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 Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]

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MessageSujet: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Sam 17 Déc - 0:16

Aislinn se regarda une dernière fois avant d'entrer au Palais : elle avait laissé ses cheveux noirs jais lâchés, formant de grosses boucles bien dessinées. Son teint hâlé avait toujours suscité sa propre curiosité, curiosité qu'elle n'avait jamais pu assouvir ; sa mère était venue en Irlande et s'était marié avec un riche bourgeois y résidant, mais malgré toutes ses années seule avec sa mère, elle n'avait jamais pu mettre la main sur ses origines. Sa mère était née ailleurs, mais le nom de ce pays n'avait jamais été prononcé par sa mère. Certains parlait d'un pays inconnu, pas encore découvert, un pays où les maladies et les querelles de territoires n'existaient pas. Ash en conclu qu'elle venait surement d'Amérique et que, de son teint hâlé, elle venait peut-être du Brésil ou d'Argentine, mais tout cela n'était que des hypothèses. Aislinn avait enfilé une robe d'un bleu profond, roi, qui mettait en valeur ses courbes, de hauts escarpins compensés qui galbaient ses longues jambes, lui donnant une taille de guêpe. Elle regarda si son maquillage était bien appliqué sur son visage aux trais fins, mis en valeur par de longues boucles d'oreilles qui chatouillaient le creux de ses épaules, et, entra enfin dans la demeure royal. Ash se laissa absorber par l'ancienneté du bâtiment. Les murs claires donnaient l'impression d'être comme sur un mot Olympe. Même malgré le mauvais temps qu'il y avait au dehors, et le ciel gris, presque noir dû à l'orage qui arrivait. Elle était à la fois excitée et tendue : si elle ne plaisait pas à la cours, elle serai banni de Prague : elle ne supporterai pas être banni d'un royaume une nouvelle fois, en sachant que la dernière fois qu'elle l'avait été, elle avait été menacé de mort par Irial, son Sire.

Elle marcha dans un long couloir froid et meublé par quelques gardes immobiles. Le plafond était haut : tellement haut qu'un Géant aurait pu être debout sans problèmes. Elle n'aimait pas vraiment les Confreries de vampires, surtout quand il s'agissait de Confréries haut placé dans la société. Ash n'aimait pas qu'on puisse avoir de l'autorité sur elle alors qu'elle s'était toujours débrouillée seule. Cependant, elle pouvait se faire apprécier par la royauté et vivre pour une fois tranquillement sans être traqué et déménagé, du moins partiellement, puisqu'Irial ne cessera jamais de la chasser : de toute façon, tant qu'il ne venait pas personnellement, elle ne mourrai pas. Il n'envoyait que des personnes plus jeunes, parfois en bande, un avant goût de ce qu'il lui préparait sûrement. Soit dit en passant, Aislinn n'était pas non plus facile à vivre, étant devenue cruelle et sanglante : elle était devenue tout ce que son Sire refusait qu'elle soit. Le fait de l'avoir déçu avait attisé sa colère.

On la fit attendre un moment avant d'entrer et Dieu savait à qu'elle point Aislinn était impatiente. Il triturait ses doigts, jouaient avec les mèches de ses cheveux ou pianotait sur sa pochette qui lui servait de sac et qui était aussi sombre que sa crinière. L'Ancienne se demandait ce qui l'attendait. Une salle remplit de sujet et les représentants la jugeant sur l'apparence qui était celle d'une provocatrice capricieuse et dangereuse, ou allait elle avoir une sorte de questionnaire avec un seul de ses représentants. En fait, elle savait pertinemment qu'elle ne serait sûrement pas face à la reine ou au prince, après tout, ils ne perdraient sûrement pas leur temps à ça.

Après avoir regardé maintes fois sa manucure et s'etre passé la main dans les cheveux une dizaine de fois, on la fit enfin entrer.
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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Mar 31 Jan - 17:36

« Etes-vous certains de ce que vous faites ? » lui demanda la femme à la stature imposante. Elle était mortelle mais tout dans son apparence la rendait impressionnante même pour un vampire. C’était peut-être simplement dû à son statut au sein de l’Alliance ou peut-être dû à sa nature de chasseuse d’ombre. Hadrian savait qu’il n’était jamais vraiment lui-même face aux chasseurs d’ombre. C’était dû à son passé. Il avait lui-même été l’un des leurs avant qu’il ne tombe dans un piège et ne sois transformé en vampire. Il connaissait parfaitement les techniques de combats des chasseurs tout comme leur manière de penser. Pourtant il n’était nullement à l’aise avec eux. Jaloux de leur mortalité, jaloux de leur force de caractère, pour eux tout était si simple, il se souvenait de sa vie d’avant, et parfois elle lui manquait. Eleanore n’était pas auprès de lui à cet instant. Depuis leur fameuse dispute, la vampire demeurait dans ses appartements lui fermant la porte au nez, et la nuit, il ignorait où elle se rendait, il savait seulement qu’elle rentrait tard, parfois aux premiers rayons du soleil et dans des tenues affreuses. Le diable seul savait ce qu’elle faisait en ce moment. Hadrian aurait aimé qu’elle soit là. Sa présence l’aurait rassuré. « Ce sont mes congénères et j’en suis le maître ! » répliqua-t-il en claquant sa langue contre son palais. Le prince ne se montrait jamais trop doux, généralement les gens le trouvait un brin prétentieux à cause de son attitude détachée, et surtout légèrement autoritaire, il ne laissait jamais la moindre de chance de percer sa muraille. Cela le rendait agaçant pour beaucoup de monde, mais au moins on ne remettait pas son autorité en doute. Cela aurait été insupportable pour Hadrian, trop orgueilleux pour supporter ce genre de choses. La femme le regarda droit dans les yeux. Elle était venue ici avec deux de ses collègues pour discuter des dispositions à prendre face aux actes du Sabbat. Ce dernier avait réussit à mettre à mal toutes les autorités surnaturelles de la ville. L’Enclave avait exigé leur tête sur un plateau d’argent. Hadrian voulait lui aussi mettre fin à leurs agissements mais à sa manière. Il ne supportait pas que les chasseurs de l’Enclave viennent lui dire comment agir avec ses propres congénères. « Il n’y a pas le moindre doute à ce sujet. » répondit platement la femme en levant les yeux au ciel. Elle étendit ses mains devant elle, attrapant un paquet de cigarette et sortant l’une d’elle. « Le problème est que vous n’avez toujours pas réussit à les arrêter. » Elle plaça une de ces sucettes à cancer entre ses lèvres. Le vampire la trouvait proprement insupportable avec ses airs supérieurs et son regard qui caressait le plafond, sa manière d’éviter de le regarder droit dans les yeux comme s’il était assez impoli pour tenter d’user de ses pouvoirs sur elle, sa manière de lui parler, le ton qu’elle employait comme s’il était une force négligeable. « Parce que vous avez réussit à arrêter la confrérie ? Tout le monde sait que le Sabbat n’a pas agit seul. » répliqua le vampire avec un sourire mauvais. La femme lui jeta un regard noir. La confrérie, les chasseurs d’ombre rebels qui étaient fortement impliqués dans les récents évènements. L’Enclave faisait tout pour ignorer le sujet. Et Hadrian venait de mettre les pieds dans le plat. « S’il vous plait, ne changez pas de sujet. » Le vampire regarda sa montre. Il devait recevoir des vampires sous peu, et continuer cette discution de sourd l’ennuyait profondément. Il préférait encore s’occuper d’accueillir les nouveaux vampires fraîchement arriver en ville. « Et si chacun de nous s’occupait de nos affaires ? Je vous ai déjà dit que je m’en chargerais et que cela serait à ma manière. Si cela ne vous plait pas, il faudra peut-être que nous revoyons nos accords. » conclue le vampire d’un ton sec. Les yeux de la femme se rétrécirent. Elle n’aimait pas le ton ni les paroles du vampire, mais en l’occurrence, Hadrian ne lui laissait pas vraiment le choix. « Je ne vous raccompagne pas, vous savez où est la sortie. » ajouta-t-il avec un sourire typiquement agaçant.

La délégation de l’Enclave leva l’ancre dix minutes après que le prince leur ai gentiment dit de partir. La femme semblait furieuse, et en réalité elle l’était. Ce n’était pas la première fois que l’Enclave tentait de soumettre le Prince de la ville à sa volonté, mais Hadrian n’était pas un jeune vampire. Il avait connu bien des choses en ce monde et surtout, il avait fait parti de l’Enclave. Il aurait préféré ne plus jamais avoir affaire à eux, ils lui rappelaient trop de mauvais souvenirs mais il n’avait pas le choix. Avant que le Sabbat et la Confrérie ne leur déclare la guerre, il évitait les réunions se contentant d’envoyer Roman ou un de ses primogènes les plus proches. A présent, il devait faire avec eux. Fuir n’était plus envisageable qu’importe à quel point il en avait envie. Le vampire vindicatif et violent qu’il était devenu après sa résurrection avait disparu, il ne pouvait plus se contenter d’arracher le cœur à ses ennemis, aujourd’hui il devait jouer de finesse. Et dire que la situation actuelle l’aurait excité par le passé, le chasseur d’ombre aurait adoré avoir des adversaires à sa taille, quand au jeune vampire, il aurait probablement été dans le camp du Sabbat et se serait amusé comme un petit fou. Les choses étant ce qu’elles sont, il devait faire avec, et cette situation ne semblait pas si excitante que cela. Soupirant il regarda la jeune humaine bossant pour lui s’approcher en silence. « Je suppose qu’on m’attends ? » Peggy hocha la tête. Elle tenait une liste de nom contre son sein. Sa figure avait le don de rassurer et de calmer le vampire. Peggy était le genre de femme qui vous faisait penser que tout pouvait se régler, qu’il n’existait pas de problème qui n’eut une solution, c’était quelqu’un de pragmatique et d’intelligent. « Je la fais entrer ou vous avez besoin d’un peu de temps ? » le questionna-t-elle. Hadrian regarda l’humaine droit dans les yeux. Depuis quand le connaissait-elle aussi bien ? Il sourit amusé. « C’est gentil, mais tu peux me l’envoyer. » La jeune humaine disparue avec un sourire aux lèvres. Elle semblait le comprendre sans qu’il n’eut jamais besoin de s’expliquer, et ces derniers temps, avec Eleanore toujours dehors c’était rassurant. Le vampire quitta la table servant pour les réunions pour gagner son fauteuil qui avait des allure de trône dont il se servait pour recevoir les jeunes vampires. Ce n’était pas pour rien qu’il disposait du titre de Prince, les vampires aimaient l’ancien système, ils aimaient la royauté humaine et s’en était inspiré pour leur autorité. Evidemment, les rituels humains avaient été repris par les vampires, et même, améliorés. Le vampire était assis sur son fauteuil, les jambes croisés. Il portait un costume italien gris coupé sur mesure, une chemise noire en dessous dévoilait un peu des formes de son buste musclé, ses cheveux blonds tombaient devant ses yeux bleutés alors qu’il regardait la silhouette d’une vampire femelle s’avancer vers lui. Elle était plutôt mignonne dans son genre, il se demanda si elle était italienne avec un tel profil. « Bienvenue au palais. » fit-il en écartant les mains qu’il tenait jointe un instant plus tôt. Ils étaient seuls, tous les deux. Hadrian avait chassé tout le monde après la désastreuse entrevue avec les envoyés de l’Enclave.



Sleepy Prince
❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Mer 1 Fév - 20:02

L'attente était longue. Elle s'impatientait de minutes en minutes. Ash n'était déjà pas joyeuse de venir ici, là, elle était limite agacé. Le tic tac incessant de la salle ne l'aidait pas non plus, et pour tout avouer, elle n'avait pas eu le temps de manger un peu avant de venir. Ses canines commençaient à lui faire mal et elle ressentait une désagréable sensation à la gorge. Je me ferai un beau mortel en sortant d'ici. Cette idée la fit sourire : elle était joueuse, très joueuse, et pour tout avouer, son caractère n'arrangeait rien. Aislinn faisait souvent caprices sur caprices et si on la froissait, elle entrait dans des colères froides où il était difficile de l'en sortir. Une jeune femme, visiblement humaine, passait en revue quelques feuilles, qui venait se mêler aux bruits de la pendule. Plusieurs autres minutes d'attente puis des bruits survînrent derrière la grande porte. Une dixaine de personne peut-être plus : Aislinn sentait une aura surnaturelle et par reflexe, elle se leva. Une femme imposante et plutôt effrayante, bien que d'après son odeur, immortelle, ouvrait la marche, suivit de quelques hommes et de rares femmes. Celle-ci avait la mâchoire serrée, et n'était visiblement pas contente. Les accompagnateurs se contentaient de murmurer quelques rumeurs ici et là, qui montait sa colère en flèche. Elle laissa échapper un grognement sourd qui les fit taire : Ash, face à la scène, riait silencieusement. Elle avait l'air de s'être fait rejeté, refusait quelque chose, en bref, elle n'avait pas eu ce qu'elle voulait et était très contrarié.

Les petits pouffement de rire d'Aislinn étaient audible dans la salle presque vide et donc résonnante : ce qui la fit remarquer du petit groupe de... chasseurs ? Ils en ont l'air. Le regard noir du chef du groupe fit hausser un sourcil à Aislinn qui n'était pas bon signe, et derrière le petit groupe, elle vit la jeune humaine se faufiler pour passer la grande porte qui se referma derrière elle.

« Hey, les gars, regardaient ce que le vent nous ammène : un petit vampire perdue qui va voir son Prince pour une quelconque autorisation. Vous ne vivez que sous ses jupons, mmh ? »

Elle plissa cette fois-ci les yeux avant de faire une moue de petite fille prête à faire une bétise :

« Je suppose que si j'utilise ta tête comme décoration, dans mon salon, tes petits amis cesseront de colporter des rumeurs à ton sujet... Oh ! sauf s'ils racontent, même après ta mort, la façon dont je t'aurai ridiculisé. »

La jeune femme grogna et porta sa main à sa hanche où devait probablement se trouver une arme, jusqu'à ce qu'elle se fasse stopper par un homme qui lui chuchota à l'oreille. Elle regarda autour, grogna une énième fois et s'en alla avec ses amies. Drôle de chose. pensa-t-elle, elle qui s'attendait à un minimum de repartie. Mais ils étaient dans un palais, un palais royale, sûrement la raison pour laquelle elle s'était retenue. La petite humaine revînt alors, donnant l'impression que le sourire qu'elle avait ne la quittait jamais. Elle invita Aislinn à entrer, ce qu'elle fit de sa démarche provocante.

Le vampire se retrouva dans une salle encore plus gigantesque que la précendente, où face à elle, se trouvait une fauteuil aux allures de trône. Evidemment, ce fauteuil n'était pas vide, et à la surprise d'Aislinn qui pensait le contraire, c'était le Prince qui l'accueillait. Elle reconnaîtrait son visage entre mille, elle avait vu milles portrait de lui, que ce soit de peintres morts depuis des lustres, de photographies vieille comme le monde ou bien de photographies récentes faisant l'apologie du roi. De plus, Ash avait été "endoctriné" par Irial, certes pas comme il l'aurait voulu, mais elle avait entendu parlé de lui. Sa violence et sa cruauté lui avait servit de support dans ses débuts de vampires, une fois chassé par son Sîre. Un sourire fleurit sur ses lèvres sans même qu'elle ne s'en rende compte : avec un peu de chance, il n'avait pas changé.
Elle avança dans la pièce, jusqu'à ce qu'elle en soit au centre, pas trop loin pour pouvoir voir chacune de ses réactions, chacune de ses expressions du visage, et par conséquent, anticiper, mais assez loin pour pouvoir éventuellement choisir la fuite en cas de besoin. Aislinn prennait garde, après tout, elle n'était jamais assez prudente.

