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 Fiche de Ana Vajda

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If you like the evil you're a friend of mine


MESSAGES : 1
COPYRIGHT : Cripsow
AVATAR : Keira Knightley

APPARTENANCE : Elle appartient aux enfants du chaos
CAPACITES : Maîtrise des ténèbres, insuffle la peur, création de brume, insuffle la folie ou la rage, manipule les pêchers capitaux.

MessageSujet: Fiche de Ana Vajda   Mer 28 Déc - 0:00


Ana Vajda

Feat Keira Knightley


« Méfiez vous de l’eau qui dort. »

AGE: 360 ans, elle n'en paraît que 19.
TAILLE ET POIDS: 48kg pour 1m68
DATE ET LIEU DE NAISSANCE: 6 juin, en Bohème, dans une demeure près de Prague.
NOM DU MENTOR: Sevastian Přemyslides
DATE DE FIN DE L'INITIATION: Cela n’a pas vraiment été une initiation telle que les mages l’entendent aujourd’hui. Et elle a prit fin à ses 19ans, le jour où elle a été condamnée à être brûlée vive.
NATIONALITE: Tchèque.
ETAT CIVIL: en couple même si la donzelle est de nature libertine.
CLASSE SOCIALE: pauvre pour l’instant.
METIER: Aucun métier, elle vient tout juste de revenir d’entre les morts !
ETIQUETTE: Je ne suis qu’une légende. Un nom qu’on prononce pour se faire peur. Lorsque j’étais encore une simple mortelle, mon nom était synonyme de prestige. On me considérait comme une petite princesse. Et puis on a découvert mes talents et mon attirance pour la noirceur… depuis j’hanterais la forêt de Vila selon la rumeur qui court.



Prélude

« Je suis ce que vous voulez que je sois, je serais la plus douce des femmes, présente lorsque plus rien ne va, réconfortante lorsque les larmes viennent, forte lorsqu’il faut vous soutenir après la tempête, je serais la plus féline des amantes, sexy redoutablement sexy, affriolante à vos yeux tremblant de désirs, insupportablement désirable un peu plus chaque jour qui passe, je serais la plus gentille des sœurs, celle qui vous tient la main lorsque les autres ricanent, celle qui reste alors que les autres partent, celle qui ne vous jugera jamais. Et à jamais vous m’aimerez parce qu’il en est ainsi. Je suis celle que vous désirez que je sois. Une ombre, une caresse, de la lumière pourrait jaillir de moi, comme du feu, vous m’aimeriez encore, et bien plus même. Si je représente un fantasme et en même temps une idole, si je suis tout et à la fois rien, c’est parce que je ne suis pas humaine, je ne l’ai jamais été, et je ne désire aucunement le devenir. Vous pensez que serait toujours là pour vous, que je suis cette illusion, que je vous aime réellement, comme personne ne vous a jamais aimé ? Oui, et non. Je serais là jusqu’à votre fin, mais sachez mon enfant, sachez mon tendre agneau, qu’elle est proche, redoutablement proche. Je vous mentirais en vous cachant que cette fin… c’est à moi que vous la devrez. Car je n’ai rien d’un ange descendu du ciel pour vous guider dans le trouble, dans la peine et les larmes, je n’ai rien d’une femme douce et présente, je n’ai rien d’une amante sexy et je n’ai rien d’une sœur attachante, tout ce que je suis, c’est une créature de l’enfer, je suis mauvaise, je représente le mal, et je le fais si bien. Ne m’en veuillez pas, car je n’ai aucune morale. Est-ce de ma faute si je suis né ainsi ? Si le mal est l’une des choses qui me guide, qui me donne une raison de vivre ? Est-ce ma faute si vous serez qu’une victime de plus ? Partez donc en paix, je ne suis qu’un monstre de conte de fée. »

Lorsque le regard se pose sur cette étrange silhouette, il n’y a jamais de la peur dans les yeux de l’observateur, il n’y a jamais d’inquiétude ou de trouble. La seule chose qui puisse s’y trouver est un mélange de curiosité et d’enchantement. Car la belle est capable d’envoûter n’importe qui d’un de ses regards. Elle apparait toujours à l’inconnu comme un ange, un bel ange, venu avec ses gestes tendres, venu avec sa beauté irréelle, venu avec sa bonté. Car elle en use toujours avec précaution, car elle peut devenir tout à fait humaine aux yeux de sa victime. Et c’est sans doute l’un des jeux auquel elle préfère jouer. Passer pour une douce humaine, ou une humaine plus folle, mais toujours une humaine. Elle parvient à rentrer dans leur vie, à obtenir leur confiance, et même leur amour. Personne n’a jamais su lui résister. Pourtant, il le faudrait s’il l’on veut la vie sauve. Car la belle aime autant capturer sa proie par ses charmes et ses paroles envoûtante que par la violence inouïe dont elle est capable. Mais tout cela, cet ange, cette humaine, toutes ces facettes qu’elle montre d’elle, chacune différente des autres, n’est qu’un jeu de miroir auquel elle joue, ne dévoilant jamais son vrai visage qu’au dernier moment, dans la violence, dans le sang. Et alors, il semble toujours à ses victimes qu’ils ont le diable en face d’eux.

