[table][tr][td width=500px]
[center]RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Jeu 8 Déc - 9:30


Le silence règne dans ma chambre. Je ne l’ai guère quitté ces derniers temps, si ce n’est quand la soif se fait trop forte et que l’appel du sang est nécessaire. Je m’éclipse alors furtivement du palais et me dirige vers les bas fonds de Prague, là où je peux laisser sortir ma colère et m’acharner sur mes pauvres proies. Et vu l’état dans lequel je laisse mes victimes, je prends soin de les enterrer dans la forêt loin de toute civilisation, avant de rentrer. En général, j’arrive couverte de terre, les cheveux en pagaille avec des branchettes ou herbes accrochées dedans, les vêtements simples souillés et déchirés. Je jette d’ailleurs mes habits, et je retourne m’enfermer dans ma chambre. Je reste alors prostrée sans un mot jusqu’au moment où le sommeil arrive, où je m’endors enfin pour la journée. Je n’ai plus adressé la parole à Hadrian depuis l’épisode du parc. Il m’a certes ramenée et offert le droit de résider ici. Mais je n’ai pas pardonné. Je n’oublie nullement ce qu’il m’a fait subir. Aussi j’évite mon Sire habillement, ne répondant même pas à ses messages ou tentatives pour discuter. Je n’oublie pas l’outrage, la manière dont il m’a humiliée et détruite. Et encore moi la souffrance que son geste et ses propos m’ont infligée, la haine et la non clémence de son regard. Mais je n’ai toujours pas compris pourquoi ils ‘était ainsi emporté sur moi cette nuit-là. Je n’avais rien fait de plus que d’habitude…. L’incompréhension se mêle alors à la haine et à la colère, et me laissent tremblante et perdue.

J’enfonce ma tête entre mes genoux repliés contre ma poitrine au souvenir de cette fameuse nuit. Un gémissement plaintif m’échappe, et quelques larmes perlent aux bords de mes yeux. Je suis assisse sur mon lit, dans mon appartement personnel, juste vêtue d’une nuisette et de sous-vêtements en dentelle… Les rares que j’ai gardé après ma crise de colère. La nuit qui a suivi mon humiliation presque publique, j’ai de rage pure et par haine envers lui, déchiré consciencieusement tous les vêtements qu’il m’avait offert. Et vu le nombre cela m’a pris pas mal de ma nuit. Certains ont miraculeusement évité de finir en lambeau sur mon parquet de chêne… . Conscience que je risquais de vraiment me déplacer nue ou juste oublie… La fatigue m’a prise après cet excès de colère et je me suis effondrée sur le sol au milieu des lambeaux de tissus. Le jour commençait à pointer son nez et j’ai sombré. Le lendemain c’est dans mon cercueil que je me suis éveillée, me demandant comment j’avais pu atterrir là… Pour ce qui est des bijoux, je me suis montrée plus modérée, me contentant de renvoyer le tout bien emballé, sans un mot à mon Sire. Dans mon refuge, il ne me reste que le strict minimum. ET depuis quelques semaines j’apprends à vivre sans ce qui autrefois faisait de moi une jeune Canaïte distinguée et toujours très classe. Je m’en sors pas mal. Je ne pensais pas pouvoir m’habituer à ne plus avoir tout ce que j’ai toujours considéré comme normal et nécessaire, mais tellement matériel et encombrant. Je ne dis pas que si on m’offrait un tailleur chanel ou des bijoux Cartier je ne les prendrais pas avec plaisir. Mais s’il le faut je peux faire sans. Et c’est ce que mon sire voulait que je fasse après tout…

Je cherche encore la signification de ce que m’a imposé Hadrian. Pourquoi m’avoir mise à nue aussi violemment alors qu’on s’était plutôt bien amusé sur cette chasse ? Qu’ai-je fait pour que mon Compagnon et Sire désire me rabaisser plus bas que terre et m’humilier en me forçant à revenir nue au palais ? J’ai beau retourner la traque et le petit jeu dans ma tête en boucle, je ne trouve aucun indice. La seule chose que j’arrive à faire c’est avoir mal et pleurnicher. Je me replis un peu plus sur moi-même, alors qu’une larme cascade lentement sur ma joue blanche. Je soupire et essaye de ramener un semblant de calme en moi avant de m’attaquer aux décorations de mon appartement. Un bruit dans le couloir attire mon attention. Je me déplie légèrement et tends l’oreille. Je suis curieuse. En général, à cette heure-ci de la nuit, cette partie du palais est silencieuse. Je fronce les sourcils et plisse le nez, essayant de deviner ce qui se passe en dehors de ma chambre. Cela m’occupe l’esprit. Je dois avouer que si je ne cherchais pas ce genre de petit divertissement de l’esprit, mes nuits seraient bien longues maintenant que j’ai réduit au minimum mes activité. Le bruit se rapprochant de ma prote, je me tends doucement, sur mes gardes et prête à sauter sur l’intrus.


I'm trusty and sexy



Dernière édition par Eleanore A. Warwick le Sam 17 Déc - 9:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Ven 16 Déc - 2:58




Demander pardon, s’excuser pour ses actes n’est pas une chose à laquelle est habitué Hadrian. Ce n’est pas seulement à cause de son statut de Prince ou de sire, qui il est vrai, ne sont pas des postes où on s’excuse, mais c’est surtout à cause de son caractère. Hadrian est typiquement le genre de personne qui estime que lorsqu’il agit c’est toujours à escient. Il n’agit jamais sans raison, encore moins sans réfléchir. Même en amour, il se montre toujours soigneux dans ses actes, ne laissant que très rarement la passion l’emporter chez lui. C’est quelqu’un pour qui les apparences comptes, pour qui les responsabilités sont un honneur, pour qui le pouvoir est quelque chose de suffisant. Dès lors, demander pardon est pour lui quelque chose d’extrêmement difficile, quelque chose qu’il n’avait pratiquement jamais fait dans son existence. Se mordant la lèvre, il ne voulait pas ramper aux pieds de son infante, ce qui au fond lui semblait parfaitement absurde. C’était son infante, sa compagne, il lui avait offert tout ce qu’elle désirait, tout ce dont elle rêvait, il avait chassé la maladie et la faiblesse de son corps humain, il l’avait rendu forte et immortelle, il l’avait sans cesse comblée, jamais elle n’avait manqué de rien, il était devenu le Prince d’une ville pour elle, peut-être que le pouvoir l’intéressait, oui, c’est vrai, mais il voulait aussi offrir une véritable existence de princesse à son infante. Il savait que derrière ses yeux de velours se cachait un besoin féroce d’être en sécurité, d’être au-dessus des autres, des lois, d’être différente, et il lui avait offert tout cela. Aussi, il ne comprenait pas pourquoi il devait faire des excuses pour sa colère dans le parc. C’était elle qui l’avait poussé ainsi. Habituellement, il la laissait faire, et ignorait pourquoi cette fois-ci il avait agit autrement. En fait, il savait. Sur le moment, il était impatient, passionné, il la voulait, il la désirait et elle se jouait de lui, elle exigeait des choses de lui, comme s’il était un surhomme. Peut-être qu’au fond, tout cela était de sa faute. Il la couvrait tellement, la protégeait de ce monde sauvage, qu’elle ne réalisait pas vraiment l’impact de ses caprices. Comment pourrait-elle avoir la valeur des choses puisque tout lui est offert sur un plateau ? Il savait qu’il n’était pas le meilleur sire au monde, jamais il n’avait réellement préparer Eleanore à affronter le monde, parce qu’au fond, il voulait la garder auprès de lui pour l’éternité. C’était égoïste naturellement, mais il ne supporterait pas de la perdre, l’éternité sans elle serait tout bonnement horrible. Il avait déjà perdu Rose par le passé, et ne supporterait pas une nouvelle perte. C’était simplement hors de question. Il s’y refusait.

Mais la vampire ne lui parlait plus depuis leur dispute au parc. Il avait sans doute été trop loin en lui arrachant ses vêtements ainsi, sur le moment c’était un mélange de plaisir érotique et de punition, il voulait la voir nue devant lui, il voulait la voir fragile, il voulait qu’elle se blottisse contre lui, mais bien sûr rien ne s’était déroulé comme il le pensait ou le voulait. La vampire s’était sentie blessée et humiliée par son geste. Et elle le punissait encore jusqu’à aujourd’hui. Plus un seul mot ou presque, et lorsqu’elle lui parlait c’était avec une telle froideur, une telle colère dans le regard, un tel mépris dans l’attitude qu’il avait envie de la frapper jusqu’à ce qu’elle le supplie d’arrêter. Il l’évitait par conséquent certaines nuits, en particuliers celles où il était occupé, et ces derniers temps il avait beaucoup de boulot avec le Sabbat et leurs actions. Mais bien évidemment, cela ne suffisait pas. Comment cela aurait-il pu suffire ? Parce que ces nuits passées à chercher le moyen de détruire le Sabbat sans risquer de briser les lois de l’Alliance, ces nuits de traques, ces nuits de combats, il aurait aimé pouvoir la retrouver ensuite, se blottir contre elle, l’embrasser et sentir sa peau douce contre la sienne. Il en avait besoin. Sans elle, sans sa douceur, sans son côté enfantin, sans ses caprices incessants il se sentait perdu, et terriblement seul. Elle lui manquait affreusement. Et certaines nuits il allait jusqu’à sa porte, restant des heures devant sans oser frapper. Il ne voulait pas de dispute, il n’avait pas envie de ramper demander pardon, et il savait que rapidement la colère risquait de l’emporter. Dès qu’il la sentait monter en lui, il s’éloignait sans un bruit, sans un mot. Savait-elle seulement le supplice qu’elle lui faisait subir ? Sans doute, c’était le but recherché par tout cela, le faire souffrir autant que possible. Elle voulait se venger de ce qu’il lui avait fait subir. Voilà pourquoi elle sortait habillé ainsi, pourquoi elle rentrait dans des tenues affreuses, pourquoi elle avait détruit tous ses cadeaux et lui avait rendu les autres, elle se comportait comme une enfant capricieuse et gâtée, mais c’était lui qui avait fait d’elle cela. Jamais il ne lui avait rien refusé jusqu’à cette fameuse nuit. Comment pouvait-elle comprendre son geste ?

S’arrêtant devant la porte de la vampire, il jeta un regard en arrière. Il avait délaissé une réunion pour venir ici. Eleanore emplissait ses pensées. Il ne pouvait même plus penser aux problèmes, à la dernière attaque du Sabbat, encore moins écouter gentiment les envoyés de l’Enclave, il n’avait plus aucune patiente ni aucun talent d’écoute lorsqu’il songeait à elle ces derniers temps. Elle envahissait son esprit et éclipsait tout le reste. Alors, à ces moments là, il ne songeait plus qu’à une seule chose, la rejoindre, la forcer à lui obéir. Il pourrait. En utilisant ses pouvoirs de sire sur son infante, il pourrait l’obliger, la contraindre à être gentille avec lui, seulement il en était incapable. Peut-être parce qu’il en était fou amoureux. Il frappa à la porte trois coups rapide. Attendant qu’elle lui réponde, les secondes semblaient être des heures, une éternité lui sembla-t-il qu’il attendit le moindre signe de vie. Et déjà la colère montait en lui. Elle allait refuser de lui parler pendant combien de temps encore ? Cela frisait le ridicule à force ! Il frappa à nouveau, c’était peut-être pas si long le moment qu’il avait attendu, elle lui faisait perdre la notion de temps. « Ela ? » commença-t-il à travers la porte. « Ouvre moi, ça devient ridicule tout ça. » ajouta-t-il d’une voix dure, mais frémissante, pleine de peur, de colère, d’attente, d’incertitude. Il avait tellement besoin d’elle. Pour elle, il était prêt à tout, et ne comprenait pas pourquoi il ne lui manquait pas un tout petit peu, pourquoi elle le punissait ainsi si elle l’aimait. Ca le rendait furieux qu’elle puisse agir ainsi, l’éviter ainsi, le repousser aussi vulgairement, comme s’il n’était rien qu’un élément gênant dans le décor.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Dim 18 Déc - 10:38

Les Vampires vivant à l’Elysium ont en général l’habitude de mes caprices. Ils savent que je suis la compagne chérie du Prince, et qu’il ne supporte pas les remarques acerbes ni regards désapprobateurs sur ma personne. J’étais la propriété de mon Sire, sa poupée aimante et sous sa protection. Personne n’avait le droit de me juger ou de désapprouver ma manière d’être. Entre caprices et crises de colères injustifiées, les Conseillers avaient vite compris qu’Hadrian m’offrait tout sans discussion. Je demandais, j’avais. Et bien mal aurait pris à quelqu’un d’oser faire une remarque déplaisante. Seulement qu’en est-il maintenant que mon Sire m’a punie et humiliée ? Maintenant qu’il m’a presque chassée et que quand je traverse le palais je sens les regards lourds et j’entends les murmures. Autrefois, personne n’osait parler sur moi. Maintenant, je les entends à chaque fois me décrire comme une Vampiresse indigne, une sale égoïste qui mériterait d’être punie. Je le suis déjà. Ils ont remarqué le froid et la distance qu’il y a entre Hadrian et moi, et en déduisent que je ne bénéficie plus de la même aura ni protection qu’autrefois. Et mon titre de Sénéchal n’est guère suffisant à impressionner, surtout que je boude les Conseil. Alors oui, les murmures me parviennent. Je sais que certains sous-entendent auprès de mon Sire et Maitre qu’il devrait changer de Sénéchal et avancent des noms de bons Canaïtes. Certains lui conseillent de me bannir si j’ai fauté, et je veux bien parier que les plus vieux et audacieux lui ont vivement conseillé de m’éliminer. N’est-ce pas lui qui m’a affirmé de rage qu’il pouvait tout me reprendre ? Mon temps doit être compté… Pourtant Hadrian ne m’a toujours pas chassée du palais. J’ai toujours mon appartement luxueux et spacieux, le droit d’entrer et sortir à ma convenance et même le droit d’exister. Je ne comprends pas, s’il m’en veut pourquoi me laisse-t-il tout cela ? Pourquoi se mure-t-il dans le silence depuis des semaines au lieu d’exploser et de venir me punir pour… Mais qu’ai-je fait au juste comme crime horrible pour que mon Sire soit si en colère et désire tant que cela m’humilier ? Pour que celui que j’aime m’abandonne ? Malgré les nombreuses nuits passées à chercher je ne comprends toujours pas.

J’aurais peut-être dû partir de moi-même, tout abandonné et prendre une vie d’errance loin de Prague … Mais je ne peux pas partir, pas s’il ne me chasse réellement et me jette à la rue lui-même. Parce que quoiqu’ils puissent tous en penser, je l’aime. J’aime Hadrian plus que n’importe quoi. Et je ne peux pas me passer de sa présence dominatrice et protectrice. Alors même s’il m’ignore, même s’il ne me regarde plus, je préfère être ici près de lui que loin de lui. Peu importe tant qu’il est là, qu’il m’aime ou non. Je ne suis pas une bonne Infante, il y a longtemps que je l’ai compris et peut-être suis-je encore une piètre compagne en prime. Mais j’aime réellement mon compagnon. Alors je reviens après chaque traque, dans un état physique aussi lamentable qu’est mon âme ravagée par la souffrance et la tristesse. Mon sadisme et ma soif de sang n’apaisent pas ma colère, mais encore moins la douleur. Car si je suis fâchée c’est d’avoir si mal en moi depuis cette nuit dans le parc. Trahie, humiliée et abandonnée par celui que j’aime, j’en deviens cruelle et sanglante avec mes proies. Mais plus discrète et moins séductrice. J’ai tout déchiré et jeté ou renvoyé à mon Créateur. À quoi peuvent me servir toutes ses parures si je n’ai plus Hadrian ? À quoi bon être belle et parfaite, si je ne suis plus la Compagne du Prince qui doit éblouir ? Si je n’ai plus le plaisir de voir son regard s’illumine de satisfaction et désir ? De savoir qu’il va enlever les vêtements dont je me suis vêtue avec soin ? Je peux me contenter du minimum, et peu importe ce à quoi je ressemble… J’ai perdu Hadrian de toute manière. Alors le reste m’est totalement indifférent.

Cette nuit, je ne suis pas sortie chasser ni même retrouvée une de mes nouvelles amies, ces deux demoiselles plus sadiques que moi et si amusante. Passer du temps avec elles m’occupe l’esprit et me permet de déverser hors de moi ma colère et ma souffrance en imposant douleur à quelqu’un d’autre. Mais cela n’apaise pas la tristesse, et cette dernière alimente ma fureur en ce moment. Non, cette nuit, je reste prostrée, tête enfoncée dans mes genoux, sur mon lit à baldaquin. Je n’ai pas soif de toute manière. Je suis juste triste et je cherche pour la énième fois le sens de la colère et de la punition de mon Sire. Assisse sur le dessus de lit en velours, je me suis à peine vêtue de sous-vêtement en soie légère et dentelle ainsi que d’une nuisette rouge sang, elle aussi en soie fine et brodée de fil dorés dessinant des arabesques. Ce sont des présents de Suzanne, que je trouve très sexy vu la découpe cintrée et le côté court de la nuisette qui laisse deviner la longueur de mes jambes. Mes cheveux pendent eux librement, je ne me suis même pas maquillée. À quoi bon me faire belle ? Et pour qui ? Un bruit dans le couloir habituellement silencieux attire mon attention. Je me déplie, appuyant mes mains sur le couvre-lit et fixe la lourde porte en chêne. Je tends l’oreille et me mets sur la défensive. Je refuse d’être surprise par l’intrus. J’attends, mes yeux restant rivés à l’entrée de mes appartements. Étrangement, le visiteur prend la peine de frapper. Je fronce des sourcils et descends de mon lit, le tissu caressant doucement ma peau tiède. J’approche à pas lent te mesuré, essayant de capter un indice sur qui ose venir parler à la punie… Peut-être un envoyé d’Hadrian avec un autre message que je ne lirais point. J’hésite à ouvrir. Je pose ma main sur la poignée et de nouveau l’intrus frappe à la porte de manière plus sèche et exaspérée. La voix qui me parvient me statufie un moment. Hadrian est derrière la porte, et il m’a surnommée Ella… C’est étrange parce que quand il est en colère sur moi, il utilise mon prénom en entier, ne gardant le diminutif que dans de rares occasions. Il m’ordonne d’ouvrir d’une voix bizarre dans laquelle se mélange divers sentiments que je n’arrive pas à tous analyser. Mais je ne suis plus en position de froisser le Prince de Prague ni de faire un caprice injustifié. Alors avec lenteur, j’ouvre la porte et me positionne sur le côté pour le laisser entrer, regard rivé au plancher de chêne dont les dessins du bois me semblent tout à coup passionnants. Je ne veux pas croiser son regard, voir sa colère et sa haine à nouveau … Pas cette nuit où je me sens si faible et seule. Quand la colère domine en moi, je peux le darder de mes yeux colériques et perçants. Mais là je suis encore tremblante et une larme s’échappe sur ma joue. Je suis aussi minable et faible que dans le parc.


« Que me vaut l’honneur de la visite du Prince ? » Je questionne d’une voix faible et respectueuse, tête toujours baissée. Je sais que je suis fautive, j’ignore juste de quoi. Et ce serait à moi de me faire pardonner. Peut-être vient-il m’ordonner de partir ? Qu’en sais-je ? Depuis cette fameuse nuit, je n’arrive plus à comprendre mon Compagnon. « À moins que ce soit en tant que Sire que vous soyez là ? »

Je ne sais pas comment agir ni quoi dire. Comme il reste sur le pas de la porte, je fais un signe de la main l’invitant à entrer. Je garde la tête bien baissée, en signe de respect comme j’ai vu beaucoup de Vampires le faire. Mes longs cheveux emmêlés, tombent dans mon visage et cache mon expression apeurée et triste. J’attends qu’il m’explique le sujet de sa présence.


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Ven 23 Déc - 10:50

Impatient, la mine renfrognée, le visage pâle, masque glacé du vampire, ne reflète rien, aucune émotion. Il n’y a aucun éclat dans ses prunelles. Regard de glace sans aucune émotion, aucun sentiment. A l’intérieur, c’est pourtant la tempête. Il regarde le couloir, son regard se perdant dans le vide, alors que ses doigts glisse sur le bois, et il ressent cette immense tristesse. La même qu’il ressent à chaque fois qu’il sent Eleanore s’éloigner de lui. Lorsqu’il réalise qu’elle pourrait parfaitement vivre sans lui, lorsqu’il la regarde chasser, s’extasiant sur ses capacités à attirer une proie et la tuer sans laisser aucune trace de morsure ni de lutte, et qu’il se dit que si elle devait partir, il n’aurait aucune raison de la retenir. Or il ne voulait pas qu’elle parte. C’était son infante, il savait que tôt ou tard cela arriverait, comme Rose l’avait quitté. Il resterait toujours son sire, et peu importe la force des sentiments entre eux, un jour elle croiserait le chemin d’un vampire qui n’aurait pas le pouvoir de la contraindre, un vampire qui ne connaitrait pas chacune de ses pensées avant qu’elle ne les formule dans sa tête, quelqu’un qui ne l’aurait pas connu humaine, quelqu’un qui ne saurait pas son cœur, quelqu’un avec qui elle pourrait avoir une relation normale. Rose l’avait quitté comme tant d’infant avaient quitté leur sire. Lui n’avait jamais eut ce genre de problème, son sire ne s’était jamais manifesté à lui, et il ne l’avait jamais senti, de sorte qu’il en était arrivé à la conclusion que soit il était mort, soit il se terrait quelque part et ne voulait surtout pas entendre parlé de lui, l’un dans l’autre ça convenait parfaitement à Hadrian qui n’aurait jamais supporté que qui que ce soit ai une telle autorité sur lui, d’autant que son sire l’avait piégé. A l’époque, il était un chasseur. Un chasseur d’ombre, c’était son boulot de tuer les vampires, seulement il était tombé amoureux d’une jeune femme et elle l’avait emmené à cette soi-disant fête, en réalité c’était une soirée improvisée par des vampires et les invités humains allaient servir de bouffe pour les vampires ou de jouet. Hadrian était un cadeau, car tuer des chasseur d’ombre est pour certains vampires devenu un sport. Les légendes racontent que leur sang offre des pouvoirs inégalables. Lui avait été transformé, ce qui avait sans doute constitué le clou du spectacle. Il haïssait son sire, encore aujourd’hui, mais avait cessé de le chercher. Parfois, il craignait que Eleanore puisse ressentir un besoin de liberté, puisse lui en vouloir de l’avoir arraché à sa vie d’humaine. Contrairement à ce qu’il avait subit, Hadrian avait laissé le choix à chaque créature qu’il avait engendré, la vérité était qu’il n’avait eut que deux infantes. Rose, la première, était une prostituée mourante d’une maladie vénérienne, et il lui offrit deux choix, celui de la vie ou celui d’une mort rapide et douce en comparaison de celle qui l’attendait. Jamais Rose ne lui avait reproché quoi que ce soit, et cependant, c’était elle qui avait fait ce choix, tout comme elle avait choisit après des années de vie commune de le quitter. Hadrian l’avait laissé partir non sans regret, et craignait à présent que Eleanore fasse la même chose.