« Bienvenue au palais. »

A la fois simple et solennel, elle s'attendait à un questionnaire. Peut-être que ce n'était que le début d'une longue entrevue ? Elle mit donc son manège habituelle en place : jolie petit sourire en coin, ses yeux lunes et persans cachés par quelques mèches de ses cheveux rebelles pour ne pas montrer qui elle était et laisser une part de mystère et de doute au Prince. S'il savait qui elle était, il l'a renverrait d'où elle venait. Elle inclina légèrement la tête avant de répondre :

« Merci, Prince. Pour tout vous dire, j'y réside depuis quelques semaines, je n'ai su il n'y a que quelques jours, par Suzanne De Vaujours, une amie, que je devais me présenter à la cours. Je m'attendais à tout vos sujets réunis, à me scruter et se nourrir de nouveaux ragots infondés. » Elle haussa les épaules. Sa franchise avait toujours été l'un de ses plus gros défauts, les gens n'acceptaient pas qu'elle puisse dire tout haut ce que les autres pensaient tout bas. Mais peut importe, autant qu'il sache qu'elle ne mentait jamais. « Sans vouloir vous offenser, bien evidemment. »
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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Ven 10 Fév - 18:42

Hadrian était plutôt calme étant donné la scène dont il avait été témoin quelques instants plus tôt. N’importe qui possédant autant d’ego pour lui, serait en train de bouillir sur place, ce n’était pas le cas du Prince. Il savait que les chasseurs reviendraient à la charge aussi souvent qu’ils le pourraient, mais il leur offrirait toujours la même réponse. L’Enclave pouvait insister de tout son saoul, il conservait son sang froid. C’était son éducation de chasseur fournit par l’Enclave qui lui avait offert un tel sang froid, il le perdait qu’en de très rares occasions. Hurler, se mettre dans une rage folle, n’était pas dans ses habitudes. C’était cette faculté particulière qui lui permettait d’enchaîner un rendez-vous qui s’était aussi mal déroulé, avec l’accueil d’un nouveau vampire sur son territoire. Une fois en dehors de son bureau, les actes et propos des chasseurs ne le préoccupait que peu, ce n’était plus son affaire, et de toute façon, l’Enclave n’était pas chez elle ici, c’était son territoire, et il savait à quel point ils avaient besoin de lui, surtout ces derniers temps. L’attaque avait surtout affaiblit l’Enclave. Il avait même le sourire aux lèvres lorsqu’une jeune femme brune apparue. C’était un sourire aimable, pas trop doux ni trop tendre, il montrait toujours un certain danger, une menace latente que ce soit dans son apparence ou son expression, mais il y avait quelque chose de résolument charmant en lui, un petit air négligé et en même temps très distingué. La jeune femme qui pénétra dans la salle en revanche n’était pas de celle qui se paraît de tenues élégantes et raffinées en toute occasion. Elle semblait entretenir quelque chose de résolument rebelle dans son apparence, il y avait un petit côté sauvage qui brillait dans ses prunelles aussi bien que dans la manière dont ses cheveux tombaient sur ses épaules, il sentait le côté sauvage et bestial de la vampire vibrer autour d’elle, comme si elle ne cherchait à masquer la bête sommeillant en elle, comme si elle s’accordait parfaitement en elle. Il devait avouer qu’il était charmé par cette apparence si différente des vampires qu’il voyait tous les jours. Soient elles ressemblaient à une femme fatale, soit elles étaient d’une telle élégance qu’on les aurait dit tout droit sorti d’un magasine de mode. Eleanore échappait à ce cliché parce qu’elle cultivait son côté femme enfant, qu’elle ne cherchait nullement à masquer le côté fragile de son apparence, mais elle l’accentuait. Il lui déclara la bienvenue, et fut amusé par l’air surpris qu’elle eut en le découvrant. S’imaginait-elle y voir quelqu’un d’autre, sur ce trône ? Il devait avouer que son apparence de jeune homme distinguer pouvait surprendre encore quelques anciens, habitués aux barbares et aux romains, mais les vieilles traditions se perdaient et aujourd’hui on ne trouvait que rarement d’anciens guerriers sur les trônes des villes.

La vampire ne fit aucune révérence, bien des jeunes vampires la faisait, simplement parce que le titre du vampire leur indiquait un certain comportement à avoir, la plupart des vampires s’en moquait, ils se contentaient de lui montrer leur respect par d’autres manières bien plus modernes. « Merci, Prince. Pour tout vous dire, j'y réside depuis quelques semaines, je n'ai su il n'y a que quelques jours, par Suzanne De Vaujours, une amie, que je devais me présenter à la cours. Je m'attendais à tout vos sujets réunis, à me scruter et se nourrir de nouveaux ragots infondés. » Il fronça les sourcils. Elle ne semblait pas si jeune que cela pour ignorer les convenances à avoir, les règles étaient partout les mêmes, tout nouveau vampire sur le territoire d’un Prince doit s’y présenter. Hadrian était habitué au comportement discutable de jeunes vampires dont le sire a oublié de se charger convenablement de leur éducation, mais elle semblait plus ancienne que cela. Trop ancienne pour ne pas connaître cette règle pourtant fondamentale de la Carmilla. Etait-elle une ancienne du Sabbat ? Son sire était-il un renégat ? Devait-il se méfier ? La jeune femme haussa les épaules avec un air faussement désolé, il connaissait les immortels et savait décrypter le moindre de leur mouvement, le moindre changement d’expression, cette vampire là n’avait sans doute jamais suivit aucune convention. Cela confirmait ses doutes, mais il ne pouvait se contenter de cela pour valider une telle théorie. Suzanne, évoquée, était de son lignage, c’était une vampire qu’il appréciait et en qui il avait confiance. Cela atténua le doute. Quand à la remarque sur les ragots, cela l’amusa. Il décida de lui accorder une chance. « Sans vouloir vous offenser, bien evidemment. » Le vampire sourit, amusé, par le comportement de la jeune femme. Elle n’était pas totalement sincère dans ses excuses, mais elle ne cherchait pas à l’offenser, cela était vrai. Il s’accouda sur son fauteuil, reposant son menton sur son poing, avec un sourire amusé aux lèvres. « Vous ne m’avez pas offensé. » répondit-il d’une voix douce. La couvrant du regard, il fronça les sourcils comme si en ce simple geste, il aurait pu percer le mystère qui se tenait sous ses yeux. Puis il se laissa tomber contre le dossier de son trône. « Quelque chose m’étonne, vous n’êtes plus une Ancillas, et vous ne connaissiez pas la règle de venir se soumettre à l’autorité du Prince de la ville où vous élisez domicile ? » Il avait prononcé cela avec un léger étonnement, essayant de se montrer le plus poli possible, il ne voulait pas à son tour l’offenser en suggérant qu’elle était une inculte. Ce n’était pas de sa faute si elle ignorait les règles, mais celle d’un sire négligeant, et il détestait les sires agissant de la sorte. « Votre sire a-t-il omis ce détail ? » demanda-t-il d’une voix douce. Il ne souhaitait pas la braquer, la plupart des infants ont une nette tendance à protéger leur sire quoi qu’il arrive.



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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Sam 11 Fév - 1:06


Pleine de paradoxe, comme toujours, Aislinn se froissa face à la chasseuse qui ne fit rien, mais rit intérieurement. Elle ne pouvait rien faire, de peur de violer les règles du Prince. Violer les règles du Prince... Aislinn se demandait si cette fois-ci, comme lorsqu'elle était en France, elle semerait la zizanie au royaume. Hors de question C'était-elle dit d'emblé. Ce n'était pas parce qu'elle avait peur du souverain, loin de là, elle était habitué à fuir et se cacher, depuis plus de six cent ans, alors ce n'est pas ce qu'elle craignait. Ce qu'elle redoutait, c'était de décevoir Suzanne. Elle était attaché à ce vieux vampire qui lui avait tout de suite tout expliqué, même si elle n'entretenait pas une relation amicale fusionnelle entre elle. C'était simplement quelqu'un de rassurant. Et si elle était ici, c'était simplement car elle le lui avait conseillé. Aislinn préférait rester discrète et herrer dans la ville sans en informer qui que ce soit : ça lui permettait également de ne pas se faire retrouver d'Irial. Une fois entré elle ne s'attarda que rapidement sur la salle gigantesque qui lui plû au premier coup d'oeil, mais elle préférait s'attarder sur le seul homme qui lui faisait face : en face d'elle se tenait le Prince de Prague et elle avait une vague impression de déjà vu. Au premier sourire qu'il lui adressa, elle resta sur ses gardes, la raison pour laquelle elle gardait ses distances. Ash ne voulait pas s'attirer les foudres du Prince et risquait de se faire retirer le coeur de la poitrine alors qu'elle était à peine arrivé. Il lui souhaita la bienvenue. Elle le vit qu'il la scrutait de haut en bas, ce même sourire aux lèvres, inquiétant aux yeux d'Aislinn, mais plutôt satisfaite de savoir qu'elle portait un minimum d'intérêt, elle avait l'habitude de porter intérêt grâce à son physique, le contraire la vexait. Elle épia également le Prince de son regard lunaire puis s'exprima à son tour : son intervention lui fronça les sourcils ce qui ne rassura pas Aislinn. Elle fit quelques pas en avant, avant de lui assurer qu'elle ne voulait pas l'offenser.

« Vous ne m’avez pas offensé. »

Elle perçut une voix délicate venant de lui. Il avait l'air serein et son visage exprimait de l'amusement. Un sourire se dessina sur les lèvres d'Aislinn et elle fut à son tour moins méfiante. Elle avança toujours de sa démarche élégante jusque face aux trône du Prince, de façon à bien le regarder en face, sans parraître grossière, ce qu'elle pensait faire, jusqu'à ce qu'elle le voit froncer les sourcils. Elle eut un mouvement de recule sans pour autant bouger de sa place.

« Quelque chose m’étonne, vous n’êtes plus une Ancillas, et vous ne connaissiez pas la règle de venir se soumettre à l’autorité du Prince de la ville où vous élisez domicile ? »

Elle secoua la tête en signe de négation, arqua un sourcil et haussa à nouveau les épaules avec son habituel air de "faussement désolé"

« Non, je ne la connais pas. »

Elle plissa ensuite les yeux. Etait-ce une faute de ne pas savoir ? Du moins, pas totalement ? La seule ville où elle avait vécu après l'Irlande était la France, et elle n'avait jamais été présenté au gourvernant français. Elle se contentait de faire bonne figure, cotoyait de nombreux vampires qui n'osaient pas la défier premièrement par son âge mais aussi sa cruauté, les plus âgés la trouvaient trop capricieuse, où étaient tombé sous son charme et s'étaient fait avoir en traître. On l'avait longtemps assimilé à une menthe religieuse, jusqu'à ce qu'elle rencontre le roi qui lui calma ses ardeurs, en lui donnant quelques missions qui calmait sa soif de chaos. Mais bien sûr, ces missions n'étaient pas faites gratuitement, et Aislinn gagnait toutes sortes de présents. Certains pensés que elle et le roi français avait des affinités, mais il n'y en avait pas. Il lui payait le travail qu'elle fournissait, tout simplement. Puis vînt le jour où Irial la retrouva : elle eut juste le temps de s'en aller et d'errer un peu partout avant de se poser définitivement sur Prague. Elle fit la moue, fronça les sourcils et répondit séchement -pas trop pour ne pas attiser sa colère, elle n'était pas stupide.

« Ca doit être problématique, un vampire qui n'a pas été assez bien élevé ? »

Elle le regarda dans les yeux et, comme un déclic, le reconnu. Elle avait vu de nombreuses toiles et sculpture à son éfigie : il était l'homme cruel qu'Irial lui parlait sans cesse comme d'un mauvais exemple. Un homme sanguinaire dont Aislinn avait toujours pris exemple.

« Votre sire a-t-il omis ce détail ? »

Elle nota sa voix posée et supposa qu'il avait remarqué qu'elle s'était froissée. Elle s'adoussit donc à son tour, basculant sa tête sur le côté, laissant la pointe de ses cheveux lui chatouiller les hanches, cherchant ses mots.

« Mon Sîre n'a pas pu m'élever pleinement. Je ne tiens pas à me faire passer pour la pauvre petite Infante mal élevée, inutile donc que je vous compte mon histoire. Sans vous offenser. »

Elle se sentit obligé d'ajouter cette formule pour lui montrer que ses intentions n'étaient pas mauvaises, mais qu'elle était simplement trop franche, malgré elle. Elle lui adressa un joli sourire, agréable à voir et attrapa une de ses mèches de cheveux pour la contempler et jouer avec.

« Je sais qui vous êtes. Et ça, mon Sîre me l'a bien appris. »

La tête toujours baissée à regarder ses cheveux, elle leva seulement les yeux vers lui quelques instants pour analyser sa réaction puis laissa à nouveau tomber son regard sur le bout de sa crinière entre ses doigts.
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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Ven 24 Fév - 23:14

S’il y avait bien une chose que le prince avait du mal à supporter, c’était les sires incapables de s’occuper de leur infant. Hadrian avait un gros problème avec les sires de manière générale, peut-être parce que le sien n’avait jamais daigné se montrer. Longtemps, il avait pensé qu’il avait mieux valu pour lui, car sans nul doute, il lui aurait arraché le cœur de la poitrine à main nue. Son sire, qui que ce fusse, l’avait transformé au cours d’une soirée formanté par des vampires, et lui chasseur d’ombre était tombé dans le piège, on avait joué avec lui une bonne partie de la soirée, et il n’avait guère de souvenir de qui avait bu la dernière goutte de son sang, encore moins de qui lui avait donné le sang démoniaque coulant dans ses veines. Plein de colère et d’amertume, le jeune vampire orphelin avait enragé, sa nature de chasseur d’ombre resta présente encore quelques années, et il eut le plus grand mal à accepté sa nature de vampire. Aujourd’hui, avec la sagesse qu’accordait les siècles, il savait qu’il aurait sans doute mieux valu pour lui d’avoir un sire digne de ce nom. Peut-être aurait-il moins ressenti de rage si quelqu’un avait veillé à lui faire comprendre le sens de tout cela. La colère qui habitait son cœur après sa résurection l’avait poussé à tuer ses semblables. Tout vampire qui avait le malheur de se laisser abuser par sa gueule d’ange tombait à son tour dans le piège mortel qu’il formait pour chacun d’eux, rêvant une nuit de tuer son sire par ce procédé. Il ne saura jamais qui il était. Peut-être était-ce pas uniquement de lui qu’il s’agissait. Après tout, ses fonctions actuelles le confrontaient au problème des infants perdus, ceux dont les sires absents les privait de toute éducation, ces chiens fous qui parcouraient les rues de Prague, prenant des vies humaines sans se soucier de qui retrouverait les cadavres au lendemain. Tous ces vampires condamnés dès leur nouvelle naissance à la solitude, à l’ombre, à la traque, et pour finir, bien souvent, hélas, à la mort ultime. Il vomissait sur ces sires indignes, ces monstres de conte de fée, qui enlevait tout avenir à leur proie, et les forçait à cette vie de ténèbres sans même avoir la décence de les y guider. S’il pouvait, ce ne serait pas les infants perdus qu’il punirait, mais les sires. Seulement, il n’avait pas toujours les moyens de les retrouver, parfois les infants n’avaient pas le moindre souvenir, comme lui, d’autres défendaient leur sire comme s’il eut s’agit de leur mère. Il craignait que ça soit le cas encore une fois, certes la faute était moins grave, un simple oubli, ou du moins ça serait considéré comme tel, mais il ne pensait pas à une simple erreur, un simple oubli, il soupçonnait là l’œuvre d’un sire qui mériterait les feux de l’enfer.