« Arrogante, je l’ai toujours été. J’aime qu’on sache que tel état de fait est de ma main, j’aime lorsque les victimes portent les traces indéniables de mon passage, j’aime lorsque la rumeur se reprend sur un véritable démon d’une violence ignoble, d’une cruauté sans pareil. J’ai en moi cette orgueil de pensé que le monde devrait être ébloui de ma légende. Curieusement, je pense que c’est mon arrogance et mon orgueil qui me rende ainsi, incapable de supporter qu’on m’ignore ou qu’on me méprise. J’aime lorsqu’on me haït, lorsqu’on me déteste, mais m’ignorer ! Cela m’est totalement insupportable… »

Le sadisme dont elle est capable de faire preuve effraie même les créatures de l’ombre. Lorsqu’elle s’attaque à un humain, en général même si elle préfère jouer avec les shadowhunters, ses pires ennemis, elle plonge ses yeux dans les siens, elle le séduit, mais une fois qu’elle a obtenu son amour et sa confiance, elle s’applique avec la plus grande fermeté à le détruire, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Il faut qu’elle déchire son cœur à main nu, il faut que sa victime soit complètement effondrée, il faut qu’il n’en reste que des miettes lorsqu’elle se met à faire mumuse avec ses entrailles. Une pauvre victime est vraiment à plaindre lorsqu’elle tombe dans les mains d’une créature au sadisme sans pareil, à la violence qui fait si partit d’elle, mais surtout à cette capacité d’intelligence froide qui lui permet sans arrêt d’innover, de palier à des problèmes éventuels, pour parvenir à ses fins : les cris, les hurlements, les supplications. Car la mort en elle-même ne lui apporte rien, ce qu’elle aime c’est la souffrance. Peu lui importe ce qu’il advient du cadavre d’une de ses victimes une fois qu’elle en a finit avec elle…

« Etre solitaire, j’ai du mal à supporter la compagnie des autres. Il me semble qu’il en va de même pour la plupart des êtres ayant cédé au diable, mais enfin, cela n’est pas une science exacte. Qu’importe comment agisse les autres, moi je ne peut supporter de rester en groupe. Je suis un véritable félin, une ombre parmi les ombres, seuls mes alliés me sont supportables, et encore, s’ils me sont utile. Je n’ai nul besoin de maître spirituel pour guider mes pas, je n’ai nul besoin de guide pour savoir comment agir, à vrai dire, je déteste cela du plus profond de mon cœur. Tous ceux qui ont essayer de me dompter ne sont plus là pour le raconter. Je déteste qu’on me dise ce que je dois faire. La violence dont je suis capable contre mes victimes n’est que contenue, imaginez un instant de quoi je serais capable si l’on décidait de commander ma vie ? Je n’aime guère qu’on soit à mes côtés. Il y a toujours un moment où l’autre se sent obligé d’être gentil ou de dire ce qu’il faudrait faire… et j’aurais extrêmement de mal à résisté alors au désir de la fendre en deux. Si je suis exécrable, si je n’aime personne, et que la seule chose qui m’importe c’est de rester seule, il n’y a qu’une chose à faire, respecter mon désir. »

Mais le trait de caractère le plus curieux parce qu’on ne s’en aperçoit jamais au premier abord, toujours trop tard, c’est l’intelligence brillante et froide de la sorcière. Qui pourrait penser un seul instant qu’un être résolu à faire le mal puisse être un véritable génie auquel rien n’échappe ? Qui pourrait penser un seul instant qu’une sorcière aussi sadique dont la raison semble s’être envolée depuis pas mal de temps est en fait une intelligence née. Aucun problème ne peut lui échapper, aucune solution ne peut lui être invisible, elle peut comprendre ce monde dans toute sa complexité, elle peut même saisir de nombreuses choses sur les humains sans avoir besoin de les questionner, mais il reste beaucoup de raisons de ces choses qui restent en suspend, lorsqu’il s’agit de sentiment notamment. Ca n’est pas seulement une intelligence brillante qui lui permet de comprendre le monde dans toute sa complexité et de jouer avec parce qu’elle en connaît les dures règles, c’est aussi un esprit capable de s’adapter sans cesse, c’est un esprit capable de faire des déductions très rapidement sur quelqu’un qu’elle ne connaît pas d’un simple regard, c’est cette capacité à remarquer le moindre détail passant inaperçu pour la plupart des gens et d’en tenir un raisonnement logique qui lui permet d’établir en quelque secondes le profil de la personne sans le moindre mal et de tomber à tout les coups dans le mille. Ses capacités intellectuelles sont si approfondie qu’elle s’ennuierait d’ailleurs la plupart du temps si elle n’avait la violence et la destruction dans le commun de son quotidien. Est-ce pour cela qu’elle passe le plus clair de son temps à s’amuser à jouer avec les gens, à leur faire croire des choses qui sont fausses. Etant un as de la manipulation, il ne lui ai guère difficile de passer pour quelqu’un qu’elle n’est pas, de masquer ses prouesses intellectuelles pour tromper son adversaire aussi bien que son entourage. Un démon parfait, aux milles visage… voilà ce qu’elle est.