La porte s’ouvrit, révélant le visage de la vampire. Eleanore semblait infiniment triste. Elle ne portait pas de trace de larmes de sang sur ses joues, mais il connaît cette expression bien qu’il ai la sensation que la tristesse de la vampire n’ai jamais été aussi forte. Son regard caresse le sol, n’osant croiser le sien. Hadrian la connaît sur le bout des doigts. Lorsqu’elle est en colère, elle vous fixe de ses yeux étincelants, là elle évite son regard soigneusement comme pour lui masquer ses sentiments. En vain, il voit la larme couler. Va-t-elle me quitter ? Je ne l’ai jamais vu ainsi. Jamais elle n’a été aussi triste, c’est comme si quelqu’un venait de mourir. Toute cette semaine, elle m’a éviter soigneusement, et je sentais sa colère peser sur moi, je sentais sa rancune, je savais que je ne pouvais seulement lui parler parce qu’alors sa fureur se déchargerait sur moi. C’est con, mais je sais que si je l’avais laissé faire, si j’avais laissé Eleanore crier sur moi, les autres vampires l’auraient perçut comme un signe de faiblesse. Je ne peux pas me permettre ce genre de choses. Déjà que notre attitude fait jaser. On m’a déjà fait la remarque du fait que cette dispute risquait d’influer sur le statut de ma compagne. J’ai remarqué la manière dont tout le monde nous regarde maintenant. Au mieux, les femelles pensent maintenant qu’elles ont une chance avec moi, au pire, ils pensent que perdre Eleanore est un signe de faiblesse. Je sais que ma place est prisée. Roman serait un Prince parfait, et quelque part, je le soupçonne de désirer ma place. Bien sûr il n’a pas fait la moindre remarque, mais je sais que dès l’instant où la camarilla commencera à douter de moi, il sera là, juste présent. C’est affreux de songer ainsi à mon pouvoir au lieu de penser à elle. Je sais bien que c’est horrible, mais qu’y puis-je ? Je sais qu’elle adore toutes ces tenues, qu’elle aime nous savoir le couple le plus puissant de la ville, ce statut, comment pourrait-elle s’en passer ? Il n’y a qu’à voir la réaction qu’elle a eut quand je lui ai enlevé ses vêtements, qu’est-ce que cela sera lorsque je perdrais mon statut ? Voudra-t-elle encore de moi ? C’est con, mais je sais qu’elle a toujours eut ce qu’elle désirait, et j’en suis en grande partie responsable. Mais j’ignore si elle tient véritablement à moi. Je suis son sire, et je suis capable de lui offrir tout ce qu’elle désire, j’ai pas envie de vérifier mes doutes, je ne suis pas assez fort pour prendre ce risque. Perdre le pouvoir, et la perdre elle, ça me plongerait dans la folie que j’ai eut tant de peine à quitter !

Elle a laissé la place au Prince de passer en se rangeant sur le côté. Tout collée à la porte, elle semble si fragile. Ses cheveux descendent en cascade autour de son visage, mais ne sont pas impeccable. Sa tenue légère est loin d’être aussi élégante qu’à son habitude. Hadrian est presque ébranlée par la vision de son infante dans une telle tenue. Jamais elle ne serait parue devant qui que ce soit ainsi avant l’incident à la forêt. Restant sur le pas de la porte, il tente de masquer sa surprise et ses doutes. Son expression redevient instantanément impassible. « Que me vaut l’honneur de la visite du Prince ? » Elle a posé cette question d’une voix faible et respectueuse mais si disante, comme s’il n’était pas vraiment là, comme s’ils ne se connaissaient pas vraiment, comme s’ils n’avaient jamais été intime. Hadrian fronce un sourcil. Il n’aime pas cela. Il n’aime rien de cela. La chambre habituellement impeccable ressemble à une zone de guerre, les placards ouverts et vide ressemblent à des gueules béantes. Il tremble, hésite. Veux-t-elle encore de lui ? Est-elle encore la jeune vampire qu’il aime ? Il ne comprend rien de tout cela. Est-ce un spectacle qu’elle lui destine ou est-ce bien plus inquiétant que cela. Hadrian n’a jamais été un psychologue, voilà sans doute pourquoi il n’a jamais tenté d’aller contre les caprices d’Eleanore, il joue toujours avec les cartes qu’on lui donne. « À moins que ce soit en tant que Sire que vous soyez là ? » Elle le vouvoie carrément. Le vampire gronde. Il n’aime pas cela. Le comportement de son infante est trop différent, incompréhensible pour lui, il voudrait saisir mais n’y parvient pas, il voudrait comprendre mais ne sait même pas par quel bout la prendre. Tout cela lui échappe et il a l’impression assez forte d’être l’imbécile de la farce. Elle lui fait signe d’entrer. Le vampire demeure immobile. Il n’a pas envie d’entrer là-dedans, d’être encore plus confronté à une chose qu’il ne comprend pas, c’est son infante il devrait comprendre mais quand il sonde le lien entre eux, il ne lit qu’un mélange d’émotions trop fortes pour en traduire une correctement. « Tu me vouvoie maintenant ? » demande-t-il d’une voix blanche. Il la fixe, attendant qu’elle lui donne une réponse, qu’elle lui dévoile qu’elle réalise au moins un tout petit peu ce qu’elle lui fait subir par son comportement. Il est incapable d’avouer ses sentiments à haute voix, il n’en a jamais eut besoin, et ne comprend pas pourquoi il devrait. « Je suis venu ici parce que tout cela est ridicule. On va pas continuer comme ça ! » Se décidant enfin à entrer, il repousse la porte de la chambre derrière lui non sans jeter avant un coup d’œil dans le couloir, puis appuie son dos contre la porte. Son regard passe sur le lit défait, les objets traînant au sol. « Je n’ai jamais vu ta chambre dans un tel état. » S’avançant vers elle, il se sait maladroit, il se sait passablement stupide avec elle, il est un gentleman en temps normal, mais ce genre de crise, il ne sait pas gérer, il ne sait pas comment s’y prendre. Au fond, le gentleman séducteur, le dandy toujours tiré à quatre épingle, ce n’est qu’une façade, qu’un masque dont il s’est paré depuis des siècles parce que sinon il sombrait dans la folie dévastatrice la plus pure et la plus inquiétante. S’approchant d’elle, il tend le bras pour toucher ses cheveux. « Jamais tu n’aurais osé mettre le nez dehors dans une tenue pareille. » Il pose son regard sur elle, tentant de percer les secrets de son comportement en lisant sur son visage mais il ne saisit pas, il est incapable de comprendre tout cela. Parfaitement incapable. « Mes gens commencent à parler. Sais-tu qu’une vampire s’est proposée pour prendre ta place ? Réalise-tu seulement ce que ton comportement est en train de provoquer ? La situation est tout simplement ridicule ! » Exaspéré, cela s’en ressent dans le ton qu’il emploi, on y sent l’agacement profond, le désespoir, l’inquiétude, et l’incompréhension. Il est comme un enfant qui tente de percer les mystères du comportement des adultes sans y parvenir et renonçant à l’instant avec colère.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Ven 30 Déc - 21:38

Le trouble est toujours en moi, l’incompréhension ne quitte pas mes pensées. Je tourne et retourne la scène dans mon esprit embrumé depuis des semaines et n’arrive pas à savoir où j’ai fauté. Incapable de comprendre et capricieuse comme une enfant trop gâtée, j’ai fait ce que je fais de mieux : une pure crise de caprices. J’ai laissé la colère monter en moi et j’ai presque tout détruit dans ma chambre avant de renvoyer sans un mot chaque présent, que mon sire avait fait. Après cela, déchue de mon rang de princesse et compagne du prince, j’ai opté pour une attitude simple. Puisque je risquais d’être chassée, j’ai appris à devenir prudente et a chassée seule. J’ai déchargé ma colère noire sur mes victimes, mutilant les corps que j’ai enterrés soigneusement. Je sais ce qu’on murmure sur mon passage. Je sais qu’on vise à m’évincer de mon rang et qu’on présente à Hadrian des remplaçantes plus respectables et nobles, que l’enfant capricieuse que je suis. Et lui se tait. Je me sens abandonnée par mon Sire, qui se mure dans un silence pesant et m’évite. J’ai mal. Je souffre. Et la colère s’est muée en tristesse et souffrance. Je me suis apaisée, pour me replier sur moi-même et geindre comme un chaton abandonné en plein hiver dans la rue. Hadrian est le seul homme que j’ai aimé. Quand il est entré dans ma chambre, alors que je me mourais, j’ai tout de suite su qu’il était cette fameuse âme sœur dont parlaient les romans avec tant de passion. Il était parfait, un Ange à mes yeux fiévreux. Il m’a embrassée et j’ai su que jamais rien ne nous séparerait. Du moins, je le croyais jusqu’à tout récemment. Et en 174 ans, j’en ai vécu des choses avec lui. Il m’a aimée, m’a chérie et gâtée. Et je ne l’en ai aimé que plus de mon côté. Le fait qu’il possède ce pouvoir sur moi, puisse deviner mes pensées ne m’a jamais chagrinée. Il comblait mes désirs avant qu’ils ne soient formulés dans mon esprit. Cela me convenait. Je l’avais, je l’aimais et le soutenait dans son rôle de Prince, utilisant mes charmes pour convaincre parfois les Conseillers récalcitrant. Jusqu’à présent on était un couple parfait. Et aujourd’hui ? Je suis punie et j’ignore pourquoi. Je ne comprends plus mon Sire et ne sais comment réagir face à lui. Alors perdue, souffrante et triste, je me rebats dans un rôle que je ne maitrise pas pour signaler ma douleur et mon incompréhension à mon Compagnon et Sire. Sauf qu’il ne réagit pas réellement et moi, je m’enfonce de plus en plus dans ma douleur et tristesse.

Quand on frappe à la porte et que la voix de mon Sire se fait entendre, je suis d’abord surprise. Mais je finis par aller lui ouvrir, malgré ma mise affreuse. Mes cheveux pendent librement, cachant une partie de mon visage. Je ne porte qu’une légère nuisette et suis pieds nus. Et je n’ai pas rangé ma chambre depuis ma crise de nerfs. Je baisse respectueusement la tête et fixe le sol. J’ignore dans quelle disposition il est et je me refuse à faire pire en ouvrant la bouche. Surtout que je ne sais pas ce que j’ai fait de mal pour être si sévèrement punie. J’adopte le comportement des Vampires se présentant à lui et qui doivent être jugé. Je sais qu’il peut sentir mon trouble et ma tristesse. Ce que je ressens en ce moment n’est pas un secret pour mon Sire. Le silence se prolonge et je m’écarte pour le laisser entrer. Je me décale sur le côté, et referme doucement la porte quand il a pénétré dans la pièce. S’il avait voulu une punition publique, il m’aurait conviée face au Conseil et ne serait pas venue jusqu’ici. Comme il ne dit rien, ne bouge pas, je pose respectueusement d’une voix étrangement neutre et posée la question de sa présence dans mes appartements… Enfin ce qu’il en reste plutôt. Je relève légèrement la tête pour observer mon Compagnon. Est-il en colère ? Ou m’a-t-il pardonné mon erreur du parc ? Comme il ne me répond pas, examinant ma chambre d’un œil surpris, je reprends lentement la parole. J’utilise respectueusement le vouvoiement et demande si j’ai à faire au Sire ou au prince. Il grogne en réponse et je recule surprise d’un pas, heurtant la lourde porte en bois. Ils emblerait que j’ai encore plus froissé mon Créateur. Son ton me fait frissonner et je relève la tête à sa question. J’entrouvre la bouche, mais fais la carpe plus que ne réponds. En réalité, c’est sorti tout seul comme marque d’un respect et d’une soumission à mon Seigneur et Maitre. Mais il enchaine m’expliquant combien mon comportement est ridicule et inadmissible. Je recule dans la pièce ravagée et laisse mes yeux chocolats en faire le tour. C’est vrai que je manque de soin, que je ne fais plus attention à ma tenue. Mais à quoi me sert-il de me parer de beaux atours si je n’ai son admiration et amour ? S’il ne me regarde pas avec désir ? Et si je ne sais pas que je lui plait et l’honore par ma tenue impeccable, à quoi cela me sert-il de passer des heures à me préparer et à choisir vêtements, bijoux et coiffures ? Seulement j’ignore comment lui expliquer cela. Aucun mot, aucune pensée concrète ne sort de mes lèvres tremblantes. Il continue jugeant ma chambre et ma tenue, critiquant mon manque de soin et mon apparence négligée de morte vivante. Ils ‘approche, frôle mes cheveux emmêlés et me scrute de la tête aux pieds lentement. Et il poursuit m’enfonçant encore plus dans ma disgrâce. Je porte mes mains tremblantes à mon visage et m’y cache, inspirant bien que cela soit inutile lentement.


« Je … En fait, … C’est juste que… » Je balbutie, perdue et en proie à trop de sentiment. J’inspire et expire à nouveau et retire mes mains de mon visage de poupée. Quelques secondes de plus et d’une voix brisée où transpercent ma colère et ma souffrance je lui lance : « Tu m’as punie ! Tu m’as brisée et chassée… Tu ne m’as même pas dit pourquoi tu étais en colère contre moi…. Non, tu m’as réduite à rien sans prendre la peine de me dire où j’avais fauté ! Je ne sais même pas pourquoi tu me punis et me fais souffrir… Que voulais-tu que je fasse ? »

Je relève la tête pour croiser ses yeux et je sens les larmes monter aux miens avec force. Je n’arrive pas à les empêcher de couler. C’est lui qui me bannit, me punit et c’est moi qui doit m’expliquer sur mon comportement ! Je ne le comprends pas. J’ignore s’il veut se réconcilier ou me congédier. Je cherche dans son regard une indication avant de fixer un nouveau le sol, un soupir passe mes lèvres. Un nouveau silence s’installe et c’est de nouveau moi qui le brise.

« Je sais ce qu’on murmure au Conseil. Crois-tu qu’ils ne m’ont pas fait savoir qu’ils avaient remarqué ma déchéance ? » Je murmure, sachant pertinemment qu’il m’a entendu. Je relève les yeux lentement sans vraiment chercher son regard avant de poursuivre. « Je t’aime… Tu es mon Compagnon, mais tu es aussi le Prince de Prague et mon Sire. Je te respecte infiniment. Alors je ne sais pas ce que j’ai pu faire pour te blesser ou t’énerver, mais j’obéirais à tes ordres. « Je fais un vaste geste de la main embrassant toute la pièce. « Tout ça n’a aucune valeur, si je n’ai plus ton amour… »

Simple et sincère, j’ose soutenir son regard intense. J’ignore quelle décision il a pris me concernant, ni ce qu’il désire en ce moment. Bravement et sagement, j’attends son verdict tout en tremblant légèrement. Je croise doucement les bras sous ma poitrine et le fixe, les larmes roulant silencieusement sur mon visage.


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Ven 6 Jan - 21:51

Elle ne porte qu’une simple nuisette, ses jambes et ses bras sont nus, Hadrian sent le désir grimper en lui, et en même temps une vive colère. Et si quelqu’un passait par là et la voyait dans cette tenue ? Il se sent jaloux, possessif à l’extrême justement parce qu’il sent qu’elle lui échappe. Ses cheveux sont défaits, ses pieds nus claquent sur le sol, et il a froid pour elle, il a peur pour elle, il ne comprend pas. Peut-être qu’au fond, il n’a jamais compris. Il sent sa douleur dans son regard. Elle attend quelque chose de moi. C’est la certitude qu’il acquiert en voyant ce visage troublé qui d’ordinaire était si étincellent, rayonnant d’une beauté froide et capricieuse, d’une enfant qui n’avait jamais véritablement grandi. Mais ce soir, ce n’était pas cette vampiresse orgueilleuse, qui aimait provoqué le désir chez tous par tes tenues plus provocatrices les unes que les autres, mais aussi délicieusement élégantes et raffinés, un mélange de femme fatale et de femme enfant qui provoquait tant de trouble en son sire. Ce soir, il avait affaire à une femme triste, seule, colérique, perdue, perplexe et il ne savait que dire ou faire. Il avait douloureusement envie de la prendre dans ses bras. Mais ce geste lui semblait déplacer. Ils n’étaient plus humains, elle ne l’avait jamais connu humain, et il doutait fortement qu’elle aurait eut un quelconque sentiment amoureux pour le jeune homme qu’il était. Aujourd’hui il semblait si loin ce jeune homme. Lui n’aurait pas réfléchit autant à la question, mortel il était impétueux, impulsif, difficilement contrôlable, et toujours sur la défensive, elle aurait pu le charmer mais jamais elle n’aurait pu capturer son cœur. Devenir vampire l’avait améliorer sur bien des points, l’avait rendu plus intelligent, plus à l’écoute des autres, à force d’observer les humains et les autres créatures, il avait finit par concevoir une certaine vision de l’existence, et pensait connaître facilement toute créature. Ce soir, il devait avouer son échec. Il ne savait d’où venait la colère de son infante à son encontre, il ne savait comment lui montrer que jamais il n’avait cessé de l’aimer, que ça le torturait d’entendre ses primogène parler de sa compagne en des termes aussi peu élogieux, de voir des vampires lui suggérer des remplaçantes, il détestait devoir éviter Eleanore ainsi, il détestait devoir se coucher seul, sans elle, il faisait si froid dans ce grand lit. Pourquoi tout cela était-il aussi compliqué ? Il n’avait aucun sire à sa disposition pour lui demander de l’aide, et il était bien trop orgueilleux pour demander conseil à ses primogènes. Demander à Rose lui semblait si indélicat qu’il n’aurait jamais osé. Alors, il était seul face à l’état déplorable de la chambre de son infante, seul face à la colère qu’elle lui portait, seul sans la moindre idée du trouble dans lequel elle était plongé. Il avait cru qu’elle le quitterait pour de bon lorsqu’elle lui avait rendu tous ses présents, pour la plupart brisés, déchirés, rares étaient ceux qui avaient survécus à sa colère. Cependant, elle était là, à la porte de sa chambre, le provoquant en parole si froide, dénuée de sentiments, sans le moindre désir dans sa voix ou ses gestes, c’était comme si elle lui était soudainement indifférente. Non, cela ne se pouvait, il se refusait d’y croire une seule seconde. On s’aime. Elle ne peut pas ne plus rien ressentir. Ca ne peut pas se finir ainsi !

Non leur histoire lui était bien trop précieuse pour qu’il puisse la laisser se briser ainsi en mille morceau sans même réagir. Il se souvenait comme si c’était hier de cette nuit là où suivant une domestique, il avait pénétré dans cette magnifique demeure, en silence, pour gagner cette chambre où elle reposait, ses cheveux l’entourant, la lumière tombant sur son visage, elle ressemblait à une princesse qui attendait qu’on la délivre de cette vie de souffrance. La pauvre enfant avait été cloué au lit presque durant toute sa vie, il la voyait tel un petit oiseau à qui l’on rendait soudainement la liberté. Il l’avait couvert de cadeaux, l’avait emmené voir le monde, il ne se lassait de l’emmener dans de grands bals, il aimait la voir jouer avec ses proies, il aimait ses caprices comme ses rires, il aimait ses petites blagues, il aimait les surprises qu’elle lui laissait parfois, il aimait sa façon de l’embrasser, toutes ces années passées auprès d’elle n’avait été que bonheur et joie. Certes il y avait eut des disputes, mais jamais rien de la sorte, jamais il n’avait craint de la perdre, jamais il n’avait eut si peur qu’elle le quitte et ne revienne plus jamais. Il ne voulait pour rien au monde qu’elle parte. C’est ce qu’il aurait dû lui dire en franchissant le seuil, au lieu de cela il la laisse parler, et sa manière de se comporter comme s’ils ne se connaissaient pas, comme s’il n’y avait jamais eut la moindre intimité entre eux le rend soudainement furieux sans qu’il sache pourquoi. Les paroles de son infante comme son attitude le blesse. Il était venu pour la ramener à de meilleurs sentiments, lui faire comprendre qu’il était désolé, qu’il n’avait jamais voulu que cela en arrive à là, qu’il ne comptait pas l’abandonner encore moins la remplacer. Il se doutait que les paroles et les rumeurs avaient dû venir frapper aux oreilles d’Eleanore, mais récemment il avait eut la preuve. Une vampiresse tentant de le séduire avait fait une bourde. Il voulait la rassurer, pas la blesser. Mais elle semblait décidé à se venger, encore et encore, comme si lui renvoyer tous ses présents n’avaient pas suffit, comme si toutes les rumeurs qu’il entendait à son sujet ne suffisait pas, il savait qu’elle tuait et massacrait même si elle masquait ses crimes cela avait finit par remonté à ses oreilles, et pire encore à celles de ses primogènes. Il savait que plus le temps passait plus les gens jasant finiraient par décider à se place. En ne faisant rien, il mettait en péril son autorité. Tout cela avait été bien trop loin, il devait faire cesser tout cela avant qu’il ne soit trop tard. Il ne voulait pas la répudier encore moins la chasser de la ville, mais s’il ne faisait rien, il y serait contraint. Et il la perdrait à tout jamais. Que pouvait-il faire donc ? Comment la convaincre si elle lui en voulait encore ? Il la savait bûtée et obstinée, peut-être qu’elle ne l’aimait plus ? Il craignait et doutait. Il sentait ses émotions mais ne savait les traduire. Et il avait peur, peur de la perdre, peur de l’avenir, peur d’être seul et le cœur brisé.

