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 Night life in Praya ft. Rafaël

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MessageSujet: Night life in Praya ft. Rafaël   Mer 23 Nov - 15:19



Observant ce bout de papier chiffonné entre ses doigts, le chasseur sentait l’agacement profond monter en lui, comme une drogue, ça grimpait le long de ses tempes, balançait une langoureuse douleur à la base de sa nuque et anesthésiait peu à peu toutes ses facultés de raisonnement. C’était le sixième bar qu’il faisait, à montrer la photo de la vampire à tous les barmaid, serveurs et fichus employés sans obtenir la moindre réponse, à croire qu’elle demeurait invisible. Il avait épuisé ses forces et surtout sa patience dans la recherche de la vampire. Il était certain que Aaron l’attendait, persuadé qu’il était en train de chasser ou de faire les courses. Wolfgang n’avait bien sûr pas dit un mot à son amant de la vampire, à quoi bon ? Il s’inquièterait pour rien. Ils venaient tout juste de se retrouver, et Wolfgang était déjà attablé derrière un comptoir, un verre vide dans la main, contemplant son reflet tordu dans le miroir au dessus du bar, en se demandant s’il ne pourrait pas tout simplement se bourrer la gueule comme il faut. Quelque part, une petite voix dans sa tête lui rappelait ses nouvelles promesses, il avait dit à Aaron qu’il resterait auprès de lui, qu’ils affronteraient ensembles leurs démons, tout ce que lui avait demandé le lycan c’était quelques jours ensembles, rien que tous les deux, ils en avaient besoin tous les deux. C’était évident, et le programme n’était pas déplaisant. Mais dès que Aaron fermait les yeux, Wolfgang lui continuait à fixer le plafond sans parvenir à trouver le sommeil. Il passait sa main sur sa nuque, et sentait les cicatrices encore présentes laissées par les chaînes en argent. Ses avants bras présentaient les mêmes traces formant les lignes blanches sur sa peau bronzée. Il les masquait en portant une veste en cuir noire, son habituelle veste qu’il avait toujours sur le dos. Le premier jour, il était simplement resté allongé sur le lit, les yeux grands ouverts, à tenter de trouver le sommeil, puis y renonçant. Il avait passé un long moment dans le silence, allongé sur le dos, à observer Aaron et ressasser le passer avant de finalement ouvrir une bouteille d’alcool et de se bourrer gentiment la gueule pendant que son loup dormait paisiblement. Aaron faisait des cauchemars bien sûr, mais il semblait que la présence du chasseur le rassurait. Wolfgang n’avait pas pu rester la seconde journée dans le lit à ne rien faire, il avait bien tenté de trouver une occupation dans l’appartement, mais finalement il s’était décidé à sortir. Le premier bar lui avait donné cette idée de récupéré une photo et de poser des questions. C’était la technique habituelle pour pister une proie. Il faisait ça continuellement pour le compte de l’Enclave. Pourquoi ne le ferait-il pas pour lui-même ? Cette vampire l’avait surpris, et il détestait se laisser surprendre. Pire encore, elle était entrée chez lui, l’avait torturé et lui avait enlevé son arme pour couronner le tout. Il sentit ses narines frémirent. L’agacement était bel et bien là.

La traquer lui demandait deux choses, la première était bien sûr de masquer cela à Aaron ce qui n’était pas évident. Il commençait à avoir de sérieuse cernes à force de ne pas réussir à dormir, et lorsqu’il rentrait, il lui fallait prendre une douche, se laver les dents pour masquer les odeurs qui pourraient trahir ses virées nocturnes. La seconde était de refuser du travail, car pendant qu’il la cherchait elle, chose pour laquelle personne ne le payait, il ne pouvait traquer d’autres vampires pour le compte de l’Enclave. Et ces derniers temps, ces derniers lui envoyait des contrats tous les jours. L’attaque avait beau avoir affaiblit le service et tué beaucoup de chasseur d’ombre et médium y travaillant, l’Alliance avait décidé de riposter en lançant un contrat sur la tête de tous ceux soupçonner de travailler pour le Sabbat, en ce qui concernait les vampires puisque Wolfgang s’était spécialisé dans leur traque et élimination. Il savait qu’il avait un tas de messages sur son répondeur et tous disaient à peu près la même chose. Où était-il ? Pourquoi avait-il disparu au moment où on avait le plus besoin de lui ? Wolfgang avait ses propres ennemis, et tout ce qui le raccrochait à l’Enclave c’était un besoin inévitable d’argent. C’était les seuls à payer l’élimination d’un vampire. Il en profitait largement. Mais cette fois-ci c’était une histoire personnelle. Cette vampire avait fait bien plus que lui infliger des cicatrices, elle l’avait humilié et mettait en danger son foyer, il devait laver son honneur, autrement dit lui arracher la tête de ses épaules et la suspendre sur une pique devant chez lui ou dans son salon au dessus de la cheminée. Il saisit le verre à nouveau rempli par ce sympathique barmaid consciencieux et l’avala aussitôt, d’un coup d’un seul. Il sentit la morsure brûlante de l’alcool dans sa gorge et poussa un soupire. Combien de verre avait-il bu ? Pas assez pour être ivre, pas assez pour se sentir bien. Il se leva, chancelant un peu, mais à cause de la fatigue qui s’accumulait depuis qu’il était devenu insomniaque, et se dirigea vers les toilettes. Il savait ce dont il avait besoin à cet instant, s’annihiler le cerveau. Il referma la porte des chiottes derrière lui. Ouvrant son petit sachet en plastique, il répandit la poudre sur l’évier. Sortant sa carte bleue, il dessina deux rails assez fins. Rangeant la carte bleue, il sorti une paille qu’il glissa dans sa narine. Inspirant, il senti immédiatement l’effet. Peut-être que c’était psychologique, mais immédiatement il se senti mieux. Moins ralentis par la fatigue, plus fébrile, plus nerveux aussi, et moins grognon. La coke l’enhardissait. Il s’enfila le second rail, et passa sa main sur évacuer toute trace sur la porcelaine avant de s’appuyer sur le carrelage pour sentir l’effet monter en lui. Stone, il n’entendit même pas la porte s’ouvrir.



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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Sam 26 Nov - 11:38

Rafaël n'avait presque rien bu de la journée, aussi il était d'assez sale humeur. Une fois que la gueule de bois quotidienne se fut évanouie à grands renforts de café-cigarettes, il avait décidé d'en apprendre un peu plus sur l'endroit où il venait d'élire domicile. Et ça avait l'air d'être un sacré merdier. Prenant contact avec les chasseurs du coin, il en avait apprit de belles, et s'était dit sur le moment qu'il aurait tout aussi bien fait d'appeler la famille à la rescousse, il auraient du boulot. Et puis, discrètement, comme toujours, il essaya de savoir si quelqu'un qui ressemblait à sa soeur avait pu passer par ici. Il fit chou blanc comme d'habitude, mais c'était devenu presqu'un réflexe, partout où il allait, même si cette fille n'existait plus pour personne depuis plus de dix ans, il continuait à chercher. Ioulia Vitaïev était peut être morte, avait peut être mis les voiles à l'autre bout du monde, changé de nom, tellement changé de visage qu'il l'avait peut être croisée cent fois sans la reconnaître, mais baste, il cherchait, parce qu'il avait quand même besoin de quelque chose d'autre que la chasse à laquelle se raccrocher.
Machinalement, il avait également donné signe de vie à son père, comme toujours, un appel dans le vide. Il savait qu'il était assez malin pour retracer le numéro, et savoir que son fils était maintenant à Prague. C'était le seul lien qu'il se permettait de garder avec les siens. Au moins ils savaient qu'il était probablement encore de ce monde, quelque part.

Ces politesses étant expédiées, il avait continué ses recherches. Qui, quoi, où. Avant de commencer à chasser mieux valait en savoir le plus possible, ça évitait les impaires et les impasses, et surtout ça augmentait considérablement les chances de survie, même si il se doutait bien que les informations devaient circuler rapidement dans ce patelin, fut-il une capitale, et que beaucoup seraient prévenus de son arrivée. ça ne l'étonnerait pas que certaines vieilles connaissances chassées en Russie se retrouvassent ici, vers l'ouest. Rafaël et les siens avaient été loins d'être efficaces à cent pour cent et certaines de leurs proies étaient passées entre les mailles du filet; ça faisait autant de griefs et de rancoeurs profondes de la part desdites ex-proies.

Et puis le jour passant, il décida de commencer la soirée comme il faisait toujours, à picoler tout seul dans un bar. Il poussa la porte du premier qu'il croisa, s'installa comme toujours dans une table au fond de la salle, le plus possible hors de la vue des importuns, et essaya de dégotter une bonne vodka, ce qui s'avérait parfois compliqué. Il avait conscience d'être un cliché ambulant, avec son accent à couper au couteau, mais il n'avait encore rien trouvé de mieux que ça pour s'étouffer l'entendement, et puis, accessoirement, il emmerdait ceux qui le regardaient de travers.
Il ne lâcha sa bouteille que pour aller faire un tour aux toilettes et ouvrit la première porte qui passait.