I'm a Awakened


COMMENT ETES-VOUS DEVENU UN MAGE? • Tout a commencé très stupidement à vrai dire. Je m’ennuyais dans ce château digne d’un film de la Hammer, et j’ai découvert un vieux grimoire dans notre bibliothèque. J’avais déjà parcourut tout les romans classiques et soudainement je tombais sur quelque chose de terriblement différent. L’écriture était difficile à déchiffrée, je lisais parfois une langue qui m’était inconnue, mais à cet instant je su que je ferais n’importe quoi pour comprendre ce livre. Je l’ai lu tant de fois que les pages se sont détachées. J’ai commencé par faire voler de petits objets. Ma bonne s’était étonné qu’un oreiller ai disparu, je l’avais éventrer pour faire voler les plumes. Rien de bien méchant me direz-vous, mais c’est ainsi que tout a commencé.

Une fois que j’avais commencé, je n’ai pas pu m’arrêter. Je voulais en apprendre toujours plus. Malheureusement je n’avais aucun don naturellement. Je dû pratiquer longuement avant de parvenir à réussir mon premier rituel, mais quel a été mon émerveillement alors. J’ai envoûté des objets, créer des potions, puis j’ai envoûté des êtres vivants… peu à peu je basculais dans la magie noire mais sans véritablement le désirer ou m’en rendre compte. J’ignorais les limites, et d’ailleurs je n’en voulais aucune. Je m’ennuyais tant, tout était si calme et si paisible autour de moi. Alors la magie ! Vous rendez-vous compte qu’à l’époque une jeune fille devait passer ses journées à coudre ou jouer du violon ? J’ai sacrifié mon premier animal dans la grange, en me cachant, espérant que personne ne découvrirait ce minuscule petit corps. Comme j’étais naïve et innocente à l’époque.

QUEL TYPE DE MAGIE PRATIQUEZ VOUS? • N’ayant reçu aucune véritable initiation, je suppose que mes dons sont apparu au fur et à mesure que je maîtrisais la magie. Quoi qu’il en soit, il apparu rapidement que le vent était mon élément. Je me mit à percevoir tant de choses grâce au vent. Par la suite, lorsque j’ai explorer la magie noire j’ai commencé à acquérir un autre talent, un autre élément bien plus ancestral et bien plus puissant. Maîtriser les ténèbres n’a rien d’aisé. Mais j’aimais le défi que cela représentait. Stupide n’est-ce pas ? Néanmoins s’il fallait, je recommencerais exactement de la même manière. Je parviens à faire naître les ténèbres, je maîtrise la peur et sait l’insuffler, je peux créer une brume pénétrante et inquiétante, insuffler la folie ou la rage, la violence ou toute sorte de péché capitaux. Cela ne vient pas uniquement de la pratique de la magie. J’ai passé un pacte avec le diable en personne. En échange de mes pouvoirs, je dois le servir. Vous comprenez ce que cela signifie ? Je l’ignore véritablement moi-même. Je l’écoute et je lui obéis, c’est mon seul maître. Il m’appelle sa reine des ténèbres. Ne trouvez-vous pas cela mignon ?

QUELS SONT VOS LIENS AVEC VOTRE MENTOR? • Est-ce Sevastian ? c’est avec lui que j’ai commencé à sombrer dans la magie noire. Il était jeune, beau, un guerrier valeureux et courageux. Et il est tombé follement amoureux de moi. Une chose incompréhensible tant j’étais sotte à l’époque et purement naïve. Mais il tomba amoureux de moi. Et il m’offrit de m’aider à concrétiser mes rêves. Il aurait fait n’importe quoi pour moi, à vrai dire, il a fait n’importe quoi. Car si j’ai offert de servir le diable, lui a offert son âme au démon qui a probablement engendré les vampires. Ce qui explique ce qu’il est devenu, j’ignorais moi-même quelles seraient les conséquences. Quoi qu’il en soit, c’est ensemble que nous avons appris. Lui était plus mature, plus sage et en même temps bien plus téméraire que moi.

Nous n’avons eut de véritable mentor tels que les mages l’entendent, mais qu’importe ! Nous nous fichons bien de la Blanche Confrérie, du Haut Conseil, tout cela n’existait pas à l’époque, pas à Prague en tout cas. Nous avons appris tout seuls, et nous sommes devenus plus fort ainsi, parce que personne ne nous imposais de limite si ce n’est notre imagination. Nous étions parfaitement libre et nous avons été aussi loin que nous avons pu.

DECRIVEZ VOTRE FAMILIER? • Mon familier est un corbeau noir. Traitez moi de vieille sorcière, j’adore ça. Peut-être est-ce cliché, mais à vrai dire je n’ai pas vraiment suivit le protocole à ce sujet. Lorsque j’ai appris dans un grimoire que je pouvais avoir un familier j’en ai tout de suite voulu un. Le plus difficile a été de trouver un mage noir qui n’ai pas été trop puissant pour pas qu’il ne m’écrase ou ne tente de me posséder, mais qui serait capable de m’enseigner ce qu’il me restait à apprendre. La quête a été longue, mais finalement j’ai trouvé Asher. Un sorcier qui désirait tellement devenir à nouveau humain. Sans doute a-t-il finit par comprendre qu’il ne le pourra jamais, mais il m’est totalement dévoué. Ma cause est la sienne.

