvement mit en éveil son esprit et chassa les brumes de l’alcool. « Si jamais… ton clan avait besoin d’aide, sache que je répondrais toujours. » fit-il. Il avait prononcé clan comme s’il y mettait des guillemets. Il savait ce qu’elle était, mais si elle ne prononçait pas le mot meute, il préférait ne pas le faire. En tout cas sa proposition était sincère. « Je devrais y aller. » ajouta-t-il. « Merci pour le verre. » continua-t-il avec un sourire.

THE END



J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit. EMILY BRONTE
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