Rafaël, qui pour une fois n'était pas (encore) ivre, jeta un regard circonspect au grand type vautré par terre dans le chiotte. Un sourcil s'éleva bien haut, et puis, marmonnant en russe pour lui tout seul, il referma la porte sans soin, la faisant violamment claquer. Peut être qu'il était mort, le gars d'à côté, ou bien il était complètement déchiré, ce qui arrivait souvent dans ce genre d'endroits. ça faisait longtemps que Rafaël n'avait pas vu de camé. On croyait souvent que ces gars-là étaient des épaves ambulantes, maigres à faire peur, des genres de marginaux à la rue, alors que la plupart des consommateurs étaient des gens parfaitement normaux, juste un peu cramés du ciboulot par ce qu'ils se foutaient dans le nez ou dans les veines, comme ce type-là. S'il n'était pas occupé à regarder voler les éléphants roses allongé sur le carrelage crasseux d'un chiotte de bar, personne n'aurait songé qu'il était drogué. Pour autant que Rafaël avait pu en juger, il présentait plutôt bien, assez grand, franchement maigrichon et les joues creusées, mais ça c'était sans doute la coke ou autre.

Il ressortit de là, voyant encore les pieds du bonhomme dépasser de l'espace sous les cloisons des toilettes. Occupé à se laver les mains, Rafaël observa sa vieille trogne d'alcoolique dans le miroir piqueté de crasse, et se dit que pour lui, c'était clair et net et plus que manifeste, il était imbibé jusqu'à la moelle. On lui donnait dix ans de plus, parfois.
Connerie d'existence. Katioucha s'en irait en courant si elle le voyait à présent.

S'apprêtant à sortir, il repassa devant le type allongé par terre qui n'avait visiblement pas bougé. Il le poussa légèrement du pied, des fois que.

-Hé,
lança-il. Y'a quelqu'un? T'es vivant, camarade?
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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Mer 30 Nov - 18:50

Observant le carrelage comme s’il y avait quelque chose d’absolument fantastique se reflétant dans les carreaux, le chasseur n’avait pas vraiment conscience de la présence d’une autre personne, pas plus qu’il n’avait conscience de l’apparence qu’il pouvait donner à cet instant, il était complètement stone. La coke le réveillait habituellement, mais il faisait de très mauvais mélanges en ce moment. Aaron n’avait chez lui que de l’héroïne et on ne pouvait pas dire que ça lui réussissait. Mais le chasseur s’en moquait. La drogue tout comme l’alcool avait été depuis très longtemps l’unique moyen pour affronter ses problèmes, et le moins qu’on puisse dire c’est que le chasseur les accumulait. Il attirait le danger, les psychopathes, les ennuis comme une merde attire les mouches. Et ces derniers temps, le score était plutôt élevé. Entre les deux vampires psychopathes qui lui collaient au train et qu’il ne parvenait à chasser et tuer, pour des raisons totalement différentes, ce n’était pas son obstination qui était en cause, ni sa force, le retour de Aaron qui avait éveillé les vieux démons sommeillant en lui, et puis pour couronner le tout, l’Enclave avait été attaquée. Il n’était pas là à ce moment là, alors que ses camarades tombaient sous les coups d’une attaque injuste et traître, il était tranquillement installé dans l’appartement de son amant, en train de se shooter en essayant d’oublier. Se sentait-il coupable ? Même pas, il était bien trop ailleurs pour ressentir quoi que ce soit au moment où les faits s’étaient produits. En fait, il passait ses journées à jouer les chiens d’appartements, ses nuits à traquer la vampire, et entre les deux il s’enfilait n’importe quelle drogue capable de l’anesthésier. L’avantage d’être un lycan et un chasseur, il résistait bien aux dégats de la drogue. Si physiquement on commençait à voir sur son visage des marques comme la blancheur de son teint, les cernes dû au fait qu’il ne dormait plus, et la maigreur de ses traits, en revanche l’entraînement physique du chasseur lui permettait de ne pas tomber dans le cliché du camé maigre à faire peur. En gisant là, au sol, il devait bien reconnaître que question cliché, il était pile poil dedans. Le gars qui fuyait les responsabilités depuis tout petit, incapable de faire face aux peurs et à la colère de ses proches, se réfugiant dans la drogue dès qu’il commençait à avoir peur, se baignant dans l’alcool à la moindre occasion, s’il n’avait ce visage d’ange et ce corps athlétique plus dû à sa nature lycanthropique qu’autre chose, il serait sans doute dans le caniveau à l’heure qu’il est. Et après ? Il était en train de comater dans les chiottes d’un bar ignorant complètement le mec qui passait devant lui avec un regard des plus éloquent, comment pouvait-il tomber encore plus bas ? Wolfgang ne releva même pas le nez quand le type l’enjamba pour aller piser. Il senti l’odeur de l’urine, désagréable à souhait mais n’eut même pas la force de plisser le nez, au fond, il s’en foutait comme de l’an quarante.

L’homme vêtu de noir, aux cheveux longs légèrement bouclés lui tombant autour du visage, s’installa devant le lavabo et entreprit de se laver les mains. Wolfgang avait bien remarqué au premier coup d’œil que lui avait jeter le type ce qu’il pensait de lui. Une pauvre loque, un paumé, un camé même pas fichu de se trouver un endroit tranquille pour s’enfiler ses doses. Et le regard qu’il vit à travers le miroir n’était guère plus flatteur. L’ego du lycan l’aurait poussé en temps normal à montrer à ce type de quel bois il se chauffait, juste parce qu’il l’avait regardé de travers. S’il y avait une chose à quoi Wolfgang était bon, en dehors de s’attirer des ennuis, de s’enivrer jusqu’à frôler le comas éthilique, et de se taper les premières pouffiasses venues, c’était bien à la bagarre. Comme si les chasses ne lui suffisait pas, il déclanchait régulièrement des bagarres dans les bars où il s’enivrait. Et s’il n’avait pas été un aussi bon client, il se serait sans doute fait bannir de tous les bars de la ville. Mais cette fois-ci, quel chanceux était ce type, il était bien trop défoncé pour faire quoi que ce soit. Ce n’était pas la volonté qui manquait, quoi que la drogue rongeait assez bien sa cervelle, mais surtout il savait que s’il se levait ses jambes se mettraient à trembler aussitôt, et qu’il n’aurait même pas la force de frapper ce mec alors le mettre à terre ? Et il n’avait aucune envie de se faire latter la gueule ce soir. Il n’avait pas assez bu pour ça. Alors il resta là, la bouche entrouverte, avec cet air stupide qu’ont les drogués, sans bouger, coincé contre une porte de chiotte. Le type s’essuya les mains en le regardant à nouveau, à croire qu’il était devenu l’attraction des chiottes. Tout ce qu’il voulait c’était qu’on lui fiche la paix, que ce type ce barre et le laisse tranquille. Quelque chose lui disait que son vœux ne serait pas exhaussé. Bingo ! Le gars repasse devant lui et s’arrête en le regardant. Il a l’air vaguement inquiet, mais pas méprisant, enfin pas tant que ça, la plupart des gens l’auraient franchement ignorés et seraient parti avec une petite réplique cinglante sur le fait que certains ne savaient vraiment pas se tenir ou sur les dégats de la drogue, mais pas ce mec là qui lui tapota le bout de la jambe avec son pied. Wolfgang le fixa droit dans les yeux tout prêt à l’envoyer se faire mettre. « Hé. Y'a quelqu'un? T'es vivant, camarade? » Le chasseur passa sa langue sur ses lèvres sèches, il avait la bouche pâteuse et tellement soif. Mais demander à ce gars de l’aider à se relever ou de lui filer de l’eau ? Pas question, Wolfgang était bien trop fier, et sans doute bien trop con, pour le demander. « Va te faire foutre, ça te va comme signe de vie ? » répliqua-t-il sur un ton bougon. Décidément, il s’était vraiment levé du mauvais pied, quoi que, il lui était arrivé bien souvent d’être encore moins cordiale. Pour avoir affaire à un Wolfgang poli et sympa, il fallait avoir une paire de nichon et un joli sourire.

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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Dim 4 Déc - 15:27

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Rafaël ricana et recula d'un pas.

-ça me va.

Bon, valait mieux en rester là. Rafaël ne se sentait pas une âme de bon samaritain, et avait d'autres choses à faire ce soir que de relever un camé vautré dans un chiotte cradingue. Cela dit, il pouvait comprendre aisément la réaction du bonhomme, il y avait plus agréable comme vision que sa vieille trogne d'alcoolique penchée sur soi quand on vient de se prendre un shoot dans les veines. Et pour ce qui était des nichons et du sourire, c'était pas encore ça.

