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 Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]

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MessageSujet: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Ven 2 Déc - 10:35

Nuit noire encre, sans lune, calme plat … Je savoure la quiétude du quartier historique de la vieille ville de Prague. J’erre seule, selon mon envie du moment, bifurquant par-ci par-là suivant un bruit incongru ou une odeur intéressante. Je ne chasse pas. Je n’ai même pas soif. J’erre juste, seule sans personne. Petit moment d’intimité loin de tout et de tout le monde. Les derniers événements m’ont amenée à vouloir m’éloigner des Vampires qui trainent habituellement autour d’Hadrian. Les conseils m’agacent en ce moment. Depuis que les Démons ont envahi notre monde, ces pantins désarticulés me poursuivent assidûment. Pour eux, l’Antiquité que je suis devrait avoir des réponses à ce genre de problème ! Bien sur, je fais office de mythe vivant. Il existe très peu de Canaïtes de mon âge et encore moins de plus vieux. Beaucoup se terrent, moi je suis là à disposition du Prince et de la reine selon leur idée. Ils oublient que je ne suis pas de la Carmilla ! Je ne vis que pour ma famille et moi. Si je respecte la Carmilla c’est parce qu’elle est dirigée par mon cher et aimé neveu. Ma seule motivation a ne pas encore avoir quitté la ville encore. Je suis une grande voyageuse qui ne reste que rarement en place. Cette nuit je cherche le calme et le repos. Ne pouvant compter réellement sur Ludo’, par la faute de des Conseillers… Ils voulaient me parler, amis sans mon époux. Il est trop impulsif, irrespectueux et arrogant pour eux. Et je savais qu’il avait promis à Eleanore une nuit de chasse commune. À contre cœur, j’ai donc proposé à mon cher et tendre de profiter de sa nuit et de me laisser jouer au médiatrice auprès du Conseil vampirique. D’une certaine manière, j’aurais préféré être avec lui, mais pour une fois j’ai accepté d’être sérieuse et de ne pas faire passer mes intérêts en premier. Finalement, je ne suis pas restée jusqu’au bout, ils m’énervaient de trop. Je marche pour m’apaiser, impatiente que le soleil pointe son nez pour regagner mon manoir en dehors de la ville et me blottir contre Ludo’ avant de sombrer dans le sommeil. Là, je retrouverais ma sérénité et mon calme olympien.

J’erre donc au cœur du quartier historique, là où peu de Mortels se baladent la nuit. C’est le silence et l’impression de solitude que je recherche en ce moment. Et aussi un petit plongeon dans la passé, ce quartier étant encore marqué par son Histoire. J’aime les villes ayant un cœur historique, moyen de me replonger dans les siècles passés en quelque sorte. Je flâne toujours sans but… Lentement, je bifurque et pénètre dans c qu’ »on appelle « Pařížská ». Je flaire une odeur vaguement connue, que m’apporte le petit vent nocturne. Je stoppe au milieu de la rue et me concentre. L’odeur âcre du sans ténébreux et de la mort, comme disent les Lycanthropes. Pour moi c’est l’odeur d’un Vampire, probablement femelle car je sens aussi une touche de parfum. J’hume l’air et écoute un peu mieux. Des bruits me parviennent doucement, comme si on déplaçait des objets lourds. Instinctivement et pour me distraire, je décide d’aller à la rencontre de cette congénère. Après quelques pas, je découvre une belle dame aux cheveux foncés tombant librement et au regard perçant, la peau nacrée et parfaite. Des petites canines acérées paraissent parfois quand elle sourit. Je l’observe. Elle ne m’est pas inconnue en réalité. Cependant cela fait longtemps que je ne l’avais point croisée. J’approche, me signalant en faisant claquer mes talons cette fois-ci. J’attire son regard et me stoppe à quelque pas, penchant la tête sur la gauche pour la regarder.

«Tu es l’Infante d’Irial, n’est-ce pas ? » Je questionne de manière neutre et d’une voix suave. Je me montre amicale au premier abord. Je suis curieuse de savoir si elle a demandait la permission à Hadrian de rester en ville et si son sire est dans les parages. Ce n’est pas que j’entretiens de bonnes relations avec lui, mais il fait parti des Anciens, des très Anciens Canaïtes.

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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Sam 3 Déc - 8:12

Aislinn tapa nerveusement contre un meuble qu'elle manqua de casser : le meuble trembla dangereusement de toute sa hauteur avant de se stabiliser ; il ne lui restait pratiquement plus de meubles à poser dans son appartement mais ça l'agaçait : elle n'avait pas encore croisé un homme à qui elle aurait pu faire du charme pour qu'il fasse tout le sale boulot à sa place mais peu importe, une fois installé, elle réussirait à passer du bon temps. Elle avait déjà visité rapidement la ville -avant d'avoir été dérangé par une vieille connaissance- et en avait conclu qu'il était plutôt bon à vivre.
Les humains qu'elle avait croisé avait bon goût, sûrement à cause de l'angoisse ressenti durant leur derniers jours : la rumeur de possession s'était ébruitée de par le peu d'humains connaissant l'existence du paranormal. Pour ceux qui n'en connaissait rien, il ressentait quelque chose de louche qu'ils ne pouvaient expliquer. En bref, la ville vivait dans la colère, la panique et la chasse, tout ce dont Aislinn rafolait : il lui suffirait de rester à distance et de regarder de loin ce qu'il se passait entre tous les êtres de Prague, elle ne voulait en aucun cas être "importunée" par ce genre de problème, disait-elle, ce qui voulait plutôt dire qu'elle voulait éviter les ennuis.

Elle attrapa fermement le meuble qu'elle entra sans trop de difficultés dans son appartement, le faisant glisser de temps en temps. Elle avait pris cet appartement pour la vue imprenable qu'elle avait via les portes-fenetres : une ville enveloppée d'un voile noir qu'était la nuit, éclairée par la seule lumière de la lune, absente ce soir là, sûrement la raison de son agacement. Dans une vie antérieur, je devais être un lycan. Elle réprima une grimace à cette pensée et préféra aller chercher le dernier meuble qui lui restait à entrer. Elle senti l'odeur d'un vampire, une odeur plutôt forte, et agréable : elle en conclu qu'un vampire beaucoup plus vieux qu'elle s'approchait. Elle regarda autour sans rien apercevoir. Trop loin, sûrement. Elle s'approcha alors du meuble avant d'entendre des bruits de pas, des escarpins. Elle tourna alors la tête vers les bruits pour apercevoir une femme blonde aux allures de poupée, l'air fragile mais entreprenante. Bien sûr, Aislinn n'était pas stupide, la femme s'approchant d'elle était plus âgée, et plus menaçante. Elle passa ses longs cheveux noirs derrière ses épaules frêles pour faire face à la femme qui la regardait.