FAITES VOUS PARTI D'UNE CABALE? • A l’époque j’étais solitaire bien évidemment. Bien que j’eusse trouver d’autres mages, aucun n’avait le désir qui était le mien. Tous semblaient vouloir prodiguer des conseils mais aurait brider mes pouvoirs et ma volonté. Je détestais ces anciens qui entendait vous apprendre à manier la magie, s’imaginant que seule leur magie importait. Mais aujourd’hui ? Tant de possibilités s’offrent à moi. Je pourrais rejoindre les Mastigos, mais ce sont tous des gens si vaniteux. Ils aiment posséder les humains comme je le fais, et aime les manipuler, ils oeuvrent pour les forces du mal, mais c’est si aisé, si facile de les rejoindre. Ce sont les Moros qui m’intéresse le plus. Leur magie m’appelle. J’ai dompté celle des Mastigos, et peut-être me verront-ils souvent chez eux, mais c’est la magie des morts que je veux contrôler. Animer les cadavres d’un simple contact… cela serait si plaisant.

QUELLE EST VOTRE OPINION VIS A VIS DE LA BLANCHE CONFRERIE? • Laissez moi rire ! La Blanche Confrérie est constituée de mages stupides qui voudraient imposer leur loi et limiter les pouvoirs de leurs adeptes. Je les hais tous. Ils n’ont pas le pouvoir de m’arrêter, pourtant je sais qu’ils se dresseront sur mon chemin. Ils s’allieront aux chasseurs d’ombre pour me pourchasser. Eh bien, je les attends ! Cela sera si drôle de les voir lutter contre mes ténèbres, si amusant de les voir tenter de me faire échouer et de me détruire. Mais je suis bien au-delà d’eux. Je suis l’obscurité qu’ils redoutent tant, le mal incarné.

QUEL EST VOTRE OPINION VIS A VIS DES VAMPIRES ET DES LOUP-GAROUS? • Grâce à Sevastian j’entretiens un lien étroit avec la magie des vampires. J’ignore comment cela est possible, sans doute parce que c’est lui qui m’a ramené à la vie. Mais d’un simple baiser je peux transformer un être humain en vampire. Bien sûr c’est un peu plus complexe et cela me fait dépenser presque toute mon énergie, mais j’en suis capable. Je sens la présence des vampires. Et je peux en commander certains, ceux qui sont assez stupides pour me laisser imposer mon pouvoir sur eux. Les autres ? Je les possèderais aussi, ce n’est qu’une question de temps et de volonté.

En revanche, les loup-garous sont une egnime pour moi. Je sais qu’ils peuvent me sentir comme ils sentent les vampires, sans doute à cause de mon lien particulier avec eux, mais je suis convaincue que je peux parvenir à les contrôler. Il me suffit seulement de trouver comment. Je ne m’en méfie aucunement, je cherche seulement à percer leurs mystères avant qu’ils ne mettent à jour les miens.



L'histoire


Cher Stephan,

Comme tu le sais je devais me rendre à Prague pour retrouver un ancien parchemin qui aurait pu m’éclairer sur une ancienne prophétie. Si ma quête semblait vaine, car aucun des mages que j’ai pu rencontrer n’ont pu me donner une quelconque piste, en revanche j’ai assisté aujourd’hui à un bien triste spectacle. Les gens d’ici sont si superstitieux, qu’ils étaient persuadés que la Princesse, leur princesse, était possédée par le diable ! Elle a été accusée de vampirisme, de pacte avec le diable ainsi que de sorcellerie. Tant de stupidité m’ont été dite aujourd’hui mon ami, que mon cœur saigne. La belle Ana a été condamnée à être brûlée vive. J’ignorais que l’Inquisition avait encore emprise en ces terres mais tel est le cas mon ami.

Comme tu le sais, je me prend toujours de pitié pour les malheureuses accusées de sorcellerie. Bien souvent ce ne sont que des innocentes victimes de la haine et de la suspicion. J’avais donc naturellement cherché à comprendre, à savoir comment on avait pu en arriver à accuser la Princesse ! Hélas, tout ce qu’on m’a révélé à son sujet me semblait trop extraordinaire pour que je puisse y prêter ma confiance. On m’a conté qu’elle avait massacrée des jeunes vierges dans des messes noires, qu’elle avait tenté d’invoqué des anciens démons qui auraient gouvernés il y a fort longtemps ici. Bien sûr je n’en ai cru pas un seul mot. Comment le pourrais-je ? Son père, fort malheureux, accepta de me recevoir. Lui seul me décrivit une enfant paisible, avec un charme discret mais qu’on ne pouvait ignorer, une jeune fille douce et généreuse avec son vieux père, qui s’inquiétait toujours pour lui. Pensez donc que c’était elle-même qui l’avait soigné quand il était tombé malade suite à une mauvaise chute à cheval. Comment une jeune fille que son père décrit comme patiente, douce, sensible pourrait-elle commercer avec le diable ? Le pire dans tout cela, c’est que c’est son propre frère qui l’a promise au bûcher.

Je n’ai pu voir son frère. L’horrible créature était sans doute trop occupé à torturer quelques âmes malheureuses. On m’a également refusé visite à la prisonnière. Ses bourreaux semblaient véritablement la craindre comme si elle était le mal incarné. C’est à rien y comprendre. J’ai appris que le Duc Sevastian Přemyslides serait brûlé lui aussi la même nuit. La rumeur raconte qu’il était l’amant de la Princesse et que c’est ensemble qu’ils ont œuvrés pour le diable en répandant le mal. Si je puis croire que le destin de ces deux pauvres créatures est lié, en revanche j’ai peine à croire qu’ils puissent réellement avoir fait le moindre mal.