Il fit volte-face pour s'en aller, ce qui, avec un timing diaboliquement calculé par quelque volonté supérieure, l'amena à se prendre le coin de la porte dans la figure lorsque celle-ci s'ouvrit sur trois jeunes gens. Il se répandit alors en jurons et en insultes, et personne n'eut besoin d'avoir fait Russe LV2 pour comprendre que cela concernait probablement la mère, voir les ancêtres de la personne qui lui avait presque cassé le nez, et qu'il les comparait à des animaux peu flatteur, voire à des personnes proposant des relation sexuelles tarifées. Le ton employé suffit aux trois personnages, qui ne dépassaient pas la vingtaine, à fournir un prétexte suffisant pour essayer de tabasser le malotru. Rafaël quant à lui n'eut aucune envie de se fatiguer à essayer de les mettre au tapis pour leur faire comprendre qu'on ne s'attaque pas, même à trois, à un type qui vous dépasse de la tête et des épaules et qui vient plus ou moins de se faire fracasser le nez. Qui plus est quelqu'un qui est un chasseur, mais ça ils n'étaient pas sensés le savoir. Et qui dit chasseur, dit armes à feu, surtout dans le cas d'un type limite paranoïaque comme le russe.

-Soyez gentils les gosses, vous venez pas me faire chier, c'est compris?
Marmonna-il en relâchant la pression qu'il exerçait sur son nez pour l'empêcher de saigner.

Courageux mais pas téméraires, les gamins firent aussitôt demi-tour. L'efficacité sur les fonds de culotte des simples humains des petits bijoux que transportait Rafaël était toujours aussi amusante.
Il rangea l'arme à sa place, sans même se soucier du junkie toujours par terre qui l'avait forcément vu pointer une arme pas très courante sur les trois gamins. Marmonnant dans sa propre langue, le chasseur se dirigea de nouveau vers le lavabo pour y rincer le sang qui coulait de son nez malmené. Pendant tout ce temps, on pouvait l'entendre maugréer tout seul. On sous-estimait souvent le répertoire de grossièreté qu'il avait en sa possession, et à vrai dire il mettait à profit toutes les possibilités de sa langue pour enrichir ledit répertoire et pouvoir lancer des obscénités d'un raffinement et d'une grossièreté extrêmes.
Dommage que personne ne parle russe dans les environs pour pouvoir profiter de ces merveilles ordurières.

Occupé à s'introduire une boulette de papier dans la narine pour arrêter le saignement, Rafaël jeta un nouveau coup d'oeil au camé derrière lui pour voir s'il avait bougé.
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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Ven 9 Déc - 19:30

« Ca me va. » fit le grand gaillard faisant face à la loque humaine garnissant de son auguste présence le sol des toilettes à l’odeur peu flatteuse. Ouais bah casse toi alors. Pensa fortement le chasseur sans pourtant ouvrir la bouche pour prononcer ces paroles. Non décidément il n’avait pas envie de se faire rétamer la gueule dans ces chiottes puantes, surtout qu’à tous les coups il risquait de finir la tête dans les chiottes et vu son état, même pas sûr qu’il arrive à en sortir tout seul. Alors, il fit ce qui était sans doute sa décision la plus sage de la soirée et décida de faire sa grande gueule, se contentant de jeter un œil torve au gars qui d’ailleurs n’avait pas l’air bien plus net que lui. Le dit gars en question ne s’attarda pas longtemps sur la question au grand bonheur de Wolfgang, et disparu dans un mouvement qui aurait pu être joli s’il ne s’en était pas suivit d’un énorme bruit. Le chasseur qui s’était envolé dans un autre monde, vous savez celui où vous commencez à voir des choses très jolies à partir de choses qui ne le sont pas, à loucher sur les carreaux des WC comme si c’était la Joconde, revint brutalement à la réalité au grand bruit qui résonna dans les toilettes. Il senti également l’odeur de sang, qui contrastait étrangement avec celle de la pisse. Baladant ses yeux à droite, il entendit le grand gaillard se lancé dans une série d’insulte en russe, Wolfgang ne connaissait pas le russe, il avait déjà suffisamment de mal avec le tchèque, mais à force de traîner dans des bars commençait à reconnaître certains mots et cela ne vous étonnera pas si ce sont des insultes. Visiblement c’était le grand déballage, le mec vociférait des insultes face à trois jeunes à l’allure fringante mais au regard de mecs qui ont commencés à boire assez tôt, qui le fixaient d’un air ahurit. Putain, ils vont quand même pas se battre ici ?! songea le lycan qui pour le coup n’aimait pas tellement cette animation. En temps normal, il aurait trouvé ça poilant de voir un mec avec un coup dans le nez insulter trois mecs. Forcément ça sentait la bagarre à plein nez. Et le lycan y aurait participé avec joie, juste pour rétablir l’équilibre, mais pas cette fois-ci. Putain, ce coup-ci il aimerait juste une fois qu’on le laisse tranquille dans son coin, qu’on le laisse faire son putain de trip. Mais non, fallait que ces trois connards viennent gâcher la fête ! « Soyez gentils les gosses, vous venez pas me faire chier, c'est compris? » marmonna le grand gaillard. Du point de vue du lycan, les silhouettes des trois gars en question lui apparaissaient floues et très colorés. Mais il savait que sa vision était très loin de la réalité, comme il savait que l’énervement qu’il ressentait à cet instant n’était qu’un effet de la drogue, mais s’il était intelligent pour faire la distinction ça n’empêchait pas la drogue d’avoir raison à la fin. De là où il était, il ne pouvait voir l’arme, mais il vit la réaction des trois jeunes à la vision de la dite arme, les yeux écarquillés, la bouche entrouvertes, la déglutition pénible, l’échange de regard inquiet, puis le demi tour opéré et finalement leur disparition de la scène aussi rapide que leur apparition. C’est lorsque le gars rangea son arme, que le foutu junkie remarqua enfin cette dernière, le brillant du métal ne lui échappa nullement même s’il dû y réfléchir à deux fois avant de pouvoir déterminer avec exactitude ce qu’il venait de voir, sa vision l’abusait encore une fois.

Nouvelle mission lavabo pour le gaillard venu de l’Est, il alla s’installer devant les lavabos en passant à nouveau à côté de Wolfgang, toujours affalé dans cette position si élégante et confortable, tout en marmonnant quelque chose en russe. Bref, tout cela était parfaitement incompréhensible pour le chasseur dont l’esprit tournait en boucle sur l’arme qu’il avait aperçut. Et pendant que le gars se passait les mains à l’eau, en tirant du papier pour s’essuyer les mains, il continuait son monologue ni très audible ni vraiment compréhensible. Wolfgang leva les yeux au ciel. Bordel de cul, mon dieu qu’il avait soif. Ca tirait sur sa gorge comme si quelque chose aspirait toute l’humidité de sa gorge. Et que dire de sa bouche si pâteuse qu’il avait l’impression que sa langue avait doublée de volume ? Entendre l’eau couler était presque autant un supplice que s’il avait eut envie de pisser. Dieu merci, il n’en avait pas envie, sinon ça serait fort probablement qu’il se serait fait dessus depuis le temps. Il entendait l’eau couler, et l’imaginait glisser sur ses lèvres sèches, quelques gouttes tomberaient sur son menton, mais il se pencherait un peu plus, et l’eau fraîche et délicieuse coulerait ensuite dans sa gorge, ça serait un véritable délice. Il pouvait presque sentir l’odeur de l’eau, sentir sa fraîcheur. Tournant la langue dans sa bouche, il entendit le petit bruit imperceptible de sa langue frottant contre son palais aussi sec qu’un désert. Putain, il avait l’horrible impression de marcher dans un désert suffoquant, la soif lui brûlait la gorge, le soleil frappait sa peau, il s’asséchait à vue d’œil. Il aurait donné n’importe quoi pour une putain de gorgée d’eau. Durant un instant, il se demanda si le plus pratique ne serait pas de se coller au sol et tenter de lécher les carreaux qui devaient être forcément humide, sauf qu’il y avait une chance sur dix pour que les quelques gouttes qu’il capterait seraient en réalité de la pisse. Il observa alors les lavabos. C’était à quoi ? Même pas un mètre de lui, et pourtant il avait l’impression de regarder quelque chose situé à des kilomètres. Sa vision devint floue. Il ferma les paupières. Pense à autre chose, pense à autre chose, gâche pas ton putain de trip pour de la foutue eau ! Plus facile à dire qu’à faire, maintenant qu’il entendait à nouveau l’eau couler alors que le type formait des boulettes avec le papier, il n’y tenait plus. Il ouvrait la bouche et la refermait, comme si soudainement de l’eau allait se matérialiser dans sa bouche. Restait ce type qui lui jetait un coup d’œil comme on regarde ce chien qui pisse partout en se demandant qui est son imbécile de maître pas foutu de l’éduquer. Lui demander de l’eau n’était pas la mer à boire, pourtant ça allait lui déchirer la gueule de demander, il le savait pertinemment. Mais bon dieu, il n’avait jamais ressenti aussi pleinement la soif. Tournant sa langue dans sa bouche pour tenter de saliver un peu, mais le peu qu’il obtient et avala ne fit que renforcer l’impression de sécheresse complète dans sa bouche. C’était un peu comme toutes ces boissons trop sucrées, après avoir bu on a encore plus soif qu’auparavant. Putain de merde ! « J’ai soif. » marmonna-t-il tout d’abord, mais ses paroles étaient à peine audible avec le son provenant du bar juste à côté. « Mec, je crève de soif. » répéta-t-il plus fort cette fois-ci.