«- Tu es l’Infante d’Irial, n’est-ce pas ? »
Aislinn fronca des sourcils traduisant son inquiétude, la regardant de ses yeux aux couleurs de la lune, puis arqua un sourcil et s'approcher lentement. Comment connaissait-elle l'existence d'Irial ? Etait-elle l'ami de son sir, ou bien une simple existence de l'homme qui lui en voulait à mort ? Devait-elle être méfiante, s'en aller, ou bien devait-elle mettre ses craintes de cotées ? Elle en conclu que si elle l'attaquait, elle serai très sûrement battu, si elle s'en allait, elle serait prise en chasse, et que le plus sage était d'être franche et de parler tranquillement. Elle sourit alors avant de répondre d'une voix douce et tout aussi suave :
« - En effet. Il vous envoie pour me tuer ? »
Après tout, il avait déjà envoyé Kaylinn qui avait l'age d'Aislinn et qu'elle avait facilement tué, pourquoi ne pas envoyer quelqu'un de plus âgé pour la tuer une bonne fois pour toute.
Ash remarqua que la femme avait l'air amical. Elle la regarda un instant, perplexe, refusant de lui tourner le dos, pour ne pas lui donner l'occasion de l'attaquer si elle en avait envie. Le vampire posa ses mains sur ses hanches, ouverte à la discussion, détaillant la femme, une vague impression de déjà-vu qui la titillait.
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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Ven 9 Déc - 23:16

L’odeur de la Canaïte m’a attirée sans trop de mal vers le lieu où elle se trouve. C’est une odeur typiquement vampirique mais qui m’inspire une créature d’un certain âge. Je dirais que la belle demoiselle doit avoir quelques siècles et oui, c’est bien une femme au vu du parfum copieux et sucré qui masque l’odeur de sang vampirique. Ce qui m’étonne c’est que j’ai l’impression d’avoir déjà senti cette essence-là, mais il y a déjà bien longtemps. J’hume l’air et tourne au coin d’une rue, silencieuse et invisible. Je ne désire pas être repérée trop rapidement pour pouvoir observer à loisir la jeune Vampiresse que je viens de repérer. Hadrian ne m’a pas signalé de nouveau venu en ville, elle doit donc n’être là que depuis très peu de temps. Je m’arrête à quelques mètres d’elle et l’observe attentivement. Belle, séduisante et très féminine sont les premiers adjectif que la créatrice de mode que je suis lui attribue. Une Ancienne, pour son statut de Canaïte qui a déjà bien vécu et sait rendre le change de toute évidence. Je trouve dans cette rencontre due au hasard un divertissement certain à mes pensées sombres tournées vers le Conseil. Au diable les autruches et pleutres qui prétendent conseiller mon neveu, j’ai mieux à faire en cet instant. Après tout comme il leur sied de si souvent me le répéter, je ne suis pas de la Carmilla. Je suis une indépendante, qui a son propre clan et ses propres codes de vies que j’inculque à mes Infants et Familiers. Pour le reste, si le bien commun rejoint mon avantage personnel, alors oui je peux être une alliée pour eux. Sinon, je reste à l’écart. Je n’offre que très peu de respect à ce genre de conseil, mais Hadrian est mon neveu et un ancien amant. Il porte mon sang et est le Prince de cette ville. Tout comme ma chère Eden est Reine. Alors je fais l’effort de me montrer polie et vaguement conciliante, même si un simple regard froid de ma part suffit à les remettre à leur place d’insignifiant Vampires. Surtout depuis que certains ont osé proférer des menaces de sanctions et des citriques sur mon époux. Pour qui se prennent-ils ? Si je les honore de ma présence et accepte de vivre à Prague, c’est uniquement par amour pour mon neveu. Aussi, suis-je bien contente d’avoir de quoi oublier les pantins du Conseil à cet instant précis.

Finalement, j’approche en claquant mes talons aiguilles sur le sol en béton. Je ne désire pas la prendre par surprise, loin de là. Je ne suis pas là en ennemie. Je viens juste faire connaissance avec une nouvelle venue. Elle sent ma présence, surement que mon odeur m’a trahie comme la sienne l’a trahi quelques minutes plus tôt. Elle tourne son joli minois de poupées de porcelaine vers moi et me détaille lentement. Elle doit chercher à savoir qui je suis. Je l’observe en retour et commence à me rappeler de qui elle est, l’Infante d’Irial. Par politesse, je lui pose ouvertement la question et la demoiselle me toise sans vergogne, sure d’elle. Un léger silence suit ma question anodine et remplie la rue déserte, pendant lequel nous nous regardons mutuellement attentive aux gestes de l’autre.

Irial, une très vieille connaissance en quelque sorte. Je n’apprécie pas vraiment ce Vampire, mais lui offre un certain respect dû à son âge. Il est presque aussi ancien que moi. Autrement dit, même si je ne supporte guère sa manie de vouloir dominer et gérer tout le monde, je me montre polie quand nos chemins se croisent. Il ne m’a jamais été agréable, et je sais qu’il m’apprécie moyennement aussi. Il ne supporte pas mon comportement hautain, selon lui, envers les hommes qui me pousse à les manipuler et à m’instaurer en maitresse. Mais il sait que face à moi il a peu de chance, j’appartiens à une lignée assez longue et encore bien fournie. Mon père et Sire est beaucoup plus vieux et n’admettra jamais qu’on élimine un de ses descendants, et surement pas de la première génération. Aussi si nous ne nous apprécions guère, nous nous montrons généralement diplomates et purement polis quand nos chemins se croisent. Il va s’end ire que j’évite de le rencontrer trop souvent tout comme je le soupçonne d’agir de même. Quant à la Vampiresse me faisant face, je devine qu’il s‘agit de son infante rebelle, celle qui a eu l’audace autrefois de le défier. Je sens l’inquiétude de la jeune Canaïte me faisant face, mais elle approche sans me lâcher des yeux et finit par me répondre. Sa phrase me fait sourire d’amusement.

« Personne, et surtout pas Irial, ne me donne d’ordre. Non ton odeur m’était vaguement familière et en voyant ton doux visage de poupée je t’ai reconnue. » Je réplique en rendant mon sourire plus avenant et mon expression amicale. Si elle n’aime pas Irial, alors elle est une amie potentielle. « Je ne suis point ton ennemie, puisque guère l’amie de ton Sire. Mon nom et Suzanne de Vaujours, mais tu as dû me croiser jeune Infante sous celui de taranis. »

Je fais un pas vers elle, m’approchant et lui tends une main polie et amicale. Je ne lui veux aucun mal, loin de là. Je désire mieux connaitre celle qui a osé lever la main sur son Sire et se rebeller. Même si la pratique n’est guère courante, je peux comprendre vu son Créateur qu’elle en a eu assez et a fini par vouloir son indépendance. Cependant je pense me rappeler que certaines rumeurs la disaient morte… Comme quoi, il ne faut jamais se fier à ce que l’on entend si on ne peut le vérifier soi même.