Les paroles du vampire claquent dans l’air alors que son infante se mure dans le silence. Elle l’observe horrifié et plus elle semble choquée, terrifiée par ses paroles, plus il se débat pour tenter de lui faire comprendre ce qu’il ressent, plus il se montre maladroit et blessant. Hadrian est un dandy, un séducteur, un Prince exigeant mais patient, quelqu’un d’intelligent et de cultivé, mais derrière cette façade parfaite se cache quelqu’un de terrifié par l’inconnu, quelqu’un qui est tellement sûr de lui, qu’au moindre pas il s’effondre. Il lui jette des regards désespérés qu’elle ne semble pas capter. Aide-moi, aide-moi à comprendre. A-t-il envie de lui dire sans oser prononcer ces paroles à voix haute. « Je … En fait, … C’est juste que… » Elle hésite sur les mots, bute sur les syllabes Il fronce les sourcils. Patient habituellement, là il n’en peut plus d’attendre. Il voudrait seulement qu’elle lui dise désolé et s’enfonce dans ses bras, ou qu’elle l’envoie se faire foutre, et parte en claquant la porte, il voulait une réaction, n’importe laquelle plutôt que ce silence oppressant. La voir ainsi, le visage encadré par ses blanches mains est insupportable pour le vampire. « Tu m’as punie ! Tu m’as brisée et chassée… Tu ne m’as même pas dit pourquoi tu étais en colère contre moi…. Non, tu m’as réduite à rien sans prendre la peine de me dire où j’avais fauté ! Je ne sais même pas pourquoi tu me punis et me fais souffrir… Que voulais-tu que je fasse ? » Sa voix était chargée de douleur, brisée par l’émotion, tant de souffrance s’y sentait, étroitement mêlée à de la colère, une rage brusque et pure qui résonne telle une déflagration. Le vampire ouvre la bouche, muet de stupeur. Chassé ? Il n’avait rien fait de tel, il était en colère, oui, trop fier pour admettre qu’il s’était emporté, et plus elle se fermait à lui, plus sa fierté empirait, plus il lui était difficile de venir la trouver, encore plus de la supplier de revenir à la raison, de lui pardonner sa brusquerie. Il ne l’avait jamais chassé, c’était elle qui agissait comme si elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui. Oui, il l’avait évité, toutes ces nuits où la colère le saisissait, il l’évitait soigneusement de peur de laisser cette colère éclater contre elle. C’était elle qui lui avait fermé la porte au nez. Elle l’avait contrainte à se comporter froidement avec elle. La colère roulait en lui, se fracassant contre les barrières si fines de son esprit, et son sang froid s’écaillait par morceau entier, jusqu’à l’instant où il la vit pleurer, les larmes roulant sur ses joues mirent fin à toute colère, et fit retomber l’élan brûlant pour le laisser vide et tremblant. Elle le consulte du regard, les larmes aux yeux, cherchant une réaction, alors qu’il est muet, immobile, statue de sel, mannequin glacé, horrifié par ce qu’il sent, terrifié de la perdre, incapable de supporter cette douleur qu’il perçoit.

« Je sais ce qu’on murmure au Conseil. Crois-tu qu’ils ne m’ont pas fait savoir qu’ils avaient remarqué ma déchéance ? » A nouveau, il ouvre la bouche, mais aucun son n’en sort. Que pourrait-il lui dire ? Qu’il est désolé ? Qu’elle en est aussi responsable que lui ? Que ses primogènes ne peuvent pas simplement fermer les yeux ? Que tout cela finalement ne dépend pas de lui ? Que sa place à lui aussi est menacé ? Qu’on remet en doute son autorité ? Il ne peut rien dire de tout cela sans risquer de la blesser. Et après tout, elle est intelligente, elle sait probablement déjà tout cela. « Je t’aime… Tu es mon Compagnon, mais tu es aussi le Prince de Prague et mon Sire. Je te respecte infiniment. Alors je ne sais pas ce que j’ai pu faire pour te blesser ou t’énerver, mais j’obéirais à tes ordres. » Il n’en croit pas ses oreilles. C’est comme s’il venait de s’éveiller et ne savait si ces mots appartenaient à un rêve ou la réalité. Il pensait qu’elle lui annoncerait son départ ou qu’elle lui hurlerait dessus, mais à la place, il la sent désemparée, affreusement triste, et infiniment lasse. Il fait un pas vers elle, tordant sa bouche, les larmes lui venant aux yeux. « Tout ça n’a aucune valeur, si je n’ai plus ton amour… » Le vampire la regarde éberlué. Comment peut-elle croire qu’il a cessé de l’aimer ? Comment peut-elle douter à ce point de ses sentiments ? Toi aussi tu as douté d’elle. Murmure une petite voix dans sa tête. « Tu ne l’as jamais perdu. » répondit-il en s’approchant encore d’elle, doucement pas après pas, jusqu’à sentir l’odeur de sa peau, songeant que c’est la première fois depuis longtemps qu’il respire son véritable parfum et pas l’une de ces choses luxueuses qu’il lui offre importé directement de France. « Je n’ai jamais cessé de t’aimer. » continue-t-il en retenant les larmes. Il ne peut s’empêcher de penser qu’il serait stupide qu’il se mette lui aussi à pleurer. C’est lui l’homme, et il n’est pas supposer se mettre à pleurer. « Après notre dispute, je pensais que… j’étais trop fier pour venir te voir, et quand tu as renvoyé tous mes cadeaux j’ai cru que… » Il n’ose le dire à voix haute. « … tu ne voulais plus de moi. » murmure-t-il d’une voix toute petite, celle d’un petit garçon perdu. Il fait un pas de plus mettant fin à cette distance affreuse entre eux, et avance sa main vers le visage de porcelaine de la jeune femme, du bout des doigts il recueille une larme, puis les essuie toutes. « Je ne veux pas te perdre. » Il s’approche un peu plus, et léche les joues couvertes de sang de la jeune femme. « Je voulais simplement… » Posant son front contre celui de la vampire, il inspire longuement. « Parfois j’ai l’impression que tu attaches plus d’importance à ces vêtements, ces parfums, qu’à moi. » Il soupire longuement laissant le silence s’installer. Cet aveu lui a été douloureux. Il n’aime pas dévoiler ses faiblesses même à celle en qui il a le plus confiance au monde. Glissant sa main dans les cheveux de la vampire, il s’accroche à elle comme si elle allait disparaître. « Et lorsque je me suis fâché, c’est parce… parce que tu me regardais comme si je te faisais horreur. Tu semblais accorder tellement d’importance à tes vêtements et si peu à moi à ce moment là. » Il soupire, sa main lâche les cheveux et le crâne de la vampire, retombant le long de son torse. « Je ne voulais pas te blesser, encore moins te punir… je voulais juste… que ça soit moi que tu regarde, moi que tu aime, et pas tous ces présents dont je te couvre. »



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Sam 21 Jan - 13:38

[HS : Ella massacre mais cache le corps de ses victimes, je l’avais signalé dans mes post précédents … Comme dit, elle pense apprendre à survivre seule en chassant et dissimulant les cadavres soigneusement… Hors tu parles de massacres et de chasse de sang. Ça me semble étrange. Après Hadrian peut confondre avec un autre Vampire. Enfin je ne sais pas, je me suis relue et ça ne colle pas à ce que j’ai dit ^^ Enfin juste une remarque comme ça.]

Le silence s’installe durablement. Je regarde en biais mon Sire. J’attends qu’il réagisse et parle. Qu’il me chasse donc ! Ou bien m’explique où j’ai fauté ! Qu’il fasse un geste, frôlement doux ou gifle violente… Mais tout plutôt que ce silence lourd et intenable pour moi, qui m’oppresse et m’écrase encore plus. La tristesse, le désespoir et la colère se mêlent en moi et m’enserrent le cœur avec force. J’étouffe, ironique pour un être qui ne doit pas respirer pour vivre. Je suis prisonnière de mes doutes, souffrances et questions… Et lui, qui a le pouvoir de me libérer, ne fait rien. Il reste là, le regard errant sur moi et sur la pièce. Un regard choqué et perdu …. Et moi, pauvre créature blessée et agonisante d’avoir perdu la seule véritable chose qui comptait à mes yeux capricieux, je fixe le sol immobile. Oh ironie du sort, moi qui pensais aimer plus que tout la richesse, j’ai appris que pour moi tout cela n’était rien. Certes, j’éprouve du plaisir à être belle et gâtée par lui. Mais tout cela a perdu de son importance, quand je me suis sentie abandonnée par Hadrian. Je n’éprouve plus aucune joie à me préparer, à me parer des plus beaux atours, à être belle et désirable…. Puisque lui ne veut plus de moi, tout cela m’est devenu inutile et accessoire. Au moins, aujourd’hui je sais ce à quoi je tiens vraiment et qui m’est vitale : Lui. Mais j’ai l’impression de l’avoir perdu à force de faire des caprices de femme – enfant. J’aimerais tant un mot ou un geste consolateur et de réconciliation, quelque chose qui prouve qu’il m’aime toujours et veut toujours de moi à ses côtés… . Mais je n’ai que le silence, et je me sens encore plus anéantie. Alors ne sachant pas comment mon Sire et Compagnon me voit en ce moment, je me montre extrêmement neutre et polie. Il y a une part de fierté dans ma manière d’agir. J’essaye de sauvegarder le peu d’estime qu’il me reste de moi-même et que lui peut avoir d’une Canaïte à moitié dévêtue, les cheveux en pagaille et l’air dépressif ancré sur ses traits et dans chaque partie de son corps. Sans indication verbales ou physiques de sa part, je me sens encore plus perdue et mes questions sans réponse reviennent à la charge, perturbant mes pensées. J’ai mal. J’ai froid à l’intérieure de moi. J’ai peur. Je suis extrêmement triste et perdue, et ma colère ne suffit pas à noyer tout cela.

J’aime Hadrian, et pas uniquement parce qu’il est mon Sire et qu’il me couvre de présents continuellement. Bien sur, il y a un lien du sang très fort entre nous deux, mais mon attachement à lui va au-delà de cela. Je le considère comme mon complément d’âme parfait, mon âme-sœur autrement dit. Il représente à lui seul mon univers complet. Jusqu’à il y a peu, ma plus grande occupation était de l’amuser et le soutenir. Je me faisais belle pour lui. Je jouais et séduisais les Primogénes et autres alliés potentiels pour lui. Je lui amenais des cadeaux à ma manière avec des airs de petite fille satisfaite de sa surprise. Je piaffais de joie, me montrais exigeante et capricieuse, parce que je savais qu’il aimait me satisfaire, me prouver qu’il pouvait m’offrir tout ce que je désirais. Je ne nie pas aimer les belles choses onéreuses, je ne me mens pas à ce point-là. Mais elles avaient cette valeur précieuse parce qu’il m’en avait fait don. Je sais que je passe pour matérialiste, ce que je suis réellement ceci dit, mais la personne qui m’offre les choses à plus de valeur que les objets en eux-mêmes. Ma déchéance est d’autant plus importante, que loin de lui je n’aurais plus la force de survivre, je le sais. À quoi peut me servir l’immortalité si je ne suis plus près de mon âme-sœur ? J’ignore si je l’ai perdu ou non. J’ignore ce qu’il pense. J’ai juste eu vent des rumeurs comme quoi certaines envisageaient déjà de prendre ma place, parfois soutenue par le Conseil. Je sais que j’ai toujours occupé 2 des rangs plus qu’enviés dans la société vampirique. Et je n’ai jamais douté que dés la première occasion, on essaierait de m’en chasser, quelque soit les moyens utilisés. Mais je n’en ai que faire de ces rumeurs et autres regards en biais. Tout ce que je veux c’est savoir ce que lui pense, et avoir la certitude qu’il m’aime encore.

La question brusque et impérieuse d’Hadrian me fait reculer d’un pas et détourner le regard rapidement. Que suis-je sensée répondre ? Une foule de choses me vient à l’esprit, le tout se mélangeant dans un brouhaha incompréhensible. Ce n’est pas ce que j’attendais de lui, mais qu’importe mon Sire et Prince m’a posé une question, je me dois d’y répondre. J’essaye, balbutiant des débuts de phrases incohérentes et ne voulant rien dire. Je bute sur les mots, les idées. Dois-je m’expliquer ou m’excuser ? Est-ce ma tristesse ou ma colère qui doit ressortir ? Je porte mes mains à mon visage, me cachant derrière, cherchant à mettre de l’ordre dans mes pensées chaotiques. Finalement, c’est mon incompréhension qui prend le dessus et les mots sortent d’eux-mêmes. J’explicite que je ne comprends pas pourquoi je suis punies et bannie de sa vie, pourquoi il m’a mise de côté si longtemps sans une seule petite explication. À nouveau le silence s’installe. Mes yeux scannent ses traits et je ressens une forte colère monter en lui. Je me reteins de reculer d’un pas. Il m’en veut donc encore de toute évidence. Pour ma part, je baisse pitoyablement la tête et laisse les soubresauts me secouer. Les larmes, qui s’étaient accumulées aux bords de mes paupières, finissent par se libérer. Elles cascadent lentement sur mes joues nacrées, laissant des sillons rosés sur leur passage. Fierté mise au placard, je relève la tête et offre le spectacle pitoyable de ce que je suis : une femme souffrante et triste, qui a peur d’avoir définitivement perdu son seul et unique amour à force de faire des caprices. Je cherche sur le visage d’Hadrian une réponse quelconque. Son expression change, toute colère semblant s’être dissipée. Mais il continue à se taire obstinément. Alors je reprends la parole de ma voix tremblante et basse. Je mentionne que je sais pertinemment ce qu’on dit de moi au Conseil et à la Cour de Prague. Ce n’est pas comme si on s’était montré discret de toute manière. Ce sont surtout les Vampiresses, qui briguent depuis si longtemps ma place de Compagne du Prince, qui se sont montrées les plus bavardes et franches avec moi. Comme il ne répond pas, je continue mon explication. J’avoue de manière spontanée et simpliste combien je l’aime et le respecte. Que je me plierais à ses décisions, peu importe que ce soit de devoir partir ou de rester. J’essaye de nouveau de comprendre, d’obtenir une explication. Hadrian m’écoute en silence, sans me lâcher des yeux, surpris. Il avance mais je ne le remarque pas, d’un geste ample je désigne ma vaste chambre, ses décorations et la grande garde-robe maintenant vide et j’essaye de lui faire comprendre ce que j’ai découvert pendant ces derniers jours. Pour moi, les choses n’ont de valeur qu’avec son amour. Sans, plus rien ne compte pas même ma vie. Je fixe à nouveau le sol, silencieuse et patiente. J’attends sa décision finale avec une appréhension grandissante.

Finalement, sa voix douce résonne à mes oreilles. Avec précaution, étonnée de ce qu’il m’avoue, je relève la tête et l’observe. Les larmes roulent toujours sur mes joues blanches, les souillant légèrement. Mais cela n’a aucune importance. Hadrian s’approche, lentement sans se précipiter, comme s’il redoutait qu’un mouvement trop rapide me fasse reculer. Je ne réponds rien. J’attends qu’il poursuive de lui-même, sachant oh combien il lui est difficile de se découvrir autant. Lentement, ses aveux apaisent un peu mon âme damnée, mais je reste stoïque et perdue. Je ne comprends plus. S’il m’aime pourquoi m’avoir imposé tout cela ? Que moi je ne voulais plus de lui ? Est-ce réellement l’image que je lui ais renvoyée et la raison de son silence. Tout me semble si confus et brouillé dans ma tête que j’ignore quel réel sens donner à tout cela. J’aimerais savoir quoi dire ou faire pour que tout redevienne comme avant, pour encore être aimée et chérie par lui. Il brise la distance, sa main vient délicatement et avec beaucoup de douceur frôler ma joue pour y recueillir une larme. Finalement, il les efface d’une geste doux mais rapide avant de venir plus près et de gouter au goût salé des petites perles rosées qui cascadent lentement sur ma figure. Je ferme les yeux, frissonnant légèrement sous la caresse. Il pose son front contre le mien et poursuit péniblement ce qu’il a à me dire. Il est jaloux de l’attention que je porte à mes affaires, horriblement déçu de passer après tout cela à mes yeux. Pourtant ce n’est pas vrai. Mais je garde encore un moment le silence, écoutant juste avec attention ses propos et les analysants lentement. Le silence se réinstalle entre nous, mais je ne le brise pas. Quelque chose en moi me dit qu’il n’a pas fini et que je ne dois surtout pas l’interrompre. Je me sens légérement rassurée, sa proximité m’aidant plus que je ne l’aurait cru. Savoir qu’il m’aime me suffit amplement. Les larmes se sont taries d’elles-mêmes, et mes yeux légèrement rougis ne le quittent pas du regard, l’observant avec attention et tendresse. Il me lâche et je constate seulement à ce moment là qu’il avait glissé sa main dans ma chevelure. Son bras retombe et il recule d’un pas. Je sais que maintenant c’est à moi de faire ou dire quelque chose. Je laisse quelques secondes s’écouler silencieusement, intégrant tout ce qu’il m’a dit. Puis sans geste brusque, j’avance vers lui et viens me blottir contre son torse, mes bras enserrant sa nuque. Je niche ma tête dans son cou quelques secondes, inhalant son odeur. Il m’a horriblement manqué.


« Je suis désolée… Si tu savais combien je m’en veux de ne pas avoir compris ! » Je murmure, mon souffle tiède caressant sa peau. «Toutes ces choses n’ont de la valeur à mes yeux, parce que c’est toi qui me les offre. J’ai compris que tout ça ne comptait point pour moi… Pas si je ne t’ai pas, pas si cela ne vient pas de toi… Tu es la seule chose qui m’est indispensable, le reste n’est que superflus. J’aime certes les belles choses, mais je peux faire sans. Mais toi, je ne pourrais point vivre sans toi … Je t’aime tellement, Hadrian. »

Je m’écarte de lui lentement, et cherche son regard. Après quelques secondes, je me mets sur la pointe de lèvres et dépose un baiser chaste et hésitant sur ses lèvres. J’ignore si j’en ai le droit, aussi je ne m’attarde pas et recule doucement, les yeux entrouverts.


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Mar 24 Jan - 19:49

{hj: désolé je me suis laissée emportée dans mon rp}

Le vampire était venu voir son infante parce qu’il ne supportait plus la situation. Eleanore lui manquait affreusement, gouverner sans elle n’était plus du tout amusant, tout au plus pénible à vrai dire, dormir dans ce grand lit tout seul, sans avoir ce merveilleux corps froid contre le sien à son réveil était douloureux. Il s’en voulait que le silence de la vampire provienne d’un de ses actes. Il savait qu’il avait manqué de tact cette nuit là, et en était désolé. Et chaque fois qu’un de ses conseillers lui rappelait que la situation avec sa compagne était confuse pour tout le monde, et commençait à faire courir des rumeurs qu’il valait mieux stopper au plus vite, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’après tout ce n’était pas de sa faute, tel un enfant boudeur, mais au fond, il savait qu’ils avaient raisons. Il aurait dû régler cela bien plus tôt. Au lieu de cela, il avait laissé la situation s’envenimer en ne disant rien. En pénétrant le couloir menant à la chambre qu’occupait son infante, normalement réservée à son dressing immense et à tous ces cadeaux fabuleux qu’il lui avait offert, de quoi faire pâlir de jalousie n’importe quelle femme, il avait senti l’angoisse monter. Son infante l’avait évité durant toutes ces nuits, et il en avait fait de même, de sorte que, seul son lien avec elle pouvait lui donner une indication sur l’état de la jeune femme, mais il ignorait ce qu’elle pensait de lui, ce qu’elle était décidée à faire. Il s’imaginait donc le pire, supposant qu’elle se préparait à le quitter, après tout, elle lui avait fait renvoyer tous ses cadeaux, elle avait envoyé ses vêtements déchirés en loque, des pièces uniques de haute couture, qu’il avait acheté spécialement pour elle, des cadeaux plus beaux les uns que les autres, qui l’avaient rendue heureuse à une époque, il avait cru qu’elle le quittait. En découvrant qu’elle était encore au palais, son cœur s’était remplie de joie, il était soulagé, mais inquiet cependant. C’était cela qui l’avait motivé à venir, cette inquiétude grandissante en lui. Eleanore n’était pas quelqu’un à supporter ce genre de situation bien longtemps, à un moment ou à un autre, elle le quitterait, il le savait parce qu’elle ne supporterait pas son silence. Il s’était imaginé que c’était par colère, par vexation, et surtout par fierté, mais en l’entendant parler, il réalisa que si tout cela avait été sans doute présent au début, à présent, elle pensait carrément qu’il ne l’aimait plus. Lorsqu’elle prononça ces mots, il cru que son cœur s’était arrêté à tout jamais. Comment pouvait-elle croire un seul instant qu’il cesserait de l’aimer, comment pouvait-elle penser une telle chose après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble, après tout ce qu’il lui avait offert, tout ce qu’il avait fait pour elle, et uniquement pour elle ? Il craignait qu’elle ne le quitte par déception, ou par vengeance, et il réalisait que c’était bien plus profond que cela. Comment pouvait-il rester de marbre à présent ? Ses yeux se chargèrent de sang, les larmes aux bords des paupières, il dut lutter pour ne pas se mettre à pleurer. Il lui révéla ce qui lui semblait être une évidence, il n’avait jamais cessé de l’aimer, jamais il ne le pourrait, elle était sienne pour l’immortalité, son amour pour elle était gravé dans la pierre, dans le ciel, sur la surface de la Lune, il l’aimait pour toujours et à jamais. C’était ce qu’il lui avait promit la nuit où il l’avait transformé, mais à ce moment elle allait au plus mal, elle mourrait pour renaître, il doutait qu’elle s’en souvienne, sans doute ne l’avait-elle même pas entendu. Lui n’en avait jamais douté, de son amour, du leur, de leur histoire, parce que c’était de l’ordre du destin à ses yeux.