Malgré toute la pitié que je ressentais envers elle, je n’ai pu échapper au spectacle de son supplice. Toute la ville était en émoi, et comptait bel et bien s’y rendre. On me força presque à les suivre. Et je vis ce spectacle terrifiant. Les bourreaux apposèrent au fer rouge la marque du diable sur la peau de la jeune fille et de son amant, puis on leur posa un masque représentant Lucifer en fer lui aussi, seulement l’intérieur étant constellé de pique tranchantes sans doute inspiré de la vierge de Nuremberg. Ce masque fut littéralement cloué sur leur visage à tous deux. Quel horrible spectacle ! J’ai cru que j’allais m’évanouir lorsque la belle princesse poussa ses hurlements. Et soudain… ce fut le silence. Et d’une voix presque fantomatique, la princesse prononça ces terribles paroles. Elle a maudis sa famille et ses descendants, prédisant son retour grâce au diable qu’ils redoutent tant. Un râle lui échappa, et elle se tue, sans doute morte ou agonisante. La malheureuse n’aurait pas à souffrir d’être brûlée vive ainsi.

Et ensuite, cela devint cauchemardesque. Alors qu’on avait assemblés les amants sur le bûché, et qu’on mettait le feu, une tempête éclata sans qu’aucun nuage ne nous en eusse prévenu. Une terrible tempête qui éteignit le feu et mit en fuite les spectateurs. Je m’en fut avec les autres, terrifié par la tempête, mortifiée par ce que j’avais vu. J’ignore ce qu’il adviendra de leurs corps, sans doute seront-ils enterrer dans un caveau familial. Jamais je n’oublierais ce terrible cris de douleur ni cette malédiction prononcé tel un dernier souffle.

Comme tu l’imagine, l’ambiance à Prague est devenue étouffante. Les gens ont peur. Ils pensent tous qu’elle va revenir les tuer les uns après les autres, les punir pour avoir osé assister à son calvaire. La peur a saisit la ville et sa purulence se sent à chaque coin de rue. Ces idiots ! Ma mission ayant échouée, et n’ayant plus le cœur à rester ici, je repars pour Londres mon cher ami. Nous nous y verrons je pense très bientôt.

Cordialement vôtre Peter Van Abel, Prague, Septembre 1670.




Un siècle plus tard, la famille Vajda devait être marquée par le sceau de la malédiction. Une terrible tempête s'abatit sur le pays, et la tombe de la princesse maudite fut détruite au cours de la tempête. Cette nuit là, la jeune héritière de la famille Vajda qui ressemblait tant à la sorcière maudite fut tuée, ainsi que son jeune frère et nombre de servants qui étaient au château cette nuit là. On raconte que depuis, on a vu la soeur et le frère la nuit hantée le château. Certains racontent que ce sont des vampires qui se nourrissent du sang de l'innocent. On ignore ce qui a arrêté le massacre. Car après cette nuit là, des gens venaient à disparaître et à mourir chaque nuit. On pensa que c'était une épidémie, mais il n'en était rien. Chaque malheureux qui croisait le chemin du prince ou de la princesse se retrouvait transformé en vampire. L'engeance démoniaque de la sorcière maudite se répandait chaque nuit un peu plus. Les seuls à vouloir les stopper furent les Přemyslides qui prirent les armes. Très croyants, ils prièrent Dieu de les aider à sauver leurs gens et leurs âmes. Dieu les écouta. Il leur envoya un ange, qui leur dit que leurs enfants naisseraient avec des pouvoirs, capable d'affronter les créatures maudites et les alliés du diable, mais que leur vie devraient être dédié au combat contre le mal. C'est ainsi que naquirent la dernière lignée de chasseurs d'ombres. La princesse fut ramenée dans sa tombe qu’on mura après y avoir apposé des signes religieux dans le but d’empêcher tout être servant le mal de s’en approcher, mais aussi la Princesse d’en sortir.

Si le sort s’acharna sur les Vajda, telle la malédiction offerte par la princesse maudite, nul n’entendit plus parler d’elle si ce n’est en rumeur. La famille Vajda, ruinée, à moitié folle, quitta son château après le massacre de 1770. Ce dernier laissé à l’abandon attisa la méfiance de tous. On le disait maudis à tout jamais, on racontait que la princesse Ana n’étaient pas morte puisqu’elle n’avait pas été consumée dans les flammes et qu’un jour, elle se lèverait à nouveau et que les ténèbres s’abattraient alors sur la ville. Personne ne veillait plus sur la tombe maudite dont le nom avait été effacé au burin. La belle Ana reposait derrière un mur, dans la plus triste des tombes, ignorée de tous, oubliée, sans que personne ne la pleure. Lorsqu’on évoquait son nom, ce n’était plus désormais que pour effrayer les enfants et raconter la vieille légende. Qui serait assez stupide pour croire qu’une princesse morte il y a des siècles attendait simplement qu’on vienne l’éveillée ?