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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Sam 10 Déc - 0:49

Aislinn reconnut la femme une fois qu'elle l'eut sourit : elle était l'une des connaissances de son Sîre Irial, la raison pour laquelle elle lui avait posé cette question. Elle avait, des siècles auparavant, lorsqu'Aislinn n'était encore qu'une Novice, croisé plusieurs fois la route d'Irial qui visiblement, n'était pas ravi, qui était réciproque pour Suzanne : à chaque fois, la jeune vampire arrivait à capter les tensions qu'il y avait entre les deux vampires âgés, et, à chaque fois, il ne se passait jamais rien, à la grande deception de Aislinn. Elle savait que ces deux vampires étaient extrêmement puissant, son Sîre était très colérique, cette femme devait être la plus âgé et donc arriverait à dominer. Elle savait surtout que si ces deux personnes menaient un combat, il n'y aurait peut-être pas de survivants. En effet, Irial donnait constamment des ordres, et la femme qui lui faisait incessamment face ne supportait pas les ordres. Mais malheureusement, ils restaient tout de même polis, et cachaient leurs différents derrière des sourires hypocrites et froids. La dernière fois qu'elle avait vu cette femme, c'était quelques jours avant sa fuite, avant qu'Irial ne la banisse de sa ville natale. La seule pensée de cet homme la mettait hors d'elle : il l'avait oublié durant des siècles et osait envoyer des gens la tuer. Elle pensait tout d'abord que la femme qui lui faisait face était de ces personnes sous les ordres d'Irial :
« Personne, et surtout pas Irial, ne me donne d’ordre. Non, ton odeur m’était vaguement familière et en voyant ton doux visage de poupée je t’ai reconnue. »
Ash arqua un sourcil surpris. Ce n'était pas sa réponse qui l'avait surpris, mais elle même. Irial avait toujours eu des différents avec cette femme, pourquoi l'obéïrait-elle maintenant ? Surtout en sachant qu'elle faisait parti des vampires les plus vieux sur cette planète. Le sourire qu'elle lui adressa mit Aislinn en confiance, qui le lui rendit. « Je ne suis point ton ennemie, puisque guère l’amie de ton Sire. Mon nom et Suzanne de Vaujours, mais tu as dû me croiser jeune Infante sous celui de Taranis. »
Taranis, ça y est, ça lui revenait, la femme à la beauté froide s'appelait Taranis. Elle avait entendu dire qu'elle avait un lien avec le Prince de Prague, celui qui avait eu la réputation d'un vampire sanguinaire et sans scrupule. Elle regarda la femme s'approcher à nouveau et lui tendre sa main. Restant toujours interdite et silencieuse, Ash fini par tendre la main pour lui rendre une poignet de main ferme. Comment une femme comme elle pouvait-être aussi amicale, alors qu'Aislinn était l'exemple même du vampire à exterminé : cruelle, sadique, elle avait osé défier son Sîre, et ça ne semblait pas gêner Suzanne. Elle restait tout de même sur ses gardes, sans pour autant lui cacher son identité, qui en fait, n'était plus du tout un secret. Elle aurait peut-être dû rester secrète et invisible pour faire croire à sa mort ? Peut-être qu'à partir de maintenant, les bruits de sa mort seraient démentis, et elle serait chassé par les nombreuses personnes lui voulant sa peau ?
« Aislinn Luaine, enchantée. » Elle ne savait pas vraiment quoi lui dire, resta un long moment silencieuse puis décida de l'inviter à entrer.
« Peut-être que vous voudriez boire un verre de sang en ma compagnie ? Qu'on puisse discuter, cela fait longtemps que nos chemins ne se sont pas croisés. »
Sans attendre une quelconque réponse, Aislinn entra dans son loft avec le meuble qui lui restait, sachant à l'avance qu'elle était suivi de Taranis. Elle posa le meuble et l'invita à s'asseoir.
« Que faites vous à Prague ? Irial me disait que vous voyagiez énormément... »
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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Dim 11 Déc - 5:21

Le jeune Canaïte qui me fait face est un vague souvenir lointain. À l’époque bien effacée derrière Irial, son Sire, j’avais deviné sa volonté et sa force de caractère. Un simple regard suffisait pour savoir qu’il ne l’aurait pas éternellement sous sa dominance. Et j’avoue que cela m’amuser. Il n’empêche que je n’aurais point cru qu’elle survivrait à la rage de son Créateur. Il ne fallait guère être savant pour remarquer qu’Irial aimait dominer son monde et imposait sa vue. La première fois que ma route a croisé le sienne, j’étais encore avec mon Père, et une bien jeune Vampiresse obéissante à celui qui représentait ma famille. En a-t-il déduit qu’on pouvait mes dominer des ordres ? Que j’étais de ces femmes soumises ? Surement, car 500 ans plus tard environ, nos routes se recroisaient. Sans Augustin à mes côtés, Irial s’imagina pouvoir m’ordonner quelque chose. La correction que je lui mis ce jour-là fut atroce et phénoménale. Mais il ne s’est plus jamais risqué. Il sait pertinemment que derrière moi se trouve un des plus Anciens Canaïtes encore en vie, et que je ne rigole guère avec l’impolitesse. Je suis une femme maitresse, même si je deviens une simple amoureuse admirative pour mon époux. Il n’empêche qu’après cet épisode, nos rapports sont devenus froid. Après les ravages de la Sainte Inquisition, je n’avais pas à cœur d’éliminer un des rares Vampires presque aussi vieux que moi aussi ai-je toléré sa présence et ses grimaces de mâle dominant, pour le peu que nos chemins se sont par accident croisés. En retour, il s’est toujours montrer courtois, distants et respectueux, autant qu’il pouvait l’être. Mais l’humiliation de la défaite état encore inscrite en lui profondément et il refusait de subir à nouveau cet outrage. Quant à Aislinn, elle m’a intriguée dés le premier regard même si elle n’était qu’une jeune Nouvelle-Née. J’ai un peu tourné autour d’Irial et de son Infante pendant ce temps-là. Je voyais aussi la curiosité dans ses yeux. Et puis j’ai quitté l’Irlande. J’eus bien sur vent de sa rébellion, mais depuis je n’ai revu qu’une seule fois son Sire et la conversation n’a pas tourné autour de son Infante ingrate. Une simple grimace a suffit à faire comprendre que je prendrais facilement le parti de l’ingrate. Depuis, je n’ai plus eu de nouvelle, hormis indirectement quand il passe non loin de Prague ou ce fait remarquer quelque part. Je suis étonnée qu’il ne soit pas encore Prince d’une ville ou Roi.

Doucement je la rassure sur mes intentions et renvoi Irial bien loin. Maintenant que je sais qui elle est son nom devrait me revenir avec facilité. Elle grimace presque de surprise, avant de toute évidence de remettre qui je suis et ma position d’ainée face à son Sire. J’ai toujours été une indépendante qui dominait et gérait son monde d’une main de fer dans un gant de velours comme on dit. En cela nous sommes semblables, et puisqu’elle est une vieille amie, je peux peut-être si le contact se passe bien en profiter pour l’aider à s’installer à Prague et se faire quelques relations. Elle répond lentement à mon sourire et je poursuis l’assurance de ma présence amicale. Quand je prononce mon ancien nom celte, bien connu dans les vieux mythes, je vois son regard s’illuminer de compréhension. Elle sait enfin qui je suis ou du moins s’en rappelle un peu mieux. Décidée à être encore plus avenante, j’avance en lui tendant une main amicale en guise de salut. Elle met quelques secondes avant d’oser la saisir et de me rendre ma poignée de main avec fermeté et légèreté tout à la fois. Elle se présente et je remets enfin un véritable nom sur son doux visage de poupée de porcelaine. Elle serait parfaite avec sa morphologie et ses formes féminines comme mannequin. Elle m’invite après cela à prendre un verre de sang et j’accepte d’un mouvement de la tête. Je la suis à l’intérieure où elle rentre un dernier meuble et m’invite à m’asseoir avec un geste gracieux.