L’infante en question, qui se tenait devant lui, ses yeux de biche en amande le fixant, approchant d’un pas, puis d’un autre, était trop ravissante pour qu’il ne tente pas de l’aider, pour qu’il ne pardonne pas l’erreur à elle, et choisisse de punir le sire fautif. A sa question, elle secoua la tête en signe de négation. D’un ravissant haussement d’épaule, elle fit mine d’être désolée. « Non, je ne la connais pas. » répondit-elle simplement. Sa franchisse lui valu de gagner le cœur du Prince sans doute trop hatif à pousser la faute sur le sire. Il ne voyait nulle malice dans le comportement de la vampire se présentant à lui. Elle semblait peut-être un brin naïve, peut-être un peu innocente, trop pour son âge, il doutait que cela lui serait salutaire, mais enfin l’âge accorde aussi une certaine puissance, et à condition de bien s’entourer et ne pas trop faire d’erreur, elle pourrait connaître une longévité sans pareil avec un tel regard, et une telle moue. Les hommes aiment les femmes enfants, même lorsqu’elles ont de longues dents. « Ca doit être problématique, un vampire qui n'a pas été assez bien élevé ? » La manière dont elle plongea dans ses prunelles en disant cela troubla quelque peu Hadrian. Il ne savait comment interprêté ce long échange, et ne savait si elle cherchait en cela lui demander une quelconque aide ou si elle cherchait simplement à savoir si sa vie était en danger. Il est vrai que des Princes tuaient pour moins que cela, mais c’étaient des vampires arrogants et prétentieux qui ne savaient quel était le pouvoir dont ils disposaient ou au contraire ne le savaient que trop bien. Il n’était pas de ceux là. Hadrian essayait d’être le plus juste possible, sa soif de pouvoir, et son ambition sans pareil ne l’empêchait pas de chercher à demeurer aussi juste que possible, et peu importait le prix à payer, les lois pouvaient permettre peut-être d’éviter que d’autres subissent ce dont il avait été victime. « Cela peut l’être. » répondit-il simplement sans entrer plus dans les détails. C’était la stricte vérité, mais il ne se sentait pas le courage de lui révéler l’aspect dramatique contenu dans la question qu’elle venait de poser, sans doute le savait-elle déjà.

Penchant sa tête sur le côté, jouant avec les mèches de ses cheveux, la demoiselle à la peau pâle semblait jouer à l’enfant fragile en cet instant. Hadrian se fit la réflexion qu’elle savait tout le charme dont elle était généreusement garnie, elle avait conscience du regard des hommes et elle en jouait, d’une certaine manière. Il sourit doucement. Comme tous les hommes, il aimait ce genre d’attitude. « Mon Sîre n'a pas pu m'élever pleinement. Je ne tiens pas à me faire passer pour la pauvre petite Infante mal élevée, inutile donc que je vous compte mon histoire. Sans vous offenser. » Il fronça les sourcils. Elle défendait son sire, évidemment. La plupart des infants pensent toujours que c’est de leur faute, que leur sire ne peut les préparer à tout, qu’il leur faut aussi apprendre par eux-mêmes, sans se rendre compte un seul instant qu’en matière de justice, on ne peut se permettre de long procès. « Quoi qu’il en soit, s’il y a quelqu’un à blâmer, cela ne peut être que lui. » fit-il en la regardant droit dans les yeux, pensant ainsi la convaincre qu’elle n’avait rien à craindre en prononçant le nom de son sire devant lui, qu’après tout, l’erreur n’était pas flagrante puisqu’elle était là, maintenant, présentant ses hommages, venant accepter de se plier aux lois d’Hadrian, montrant qu’elle savait qui il était et qu’elle en respectait son autorité. Et pourtant, il ne pouvait s’empêcher de chercher la petite bête. Diable qu’il pouvait détester les sires omettant ce genre de détail, il y avait bien des choses qu’un sire pouvait se passer d’apprendre mais les lois étaient justement de celles dont on ne pouvait à loisir se passer. « Je sais qui vous êtes. Et ça, mon Sîre me l'a bien appris. » Hadrian haussa les sourcils quelque peu surpris par cette répartie venue de nulle part. Il ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il fusse connu de qui que ce soit en dehors de Prague, son règne avait peut-être débuté il y a une centaine d’année de cela, il restait jeune pour un Prince, et il ne s’imaginait pas à la renommée mondiale. La Reine veillait à cela, puisqu’elle le détestait souverainement. « Et que vous as-t-il donc conté ? » demanda-t-il avec un sourire amusé persuadé que cela ne serait que quelques flatteries au sujet de son statut de prince.




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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Sam 25 Fév - 20:45

Aislinn le regardait attentivement. Elle ne pouvait détacher ses yeux de lui : elle avait suivit l'exemple de sa cruauté durant des années, mais face à elle, il n'avait pas l'air méchant, mais sympathique. Un masque, pensa Ash. Oui, après tout, Aislinn faisait exactement la même chose. Méchante sous un masque de gentillesse et de beauté. Elle recula alors à nouveau, pour prendre du recul et se remontrer prudente. Elle tira légèrement sur les pan de sa robe bleu roi un peu trop courte et baissa légèrement sa tête en avant. Elle regarda discretement sa montre. Elle était nerveuse sans ses armes, qu'elle avait laissé à l'entrée du palai. Elle n'avait aucun moyen de se défendre face à lui. ce n'était qu'un simple pistolet et des balles d'argents, certes inutiles sur lui, mais qui la rassurait. Elle voyait dans les yeux du Prince qu'elle passait pour quelqu'un d'innofensive, mais ce n'était pas le cas. Elle avait tué des milliers de personnes pour le simple plaisir de se rassasié, en avait torturé pour le simple plaisir de se rassurer et en avait chassé pour le simple plaisir de rire à gorge déployé. Elle aimait faire peur, faire crier, mais ce qu'elle aimait le plus c'était cemer la zizanie dans un lieux publiques : cris de rage, de peur, les gens courraient, suaient, le chaos, elle aimait ça, et surtout quand elle en était spectatrice. Peut-être qu'elle pourrait s'amuser ainsi avec lui ? Après tout, c'était le plus cruelle il y a quelques siècles, son âme de bête devait être caché sous son statut sérieux de Prince.

« Cela peut l’être. »

Elle se crispa quelques secondes avant qu'un sourire fleurrisse sur ses lèvres. Elle recula encore d'un pas en jouant toujours avec ses cheveux.

« Je peux peut-être me faire pardonner ? »

Il y avait un aspect à la fois infantin et joueur dans sa voix. Elle laissa échapper un petit rire et le fixa, sourcil droit relevé, en voyant sa réaction. Elle aimait prendre ses airs de nymphes innocente avec pleins de joie de vivre, quand elle sortait les crocs, c'était toujours très surprenant. Elle le vit alors sourire face à sa réaction, sourire qu'elle rendit avec un petit éclat de malice dans les yeux. Ash n'avança pas pour autant, par précaution, mais luttait pour. Elle était tactile et aimait tourner autour de son interlocuteur, là, elle risquerait simplement de le mettre en colère. Alors qu'elle parlait de son Sîre, il fronça les sourcils. Sa petite formule n'avait pas marché et instinctivement, ses sourcils se haussèrent soudainement. Il était en colère ? L'avait-elle refroidit ? Il allait vouloir la tuer et pour la énième fois, elle allait devoir s'en aller et échapper à un autre dirigeant.

« Quoi qu’il en soit, s’il y a quelqu’un à blâmer, cela ne peut être que lui. »

Sa voix resonna comme un échos. Elle fut très surprise. Tous les dirigeants étaient du côté des Sîres et punissaient les Infants trop rebelles tel qu'Aislinn, voir moins. Elle passa une main dans ses cheveux pour y remettre de l'ordre et fronça les sourcils à son tour. Oui, les sourcils étaient le seul moyen de traduire les sentiments d'Aislinn, et encore fallait-il savoir les décrypter. Elle respira doucement en le regardant franchement, sérieuse pour la première fois depuis qu'elle était entré ici, sérieux qui s'en alla au moment où elle avait fermer la bouche pour mettre fin à ses paroles :

« Sauf quand l'Infant refuse le Sîre et se retourne contre lui. Je voulais une vengeance contre celui qui m'a tué, je l'ai eu, et je me suis faites punir pour ça. J'en avais assez des tortures à longueur de journée par ce Sîre, une croix ici, une Bible là. Je ne suis pas un toutou à qui on apprend à faire des tours. Je suis un être doué d'intélligence et je refuse qu'un homme me pose la main dessus sans aucunes raisons. Je me suffit à moi même, la raison de mon départ. Autant que vous le sachiez, plutôt que de l'apprendre de la bouche de mon Sîre lui même. Il sait que je suis ici et va sûrement faire de la route pour me retrouver. Je préfèrais que vous ayez les deux versions des faits. Même si vous vous en occuperez nullement, après tout, c'est l'histoire d'un Sîre et d'une Infante un peu trop rebelle. Mais ne misez pas trop sur lui, j'ai quelques tours dans mon sac, moi aussi. »

Elle avait parlé calmement tout le long, serrant les dents parfois, ou le poing même, sans lâcher le Prince du regard pour lui prouver sa sincérité et à quel point elle pouvait être obstinée. Elle avait insisté sur le mot "refuser". Pour Aislinn, c'était primordiale, sa survit seule comptait. Elle était vampire pour une raison, elle ne savait pas encore laquelle, mais elle finirait par comprendre. Elle prit alors petit à petit son attitude de petite fille et finit par reprendre possession de son petit sourire mutin.

« Mais évidemment, vous n'aurez pas de problèmes avec moi. Je me plis à vos règles, après tout, c'est chez vous. »

Elle le regarda un instant en souriant, regardant parfois ses mains manucurées et finit par ajouter.

« Je sais qui vous êtes. Et ça, mon Sîre me l'a bien appris. »

« Et que vous as-t-il donc conté ? »

Cette fois-ci, elle joignit ses mains et avança de quelques pas. Après tout, autant affronter son destin. Elle regarda l'édifice tout autour, se laissant désirer à ses paroles, laissant un suspence de plus en plus pesant sur la salle et le prince. Elle ria légèrement et s'arrêta de marcher lorsqu'elle fut bien en face d'Hadrian. Il lui suffisait des quatre ou cinq pas tout au plus pour le toucher. Elle prit l'une de ses boucles avec laquelle elle joua a lisser et reboucler à l'aide de son doigt. Elle voyait clairement tous les détails de son visage, ses habits hors de prix, son trône orné, et tout le luxe qui suivait.

« Un chasseur qui a en fait été transformé par un Sîre dont il ignore l'identité, continuant de tuer les vampires comme s'il n'avait jamais été transformé, l'un des plus cruel des vampires, tuant sans compter, mais qui d'après ce que je vois a avancé et n'est plus le même... Votre vie a été un bon exemple pour moi, quand j'étais seule face à mon Sîre. On peut devenir quelqu'un même sans avoir eu d'éducation. Admirable. Un concour de Tequila Shoot, ça vous dit ? Histoire de vous montrez que je suis fidèle quand je m'y engage. »

Elle reprima un petit rire amusé, esperant ne pas l'avoir mis en colère par la révélation de son passé assez sombre. Après tout, il était devenu un bon dirigeant de pays auquel on ne disait que du bien, elle pouvait peut-être lui faire confiance, même si ça dernière demande était osé. Oui, Aislinn était osé et pimenté, c'est toujours plus intéressant.
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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Lun 5 Mar - 22:14

L’attitude de la vampire siégeant devant lui surprenait quelque peu le vampire, et cependant il avait eut droit à tant d’attitudes différentes, parfois inconvenantes, parfois amusantes, de la part des vampires venant se soumettre à son autorité. Bien souvent ces dits comportements étaient dû à la contrée d’où ils venaient, et le Prince ce gardait bien de tout jugement hâtif car il n’est pas rare que quelques détails conservés caché par le vampire en question se révéla décisif quand à son comportement. Cependant en tant que maître de cette ville, il ne pouvait se permettre d’admettre tout comportement dit à risque. Son travail durant l’accueil des vampires venant se soumettre à son autorité était de juger en peu de temps, sur de simples présomptions si le vampire en question était dangereux pour la communauté. Si, selon son instinct, il pensait que le vampire pouvait briser une règle fondamentale de la mascarade, il pouvait décidé à l’instant de la mort ou du bannissement du vampire. De ce que laissait transparaître la vampire, il ne pouvait déterminé si elle serait capable de briser les commandements, en revanche il percevait une aptitude à jouer avec les expressions de son visage, et ce petit côté enfantin qu’il constatait pouvait très bien s’avérer être un masque. Certes, elle semblait charmante, presque naïve, mais il doutait que quelque vampire qui fusse puisse survivre bien longtemps avec un tel comportement. Cela dit, son infante avait elle-même un comportement assez étonnant. Elle jouait les femmes enfants, se révélant parfois très capricieuse, voire même colérique, souvent d’une douceur enfantine alors qu’elle pouvait s’avérer d’une cruauté sans pareil. Hadrian en oubliait parfois de se méfier, peut-être parce que lui-même était attiré par les femmes enfants ou parce qu’elles lui rappelaient sa douce compagne qu’il adorait au-delà de toute mesure. Il n’était pas stupide, pas au point d’ignorer les règles pour quelques attachements, en tout cas, pas pour les charmes d’une vampire qui lui était inconnue. Sur le moment, lorsqu’elle lui demanda si son ignorance pouvait être problématique, il choisit de dire la vérité, mais surtout il songea qu’il faudrait en effet surveiller le comportement de cette jeune demoiselle, car même s’il soupçonnait que l’erreur fusse du sire, il se pouvait également qu’elle ai choisit de masquer certains détails, et qu’elle ne joue pas totalement franc jeu avec lui. Les vampires excellaient dans le mensonge, et il était bien placé pour le savoir. Lui-même avait joué durant des siècles un double jeu troublant, il se savait d’aspect charmant, il connaissait les avantages de sa condition physique, et surtout savait joué sur son ignorance, attisant ainsi la pitié et le désir d’éduquer les autres vampires pour les attraper dans ses griffes et ainsi les réduire à néant. La jeune vampire recula d’un pas à sa réponse certes courte mais significative par le choix des mots, et un sourire aux lèvres, se mit à jouer avec ses cheveux. Il y avait quelque chose de charmeur dans son attitude. Oui, songea le vampire à cet instant, elle connaît l’étendue de ses charmes, et sait parfaitement en jouer. « Je peux peut-être me faire pardonner ? » Tout l’aspect enfantin de la vampire resurgissait à cet instant, et Hadrian douta que ce ne soit qu’un simple hasard. Elle joue à la femme enfant, et il se peut qu’elle tente de me charmer. Est-ce pour me cacher quelque chose ou est-ce pour une autre raison que j’ignore ? En effet, l’ambition pourrait également expliquer ce comportement, nombre de femmes vampires tentaient de le charmer et d’obtenir ses faveurs, le fait qu’il posséda déjà une compagne ne semblait pas les arrêter pour autant. Le petit numéro de charme fut cependant partagé, car malgré toute la méfiance dont le vampire faisait preuve désormais, il n’était cependant pas totalement indifférent à la vampire. Il répondit au sourire charmeur qu’elle lui avait offert, il fut amusé par son attitude bien qu’il s’en défiait intérieurement. Peu importait le flux de ses pensées, seuls les actes comptes. Et cela, il le savait. « Sans doute. » se contenta-t-il de répondre avec un sourire egnimatique.