Qui ose troubler mon sommeil ? Je m’éveillais soudainement, sans savoir alors que plus de 3 siècles s’étaient écoulés depuis que mon frère m’avait si gentiment condamnée à mourir brûlée vive. Je l’avais maudis, bien évidemment mais cela avait-il changé quelque chose ? Je sens qu’on déplace la pierre au-dessus de moi, j’entends ce sinistre grincement et je me demande qui cela peut-il bien être. Le visage de mon Duc apparaît, et le sourire nait sur mes lèvres. Sevastian, mon cher Sev’, mon amant, mon âme sœur. Son visage est le même. J’ai l’impression de rêver. Ou plutôt de sortir d’un rêve. Peut-être est-ce les deux ? Il me tend une main que je ne peux saisir. Je suis trop faible, incapable de bouger, de parler ni même de respirer. J’ignore d’où vient le peu de vie qui m’anime. Mon beau prince a l’air inquiet. Il me sourit néanmoins, dépose un baiser sur mes lèvres. « Ma belle au bois dormant. » murmure-t-il avant de disparaître. J’entends des bruits. Des voix. Il y a du monde tout autour de ma tombe, de mon cerceuil, et ce petit monde plasmodie. Je reconnais cette langue ancienne, égyptienne. C’est un rituel occulte. L’odeur métallique du sang frais coulant. Des bruits de gesticulation, un cri étouffé, l’horreur silencieuse. Et cet éclair de pouvoir que je perçois. Mon don de clairvoyance m’est revenu. Et peu à peu la vie avec. Mes lèvres peuvent bouger. Je dis n’importe quoi. Ce ne sont même pas des mots. Je ris. Je pleure. Est-ce un rêve ?

Mon Prince qui revient, et m’aide à sortir de la tombe. Ses bras sont doux et froids contre ma peau. Il a changé. Je le sens. Plus sombre, plus obscure, créature de la nuit condamné à fuir la lumière du jour. C’est un vampire. Cette pensée me glace d’effroi. Et pourtant je souris. Face à moi, des jeunes femmes rassemblées en cercle et au milieu, cette jeune femme qui me ressemble comme deux goutte d’eau. Mon sosie, mon double. Elle doit mourir pour que je puisse vivre. La dernière fois nous nous étions mal prit, et mon double était devenu un vampire. J’ignore si elle vit encore d’ailleurs, je m’en moque. La sacrifiée est sur le point de périr. Son sang s’écoule. Son corps se convulse. Mon Duc semble me comprendre sans que j’eusse à prononcer une parole et m’amène près d’elle. Je prends sa main, tiède, dans la mienne que je serre près de mon cœur. Le lien se renforce. J’absorbe sa vie, sa vitalité et ses pouvoirs. C’est une sorcière. Ma malédiction s’est accomplie. Je me nourrie de sa force, et elle meure, tout doucement, en silence. Personne ne viendra la sauver. Pauvre enfant. Qui sont ces sorciers rassemblés autour de moi, me donnant cette vie ? Je l’ignore mais à cet instant je les adore. Ce n’est pas un rêve. Je vais renaître. Et ma vengeance pourra s’accomplir. Mes pouvoirs me revienne. Ce pacte que j’avais passé avec le diable… me faudra-t-il en passer un autre ? mes pouvoirs seront-ils suffisant ? Je sens sa puissance en moi. Dans bientôt, il me faudra tester mes pouvoirs, et sans doute tout apprendre de ce monde qui a changé. Mais pour l’heure, je ferme les paupières de mon double qui a donné sa vie. Ma descendante. Pauvre enfant.




27 Janvier.

Cela fait trois jours que je me suis éveillée dans mon cercueil, trois jours durant lesquels Sevastian a dû m'apprendre à revivre. Si mes calculs sont justes j'ai dormis 124 465 jours. Soit 341 ans. Non seulement le monde a continué à tourner sans moi, et tout ce que j'avais connus a aujourd'hui disparu, mais c'est surtout mon corps qui a bien du mal à s'habituer à la vie nouvellement retrouvée. Le premier jour, j'étais incapable de marcher sur mes jambes. Mes muscles refusaient de m'obéir, et à chaque fois je me retrouvais sur le sol, gémissante de douleur. Mes bras étaient incapable de porter quelque chose de plus lourd qu'une tasse, et j'ai brisé quelques verres parce que je ne retrouvais pas la dextérité de mes doigts. Sevastian était fort inquiet. Il a voulu me faire boire son sang. Quel idiot par moment! Je l'adore, mais il est capable parfois de se montrer tellement stupide. C'est l'amour qu'il me porte qui le rend ainsi, j'en suis bien consciente.

Quoi qu'il en soit, j'ai passé ces trois jours à apprendre à marcher, à faire plier mes doigts jusqu'à ce que mes gestes retrouvent leur précision d'antan. Même parler correctement m'était difficile aussi as-t-il fallu que je réapprenne. Ma langue maternelle avait changée. On appelle ça du vieux tchèque désormais, et personne hormis mon aimé ne me comprend lorsque je parle normalement. C'est comme apprendre une langue étrangère. Pourtant c'est celle de mon pays. J'ai hâte d'écrire à nouveau. Pour l'instant j'utilise une machine à écrire. Merveilleuse invention par ailleurs, que j'ai appris à manipuler facilement. Sevastian parle d'une prochaine étape, de petites merveilles de technologies avec un écran. Il appelle ça des ordinateurs, mais pour l'instant la machine à écrire me paraît déjà fort astucieuse et très complexe. Je ne doute de parvenir à comprendre tout cela, mais cela semble si difficile.