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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Jeu 22 Mar - 21:35

Rafaël poussa un soupir qui laissa une épaisse buée grasse sur le miroir devant lui quand il entendit le cadavre derrière lui gémir et remuer. Putain. Fallait qu'il tombe sur un junkie sous overdose, en plus de se prendre les portes... Et son nez qui n'arrêtait pas de saigner. Il moucha une averse rouge qui éclaboussa la faïence jaunâtre du lavabo, épongea son nez et son menton ruisselants.

-Tu vois pas que j'suis un peu occupé, gamin? Grogna-il à son adresse. J'suis pas ta mère, bordel.

Cela dit, à la décharge du pauvre type, il savait ce que c'était de gâcher un trip avec une fixette crétine du cerveau sur un truc totalement inutile. Et puis il savait aussi ce que c'était que les obsession bizarres qu'on avait dans ces moments-là, ayant lui-même décidé un temps de se fricasser le cerveau à la blanche trafiquée.

-Merde, lâcha-il. C'est pas mon jour.

Il redressa lentement sa silhouette massive, essuya ses mains mouillées de sang et d'eau froide sur son manteau.
Sans plus de manières, il alluma une cigarette, souffla un nuage de fumée, et se tourna vers l'homme à terre. Il sembla hésiter un moment, le fixant de ses yeux grisâtres qui brillaient faiblement entre ses paupières cernées, comme s'il réfléchissait, le jaugeait, on ne pouvait trop savoir. Et puis il sembla enfin daigner réagir, et poussa un soupir rauque qui trahissait ses poumons malmenés.

Rafaël se pencha vers le bonhomme, et ce faisant les pans de son manteau s'ouvrirent sur sa veste déboutonnée qui laissait entrevoir les deux fleurons de l'industrie militaire soviétique qu'il portait avec lui en permanence.

-Commence déjà par remuer ton cul et te lever, il va t'arriver des bricoles, comme ça.

Il parlait d'un ton brusque, sans agressivité mais sans douceur non plus, avec son accent russe à couper au couteau. Sans plus de manières et sans demander son avis au junkie, il le saisit à bras le corps pour l'asseoir. Le mettre debout dans cet état n'était pas une très bonne idée, mieux valait y aller par étapes. Rafaël ne savait même pas pourquoi il faisait ça et pourquoi il n'était pas déjà en train de piquer une tête au fond d'un verre plutôt que d'aider un mec défoncé dans un chiotte de bar.
Il sortit de la poche intérieure de son manteau une flasque métallique qui semblait dater du siècle dernier -et c'était le cas, en réalité- et se détourna un instant pour la remplir. Une chance que Rafaël l'ait vidée de son contenu un moment plus tôt... Une fois pleine il la tendit à l'inconnu, avec la tête qu'on fait en général quand on se retrouve obligé d'aider sans savoir pourquoi on fait ça et sans en avoir la moindre envie. Autant dire que pour le moment, le pauvre type devait avoir besoin d'une vision un peu plus réjouissante que la sale trogne du chasseur qu'il avait en ligne de mire depuis qu'il avait ouvert les yeux, qu'il avait salement dilatés.

-Ben mon cochon, reprit le chasseur accroupi face à lui; tu t'es pas raté. M'est d'avis que c'est pas de la merde, que tu t'es envoyé.

Il parlait avec sa franchise naturelle, et il était manifeste qu'il ne jugeait aucunement son interlocuteur et qu'en fait il s'en foutait royalement de ce qu'il pouvait bien faire et se coller dans les veines ou ailleurs. ça n'était pas un vieil alcoolique comme lui qui allait faire la leçon...

-Allez, magne, je commence à avoir soif moi aussi, et pas que de flotte.

Le chasseur osa un sourire tordu, noyé dans un nuage de fumée.
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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Mar 27 Mar - 17:21

L’ennui quand on est pas foutu de bouger ne serait-ce qu’un orteil c’est qu’on devient extrêmement dépendant des autres, et le pire c’est qu’on se met dans ces états là généralement pour fuir la présence des autres, que ce soit celle d’un proche dont la bienveillance devient insupportable ou qu’on soit en train de virer carrément asocial, mais une chose est certaine, personne ne s’enfile autant de poison dans les veines pour célébrer la joie de vivre, à moins d’être un putain de hippie. Wolfgang était un peu des deux. C’était un foutu asocial pour qui parler à quelqu’un d’autre tenait limite du supplice, et s’il gisait là sur le sol comme une foutue loque, alors que ça faisait des années qu’il maîtrisait les doses qu’il prenait pour encore tenir debout à la fin de la nuit, qu’il faisait attention à ne pas trop consommer, c’était parce que le seul mec qu’il a jamais aimé était revenu et avait eut l’excellente idée de filer à un ancien héroïnoman une dose de cette fichue drogue. Gisant au sol, dans un état si piteux dont dieu merci il n’était pas totalement conscient, à moitié dans les vapes, voyant danser les lignes séparant les carreaux sous ses yeux, ce n’était qu’au travers du regard du type devant la glace en train de mater l’état de son pif pas vraiment arrangé par la porte et des jeunes idiots, qu’il comprit à quel point il était minable. Ca faisait des années qu’il ne s’était pas mis dans un tel état. Il ressemblait au petit con adolescent qu’il était, au jeune homme minable enchaînant les boulots de merdes pour se payer ses doses, même pas fichu de terminer une mission pour l’Enclave dans les temps à cause de ses problèmes avec la drogue et l’alcool parce que bien sûr un seul vice ne lui suffisait pas, après tout, il voulait foutre sa vie en l’air. Pas suicidaire, oh non, le chasseur avait décidé de faire de sa vie un véritable enfer sur terre. Il voulait souffrir pour tout un tas de raison, et surtout parce qu’il se traînait des névroses et pathologies que lui avait transmit son chère oncle et sa douce maman, il en était quelque part conscient mais n’avait jamais tenté de lutter contre. A quoi bon ? Quand la seule chose qu’on soit capable de faire c’est de renifler un rail en espérant que ça vous emporterait pour de bon très loin, le plus loin possible, et que en réalisant que ça ne fonctionnait pas ainsi, on s’enfilait par dessus une dose dans les veines, au point de ne plus rien sentir, même pas son cœur battre, on assume et on arrête de rêver. La rédemption, une vie saine et normale, ça n’avait jamais été pour lui, d’ailleurs il ne demandait rien de tel. Mais là, une putain de soif à la con s’était emparé de sa gorge, sinon il aurait bien laissé le pauvre gars là soigner son putain de nez tranquille, mais non, il fallait que sa bouche soit aussi sèche qu’un désert aride, et qu’en plus il soit incapable de se lever pour aller boire un coup. Et dire qu’il avait laissé son verre à moitié plein sur le comptoir. Là il imaginait le liquide ambré couler dans sa gorge, brûler légèrement au passage, avant de tomber dans son estomac. Le goût à la fois amer et sucré, cette petite touche caramélisée. Il pourrait se rendre fou en imaginant toutes les palettes de goût que recelait son verre.