« Je veux bien un verre de sang. » Je réponds en m’installant dans un fauteuil et en croisant les jambes. « J’ai toujours beaucoup voyagé, une manière de vivre. Seulement Hadrian, le Prince de Prague, est mon neveu… L’Infant d’un de mes frères… Et il m’a demandé il y a une soixantaine d’années de rester ici pour le soutenir. Je m’y suis donc installée avec mes proches. Dis-moi Aislinn, quel projet as-tu ? J’aurais peut-être une proposition pour toi…. »

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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Dim 11 Déc - 6:03

Aislinn ne savait pas réellement comment agir face à elle. Elle avait toujours vu comme quelqu'un de dure et exigeante, peut-être une erreur, vu le peu de fois où elle s'était adressé la parole. En fait, Aislinn voyait en elle sa mère en beaucoup moins soumise. A différence que sa mère était brune. Lorsqu'elle était en Irlande, encore humaine, certaines personnes jugeaient qu'elles pouvaient être Arméniennes : des femmes aussi brunes en Europe, surtout dans le Nord, était rare à voir. Aislinn n'avait jamais demandé à sa mère quelle était son éthnie et savait surtout que sa mère le lui cachait, à chaque fois qu'on faisait référénce à leurs pigments, la mère d'Ash baissait les yeux et tentait de changer de sujet tout en restant polie. Quant à son père, elle ne l'avait jamais connu, selon les dire de sa mère, il était mort, selon les habitants de la ville connaissant les Luaine, il s'en était allé.

Elle décida d'adopter une attitude agréable et polie, plutôt rare chez elle, qui n'était pas accoutumée à vouvoyer, sourire avec grattitude et rester en place. D'ailleurs, elle révait de sortir courir dans la forêt. Malgré les apparences, et malgré son attitude plutôt superficielle, elle aimait et vivait avec la nature. Elle passa sa main dans ses cheveux pour remettre de l'ordre dans ses idées : elle ne pensait jamais à son passé, mais depuis qu'elle était arrivé à Prague, sa vie humaine et sa transformation la hantait, comme un fantôme, comme un démon, prêt à la persécuter. Il fallait qu'elle se remette de ça, elle ne voudrait pas que ça devienne une faiblesse.

Après avoir sorti deux verres à pieds, elle ouvrit un frigo où des poches de sang frais s'y trouvait : elle n'avait pas eu beaucoup d'appétit à la chasse se matin, et avait soustrait tout le sang du corps pour en faire des reserves, au cas où ; elle avait visiblement bien fait. Elle ferma d'un coup sec la porte du réfrigirateur et lui tendit son verre avant de s'asseoir face à elle. Ash n'avait jamais vu en elle une menace, mais une personne qui pourrait toujours aider en cas de besoin. Elle écouta attentivement Taranis et fut surprise en entendant le nom d'Hadrian. Le Prince de Prague est vraiment son neuveu, et elle en était proche :

Pendant des années, Irial avait donné l'exemple d'Hadrian, vampire sanguinaire et cruel, un exemple à ne surtout pas suivre, mais Aislinn, aime, trouvait ce genre de vie haute en couleur, intéressante, exitante. Son Sîre n'aurait peut-être pas dû lui en parler, car après s'être vengée de son mari, elle prit l'exemple de ce Prince carnassier pour une vie de chasseuse infernale.

« - Dis-moi Aislinn, quel projet as-tu ? J’aurais peut-être une proposition pour toi... »

Projet ? Aislinn n'y avait pas encore pensé, à vrai dire, elle pensait flâner dans les rues de la ville glacée et hantée. Elle se contenta d'un hauchement d'épaules pour lui montrer sa perplexité et la fixa de ses grands yeux aux couleurs de lune avant de répondre, hésitante, et pas à l'aise avec les bonnes manières :

« - Et bien... Rien. Mais je peux toujours écouter votre proposition... »

Elle bu une gorgé de son verre de sang, sans la quitter des yeux.
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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Ven 16 Déc - 6:39

Je le perturbe, je peux le sentir. Il lui est compliqué de savoir comment agir face à moi et à ce que je représente. Je suis une très vieille Canaïte, qui a traversé les temps en s’adaptant et restant moderne. Néanmoins, j’ai acquis sagesse et puissance ? Et surtout fait remarquable dans ma race et qui vaut l’admiration, j’ai survécu à la Sainte Inquisition. Beaucoup d’Anciens sont morts pendant ces 2 siècles de ravage en Europe et d’‘extermination des êtres surnaturels. Hors, je fais partie de ces vampires qui ont plus de 700 ans et qui en conséquence connaissent le monde d’avant… Celui des mythes et légendes, celui où il n’y avait ni Loi ni pacte d’alliance, où existait juste le droit de vivre comme bon vous semblez. Une référence et aux yeux du Conseil je suis la sagesse incarnée. Certains Canaïtes me voient comme une divinité. J’ai atteint le dernier niveau de maitrise de mes dons ténébreux ; je sais paraitre humaine et les imiter sans difficulté ; j’ai un savoir immense dû à ma longue existence. Je suis sans doute l’image parfaite que certains se font des Vampires millénaires. Autrement dit, j’impose par ma simple présence mon autorité, la peur et le respect. Rare sont ceux qui osent me contrarier. Pour Aislinn, habituée à agir en maitresse, se trouver face à moi à de quoi la perturber. Elle sait que comparer à un autre Vampire, elle ne pourra pas m’éliminer facilement si les choses dérapent. Ni m’imposer sa volonté, d’ailleurs. Elle se retrouve donc coincée avec moi, et un peu soumise à ma volonté. Il ne lui reste que l’option d’éviter de me vexer et d’aller dans mon sens tout en étant elle-même.

Je l’observe attentivement, prenant la peine de la détailler d’un œil experts. Sa peau matte et bronzée est parfaite, lisse et semble douce. Elle a des yeux couleur gris lune rares et intéressants, une superbe longue chevelure noir qui tombe librement et semble soyeuse. Poitrine pas trop généreuse mais ben ronde, taille fine, jambes longues et musclées. Elle a des formes correctes et bien proportionnées, ainsi qu’une taille intéressante. Ses lèvres pulpeuses sont maquillées avec soin et elle a un port aristocratique intéressant. Son expression et ses mouvements sont fluides voire félins et très sensuels. Une petite idée en conséquence de toutes ses perfections nait en ma tête.