Une larme coule finalement, mais non sur sa joue, sur celle de la vampire et il recueille cette larme entre ses mains. Doux, tendre et prévenant, Hadrian l’avait toujours été pour son infante, jusqu’à ce que cette dispute n’éclate dans ce sous bois. S’il s’en voulait ? Amèrement, il aurait aimé pouvoir revenir en arrière. Mais il ne pouvait pas. La seule chose qu’il était en mesure de faire, c’était d’expliquer son geste et les actes qui en avait découlé. S’il l’avait dépouillé ainsi de ses vêtements c’est parce que le soudain caprice de la vampire l’avait insupporté, pas parce qu’il manquait de patience, mais parce qu’à cet instant, il s’était demandé si c’était vraiment contre lui qu’elle était en colère ou simplement à cause de ses vêtements. Il avait réalisé à quel point il la couvrait de cadeau, à quel point il était toujours à anticiper le moindre de ses désirs, si bien qu’il ne savait plus si c’était lui qu’elle aimait ou tous ces présents. Alors qu’elle venait de lui expliquer que tous ces présents n’avaient pas la moindre importance s’il cessait de l’aimer, il comprenait, il réalisait son erreur. C’était d’autant plus cruel qu’il avait doué d’elle. Elle doutait de son amour, et d’un certain côté, lui aussi en avait douté. Quel type d’amant était-il ? Quel genre d’amoureux se mettait à vous mettre à l’épreuve ainsi ? Il n’était qu’un ignoble personnage, qu’un monstre, et il avait fait subir toutes ces souffrances à son infante pour rien, juste par fierté, par orgueil, parce que l’idée qu’elle pouvait aimé plus ses vêtements que lui était insupportable. Il s’arrêta en se confondant en excuses, mais il savait que cela ne suffisait pas, que cela ne suffirait jamais. Il avait été stupide, terriblement stupide et à présent, il s’en rendait compte, mais il était sans doute, déjà trop tard. Sa main glisse des cheveux épars de la belle vampiresse, son regard rempli de tristesse contemple le beau visage qu’il a tant aimé et auquel il songe à chaque seconde, un pas en arrière, un second, il se détache d’elle, sentant que cette proximité n’a plus aucun sens après ce qu’il vient de révéler. Ses doutes horribles, il s’en veut à présent de les avoir formulé, non pas à voix haute, elle a besoin de comprendre et il avait besoin de le dire, mais de les avoir ressenti, là, à l’intérieur de lui. Il voudrait disparaître plutôt que de lire de la colère dans ces prunelles qu’il chérit, il préférait qu’elle lui tranche la gorge et lui arrache le cœur de la poitrine plutôt qu’elle ne décide de le quitter, il n’y survivrait pas. Pas besoin de le demander pour le vérifier, il le sait, il l’a toujours su. Après le départ de Rose il était anéanti, mais ils n’avaient jamais eu l’intimité qu’il a toujours eut avec Eleanore, qui est à la fois son amante, à la fois sa compagne, son âme sœur. Il avait vu en leur amour la véritable éternité, et que cela soit faux ferait bien plus que lui briser le cœur. Il voulait s’arracher à la contemplation de son tendre amour tant son cœur était meurtri, mais il en était incapable.

La vampire le contemplait elle aussi. Jamais il n’eut autant souhaité pouvoir lire dans les pensées de son infante. L’attente de sa réponse, de sa réaction était cruelle et terriblement longue pour le vampire qui n’y tenait plus, cela était de la torture, ni plus, ni moins. Il dévia son regard. L’aimait-elle encore ? Après ce qu’il venait de révéler ? Soudainement, elle s’agite, prend vie, ses yeux ont un tout autre éclat, brillant, lumineux, vertigineux, et elle s’élance vers lui, elle ne sourit pas, mais il connaît son cœur, et il sent son âme contre la sienne lorsqu’elle se blottit dans ses bras qu’il a ouvert en la voyant arriver. Il la serre contre lui. Elle pose sa tête au creux de sa nuque, il pose son menton sur le haut de son crâne, l’enlaçant, remplissant ses poumons de son parfum, le sien, unique, merveilleux, il a l’impression de revivre. « Je suis désolée… Si tu savais combien je m’en veux de ne pas avoir compris ! » Comment aurait-elle pu comprendre ? C’était de sa faute, il la gâtait tant, cela le rendait heureux de la voir avec tant d’objets tous plus beaux les uns que les autres, il trouvait que des vêtements ordinaires ne convenait pas à la merveilleuse personne qu’elle était, il aimait ce petit jeu qu’il avait laissé s’instauré entre eux. C’était lui qui la couvrait de présent. Et c’était lui qui avait douté le présent. Il se mordit les lèvres, mortifié par ses propres réactions, par ce qu’il avait osé faire, dire et surtout ne pas dire. Il entend sa respiration, elle éveille en lui le désir, il a terriblement envie de l’embrasser mais il sait que tout cela n’est pas terminé, il se sent si horrible, il ne mérite pas ses caresses, ni sa douceur. « Toutes ces choses n’ont de la valeur à mes yeux, parce que c’est toi qui me les offre. J’ai compris que tout ça ne comptait point pour moi… Pas si je ne t’ai pas, pas si cela ne vient pas de toi… Tu es la seule chose qui m’est indispensable, le reste n’est que superflus. J’aime certes les belles choses, mais je peux faire sans. Mais toi, je ne pourrais point vivre sans toi … Je t’aime tellement, Hadrian. » Répond-elle en s’écartant de lui lentement. Elle plante ses opales dans les siennes, et il frémit. Il se sent si terrible à présent. Jamais elle n’a cessé de l’aimer, pas une seconde, et lorsqu’elle a douté de son amour, c’est lorsqu’il est devenu silencieux, il avait fait une erreur dans la forêt, et au lieu de venir la voir et de s’expliquer, il l’avait laissée seule, souffrant le martyr, il s’en voulait terriblement. Elle grimpa sur la pointe des pieds, et vint capturer ses lèvres dans un baiser doux, mais furtif. Le Prince conserva les yeux fermés quelques instants, comme s’il voulait mémorisé chaque détail de ce baiser. Il rouvrit les yeux tout doucement. La contemplant vraiment, percevant chaque détail de sa beauté, il sourit doucement. « C’est moi qui te doit des excuses. » commença-t-il d’une voix basse et lente, chargée d’émotions, la tristesse l’emportant sur tout le reste. « J’ai douté de ton amour, par quelque hasard stupide, dans cette fichue forêt, et alors que tu avais besoin de moi, j’ai fait la sourde oreille parce que j’étais blessé. » Il attrapa le visage de la vampire entre ses deux mains qu’il posa sur les joues de la vampire, doucement, comme pour l’obliger à le regarder dans les yeux, mais il n’y en avait pas besoin, ils se contemplaient depuis l’instant où elle lui avait donné ce baiser. Le désir grimpa en flèche. Mais le vampire ne l’écouta pas, il n’avait pas terminé encore. « J’ai été orgueilleux et vaniteux, je t’ai blessé par mes actes, et j’en suis désolé. Je ne veux plus jamais m’éloigner de toi ainsi. Jamais mes journées n’ont été aussi atroces, et mes nuits pires encore. Ne me laisse plus jamais seul. » Enfin, il s’était excusé, et ne pouvant se résoudre, malgré tout le gentleman qu’il s’efforçait d’être pour elle, à lui proposer de s’en aller puisqu’il avait douté d’elle, il céda enfin à son désir et l’embrassa, doucement d’abord, puis ses lèvres s’entrouvrirent et il lécha les lèvres de la vampire, avant de commencer à embrasser tout le visage de Eleanore. « Je t’aime. » murmura-t-il. « Pour toujours et à jamais. »



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Dim 5 Fév - 21:31

L’atmosphère lourde et écrasante de la pièce se dissipe peu à peu. J’ai conscience de voir les choses négativement et d’envisager la pire des options. Mais mon esprit brouillé et perdu ne peut imaginer une fin heureuse. J’ignore pourquoi s’il désirait me chasser, il ne l’a point encore fait. J’ignore ce qu’il ressent pour moi : colère ou haine ? Par contre je sais que pour nous deux c’est une épreuve unique. Jamais aucune de nos disputes n’avait été à ce point douloureuse et violente, de par son silence. Bien sur au départ j’étais en colère, j’ai montré ma rancœur et ma rage à ma manière. Mais au fil des nuits, son inaction et son silence têtu m’ont perturbée. Le doute a glissé en mon sein avec lenteur et a rongé mon âme damnée. Et la colère a fait place à une tristesse immense et une souffrance atroce. J’ai ragé une nuit et souffert le reste des jours. Je n’ai plus su comment l’affronter, ni comment mon comporter. Alors je me suis recluse dans ma chambre. J’ai appris seule à chasser et dissimuler mes traces. J’ai essayé d’apprendre à survivre en solitaire, sans sa protection. Mais si les gestes sont devenus communs, l’envie réelle de survivre sans son amour a disparu tout aussi vite. J’ai compris à quel point j’avais besoin de lui, de sa présence et de son amour. Mais jusqu’à il ya quelques minutes, j’ai cru l’avoir perdu. Je le pensais en colère et prêt à me chasser. Alors qu’en réalité il souffrait comme moi en silence et seul… Comment a-t-on pu en arriver à ce point ? Habituellement, c’est si facile de se réconcilier et de chasser les nuages, qui assombrissent notre couple. Une chasse, un présent, un câlin suffissent en général à ramener la paix. Hors cette fois-ci, nous nous sommes niés de longues nuits, allant jusqu’à nous éviter. Et pourquoi ? Juste parce qu’on était persuadé que l’autre ne nous aimait plus ? Étrangement, le tout me semble pathétique, alors que quelques heures plutôt c’était le pire drame sur terre à mes yeux. Le soulagement et le bonheur glissent lentement en moi et chassent les sentiments négatifs alors que nous mettons enfin des mots sur cette dispute horrible.

Finalement, les larmes roulent sur mes joues lentement et doucement, les souillant. Larme qu’il recueille avec douceur, avant de les essuyer et de venir contre moi. La pression de son corps contre le mien détend légèrement mes muscles et a un pouvoir apaisant. Contre lui, j’existe. Je retrouve mon Sire et Amant, celui qui me voit comme la pierre la plus précieuse à admirer et choyer. Celui qui se montre tendre et doux avec moi et qui me chéri. Celui que je connais et que j’aime plus que tout sur cette terre. Je ferme les yeux et je savoure la fraiche et tendre caresse. Je me laisse calmer par elle doucement. Lentement, avec difficultés, Hadrian m’explique pourquoi il a agi ainsi. Je comprends sa jalousie. Je peux me montrer jalouse quand une proie lui plait de trop ou qu’une Vampiresse lui est trop proche. Dans ces cas-là, je boude aussi et me montre capricieuse. Mais en général il me clame assez vite par un présent. Qu’aurais-je pu faire pour le calmer moi ? La question tourne en boucle dans ma tête… Rien ne me vient comme réponse. Je me suis sentie si humiliée et punie que je n’ai à aucun moment imaginer qu’en fait c’était lui qui ne me comprenait pas. Pour moi, cela a toujours été une sanction, alors qu’il ne voulait que me tester et que je lui prouve combien je tenais à lui. Néanmoins, je dois reconnaitre que c’est cette dispute qui m’a réellement fait comprendre combien je tiens à lui. À mon tour, je lui explique ce que j’ai découvert, combien tout a peu d’importance sans son amour à mes yeux. Il s’excuse, difficilement car il n’a pas l’habitude de le faire. Hadrian a toujours cru que tout lui était dû, d’autant plus depuis qu’il est Prince. Mais cela fait autant son charme que le reste. Aussi je sais combien ces mots-là sont précieux et j’accepte à sa juste valeur ses explication et mots de regrets. De par notre lien de sang, je peux aussi ressentir en moi ça culpabilité immense. Oh non, il n’est pas seul responsable loin de là. Mais comment lui faire comprendre et surtout accepter l’idée ? Sa main quitte mes cheveux, son regard brille de larmes contenues et de tristesse, il recule. Il ne me lâche guère du regard, mais il brise le contact si rassurant pour s’éloigner de moi. Mon corps se tend de nouveau. Je désire retourner me blottir en sécurité dans ses bras. Mais je sais qu’il n’a pas fini son explication. Je dois être patiente, malgré le désir et le besoin de lui, qui m’étreint.

Je le fixe, sans bouger et rien dire. Je laisse les informations faire leur chemin en moi et j’assimile ce qu’il m’a avoué. Je l’observe surprise et soulagée. Il m’aime toujours ! Il n’est point fâché après moi ! Alors tout va bien ou presque. Car s’il s’est excusé, au vu de son regard fuyant et sa mine déconfite, il s’en veut encore. Après de longues minutes, je m’anime et je me lance dans ses bras, littéralement. La joie et le bonheur d’être encore aimée de lui ont remplacé tout doute et tristesse. Alors je viens me blottir contre lui qui m’a ouverte en grand les bras. Je passe mes bras autour de sa nuque et je viens déposer mon nez contre sa peau sensible. J’inhale son odeur unique. Je sens sa tête s’appuyer contre la mienne, et je ferme les yeux. Je me sens étrangement apaisée et bien comparée à ces derniers jours. Je m’excuse lentement. Je ne mens pas, si j’avais osé aller vers lui pour lui faire une crise, on se serait surement plus vite réconcilier. Comment ai-je pu ne pas le comprendre après tout ce qu’on a partagé ? Et moi qui croyais bien le connaitre… . Et je poursuis lentement, essayant d’expliquer que je l’aime plus que ses cadeaux, qu’ils ont de la valeur parce qu’ils viennent de lui. J’essaye de lui dire combien je l’aime et combien il m’a manqué durant ces longues nuits. Je m’éloigne légèrement de lui mais sans le lâcher, juste pour pouvoir le regarder droit dans les yeux. Avec lenteur, je me mets sur la pointe de pieds et embrasse tendrement ses lèvres charnues. Je ferme les yeux et savoure la légère caresse. Peu sure d’ne avoir déjà le droit, je mets délicatement fin au chaste baiser. J’ouvre doucement les yeux et l’observe avec un léger sourire amoureux. Il rouvre les yeux et me fixe avec un doux sourire. Je penche la tête légèrement sur le côté quand il s’excuse à nouveau. Je ne dis rien, j’attends. Il pose les mains sur mon vissage et ne fixe toujours intensément dans les yeux. Je soutiens l’échange visuel et l’écoute toujours silencieuse. Il pose ensuite ses lèvres sur les miennes. Il approfondit le baiser et j’y réponds avec ferveur, enserrant plus fort sa nuque. Ses lèvres tendres dévient sur mes joues, mon nez, mes yeux, mon front… Les mots qu’il prononce contre mes lèvres éveillent en moi quelque chose. J’ai déjà entendu cela, une fois, il ya longtemps… Pourtant le souvenir est vague et imprécis. Mais je suis certaine pourtant qu’il m’a déjà dit cela. J’ouvre doucement les yeux pour l’observer.


« Tu ne pouvais pas savoir… J’aurais dû aller te parler… Mais laissons cela de côté maintenant. »Je murmure doucement avec le sourire. Je n’ai pas envie de poursuivre sur les excuses. «Moi non plus, je ne veux plus jamais être séparée de toi mon amour… Je t’aime aussi … pour toujours et à jamais…. »

Je l’embrasse à nouveau avec ferveur mordillant gentiment ses lèvres. Je glisse sur son menton que je taquine aussi, me collant un peu plus à lui, provocatrice et joueuse. Ses baisers et caresses aussi m’ont atrocement manquées. Pourtant au bout d’un moment, je recule pour demander : « Pour toujours et à jamais…. Tu m’as déjà promis cela il ya longtemps non ? C’est vague, mais je crois m’en souvenir…. »Mon regard darde le sien, avant que je ne vienne à nouveau taquiner la peau de son cou de mes lèvres et canines gentiment.


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Ven 10 Fév - 17:55

Rien n’a tant eut tant de valeur que cette étreinte, et ce baiser. Alors qu’il se penche vers le visage de sa dulciné, capturant ses lèvres entre les siennes, il réalise combien ces lèvres douces et charnues lui avaient manqués, combien le parfum légèrement entêtant lui était précieux. Lorsqu’elle entoure sa nuque de ses bras, se blottissant contre lui, il sait parfaitement combien cet instant est rare. Il hume son parfum à plein nez. Ce qui le rendait triste quelques instants plus tôt, alors qu’il était convaincu qu’elle allait le quitter, le mettait dans un état de joie intense et de désir brûlant à présent. Savoir qu’elle l’aimait encore, qu’elle ne le quitterait pas pour une simple dispute, que tout cela allait être oublié au plus vite, le rendait fébrile. Il savait au fond de lui-même que ce n’était pas des excuses et un baiser qui règlerait le fond du problème, car enfin, jamais une dispute entre eux n’avaient atteint de telles proportions, mais à cet instant, il voulait croire à l’illusion de simplicité, il voulait se laisser berner par la candeur du moment. L’étreinte est douce, si douce, il sent son petit nez froid se poser sur son torse. Délicate comme une fleur au printemps, il émane d’elle une telle douceur. Lorsqu’elle se blottit ainsi, on dirait une petite fille fragile. Elle ne l’est pas, c’est une femme forte malgré les apparences, mais lorsqu’elle est ainsi tout contre lui, l’illusion n’en est que plus forte. Il se laisse berner encore une fois, trop heureux de la sentir contre lui, trop content de retrouver son Eleanore. Son infante chérie qui même si elle n’a plus vraiment besoin de son enseignement, lui jette encore des regards interrogatifs, qui bat des cils pour lui demander une faveur, qui joue encore à la femme enfant des siècles après sa mort humaine. Il l’aimait pour cela. Pour toutes ses manières, ses tics, ces gestes qu’elle avait qui étaient ceux d’une enfant ou d’une gamine, pour son regard plein de malice, pour son sourire amusé, il aimait cette femme qui ne voulait pas grandir. Elle l’embrasse, et ils s’excusent mutuellement. Une simple erreur d’appréciation ? Non, le vampire sent bien qu’il y a autre chose. Jusqu’à présent, ils s’étaient toujours parfaitement compris. Comment un simple geste dû à l’excitation du vampire avait pu les mener jusque là ? D’ordinaire, il aurait senti qu’elle ne voulait pas, et elle aurait compris qu’il n’avait fait cela que par jeu, là ils s’étaient perdus tous les deux, et s’étaient murés dans le silence. Il ignorait ce que cela signifiait, mais craignait la réponse à cette question. En fait, il ne voulait pas savoir. Il lui faut s’expliquer, évacuer ses craintes et ses doutes, il sait qu’il a agit par bêtise, par orgueil, et c’était par fierté qu’il avait refusé de s’excuser, qu’il n’avait cherché à briser ce silence horrible. Les yeux dans les yeux, il la retrouva enfin, c’était comme s’il s’était perdu dans une nuit glaciale pour finalement retrouvé le tendre foyer. Lorsqu’il l’embrassa ce fut la fin de ses peurs. Il fondit en elle, s’unifia à elle, ces deux êtres ne firent plus qu’un durant quelques secondes qui avaient figures d’éternité.

« Tu ne pouvais pas savoir… J’aurais dû aller te parler… Mais laissons cela de côté maintenant. » Répondit-elle d’une voix douce, dans un murmure mais que le vampire entendait avec une clarté étonnante. Elle souriait doucement. Il lui répondit par un sourire tendre, un brin usé, mais plein d’amour et de promesses. Eleanore avait raison, elle aurait dû venir lui parler, mais ce n’était pas dans son caractère, au mieux elle serait venue lui faire une crise, elle aurait exigé des excuses en hurlant s’il le fallait. Lui était le plus sage des deux, en temps de guerre, il se dévoilait capable de conserver son sang froid en toute situation, peut-être du fait de son éducation. Il laissait rarement les sentiments le mener au bord du cataclysme. Et cependant, lorsqu’elle était rentrée toute seule, il avait senti que quelque chose clochait mais avait décidé de laisser couler, il s’était enfoncé dans sa colère et sa vexation pour une raison tout à fait puéril, il n’aurait jamais dû faire cela. Qu’importe qui avait raison ou tord, qu’importe si elle s’était emporté trop facilement, dès lorsqu’elle n’était pas venue faire une crise et réclamer ses excuses, il aurait dû comprendre que les choses avaient été trop loin. Pourquoi avait-il laissé le silence s’imposer ? C’était stupide, et surtout, ce n’était pas son genre de laisser une situation s’envenimer ainsi. Hadrian était un homme d’action qui ne supportait pas que les choses lui échappent, il avait besoin de tout contrôler, de tout planifier à l’avance, et Eleanore était pas seulement sa compagne, elle était aussi son infante et son bras droit. Quand avait-il céder à la facilité ? A cause de sa faiblesse, il aurait pu la perdre. «Moi non plus, je ne veux plus jamais être séparée de toi mon amour… Je t’aime aussi … pour toujours et à jamais…. » Il la contempla avec un regard plein de tendresse, et de douceur. Penchant la tête sur le côté, il se demanda si elle se souvenait de cette nuit là dans les détails, si elle comprenait ces mots là, la signification qu’ils avaient. Lui était ancien, très ancien, et il savait que l’amour n’était pas une chose à prendre à la légère. Il ne doutait aucunement des sentiments de la vampire, il se demandait seulement si elle savait à quel point cela était important pour lui. Il ne supporterait jamais plus la solitude. La perdre signifierait la mort pour lui, la véritable mort, peu importe qu’il s’offre au soleil ou non, sans elle sa vie n’aurait plus de sens, il deviendrait tel un fantôme hantant les vivants. Il tendit la main pour la poser sur la joue de la jeune femme. A jamais, il aurait pu aussi dire jusqu’à ce que la fin de l’univers nous éparpille aux confins de l’univers, pour toujours, parce que si leur corps était immortel ou peu s’en faut, leur âme en revanche l’était réellement, rien ne viendrait les séparer. Il lui promettait par ces deux mots que s’il venait à mourir, il la hanterait jusqu’à la fin de son existence.