L’homme en face de la glace quant à lui n’avait même pas tourné la tête, continuant à examiner son nez en compote, et se décidant d’arrêter de le tamponner pour se moucher carrément. Résultat de cette idée à la con, une belle giclée de sang éclaboussant le miroir. Wolfgang savait qu’en temps normal il songerait à un vampire qu’il égorgeait, mais là, le sang lui offrit une toute autre vision qui à peine avait-elle commencée fut aussitôt rattrapée par la soif brûlante qui déchirait sa gorge, et réclamait son dû avec impatience. « Tu vois pas que j'suis un peu occupé, gamin? J'suis pas ta mère, bordel. » Grogna l’autre en le regardant avec l’air mauvais à travers le miroir. Wolfgang avait bien une idée de réplique en réponse, mais il s’abstient sachant que c’était de cet homme là que dépendait l’état de sa gorge et par déduction l’état de son trip. Tant que la soif serait là, la drogue accrocherait ce besoin corporel et le rendrait bien plus fort. Dans bientôt, il n’allait plus songer qu’à cela, tourner en rond et psychoter jusqu’à ce qu’il soit redescendu ou qu’il n’ai trouvé à boire. Le pire dans tout ça, c’est que la même drogue qui le persuadait du bien fondé de boire l’empêchait de le faire. Se lever était impossible quand bien même il le voudrait, et encore, faudrait qu’il formule clairement ce désir pour qu’il puisse s’affirmer, quoi que dans l’état où il était, il allait se répéter encore et encore de se lever pendant des heures avant de lever un orteil. « Merde. C’est pas mon jour. » lâcha le type en se redressant. La manière dont il essuya ses mains lentement en se jaugeant dans la glace avait quelque chose de terriblement énervant et en même temps ressemblait vaguement au chasseur gisant au sol, une attitude de connard parfaitement irritante pour les autres. Un sourire amusé naquis sur les lèvres du chasseur HS. La fumée d’une clope lui parvint. Tient, il n’avait même pas envie de fumer. Non, ça lui gâcherait son trip. L’homme se tourna enfin vers lui. Il le jugea du regard avant de recracher la fumée de la cigarette en poussant un soupire qui montrait son vif désir de venir en aide au pauvre ère qui gisait sur le sol dégueulasse de ces chiottes bon marché.

L’homme s’avança d’un pas et se baissa, dans ce simplement mouvement les pans de la veste longue de l’homme s’ouvrirent dévoilant des armes étincelantes. Lui au moins pense à les nettoyer de temps en temps. Wolfgang était bien sûr un bordélique de premier ordre, même ses armes qui sont au fond les seuls choses qu’il possède importantes à ses yeux, il n’en prenait pas tellement soin, uniquement quand ça devenait vraiment gênant ou dangereux. La seconde réflexion qui frappa le chasseur mais avec deux bonnes minutes de retard, état défectueux de ses neurones en cause, c’est que l’homme en face en était également un. Voilà bien sa chance, il venait se prendre un trip d’enfer dans des chiottes d’un bar et voilà sur quoi il tombe, un putain de chasseur d’ombre. Wolfgang n’a jamais vraiment apprécier les siens. Il ne se considère pas assez comme un lycan pour se sentir à l’aise parmi eux, et se trouve bien trop monstrueux pour appartenir aux fringants chasseurs d’ombre, pourtant avec ses manières il appartient aussi bien à l’une race qu’à l’autre. « Commence déjà par remuer ton cul et te lever, il va t'arriver des bricoles, comme ça. » Wolfgang estima que l’autre en avait de bonnes, de sacrément bonnes en fait. « Tu crois que je l’aurais pas fait si je pouvais ? » répliqua-t-il même s’il estimait cela pas nécessaire. Disons que quitte à partir en bad trip à cause d’une fichue soif à la con, autant se détendre un peu en lâchant quelques réponses déplacées et à la con. En fait, il n’avait pas envie de bouger et voyait pas bien en quoi il risquait quoi que ce soit ici. Dehors c’était pire. De toute façon, il était lycan et chasseur d’ombre, et il emmerdait tout le monde ! Belle manière de penser, mais totalement correspondante au personnage. L’autre n’a pas l’air d’attendre quoi que ce soit d’un junkie et le force à se lever sans lui demander son avis sur la question. Et voilà qu’il se retrouvait assis dans les chiottes. Une légère amélioration, quoi que, si l’autre le lâchait il savait qu’il finirait à nouveau le nez dans le caniveau. Le type sorti une flasque antique, du genre qu’on ne trouve plus que chez les antiquaires, et la rempli d’eau. Wolfgang accepta le liquide tant attendu avec un vif soulagement. Il s’empara si vivement de la flasque qu’il flanqua un tier du contenu par terre et se jeta dessus avec la férocité d’un animal, en deux secondes il avait vidé le contenu et se laissait tomber en arrière jusqu’à tomber contre le mur. Il en résultat une position avachie. « Ben mon cochon, tu t'es pas raté. M'est d'avis que c'est pas de la merde, que tu t'es envoyé. » En effet, Wolfgang prenait soin de choisir ses substances, enfin, quand il achetait. Mais là, il avait tapé dans les réserves de Aaron et visiblement le disciple avait largement dépassé le maître. A même dose à peu près, il se retrouvait la gueule dans le plâtre et le cul par terre. A bien y réfléchir, il n’aurait pas dû prendre tout ça. « Allez, magne, je commence à avoir soif moi aussi, et pas que de flotte. » Wolfgang réalisa qu’il tenait encore le goulot de la flasque contre ses lèvres alors qu’il en avait déjà finit le contenu depuis bien longtemps. C’est dingue comment on oublie vite, surtout lorsqu’on est drogué, à quel point la défonce rend tout très difficile, le moindre geste est incroyablement lent, un effort démesuré. Il tendit la flasque à l’autre. « J’suis pas aussi stupide que j’en ai l’air. Dis moi, pourquoi un type comme toi n’a pas flanqué une bonne raclé aux petits cons qui t’ont pété le nez ? » Et pourquoi tu viens en aide à un défoncé ? Mais il ne prononça pas ces derniers mots à haute voix. Baissant le nez, il contempla le sol et ses pieds d’un air piteux. En deux secondes ses pensées avaient volées sur un tout autre sujet. « T’en parle pas à Aaron, hein ? » Kesako ? Le chasseur était trop défoncer pour réaliser que ce qu’il venait de dire n’aurait pas le moindre sens pour le type en face.



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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Ven 30 Mar - 19:46

Ah, si Rafaël savait à quoi il avait affaire avec ce gus... Improbable mélange qu'il avait sous les yeux, mais mieux valait sans doute pour le bonhomme que le russe ne sache rien du double sang qui lui coulait dans les veines. Il aurait manifesté encore moins d'enthousiasme à le tirer de là, à n'en pas douter.

Il récupéra son bien et le glissa dans la poche intérieure de son manteau sans mot dire, mais sans non plus perdre son sourire un peu tordu qui lui venait en voyant ce gus. La vérité c'était qu'il le faisait marrer, ce gamin vautré sur le carrelage crasseux, au bord du bad trip juste pour un verre d'eau. Ses yeux dilatés au point que la pupille cachait le reste de l'iris devenaient jaunâtres à la lumière hystérique du néon, qui rendait blafard ce visage creusé qui trahissait une consommation régulière de produits stupéfiants. Une gueule de môme complètement camé. Les signes restaient discrets, et avec un coup de rasoir et quelques heures de sommeil en plus, ce type aurait pu paraître tout à fait normal. Il devait même être plutôt beau garçon, en temps normal; là, il ressemblait plus à un cadavre qu'à autre chose. Le sourire de Rafaël s'accentua quand il lui demanda pourquoi il ne s'en était pas prit aux petits jeunes croisés plus tôt.

-J'suis un connard, mais pas au point de démolir des gamins. Ils étaient plus cons que méchants, pi j'ai autre chose à foutre.

Le chasseur était un homme prudent, et il savait d'expérience que de tabasser des gens dans un chiotte de bar n'était pas la compatible avec ses projets, qui consistaient tout simplement en le fait de boire tranquillement jusqu'à rouler sous la table, comme presque tous les soirs.
Un rire caverneux lui échappa quand il vit le drogué piquer du nez comme un môme pris en faute, en parlant d'un type à qui il devait probablement des comptes pour réagir comme ça.

-Pas un mot, répliqua Rafaël en réprimant un ricanement.

Il se redressa d'un bloc, son long manteau retombant autour de lui, cachant ses armes et tout le reste. Un nuage de fumée s'échappa de sa bouche, tandis qu'il lâchait quelques cendres par terre, fixant le gamin à terre d'un regard pensif. Il n'avait pas très envie de faire du baby-sitting pour un junkie amoché, mais d'un autre côté, ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas trouvé un bon compagnon de beuverie. Si l'autre avait encore soif, il n'y avait plus qu'à aller siphonner les fûts du patron.

-Allez, ramène-toi, tu va pas passer ta soirée ici. ça serait con de boire que de la flotte avec toutes les bouteilles qu'y'a là-bas.