Je l’observe se mouvoir et lance un regard circulaire à l’appartement. Je croise mes jambes et m’enfonce un peu plus dans mon fauteuil confortable. Le loft est vaste et les meubles semblent avoir été choisis avec beaucoup de goût. Par la porte fenêtre ouverte, le ciel étoilé de Prague est visible, et d’où je suis je peux admirer la Lune. Elle a décidé de vivre en plein cœur historique de Prague. J’approuve son choix, même si j’ai décidé de m’installer à long terme hors de la ville. Autrefois je louais ce genre d’appartement pour ma famille et moi, quand nous ne passions qu’un court laps de temps dans une ville. Sachant que j’allais y demeurer longtemps, j’ai opté pour un manoir en périphérie de la vie, éloignée et immense. Il me faut de la place et de la tranquillité pour les miens et moi. Peut-être un jour, l’inviterais-je à y venir. Le claquement de la porte du frigo attire mon attention. Du sang froid… Hum, je peux le boire mais je le préfère nettement chaud, tout juste prélevé à la gorge de ma victime. Ou en mieux comme élixir exquis, celui tiède de Ludovic quand je plante sensuellement mes canines dans sa peau nacrée. Je me secoue pour revenir au moment présent et prends le verre sur pied très ouvragé que me temps la jeune immortelle. Je réponds délicatement à sa question sans pour autant m’étendre sur mon lien de sang avec Hadrian. Elle doit le connaitre, il a une réputation assez conséquente et fait aussi parti des Anciens avec ses 8 siècles de vie. J’ai toujours eu un faible pour Hadrian. Je vois al surprise et l’attention que m’accorde mon hôtesse. Je prends une gorgée de sang et laisse un petit silence s’installer, histoire qu’elle assimile les informations. Finalement, je reviens à l’idée que son physique parfait m’a soufflé plus tôt et je la questionne gentiment d’une voix sucrée. À sa réponse, un sourire nait sur mes lèvres.

« Vois-tu quand j’ai accepté de rester à Prague, il m’a fallu une activité pour m’occuper. Après quelques tentatives, j’ai ouvert une maison de mode, le Victorian’s Creation. J’y crée divers vêtements et sous-vêtements féminins et masculins. Tu as une morphologie, une peau parfaite et de superbes formes. Si tu le souhaites, tu pourrais aisément être mannequin. Cela t’amuserait peut-être et occuperait certaines de tes nuits. Enfin à ta convenance ma chère. » J’explique avec lenteur, ménageant mon effet. Je lui laissé le temps de réfléchir tout en dégustant mon verre de sang.

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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Mar 20 Déc - 7:22

Aislinn regarda le contenu de son verre avec une légère grimace. Elle n'aimait pas ce genre de sang, mais malheureusement, le corps qu'elle avait déguster quelques heures auparavant ne rentrait pas dans son réfrigirateur temporairement trop petit, et l'odeur du cadavre n'étant pas au frais était non seulement nauséabonde et désagréable mais de plus, les tissus s'en retrouve imprégnié. Impossible de s'en débarasser. Elle s'assit alors en regardant attentivement l'Ancienne qui lui faisait face : elle l'aimait sa peau légèrement hâlé, et ses cheveux aux couleurs de blés. Ash continuait de la détailler, elle voyait et savait que son regard était lourd et gênant mais peu importe, elle voulait connaître et savoir qui lui faisait face. Ce vieux vampire était ravissante et visiblement haut placé : ses vêtements ainsi que ses bijoux étaient hors de prix et même Aislinn qui avait de quoi vivre un éternité et depenser sans compter ne pouvait se payer ce genre de choses. Elle soupira en voyant la paire de Louboutin : elle voulait les mêmes.

Aislinn regarda son appartement, comme son interlocutrice, laissant un blanc. Elle avait fait comme à son habitude, pris un appartement qu'elle utiliserait jusqu'à ce qu'elle se lasse et parte ailleurs, ce qui pouvait arriver très vite : Aislinn ne supportait pas la routine, pour elle les habitudes devaient être rompu, c'est pour ça qu'elle ne pouvait pas avoir de conjoint officiel, non seulement elle se laissait, mais elle draguer aussi tout ce qui bougeait, donc pour elle, inutile de se voir avec quelqu'un pour un bout de temps.

La voix que Suzanne adoptait rendait Ash plus à l'aise et plus confiante. Elle lui adressa un sourire sincère avant d'écouter, avec une légère impatience, la requête du vampire :

« Vois-tu quand j’ai accepté de rester à Prague, il m’a fallu une activité pour m’occuper. Après quelques tentatives, j’ai ouvert une maison de mode, le Victorian’s Creation. J’y crée divers vêtements et sous-vêtements féminins et masculins. Tu as une morphologie, une peau parfaite et de superbes formes. Si tu le souhaites, tu pourrais aisément être mannequin. Cela t’amuserait peut-être et occuperait certaines de tes nuits. Enfin à ta convenance ma chère. »

Mannequin ? C'est une plutôt bonne idée, en fait. Pour tout dire, Aislinn s'ennuyait terriblement : elle ne connaissait personne et ce boulot lui permettrait de se faire des connaissances plus ou moins intéressante, et puis, le fait qu'on lui propose un poste, la fit remonter dans son propre estime. Elle ne pensait pas que son physique était aussi avantageux, même si elle aimait en jouer. Elle la regarda boire son verre avec un léger sourire.

« Merci beaucoup, c'est plutôt flatteur. Pour tout vous dire, je cherchais une occupation en dehors de mes heures de chasses et vous êtes tombé à pique. J'accepte ! » Elle bu une dernière gorgé de son verre de sang qu'elle posa sur la table qui les séparait. « Je peux vous poser quelques questions ? Je suis ici depuis seulement deux jours, et pour tout vous dire, je ne connais pas vraiment le fonctionnement de la société vampirique de Prague. Dois-je aller me.. » elle feignit des guillemets avec ses mains « faire recenser ou tout simplement vivre tranquillement ? »

Elle bascula sa tête sur le côté, lui donnant un air de petite fille curieuse.
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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Lun 26 Déc - 4:00

La jeune Canaïte, en comparaison à mon âge bien sur, m’observe attentivement. Elle me détaille de la pointe de me cheveux blond à la pointe de mes chaussures de luxe. Je la laisse faire sans me montrer désagréable ou impatiente. Après tout, je l’ai moi-même observé de loin avant de l’aborder et son regard ne me pèse nullement. Le contenu du verre en cristal n’est pas ragoutant. Certes c’est du sang humain pris sur un homme jeune et vigoureux et il garde un arrière goût de la peur, qu’il a dû ressentir à sa mort. Mais il est froid et visqueux, loin d’être aussi liquide que quand il est prélevé chaud à la gorge d’une proie. De manière général, je ne bois que du sang chaud que je prélève moi-même avec délicatesse ou non sur une victime. Ici de toute évidence, la demoiselle a saigné de son vivant l’homme, sinon le sang contenu dans le verre serait du poison pure pour nous. Pendant qu’elle m’observe, je joue avec le verre peu encline à finir le breuvage glacé et trop crémeux. L’envie du sang de Ludo’ se fait sentir, et je passe une langue gourmande sur mes canines et lèvres. L’élixir pur et savoureux, le goût unique et envoutant du sang de mon époux me revient. Qu’il serait agréable là, de mordiller sensuellement sa peau avant de la percer et de prélever quelques rares gouttes du liquide carmin. Mais je dois me contenter de sang humain froid pour le moment. Le regard couleur lune s’attarde principalement sur les bijoux qui ornent mon cou et mes oreilles, frôle l’alliance parsemée de pierres précieuses qui ne quitte jamais mon doigt avant de détailler, tel un experts, le tissu et la découpe de ma robe. Finalement, elle observe avec envie les chaussures à talons hauts que je porte cette nuit. De toute évidence, les affres dont je me pare sont sources d’envie et d’intérêt pour la Vampiresse. Et cette constatation fait naitre un sourire sur mes lèvres légèrement maquillées. Je suis presque sure qu’elle acceptera la proposition de travail que je vais lui faire au vu de son intérêt pour mes habits.