Puis, ils évoquèrent à nouveau le sire de la demoiselle. Ce fut elle qui expliqua, tentant de défendre son sire, qu’il n’avait pu tout lui enseigner, qu’il n’en avait pas eut la possibilité, et qu’elle ne souhaitait pas être traité comme une pauvre petite infante infortunée. Hadrian connaissait bien ce genre d’attitude, tous les infants protègent naturellement leur sire, hormis quelques exceptions dont il faisait parti. Il espérait cependant qu’elle concèderait à lui donner le nom de son sire, même s’il n’y avait rien qui pour le moment accorda la moindre preuve d’une faute commise par le sire de la demoiselle, Hadrian par son attitude à donner tous les tords aux sires, tenait à connaître le nom de ce dernier. Il souhaitait aussi la rassurer quelque part, lui dire que ce n’était pas sa faute à elle, bien que, elle commençait à accuser un certain âge, où normalement tout vampire accède à un savoir autre que délivrer simplement par son sire, où les expériences et les rencontres fournissent ce qu’on appelle la sagesse. Il douta qu’elle en posséda beaucoup. Mais là n’était pas la question, bien qu’il nota intérieurement tous ces menus détails qui par la suite pouvaient prendre une certaine importance. Il affirma à voix haute, que s’il pouvait y avoir quelqu’un à blâmer, sous entendu pour cette faute là, c’était bien le sire de la vampire. Elle réagit comme si les propos du Prince la surprenait, un froncement de sourcil significatif apparu sur le divin visage de la poupée de porcelaine, et elle plongea dans les prunelles du Prince qui déjà la fixait depuis qu’il avait prononcé ces mots avec un certain sérieux. Il lu en ses prunelles quelque chose de plus profond que tout ce qu’elle avait pu lui offrir jusqu’à présent. Sans s’en rendre compte, il avait touché une corde sensible. « Sauf quand l'Infant refuse le Sîre et se retourne contre lui. Je voulais une vengeance contre celui qui m'a tué, je l'ai eu, et je me suis faites punir pour ça. J'en avais assez des tortures à longueur de journée par ce Sîre, une croix ici, une Bible là. Je ne suis pas un toutou à qui on apprend à faire des tours. Je suis un être doué d'intélligence et je refuse qu'un homme me pose la main dessus sans aucunes raisons. Je me suffit à moi même, la raison de mon départ. Autant que vous le sachiez, plutôt que de l'apprendre de la bouche de mon Sîre lui même. Il sait que je suis ici et va sûrement faire de la route pour me retrouver. Je préfèrais que vous ayez les deux versions des faits. Même si vous vous en occuperez nullement, après tout, c'est l'histoire d'un Sîre et d'une Infante un peu trop rebelle. Mais ne misez pas trop sur lui, j'ai quelques tours dans mon sac, moi aussi. » Ce fut au tour d’Hadrian de ressentir de la surprise. Cela ne se lu que dans ses prunelles, le reste de son visage demeura de marbre. Un prince ne doit laisser montrer aucun signe de faiblesse, et la surprise, en est une, d’une certaine manière. Il plissa ses paupières avant de se laisser aller, et de détendre son visage. Les histoires de rancœur envers son sire, il connaissait cela, et en tant que vampire, il pouvait éprouver de la compassion envers la vampire, mais en tant que Prince il ne pouvait que se méfier des vendetta et des désirs de vengeance personnelles qui finissaient bien souvent à déclancher des conflits. Avait-elle lu cela en lui ou se doutait-elle que ses propos inquiéterait le vampire ? En tout cas, elle se détendit et ajouta rapidement : « Mais évidemment, vous n'aurez pas de problèmes avec moi. Je me plis à vos règles, après tout, c'est chez vous. » Le vampire n’était nullement rassuré par ce qu’ajouta la vampire. Il avait, par mesure de prudence, fermé son visage, ne laissant transparaître ainsi le cours de ses pensées, qui était naturellement obscur à cet instant. Il ne voulait en aucun cas laisser des conflits interféré dans la paix de la ville, déjà troublée par les mouvements du Sabbat. « Je comprends que de tels conflits puissent apparaître entre un sire et son infante, mais sachez que quoi qu’il se passe entre vous et lui, je ne pourrais laisser qui que ce soit troubler la paix de cette ville. » Il sourit doucement, un sourire poli plus qu’autre chose. « Nous avons déjà des problèmes ici, vous l’apprendrez rapidement autant vous en avertir dès maintenant, qu’une secte tente de renverser le pouvoir. Dès lors, vous comprendrez que nous ne puissions permettre des conflits personnels venir ajouter aux troubles actuels. » Il espérait vraiment qu’ils n’en arriveraient pas là, mais si cette vampire et son sire venaient jouer sur son territoire, il devra peut-être envisager d’y mettre un terme avec une conclusion finale.

Sans qu’il puisse savoir pourquoi, soudainement la vampire lui révéla que son sire lui avait parlé de lui, et qu’elle savait qui il était. Etonné, Hadrian resta quelques instants silencieux, trop surpris pour dire quoi que ce soit, il n’était pas de ces vampires qui faisaient beaucoup parlé de lui, il était un Prince efficace mais la Reine le détestant au plus haut point, il doutait qu’elle lui ai fait une quelconque réputation, et encore moins une jolie à entendre. Néanmoins, il lui demanda ce que son sire lui avait conté, car naturellement il en était curieux et voulait connaître quelle était donc cette réputation qu’on lui attribuait. La vampire ne répondit par tout de suite, elle observa l’immense salle avec soin, s’approcha de quelques pas, suffisamment pour que le vampire puisse sentir qu’elle s’était déjà nourrie durant cette nuit, riant doucement, elle semblait dégager une certaine nervosité à moins que ce ne fut qu’une simple mise en scène. Elle joua avec une de ses boucles de cheveux alors que son regard semblait détailler les vêtements du Prince. Ce dernier haussa un sourcil, l’impatience commençait à le gagner, mais il n’en montrait aucun signe pour le moment. « Un chasseur qui a en fait été transformé par un Sîre dont il ignore l'identité, continuant de tuer les vampires comme s'il n'avait jamais été transformé, l'un des plus cruel des vampires, tuant sans compter, mais qui d'après ce que je vois a avancé et n'est plus le même... Votre vie a été un bon exemple pour moi, quand j'étais seule face à mon Sîre. On peut devenir quelqu'un même sans avoir eu d'éducation. Admirable. Un concour de Tequila Shoot, ça vous dit ? Histoire de vous montrez que je suis fidèle quand je m'y engage. » Hadrian avança sa main droite, s’emparant de l’acoudoir du trône où il siégeait, et serra le bois tendre entre ses doigts. Il n’aurait jamais songé que son passé puisse un jour le rattrapé, encore moins dans ce type de circonstance. Ses actes du passé, il ne les avait jamais évoqué, même sa compagne ignorait tout du chasseur qu’il avait été, du vampire tueur de vampire qui avait semé la terreur en Europe, il aurait aimé effacer ce passé, même s’il ne le niait point, il savait que s’il venait à être su, on lui retirait son trône et tous ses droits, peut-être même qu’on chercherait à le tuer, pour le punir de ses crimes passés. La seule qui su, c’était Suzanne bien sûr. « Je vois. » se contenta-t-il de dire pour le moment. Il avait besoin de réfléchir à comment il devait prendre la vampire. Il désirait qu’elle conserva le silence sur son passé, et pour cela, il devait tomber dans ses bonnes grâces. Souriant, il se leva de son trône qui le rendait trop inaccessible, et fit un pas vers elle. « Vous me surprenez, et cependant, j’espère que vous ne suivrez point trop l’exemple de celui que je fus, mais plutôt celui de ce que je suis devenu. » Son sourire s’accentua, charmeur mais point trop, il ne voulait pas donner une fausse impression et encore moins qu’elle pense qu’il cherchait à la duper. C’est vrai que l’inquiétude l’avait gagé quelque peu. Et même si cela ne se voyait guère, son attitude avait clairement changée cependant. « Puisse-je espérer que vous conserverez pour vous ces informations sur mon passé ? Je ne nie pas ce que j’ai été, mais il me semble inutile que d’autres viennent à l’apprendre. » Il s’était avancé en disant cela, et à présent, il ne lui manquait plus qu’un pas pour toucher la vampire du doigt.



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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Mar 6 Mar - 0:24

En venant ici, Aislinn pensait qu’elle allait passer devant un Conseil barbant, où elle ferait de jolie courbette avec de jolies manières de princesse, puis s’en irait comme elle était venue, s’en allant à ses occupations. Mais non, rien ne s’était passé comme elle l’avait prévu, et ça avait le don de la déstabiliser. Elle aimait avoir tout sous son contrôle, mais difficile de les avoir avec un Prince. Elle ne voulait pas le manipuler, mais seulement être tranquille sur ses terres, et ne pas être constamment surveillée. Après tout, ici elle avait trouvé un appartement, un boulot à l’agence de mannequinat de Suzanne qu’elle accueillit sans aucuns problèmes, et n’avait jamais été repéré lorsqu’elle chassait. Mais il y avait eu quelques complications avec le Prince. Elle sentait parfaitement qu’il était méfiant, arborant un visage de marbre, il était difficile s’il était en colère et allait vite s’en débarrasser ou si seule son attitude l’agaçait au plus haut point. Elle jouait la femme-enfant, masque et attitude qu’elle portait constamment, mais elle pensait sérieusement prendre son vrai visage d’Ancilla pour qu’il ne se méfie pas d’elle après avoir vu qui elle était réellement. Elle pensait que si elle jouait la fille innocente, il comprendrait qu’elle n’était pas là pour foutre son royaume en l’air mais ça ne l’avait visiblement rendu que plus prudent. Il fallait dire que face à Ash, les plissements d’yeux et les sourires quelques peu charmeur étaient assez contradictoires, et elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance où s’en aller et quitter le pays : si elle le faisait, elle serait morte par les propres mains d’Irial, il lui avait clairement dit lorsqu’il l’avait surprise dans son appartement deux jours plus tôt. Quoi que même si elle restait à Prague, il la rendrait folle et elle finirait par se tuer elle-même. Même si l’homme avait l’air de méprisait son Sîre, elle avait parfois dans ses yeux un doute, une peur, mais restait souriante et joueuse. Une fois que sa colère pris soudainement le dessus, le fixant, elle vit une émotion surprenant traverser ses prunelles, émotion qui ne se traduisit que par celles-ci, le reste de son corps restait de marbre. Elle aurait juré qu’il s’agissait de surprise. Il avait touché sa corde sensible, peut-être qu’elle s’en approchait également ? Ou peut-être qu’il la comprenait. Elle le vit d’abord plisser ses yeux puis se détendre. Il finirait par la rendre folle à changer d’attitude comme s’il jouait au ping-pong, elle avait du mal à le cerner, elle qui avait l’habitude de charmer tout ce qui passait, aussi riche ou miséreux soit-il, c’était un jeu, elle aimait se sentir plaire : si elle n’avait jamais connu l’amour, autant connaître l’envie, et ça, elle ne s’en privait pas, et c’est la raison pour laquelle il lui était facile de cerner n’importe qui. Mais il lui ressemblait sur le côté de « camouflage de ressenti » et il était aussi fort qu’elle. Elle plissa légèrement ses lèvres quelques instants, sachant qu’elle n’aurait pas dû dévoiler sa vie ainsi et ajouta, murmurant presque. « Oubliez ça, ma vie ne regarde personne. » Elle paraissait également pleine de contradictions sur le moment, et hésitait constamment. « Je comprends que de tels conflits puissent apparaître entre un sire et son infante, mais sachez que quoi qu’il se passe entre vous et lui, je ne pourrais laisser qui que ce soit troubler la paix de cette ville Nous avons déjà des problèmes ici, vous l’apprendrez rapidement autant vous en avertir dès maintenant, qu’une secte tente de renverser le pouvoir. Dès lors, vous comprendrez que nous ne puissions permettre des conflits personnels venir ajouter aux troubles actuels. » Elle se contenta de sourire. Il jouait son rôle de Prince jusqu’au bout. « Il se contentera seulement de me briser les cervicales, je doute que ça ne joue sur votre ville ; Sauf si Irial ne jette son dévolu sur la Reine, j’ai entendu dire qu’ils s’aimaient bien, et étant très manipu… » Bêtise, énorme gaffe, elle venait de révéler le nom de son Sîre et son lien avec la reine de Prague. Elle haussa les sourcils, regardant le sol et finit pas déglutir. Elle reprit soudainement son attitude de petite fille et ajouta, comme si elle n’avait jamais rien dit : « J’ai travaillé pour le roi de France, je tuais ce qui se mettaient en travers de son chemin, il n’a jamais eu aucuns soucis avec moi. Je chasse bien et je ne laisse pas de… de traces. » Sa voix abaissait de volume au fur et à mesure qu’elle débitait les mots, un peu chevrotante. Elle reprit son souffle pour se remettre de ses émotions. « Concernant le Sabbat, ce genre de pratique ne m’a jamais intéressé, j’ai assez d’ennuis comme ça, et ils sont trop spéciaux. Le genre poupées vaudous, ou je ne sais quelle pratique, non merci. Je ne suis pas fan des poupées. »

Elle lui dévoila ensuite son histoire. Elle savait tout de lui grâce à son Sîre. Sûrement une histoire racontée à Irial par la reine elle-même, elle avait entendu parler de leurs différents : assez problématique, une reine et un prince qui ne pouvait pas s’entendre. Et visiblement, la révélation de son passé fut douloureux et problématique pour le prince qui faisait passer sa rage dans son accoudoir en la serrant. « Je vois. » Bizarrement, c’est à ce moment-là qu’Aislinn aurait dû paniquer, mais elle se sentait sereine, elle avait fait place à la fille sérieuse, l’Ancilla qui n’apparaissait qu’en cas d’extrême besoin, et là, s’en était un. Le voyant approcher d’elle, elle resta silencieuse, d’un calme affolant. Elle sentait pourtant son aura meurtrière s’approcher et la cerner mais elle ne paniquait pas, pas maintenant. « Vous me surprenez, et cependant, j’espère que vous ne suivrez point trop l’exemple de celui que je fus, mais plutôt celui de ce que je suis devenu. » Elle vit un sourire plus ou moins charmeur sur ses lèvres, il essayait de la faire taire avec la manière douce, il la manipulait, aussi doux soit-il, et elle n’appréciait pas tellement. Mais c’était toujours mieux que de la soumettre. Trop proche d’elle, il ajouta : « Puisse-je espérer que vous conserverez pour vous ces informations sur mon passé ? Je ne nie pas ce que j’ai été, mais il me semble inutile que d’autres viennent à l’apprendre. » Elle ria légèrement, un rire de surprise, un rire cristallin qui ne l’agaça pas au contraire, il était plutôt perturbant vu la situation. Elle fronça les sourcils en signe d’incompréhension, le sourire ne l’ayant pas quitté : elle ne faisait plus du tout enfant soudainement, mais elle faisait une adulte qui avait le sens du risque et qui pesait ses mots. Elle bascula sa tête sur le côté pour le regarder dans les yeux, espérant y dissimuler le moindre sentiment : « Mettons de côté mes caprices d’enfants gâtés pour faire place, oui c’est surprenant, à l’adulte qui est en moi : Vous ne sortez pas les crocs pour me dire de me taire ? Pas de pouvoir de soumissions pour me faire oublier ? » Elle fronça les sourcils parfaitement dessinés encore plus qu’ils ne l’étaient déjà. « Vous me demandez simplement de me la fermer ? Et c’est assez osé de penser que je divulguerai ça à n’importe quel passant de Prague. » Elle sourit pour elle-même ; révéler la vie du Prince, c’est révéler la façon dont elle s’en était sortie. Mais elle montra ouvertement qu’elle était vexée, même s’il s’en fichait. Elle s’humecta les lèvres en réfléchissant. « Ne voyez pas en moi une menace. Je suis juste rattrapé par un passé qui me dépasse, je voudrais me débarrasser de mon sire mais s’en ai presque impossible. » Son visage s’adoucit soudainement, et elle remit sa tête droite, ne bougeant pas d’un pouce pour être toujours aussi proche. « Suzanne a déjà fait face à mon sire, elle me fait confiance, vous pourrez lui poser certaines questions, elle vous dira quel monstre il est. » Elle réajusta sa robe, toujours aussi vexé et colla sa pochette contre elle, ne le regardant plus dans les yeux, mais fixant le sol. Sa beauté ne l’avait pas lâchée, mais c’était plutôt effrayant à voir, un mortel aurait déjà pris ses jambes à son cou, mais le Prince comprendrait tout simplement qu’elle avait perdu son admiration. Trop de suspicion à son égard, c’était comme si on la comparait à l’homme qu’elle avait toujours détestée.
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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Jeu 15 Mar - 20:41