Hier j'ai réalisé un énorme progrès. Non seulement j'arrive à taper à la machine ce qui en soit me paraît extraordinaire, mais je peux marcher sur de petits distances sans tomber. Sevastian m'a offert d'une chaise roulante. Cet étrange objet ressemble tant à la vieille chaise de mon vieux père, sauf qu'elle est en métal et en tissus, si légère, s'escamotant si facilement. Il m'en a montré le fonctionnement et je peux la faire rouler toute seule. C'est merveilleux! Je suis si enthousiaste, j'ai envie de tout découvrir! Chaque jour, je découvre de nouveaux objets. Aujourd'hui j'ai eut droit à un poste de radio, une lampe de chevet, un tube cathodique, une calculatrice et une montre. Si vous saviez ce que ça m'a fait drôle. Sevastian a dû m'expliquer le fonctionnement de l'électricité tant je lui posais de question. Il a jugé bon de m'offrir un livre sur le sujet car je crois qu'il se sentait un peu dépassé.

31 Janvier

Mon cher Duc a organisé une fête en mon honneur. Il tient absolument à ce que toutes les sorcières et les vampires y soient. Peu importe s'ils sont tournés vers le mal ou non. Le pauvre s'occupe entièrement des préparatifs si bien que je n'ai guère le loisir de le voir. Chaque fois que je le vois passer, c'est toujours les bras chargés, ou un téléphone portable visé à l'oreille. Impossible de lui parler. Heureusement, il y a la délicieuse Miriam. Cette charmante enfant a pour mission de répondre au moindre de mes désirs tout en veillant à ce que je fisse mes exercices quotidiens. Elle doit sans doute avec la mission de m'empêcher de déranger Sevastian car elle est très active aujourd'hui. J'ai eut beau lui poser toutes les questions du monde, elle n'a rien voulu me dire à propos de la fête. Je ne sais même pas quand elle aura lieu, dans quelques jours, demain ou dans un mois, c'est le mystère le mieux gardé de la république Tchèque!

Alors j'occupe ma journée comme je le peux. J'oublie de vous avertir d'une chose, cher amis qui peut-être un jour lirez ces lignes. Nous nous sommes définitivement installé au château de Vyšehrad, qui était celui de ma famille. Nous y avions vécu lorsque j'étais mortelle. Mon père tenait la demeure d'une main de maître. Le cher homme. Je lui portais une réelle affection. C'est mon frère qui me jalousais. J'étais la petite dernière, de 7ans sa cadette. Il n'a sans doute pas supporté que père veuille me laisser tout. Quoi qu'il en soit, je ne pensais pas que nous aurions pu vivre ici mais Sevastian a engagé une bonne centaines d'ouvriers et même un architecte! Ils ont tout réaménagés! Vous verrez cela, aujourd'hui c'est magnifique. Sevastian va pouvoir y installer ses appartements. Il a parlé de vitres spéciales filtrant la lumière du jour... qu'importe il sera là, avec moi.

Comme je dors durant la journée, je passe le plus clair de mon temps entouré de vampires. Des amis de mon amant je suppose. Sevastian semble avoir autorité sur eux, mais j'ignore s'il s'agit d'un clan, d'une famille ou autre chose. Mon Duc est si secret. J'espère qu'il me parlera un peu plus car je déteste tous ces mystères. Et puis, moi aussi je veux m'amuser! Après mes exercices je vais pouvoir rencontrer des mages. Sevastian semble penser qu'il est important que je prenne la direction d'une Cabale. Ils servent le mal à ce qu'il m'a dit, mais cela serait-il vraiment intelligent? Ils me parlent de ce qu'il se passe. De la Blanche Confrérie et de son haut conseil, du Cercle des Ombres, des étranges disparitions et événements curieux qui se produisent dans la forêt, du meurtrier qui agit dans les rues de Prague. Tout cela me paraît fantastique! Je veux tout savoir et je ne cesse de leur poser des questions.


« Une invitation? Mais pourquoi faire?
- Une fête ma douce, en ton honneur!
- Arrête Sevastian! Tu ne vas quand même pas organiser une soirée en mon nom.
- Et pourquoi pas?
- Parce que si tu fais ça, tous les chasseurs d'ombres du coin vont venir.
- Tu n'as pas encore vu la liste des invités. Crois-moi, s'ils viennent ils ne sauront pas qui tuer en premier. »
Le vampire avait dit ça en déposant un léger baiser dans les cheveux d'Ana. La sorcière releva la tête et le regarda. Il était très beau mais parfois un peu impulsif. Il ne voyait pas qu'une telle fête pouvait carrément gâcher mon retour? Je voulais me venger avant toute chose et lui m'organisait cette soirée. Bien sûr je savais où il voulait en venir. Sur la liste des invités les sorciers du cercle des ombres, des vampires du Sabbat, des lycans solitaires, des vampires sanguinaires et sans clan. Bref c'était une fête pour créer une alliance. Une sorte de ligue des super méchants quoi. Je poussais un lourd soupire. Pourquoi Sevastian voulait tout de suite mettre ce plan diabolique pour régner sur le monde en place dès maintenant?