Mes yeux font un tour plus ou moins rapide de l’appartement et instinctivement je mémorise odeur et disposition. L’appartement est vaste et meublé avec goût, démontrant que sa propriétaire a dû appartenir à l’aristocratie. Pour moi, ancienne esclave et fille de joie, la découverte de la richesse vient après ma transformation. Au départ, je pouvais me contenter de peu, ce qui est toujours le cas. Mais est-ce parce qu’Humaine j’ai manqué de tout et ai été réduite à rien, qu’une fois Vampire j’ai accumulé autant ? J’ai soigneusement choisi mes proies pour accroitre ma fortune personnelle et entrer dans le monde de l’aristocratie romaine. Augustin, mon Père et sire, était habitué à ce monde-là et m’a gentiment éduquée comme une citoyenne patricienne romaine. Finalement j’ai souvent chassé au milieu des nantis et riches, m’habituant à agir et parler comme eux. Je suis même arrivée à souvent hérité des biens de mes victimes ou de vieillard que je charmé avant leur mort et qui me léguait tout. Puis j’ai collectionné les œuvres d’arts et objets antiques. À l’époque sans valeur, aujourd’hui ils valent une fortune et meublent notre manoir lui donnant un aspect ancien et moderne. J’ai trop d’argent, je ne dépenserais pas tout et avec le Victorian’s Creation cela ne fait que s’accroitre d’années en années. Néanmoins je suis en mesure d’offrir tout ce que ma famille désire et de gâter mes familiers. C’est parce que j’en avais trop que j’ai pu laisser Ludovic offrir une vie confortable à sa famille humaine, que je peux couvrir Ania de bijoux et passer à Naoko ses caprices sur les armes traditionnelles japonaises, dont certaines sont de pure pièces de collection. C’est pour cela que je peux me permettre de couver Yulia, ma Marquée, et de la cajoler le temps de l’apprivoiser. C’est aussi cette raison qui me permet de ne pas m’en faire pour les délais au Victorian’s Creation. Depuis ma renaissance, j’arpente la haute société, j’en ai les manières et habitudes. Et je ne compte nullement changer. Même si je peux aussi paraitre une simple Mortelle.

Lentement, avec un sourire avenant, je propose à Aislinn de devenir mannequin pour le Victorian’s Creation. Elle me fixe et ne réfléchit que très peu avant de me donner une réponse positive, tel que je m’y attendais. Il semblerait que j’ai bien cerné la demoiselle. Elle accepte avec joie assez rapidement, l’air flatté et les yeux brillants. Je cache ma satisfaction derrière mon sourire poli et amicale et ne quitte pas des yeux ma nouvelle employée. Elle boit une gorgée et me questionne ensuite sur l’usage en cours à Prague auprès de la Carmilla.

«Et bien nous voilà d’accord. Deux petites choses à savoir : on ne chasse pas au Victorian’s Creation. Les Humains y travaillant ignorent de manière générale ce que nous sommes, hormis un ou deux Marqués, et y sont en sécurité. Je ne tolère pas qu’on les chasse. Et deuxièmement, tout ce qui sera réalisé sur vous pour les défilé vous appartiendra naturellement : sous-vêtements, vêtements, accessoires, chaussures et bijoux. Vous pourrez tout reprendre après le défilé. C’est un petit plus qui accompagne le salaire. » J’explique d’une voix amicale la manière de fonctionner de la maison de mode au niveau des Vampires. Après un silence, je réponds à sa question : « Bien sur, si je peux y répondre. Je tiens à préciser que je n’appartiens pas à la Carmilla, mais je sais comment Hadrian gère sa ville. Il est de coutume qu’un Vampire fraichement arrivé se présente au Prince et lui demande l’autorisation de résider sur ses terres en respect avec ses Lois. À mon avis, il serait bon que vous alliez à l’Elysium vous présenter à Hadrian. Dites que vous êtes une de mes amies, et ils ne vous ennuieront guère plus. »

Je ne mens pas, ceux qui comme Vitaly ont revendiqué un lien quelconque avec moi en sont restés à une simple présentation et ont évité mise en garde et autres test du Conseil. C’est qu’ils se refusent, ces pleutres, à me vexer par crainte. Une bonne chose, je les supporte déjà difficilement en temps normal alors irritée, qui sait ce que je leur ferais faire ?

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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Sam 14 Jan - 11:07

« Et bien nous voilà d’accord. Deux petites choses à savoir : on ne chasse pas au Victorian’s Creation. Les Humains y travaillant ignorent de manière générale ce que nous sommes, hormis un ou deux Marqués, et y sont en sécurité. Je ne tolère pas qu’on les chasse. »

Zut. Aislinn avait beaucoup de mal à obeïr aux règles et avait déjà pensé au goût succulant des beaux mals qui y passait. Visiblement, elle allait devoir se plier, et sourire, elle n'avait pas le choix. Pour se fondre à la société de Prague, il lui fallait faire comme tous les vampires civilisés d'ici. Donc, il fallait qu'elle n'attaque que les passants des rues de façon discrète. Comment allait-elle pour attirer l'attention des gens sur elle ? Elle allait devoir faire autrement, elle ne voulait pas une Ancienne sur le dos, et surtout pas une Ancienne de la famille royale.

« Et deuxièmement, tout ce qui sera réalisé sur vous pour les défilé vous appartiendra naturellement : sous-vêtements, vêtements, accessoires, chaussures et bijoux. Vous pourrez tout reprendre après le défilé. C’est un petit plus qui accompagne le salaire. »

Deuxième règle. Au fur et à mesure qu'elle écoutait, elle finit par apprécier les règles. Haute couture et salaire ? C'est tout ce qui me fallait, mes économies étaient presque à sec. Depuis qu'elle avait quitté son Sîre pour aller à Paris, tout était parfait : elle était riche, une demeure immense, des hectars lui appartenant à ne plus en finir, des français en veux-tu en voilà, mais malheureusement, au bout de deux siècles, son destin la rattrapa. Elle prit ses clics, ses clacs et s'enfuit pour un autre pays. Ce qu'elle fit tout au long de sa vie. Pour tout avouer, le passage en Euro lorsqu'elle était en Allemagne lui avait presque réduit sa fortune : l'argent vallait beaucoup moins cher que maintenant, et par conséquent, lors du changement, elle devint beaucoup moins riche. Au cours de ses quelques années, elle dû traverser le monde en quelques mois à la recherche d'un endroit où Irial n'irait pas la chercher. En venant ici, elle pensait être en sécurité, mais elle avait eu tord. Elle pensait même que c'était ici que le jeu entre eux allait commencer. Esperons que ce jeu se déroule à distance et qu'il ne se déplace pas sur Prague. Elle paraissait un instant dans ses pensées, son visage traduisant sa rage et son regard embrasé de colère. Elle regarda le paysage au loin, se maudissant elle-même. Peut-être que si j'avais été obéïssante... Non. Son égoïsme prenait toujours le pas sur sa raison, après tout, c'était le seul à l'avoir toujours sauvé.