Rafaël lui tendit une main amputée de quelques phalanges, rongée par les cicatrices d'anciennes engelures. Il essaya d'avoir l'air assez engageant, ce qui ne réussit qu'à lui donner l'allure que pourrait avoir n'importe quel tueur en maraude proposant à une proie innocente d'aller faire un tour dans la petite ruelle très sombre, là-bas. Quoi qu'il fasse, le chasseur avait toujours une tronche antipathique, c'était fatal.
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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Dim 1 Avr - 20:19

Ce n’est qu’en étant face à ce fringuant chasseur d’ombre que Wolfgang réalisa l’état lamentable dans lequel il était. C’était peut-être la manière dont ce type avait envoyé bouler les jeunes, lui aurait été parfaitement incapable de rester aussi stoïque après s’être fait réduire le nez en bouilli, d’autant qu’il était fier de sa jolie frimousse, ou peut-être sa manière de se tenir, lui donnant une contenance et surtout défiant quiconque de lui chercher des noises. Ce type là n’aurait pas été emmerdé par une satanée vampire comme la poupée brisée, elle n’aurait même pas tenté le coup avec lui. Voilà une pensée qui résumait bien la mentalité du chasseur cloué au sol à ce moment là. Lorsque l’autre le souleva de terre pour le faire s’asseoir sur la cuvette, l’état misérable dans lequel il était lui sembla autrement plus puissant. Le chasseur avec ses armes étincellante, sa manière de vous aider sans avoir l’air de vous prendre en pitié, c’était tout à fait le genre de personne que Wolfgang ne serait jamais. Peut-être bien qu’il était jaloux, mais c’était peut-être aussi la drogue qui lui jouait un mauvais tour. D’ordinaire, il n’y avait personne pour lui rappeler dans quel état il pouvait se retrouver. Il le réalisait que le lendemain, parfois il ne le réalisait pas du tout ou s’en foutait. Là, il était contraint de demander de l’aide, et la manière dont ce chasseur y répondait était tout à fait horripilante et en même temps rassurante. Parce que Wolfgang sentait que ce type là n’était pas du genre à évoquer ce genre de choses autour d’un café à ses collègues chasseurs. La flasque tendue, il s’en empara comme si c’était la seule chose qui importait au monde. En réalité, à l’instant où l’eau se mit à couler dans le bout de métal, le chasseur ne songea à rien d’autre qu’à ce divin liquide qui viendrait rafraîchir sa gorge en peine. Il entendait les paroles de l’autre, mais c’était comme une vieille radio grésillante. L’eau était la seule chose importante. Il se saisit de la flasque avec quelque chose de presque animal et bu si rapidement qu’il ressemblait à cet instant aux créatures qu’il traquait seulement il s’en foutait comme de l’an quarante. La seule chose qui occupait son esprit c’était la sensation de fraîcheur que lui apportait ce délicieux liquide, jamais il n’avait autant apprécier de l’eau, ce qui est sacrément ironique pour un alcoolique comme lui. L’homme lui parlait, mais ses mots parvenaient en écho au chasseur agrippé au goulot en métal comme Golum à son fameux anneau. Ce n’est que lorsque l’autre lui demanda de se dépêcher qu’il finit par lâcher le métal devenu chaud au contact de ses mains moites. La drogue le mettait dans un état bien pitoyable. Il n’avait plus grand chose à voir avec le connard de base, irritant au possible, détestable et adorant être détesté qu’il était en temps normal. La consommation de stupéfiant le radoucissait d’une certaine manière mais le rendait encore plus solitaire et asocial qu’il ne l’était. Cependant il ne consommait ni pour arranger son fichu caractère ni pour plaire, en fait c’était surtout pour oublier, se perdre, ne plus contempler sa sale gueule dans le miroir et y lire ses vieux démons tapis sous la surface tout prêt à l’étouffer.

Il finit par relâcher la flasque qu’il tendit au chasseur. Son regard s’attarda sur ce dernier qui l’auscultait toujours du regard, mi figue mi raisin, à moitié amusé, à moitié dépité. Ce type devait se demander ce qu’il fichait là à aider un pauvre junkie. Peut-être qu’il avait reconnu un camarade chasseur, sans nul doute, les sens du lycan étaient en berne, assommés par ce qu’il avait prit ce soir, l’autre semblait en parfait état de marche. Qu’importe au fond, la curiosité qui taraudait le chasseur était plutôt concentré sur l’événement précédent à partir du moment où il contempla le nez cassé de ce dernier. Il se rappela de la tête du chasseur, et à son allure, il aurait parié sur quelqu’un de pas commode, pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et ne rien dire, bon il avait gueulé mais n’importe qui gueule quand il se prend un tel choc. Le sourire du chasseur face à lui s’accentua à l’évocation de l’incident survenu plus tôt. Cette réaction surpris pour le moins Wolfgang qui s’attendait à toute autre chose qu’un sourire amusé. Il ne semblait même pas énervé pour un sou. « J'suis un connard, mais pas au point de démolir des gamins. Ils étaient plus cons que méchants, pi j'ai autre chose à foutre. » A cette auto qualification de connardise, Wolfgang ne pu s’empêcher d’avoir un sourire amusé à son tour. Lui-même se qualifiant souvent ainsi. Le reste de la réponse était plutôt cohérent, en fait, ça semblait même vachement intelligent comme attitude, mais sans doute bien trop sage pour Wolfgang qui pour son compte ne trouvait rien de plus bottant que passer une soirée à s’enivrer, se battre, et ramener une jolie fille chez lui. Tout l’exploit consistant à réussir à séduire une fille avec la gueule d’un type qui vient d’en découdre et sévèrement qui plus est. Même si ses facultés de guérison étaient exceptionnelles, et pas seulement à cause de sa nature de lycan, mais il s’était fait tatoué de surcroît des runes aidant à guérir plus vite, il n’en demeurait pas moins qu’une baston ça laisse des traces. L’homme devant lui semblait être une version 2.0 de lui. Stupide pensée car tout le monde cache des cadavres dans ses placards, mais Wolfgang était complètement défoncé, autrement dit pas capable de mener une réflexion jusqu’au bout de manière cohérente. Ses pensées sautaient carrément d’un sujet à l’autre, et soudainement une pensée terrifiante lui vint. Si Aaron apprenait pour cet épisode ? Evidemment cela ne lui effleura même pas l’esprit qu’il était totalement improbable que ce chasseur et Aaron se connaissent et plus encore qu’ils parlent de cet instant précis, mais n’empêche que pour ses neurones ravagées par la poudre ça semblait terriblement possible et foutument un mauvais plan. Baissant son visage pour contempler ses pompes, des bottes noires un peu salie par ce séjour dans les chiottes, il demanda à l’autre de garder le silence auprès de Aaron. « Pas un mot. » fit le chasseur inconnu d’une voix presque moqueuse, mais qui sembla sincère sur le moment à Wolfgang qui cessa aussitôt de songer à son amant tranquillement endormit ignorant tout de ce qu’il se tramait ici.

L’autre se redressa. Son manteau tombant sur ses longues jambes masqua à nouveau ses armes, le faisant passer pour eh bien un énurgumène un peu étrange, sans doute effrayant pour les jeunes du coin qui venaient s’enivrer et faire des concours de bière, mais lui donnant certainement plus d’allure que la tenue salie du lycan trônant sur les chiottes qui observait les volutes de fumées avec un air complètement niais. L’autre le regarda avec une expression infiniment plus sérieuse. Il devait estimer que le temps à rester avachi dans les chiottes était écoulé. Normal pour n’importe qui. « Allez, ramène-toi, tu va pas passer ta soirée ici. ça serait con de boire que de la flotte avec toutes les bouteilles qu'y'a là-bas. » Pour le coup, Wolfgang ne pouvait qu’approuver de telles paroles. Le soucis étant que primo se lever semblait être l’effort du siècle au stade où il était. Même si l’eau fraîche lui avait fait du bien, il en faudrait bien plus pour le faire redescendre de son petit nuage. Quoi qu’une jolie fille pourrait parvenir à ce tour de force, mais même en forçant l’imagination le gars là, aussi sympathique soit-il n’avait en rien des attributs féminins capable d’éveiller les pulsions du jeune chasseur. L’autre lui tendit la main. Effectivement vu sous cet angle là, le problème semblait soudainement moins grave. Si l’autre réussissait à le mettre debout, il pourrait avec un peu de volonté faire les quelques et malheureux pas le séparant du bar situé juste à côté. Il examina la main d’un œil torve avant de la saisir et de se tirer ou plutôt de se laisser tirer en faisant juste l’effort de ne pas retomber en arrière, puis d’arriver à tenir en équilibre sur ses deux gambettes. « T’as bien raison, faut pas perdre le cap. » répliqua le chasseur sur un ton tout à fait sérieux. Il avait parfois de drôles d’expressions qui lui venaient lorsqu’il était parti aussi loin. Ils réussirent à gagner le bar même si ça tanguait beaucoup, et qu’il manqua de se vautrer à cause d’un sac à main traînant un peu trop loin d’une jeune femme et de la table où elle était posée, il réussit néanmoins à atteindre un tabouret situé à côté du comptoir et tenta d’y grimper. A nouveau l’équilibre lui fit défaut pendant quelques secondes, mais il parvint à grimper dessus en s’aidant du comptoir où il s’accouda tout à fait. « Bon, soyons sérieux deux minutes. C’est quoi ton poison ? » déclama-t-il en regardant l’autre dans les yeux.