Elle l’embrasse avec ferveur et douceur en même temps. Eleanore est la seule femme à parvenir à accomplir cet exploit, on dirait qu’elle réclame ses baisers par son impatience, la manière dont ses lèvres se collent aux siennes, et en même temps lorsqu’il cède, elle devient douceur, taquine, mais affreusement douce. Il l’aime aussi pour ses baisers, pour la manière dont elle réclame son attention, pour la façon dont elle mordille ses lèvres, sans vraiment enfoncer les dents, serrant simplement la peau entre ses canines sans la percer. Elle est joueuse, et il sent son désir grimper, ardent, brûlant, dévorant tout sur son passage, délivrant sommes d’endorphine, paralysant sa raison et ses pensées, le poussant dans l’abîme de la passion sans plus attendre. Et soudain, elle s’écarte. Il guète dans ses yeux les règles de ce jeu, mais pas une seule règle ne semble disposée à apparaître. Au lieu de cela, elle le contemple, comme si elle venait de s’éveiller d’un rêve. « Pour toujours et à jamais…. Tu m’as déjà promis cela il ya longtemps non ? C’est vague, mais je crois m’en souvenir…. » N’attendant pas longtemps la réponse, son regard aussi attentif soit-il bouille d’impatience, et il sent le désir l’envahir elle, à la même vitesse qu’il est parvenu à lui. Elle se penche à nouveau, venant taquiner sa nuque à présent, l’embrassant, le mordillant, laissant un sillon humide derrière son passage. Le vampire pousse un léger gémissement. Il glousse lorsqu’elle le chatouille avec ses canines, avant de rire doucement. Baissant les yeux, il tend la main et glisse ses doigts dans les cheveux de la vampire. L’attirant contre lui, il l’étreint simplement, parce qu’il a besoin de la sentir proche de lui, parce que pour une fois, ce n’est pas avec des gestes sensuels éveillant le désir qu’il veut lui démontrer son amour mais par une longue étreinte, une tendresse et une douceur rares chez lui. « C’est une promesse que je t’ai faite la nuit où je t’ai transformé. » Il baissa les yeux, la contemplant avec un sourire doux mêlé de nostalgie, même si à présent, il ne regrettait rien, pas une seule nuit, pas le temps qui avait passé, leur amour s’était enrichi au fil des années, était devenu plus profond, plus puissant, plus complexe également. « Tu te mourrais dans cette chambre qui avait été ta prison, ton corps était agité par l’ultime sursaut, je te tenais la main, tu t’en souviens ? » lui demanda-t-il en penchant son visage vers le sien, et déposant un baiser sur son front.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Sam 18 Fév - 14:55

Les baisers sont tendres et doux, chastes aussi. Ils n’ont rien de sensuels ou d’érotiques. Ils ne sont là que pour prouver à l’autre combien on l’aime, avec tendresse et douceur. C’est avec un chaste baiser que je prouve à Hadrian que je ne lui en veux plus, que je lui pardonne et que je l’aime toujours autant. Je reprends lentement mes marques avec lui. Ces gestes qu’on fait par habitude sans y réfléchir, sans leur donner de véritable sens… En ce moment précis, ils ont plus de sens et de valeur que n’importe quel présent de luxe. Parce que ce baiser est la preuve de son amour, de notre amour partagé plutôt. Je me blottis confortablement contre lui, en paix pour la première fois depuis des jours. Là, je sus bien et en sécurité, je le sais. Je profite intensément du contact physique, du baiser et de l’échange. C’est comme revenir chez soi après une très longue absence. Je me sens revivre et j’ai de nouveau une raison d’exister. La tiédeur de mon Compagnon me réchauffe un peu la peau. Il faut reconnaitre que je porte peu de vêtement et je n’ai pas bu de sang cette nuit. Je n’ai pas soif, loin de là. Je ne jouerais pas à ce jeu dangereux pour tester mes limites. De plus, je déteste ne pas avoir de suite ce que je désire, de manière générale. Mais n’ayant pas sentie de brûlure dans la gorge, je ne suis pas sortie chasser. Je suis restée installée dans ma chambre dévastée. Alors ma peau doit lui paraitre glaciale, mais cela ne le dérange guère de toute évidence. Je pince doucement ses lèvres, légèrement taquine. J’ai une manière bien à moi d’embrasser mon Sire. Et il est le seul a bénéficié de mes baisers tendres et passionnés tout à la fois. Cependant je ne prolonge pas trop le baiser, encore un peu incertaine. Je pose mon front contre son torse et me laisse bercer par son étreinte et ses caresses. J’ai vraiment l’impression de sortir de léthargie, bien que je n’aie jamais été plongée dans un tel état, et de reprendre vie après un très long sommeil. Un autre baiser et de nouvelles excuses mutuelles, ainsi que des explications. J’essaye de lui expliquer qu’il est plus important pour moi, plus vitale que toutes les choses qu’il m’offre. Je pense comprendre pourquoi il a pensé cela. J’aurais aimé cette nuit-là avoir les mots pour répondre et apaiser ses doutes. Mais je ne me suis que sentie humiliée et mise à nue, réduite à rien. Alors j’ai réagi en enfant capricieuse et non habituée à essuyer un refus, j’ai boudé et tempêté. Et je me suis inconsciemment faite du mal, en m’imposant cette distance. Alors qu’une pure crise de colère comme j’en fais habituellement aurait surement aplani les choses bien plus vite. Je laisse Hadrian poser des mots sur ce qu’il désire et m’expliciter ce qu’il ressent. J’accepte ses excuses, les sachant difficile et douloureuses pour lui. Je me promets intérieurement d’être moins égocentrique avec lui, d’être un peu plus à l’écoute. Parce que je ne veux plus avoir à revivre cela. Il m’embrasse à son tour, et je ferme les yeux. Je me laisse emporter par les sensations chaudes et douces qu’éveillent en moi cet échange. C’est comme une union parfaite de nos âmes et cœurs, en plus de nos corps.

Je finis par répondre, l’amenant à nous partager les tords. Après tout, on ne se dispute que rarement tout seul. Et s’il a des choses à se reprocher, je peux en faire tout autant. Mais maintenant que tout est dit, j’aimerais vraiment que l’on passe à autre chose. Nous avons assez souffert. Nous nous sommes mutuellement excusés et pardonnés. Il est temps de parler d’un autre sujet, de savourer notre réconciliation et le bien être que l’on peut ressentir quand nous sommes à deux. Il me répond par un doux sourire, et j’en profite pour avouer mon amour inconditionnel. Et je répète ces derniers mots : pour toujours et à jamais. Cela éveille quelque chose ne moi. Un souvenir douloureux mais que ces mots-là avaient apaisé. J’ai un peu de mal à remettre les pièces du puzzle ensemble pour récupérer la scène dans son entièreté. Pourtant comme tous Vampires, j’ai une superbe mémoire… Hadrian me fixe avec amour, la tête penchée sur le côté, songeur. Je papillonne des yeux et force mon esprit à récupérer ces mots. Les ré entendre, ressentir à nouveau les odeurs de cette nuit… La sienne qui devenait de plus en plus présente, sa voix rassurante et douce. Peu à peu les choses reviennent doucement, mais je n’arrive pas à visualiser le souvenir… La main d’Hadrian sur ma joue me sort de mes pensées, et je reporte mes yeux perçants sur lui. Oubliant un moment ce souvenir imprécis, je reviens contre lui. Je l’embrasse plus posément qu’avant et plus longtemps. Je mordille gentiment ses lèvres avant d’y glisser ma langue sur ses lèvres. Je le taquine avec douceur et tendresse, provoquant la montée du désir en lui. Je le sens, le ressens même en mon fort intérieur. Et il est partagé. Souvent je joue avec ses limites, pimentant l’échange en lui imposant des règles silencieuses auxquelles ils e plie pour obtenir ce qu’il désire. Pourtant, quand je recule, m’éloignant de lui sans prévenir, ce n’est pas pour lui intimer de quelconques règles. Non, c’est parce que ces mots reviennent dans ma tête, y tournent en boucle appelant le souvenir qui refuse de se manifester. Et je suis persuadée que c’est quelque chose d’important qui se cache derrière ces mots, un moment crucial. Je fixe droit dans les yeux mon Sire, qui attend patiemment mes indications. Doucement, incertaine, je répète les mots avant d’avouer être certaine qu’il me les a déjà dits, il y a longtemps. La question est à peine dissimulée derrière mon affirmation. Pourtant, je n’attends pas de réponse et je reviens taquiner de ma langue et mes dents sa peau sensible. Je ne le nierais point, j’ai soif de ses baisers et caresses. Hadrian gémit, rigole sous mes lutineries agréablement. J’aime ses réactions. Je sens sa main glisser dans ma chevelure et la caresser doucement.

Il m’attire contre lui et me sert doucement. Je comprends l’importance du moment et j’arrête de taquiner sa peau, déposant un dernier baiser bien tendre au creux de sa nuque. Les simples étreintes amoureuses et douces sont bien rares entre nous. Et même si je suis habituée au sensuel, j’avoue que pour une fois je savoure ce simple geste empli d’amour et de sens. Il reprend la parole, répondant à ma question. Lentement, j’éloigne ma tête de son épaule pour l’observer droit dans les yeux. Il précise le moment et me demande si je m’en souviens. Je papillonne des yeux quelques secondes. L’odeur acre de la pièce me revient, la douleur qui traversé mon corps affaibli par une longue maladie aussi. Je revoie vaguement le plafond que je fixais de mes yeux révulsés. Mais surtout il y avait cette présence. Des mains douces et tendres, qui caressaient mon visages crispé ou retenaient mes mains prêtes à labourer ma peau tant j’avais mal. Une voix aussi, douce et rassurante qui me murmurerait plein de mots doux et encourageant, des choses que je n’ai pas vraiment entendues ou retenues, ne comprenant que par bride… Et cette promesse qui est restée marquée au fer rouge en mon esprit et ma chaire. Hadrian embrasse mon front doucement, je ferme quelques minutes les yeux avant de les rouvrir et de le fixer avec un sourire.


« Pas de tout… Juste des brides et des sensations en fait. Je me souviens de la douleur atroce qui foudroyait mon corps malade et affaibli. C’était très douloureux et insupportable. Mais je me rappelle aussi ta présence, tes mains qui m’empêchaient de me griffer, qui caressaient de manière apaisante mon visage… Ton odeur qui est devenue de plus en plus forte. Ta voix aussi, rassurante et douce. Je ne comprenais pas tout ce que tu disais, mais je me focalisais sur elle pour supporter la brulure qui rongeait mon corps. Certains mots sont restés gravé en moi, dont ceux-là. » J’explique lentement. Je me mets sur la pointe des pieds et embrasse à nouveau ses lèvres. « J’ai su dés le départ ce que tu étais pour moi, et que je t’aimerais quoiqu’il advienne éternellement… »

Je m’éloigne de lui, souriante et le regarde intensément. Je laisse le silence s’installer un long moment, savourant simplement sa présence. Je me sens bien. Le souvenir, même douloureux, a quelque chose de beau et d’unique à mes yeux parce qu’il a été la première preuve de son amour pour moi. Cette nuit-là il m’a involontairement prouver qu’il serait mon âme-sœur à tout jamais. Je n’ai pas à douter de ses sentiments, j’ai même honte de l’avoir fait. Aussi je baisse les yeux vers le sol.

«Puis-je espérer que tu passeras la nuit avec moi ? À moins que tu aies des obligations … » Je demande d’une petite voix suppliante.


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Lun 5 Mar - 22:19

Les douces caresses de la main du vampire étend son emprise sur son infante qui se love contre lui. Les moments de tendresses sont d’autant plus rares qu’entre eux, les disputes se règlent bien souvent dans des effusions passionnelles, des actes pleins de bestialité, de jeux de dominance, où ce n’est qu’à l’instant où leurs esprits fusionnent que le conflit se règle enfin. Ici nulle passion, c’est de la sensualité et de la retenue dont fait preuve le vampire, il ne désire guère noyer le poisson sous une sexualité exacerbée, il lui faut démontrer son amour non dans la passion de l’acte mais dans la douceur du geste. Les mots aussi ont leur importance. Chaque parole est l’expression de sentiments profonds et sincères, font acte à l’instant où il les prononce. Il lui faut dévoiler l’étendu du trouble, et la complexité de ses émotions abruptes, il lui faut mettre en lumière chaque point trop longtemps gardé dans les ténèbres. Il ne peut se contenter de simples baisers, il doit exprimer son chagrin comme son bonheur par tous les moyens possibles, il lui faut explorer chacun de ses sens, et les exprimer au mieux. La peur de blesser n’est nullement présente, le temps est venu de la sincérité et de l’honnêteté. Lui, habitué à couvrir son infante de cadeaux plus précieux les uns que les autres, à exprimer son amour à travers des effusions ardentes, à jouer avec son désir, il découvre que la vérité mêlée aux sentiments, choisie dans un instant de tendresse s’avère tout aussi puissante si ce n’est plus, terriblement révélatrice, mais c’est exactement ce dont ils ont besoin. Caressant la joue de son infante, il exprime ses regrets, il explique sa maladresse, il revient sur ses actes pour en dévoiler les causes n’attendant aucun pardon, cherchant seulement à tout aplanir pour mettre à la vérité de tisser des liens entre eux, et surtout chasser au loin les compromis et les mensonges établis si longtemps à l’avance. Doucement, il l’enlace, tendrement il s’exprime dans un mélange de caresses et de baiser, laissant le désir remonter et établir ses lois, mais lorsqu’il se fait trop puissant, c’est elle qui y met fin pour l’interroger sur l’évocation de cette promesse. Pour toujours et à jamais, une promesse qui fait figure d’éternité, un mot qui prend tout son sens pour les deux immortels qu’ils sont. Elle plisse le front, et l’interroge, sur un souvenir, qu’elle ne peut retracer. Le vampire comprend, il l’a formulé à un moment clé mais qui pour elle était difficile. Ne rechignant à lui en dévoiler le chemin, il explique en essayant d’être le plus clair possible, malgré les sentiments si forts liés à ce souvenir. Elle l’écoute, ses grands yeux sont penchés sur les siens, guettant ses gestes, le moindre changement d’expression, et il continue jusqu’à ce qu’elle bascule elle-même dans le souvenir. Il la sent s’éloigner de l’instant présent, pour plonger dans le passé. Cette chambre là, c’était la sienne. Il la découvrait en cette nuit agitée. Son pardessus couvrant sa silhouette, son chapeau enfoncé masquant en partie son visage. Il avait suivit cette femme, une domestique, qui semblait alertée, si inquiète. Ressentant le trouble de la femme, intrigué, il avait accepté de la suivre, la laissant penser qu’il était médecin ou quelqu’un de la sorte. Et elle poussa la porte, le laissant seul dans cette chambre là.

Le souvenir est encore très vivace pour le vampire dont l’esprit éclairé et affuté peut retracer chaque événement passé dans les moindres détails. Ce n’est pas seulement par la sagacité de sa mémoire, c’est aussi parce que cet instant a une certaine importance à ses yeux. Elle était étendue dans ce grand lit, les draps et couvertures remontés jusqu’à sous son menton, le cadre du lit était entouré de lourdes tentures. Elle semblait si menue dans ce grand lit. Les chandelles éclairaient peu la pièce. Son teint était si pâle, presque jaunâtre, de grandes cernes agrandissaient son visage, la fatigue avait son emprise déjà établie sur la malade qui se languissait dans cette morne existence. La première fois qu’il l’avait vue, il avait ressenti immédiatement un pincement à son cœur froid et mort. Il ne pensait pas aimé à nouveau, pas après le départ de Rose, il aurait aimé s’interdire ce genre de sentiment, mais lorsqu’il l’avait découvert, toute lutte s’était avérée vaine. Rien qu’à la manière dont elle semblait si fragile, alors qu’au contraire, son regard était plein de vie, il l’avait perçue prisonnière, de cette chambre, de cette maladie, de ce corps si faible, de cette vie si courte, et lui était en mesure de la libéré. C’était ce qu’il lui avait proposé, et elle avait accepté. Le vampire s’était assis à côté du lit. Il tenait la main de la malade alors qu’il lui évoquait cette vie de ténèbre mais aussi de liberté qu’elle pouvait vivre à ses côtés plutôt qu’affronter encore la maladie sans savoir s’il y aurait de lendemain, sans être certaine de pouvoir marcher à nouveau au soleil, de connaître un jour les émois de l’amour. Elle l’avait écouté, le fixant avec ces grands yeux qui hurlaient leur envie de vivre, pas cette vie là, dans ce grand lit, mais une vie pleine de liberté, d’extases, de joies et de plaisirs. Quelle avait été sa joie lorsqu’elle avait dit oui. Après que Rose l’eut fuit, il s’était promis de ne plus jamais transformer qui que ce soit, surtout pas par amour, il ne voulait plus ressentir un tel gâchis. Et le voilà qui exprimait à nouveau ce désir, prêt à franchir tout de go le pas. Sa nuque était encore toute tâchée de sang, tout comme les draps. Il la tenait alors que son corps convulsait. Sa peau pâle prenait déjà la blancheur qui serait la sienne. La mort était en train de la capturer dans ses griffes lorsqu’il fit cette promesse. Il tenait à la guider, à lui parler, pas parce qu’il craignait de la perdre, mais parce qu’il n’aurait pas voulu la laisser seule, surtout pas à cet instant. Et soudainement, il lui fit cette promesse, cela lui avait paru si naturel, si simple, si évident. Pour toujours et à jamais.

Il dépose un baiser contre son front en prononçant ces paroles chargées de la douceur du souvenir à jamais gravé dans son esprit. Son infante rouvre doucement les yeux, qu’elle pose sur lui, un sourire aux lèvres. « Pas de tout… Juste des brides et des sensations en fait. Je me souviens de la douleur atroce qui foudroyait mon corps malade et affaibli. C’était très douloureux et insupportable. Mais je me rappelle aussi ta présence, tes mains qui m’empêchaient de me griffer, qui caressaient de manière apaisante mon visage… Ton odeur qui est devenue de plus en plus forte. Ta voix aussi, rassurante et douce. Je ne comprenais pas tout ce que tu disais, mais je me focalisais sur elle pour supporter la brûlure qui rongeait mon corps. Certains mots sont restés gravé en moi, dont ceux-là. » Il sourit aux paroles que prononce la vampire. Le souvenir est chez lui gravé dans les moindres détails jusqu’au parfum de la mort envahissant la chambre, jusqu’au roses entremêlée dans ce papier peint douçâtre, jusqu’aux battements de cœur s’accélérant de la bonne attendant derrière la porte, le cœur noué par l’inquiétude. Eleanore se hausse sur la pointe de ses pieds pour capturer les lèvres du vampire dans un baiser chaste que lui rend le vampire. « J’ai su dés le départ ce que tu étais pour moi, et que je t’aimerais quoiqu’il advienne éternellement… » Peut-être que les battements de cœur du vampire n’accéléraient pas à cet instant, peut-être qu’il ne ressentait pas ce petit pincement au niveau de son organe vital, mais il ressentait ce sentiment de plénitude qu’ont tous les amants lorsqu’ils savent qu’ils sont aimés en retour, avec la même force que le sentiment s’exprime chez eux. « J’ai ressenti la même chose. Je te voulais égoïstement pour moi tout seul, je ne voulais pas que cette mort perfide s’empare de toi et t’éloigne de moi à tout jamais. » Il caressa les boucles brunes de la jeune femme avec une tendresse loin pourtant d’égaler les sentiments qui se battaient en son sein. Elle était sienne, et son amour pour elle n’avait jamais baissé sa garde, même durant cet éloignement insupportable, il l’aimait pour toujours, et jamais ce sentiment ne quittera son cœur, éloignant à jamais la solitude perfide amie des vampires. « Et je l’ai trompé, je t’ai ravi à elle, en prononçant cette promesse qui m’était si facile de réaliser, car mon cœur avait déjà décidé à l’instant où je t’avais vu dans cette chambre. » Il déposa un baiser dans les cheveux de la vampire, sa main caressant les boucles, se laissant entraînée dans cette vague auburn. La vampiresse s’éloigna de lui, laissant le silence s’instauré, mais il n’y avait plus le moindre malaise dans le silence, c’était la plénitude, un sentiment comparable à celui ressenti après l’extase, pourtant cette fois-ci il n’y avait eut ni étreinte passionnée, ni farouche chevauchée, ni même la moindre morsure. Elle baisse les yeux, caressant le sol de ses prunelles. Il sent une pointe de chagrin ou de honte dans son attitude, mais s’en méfie tant elle peut jouer avec les émotions qu’elle laisse transparaître. « Puis-je espérer que tu passeras la nuit avec moi ? À moins que tu aies des obligations … » Elle a une voix presque enfantine en disant cela. Il sourit en la rejoignant et prenant ses mains dans les siennes. Portant les mains de son infante à sa bouche, il les effleure de ses lèvres humides. « Je repousserais ces obligations à demain, et je passerais ma nuit ici, avec toi, au milieu de ces décombres. » dit-il avec un sourire amusé en contemplant les fragments de cette chambre de princesse. Il pourrait dormir dans un taudis avec elle, mais cela il n’ose le dire à haute voix de peur qu’elle pense qu’il compare sa chambre à ce genre de lieux, ce qui n’était pas le cas. « A une condition cependant. » En prononçant ces mots là il avait prit un air faussement sérieux. « Que demain lorsque ces obligations me tomberont dessus, tu sois là, avec moi, pour m’aider à les réaliser. Je ne veux plus être séparé de toi. Pourrais-je espérer que tu sois plus présente avec moi ? Je te veux à mes côtés à chaque instant. »



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Mer 21 Mar - 14:31

Je suis apaisée et sereine, blottie contre Hadrian, ses bras autour de moi et ses mains caressant ma chevelure et mon dos tendrement. Habituellement, quand nous nous disputons, nous réglons le problème avec une passion voire une bestialité typique des Vampires. Nous ne parlons pas. Nous bataillons à coup de griffes, de crocs et de caresses jusqu’au moment où nos sens sont apaisés et nos pulsions érotiques rassasiées. Mais pas cette fois. Cette nuit, nos gestes sont très doux et tendres. C’est par la douceur que nous reprenons nos marques et retissons nos liens amoureux et étroits. C’est différent, mais tout aussi agréable et savoureux. Le calme est revenu en moi, maintenant que je sais qu’il m’aime toujours. Je savoure, les yeux fermés l’échange muet et la douceur inhabituel et nouvelle. Mais j’apprécie cette nouvelle manière de se réconcilier. Aux gestes tendres s’ajoutent les mots et aveux, pas toujours évident. Nous ne sommes pas des êtres qui parlons, comparé à Suzy et Ludo’ qui semblent aimer discuter ensemble autant que se câliner, nous nous optons pour des actes passionnés et des présents onéreux. Mais mettre des mots sur nos sentiments et peurs n’est pas courant. L’exercice est autant difficile pour lui que pour moi, mais nécessaire. La rupture a été source de souffrance et il est nécessaire de renouer des liens et d’aplanir ce qui nous a mis à mal. Enfin je crois. Du moins, je suis heureuse de pouvoir m’expliquer et de lui avouer combien je l’aime. Il explicite sa manière de voir, éclairant certaines questions qui m’étaient venues. Mais il partage toujours mon amour et cela suffit à me rassurer. Je me sens bien pour la première fois depuis de nombreuses nuits. Je le laisse frôler du bout des lèvres mon front, m’enlacer plus étroitement, savourant le contact physique rassurant. J’écoute et je réponds à chaque propos qu’il tient. Sentant le désir monté en lui comme en moi, je viens taquiner ses lèvres et la peau sensible de sa nuque avec mes canines tendrement. Pourtant il prononce des mots qui me font stopper mon petit jeu : pour toujours et à jamais ? Je recule, cherchant son regard. Ces mots-là, il les a déjà prononcés. Le souvenir est vague et je n’arrive pas à le récupérer. Je cherche et fouille pour remettre la main sur l’instant exacte où il aurait pu me faire ce genre de promesse. Les Vampire sont une excellente mémoire, alors pourquoi est-ce si flou ? Mais cela éveille quelque chose en moi. Alors je questionne, doucement, d’une voix incertaine mon Sire. Avec patiente et dévotion, comme si le souvenir était plus que précieux, Hadrian me retrace le cadre dans lequel il a fait cet aveu. Je fixe ses yeux, analysant ses émotions et suivant le chemin qu’il me trace. Je papillonne des yeux, les odeurs, bruits et sensations de cette nuit-là me reviennent lentement en mémoire. Je visualise à nouveau la scène avec perfection ou presque, car certaines choses me restent inaccessible.