Plongé dans ses pensées, songeant aux problèmes récents qui avaient secoués la ville, les différentes attaques ayant eut lieu, le Prince ne pouvait s’empêcher de se demander si les problèmes entre l’infante et le sire ne causerait pas trop de désordre dans sa ville. Les affrontements entre vampires sont toujours compliqués. Souvent il y a des dérives, lorsque la haine prend le dessus, que les sentiments l’emportent sur la raison, il y a toujours des dommages collatéraux, il y a toujours des traces et même si le service de nettoyage de la ville était efficace, Hadrian ne pouvait certainement pas se permettre des débordements en ce moment. Il savait que sa place était fragile. La Reine ne l’avait jamais soutenu, pire encore, elle le détestait, le conseil l’adorait mais uniquement parce qu’il abondait dans leur sens et leur laissait la jouissance de leur richesse au lieu de les taxer comme le ferait beaucoup de prince, quand à l’Enclave, il avait toujours eut des rapports conflictuels avec elle depuis qu’il était devenu vampire. Il leur en voulait d’avoir laissé un de ses membres devenir vampire, et même si c’était il y a des siècles de cela, presque mille ans, la rancune était tenace chez les immortels. Il songeait si bien à tout cela, et aux ennuis qui risquaient de pointer leur bout du nez, qu’il n’entendit pas tout de suite le murmure de la vampire et ne capta que la fin de sa phrase : « Oubliez ça, ma vie ne regarde personne. » Sur le moment, il choisit de faire comme si elle n’avait rien dit du tout. C’était un murmure si doux qu’il semblait évident qu’elle aurait aimé garder cette réplique pour elle, et qu’elle ne souhaitait pas le dire à voix haute. Il comprenait dans un sens, la vie privée était un droit qu’il respectait, excepté lorsque ça risquait de causer du tord à autrui, et en l’occurrence à lui. Il n’avait aucune envie de jouer les arbitres, encore moins de ramasser les cadavres derrière elle. S’il pouvait éviter d’avoir deux vampires anciens se battant dans sa ville, il ferait tout pour. C’est pour cela qu’il choisit de lui évoquer les quelques soucis qu’ils avaient eut, après tout, elle finirait bien par être au courant, tout le monde ne parlait plus que de ça, même si les évènements commençaient à dater quelque peu à présent. « Il se contentera seulement de me briser les cervicales, je doute que ça ne joue sur votre ville ; Sauf si Irial ne jette son dévolu sur la Reine, j’ai entendu dire qu’ils s’aimaient bien, et étant très manipu… » Le Prince haussa un sourcil. Ce nom ne lui était pas inconnu. Un vampire portant ce nom devait séjourné dans le palais, et avait même sa chambre de réservée. C’était même un invité de marque, le roi de l’Irlande. Le sire de la vampire qui se tenait devant lui était donc ce personnage ? Qui de surcroît s’entendait avec la reine ? Décidément, Hadrian se sentait surpris, et détestait cela. Il n’aimait pas que quelque chose lui échappe encore moins qu’on lui cache des choses. Cette saleté de Reine jouait habilement, et ferait n’importe quoi pour lui nuire. Les yeux du prince se resserrèrent. Une ombre passa devant son visage, mais l’instant d’après il avait regagné son masque. Il ne montrait jamais le moindre signe de faiblesse. Cela serait stupide étant donné son rang et sa place. « J’ai travaillé pour le roi de France, je tuais ce qui se mettaient en travers de son chemin, il n’a jamais eu aucuns soucis avec moi. Je chasse bien et je ne laisse pas de… de traces. » La vampire avait enchaîné comme si de rien n’était, sans doute espérait-elle que le prince ne réagirait pas ou qu’il n’avait pas entendu, mais Hadrian n’était pas quelqu’un qui n’écoutait pas. Il enregistrait la moindre information. Habitude hérité de son ancienne vie de chasseur. Que la vampire tente de se vendre et d’assurer qu’elle ne fera aucun tord était une chose, mais que son sire soit un roi changeait pas mal de choses. Le prince conserva cependant ses lèvres closes, pincées. « Concernant le Sabbat, ce genre de pratique ne m’a jamais intéressé, j’ai assez d’ennuis comme ça, et ils sont trop spéciaux. Le genre poupées vaudous, ou je ne sais quelle pratique, non merci. Je ne suis pas fan des poupées. » Poupées vaudous ? Le Sabbat était plutôt connu pour la confection de bombe, le traffic d’armes et de sang, et bien sûr les massacres de grande ampleur. Un groupuscule de vampires ne désirant qu’une chose : mettre fin aux lois et faire régner le chaos, persuadé que c’est leur nature qui les guide. De sombres idiots qui ne savent rien de ce qu’est leur nature. « Je n’ai jamais eut de doute quand au fait que vous fassiez ou non parti du Sabbat, ces derniers ne se présentent jamais à un Prince, je crois même que c’est une de leur règle, une des rares qu’ils possèdent. » répliqua-t-il d’un ton sec. Il n’était pas agacé contre elle, juste contre le hasard qui avait voulu que l’invité qu’il fallait le plus respecter soit peut-être la cause de futurs problèmes, et s’il s’entendait vraiment avec la Reine, un potentiel ennemi. « Votre sire séjourne ici. » déclara-t-il attendant de voir sa réaction. Il laissa quelques secondes s’écouler, examinant le visage de la jeune femme. Puis il ajouta : « A quoi dois-je m’attendre avec lui ? » Il était direct, ce qui n’était pas son genre, mais il préférait de loin cela aux jeux stupides qui consiste à tourner autour du pot pour voir qui sera le premier à se lasser et finira par se jeter à l’eau.

La suite de la conversation fut étonnante pour Hadrian. Il s’attendait à tout sauf à ce qu’elle le connaisse, lui, pas simplement le Prince envoûtant, charismatique mais au demeurant assez sympathique ce qui n’était pas forcément une qualité pour un vampire de ce rang là, il faut dire que beaucoup jouaient sur la crainte qu’ils inspiraient, Hadrian lui avait utilisé ses charmes et ceux de sa compagne pour parvenir là où il était. Mais son passé était bien plus sombre. Et jusqu’à présent, personne ne l’avait jamais évoqué devant lui. Il n’en faisait jamais lui-même mention. La seule vampire qui connaisse ses secrets avait plus de deux milles ans d’existence et n’avait que des bonnes intentions envers lui. Il avait confiance en elle. Mais la vampire située juste devant lui n’était pas Suzanne, c’était une parfaite inconnue qui à priori n’avait aucune raison de garder le silence. Il ne souhaitait pas en effet que son passé soit connu de tous. Il n’avait pas toujours respecté les règles, et avait même brisé celle la plus respecté, et la plus ferme. Il avait tué des vampires. Ses congénères, ça valait la peine de mort au minimum. Le vampire savait qu’il n’avait pas beaucoup de choix devant lui : la manière douce ou la manière forte. Eviscérer la vampire ici serait non seulement vulgaire mais maladroit, de plus il n’était pas certain de ne pas y laisser des plumes. Il choisit donc la manière douce. Sa voix se fit voluptueuse, toute de velours, coulant sur la peau, créant des picotements à la base de la nuque. Il lui demanda de conserver le silence, avec une formulation tout à fait polie, bien différente de sa manière de parler quelques instants auparavant. Il était dans le charme, et la manipulation, mais c’était ce qu’il avait de mieux en réserve. La vampire éclata de rire, un rire court, qu’il interpréta comme de la surprise, mais ne lui plut pas des masses. Il n’aimait pas les réactions qu’il ne pouvait comprendre clairement et à cet instant, il avait besoin plus que tout autre chose de savoir franchement vers quelle piste elle se dirigerait. Difficile de se fier à une parfaite inconnue, mais il n’aurait peut-être pas le choix. « Mettons de côté mes caprices d’enfants gâtés pour faire place, oui c’est surprenant, à l’adulte qui est en moi : Vous ne sortez pas les crocs pour me dire de me taire ? Pas de pouvoir de soumissions pour me faire oublier ? » Il haussa les épaules avec un sourire amusé. Elle pensait vraiment qu’il irait jusque là ? Oui, il aurait pu, seulement il n’y avait même pas songer. C’était pile ou face, soit il pouvait lui faire confiance soit il la tuait, dans une situation aussi complexe, il ne voyait qu’en noir et blanc. Pas de nuance lorsque sa vie est en danger. « Pourquoi faire ? » répondit-il sous entendu j’ai envie de vous faire confiance. Ce qui en l’occurrence était sincère. « Vous me demandez simplement de me la fermer ? Et c’est assez osé de penser que je divulguerai ça à n’importe quel passant de Prague. » Elle jouait avec les mots et avec lui au passage. En temps normal, le prince aurait prit cela avec amusement, mais à cet instant le sujet était bien trop sérieux et l’attitude de la vampire bien trop joueuse pour qu’il ne soit pas inquiet et surtout méfiant. « Vous savez ce que c’est, il suffit de le raconter à une personne, et toute la ville ne tarde pas à le savoir. » Il souriait, et semblait paisible, sûr de lui, mais à la manière dont il la regardait intensément, on devinait que ce n’était plus un jeu pour lui, et probablement que ça ne l’avait jamais été. « Ne voyez pas en moi une menace. Je suis juste rattrapé par un passé qui me dépasse, je voudrais me débarrasser de mon sire mais s’en ai presque impossible. » Pour cela, il lui faisait confiance. Il était prêt même à lui proposer son aide en échange de son silence, mais pour cela il devait avant vérifier toutes ces informations, il ne pouvait pas risquer d’affronter un roi juste pour s’assurer du silence de la vampire, c’était bien trop cher payé, et plus encore, trop risqué. « Suzanne a déjà fait face à mon sire, elle me fait confiance, vous pourrez lui poser certaines questions, elle vous dira quel monstre il est. » Il hocha la tête. « Faites moi confiance, je lui demanderais. » Il était heureux de savoir que Suzanne pourrait le renseigner, même s’il était mécontent que l’ancienne ne lui ai rien dit à ce sujet. Il est vrai qu’il ne la voyait pas souvent, même s’ils entretenait de très bons rapports, ils n’étaient pas aussi proche que l’ancienne le voudrait. Elle estimait que la famille importait plus que tout autre chose, et lui, même s’il appréciait la vampire, avait encore du mal à supporter l’idée qu’elle soit affilié à son sire qu’il détestait.



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❝ Malgré le fard épais dont elle était plâtrée, comme un marbre couvert d' une gaze pourprée, sa pâleur transperçait ; à travers le carmin qui colorait sa lèvre, sous son rire d' emprunt on voyait que la fièvre chaque nuit le baisait.

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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Sam 24 Mar - 11:30

Malgré le tact et la discrétion à laquelle Aislinn voulait faire preuve, le prince était méfiant. Elle en avait beaucoup trop dit, aussi, espérait-elle qu’elle n’ait pas de soucis avec lui, sinon, elle serait contrainte de s’en aller, sans se faire trouver par Irial. Voilà à peine quelques minutes qu’elle était ici, qu’elle s’y sentait déjà mal. Elle ressentait une certaine crainte à l’égard de l’homme lui faisant face, ce qui n’était pas arrivé depuis un moment dans l’existence de la jeune femme. Il pensait qu’elle sèmera le désordre dans la ville. Certes, oui, elle aimait semer le chaos, mais avec son Sîre, sûrement pas. Et puis c’était un chaos type : une petite bagarre dans un pub ou autre. Et oui, ces jeux n’amusaient qu’elle tant ils étaient étranges, mais la seule personne avec qui elle n’oserait pas commencer une partie, c’était bien Irial : elle avait été torturé, malmené, exilé et pourchassé par celui-ci, elle savait que le sens de l’humour qu’elle avait n’était en rien comparable à celui du roi d’Irlande. Dans une vie antérieure, elle avait dû avoir un problème avec ce genre de personne qu’il représentait : elle n’était pas loin, c’était son ancêtre qui en avait eu avec son Sîre, mais ça, elle ne le savait pas encore.

Face à l’homme qui, donc, l’impressionnait, elle restait maligne, adoptant son air habituel de petite fille, l’amusant parfois, le froissant aussi, mais peu importe. Ils avaient entamé la discussion de la survie de sa ville, et des certains problèmes qui l’avait eu et qu’il devait encore avoir avec le Sabbat. Elle avait rencontré très peu de gens de ce genre là en France, et n’avait que très peu discuté avec eux : elle les torturait sous demande du roi, au cas où ils avaient quelque chose d’intéressant à dire, puis les tuer sans aucune pitié, elle avait longtemps été conditionné à ça en France, et tous ces meurtres avait plus ou moins calmé sa soif de sang, mais pas entièrement, malheureusement. Bref, lorsqu’elle évoqua le prénom de son Sîre, sans vraiment le vouloir, le Prince haussa un sourcil. Alors, lui aussi le connaissait ? Après tout, si Irial savait autant de choses sur le Prince, c’est qu’il avait dû lui faire face à un moment ou à un autre ? Même s’il était plus juste que ce soit la Reine, qui lui ai raconté deux-trois petites choses concernant celui-ci, vu la surprise éphémère ayant apparu dans ses yeux. Pendant quelques secondes, elle crut que le Prince allait lui sauter à la gorge, mais vu sa proximité, inutile de reculer ; elle resta donc stoïque face à lui, impassible, du moins en apparence. Elle s’empressa d’enchaîner et d’évoquer son rôle pour le roi de France, comme si de rien était, espérant qu’il n’ait pas entendu, ce qui m’étonnerai fortement.
« Je n’ai jamais eu de doute quant au fait que vous fassiez ou non parti du Sabbat, ces derniers ne se présentent jamais à un Prince, je crois même que c’est une de leur règle, une des rares qu’ils possèdent. » Elle sourit. Au moins, elle était sûre que le Prince ne la prenait pas comme une menace interne, en faisant parti d’un quelconque groupe. Mais son ton avait été sec. Elle soupira en regardant le sol. Son changement d’humeur était perturbant pour Aislinn qui ne savait pas comment réagir face à lui, depuis le début où elle était arrivée. Plutôt mal, elle se passa la main dans les cheveux et releva la tête pour regarder l’homme face à elle. Elle gardait son attitude d’enfant mais il lui était de plus en plus difficile de cacher le fait qu’elle soit perturbée.

« Votre Sîre séjourne ici. » Sa respiration fut alors un peu plus rapide, et si elle avait été encore vivante, on aurait entendu son cœur battre à des kilomètres. Son ennemi, l’homme qui voulait sa peau, résidait dans le château même ou elle se tenait, à quelques mètres, tranquillement, il aurait peut-être pu arriver soudainement et la tuer sans qu’elle ne puisse réagir ? Ash sentait ses mains commencer à trembler, fronçant les sourcils comme quand elle était en pleine réflexion : en fait, elle avait pensé à quitter la ville, mais la menace d’Irial avait été claire. Elle était plus ou moins perdue, incapable de savoir quoi faire. Elle voulait s’en aller, fuir vite ce château qui d’apparence protecteur, était en fait l’enfer pour elle. Elle examinait le sol, dans ses pensées, paniquée. Chaque secondes qu’elle passait ici était dangereux. « A quoi dois-je m’attendre avec lui ? » Franc, direct, elle retourna son attention à lui, et l’examina, toujours effrayée. C’est vrai, il aurait pu être là pour elle, mais il connaissait également la Reine de ce royaume, et le Prince pouvait, ou non, devait-être prudent. « Il est cruel, et manipulateur. Il aime avoir tout ce qu’il désire et fait tout pour l'obtenir, quitte à prendre des vies, et j’ai entendu dire que vous et la Reine… Attendez-vous à ce que tous les deux se rallient contre vous. Il est très mesquin, et n’a jamais perdu. » On pouvait à peine entendre ce qu’elle disait, tant elle parlait vite et doucement, comme si elle se parlait à elle-même. Elle ne le regardait plus, observant la salle vide et résonante, cherchant non seulement comment elle pourrait s’en sortir, mais ce qu’il aurait pu faire contre le Prince. Elle était de nature égoïste, ayant toujours vécu seule et n’ayant aucune confiance envers les hommes qui l’avaient trahis lorsqu’elle était encore qu’une simple humaine, mais ce prince avait été comme elle, jadis, et ne pas l’aider aurait été un suicide. « Je peux vous aider à être méfiant et à détruire ses plans. Après tout… » Silencieuse, elle réfléchit et haussa les épaules. « Vous connaissez bien la Reine, et moi le Roi. A deux, on pourrait y arriver ? » Elle arqua un sourcil. C’était osé de vouloir faire alliance avec un Prince, mais peu importe, la gêne n’arrêtait pas Aislinn, et c’était une occasion pour elle de se débarrasser de son Sîre pendant un petit lapse de temps.