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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Jeu 12 Avr - 17:31

Il était plutôt rare que Raphaël déniche quelqu'un qui soit encore plus amoché que lui. Pour ce qui était de se cramer le ciboulot à coups de substances pas nettes, il faisait en général figure de mètre étalon et quiconque allait picoler avec lui ressortait de là avec l'impression d'être un pimpant personnage, frais et dispos. Et Rafaël comme à son habitude n'était qu'un vieux croulant au bord du précipice.
Pour le moment cependant, c'était lui le plus fringant des deux, c'était dire l'état du jeune homme; il fallait une sacré dose de came et de manque de sommeil pour dépasser en usure le vieux chasseur russe.
La douleur lancinante de son nez colmaté à grands renforts de papier toilette lui rappela qu'il existait sur terre un excellent anesthésiant, et que chaque cellule de son organisme protestait contre le temps qu'il passait à ne pas boire. Ce fut donc avec satisfaction qu'il vit enfin le jeune homme tenir sur ses cannes, quoique avec un peu de difficultés, et pouvoir reprendre le chemin du bar.

Un rire rauque et caverneux lui échappa quand le junkie parla enfin.

-C'est ça camarade, on se laisse pas distraire. A boire!

Rafaël le soutint tout le long du court chemin jusqu'au bar, avant de le laisser s'asseoir. Il le quitta un instant pour récupérer sa bouteille et son verre, qu'il posa triomphalement sur le zinc à côté de lui, comme en réponse à sa question.

-Vodka, répliqua-il en se hissant à son tour sur un tabouret.

Il ralluma la cigarette qu'il avait laissée s'éteindre au coin de sa bouche et se servit un verre, attendant que l'autre soit servi pour trinquer.

Un demi-sourire lui vint, typique que cette sobriété amère qui était la sienne et qu'il allait s'empresser de noyer sous un seau d'alcool. A la lumière irréelle du bar, le bonhomme arrivait presque à faire bonne figure, et son état était déjà moins facile à distinguer. C'était flatteur, ces spots dans la pénombre, sans doute que ça permettait aux plus moches d'avoir une chance avec les filles, et vice-versa. Cela dit, pour arranger sa tronche à lui, il aurait fallut se trouver dans le noir complet, car cette ambiance tamisée, sillonnée de couleurs vives, n'arrivait qu'à peine à atténuer les profondes rides trop précoces de sa vieille face rébarbative où brillait un regard gris comme ciel d'orage. Il avait juste l'air un peu moins mité, mais tout le reste de sa personne trahissait l'ivrogne qu'il était, voûté déjà par les atteintes précoces de l'âge, usé avant l'heure par sa vie rude de chasseur solitaire.

-C'est quoi ton nom au fait? Lança-il à l'adresse du jeune homme, afin qu'il arrête définitivement de l'appeler "le junkie" dans sa tête: pour un compagnon de beuverie, ça ne se faisait pas.
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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Jeu 10 Mai - 16:54

Lorsqu’on dépasse une certaine dose d’alcool, l’équilibre est assez précaire, si on se contente de marcher en général tout va bien, à condition qu’on se concentre un minimum. Le problème avec la drogue c’est que ça agit différemment de l’alcool. Non seulement votre esprit est totalement éveillé, enfin ce n’est pas la conception qu’on peut en avoir en littérature, disons que vous voyez des choses que habituellement vous ne voyez pas, chaque détail de chaque objet semble admirable et vous inspire toute sorte de vision. Mais en plus, vous avez cette tendance à vous enfermer dans votre esprit et les visions qu’il libère. La réalité n’est pas la même. C’est cela qui pose le plus de problème. Après bien sûr vous pouvez être comme au ralentis ou au contraire très speed, tout dépend de la substance que vous avez prit, une chose est sûre, cela augmente considérablement votre humeur qui est alors très changeante. Le moindre détail a alors toute son importance. Wolfgang manquait en plus de sommeil, ce qui n’est jamais une bonne combinaison. Sans parler du fait qu’il luttait véritablement pour ne pas finir en bad trip. Il s’attachait à chaque détail, chaque éclat de lumière, chaque reflet, se laissait envoûter par chaque vision, justement parce qu’il ne voulait plus réfléchir. S’il avait prit tout ça, c’était pour ne plus réfléchir. Ce qu’il avait prit aurait dû le speeder, seulement il était trop fatigué pour ressentir l’effet euphorisant de la drogue. Aussi son pas était lent et maladroit, il lui était difficile de mettre un pied devant l’autre. Jamais il ne s’était aussi concentré sur un point tel que le comptoir, luttant pour ne pas écouter les sirènes tentatrices qu’étaient les volutes de lumière planant autour de lui, les cristaux de couleurs qu’il percevait en périphérie. La voix de son camarade d’infortune le guidait autant que ses pas qu’il suivait scrupuleusement. Se caler à son rythme l’avait grandement aidé. Il luttait pour le suivre, diable que ce gaillard était grand et élancé. Wolfgang l’était aussi en temps normal, pas aussi grand, mais quand même, sa taille était largement acceptable. Mais ajoutez quelques nuits blanches et bien trop de stupéfiant à l’équation et vous comprendrez qu’il est une démarche de vieillard. « C'est ça camarade, on se laisse pas distraire. A boire! » Son nouvel ami n’avait pas tord, l’objectif en valait la chandelle, et l’idée de la chaleur d’une bonne rasade de son poison préféré le maintint sur sa ligne droite. Finalement, ils parvinrent au comptoir, non sans certaines difficultés pour le chasseur lupin, l’une d’elle se présenta sous la forme d’une serveuse affreusement croquante qu’il se serait bien fait, résister fut dur, ne pas tomber juste après son passage plus encore. Il y avait aussi les clients se déplaçant qu’il fallait éviter, ce n’était nullement évident, croyez-moi. Heureusement, son camarade l’aida à plusieurs reprise n’hésitant pas à lui prêter une épaule secourable lorsqu’il le voyait vaciller. Il y était parvenu, et s’accrocha au bois du comptoir comme à une bouée en pleine mer. S’asseoir ne fut pas évident non plus, il manqua la chute de peu, mais s’accrocha tant bien que mal et parvint à s’équilibrer. Durant ce laps de temps, assez long en vérité car lorsque vous êtes complètement stone chaque geste prend un certain temps, le chasseur parti chercher sa bouteille resté dans la salle.

« Vodka ! » répondit-il l’autre en s’asseyant à la question sur le poison. Wolfgang hocha la tête, d’un mouvement très hasardeux qui menaça son équilibre un court instant, puis il se laissa tomber, s’accoudant au comptoir comme un mec qui n’aurait pas dormit depuis très longtemps et aurait décidé de prendre le comptoir pour une canne ou un oreiller. Il agita sa main libre en direction de la barmaid qui vint vers lui en secouant la tête. C’était un habitué des lieux, il finissait toujours ses bouteilles, payait toujours ses consommations, mais il avait cette manie d’être très souvent dans un état si lamentable qu’on devait lui arracher les clés de sa moto des mains, et le forcer à marcher. Sans parler de toutes les fois où il avait déclancher une bagarre. Il n’était pas rare qu’on lui demande de ne plus remettre les pieds ici pendant au moins deux mois. La barmaid lui laissa comprendre par un simple regard qu’elle refusait de le ramener chez lui, et qu’il commençait à sérieusement l’agacer. « Je te sers quoi ? » fit-elle avec un ton laissant clairement comprendre qu’elle désapprouvait l’attitude du jeune homme. « Comme d’hab ma belle. » Elle secoua la tête en allant se tournant pour s’occuper de sa commande. Pendant ce temps, son camarade chasseur s’était allumé une clope. Prague était le dernier fief des fumeurs, alors que partout en Europe des lois anti-tabac étaient votés, les Praguois résistaient tant bien que mal. Certains lieux tels que les musées, bibliothèque, piscine étaient devenus zone non fumeur, mais les bars eux, étaient le royaume des fumeurs. Wolfgang réalisa qu’il n’avait pas de clope sur lui, cela dit, il avait assez abusé avec les addictions pour ce soir. Wolfgang examina son ami, des rides parcourait son visage, des cernes sous les yeux, un teint pas vraiment d’homme en pleine forme, ça sentait que cette vieillesse apparente était plus dû à un mode de vie sans doute pas éloigné de celui de Wolf qu’à son âge. La pensée qu’il ressemblerait probablement à ça dans cinq ans s’il continuait ainsi amusa beaucoup le lycan. « C'est quoi ton nom au fait? » Wolfgang regarda le chasseur droit dans les yeux. C’est vrai qu’il ne savait même pas son nom. Typique des rencontres dans les toilettes d’un bar ça. « Wolfgang MacLachlan. » répondit-il sans aucune fierté dans la voix. La plupart des chasseurs sont tellement fier de leur lignée, qu’ils beuglent leur nom comme si c’était un hymne, pas lui. Sa lignée il s’en foutait comme de l’an quarante. « Et toi ? » La barmaid revint avec son verre. Wolfgang tâta sa veste afin de découvrir dans quelle poche il avait pu foutre ses billets avant de réaliser que c’était dans sa poche revolver et qu’il allait devoir se lever. Il leva les yeux au ciel, poussa un léger grognement caractéristique de sa mauvaise humeur, même en étant complètement stone, Wolfgang était toujours de mauvaise humeur. Il essaya de se lever et manqua de rouler sous le comptoir. Il s’accrocha à la veste de son nouvel ami ce qui lui évita de tomber. Puis il s’écarta d’un pas, il tenait debout ! « Désolé, mec. » fit-il pour la veste, car lui-même aurait détesté que quelqu’un fasse cela avec son vieux cuir qu’il traînait partout avec lui depuis des années. Il tâta sa poche revolver et en sorti deux billets pour régler l’addition, puis s’accrocha à nouveau au comptoir pour regrimper sur le tabouret. « Bordel ! » jura-t-il alors qu’il achevait de s’asseoir et tenait enfin à peu près en équilibre.