Je me revoie allongée dans mon lit à baldaquin, dans cette chambre que je connaissais si bien. J’ai toujours été de nature faible et fragile. Dés ma naissance, j’ai très vite présenté une constitution faible. Je ne ferais pas de vieux os, surtout pas en ce 19ème siècle. Aussi, à défaut d’avoir un avenir certain, j’avais tout ce que je désirais. Je n’avais jamais quitté le manoir familial. Pourtant j’avais un fiancé, mais guère d’avenir lointain avec lui. Et par un caprice, je m’étais de nouveau refroidie. J’avais envie de vivre, mais je sentais mon corps las et mourant. La fièvre brulait mon corps depuis des jours, et me maintenait dans un état second. C’est dans cet état-là que j’ai rencontré Hadrian : le teint gris, les cernes décorant mes joues, cheveux emmêlés et éparpillés sur l’oreiller, alitée et immobile. Seuls mes yeux exprimaient encore quelque chose d’après ma mère. Quand ma servante a ouvert la porte, j’ai tourné la tête vers elle, curieuse. Elle n’est pas restée, me présentant un nouveau médecin avant de s’éclipser. Mes yeux fiévreux se sont alors posé sur Hadrian, qui a dévoilé ses traits lentement. Un seul mot a alors franchi mes lèvres desséchés et pâle : un Ange… C’est ainsi que je l’ai vu. Un ange magnifique et parfait. Je ne connaissais rien en sentiment, je n’avais jamais aimé. Mais en plongeant pour la première fois mon regard dans le sien, je me suis sentie vivante et désirée. J’ai su que je l’aimais et que je l’aimerais toujours. C’était une certitude. Pourtant il n’avait encore rien dit, il se contentait de me découvrir du regard. Finalement, il s’était installé près de mon lit sur la chaise depuis laquelle ma mère me veillait la journée. Hadrian avait saisi ma main brulante entre les siennes, si froides avant de me parler. Il avait promis vie et amour, plus aucune souffrance et une existence telle que je ne pouvais que la rêvé. Je l’admirais, je le vénérais déjà. Pour moi, il était la plus belle personne au monde et je l’aimais. Je buvais ses paroles sur la vie vampirique avec attention, comprenant autant les sacrifices que bénéfices de ce qu’il m’offrait. Hadrian m’a laissé le choix. J’avais alors murmuré un oui qui sortant de ma bouche sèche avait la valeur d’un cri. Il était venu s’asseoir sur le lit et m’avait prise délicatement dans ses bras, embrassant mes lèvres avant de venir lécher et mordiller la peau chaude de ma nuque. Je me rappelle le frisson de plaisir et de désir, sensations inconnues jusqu’alors. Ensuite la déchirure des dents et l’extase de la morsure…. Le reste est flou et vague à ma mémoire. Je me rappelle le goût métallique de sons sang que j’ai bu en grande quantité. Ses mains qui retenaient les miennes de me griffer de souffrance, qui caressaient mes joues pour m’apaiser. Sa voix rassurante et sa présence m’ont aidée à traverser l’épreuve. Il y avait des mots, et cette promesse qui s’est gravée dans ma mémoire malgré le flou entourant la situation.

Il embrasse mon front et je sors de mes pensées pour le regarder avec amour. Un sourire tendre se dessine sur mes lèvres alors que je réponds à sa question, explicitant les réminiscences de cette nuit-là. Mes souvenirs amènent un sourire sur ses lèvres. Je poursuis lentement, recherchant les sensations de cette nuit et essayant d’être précise. Ces mot-là se sont gravés en moi, oui, même s’ils étaient bien enfouis. Je savais qu’il ne mentait pas, qu’il était sincère. Une promesse d’amour éternel. Je me hisse pour embrasser amoureusement ses lèvres et il répond à mon baiser. Je termine mon récit en avouant que j’ai toujours su que je l’aimerais éternellement. Je suis étrangement heureuse et comblée ne ce moment, contre lui à avouer mes sentiments. Et je profite de l’instant. Je ne reçois certes pas de splendides bijoux, des tenues somptueuse, un parfum unique, mais je pense qu’il m’offre ce qu’il a de plus précieux au monde pour moi. Et cela me suffit amplement. Il me répond, avouant avoir toujours partagé mes sentiments. Je sens sa main lisser délicatement mes mèches rebelles et décoiffées. Un petit rire cristallin m’échappe quand il dit avoir trompé la mort. Je suppose que c’est une manière honorable et respectable de qualifier la transformation en Vampire. Il embrasse mon front et j’attends quelques secondes avant de m’éloigner et de lui répondre.


« Et je suis bien heureuse que tu l’ai trompée ! Comment aurais-je pu supporter de te perdre ? Je t’ai aimé au premier regard, je t’aime avec la même passion et je t’aimerais toujours quoiqu’il puisse advenir… Je te le promets. » je murmure doucement en posant ma main dans une caresse rapide sur sa joue.

Je fais un pas de plus en arrière, silencieuse. Mes yeux font le tour de ma chambre autrefois si somptueuse et qui aujourd’hui se résume au minimum. Les dents nacrées se plantent et mordillent ma lèvre inférieure doucement, alors que j’évite de regarder mon Sire pour le moment. Je ne suis plus craintive, loin de là. Notre conversation m’a rassurée, mais beaucoup de choses me traversent l’esprit. Lentement, mon regard s’abaisse et se pose sur le parquet qui recouvre le sol de mes appartements. Je l’admire un moment, hésitante et un peu gênée, je peux me l’avouer. Oserais-je lui demander de rester ? Il pourrait me refuser ce caprice en petite punition de mon comportement ou sous-entendre que ma chambre n’est point convenable pour le Prince de Prague. D’une petite voix, pourtant, j’ose lui demander de passer la nuit avec moi, laissant l’ouverture des obligations…. Car je sais qu’il n’est pas toujours libre de ses nuits et qu’il gère la Carmilla. J’en connais en tant que Sénéchal les obligations et devoirs. Aussi pourrais-je comprendre qu’il n’a pas de temps en plus à me consacrer cette nuit. Il s’approche pour me prendre délicatement les mains. Je relève les yeux quand il les porte à ses lèvres pour les embrasser doucement. Sa réponse amène un sourire sur mes lèves et je sens mes yeux pétiller légèrement. Cependant je perds mon sourire quand il me parle de conditions à remplir… J’attends, curieuse, qu’il me donne sa condition. Je l’écoute avec attention et je fais une fausse moue boudeuse, avant de sourire et de répondre.


« J’accepte avec joie et honneur, mon cher Prince, votre condition…. » Je rétorque avec humour sur un ton amusé et un sourire taquin. «De plus, il me semble que je suis toujours Sénéchal de cette citée, ce sera donc un devoir d’être présente au Conseil demain… Puisque que tu sembles le désirer. Et pour la chambre…. Je te promets que j’arrangerais cela. »

Je reviens lui voler un rapide baiser, avec un air satisfait et comblé. Je glisse mes bras autour de son cou et dépose ma tête sur son épaule. La nuit est notre. Et je suis heureuse de la partager avec lui.


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Jeu 29 Mar - 17:07

Elle rouvrait les yeux. Ses traits fatigués et usés par la maladie semblaient comme neuf, son visage qui semblait presque trop vieux pour son âge ressemblait à présent à celui d’une poupée tant il était parfait. Son teint blême et cireux était devenu d’une blancheur parfaite. Ses cheveux qui collaient à son visage, tombant filandreux sur l’oreiller devenaient brillant, bouclaient légèrement pour prendre un volume généreux. Sa robe de chambre souillée par le sang semblait être une injure à sa beauté, tout comme cette chambre qui sentait le renfermé, la maladie et l’humidité. Le vampire qui était demeuré assis près du lit durant toute la transformation, était à présent statufié devant tant de beauté, ses yeux brillaient d’un éclat de malice lorsqu’il vit ces beaux yeux chocolatés se tourner vers lui. Il savait que la soif devait la tarauder, et il n’avait rien planifié du tout, jamais il n’aurait songé ressortir de cette chambre avec une infante. Lorsqu’il avait accepté de suivre cette domestique, il pensait trouver une jeune fille malade, souffrante, n’attendant que la mort, et il lui aurait offert volontiers, aurait disparu dans la nuit sans laisser de trace, écoutant les cris d’horreur des parents avec un petit sourire amusé. Il visa la corde située à côté du lit, et s’avançant vers elle, il tira dessus. Sa belle infante gisait dans son lit de mort, au milieu de tout ce sang séché, et était d’une beauté qui allait au-delà de toute imagination. Lorsqu’il la contemplait, il ne croyait pas en sa chance. Elle avait toujours le même regard en revanche. Un regard plein de vie, de volonté, un regard brillant. S’avançant vers elle, il s’était assis sur le lit, ne se lassant de caresser les belles boucles brunes, de les enrouler autour de ses doigts. Il n’avait pas envie de prononcer une seule parole, le silence raffiné lui suffisait. Et la domestique ne tarda pas à apparaître. Quelle ironie, c’était celle qui était venu le chercher. Elle fut si surprise en voyant sa jeune maîtresse en parfaite santé qu’elle ne songea pas un seul instant à une éventuelle menace. Hadrian se plaça derrière elle, et coinçant sa nuque avec son bras, il la força à s’avancer, la condamnant au mutisme en écrasant ses cordes vocales, avant de la pencher vers son infante qui l’observait avec un regard capricieux et plein de malice. Il sentait l’interrogation venir. Il lui avait promit l’éternité, plus jamais la maladie, l’amour aussi, la liberté à tout jamais, mais il n’avait pas encore évoquer le prix à payer, en plus de connaître la mort. « Il te faut boire leur sang pour vivre. » Simplement, il perça deux trous dans la nuque offerte comme pour lui indiquer le chemin sachant que son infante comprendrait. La soif savait s’imposer et avec elle ses règles. En l’observant boire, il jugea que c’était un repas trop simple, et pas assez amusant. Il sentait en elle quelqu’un capable de le suivre sur le chemin sinueux menant en enfer, il voyait en elle pas seulement quelqu’un dont il était tombé soudainement et farouchement amoureux, il voyait en elle sa muse, l’étincelle qui éclairerait son éternité.

Après cette nuit là, il y eut des centaines, des milliers de chasses. Jamais ils n’étaient aussi complice que dans l’acte de prendre la vie des mortels pour nourrir la leur. C’était devenu un jeu, sans doute cruel, mais dans lequel ils excellaient l’un et l’autre. S’amusant avec leurs victimes, parfois provoquant la jalousie de l’autre, ils finissaient toujours par se retrouver dans les bras de l’un et de l’autre, comme si leur fallait des obstacles à surmonter. Leur passion s’affirmait autant dans leurs effusions que dans leur compétitions et leur complicité à la chasse. Le sang coulait toujours sur les pavés lorsqu’ils quittaient une ville, et il y avait toujours des tombes fraîchement creusées. L’ironie était de constater que c’était justement une chasse qui avait bien faillit les séparer. Ce jeu qu’ils adoraient tant avait bien faillit leur jouer un très mauvais tour. Mais en un seul baiser, en une seule promesse, en un seul échange de regard, en une étreinte, ils avaient déjà oublié les chagrins des semaines passés, la terreur qui avait si longtemps logé en leur cœur s’était envolée et à présent, les deux êtres s’avançaient l’un vers l’autre, répétant leur promesse d’amour, révélant les secrets de leur cœur, parlant sans aucun tabou, comme jamais encore ils ne l’avaient fait. Ils n’étaient pas le genre de couple à se déclamer leur amour à tout bout de champs, ils préféraient la passion de leurs échange à la monotonie d’un discourt. Mais à cet instant, les paroles étaient d’or, et les actions semblaient bien vaines en comparaison de la signification cachée derrière certains mots. « Et je suis bien heureuse que tu l’ai trompée ! Comment aurais-je pu supporter de te perdre ? Je t’ai aimé au premier regard, je t’aime avec la même passion et je t’aimerais toujours quoiqu’il puisse advenir… Je te le promets. » Elle posa sa main sur la joue du vampire qui ferma les yeux. Il adorait lorsqu’elle le touchait ainsi, lorsqu’elle lui murmurait des paroles aussi douces. C’était si différent de leurs étreintes habituelles. Jamais ils ne se montraient aussi tendre l’un envers l’autre bien longtemps, tôt ou tard l’ardeur l’emportait et les dévastait tous les deux. Eleanore ne supportait pas la frustration comme l’enfant gâtée qu’elle était, et Hadrian lui, pouvait se montrer patient dans bien des domaines, mais pas face au sujet de tous ses désirs. Elle s’éloigna et il senti la morsure de son absence avant d’ouvrir les yeux. Contrairement à ce qu’il eut craint pendant quelques secondes, elle n’était pas partie, elle était toujours là, seulement lointaine, fixant étrangement le sol. Il réalisa que malgré leurs promesses ravivés, malgré leur amour révélé, malgré les caresses et les baisers, l’horrible semaine qu’il avait passé avait fait naître en lui le doute vis à vis de leur amour. Et jamais auparavant cela ne s’était produit. Il en tirait une source d’inquiétude. Et cependant, il n’en dit pas un mot. Pas après ce qu’elle venait de lui dire. Il sourit doucement, tentant de masquer toute trace d’inquiétude sur ses traits. Il ne voulait plus douter.

Eleanore fixait obstinément le sol alors que son sire se tenait, légèrement inquiet, attendant une réaction de sa part. Elle s’était éloigné de lui, et à présent abordait une mine enfantine. On aurait dit une enfant triste à qui l’on venait d’enlever son jouet. Il avait mortellement envie de la prendre dans ses bras et de l’enlacer, de la rassurer, de lui assurer qu’elle ne serait plus jamais seule, qu’elle n’aurait plus jamais besoin d’avoir peur, d’être triste, mais il savait qu’il ne pouvait la protéger de tout, et que finalement il finirait par l’étouffer en agissant ainsi. Il lui avait accordé l’éternité pour qu’elle soit libre, pas pour la mettre dans une autre prison, même si celle-ci était dorée et très accueillante. La vampiresse ouvre la bouche, et lui demande s’il peut rester avec elle, tout en lui précisant qu’elle comprendrait qu’il ne puisse en vu de ses obligations. Il y avait une crainte à peine voilée dans sa voix. Elle craignait un refus. Il ne s’en étonnait pas, Eleanore ne supportait que très mal les refus, surtout de sa part. Pour sa défense, il devait dire qu’il ne lui en imposait que très rarement. Mais cette nuit, il ne pouvait lui refuser cela, pas après ce qu’il venait de dire, pas après ce qu’elle lui avait promis. Cela faisait si longtemps qu’ils ne s’étaient pas retrouvés et la dispute avait été des plus pénibles. Il était capable de tout repousser, de tout balancer, le temps d’une nuit, pour la retrouver. Mais il était Prince, et demain tout l’attendrait à nouveau, sagement. Il connaissait la solution. Alors il lui demanda de l’aider. Pas parce qu’il craignait trop de travail, mais parce qu’il aimait lorsqu’elle était avec lui à chaque instant, bon peut-être pas quand il réglait des problèmes épineux, ni quand il devait aller voir la Reine, mais la plupart du temps, la présence d’Eleanore le rendait plus efficace et plus calme. Et il aimait sa clairvoyance, comme sa manière d’utiliser ses charmes pour obtenir ce qu’elle voulait, ce dont ils avaient besoin. « J’accepte avec joie et honneur, mon cher Prince, votre condition…. » Elle abordait un sourire amusé. C’est vrai qu’il jouait souvent sur les mots, et elle ne se privait jamais de le lui faire remarquer. Il secoua la tête. « De plus, il me semble que je suis toujours Sénéchal de cette citée, ce sera donc un devoir d’être présente au Conseil demain… Puisque que tu sembles le désirer. Et pour la chambre…. Je te promets que j’arrangerais cela. » Elle s’avança d’un pas léger et silencieux pour venir cueillir un baiser volé, abordant un air satisfait et malicieux. Puis elle glissa ses bras autour de la nuque du Prince, ce dernier entoura la taille de son infante de ses bras musclés. Il adore la manière dont elle dépose simplement sa tête sur son épaule. Il baisse son visage pour embrasser les cheveux de son aimée. « Peut-être pourrions-nous en profiter pour refaire la décoration, appeler un designer, faire venir des ensembliers. » Il sourit en regardant le placard entrouvert où pendait des cintres vides. « Sans oublier bien sûr de refaire ta garde robe. » ajouta-t-il en souriant. Il savait à quel point ces choses là étaient importantes pour elle, et il adorait la couvrir de cadeaux, la combler, il aimait l’entendre rire d’aise, il aimait voir ses yeux pétillés de joie comme ceux des enfants un soir de Noël, il y avait de la magie dans l’éclat des prunelles de la belle.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Mar 10 Avr - 13:23

L’émerveillement est le premier sentiment qui m’a parcouru quand j’ai rouvert les yeux après ma renaissance. Évoquer le souvenir avec Hadrian ramène à ma mémoire les sensations et faits de cette nuit-là. Oui j’ai été émerveillée par ce que je ressentais. Tout était devenu plus perceptible et intense. Mes yeux voyaient chaque détail et déchiraient les ténèbres pour saisir le contour, la couleur parfaitement des meubles plongés dans le noir. Les sons étaient plus vifs, j’entendais des battements de cœur, des murmures venant des autres pièces, ma servante qui marchait nerveusement dans le couloir. Et les odeurs aussi étaient plus intenses. Celle du sang que j’avais versé, celle de la mort mais aussi agréable et raffinée celle de mon Sire. Je sentais aussi le parfum fragile et délicat des fleurs et celui désagréable de l’encens sensé purifier mon air. Mes lèvres formaient un sourire conquis, mon regard folâtrait sur tout. Et finalement, je me suis tournée vers mon Créateur. Il était là, m’observant avec admiration et amour. J’ai tendu les mains pour observer ma peau de nouveau nacré et parfaite, mes doigts sont remontés pour se perdre dans mes cheveux bouclés tirant une mèche pour l’observer. Je me sentais vivante et belle, c’était comme si on m’avait rendu ma fraicheur et ma vie. Mon sourire ne quittait point mes lèvres et mes yeux adorateurs sont revenus sur mon Sire. Je ne me lassais pas de l’admirer. Pourtant quelque chose brisait ce tableau parfait. Une sensation de brûlure désagréable au fond de ma gorge qui augmentait au fil des minutes et s’imposait de plus en plus à moi. J’avais soif. J’aurais vidé la carafe d’eau, mais j’étais peu sure que cela fonctionnerait. Ma langue était passée sur mes lèvres pulpeuses mais sèches. La douleur dans ma gorge s’intensifiait et je sentais mes yeux changer. Je ne pouvais les voir, mais d’instinct j’étais certaine que leur couleur n’était plus celle habituelle. Mon regard suivait mon Sire qui tira légèrement sur la corde activant la sonnette dans la pièce voisine. Ma servante allait venir rapidement. Il était venu ensuite s’asseoir près de moi et en silence avait joué avec mes mèches bouclées, pour ma part je continuais de l’admirer. Et puis la porte s’ouvrit et ma servante entra, me fixant les yeux écarquillés de surprise. Mon regard s’est posé sur elle et j’ai reniflé. L’odeur du sang et le bruit des battements de cœur ont attisé un peu plus la brulure étrange et j’avais senti mes canines se plonger doucement dans ma lèvre inférieure. Je salivais. J’ignorais pourquoi. Rapide, Hadrian l’avait attrapée et amenée de force jusqu’au lit, où il m’avait appris que pour vivre je devais boire le sang des Humains. J’ignorais encore que j’étais une Vampiresse, en réalité. L’idée n’était pas choquante, mais je me contentais de fixer la veine palpitante du coup de la femme. Et il transperça deux trous sur la peau blanche. Je n’ai guère réfléchi longtemps avant de venir lécher le sang sur la peau tiède, mes canines transperçant par accident la chair avec violence… En quelques minutes, j’avais bu presque tout son sang et ma servante gisait par terre, morte, alors que je me léchais les lèvres rougies. La brûlure était bien moins présente et moins douloureuse. Agenouillée sur mon lit, j’observais mon sire avant de venir enlacer sa nuque et l’embrasser comme avant ma mort.

Et depuis cette nuit, il y a 174 ans, il y a beaucoup de traque, jeux sadiques et cruels et de morts sur notre passage. Hadrian m’a formée, tout en conservant mon côté enfantin et capricieux et j’ai appris avec délice. Autant je suis une séductrice accomplie et aguicheuse, une femme enfant adorable, autant je peux quand on parle de chasse être sadique et cruelle. Et j’avoue que jouer avec les proies, attiser lentement l’espoir et la peur en eux, rend leur sang plus délectable. C’est quelque chose qui m’a toujours intimement unie à mon Sire. Il est étrange d’imaginer que cela aurait pu nous séparer. Mais qu’importe, puisque nous sommes réconciliés. Il y aura d’autres traques et d’autres jeux amusants et sanglants qui occuperont nos nuits.