Ils revinrent au passé du Prince, et il l’avait surpris en demandant poliment de garder le silence. Elle ria, malgré elle, et lui demandait pourquoi il ne la menaçait pas. « Pourquoi faire ? » Il lui faisait confiance, alors ? Elle dit de façon plus ou moins ironique : « C’est ce que vous faites tous. » Elle avait été plus ou moins amère dans sa réponse. Après tout, elle en avait côtoyé, des dirigeants de pays, les détestaient tous les uns les autres, mais lui était simple. Après tout, il avait été comme elle il y a quelques années : un vampire sans pays sur les épaules, un vampire libre et solitaire. Elle continua alors : « Vous me demandez simplement de me la fermer ? Et c’est assez osé de penser que je divulguerai ça à n’importe quel passant de Prague. » Vexée, elle prit un air boudeur, mais elle voyait bien qu’il était encore et toujours méfiant. Il lui répondit calmement, face à elle, beaucoup trop près, maintenant. « Vous savez ce que c’est, il suffit de le raconter à une personne, et toute la ville ne tarde pas à le savoir. » Elle haussa un sourcil tandis qu’il lui souriait paisiblement, il la regardait intensément, ce qui la fit sourire à son tour. Il cherchait à faire passer un message. Elle parla alors de la relation entre Suzanne et Irial, plutôt électrique et lui conseilla de consulter Suzanne. « Faites-moi confiance, je lui demanderai ». Aislinn retint un rire, et d’un doigt redessina l’une de ses boucles jais. « J’ai aimé leur petit combat, entre eux, et la façon dont Irial s’est fait battre. J’ai beaucoup rit, il m’avait puni pour ça. » Elle s'approcha de son oreille pour lui chuchoter : « Il déteste la défaite et l'humiliation. »
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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Jeu 29 Mar - 17:54

Hadrian chassa l’idée qu’elle appartienne au Sabbat d’un ton si sec qu’il devait être déroutant pour la vampire lui faisant face. En fait, cela aurait été perturbant pour n’importe qui, Hadrian n’était pas quelqu’un qui abandonnait son air charmeur et ses sourires séducteurs facilement. Il fallait qu’il soit lui-même dans un état particulier pour laisser tomber le masque, et laisser la froideur du tueur resurgir. Son passé était trouble, mais sans doute pas autant que sa personnalité. S’il n’était en apparence que charme, un vampire séduisant, intelligent et plutôt aimable bien qu’on le devine dangereux et un brin cruel, mais au fond pas plus que les autres, et étant donné son âge… En revanche, il masquait un monstre à l’intérieur, un démon envoûtant certes, mais terriblement dangereux, qui ne désirait au fond, que l’implosion du monde, et se rouler dans ses cendres. Ses ennemis au Sabbat ? Il les connaissait bien plus qu’il ne l’avouerait à voix haute, car il serait une formidable recrue pour eux. La seule chose qui le tenait éloigné de cette secte, c’était Eleanore. Aussi curieux que cela puisse paraître, il avait envie de lui offrir tout ce qu’elle désirait, il avait envie de lumière pour elle, d’appartements luxueux et d’une vie simple, sans clandestinité, sans tout ce qui allait avec la vie d’un monstre. Il laissait ce dernier s’échapper pour quelques chasses en compagnie de sa terrifiante compagne, mais rarement on l’appercevait au sein même du palais, encore moins face à un vampire inconnu, nouveau sur le territoire. C’était les mots de la vampire qui avait provoqué une telle chose. Il craignait qu’elle est tenté de le rassurer, et que le pire était encore à venir. Il ne voulait pas jouer les arbitres, encore moins risquer sa place pour quelqu’un d’autre. La vampire dû le sentir, ou fut-elle simplement perturbée par le changement de ton, car elle affecta un geste nerveux et une mine sans doute enfantine destinée à le charmer mais qui ne masquait nullement un certain trouble en elle. Hadrian le remarqua du coin de l’œil mais ne changea en rien son attitude. S’il y avait bien une chose qui le qualifiait, c’était son manque terrible d’empathie pour les autres. D’autant qu’il ne souhaitait aucunement la rassurer, si elle se sentait mal à l’aise, tant mieux, elle se livrerait sans doute plus facilement à lui. Le nom du sire de la vampire ne lui avait pas échappé, et il se trouvait que le roi d’Irlande séjournant justement au sein du Palais portait le même nom. Il choisit d’être direct. Pourquoi tourner autour du pot inutilement ? Il l’aurait fait volontiers en temps normal, mais pas cette nuit, pas à cet instant, il désirait la vérité, et savait qu’on ne l’obtenait pas en jouant sur les mots et en cherchant à être le plus malin. Sa franchise étonnerait sans doute la vampire mais qu’importe. Il révéla que le sire en question était ici, et observa la réaction pour le moins éloquente. C’était peut-être cruel, vu l’état de panique qui s’était emparé de la vampire, mais Hadrian enchaîna en lui demandant à quoi il devait s’attendre. Après tout, il se moquait éperdument de ce qu’elle pouvait ressentir ou craindre, il ne songeait à cet instant qu’à son cher pouvoir et son inestimable statut.

Ses sourcils froncés, les lèvres pincées, il attendait une réponse. Il n’y avait plus rien sur son beau visage de jeune premier la moindre trace de l’homme charmant qu’il abordait habituellement, c’était celui d’un vampire inquiet, méfiant et prêt à tout qui transparaissait. Et il n’avait nul désir de le cacher. Elle l’observa, et ce fut de la terreur qu’il vit. Durant un bref instant, il ressenti de la pitié pour elle. Il n’avait pas connu son sire, et longtemps il l’avait recherché dans le but de lui verser un bidon d’essence sur le visage et de craquer une allumette. S’il avait ressenti de la rage et de la haine, il reconnaissait que la peur était infiniment pire encore car elle vous rendait incapable d’agir. « Il est cruel, et manipulateur. Il aime avoir tout ce qu’il désire et fait tout pour l'obtenir, quitte à prendre des vies, et j’ai entendu dire que vous et la Reine… Attendez-vous à ce que tous les deux se rallient contre vous. Il est très mesquin, et n’a jamais perdu. » C’est ce que nous verrons. Le Prince n’aimait guère ce que venait de lui dire la vampire, et dû se rappeler qu’il ne fallait s’en prendre au messager, mais à la cause de tous ces maux qui risquaient de déferlé. Il en avait déjà bien assez avec cette Reine psychotique sur le dos qui lui liait les mains dans le dos dès qu’elle le pouvait. Eden n’avait jamais supporté qu’il la traite de folle. Qu’en serait-il de ce roi ? Hadrian craignait désormais le pire. Une telle alliance risquait de le privé de tout pouvoir, et même de lui faire perdre sa place. Le pire de tout cela, c’est qu’il s’était trompé au sujet du roi. Il avait cru qu’ils pourraient, à défaut d’être amis, au moins être alliés, et le roi s’était montré ouvert d’esprit, agréable et courtois, mais visiblement on ne pouvait lui accorder aucune confiance. Si il ne s’était s’agit simplement de discorde entre l’infante et son sire, Hadrian aurait pu supporter cela, mais si le roi et la reine s’alliaient, le pire était à craindre, et il n’en aurait rien su sans cette vampire. « Je peux vous aider à être méfiant et à détruire ses plans. Après tout… » murmura-t-elle en faisant mine de réfléchir avant d’hausser les épaules. Le prince passa sa main devant ses lèvres avant de poser son menton sur son poignet. « Vous connaissez bien la Reine, et moi le Roi. A deux, on pourrait y arriver ? » Si effectivement la Reine et Irial s’alliait, Hadrian aurait bien besoin de l’infante de ce dernier pour parvenir à déjouer leurs plans qu’il devinait déjà machiavélique. Il finir par ôté sa main de devant son visage, et eut un sourire mauvais. La Reine avait déjà tenté par le passé de se débarasser de lui, et il savait qu’elle n’hésiterait pas un seul instant à s’attaquer à un membre de sa lignée dans le but de le détruire. Pourquoi lui devrait-il agir comme un gentleman dont il n’a finalement que l’apparence ? « Une alliance ? Nous ne nous connaissons guère et cela pourrait s’avérer dangereux, mais je crois la Reine capable de tout car la raison lui fait défaut. Si elle a un puissant allié dans sa manche, la partie risque de tourner au massacre. » Il réfléchissait à voix haute, une vieille habitude. « Si j’accepte, il faudra taire cette discussion, sinon nous perdons tout avantage. En public, ce sera comme si ne nous étions jamais rencontré, simplement croisé. » Il voulait être certain qu’elle savait dans quoi elle s’engageait. Car il ne s’agissait plus d’une vengeance puérile mais d’un jeu tactique.

Rapidement, et il ne su comment, le sujet de la conversation bascula sur son passé. Qu’elle eut vent du vampire qu’il avait été le surprenait, mais c’est vrai qu’il croisait rarement de vampires aussi vieux, capable de se souvenir de cette époque lointaine. L’inquisition avait fait un bon boulot en évacuant pas mal de vampires, plus qu’il n’en avait tué lui-même à cette époque là qu’elle évoquait avec malice. Naturellement, il lui demanda de conserver le silence. C’était une évidence, mais Hadrian aime, sur les sujets délicats, que les choses soient claires. Il ne la menaçait pas, non, pourquoi le ferait-il, elle savait bien sûr que si elle en parlait et qu’il entendait cela revenir à ses oreilles sa vie ne vaudrait plus grand chose, mais cela était si évident, qu’il ne voyait pas l’intérêt de l’évoquer, de plus menacer sans réelles raisons de le faire ne pouvait que pousser l’autre à fauter. Parfois, les gens prennent les menaces comme des mises au défit, tout particulièrement les vampires joueurs inconscient de leur mortalité. Car l’immortalité est tout à fait relative et jamais définitive, contrairement à la mort. « C’est ce que vous faites tous. » répliqua-t-elle à son pourquoi faire, avec une certaine ironie qu’il sentait chargée de rancune. Parlait-elle des vampires ou des Princes ? Sans doute un peu des deux. Les immortels font souvent appel à des menaces et adorent en faire des si abominables qu’on finit par en rire car cela en devient ridicule. Hadrian ne pouvait nié en faire à l’occasion, surtout avec ses victimes qu’il adorait terrorisé, mais ici il s’agissait d’une discussion intelligente. « Vous me demandez simplement de me la fermer ? Et c’est assez osé de penser que je divulguerai ça à n’importe quel passant de Prague. » Peut-être bien que c’était osé de le songer, mais à vrai dire, il voulait qu’elle n’en parle à personne, passant ou meilleur ami. Il fit remarqué que les rumeurs venaient vite, en souriant et elle finit par sourire et cessa de paraître vexé par les paroles qu’il avait eut. Mais enfin, que s’attendait-elle donc comme attitude après avoir lâcher quelque chose comme ça ? Personne n’aime voir ses petits secrets ressortirent soudainement, et Hadrian estimait qu’il réagissait plutôt calmement pour quelqu’un qui avait quelque chose à perdre. Elle lui conseilla de consulter Suzanne à son sujet, et Hadrian lui dit qu’il le ferait, ce qui était vrai. Suzanne lui était proche, et ils discutaient souvent, bien que cela n’arrivait pas aussi souvent qu’il aimait à le penser. « J’ai aimé leur petit combat, entre eux, et la façon dont Irial s’est fait battre. J’ai beaucoup rit, il m’avait puni pour ça. » Se battre contre Suzanne est toujours une mauvaise idée songea Hadrian en souriant. Lui-même s’était montré particulièrement insupportable à leur première rencontre, et l’ancienne aurait pu le détruire sans faire un geste. Elle l’avait laissé parlé parce qu’il était de sa lignée, et de cela il en avait eut terriblement conscience après coup. Il était heureux de la compter parmi ses amis plutôt que ses ennemis. Elle s’approcha de lui pour chuchoter : « Il déteste la défaite et l'humiliation. » Hadrian sourit à son tour. « Dans ce cas, il aurait dû mieux choisir ses ennemis. » Un sourire carnassier naquis sur ses lèvres. Car si le roi d’Irlande s’était déjà attaqué à Suzanne, cette dernière ne refuserait pas son aide. Avoir l’aide de la vampire en face de lui était pas mal, il aurait ainsi accès à tous les vilains secrets du roi obscur mais le soutient de l’ancienne était un atout très puissant.



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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Lun 2 Avr - 9:56

Face au Prince, l’Ancienne le regardait attentivement, observant chacun de ses gestes de façon prudente. Malgré son âge, c’était une femme-enfant, elle aimait jouer à la capricieuse, mais cette fois-ci, l’adulte en Aislinn se devait de sortir face à une discussion aussi sérieuse. Elle connaissait le Prince de par son histoire et son passé, avait deviné certains traits de son caractères, mais pas tous. Eleanore et Suzanne, ses deux premières rencontres, lui avaient certifiées que le roi l’apprécierait, et Aislinn n’était jamais de leurs avis : elle était beaucoup trop caractérielle et lunatique, trop difficile à cerner dans le temps. On pouvait cerner Aislinn sur le moment, mais pas à la longue : elle changeait toujours d’avis, de technique, après les avoir assimilées, elle les rejetait, pas assez sure d’elle, ou au contraire, beaucoup trop qu’elle y allait sur des coups de tête. La seule chose qui l’effrayait, c’était son Sîre, et face à lui elle n’avait pas peur de mourir, mais de perdre. Oui, elle l’avait pris comme un jeu, comme chaque chose qu’elle entreprend : après tout, elle est déjà morte, plus rien n’est sérieux, la vie est pour être sérieux, l’existence pour s’éclater. Le roi de France l’avait supplié de rester et de la protéger face à Irial mais elle avait refusé ; l’arrivé d’Irial lui avait permis de réaliser qu’elle ne s’amusait pas, qu’elle répondait simplement à des ordres, tel un chien en laisse et ça ne lui avait pas plus du tout. Lors de son petit séjour en Estonie, Ash n’avait cessé de jouer, danser, chanter avec mortels et vampires qu’elle avait rencontrés, les lycans, elle les ignorait, les sorcières, trop discrètes. Mais là-bas, quelqu’un ayant connu son Sîre lui dit quelque chose de douteux concernant son passé, et son besoin de savoir était devenu aussi vital que celui de s’éclater. A Prague, il y avait Suzanne qu’elle avait rencontrée maintes fois, mais elle ne lui avait rien dit à ce sujet. Et il y avait ce Prince qui connaissait sûrement le passé de son Sîre. Mais à voir sa réaction à son nom, c’était plutôt Irial qui l’avait surpris. Elle laissa échapper un soupire discret de déception avant de rentrer à nouveau dans la conversation qu’elle avait délaissé quelques instants.

Et là, l’expression faciale d’Hadrian avait tout pour faire peur. Quand elle lui décrit son passé, et qui était son Sîre, Hadrian était visiblement en colère. Il était conscient qu’il représentait une menace, pour lui, son royaume et ses proches. Quand elle lui proposa de s’allier avec lui, il réfléchit un moment. Il devait accepter, c’était la meilleure solution pour eux deux. « Une alliance ? Nous ne nous connaissons guère et cela pourrait s’avérer dangereux, mais je crois que la Reine est capable de tout car la raison lui fait défaut. Si elle a un puissant allié dans sa manche, la partie risque de tourner au massacre. » Et il avait raison. Ces deux-là, Roi et Reine de deux royaumes, puissant par leurs âges et leurs expériences, pourraient tous les détruire. « Si j’accepte, il faudra taire cette discussion, sinon nous perdrons tout avantage. En public, ce sera comme si nous ne nous étions jamais rencontrés, simplement croisés. » Elle sourit. Elle était parfaitement d’accord, si Irial savait qu’ils avaient discutés de lui, il rentrerait dans une colère monstre. « C’est vrai que nous nous connaissons peu, et je peux également penser de mon côté que vous vous allierez contre moi, mais je ne le crois pas. Je vous fais confiance. Même si je vous connais peu. » Là, la vampire avait retrouvé son attitude de petite fille sage et maligne et les mots qu’elle dit ensuite sonnait à la limite psychopathe, et sadique. « Tout ce que je veux, c’est lui faire payer. Je veux qu’il crève.»