HS: vraiment désolé pour le retard!



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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Dim 13 Mai - 9:11

Dommage que Wolfgang ne sache rien de Rafaël, sinon ç'eut pu l'aider à réfréner encore plus ses instincts lupins. Le chasseur encore sobre avait l'oeil beaucoup trop net et beaucoup trop attentif pour ne pas remarquer que son nouvel ami dont il ne connaissait même pas encore le nom lorgnait de manière un peu trop insistantes sur les filles qui lui passaient à portée, non pas de la manière dont quelqu'un d'ivre mort et sous acides croit voir passer chaque fois un éléphant rose ou la fée clochette, mais le regard de celui qui sait très, très bien ce qu'il a sous les yeux et en est parfaitement conscient.

Visiblement, le gamin avait des secrets. On en a tous, cela dit, mais lui, il semblait quand même gratiné. On aurait pu se demander si ça n'était pas contre-nature pour lui de boire avec une potentielle créature, mais Rafaël aurait tranquillement répondu que quiconque supporte aussi bien la biture que lui et paye ses additions n'est pas forcément un mauvais bougre. Et puis ça n'était pas la première fois. Le gars avait très bien vu que le vieux russe se baladait armé comme un char d'assaut et il n'y avait vraiment que les Chasseurs pour posséder ce genre de joujous. S'il n'avait pas encore battu en retraite, c'était qu'il n'avait rien à se reprocher, ou bien qu'il était trop ivre mort et défoncé pour réfléchir. Dans les deux cas il ne voyait aucune raison de s'inquiéter.

Heureusement que Rafaël était du genre solide; avec le peu d'équilibre du gamin, c'était pas une partie de plaisir de le hisser sur le premier tabouret à portée et de l'y faire rester en place. On sous-estime souvent le poids des junkie qu'on ramasse dans les chiottes des bars.

Et puis, le gamin lâcha son nom et Rafaël eut un rire sonore, rauque comme le cri d'un corbeau.

-Ben ma veine ça, faut que je tombe sur un collègue...

Sans lui demander la permission, il lui broya quelques phalanges dans une poignée de main de boxer avant de le laisser fouiller ses poches à la recherche de son argent.
Il le regarda faire son petit manège, s'accrocher à son épaule comme un naufragée à sa bouée, remonter sur son siège et finalement retrouver un semblant d'équilibre, et daigna enfin répondre.

-Rafaël Iourovitch Vitaïev. T'as peut-être entendu parler des miens, 'paraît qu'on est assez fameux pour ce qui est de tataner du loup.

Il avait parlé avec un sourire en coin, avant de piquer du nez dans son verre et de le vider aussi sec. Lui non plus ne gueulait pas son nom sur tous les toits, ne serait-ce que parce qu'il aimait la tranquillité et que la discrétion pouvait toujours servir, dans le métier. Et puis, il n'était pas sûr que les Vitaïev vivants et mort seraient très heureux de voir un rejeton avec sa trogne d'ivrogne vieillissant et sa dégaine de semi-clochard pas aimable. Tant qu'à faire, autant essayer de pas faire trop honte à son nom, même si pour ce qui était de l'efficacité, depuis qu'il avait consacré chaque seconde de sa vie à rien d'autre que la chasse, il était devenu assez efficace pour ne plus faire rougir grand-papa.
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MessageSujet: Re: Night life in Praya ft. Rafaël   Mer 23 Mai - 15:31

Sans l’aide du chasseur pour se hisser sur le tabouret, pas sûr que le lycanthrope aurait pu réussir son petit miracle de s’asseoir. Il était clair que son état était des plus lamentables. Même pas fichu d’aligner un pas sur l’autre, quand à la possibilité de partir chasser c’était hors de question. En réalité, sans son compagnon actuel, il n’aurait même pas pu rejoindre le bar. Accoudé au comptoir, il se senti un peu plus homme. C’était comme s’il venait de quitter l’antre de la folie pour gagner la porte, c’était juste un tout petit peu mieux, mais surtout il n’avait plus à souffrir de la puanteur des chiottes, ni de la position assez désagréable qu’il avait. Rien que de voir l’autre se comporter avec lui avec un peu moins de pitié était aussi plus agréable. Une fois juché sur son tabouret, il pu commander à boire, ce qui en soit était un acte sacrément social pour le junkie qu’il était ce soir, ou plutôt la loque humaine. Ils trinquèrent avant que l’autre ne lui demande son nom. Détail amusant, ils ne s’étaient même pas échangé leur identité. Wolfgang pour sa part n’était même pas en état de se montrer difficile, il avait vu en cet homme là un mec pas trop regardant qui accepterait de l’aider et de ce point de vue, il ne s’était pas trompé. En apercevant tout son attirail, à en juger par son physique impressionnant, il en avait déduit que c’était un chasseur, d’ombre ou humain, qu’importe au fond, ils avaient visiblement la même vision de la vie, la même attitude. Il imaginait fort bien son camarade de beuvrie préférant passer dans un bar après une chasse plutôt que de rentrer chez lui, mettre les pieds sous la table ou dans le fauteuil et se mater la télévision. Ils étaient fait du même bois, et cela était une évidence pour lui. Etait-ce suffisant pour lui faire confiance ? Bien sûr que non, bien que, tout dépendait de la situation. Mais en l’état, et au vu de sa situation actuelle, il se contenterait de ça. Et puis, sans son intervention, il serait encore dans les chiottes en train de lutter contre son état pour tenter de gagner les lavabos et encore pas certain qu’il aurait fait le moindre effort. Non le plus probable était encore de croire que ce serait l’une des serveuses ou en tout cas l’un des employés du bar qui l’aurait retrouvé à la fermeture et se serait débrouillé pour le flanquer dehors d’une manière ou d’une autre, et après tout, pour eux, ça ne serait pas la première fois.

Aussi, Wolfgang n’avait aucune réticence à décliner son identité. Qu’importe, de toute façon ce n’était pas quelqu’un de fier, et puis son camarade lui avait filé un sacré coup de main. Alors il lâcha son nom sans même faire sentir une once de fierté dans sa voix. C’était juste un fait qu’il donnait. L’autre lâcha un rire, un vrai rire de corbeau. « Ben ma veine ça, faut que je tombe sur un collègue... » Le chasseur est donc bel et bien un chasseur d’ombre, et tendant la main, il lui broya la main d’un geste ferme quoi qu’un peu maladroit. Wolfgang eut un sourire, de guingois avant de secouer sa main pour remettre en place ses phalanges un peu coincée après une telle poignée de main. Effectivement ils étaient collègues, la circonstance pouvait être amusante, mais aux yeux du drogué complètement défoncé, ce n’était qu’un détail pas de quoi en rire, enfin si un petit peu. Il souriait encore lorsqu’il commença à tâter ses poches avant de réaliser que l’opération allait être un tout petit peu compliqué. L’opération fut effectivement complexe, il manqua de se casser la gueule mais parvint à rétablir son équilibre en se tenant à son camarade d’infortune. « Rafaël Iourovitch Vitaïev. T'as peut-être entendu parler des miens, 'paraît qu'on est assez fameux pour ce qui est de tataner du loup. » Wolfgang se mit à rire en entendant la réponse de son camarade. Tataner du loup, quelle expression pour dire qu’il chassait du loup-garou, autrement dit, les siens enfin, une partie de lui-même mais dont il ne s’était jamais vraiment senti proche. Il avait été éduqué comme un chasseur d’ombre et considérait sa nature de lycan comme une malédiction, faisant de lui un monstre, il se condamnait à chaque fois, et ceci expliquait son sérieux penchant pour la boisson et pour la drogue. Une manière de se perdre et de s’oublier en somme. « Humf. » grommela le lycan. « J’préfère les suceurs de sang. Ca c’est de la proie coriace. » Le chasseur avait choisi de ne pas évoquer sa nature de lycan qu’il taisait soigneusement même si n’importe qui pouvait le sentir à des kilomètres. Il leva son verre pour trinquer avec son camarade pas certain qu’ils l’eut déjà fait.




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