Mais cela est déjà loin pour moi. Je n’oublierais point, lui non plus. Amis pour le moment ne compte que nos aveux et baisers. C’est avec son aide que je me remémore nos promesses des premiers temps et ma transformation. Le souvenir est plus intact pour lui que pour moi. Avec son aide, j’assemble les pièces du puzzle et revois en entier la scène. Cette nuit où il s’est joué de la mort pour m’offrir l’éternité à ses côtés. Les promesses formulées alors nous reviennent et c’est avec amour et sincérité que je lui promets de l’aimer éternellement. Je ne doute pas. Ni de lui, ni de moi. Blottie contre nous, je m’enivre de son odeur et de lui tout simplement. Avec douceur, je caresse sa joue et j’admire mon Sire, il ferme les yeux et se contente de savourer le frôlement tendre. On est loin des gestes passionnés qui en général nous unissent. Mais même si c’est différent, c’est plus agréable et plus réconfortant. Après de longues minutes, je m’éloigne de lui et lâche un léger soupire. Mes yeux fixent le sol. Je suis certes pardonnée, mais je connais ses obligations, aussi je quémande d’une voix incertaine s’il consent à rester cette nuit. J’aimerais vraiment passer du temps avec lui, mais j’ai conscience de son rôle. Un bref regard vers lui me permet de le voir sourire ce qui m’encourage à demander cette faveur. Taquin, il y met une condition qui me fait sourire et m’amène à jouer le jeu à mon tour. Bien sur, j’ai imaginé qu’il refuserait même si cela m’aurait plus que frustrée. Amis rare sont les fois où Hadrian me dit non. Il a la fâcheuse habitude de me combler et d’anticiper mes besoins et mes envies. De toute mon existence de mortelle ou immortelle, je n’ai que rarement eu un non ferme et chaque fois ma colère fut de taille. Sa condition néanmoins attise ma curiosité et cherche à la connaitre. Il ne me fait guère attendre, m’avouant qu’il espérait que la nuit prochaine je l’aiderais comme je l’ai toujours fait depuis qu’il est prince de Prague. Joueuse à mon tour, je formule une acceptation en des termes courtois et pompeux démentis par mon sourire amusé. Et dans la foulée j’ajoute que je suis toujours Sénéchal, aussi est-ce mon travail de soutenir notre Prince. Arès un nouveau regard circulaire, je promets de faire arranger la chambre qui ressemble à un terrain de combat miné. Je reviens vers lui, lui vole un baiser et me blottis à nouveau contre son torse, la tête confortablement mise sur son épaule. Mes yeux se ferment un peu et je savoure l’étreinte douce et tendre.


« Oh c’est une bonne idée, le palais a vraiment besoin d’un coup de neuf et de modernité ! » Je réponds toujours blottie contre lui, immobile. « Ah la garde robe…. Suzy a promis de me refaire quelques tenues sur mesure…. Elle m’a trouvé horrible, quand elle m’a vu la dernière fois, mais en a ri plus qu’autre chose. Elle prétend que me voir simple choque parce que pas inhabituel…. Mais elle va arranger cela…. Et, tu sais qu’on ne refuse rien à Suzanne, enfin sauf si on veut encourir son courroux. »

Je m’éloigne un peu de lui, mordillant ma lèvre. Comparé à lui, la Canaïte millénaire m’effraye par moment et je n’oserais lui dire un non franc de peur d’être détruite d’un simple regard. J’admire Hadrian d’oser par moment la défier, même si cela ne dure jamais longtemps. Je sais aussi que le Conseil courbe l’échine face à elle. Son âge est suffisant pour en imposer. Mais elle a un amour infini pour sa lignée et une douceur toute féminine pour moi. Elle m’a toujours offert des tenues, du moins depuis que je la connais. Après un moment, je plonge mes yeux dans ceux de mon Sire et change totalement de sujet.

« Que désires-tu faire des heures qui sont nôtres ? » Je questionne, les yeux pétillants. Peu importe son choix, je m’y conformerais tant que je le garde pour moi cette nuit.


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Dim 22 Avr - 14:48

Tendre et attentionné, Hadrian ne se comporte certainement pas comme à son habitude. Le vampire n’est pas quelqu’un de très tendre, il peut se montrer doux par moment, mais cela est très rare, encore plus avec son infante qui partage son goût pour les chasses agitées et pleines de risques, pour les jeux sadiques un brin sanguinaire, et surtout pour la passion dévorante qui les unis. S’il y a eut de la tendresse entre eux, c’était à l’aube de l’éternité de la charmante enfant. Hadrian se montrait très attentionné parce qu’il voulait s’assurer non pas qu’elle l’aimait, cela il en avait toujours été convaincu jusqu’à ce que le doute naisse après cette terrible dispute, mais qu’elle soit heureuse d’être une vampire, qu’elle survivra tout comme lui l’avait fait. C’était son rôle de sire qu’il prenait très au sérieux. Pour lui, qui détestait les sires en grande majorité, et conservait une haine assez féroce envers le sien qu’il n’a jamais connu, même Suzanne fut incapable de lui dire ce qu’il était advenu de son sire. Il était important pour lui que Eleanore soit totalement prête à affronter sa vie d’immortelle. Les premières chasses furent de véritables leçon, il était très attentif aux détails et n’hésitait pas à la reprendre, à lui montrer comment conserver un peu plus longtemps la proie en vie, pour mieux en profiter, comment masquer avec soin ses crimes, comment enfin effacer toute trace de son passage mais aussi le choix des victimes. Il passait beaucoup de temps aussi à lui montrer les choses quotidiennes mais pourtant nécessaire, comment en accumulant une certaine fortune, la nécessité de passer par des banques, on pouvait par un certain statut social obtenir que des marchants viennent la nuit pour nous livrer, comment en usant de calice et de goule on s’assurait que notre sommeil diurne ne sera troublé, il lui avait dévoilé la moindre chose, tout ce qui lui semblait véritablement important. Et parallèlement, il s’assurait également qu’elle supportait cette nouvelle vie, il savait combien de vampires avaient céder à la rage, combien d’autres se morfondaient de leur vie humaine, et enfin que parfois, certains se suicidaient ne supportant pas leur nature, ou pire, sombraient dans la folie obligeant les autres vampires à les éliminer. Il s’était montré exigeant avec elle, parfois dur, souvent autoritaire, et par peur qu’elle ne finisse par le détester, il lui passait tout ses caprices, tout ce qu’elle désirait : objet de luxe, vêtement, voyage, tout ce qui était matériel, mais aussi certaines proies de choix, il lui offrait tout ce qu’elle désirait. C’était ainsi que tout avait commencé, ainsi qu’il avait laissé passer n’importe quel caprice, et avait plaisir, car cela le chagrinait tant de lui refuser quelque chose, de l’obliger à suivre des règles dès sa nouvelle naissance, qu’il avait plaisir à voir son visage rayonner devant une robe de haute couture. Par la suite, s’il n’avait plus besoin de se montrer autoritaire avec elle, et qu’il prenait beaucoup de plaisir à la traiter en égal, bien que souvent en princesse, il continua à lui passer le moindre caprice, surtout parce qu’un simple non occasionnait souvent des colères terribles.

Elle s’était blottis contre son torse après qu’ils se soient promis de s’aimer à tout jamais, renouvelant leurs vœux comme le ferait des époux que le mariage et la vie de couple avait usé mais que leur amour n’avait finalement jamais ternis, qu’il est accepté de passer la nuit entière avec elle, délaissant ainsi ses obligations qu’elle promit de l’aider à accomplir comme son statut le lui demandait. Il déposa son menton dans la divine chevelure, respirant son parfum, naturel et non issu d’une grande maison française. Il venait de suggérer qu’ils fassent venir des décorateurs, ensembliers, et architectes, car enfin la chambre de sa dulcinée ressemblait à un champ de bataille. Céder à un caprice, non, le Prince subvenait aux besoins du soleil de ses nuits, et savait qu’elle ne supporterait pas de vivre dans un tel cloaque. « Oh c’est une bonne idée, le palais a vraiment besoin d’un coup de neuf et de modernité ! » Il sourit en déposant un baiser sur son front. Elle avait raison, mais ils devaient néanmoins respecter l’architecture du bâtiment car il était classé monument historique. Cependant, repeindre les chambres devenait vraiment urgent. « Je suis d’accord avec toi, mon ange. » murmura-t-il en se collant à elle un petit plus. « Ah la garde robe…. Suzy a promis de me refaire quelques tenues sur mesure…. Elle m’a trouvé horrible, quand elle m’a vu la dernière fois, mais en a ri plus qu’autre chose. Elle prétend que me voir simple choque parce que pas inhabituel…. Mais elle va arranger cela…. Et, tu sais qu’on ne refuse rien à Suzanne, enfin sauf si on veut encourir son courroux. » En disant cela, elle s’éloigna de lui, brisant l’étreinte tendre, en se mordillant la lèvre. Quand elle faisait cela, elle ressemblait vraiment à une petite fille. C’était attendrissant. « Oh, elle ne se fâchera pas si tu lui refuses quelques tenues, cependant, tu aurais tord de n’accepter un tel cadeau. » fit-il d’une voix douce en s’approchant d’elle à pas feutré et de tendre la main pour toucher la joue de la jeune femme en penchant la tête avec un regard un peu plus coquin que quelques instants auparavant. « Peut-être pourrais-je assister aux essayages ? » demanda-t-il d’une voix très sulfureuse. Faisant ainsi naître le désir par petite touche, il transformait la tendresse en sensualité, et sa voix douce en murmure voluptueux. « Que désires-tu faire des heures qui sont nôtres ? » Le regard de son infante a lui aussi changé, il a quelque chose de pétillant à présent. Il fit un pas achevant de mettre fin à la distance entre eux, et caressa les boucles brunes de son infante avec tendresse, c’était son regard plein de désir qui transformait le geste doux en quelque chose de bien plus tentant. « J’ai bien quelques idées en tête. » murmura-t-il en chuchotant au creux de l’oreille de son infante.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Ven 11 Mai - 14:42

J’ai toujours été une capricieuse et une enfant roi comme on dit maintenant, outrageusement gâtée même de mon vivant. Cadette d’une famille aristocrate et très riche qui avait ses entrée à la Cour, j’avais tout ce que je pouvais vouloir au point de ne pas savoir ce qu’est d’avoir envie de quelque chose. De constitution fragile et tenue loin du monde j’avais tout ce que je pouvais demander : une robe de bal même si je n’allais pas au bal, un nouveau cheval, des bijoux, des bonbons, des poupées de porcelaines, des perruches, des chats ou chiens de compagnies… Bref tout ce que je pouvais voir et demander m’était apporté sur un plateau d’argent. Et les rares non que je recevais donnait lieu dés ma plus tendre enfance à des crises de caprices, qui finissaient souvent par des cris, larmes et bris d’objets fragiles. Une fois devenue Vampire, ce trait de caractère capricieux s’est accentué. Hadrian a été un Sire juste et attentif, mais autoritaire. Chaque manquement à ses enseignements me valait un coup de règles sur les doigts. J’ai appris beaucoup avec lui : comment paraitre humaine, comment masquer mes proies, comment jouer avec mes victimes, comment manipuler la société humaine…. Et à chaque fois que j’ai demandé un quelque chose, Hadrian me l’offert. Tout sans exception : robe, œuvre d’art, bijoux, parfum, proie…. Il ne m’a que rarement dit non à une demande. De toute manière un refus occasionne la même réaction puérile et colérique, qui me fait fondre en larmes et m’énerver. Je suis comme cela, matérialiste et gâtée. Je peux fondre en larme pour une bêtise, et bien vite entrer dans une colère sombre, tout dévasté et exiger réparation par le sang. Ce trait de caractère humain, que la trop grande indulgence d’Hadrian a cultivé et développé encore plus en moi est sans doute mon pire défaut. Mais je sais qu’il aime à me plaire et à me voir sourire émerveillée. Car oui, quand on m’offre quelque chose, j’ai cet air enfantin et Béa sur le visage, un sourire lumineux et des yeux brillants. Je jubile, je m’extase et je remercie avec effusion. Peut-être est-il simple au fond de me plaire.

Blottie dans ses bras tendrement, je savoure une nouvelle manière d’exprimer notre amour, plus posée et douce moins enflammée et violente. Et j’apprécie cela. Ce petit moment de paix et de communion de l’esprit, où on savoure juste la présence de l’autre et ses sentiments. Cela me convient en ce moment où ce qu’il reste de mon âme est ravagé par diverses expériences et émotions négatives. C’est très reposant de se savoir encore aimée et d’être pardonnée malgré l’erreur et la dispute. La conversation dévie de nos souvenirs vers l’état de mes appartements, qui ont subi et souffert de ma colère encore une fois. Mais je réparerais cela avec l’aide de décorateur et je redonnerais un coup de neuf au palais, s’il m’y autorise. Parce que la décoration ici laisse à désirer et les murs ont besoin d’être rafraichis ! Mon côté matériel à cet avantage que je sais rendre un intérieur propre, accueillant, beau et sain. Il est plus que temps d’entretenir ce bâtiment. D’ailleurs il approuve après ‘avoir embrassé le front ce qui me met aux anges. J’aime beaucoup ce rôle typique des femmes de la noblesse du 19ème siècle et même avant qui consisté à avoir un intérieure impeccable et à la mode. J’aime beaucoup m’occuper de tout cela, même si je suis une cliente exigeante et impatiente. Puis vient la question légitime de ma garde-robe réduite à quelques jeans, dessous et chemisiers…. Mais comme Suzy a promis, je sais que je ne devrais point m’en faire. Et peut-être qu’Hadrian m’offrira aussi des tenues. Je recule pour chercher son regard. Il revient vers moi, caressant ma joue ce qui fait pencher la tête vers lui sans lâcher ses yeux du regard. Ils ont changé d’expression même s’ils restent tendres et amoureux. Je souris à sa demande et décide de me la jouer taquine.


« Je n’ai pas envie de lui déplaire, et je refuse rarement un présent…. » Je réponds, nullement gênée ou ennuyait que l’Ancienne me voit comme uen enfant à vêtir et à surveiller, loin de là. «Ah cela il faudra lui demander ! Tu sais qu’elle est très exigeante et stricte au travail ! »

La voix de mon compagnon est plus rogue et basse, invitant à une sensualité tout comme ses frôlements, qui provoquent des frissons en moi. Je glisse ma langue sur mes lèvres non maquillées cette nuit. Gentiment, je lui propose de choisir notre activité de cette nuit, où je suis toute à lui désireuse d’uen réconciliation totale. Il vient se blottir contre moi, m’enlaçant d’une main et glissant ses doigts dans ma chevelure. Hadrian a toujours aimé mes boucles brunes, je crois. Je me laisse faire, le regard plus pétillants, impatiente de connaitre son choix. Sa réponse murmurée au creux de mon oreille me fait faire une petite moue.

« Oh explicite-moi cela….Ou mieux, montre-moi. » Je susurre d’une voix suave et tentatrice en me mettant sur la pointe des pieds pour venir frôler sans embrasser ses lèvres, avant de glisser dans son cou où je dépose quelques baisers volages et brefs.


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Mer 23 Mai - 15:35

Oui, durant des siècles, Hadrian avait passé presque tous les caprices de son infante. Il avait bien, au début, tenté quelques non, surtout lorsque les désirs de son infante aurait pu provoquer toute la colère d’un village contre eux. Il se souvenait de la première fois où il avait dû dire non. Ils étaient alors dans un petit village en Ecosse, et se repaissait d’un charmant petit couple en voyage de noce qu’ils avaient enlevés à leur taverne, et dont ils s’étaient joués toute la nuit pour finir par les dévorer l’un face à l’autre comme ils aimaient le faire. Lui prenait la femme, et elle l’homme, ils tuaient en même temps, afin que leurs victimes voient leur amour subir le même sort. Amusé, Hadrian disait que c’était plus équitable ainsi. Eleanore lui avait alors demandé, alors qu’ils étaient allongés nus l’un contre l’autre, dans le foin de l’étable où ils avaient élus domicile pour la nuit, si elle pouvait chasser la comtesse. C’était sur un ton un peu plaintif qu’elle avait introduit le sujet, comme quoi ils chassaient toujours des êtres isolés, en voyage, ou de basse condition sociale, des victimes que personne ne réclamerait. Il avait alors commencé à lui dire que c’était plus prudent d’agir ainsi. Durant un bref instant, il avait la naïveté de croire qu’elle allait accepter la sentence. Parce que jusqu’à présent, elle n’avait jamais remis en cause ses décisions. Mais cela faisait plus de dix ans maintenant qu’elle le suivait partout, qu’elle écoutait ses enseignements, il l’avait déjà couvert de milles cadeaux, de robes plus belles les unes que les autres, de parfums hors de prix, et de tout un tas de choses qu’elle n’avait même pas imaginé possédé. Lorsqu’il lui avait proposé cette petite escapade en forêt, des plus simples, l’avertissant sur le fait qu’ils allaient devoir loger à la rude, elle avait semblé emballée, il faut dire qu’ils avaient vécu que dans des endroits somptueux jusqu’à présent. Et voilà qu’elle se lassait déjà de leurs repas simples, qu’elle désirait tuer les nobles du coin. Il avait tenté de lui faire comprendre que c’était trop dangereux pour eux, elle lui avait répliqué qu’ils étaient bien trop puissant pour se contenter de ces victimes là, qu’ils pouvaient largement s’occuper de ces petits nobles sans importance, et que Hadrian ne voyait pas assez grand. Cela avait été leur toute première dispute. Eleanore n’avait pas tardé à comprendre qu’il avait toujours une réponse à lui offrir, toujours le même non, et alors, elle avait éclater en sanglot. C’était la première fois qu’il la voyait pleurer, et cela fut affreux pour lui même s’il sentait que ce n’était qu’une petite crise, une comédie qu’elle jouait, il céda. Bien sûr, ils furent contraint de fuir, bien sûr les villageois comprirent ce qu’il s’était passé, et étaient furieux. Mais la jeune vampire avait cependant obtenue ce qu’elle désirait malgré le danger. Après cela, il y avait eut d’autres non, d’autres refus, il résistait parfois assez longtemps aux larmes, mais après les larmes venaient des colères furieuses, et souvent elle se mettait à casser tout un tas de choses en commençant par les récents cadeaux qu’il lui avait fait. Il finissait toujours par céder. Parfois même, il la couvrait d’autres cadeaux pour se faire pardonner. En somme, il n’avait jamais cherché à corriger ce qui était le plus vilain défaut de son infante.

Le vampire caresse du bout des doigts la joue rose de son infante, taquin et tendre à la fois, il laisse son désir enflé en lui sans pour autant chercher à l’accentuer ou à l’assouvir, il aime cet instant de pure tendresse entre eux, et pour une fois, il ne laisse pas son désir le dominer complètement. Ils évoquent la nuit qu’ils passeront ensemble, et au lendemain les responsabilités les attendant qu’ils affronteront ensemble, comme avant. Tout semble être redevenu normal, excepté cette chambre au désordre des plus évidents, dont la penderie éventrée dévoile aussi le manque de tenue de la vampiresse pourtant si élégante. Délicat et doux, il lui propose d’appeler des architectes pour refaire la chambre, elle en profite pour lui suggérer de refaire toute la décoration du palais, idée qui n’est pas pour lui déplaire, d’autant qu’il sait à quel point elle aime s’occuper de ce genre de choses. Sur ce plan là, ils sont très vieux jeu. La tenue du palais, de leur foyer, revient à sa compagne, lui se contente de lui fournir tout ce dont elle a besoin pour cela. Elle l’averti que Suzanne lui a déjà proposé des tenues. Il ne tique pas en apprenant qu’elle est allée lui rendre visite au moment de leur conflit, en fait, ça le rassure de savoir que son infante peut se réfugier chez l’ancienne vampire. Il préfère cela à l’idée qu’elle puisse traîner seule dans les rues et puisse tomber sur n’importe qui. Elle continue en disant qu’elle n’oserait pas encourir le courroux de Suzanne en refusant. Il sait à quel point l’ancienne peut se montrer impressionnante ne serait-ce que par son âge, cependant cela l’amuse de constater à quel point son infante se laisse impressionner. « Je n’ai pas envie de lui déplaire, et je refuse rarement un présent…. » Hadrian sourit doucement à son infante, caressant ses boucles brunes. Il était étonné de voir combien elle pouvait se montrer soudainement très raisonnable avec Suzanne. Il se demanda durant un instant si elle oserait faire un caprice à Suzanne. Probablement pas. Légèrement taquin, un peu coquin, il lui demanda s’il pourrait assister aux essayages. « Ah cela il faudra lui demander ! Tu sais qu’elle est très exigeante et stricte au travail ! » Il affecta une moue boudeuse. Sa main glissa le long du dos de son infante, caressant ses courbes généreuses à travers le tissu des plus simples. C’était rare qu’elle ne porte que si peu de tissus et il avait clairement envie d’en profiter. « Nous verrons alors, mais j’en est très envie. » souffla-t-il au creux de l’oreille de son infante, jouant sur les mots mais aussi sur le ton de sa voix qui devenait de plus en plus profonde, de plus en plus grave, jouant sur la sensibilité de son infante. Elle glisse sa langue sur ses lèvres. L’envie est là, plus que jamais présente. Il a envie de jouer un peu ce soir, de ne pas se laisser immédiatement envahir par la montée de désir. Il effleure sa nuque de ses lèvres avant de reculer d’un pas, un sourire joueur aux lèvres. Elle lui demande ce qu’il adviendra du reste de la nuit qu’ils ont désormais pour eux seuls, et il se blottit dans ses bras, à la fois câlin mais ne pouvant nullement masquer la bosse qui s’est faite dans son pantalon. Il joue avec ses boucles brunes, alors il se recule un peu pour lui répondre avec une voix sensuelle au creux de son oreille, effleurant à nouveau la peau de nacre de son infante. « Oh explicite-moi cela….Ou mieux, montre-moi. » Elle est accordé à son désir, il sent le sien, presque palpable. La pièce est saturée d’un désir plus que sensuel. Le vampire la sent se hisser sur la pointe des pieds, venir frôler ses lèvres sans les embrasser pour gagner sa nuque et y déposer des baisers doux et chastes. Il laisse ses mains glisser sur le simple bout de tissu couvrant assez peu sa compagne, c’est un déshabillé et non un véritable vêtement de jour ni même pour la nuit en fait. Il se mord la lèvre en la contemplant. « Tu n’es jamais aussi peu vêtue. » fit-il remarqué. « Je me demande si une nouvelle garde robe est bien utile. » continua-t-il avec un petit sourire taquin alors qu’il la dévorait du regard. Sa main s’approcha d’elle, caressant légèrement sa peau, avant de venir faire glisser la bretelle de la nuisette qui glissa le long de son épaule dévoilant la naissance et plus encore de son sein, seul le téton rose demeurait masquer par le tissu soyeux.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Ven 22 Juin - 19:52