La jeune femme le rassura sur son passé, lui promettant plus ou moins qu’elle resterait secrète sur sa vie. Elle ne voulait pas avoir un autre dirigeant à dos, la raison de sa bonne conduite face à lui. Face aux autres rois, elle n’hésitait pas à être insolente, provocante, à semer la zizanie entre les larbins de ces personnes, c’était assez amusant à voir. Mais là, non, elle restait simple. Elle lui évoqua alors les petites rencontres entre Suzanne et Irial, ce qui amusait le Prince, qui avait un petit sourire. Elle ajouta alors à son oreille ce que le Roi détestait par-dessus tout. « Dans ce cas, il aurait dû mieux choisir ses ennemies. » Elle ria en reculant doucement. Il avait raison, Suzanne était redoutable, le Prince l’était également, il était foutu, s’il faisait le moindre geste de travers.

Et petit à petit, ses traits se changeaient. Ses cheveux s’éclaircirent, et la crinière jais devenait petit à petit, des cheveux aux couleurs de blés. Son nez se fit plus long, sa bouche plus fine, laissant des dents qui changeaient également sous des lèvres rosées. Sa peau mate s’éclaircissait, pour devenir aussi blanche que de la porcelaine, sa robe bleu devint blanche également, et elle ne portait plus des talons escarpins mais des petits souliers blancs. Elle était une vraie petite fille, en l’espace d’une seconde, des cheveux beaucoup trop longs pour elle, un visage angélique. Et à peine eut-il cligné des yeux qu’elle était redevenue la brune sulfureuse. Ses pouvoirs d’occultation l’avaient beaucoup aidé lorsqu’elle était recherchée, en duel ou autre, elle en jouait beaucoup. « J’ai quelques tours dans mon sac, personne ne saura qui est réellement venue vous voir ici. On m’a dit que je changeais beaucoup trop vite d’humeur et d’apparence. »
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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Ven 6 Avr - 18:54

Le Prince avait à peine conscience d’afficher un visage effrayant, sans doute parce qu’à cet instant, son apparence n’avait pas la moindre importance à ses yeux. Ce que venait de révéler la vampire était inquiétant, et plus encore, c’était troublant que le fameux sire dont elle avait parlé soit le roi qu’il avait généreusement invité à séjourné au palais. C’était ce qui le rendait si furieux, le fait d’avoir été berné, de ne pas avoir senti le danger. Que la Reine est caché son jeu, cela lui ressemblait assez bien, mais que lui n’est rien senti, rien vu venir, cela le rendait acerbe. Certes, la vampire n’y était pour rien, mais à en croire ses paroles c’était pour elle qu’il était venu ici. Et il est vrai que lorsqu’elle lui parla d’alliance, l’idée d’arracher la tête de la vampire et de l’envoyer au roi d’Irlande lui effleura l’esprit. Pourquoi devrait-il chercher un moyen pacifique d’endiguer le mal s’insinuant déjà au palais ? Pourquoi aiderait-il cette vampire à se débarrasser de son sire gênant quand il pouvait régler le problème assez simplement ? L’idée en soi était absurde. Il n’allait tout de même pas tuer la vampire, qui n’était coupable de rien à ce stade, uniquement de mal chance, et se conduire comme le ferait son ennemie, la reine. C’était sa technique à elle d’envoyer des membres coupés dans des boîtes en carton. La Reine était peut-être psychotique à souhait mais quand il était question de faire régner la terreur et de faire passer un message, elle savait s’y prendre. Le prince eut honte d’avoir eut de telle pensées. Même s’il était sanguinaire et qu’il aimait s’amuser, il n’était plus le dangereux vampire avide de sang versé, de préférence vampirique, il n’était plus ce monstre ambulant. Frottant son front du bout des doigts, il poussa un soupire et finit par accepter de se pencher sur l’idée de l’alliance autrement plus intelligente que l’idée de la tête dans un carton, d’autant que les vampires tombaient en poussière à leur mort ce qui rendrait tout cela assez compliqué. Il est vrai que l’idée de faire du mal à la Reine d’une manière indirecte peut-être mais tout de même, lui plaisait, et il ne voulait pas courir le moindre risque de se voir avec un roi en plus contre lui. Néanmoins, si une telle alliance était possible, il devait obtenir la discrétion de la vampire. Il ignorait si elle serait talentueuse aux jeux de manipulation et de pouvoir. « C’est vrai que nous nous connaissons peu, et je peux également penser de mon côté que vous vous allierez contre moi, mais je ne le crois pas. Je vous fais confiance. Même si je vous connais peu. » Le Prince eut un sourire placide. Elle était loin de se douter de l’idée qui avait effleuré son esprit quelques minutes plus tôt, et il valait mieux qu’elle n’en sache rien. S’il devait se débarrasser d’elle, il ne s’embarrasserait pas de complot et d’alliance, il agirait comme il l’a toujours fait, par lui-même. Hadrian était quelqu’un qui accordait difficilement sa confiance. Il n’aimait pas l’idée d’alliance parce qu’elle laissait la possibilité à une trahison. Mais il pouvait concevoir une alliance tout de même. « Tout ce que je veux, c’est lui faire payer. Je veux qu’il crève.» Le ton de la voix de la vampire ne laissait guère de place à l’imagination. Hadrian la scruta quelques secondes. Une telle envie de meurtre, une telle rage qui suggérait un bon sentiment haineux et bien sûr un désir de vengeance n’était guère quelque chose qui lui plaisait alors qu’il s’apprêtait à comploter contre un roi ! Malgré ce qu’il venait d’entendre, il n’était pas prêt à tout risquer pour éloigner le danger. Hadrian était quelqu’un de prudent avant toute chose. L’éternité lui avait justement appris la prudence et la mesure. « Votre désir de vengeance aussi noble soit-il devra être réfréné sinon vous irez droit dans le mur, et je ne me laisserais pas entraîner vers une piste aussi dangereuse. » Il se laissa glisser à bas de son trône et s’avança vers elle donnant l’impression d’effleurer le sol, de glisser à sa surface plutôt que de marcher comme les humains le font. « La haine est un sentiment puissant mais dangereux. Et une telle ardeur n’a pas sa place dans le jeu dans lequel nous nous apprêtons à entrer. »

En évoquant le passé du Prince, la vampire avait prit un risque. Il était toujours sensible à ce sujet, notamment parce que peu le connaissait, et surtout parce que c’était demeuré un secret. Cela faisait plus de cinq siècle qu’il était devenu un vampire tout à fait raisonnable, qu’il était rentré dans les rangs, même s’il avait passé de nombreuses années comme un épicurien, à versé le sang d’innocents aussi bien que celui des coupables, à s’amuser par des touches de sadismes, et Rose avait été une admirable compagne à ce sujet. Néanmoins, son passé restait un élément qui pouvait le perdre aujourd’hui. Il avait rangé son sadisme et sa folie dans une petite case, se libérant de ses obligations et de son visage de gentleman lorsqu’il chassait avec Eleanore qui partageait son goût pour les bains de sang et les jeux pervers. Il se montra fâché qu’un tel sujet soit évoqué, et exigea le silence de la vampire, bien que son ton fut doux, que les mots fussent choisit avec soin, il n’en demeurait pas moins une évidente menace latente que la vampire s’étonna de voir éclater à haute voix. Le prince s’estimait plus intelligent que cela, et soigna néanmoins ce sujet si délicat. Elle finit par lui faire comprendre que, même si elle était vexé qu’il puisse songer une seule seconde qu’elle irait ébruité cela, ce ne fut que lorsqu’elle évoqua Suzanne que le vampire se tranquillisa. L’ancienne n’aurait pas laissé une vampire susceptible de nuire au prince se balader en ville sans en parler à Hadrian. Pour la vampiresse accumulant plus de deux millénaires au compteur, la lignée était ce qu’il y avait de plus précieux. Finalement, il plaisanta sur le fait que le roi aurait mieux dû choisir ses ennemis, car combattre une vampire aussi âgée que Suzanne n’était pas seulement présomptueux mais totalement suicidaire. Il en savait quelque chose pour ne pas s’être bien comporté à leur première rencontre, il y a plus de huit siècle de cela. Le Prince laissa son regard gagner le vague, puis il la contempla à nouveau pour constater qu’une petite fille se tenait devant lui. Un froncement de sourcil, un clignement de regard, et la vampiresse était redevenue elle-même. « J’ai quelques tours dans mon sac, personne ne saura qui est réellement venue vous voir ici. On m’a dit que je changeais beaucoup trop vite d’humeur et d’apparence. » Le prince sourit heureux de voir qu’elle savait utiliser ses dons. Il connaissait ce type de don, et rares étaient ceux à pouvoir l’utiliser aussi près de quelqu’un, de profiter d’un bref moment d’inatention pour activer leur pouvoir. « Je vois. » fit-il avec un sourire. « Néanmoins, il faudra plus que quelques tours de passe passe pour obtenir ce que nous désirons, j’espère que vous êtes capables de patienter et de ronger votre frein en silence, car le combat risque d’être long et de se produire sans aucune effusion de sang. » Il suggérait par là-même qu’il leur faudrait jouer de leur talent de manipulateur plutôt que de leur force physique. Même s’il était plus âgé que la Reine, il savait qu’un simple combat était insuffisant, car il finirait par avoir la tête coupée à la fin de l’histoire. Défié ainsi le conseil, était suicidaire, même avec l’appuis de Suzanne, il risquait surtout de tout perdre y compris la vie.



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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Jeu 3 Mai - 17:30

« Votre désir de vengeance aussi noble soit-il devra être réfréné sinon vous irez droit dans le mur, et je ne me laisserais pas entraîner vers une piste aussi dangereuse. »

Elle le regardait, fière, hautaine, ne voulant plus laisser ses sentiments à nu. Cette fois-ci, elle restait de marbre, comme elle savait le faire constamment. Elle était beaucoup trop lunatique, elle le savait pertinemment mais elle s'en fichait. Ce qui comptait, comme à chaque fois, c'était elle, et personne d'autre. Elle leva le menton et afficha un large sourire sournois.

« J'ai attendu six-cent ans, je suis sure que je peux être encore patiente. »

En fait, elle bouillonnait. Elle bouillonnait tellement ! Elle lui en voulait, et ne voulait que sa disparition sur cette planète. Mais elle se devait d'être patiente. Comme à chaque fois. Comme tous les jours, en fait. Elle avait passé sa vie à attendre après l'homme qu'elle détestait le plus au monde, se faisant petite, disparaissant lorsqu'il apparaissait, fuyant sans cesse. Et Dora serra les poings de colère : sa vie n'avait toujours tourné qu'autour de lui, et il le savait, et elle ? Elle venait seulement de s'en rendre compte. Elle fixait le Prince de ses yeux lunes en l'entendant une nouvelle fois s'adresser à elle.

« La haine est un sentiment puissant mais dangereux. Et une telle ardeur n’a pas sa place dans le jeu dans lequel nous nous apprêtons à entrer. »

Et il avait affreusement raison. Elle se devait de garder un sang-froid surnaturel, ou sinon, elle perdrait. Elle avait toujours tout gagné... Enfin, toujours tout, jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle n'était en fait qu'un pion, un vulgaire jouet, une marionnette à qui on tirait les ficelles. Mais ça allait changer. Et littéralement.


Elle fut tout de même surprise que le Prince est caché son passé, et ai voulut l'oublier : le passé nous rattrape toujours, on ne peut pas oublier, on vit avec. Ash étudiait le moindre de ses gestes à la recherche d'une quelconque réponse. L'homme qui lui avait servit d'exemple n'était plus le même, à présent il voulait oublier tout ce qu'Aislinn avait toujours admiré. Et ça la mettait encore plus en colère. Et maintenant, ses yeux lançaient des flammes. Assez paradoxale, puisqu'elle affichait un sourire radieux, mais avec un pointe d'insolence, de sournoiserie, de malice. Malgré ça, elle mit ses sentiments de côté et prit l'apparence d'une petite fille, en quelques petites secondes. Elle souriait, encore plus cette fois-ci.

« Néanmoins, il faudra plus que quelques tours de passe passe pour obtenir ce que nous désirons, j’espère que vous êtes capables de patienter et de ronger votre frein en silence, car le combat risque d’être long et de se produire sans aucune effusion de sang. »

Elle passa une main dans ses cheveux suite à sa réponse, et le fixa tellement longtemps, que ça lui parru une éternité. Elle se consumait de l'intérieur mais n'en fit rien voir. Elle haussa les sourcils surprise, elle avait l'impression d'être sous-estimé, mais rit légèrement en basculant sa tête de côté une énième fois.

« Vous pensez réellement que j'ai survécu six-cent ans qu'avec des tours de passe-passe ? Vous me sous-estimer, Prince. »

Aucune effusion de sang ? Dommage, elle aurait voulu faire une vrai boucherie.

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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Ven 11 Mai - 17:44

Le Prince de Prague était bien placé pour savoir ce qu’était le désir de vengeance, la haine qu’on pouvait ressentir envers un sire absent. Il avait plongé la tête la première dans le cercle vicieux de la haine, de la rage et de la colère. Jeune vampire, il n’avait pas supporter sa nature, et encore moins la manière dont s’était déroulée sa transformation. On s’était joué de lui, et particulièrement son sire. Il ignorait qui il était, et avant de rencontrer Suzanne, il n’avait pas la moindre idée de qui pouvait avoir fait cela. Les souvenirs de la nuit où il était mort demeuraient flous. Il se rappelait d’être venu à cette fameuse soirée en compagnie de la femme qui occupait ses pensées, il était tellement amoureux qu’il en avait oublié la prudence, et surtout n’avait pas un seul instant pensé que la femme qu’il aimait pouvait le trahir. Il était jeune et comme beaucoup de chasseurs d’ombre, trop sûr de lui. Il n’avait que de brèves images de cette soirée. Sa fiancée qui le regardait comme s’il n’avait été rien d’autre qu’une bonne plaisanterie, le sentiment de trahison, la douleur l’envahissant. Il se souvenait de plusieurs vampires l’entourant, de s’être battu jusqu’à la fin, jusqu’à ce qu’ils le vident de ses forces, puis de son sang, il ne savait même pas combien ils étaient au juste. Quand il s’était éveillé, il était transformé, enfermé dans un cercueil, enchaîné dedans, et un vampire avait ouvert le cercueil. Ce vampire là lui était totalement inconnu, ce n’était pas son sire, quelqu’un qui savait pour ce qu’il s’était passé et qui y avait mit le hola, un vampire bien plus vieux que ceux présent à la soirée. Hadrian avait fait mine de vouloir suivre les règles stupides que lui dictait cet homme, il était clair que ce vampire voulait l’éduquer et faire de lui un vampire cultivé et intelligent, probable qu’il aurait aimé le placé dans la hiérarchie, en faire son homme de main ou quelque chose dans le genre. Il n’y était jamais parvenu. Hadrian avait rapidement sombré dans la folie meurtrière. Au début il s’attaquait principalement aux mortels, et son mentor tentait tant bien que mal de masquer les crimes de son poulain, mais en vain, et lorsque Hadrian commença à tuer des vampires, le vieux vampire, malgré toute sa puissance et son statut privilégié de Prince d’Edimbourg finit par l’abandonner. Le futur Prince de Prague était devenu un chien fou, un renégat, un de ces vampires qu’on abat d’une balle dans la tête. Alors oui, il savait ce que c’était la haine, il savait ce que c’était ce sentiment puissant de rage qui vous dépassait, qui prenait le contrôle de vous, qui balayait la raison et la prudence de son souffle dévastateur. Et s’il comprenait, ça ne voulait pas dire pour autant qu’il souhaitait avoir une sorte de mini lui dans sa ville, en fait il détesterait se croiser lui-même en version plus jeune. Aussi il la prévient qu’il faudrait qu’elle réfrène ses sentiments et surtout sa haine, que cela risquait surtout de la mener à la mort ultime et qu’il ne la suivrait pas dans la mort. Elle réagit en levant le menton, fièrement, avec un petit air hautain, comme s’il avait dit quelque chose de si évident que ça en devenait stupide. « J'ai attendu six-cent ans, je suis sure que je peux être encore patiente. » Hadrian concevait en effet que la patience était en général le meilleur atout des vampires, et puis, elle était bien plus vieille qu’il ne l’était lorsqu’il avait mis à sac chaque ville où il séjournait. Néanmoins, il était prudent, c’était à un roi qu’ils voulaient s’attaquer.