« Bien sur, si je peux y répondre. »

Aislinn releva tourna la tête vers son interlocutrice qui venait de la faire sortir de ses pensées. Elle abandonna facilement son visage ampli de colère, pour un autre à la fois insolent et amusé, qui faisait tout son charme. Elle passa une énième fois sa main dans ses cheveux en relevant les sourcils.

« Je tiens à préciser que je n’appartiens pas à la Carmilla, mais je sais comment Hadrian gère sa ville. Il est de coutume qu’un Vampire fraichement arrivé se présente au Prince et lui demande l’autorisation de résider sur ses terres en respect avec ses Lois. À mon avis, il serait bon que vous alliez à l’Elysium vous présenter à Hadrian. »

Autorisation de résider ? Coutume ? Se présenter ? Zut. Se présenter pour dire quoi ? Qu'elle s'était rebellé contre son Sîre, en sachant qu'il en était lui même un ? Lui dire qu'elle aimait semer chaos et désordre ? Elle était même sur, avec la chance qu'elle avait, qu'elle serait viré de Prague avant même d'ouvrir la bouche : rien que son attitude traduisait qui elle était.

« Dites que vous êtes une de mes amies, et ils ne vous ennuieront guère plus. »

Ash arqua un sourcil. Peut-être une chance de pouvoir rester et peut-être être apprécié ? Tant qu'elle n'avait pas d'ennemis trop dangereux, c'était le principal.

Elle se leva soudainement et s'approcha de son interlocutrice. Malgré son âge, elle voulu ne pas paraître impressionné. Elle prit son air hautain l'espace d'un instant.

« - Autant vous prévenir, mon passé est flou, j'ai souvent des ennuies, et je n'hésite pas à tuer car pour moi, rien n'est plus important que ma survie. Vous allez peut-être penser que je suis égoïste mais ce n'est pas le cas. Certaines personnes veulent ma peau, et si ces personnes sont des vampires, lycans ou autres, quitte à me mettre le Prince de Prague à dos... »

Elle haussa les épaules, tournant le dos à son interlocutrice et enchaîna :

« - Je fais des erreurs à maintes reprises, je me suis faites virer par les vampires nobles de plusieurs villes, mais je vous l'ai dit. Si au jour d'aujourd'hui et depuis six cent ans je suis un vampire, c'est pour une raison particulière. »

Elle souria pour elle même, et même si Suzanne n'avait qu'un simple aperçu de son dos, elle savait que son sourire se ferai ressentir. Aislinn la regarda finalement droit dans les yeux en l'attente d'une quelconque réaction de son interlocutrice.
Elle savait que ce qu'elle venait était déplacé, et savait également qu'elle pouvait avoir de gros ennuis suite à ses paroles, mais elle préférait commencer à faire table rase.
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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Sam 4 Fév - 6:06

Puisqu’elle semble accepter l’idée de travailler pour moi, je mets au clair quelques petits points de fonctionnement. En dehors des termes des contrats habituels, il y a des règles que j’impose à mon personnel non humain. Pour moi, côtoyer les Mortels n’est guère un problème. Je suis assez vieille pour ne pas céder trop facilement à la soif et pour jouer à la Mortelle avec perfection. Mais que les Humains du Victorian’s Creation ignorent la réalité des ténèbres, ou sont au courant comme ma chère Zora, ma Marquée, ils ont la sureté que rien ne leur arrivera. Enfin pas dans ma maison de création, en dehors je ne suis pas maitresse de leur sort. C’est une loi que même Ludo’, qui pourtant déteste les ordres et contraintes, a toujours respecté. Mais je sais que lui le fait par amour et parce qu’il se refuse à me nuire d’une manière oud ‘une autre. J’accepte d’engager n’importe quelle race, mais j’estime qu’alors il faut respecter chaque forme de vie et ne pas devenir un danger pour les autres collègues. Sans quoi, ma réaction est immédiate et relativement mortelles selon les cas. Aussi, c’est d’une voix neutre et calme, mais n’admettant guère la contrariété que j’annonce ce petit point à ma nouvelle employée. Mon regard fixe intensément Aislinn alors qu’elle assimile l’information. Je ne peux lire ses pensées, mais à ses mimiques boudeuses et à ses réactions involontaires, je constate que l’idée lui est dérangeante. Biens ru, j’ai une vague connaissance de ce qu’elle a commis comme crime et massacre durant sa longue vie. Je sais aussi que mon ordre est difficile à suivre pour quelqu’un habitait à vivre librement. Mais il y a des choses que j’impose. Sans être de la Carmilla, loin sans faut d’ailleurs, j’ai un code de vie stricte et précis, enseigné par mon père et qui a jusque maintenant permis aux miens de survivre et de se fondre dans la masse humaine. Je ne permets pas qu’on mette les miens en danger, aussi je cadre directement la demoiselle. Et si elle ne se sent guère de résister à la tentation, mieux vaut qu’elle refuse ma proposition d’emploie. Mais de toute évidence, à son silence et son air résigné, je devine qu’elle ne fera pas de vagues. Quelque part, elle sait ce que je suis et ce que je représente, et ne doit pas avoir envie de m’avoir sur le dos.

Une fois posé le moins agréable, j’en viens à ce qui devrait faire plaisir à ma nouvelle employée : le droit de récupérer tout ce qui sera fait sur mesure pour elle. Cela a toujours fait grincer des dents mon assistante de direction, mais c’est une pratique que j’applique depuis la création de ma maison de mode, il y a plus de 60 ans. Les vêtements, sous-vêtements et accessoire allant avec étant fait sur mesure, je laisse à mes mannequins le droit de reprendre pour eux-mêmes le tout. Ce petit extra, qui pourrait sembler ruinant, m’assure leur entier dévouement et reconnaissance. Bien payé, avec une garde-robe refaite gratuitement à chaque saison, pourquoi iraient-ils voir ailleurs ? Et au vu de la mise parfaite et recherchée d’Aislinn, je devine qu’elle apprécie les belles choses et la mode. Je remarque ses yeux brillants et son sourire satisfait. Je souris à mon tour, redéposant le verre de sang froid imbuvable sur la table près de moi et croisant les jambes. Mes yeux restent accrochés à la jeune Vampiresse, analysant ses réactions et expressions. Son regard pétillant de satisfaction vire pendant quelque instant à un ton plus orageux et la colère transpire d’elle. J’ignore ce qui la chagrine, son regard se perd sur le paysage visible par la fenêtre ouverte, avant de revenir plus posé sur ma personne. Mon doigt redessine les bords du verre lentement, seul mouvement attestant que je ne suis pas une statue.