La frustration et le non m’est inconnu. Il faut dire que vivant ou Canaïte, personne ne m’a jamais imposé un refus. Enfin si Hadrian a bien tenté plus d’une fois de me dire non et de m’imposer ses vues. Et quand je constatais que mes questions et demandes menaient toujours à la même réponse, c’était le même comportement qu’humaine. La crise de larmes, la moue boudeuse et parfois la colère pure. De rage, dans ces moments-là, je commence par briser ce qu’il m’a offert en dernier et puis je continuais et une fois ses présents brisés j’attaquais le reste. Et si cela ne suffit toujours pas à combler mon désir, je boude et impose à mon compagnon un silence total. En général, mon Sire me cède bien vite. Il va même plus loin, remplaçant les objets qui ont subi mon courroux et m’en offrant même d’autres comme s’il désirait se faire pardonner. De toute ma vie et non vie, je n’ai jamais connu le refus. Et je l’encaisse très mal. Autant je peux être adorable et souriante, gentille et complaisante quand j’ai ce que je veux, autant frustrée je suis une vraie harpie, violente, capricieuse et sanguinaire. Personne n’a jamais cherché à corriger ce trait de caractère. Personne n’est épargné par ma colère ou mes larmes quand je désire quelque chose. Et peu m’importe les conséquences, ne compte que mon plaisir. Je me sais capricieuse, personne n’a jamais pensé à me corriger ou à m’éduquer, pas même Hadrian. Aussi je me suis endurcie, devenant limite invivable et créant bien des désapprobations au sein de la Carmilla. Mais peu importe de paraitre enfantine et trop bornée, désagréable aux Conseillers bien plus vieux que moi. Quand je veux, j’ai ! Ce n’est guère plus compliqué que cela. Et je sais y faire pour convaincre ou apitoyer sur mon sort. Pourtant, il y a une Canaïte avec qui je me suis toujours montrée docile et raisonnable, qui quand elle dit non je plie l’échine tentant juste une moue de petite fille triste : Suzanne. Dés le moment où elle est entrée aérienne et gracieuse, vraie pure aristocrate dans la salle du Conseil, suivi de Ludovic, Ania et Naoko, j’ai su que face à elle mieux valait se montrer obéissante. J’ai tout de suite remarqué la surprise d’Hadrian et compris qu’il connaissait la Vampiresse. J’ai remarqué l’effroi des Conseillers présents, qui ont courbé l’échine comme des esclaves. Mais surtout j’ai perçu son aura, puissante et imposante, c’était une Ancienne, plus que ma Masha adorée, une très vieille Vampiresse, qui ne cachait nullement son âge ni son aura face à nous. J’ai vaguement cru comme beaucoup qu’Hadrian plierait aussi amis au lieu de cela il s’est levé pour l’accueillir, chose qu’il ne fait jamais, et la même étreinte. La jalousie m’a mordu le cœur, j’aurais presque fait une crise de jalousie. Mon regard chocolat a croisé celui bleu du seul homme du groupe, qui semblait ne guère apprécier l’échange. Ce n’est qu’après que j’ai appris que Suzanne, telle elle s’appelait depuis 2 siècles, était l’épouse de Ludo’ et qu’ils étaient inséparable. Couple parfait, fusionnel et en harmonie. Et c’est elle qui m’a expliqué qu’elle était presque le Sire d’Hadrian, si elle ne l’a créé au moins elle l’a éduqué. Face à elle, je suis juste une petite fille sage et obéissante, et en générale cela me vaut bien de caresse, friandises et présents tous plus agréable les uns que les autres.

Le moment est magique et très tendre, beaucoup moins passionné qu’habituellement. Pourtant maintenant que nous sommes réconciliés et mis d’accord sur la décoration à refaire du palais, la taquinerie sensuelle s’installe lentement. Mon désir s’accorde avec le sien, la réciprocité étant comme toujours de mise. Frôlement et baisers chastes sont là pour attiser l’envie sans vraiment la combler. Et s’il joue admirablement avec mes sens, je lui rends la pareille avec douceur et tendresse. Je profite de l’échange qui nous unit et efface lentement la souffrance que la séparation nous a infligée. Les choses étant posées, et sachant que je peux l’avoir pour la nuit je cherche à connaitre ses intentions. Il aborde d’abord l’état de ma chambre et de ma garde-robe, réduite à néant ou presque. Il ne me reste que quelques vêtements basiques : pantalons, chemisiers et chaussures ainsi que quelques sous-vêtements simples et noirs et le déshabillé que je porte pour dormir. Le reste a été réduit en cendre par ma rage dévastatrice. Je suis bien loin de l’image de princesse aimant les belles choses et soignant sa mine cette nuit. Le vêtement est court et simple, dépourvu de décoration et mes boucles brunes non coiffées tombent librement sur mes épaules et dans mon dos. Je n’avais plus goût ces derniers temps à être belle et désirable, puisque je croyais à tord avoir perdu Hadrian. Maintenant, la proposition de Suzanne de m’offrir de quoi me vêtir correctement me semble plus qu’acceptable. Je n’ai pas osé lui dire non, mais j’ai postposé la séance et la commande. J’avoue à mi mot que je n’ai pas osé contredire l’Ancienne. Elle m’effraye, de par son aura et son âge, même si elle a toujours été gentille et maternelle avec moi. La main d’Hadrian caresse mes cheveux de manière douce, tendre et régulière. Il m’offre un sourire attentive et rassurant, écoutant mes propos comme si je lui dévoilais quelque chose de primordiale. J’adore être le centre de son monde, la seule chose qui compte. Restant sur le même ton que moi il propose d’être spectateur de mes essayages futurs. Taquine, je le renvoie vers Suzanne pour quémander son autorisation. Osera-t-il ? Surement. Acceptera-t-elle ? Peut-être…. Je la sais assez proche d’Hadrian, pour avoir été son Mentor autrefois, si j’ai bien compris et sa maitresse aussi. Sa main glisse le long de mon dos, redessine ma taille fine et mes hanches rondes, avant de frôler mes fessiers. Il m’attire contre lui, se penchant pour susurrer à mon oreille une provocation sensuelle. Je souris à sa réponse.


« oh, moi aussi j’en ai envie…. » Je susurre à voix basse.

Sa voix se fait rauque et tentatrice, histoire t’attiser un peu plus le désir qui courre déjà dans mes veines. L’éloignement et le manque rendent plus intense l’envie, mais je profite encore de l’échange unique et tendre, laissant le tout monter lentement en moi. Je lèche mes lèvres, mordillant un peu aussi et joueuse reviens plus près de lui, collant mon corps au sien. Il picore ma nuque et finit par reculer, un sourire amusé attaché aux lèvres. Je fais une fausse moue de désapprobation et décide de jouer moi aussi un peu avec lui et ses résistances. Je le questionne, taquine, sur la nuit et l’invite à me montrer explicitement ce qu’il me propose. Une nuit rien qu’à nous deux, en dehors du temps. Serrée contre lui, je savoure son odeur et sa tiédeur de peau, je suis bien, apaisée et rassérénée. De nouveau les doigts d’Hadrian se perdent dans mes boucles, il a toujours aimé mes cheveux, jouer avec, les caresser. C’est sa manière à lui d’être tendre, et je ronronne presque de contentement et de désir contre lui. Je sens son envie avec facilité et il doit ressentir la mienne. Je me montre joueuse à mon tour, frôlant ses lèvres sans les embrasser et glissant dans sa nuque, mordillant, léchant et embrassant sa peau sensible. Je peux sentir les décharges de plaisirs traverser son corps et son désir augmenter. Ses mains glissent, chipotant à la fine nuisette qui couvre mon corps. Il est rare qu’il me voit aussi peu vêtue, je me fais toujours un devoir d’être parfaitement vêtue, maquillée et coiffée pour lui. Une vraie poupée de porcelaine, parfaite en tout point. Mai pas cette fois, cette nuit je suis presque nue et mes cheveux pendent librement, aucun parfum ne masque mon odeur, aucun artifice de remodèle mes traits fins. Je suis telle que la nuit où il m’a transformée, dépouillée de tout masque. Et ils emble apprécié l’idée. Je me fixe avant de me questionner sur une nouvelle garde-robe. Je souris, doucement avant de répondre toujours taquine.


« Oh cela te déplait-il ? » Je questionne en tirant la langue avant de pour suivre presque sérieuse : « Es-tu sure de vouloir que je me promène ainsi dans le palais et dans Prague, aux yeux de tous…. Hum ?!? »

Il tend la main, frôle ma peau et fait glisser la bretelle de la nuisette. Le tissu léger glisse en partie mais ne tombe pas suffisamment pour dévoiler la totalité de la rondeur de ma poitrine. Je souris et tends les mains pour déboutonner un peu sa chemise mais je ne vais pas plus loin. Je me contente de le provoquer du regard, une lueur taquine, provocatrice et amoureuse dans le regard. Le tenter serait agréable, mais combien de temps pourrais-je résister moi-même ? Cependant, je préfère lui laisser la direction de notre nuit.


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMINTREMBLEZ MORTELS


PSEUDO : Eden Memories
MESSAGES : 626
AGE DU JOUEUR : 30
COPYRIGHT : Eden Memories
AVATAR : Chace Crawford

JOB : Prince de Prague
APPARTENANCE : Ventrues
CAPACITES : Domination; Endurence
MOOD : Joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Lun 16 Juil - 21:36

Le Prince doit avouer que maintenant que la dispute a prit fin, qu’il ne sent plus cet horrible doute le tirailler pour le moment, et qu’il se retrouve seul avec son infante qu’il prend plaisir à la taquiner gentiment. Il connaît les points faibles de son infante, hormis ses caprices et ses goûts luxueux et raffinés, il sait aussi quel endroit de son corps est le plus sensible, et il l’excite doucement, par de petites et menues caresses, presque chastes, à la limite de la sensualité et de l’amour galant. Elle y est sensible, et il le sent. C’est sans doute pour cela qu’elle lui demande de lui accorder sa nuit entière, amusé, un peu taquin, il exige en retour qu’elle l’aide à rattraper tout le travail qu’il devra dès lors remettre au lendemain. Il sait que ses conseillers ont dû le voir pénétrer ici, et sans doute certains ont dû entendre les éclats de voix se transformer en promesses amoureuses. Nul doute qu’ils comprendront pourquoi le Prince n’est pas disponible ce soir, néanmoins il préfère tout de même les avertir. S’excusant auprès de son infante, il s’éclipse quelques secondes, fonçant à toute vitesse vers son bureau, il y trouve Peggy atteler à trier des dossiers sur l’ordinateur tout neuf qu’il lui a offert, et il lui transmet le message de son absence, la laissant tout régler pour qu’il n’est point à se soucier de cela. Revenant à une vitesse surnaturelle dans la chambre de son infante, il se glisse tout contre elle pour lui transmettre qu’effectivement ils auront la nuit pour eux seuls, que tout est réglé. Puis il la lâche pour contempler la chambre défaite et surtout la garde robe. Il lui témoigne son étonnement quand à cet état, et suggère de faire venir tout un tas de monde pour réparer tout cela. Elle propose d’en profiter pour refaire la décoration ce qui lui semble être une riche idée. Puis, concernant la garde robe, elle l’averti que Suzanne s’était déjà proposé et qu’elle n’avait guère osée lui dire non. Hadrian a beau avoir remarqué au premier jour que son infante semblait assez respectueuse et loin d’être aussi capricieuse avec Suzanne, il s’étonne qu’elle soit aussi obéissante et aussi craintive de déplaire à l’ancienne. Hadrian a du mal à comprendre comment sa mentor peut inspirer autant de crainte, surtout à Eleanore, mais soit, cela l’amuse, et il est vrai qu’il n’est guère étonné que Suzanne ne supporte guère trop de caprices. Ce qui l’étonne c’est que Eleanore ne semble guère en faire en présence de l’ancienne. Il demande, d’un ton coquin, s’il pourra assister aux essayage, mais son infante tout aussi joueuse lui suggère d’en faire la demande à Suzanne. Il hausse les épaules et lui susurre à l’oreille qu’il en a très envie, d’une voix qui ne laisse guère de doute quand à ses intentions pour ce soir, ni sur le désir qui l’anime à l’instant présent. « Oh, moi aussi j’en ai envie…. » répond-t-elle à son tour, semblait tout aussi excitée qu’il peut l’être.

Leurs voix sont devenues pareilles à des promesses d’une sensualité folle. La vampiresse se lèche les lèvres sachant à quel point cela peut faire un effet terrible sur son sire. Puis elle vint se coller à lui, soucieuse de partager ce moment de tendresse tout en y mêlant une taquinerie tout à fait coquine, mélange d’excitation, de tendresse, de désir, et d’amour. La violence que peut revêtir leurs échanges amoureux semble être si lointaine à présent. Il joue avec la nuque de son infante avant de se retirer un sourire amusé aux lèvres. Mutine, elle aussi, elle fait une petite moue boudeuse avant de l’interroger sur le programme pour la nuit, désirant en savoir plus. Il se montre tout à fait mystérieux. L’un contre l’autre, serrés, amoureux, il souhaiterait arrêter le temps pour fixer ce moment à tout jamais, et cependant la chance que leur accorde leur nature est de pouvoir retransmettre ce moment dans leur mémoire dans son exactitude. Il joue négligemment avec les boucles brunes de son infantes, observant les reflets aubruns à la lumière des quelques lampes ayant survécu à la vague de fureur. La jeune femme pencha vers lui son visage, effleurant ses lèvres avant de s’écarter pour préféré sa nuque qu’elle lécha doucement puis mordilla plus fermement, avec une taquinerie évidente. Il glisse ses doigts le long de la nuque de la jeune femme, effleurant les courbures de son épaule commentant sa tenue des plus simples, elle est presque nue et cela affole bien plus son désir que les tenues compliqués qu’elle porte habituellement. D’un simple geste, il pourrait la dénudé et cela lui plait tant qu’il le lui dit à voix haute, faisant une remarque sur sa presque nudité. « Oh cela te déplait-il ? » demande-t-elle en tirant presque la langue comme une enfant. Il lui oppose un sourire taquin. « Au contraire, ma douce. » Et il continue en lui demandant si une nouvelle garde robe est bien utile, tant la tenue simple lui plait. « Es-tu sure de vouloir que je me promène ainsi dans le palais et dans Prague, aux yeux de tous…. Hum ?!? » S’il est vrai qu’ils forment un couple libertin, qu’il a quelques maîtresses dont des calices, et qu’il sait qu’elle s’amuse beaucoup avec des lupins et chasseurs dont il ignore où est la limite entre le jeu, la chasse et la séduction, en revanche, le Prince sait qu’il serait jaloux si un vampire montrait un peu trop de désir de la posséder, comme cela était arrivé en de rare fois par le passé. Lors de leur visite à une cour, un Prince s’était épris de Eleanore, à l’époque Hadrian n’était pas encore un Prince mais visait déjà ce titre, il en avait été mortellement jaloux que ce vampire puissant puisse désirer Eleanore, d’autant qu’il sentait que ce vampire la désirait pour lui tout seul. Hadrian avait bien faillit le défier dans un combat à mort, si Eleanore n’avait pas, inquiète, avertie aussitôt Suzanne puisqu’elle ne parvenait à convaincre Hadrian de renoncer à cette folie. Il secoua donc la tête. « Je ne pense pas, en effet, mais peut-être que lorsque nous sommes tous les deux, tu pourrais porter ce genre de tenue, si simple, qui te rend si désirable. » répondit-il en faisant glisser la bretelle de la nuisette le long de l’épaule de son infante révélant ainsi un sein rond dont le téton rose demeure masqué par le tissu qu’il retient encore.

Elle sourit, tendant les mains pour s’attaquer à la chemise de soie blanche que porte le vampire. Elle s’attaque seulement à quelques boutons révélant une poitrine d’une blancheur immaculée, aux muscles dessinés comme dans de la porcelaine, et quelques petits poils blonds enroulés les uns aux autres. Il lève vers elle des yeux, un brin provocateurs, un brin amusés, lui demandant silencieusement pourquoi elle s’arrête en si bon chemin. Elle répond par un regard taquin, mélange d’amour et de provocation. Ils se tentent mutuellement, et jouent avec la frustration de l’autre, défiant chacun du regard de persévérer. Il bascule ses prunelles dans ses orbites, et brusquement la saisit par la taille, l’emportant jusqu’à la coiffeuse où il la dépose telle une délicate fleur tout en douceur. Riant, il passe une main sur l’une de ses cuisses, remontant sous le tissu, et sent qu’il n’y a qu’une toute petite culotte l’empêchant d’aller plus loin. Il glisse un doigt sur le tissu, au niveau de l’arrête de l’os de ses hanches, et la regarde dans les yeux comme s’il attendait son autorisation avant de continuer plus loin.




Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice ~ Ange Gardien ~


PSEUDO : Calli
MESSAGES : 1164
AGE DU JOUEUR : 34
COPYRIGHT : Eden memories & tumblr
AVATAR : LEIGHTON MEESTER

JOB : Sénéchal
APPARTENANCE : Clan du Prince
CAPACITES : Domination & Chimérie
MOOD : séductrice et joueuse

NIGHTSIDE
INVENTAIRE:
CARNET DE RELATION:
MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   Lun 3 Sep - 17:04

La dispute est oubliée, envolée loin. Il ne reste que nos habituels jeux taquins et sensuels. Et j’apprécie cela. J’ai mon Sire et Compagnon pour la nuit, sa présence m’aidant à oublier notre différents. Rassurée et cajolée, je me montre à mon tour sensuelle et joueuse. La nuit promet d’être longue et agréable, puisqu’il accepte de me céder ce petit caprice. Pour une fois, je ne demande pas grand chose, si ce n’est affection et attention. Et l’absence a été assez rude pour nous deux. Aussi cède-t-il vite mais m’impose-t-il une contre partie. Je ne me montre pas boudeuse, cette nuit, je veux être pardonnée. Aussi j’accepte de l’aider dans sa tâche de Prince le lendemain. Cela raffermira ma position dans la Carmilla, et je peux bien concéder cela à mon Compagnon. Le regard qu’il lance à ma chambre me donne une indication sur ce qu’il pense de son état. C’est vrai que j’ai passé ma colère noire sur mon appartement. Doucement, la conversation toujours taquine glisse sur la décoration du vieux palais et ma garde-robe. J’avoue piteusement que je dois tout refaire et j’aborde la proposition de Suzanne à m’offrir de nouvelles tenues. L’Ancienne est aimable et souvent très attentionnée avec la lignée en entier. N’empêche qu’elle m’impressionne quand même … . Toujours taquin, il propose d’assister aux essayages, et je garde le même ton en lui avouant qu’il faudra voir cela avec sa tante. Le reste devient un semblant de jeu sensuel qui nous est coutumier, surtout que j’avoue avoir autant envie que lui.

Le reste n’est que jeu sensuel, taquinerie et preuve de tendresse. C’est d’ailleurs étrange de voir que l’on agit à l’inverse de nos habitudes. Nous sommes un couple en général passionné. Mais pour cette nuit, la tendresse et la sensualité prennent place, nous permettant de nous réconcilier doucement. Et je dois avouer aimer ce petit échange de provocations douces. Hadrian se montre aussi joueur que moi, attisant mes sens sans rien me donner d’autres que des promesses sous-entendus. Mutine, je réponds de même, collant mon corps au sien et le poussant à désirer plus sans lui donner. La nuit sera longue et sensuelle, je le présents. Je lutine sa gorge alors qu’il caresse à nouveau mes boucles brunes. Je le laisse faire quand il fait glisser la bretelle de la fine nuisette. Et je le provoque en lui posant la question de savoir si ma tenue légère lui déplait. Ce dont je doute, au vue du désir qui émane de lui en ce moment. D’ailleurs, il reconnait bien vite apprécier mon déshabillé de soie. Mon sourire s’affirme un peu plus et je roucoule presque de satisfaction. D’humeur taquine, il sous-entend que je pourrais n’avoir que cela dans ma garde-robe. Amusée, je questionne sur la réalité… Veut-il vraiment que je me promène ainsi ? Je le doute. Sa possessivité est typiquement vampirique. Bien que libertin, je sais qu’il supporte peu qu’une autre Vampire me tourne autour et tente de me séduire. J’ai un vivace souvenir de cette fois où j’ai dû recourir à Suzanne pour éviter qu’il n’aille défier à mort un Prince. Aussi sa réponse ne m’étonne guère, loin de là. Le compliment m’agrée et me fait sourire.


« cela peut se négocier, mon cher…. » Je susurre avec un grand sourire.

Je le laisse me dévêtir partiellement avec un sourire comblé. Ma foi, je suis plus que disposée à accéder à sa requête pour une fois. Et puisqu’il me dévêt, j’en fais autant déboutant avec une lenteur calculée sa chemise blanche sans lâcher ses yeux. Mais je me stoppe désireuse de faire durer le petit jeu un peu plus longtemps. Soutenant son regard, je fais passer uen once de provocation dans mes yeux pour attiser le côté joueur de mon amant. Il ma saisit par la taille et me dépose sur un meuble. J’enroule mes jambes autour de sa taille alors qu’il part à la découverte de ma peau sous la nuisette. Je souris comblée. La nuit promet d’être sensuelle et agréable.


CONVERSATION TERMINÈE


I'm trusty and sexy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]   

Revenir en haut Aller en bas
 

La haine mène à la rancœur, la rancœur à l’apaisement et l'apaisement au pardon [Hadiran]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
In the Nightside Eclipse :: HORS JEU :: Requiem :: RPs terminés-