Par la suite, la conversation se tourna vers son passé à lui. Visiblement, le roi en question devait être au courant du sien, puisqu’il en avait parlé à son infante qui l’évoqua non sans un certain amusement, et il senti aussi de la curiosité. Elle devait s’être demandé pendant des années qui était ce fameux vampire sanguinaire, ce chien fou qui osait s’attaquer à ses congénères, qui tuait tout ce qui se présentait à ses yeux, vampires et lycans compris. Hadrian lui avait oublié ce passé, du moins, il le cachait. Parce que évidemment, cela ne correspondait pas à l’image qu’il laissait s’imprimer dans le cerveau de tous ceux qui le croisait. L’image d’un vampire consciencieux, prudent, intelligent, méticuleux, un brin calculateur et machiavélique mais un bon Prince. Il doutait que qui que ce soit aurait envie d’avoir comme chef un mec qui lorsqu’il était jeune passait son temps à buter tout ce qui bouge, encore moins un ancien chasseur d’ombre. Même si la paix était établie depuis longtemps, nombreux vampires considéraient les chasseurs d’ombre comme des ennemis, et s’en méfiaient malgré l’Alliance. En l’entendant évoqué ce passé, tout ce qu’il désirait c’était de s’assurer qu’elle conserverait le silence. Ce n’est pas qu’il était honteux de ce qu’il avait fait, en réalité, il ne regrettait rien, et si c’était à refaire, il le ferait à nouveau, peut-être en se montrant plus prudent et moins jusqu’au-boutiste. Mais il était en paix avec lui-même à présent, il avait accepté sa nature, et avait embrasé une carrière politique. Il ne voulait pas tout perdre parce qu’elle admirait son ancienne œuvre. Si elle ne lui assura pas son silence, elle lui fit comprendre néanmoins que ce n’était pas son genre d’éventer de tel secret, même si elle semblait en colère qu’il puisse vouloir conserver cela secret. Hadrian s’en moquait de ce qu’elle pouvait penser, tant qu’elle conservait cela pour elle. Il n’avait aucun problème avec son passé tant qu’on ne l’ébruitait pas. La discution revint finalement au cœur du sujet, à savoir le sire de la vampire et le plan qu’ils avaient élaborés pour mettre fin à son séjour sur terre, enfin le plan, pour l’instant ça se résumait à une alliance pas encore tout à fait conclue, car il demeurait prudent. Comploter contre un roi n’était pas sans risque. Il voulait s’assurer qu’elle savait dans quoi elle s’engageait en faisant appel à lui. Hadrian avait peut-être usé de la force par le passé, mais aujourd’hui ses armes étaient principalement son intelligence et sa patience. Il espérait qu’elle serait capable d’attendre. « Vous pensez réellement que j'ai survécu six-cent ans qu'avec des tours de passe-passe ? Vous me sous-estimer, Prince. » Il sourit avec un petit air désolé. Elle semblait un peu en colère, mais cela ne s’entendait nullement dans sa voix, elle semblait plaisanter avec légèreté. Pourtant il savait que ce genre de choses ne sont pas si légère que ça. C’était de son sire dont ils parlaient. « Nullement, cependant, vous me rappelez un peu ma jeunesse. Vous avez raison, j’ai été un vampire sanguinaire, pire encore, j’ai tué d’autres vampires. J’étais en colère contre mon sire, contre la race vampirique dans son intégralité, je voulais tous les tuer. Alors, je sais exactement ce que c’est de détester son sire, je sais ce que c’est de mûrir sa vengeance. » Il n’exprimait aucune émotion sur son visage, ni dans sa voix qui était très neutre. C’était dans le choix de ses mots, dans les confidences qu’il lui faisait, que se trouvait les émotions, de la colère, oui, mais aussi de l’empathie, et une certaine nostalgie. Il était heureux d’en avoir finit avec tout ça, heureux que son sire soit mort, heureux que Suzanne et son sire s’en soit débarrasser, mais il avait toujours cette frustration de n’avoir jamais pu assouvir sa vengeance. « Vous n’avez pas idée d’à quel point je vous comprends. » ajouta-t-il.



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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Sam 23 Juin - 16:42

Elle le regardait doucement, de haut en bas, sans comprendre réellement à quoi s'attendre de lui. Elle jouait toutes les cartes qu'elle connaissait, mais elles étaient apparemment toutes inutiles. La vampire le regarda droit dans les yeux pour déceler une once de sympathie ou de colère pour elle : savoir qu'elle impression elle donnait au Roi et savoir si elle était apprécié et accepté. Mais Ash ne voyait rien. Elle devinait simplement de la méfiance envers elle, ce qui était compréhensible, après le passé qu'elle lui avait déballé au visage sans aucunes bonnes manières, juste pour le simple fait de lui montrer qu'elle le connaissait. Il fallait avouer qu'elle était aussi subjugué par le courage qu'il avait, et fasciné par ses pouvoirs et sa puissance, mais ça, elle n'en faisait pas paraître le moindre indice. Elle se rappelait de lui, elle en avait entendu parler, elle en entendait toujours parler depuis qu'Irial avait prononcé son nom. Il avait refusé qu'elle devienne comme lui, mais il l'avait poussé à ça dans un sens. Elle l'avait aimé, Irial, oui, lorsqu'elle était jeune, elle le trouvait si beau et intelligent, il avait un tel charisme, que lorsqu'il se retrouvait dans la même pièce que son fiancé, il était complètement effacé. Elle s'était souvent demandé si ce n'était pas son aura de vampire qui provoquait ça, mais c'était assez floue : tout était floue. Sa vie de mortelle était si loin et si peu importante, qu'elle ne se rappelait que des choses importantes qui avaient marquée sa vie de mortelle fragile et douce : la couleur surnaturelle des yeux de sa mère, dont elle a hérité et dont elle repensait à chaque fois qu'elle se regardait dans le miroir ; l'odeur de citron que son père portait, il aimait tellement les citrons qu'il y en avait partout dans ses appartements ; l'homme qui devait être celui de sa vie et jusque la fin de ses jours qui l'avait frappé à mort dans cette ruelle sombre et malfamée ; le visage de son sauveur, qui se révéla être celui d'un homme sanguinaire et sadique qui lui pourrirait son existence.

Ils avaient longuement parlé de son passé, jusqu'en venir au sujet de son Sîre et de la Reine, qu'elle voulait absolument tuer, et lui, voir tomber. Elle lui avait certifié qu'elle avait plus d'un tour dans son sac en lui donnant un avant-goût, ce qui ne lui plut pas réellement. Lorsqu'elle rétorqua, il sourit légèrement et face à ce peu de gentillesse, elle fut plus ou moins surprise, sans trop savoir pour quoi. « Nullement, cependant, vous me rappelez un peu ma jeunesse. Vous avez raison, j’ai été un vampire sanguinaire, pire encore, j’ai tué d’autres vampires. J’étais en colère contre mon sire, contre la race vampirique dans son intégralité, je voulais tous les tuer. Alors, je sais exactement ce que c’est de détester son sire, je sais ce que c’est de mûrir sa vengeance. » Encore plus surprise, elle le regardait, la surprise se lisant sur son visage. C'était vrai, c'était tellement... ça. Mais cette vengeance était tellement douloureuse, et la seule personne qu'il la comprenait s'en était débarrassé, de ce Sîre, mais elle, elle devait faire attention et vivre chaque jours avec la peur de se faire prendre. « Vous n’avez pas idée d’à quel point je vous comprends. » Elle luttait pour rester stoïque, bien que si elle lui répondait, sa voix la trahirait. Elle ravala la boule qu'elle avait dans la gorge en respirant doucement : « Aidez-moi. Comme on vous a aidé. Vous êtes le seul à pouvoir me comprendre. » Aislinn regarda soudain autour et sorti de son sac un petit papier et un stylo où elle écrit son numéro. « Ce qu'il faut commencer à faire, c'est de retourner les gens contre la Reine et Irial. Tous leurs sbires, leurs amis, etc. Il faut qu'ils soient seuls, qui se sentent abandonnés, c'est la meilleure arme que nous pouvons avoir. Ensuite, on attaquera. »
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MessageSujet: Re: Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]   Lun 16 Juil - 21:40

Oui, le Prince la comprenait sans doute mieux que quiconque, car si nombreux étaient les sires à abusé de la naïveté de leur infants, et qu’il y aurait toujours des êtres si avides de pouvoir pour ne voir en les infants que des esclaves ou des hommes de mains bon marchés qu’on pouvait envoyé au front sans craindre qu’ils meurent. Car contrairement aux esclaves de sang, aux calices et aux goules, les infants étaient bien souvent si fasciné par leur sire dans leurs premières années qu’il était facile d’en faire ce qu’on voulait, excessivement facile. En revanche, rare étaient les infants à survivre à ce traitement, et il en avait croisé qui avaient pleinement accepté leur statut d’esclave soumis à leur sire qu’ils continuaient à suivre ce dernier comme des petits toutous. Il en avait croisé oui, de ces sires abusifs, et nombreux avaient succombés sous sa rage sans fin, sa haine qui le consummait, son besoin de vengeance qui ne parvenait à trouver l’objet de sa vengeance alors il s’attaquait à tous les vampires qu’il trouvait trop arrogant, trop cupide, trop avide de pouvoir, à tous ceux qui abusait de leur puissance, à tous ceux trop stupide pour se rebeller. Il avait été un être réellement sanguinaire, qui en s’attaquant ainsi aux siens avait l’impression de renouer avec son ancien lui, avec le chasseur d’ombre zélé qu’il avait été. A l’époque, il était le favoris de l’Enclave d’Angleterre, il était si rapide, si téméraire qu’on saluait la moindre de ses victoires, ce qui ne le rendait pas pour autant orgueilleux. En réalité, il avait à peine conscience du favoritisme à son égard, même si cela lui donnait bien souvent des missions bien plus dangereuses qu’aux autres chasseurs du même âge, car l’Enclave même bienveillante reste une armée ni plus ni moins qui accorde qu’une valeur modérée à ses soldats, même les plus braves et les plus loyaux. Oui, il pensait sans doute au début être un valeureux soldat de l’Enclave mais au bout d’un moment, il ne faisait plus cela dans un soucis de justice ni même de sauver des innocentes victimes, il tuait pour le plaisir de tuer, et en chaque vampire qu’il pourfendait il avait l’impression d’y voir le visage de son sire, et lorsque le cadavre se désintégrait il réalisait à quel point il s’était trompé, et sa fureur n’en devenait que plus grande. Alors, oui, il était en mesure de la comprendre. Cela ne voulait dire qu’en aucune façon il n’autoriserait ce genre de vendetta chez lui. La vampire savait qui était son sire, et en cela leur situation était différente, elle savait qui il était et son désir de vengeance avait un but. Le malheur pour elle, était que son sire demeurait intouchable par son statut de roi. Oh, Hadrian était ambitieux, et dans l’idée il n’hésiterait pas à tuer un roi s’il en avait la possibilité et si cela lui semblait juste à ses yeux, mais il n’était pas de taille, il le craignait. De plus, aussi compréhensif pouvait-il être, était-il vraiment en mesure de l’aider et de la soutenir ?

La jeune vampire semblait contrariée qu’il remette en doute sa discrétion quand à son passé, mais elle finit par accepté. Et lorsqu’elle évoqua une alliance, il parût intéressé surtout parce qu’elle avait parlé d’un accord tacite entre son sire qu’elle voulait tant faire souffrir et la Reine que Hadrian détestait souverainement et dont il rêvait de se débarrasser. Mais s’attaquer ainsi à deux rois était des plus risqués et il voulu lui faire comprendre que ce n’était que par la patience et des jeux de manipulation qu’ils parviendraient à leur but. La vampire sembla furieuse qu’il remette en doute sa capacité à attendre, elle qui avait attendu si longtemps sa vengeance et qui savait se montrer discrète à ce qu’elle affirmait. Ce n’est pas qu’Hadrian ne la pensait pas capable de patience, mais si sa haine était aussi grande que ce qu’il avait ressenti, alors oui, il avait peur de ce qu’elle pourrait faire. Il la testait, il est vrai, mais ne réalisait-elle donc pas qu’en acceptant ses conditions certes peut-être difficile, elle allait acquérir un allié des plus intéressant pour elle ? Quelqu’un qui comprenait non seulement le but de sa vengeance mais acceptait l’idée de comploter contre un roi ? Lorsqu’il lui tint un discourt dans le but de lui faire comprendre tout cela, où il déclara jusqu’où il avait été capable d’aller pour réaliser sa vengeance, et à quel point il avait été sanguinaire, elle sembla surprise. Pourtant, elle disait avoir entendu parlé de lui, mais peut-être que, jusqu’à ce soir, cela avait été une légende pour elle, de celles qu’on conte aux enfants. « Aidez-moi. Comme on vous a aidé. Vous êtes le seul à pouvoir me comprendre. » Elle semblait très vive, et émotive à cet instant. Il n’y avait plus aucune provocation ni jeu de séduction dans sa voix ni dans son attitude, elle était aux bords des larmes, sans doute heureuse de trouver enfin quelqu’un qui puisse la comprendre et l’aider. Elle sorti un morceau de papier et un stylo où elle y nota à la hâte quelque chose avant de le lui tendre. « Ce qu'il faut commencer à faire, c'est de retourner les gens contre la Reine et Irial. Tous leurs sbires, leurs amis, etc. Il faut qu'ils soient seuls, qui se sentent abandonnés, c'est la meilleure arme que nous pouvons avoir. Ensuite, on attaquera. » Il prit le papier délicatement et y lu un numéro de portable. Le vampire plia le papier en quatre et le glissa dans sa poche. Puis il soupira. Elle avait attendu si longtemps, normal de sentir à présent de l’impatience dans sa voix. Il sourit doucement et d’une voix lente et posée destinée à la rassurer, il répondit : « Je vous aiderais, autant que je le pourrais, mais il faut que vous compreniez une chose. Cela prendra du temps, énormément de temps. » Il pencha la tête sur le côté. « Et d’utiliser des moyens détourné, il est vrai. » Il soupira à nouveau. « La première chose que nous devons faire, c’est masquer notre rencontre et notre entente, j’ai quelques calices en qui j’ai toute confiance. L’un d’eux viendra vous voir et nous servira d’intermédiaire. » Puis il se leva et commença à marcher. « Avant de nous attaquer à leurs alliés nous devons savoir qui ils sont, je sais que la Reine est isolée, elle a des alliés au sein du Cercle Intérieur, mais ici ? Non, ici elle est seule. Les Princes n’aiment guère sa folie. » Et il ne pouvait décemment pas s’attaquer à un membre du cercle intérieur, même Suzanne devait les supporter en silence. « Il est possible d’exarcerbé la colère des Princes contre elle, mais en revanche je ne sais rien de votre sire, qui sont ses alliés, et mis à part la Reine, a-t-il des appuis ? » Il commençait à penser qu’ils auront sans doute besoin de l’aide de Suzanne mais il se répugnait à la mêler à tout cela.



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Mais qui es-tu vraiment ? [Hadrian]

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