Sa question sur le fonctionnement de la société vampirique de Prague me surprend vaguement. Après tout la Carmilla ici applique exactement les mêmes règles que toutes les autres citées depuis les pactes moyenâgeux. Aussi le fait d’aller se présenter au Prince de la ville pour décliner son identité simple et quémander l’autorisation de séjour est usuel chez les Canaïtes. Mais Aislinn semble fonctionner selon son propre mode. Lentement avec une neutralité parfaite, je réponds à sa question et résume brièvement ce qu’elle est sensée faire pour pouvoir résider en paix dans la capitale tchèque. Surtout que de toute évidence, elle n’appartient pas aux Vampires rebelles. Elle plisse le nez et grimace légèrement. De toute évidence cela l’ennuie vaguement. Elle affiche un air penseur et incertain. Redoute-t-elle d’être chassée d’entrée de jeu ? En théorie, tant qu’elle n’aura pas commis d’impair ni de massacres ou violer une loi d’Hadrian, elle aura droit de séjour dans la citée. Ceci dit il vaut qu’elle aille d’elle-même que de se faire choper par le Conseil. Gentiment, je lui conseille de se dire mon amie. En général, ce genre d’informations refroidi assez bien le Conseil. De part mon âge, ils me craignent assez pour ne pas risquer de me vexer. Et puis Hadrian la verra comme une amie de la famille et se montrera plus chaleureux avec elle. Elle me fixe avec curiosité, avant de se lever. Mes yeux clairs la suivent lentement, ne la perdant pas un instant du regard. Pour ma part, je reste parfaitement immobile, confortablement installée dans mon fauteuil. Elle vient jusque moi, l’air hautain et une pointe d’amusement monte en moi. Croit-elle m’impressionner ? Néanmoins je dissimule avec aisance mon sourire et la fixe droit dans les yeux, soutenant son regard lunaire. J’écoute son petit discours, qui s’il ne m’apprend rien, me conforte dans ce que je sais d’elle. Je laisse un petit silence s’installer avant de répondre sans la lâcher du regard.

« Je vois. Jouons donc cartes sur table. Personnellement que tu détruises cette ville, fasse un carange m’importe peu entre nous… Tant que tu ne mets pas ne danger ma lignée, mes Infants et Marqués, je suis indifférente à tout cela. Rends chèvre le Conseil, si cela t’amuse, je trouverais cela distrayant vu comme ils m’agacent… Évite juste de t’attaquer aux miens, et nous resterons bonnes amies. » Je réplique lentement avec un sourire qui se veut avant tout poli. « Pour le reste, chacun vit à sa manière. »

Aislinn me tourne le dos et je ne epxyu plus guère observer ses mimiques. Elle poursuit alors son explication lentement. De toute évidence l’Infante d’Irial est telle qu’il en a fait courir la rumeur, néanmoins exagérée. Cela dit, je prends à sa juste valeur qu’elle se dévoile ainsi d’emblée de jeu. Un bon point pour elle dans mon estime. Je sens ses lèvres former un sourire, ou plutôt à ce qui émane comme sentiment d’elle je le devine. Elle se tourne vers moi et me fixe droit dans les yeux. Je le juge un moment en silence, attendant de voir si elle va poursuivre. Finalement, je penche la tête légèrement sur le côté et souris ouvertement.

« Crois-tu que j’ai vécu 21 siècles sans jamais éliminer personne ? Certes quand je suis devenue Vampire, les mythes et croyances des Humains, les villages totalement isolés et le manque de lois pour les nôtres, étaient des avantages considérables. Néanmoins, j’ai tué, éliminé aux cours de tous ses siècles les ennemis et obstacles sans me préoccupé d’autre chose que de ma survie, mon bien être et celui des miens. On ne peut vivre si longtemps sans se faire d’ennemis et sans devoir éliminer certains êtres… Le seul avantage, c’est qu’après un certain âge, rare sont ceux qui osent encore se mettre en travers de notre chemin. Tu t’assagiras avec les siècles. Tu finiras par ne plus avoir besoin de massacrer, ta simple présence suffira alors à écraser les autres… » Je réponds calmement avant d’ajouter : « Tout le monde commet des erreur. Même les plus sages d’entre nous peuvent se tromper. »

Je la lâche temporairement du regard pour fixer le verre que je délaisse, avant de me mettre debout à mon tour et de l’examiner. J’attends pour voir si elle a autre chose à me confier. Puis je lui demande :

« Bien, alors avons-nous un accord de collaboration ou pas ? »

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MessageSujet: Re: Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]   Dim 19 Fév - 1:20

Décidemment, Ash semblait apprécier Suzanne. C'était exactement sa façon de penser et de voir les choses. Elle esperait une chose : que le Prince soit identique. Elle ne voulait pas de conflit avec les dirigeants du pays, de façon à ce que lorsqu'Irial montre le bout de son nez, elle ne soit pas vue comme fautive mais comme victime. Elle regarda sa bague bleue en réflechissant et en écoutant attentivement Suzanne. Elle lui fit alors face avec un large sourire. Elle aimait ce genre d'histoire et de face à face franc : les personnes aussi franches qu'elles deux étaient rares, autant en profiter lorsque la franchise pointait le bout de son nez, franchise parfois blessante, parfois rassurante, peu importe.
Elle s'approcha d'elle et attrapa le verre abandonné par celle-ci pour le jeter dans le lavabo et y poser le verre : c'est vrai que le sang n'était pas bon une fois froid, et qu'il était meilleur lorsqu'il venait de sortir d'un coeur encore palpitant. Aislinn se tourna et la regarda attentivement.

« Je ne toucherai pas à tes Marqués et tes Infants, puisqu'ils n'auront forcément aucun lien avec Irial. Ils sont donc hors de ma vue de prédatrice. »

Après avoir murmuré le mot "prédatrice" et avoir fait les gros yeux, elle rit légèrement. Elle ne voyait rien sans que ce ne soit un jeu grandeur nature. Elle regarda ses ongles, sans perdre son attention.

« Pour le reste, chacun vit à sa manière. »

C'est exactement ma conception de vie. pensa-t-elle. Elle s'assit de nouveau face à elle.

« Mon seul problème, c'est lui. »

Elle afficha un sourire amère. Oui, il lui avait pourrie son existence, et elle ne savait pas réellement pourquoi. Et elle eut un déclic. Il y avait forcément une raison plausible. Et elle devait trouver laquelle. Elle chercherai, fouinerait, quitte à lui faire face. Elle réussirait. Elle irait voir sorcières, chasseurs et autres créatures toutes plus dangereuses les unes des autres et finirait par réussir à se venger : il lui avait volé son innocence, elle lui volerait son existence.

« Bien, alors avons-nous un accord de collaboration ou pas ? »

Le vampire la sortit de ses pensées, elle sourit et repondit de la façon la plus simple et polie possible.

« Marché conclu, nous seront de bonnes amies pendant un très long moment. »

Elle arqua un sourcil et lui tendit une main frêle : une poignet de main comme pour signer un contrat.

-FIN DU RPG-
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Douce, douce poupée aux canines acérées et sanglantes... [Aislinn Luaine]

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