Quelques jours après cette discussion, j’étais dans mes appartements en train de chercher la tenue idéale. Nic, ma fidèle servante, avait dû aller faire du shopping car la lumière du soleil m’enlève toutes mes forces et rend pratiquement impossible tout déplacement à découvert. La chère enfant avait acheté plusieurs robes ne sachant laquelle m’irait le mieux. Prenant avec soin ces magnifiques tenues du bout des doigts, mes yeux pétillaient de joie devant ces matières nobles qui m’avait semble-t-ils, disparus au profit du jean et du synthétique. Je passais une robe bleue nuit très longue qui affinait encore plus ma silhouette déjà très fine. Bien que j’avais l’air presque malade tant je paraissait maigre, cette robe me donnait vraiment un air de princesse. Sa coupe était tellement différente de celles que j’étais habituée, mais sa longueur me rappelait mes anciennes robes. Nic se répandait tellement en compliment et flatterie, que mes joues s’empourprèrent. Tournoyant devant le miroir, j’estimais qu’il était peut-être temps de couper les ponts avec le passé et j’abandonnais cette divine robe au profit d’une robe blanche plus courte laissant mes longues jambes découvertes. Elle s’évasait après la taille, qui était couverte par une ceinture noire magnifiée par un nœud. Une paire de gant long noirs eux aussi allaient avec la tenue. « Ce sera parfait avec un chignon ! » s’exclama Nic. Je lui jetais un regard coquin, sachant combien la jeune fille m’observait avec fascination. Lorsqu’elle pensait que je ne la regardais pas, Nic m’adressait de longs regards si rempli d’admiration et d’amour qu’en de nombreuses fois je m’étais demandé si elle n’était pas tout simplement tombée amoureuse de moi. La plupart des mortels pensent qu’on doit libérer une âme éprise de vous et ne surtout jamais lui donner un quelconque espoir. Personnellement je pense qu’au contraire, l’amour doit être cultivé peu importe s’il apporte la souffrance. Je l’approchais donc d’elle, l’attirant à moi en lui tirant le bras. « Vous êtes si adorable avec moi… » commençais-je d’une voix vraiment douce presque roucoulante. Puis lorsqu’elle fut tout contre moi, ses joues rouges, ses yeux n’osant croiser les miens, je déposais un baiser sur ses lèvres carmin. Aussitôt je la sentis se raidir puis relâcher la tension. Sa main chercha à m’agripper la taille pour prolonger ce baiser mais je me retirais et la repoussait en riant. « Voyons, Nic vous savez bien que je suis prise ! »

La soirée avait commencé sous des dieux cléments. Sevastian avait adressé un si joli discourt, que j’en eut le souffle court. Son regard de braise était posé sur moi, et ses mots qui auraient pu passer pour un discourt politique enflammé regorgeait d’amour tout pour moi. Sevastian avait appris à maîtriser la langue à la perfection, et je me demandais bien ce qu’il avait pu apprendre d’autres en mon absence. Car lorsque je l’avais connu, il était un de ces soldats qui malgré un cœur tendre et un courage sans faille, ne savait exprimer ni leur sentiment ni quoi que ce soit. Les mots leur manquaient et les phrases longues étaient visiblement une épreuve pour eux. Il s’était métamorphosé sous mes yeux, et le résultat n’était pas sans me plaire. J’eu la vision de nos deux corps couvert de sueurs se frottant l’un à l’autre. Oui, nous finirions la soirée ainsi. J’aimais qu’il me fasse l’amour, et ça ne le dérangeait pas que je pratique un rituel en même temps, tirant de l’énergie de nos deux corps en parfaite harmonie. Sevastian était vraiment mon prince charmant, mon âme sœur, l’homme idéal qui servait aussi bien mes diaboliques projets qu’il m’aimait avec sincérité. Tous les autres hommes n’étaient pour moi que des pions, des jouets, mais lui était différent.

Or, durant cette soirée, le regard brumeux d’un jeune sorcier croisa le mien. Sevastian venait d’achever son discourt et descendait de l’estrade. Aussitôt une multitude de gens l’entourèrent et je vis qu’il serait occupé un petit moment. Alors je me laissais bercer par ce regard envoûtant, ce visage encore juvénile, et cette expression légèrement boudeuse qu’avait prit ses traits. Allait-il jouer avec moi, me repousser ou me céder tout entier ? J’avais si hâte de le savoir. M’avançant vers lui, j’en oubliais Sevastian mais à vrai dire, nous étions depuis un moment déjà un couple libre. Il connaissait mes goûts pour les hommes et peut-être avait-il compris que sans ces beaux corps masculin je me fanerais telle une rose. Je pense qu’il aimait l’idée que peu importe ces hommes, je revenais toujours vers lui, toujours plus amoureuse et plus ardente. Ce jeune homme m’adressa ce regard à la fois hautain et méprisant mais je ne m’y trompais pas. Certes, il était très beau, et devait avoir toutes les femmes qu’il désirait, mais je n’étais pas n’importe qui. Et il le su dès que je fis courir mes doigts le long de son bras. Un frisson glacé le parcouru, et je lu un bref instant la peur dans son regard, avant qu’il ne la domine, et me sourit. Les ténèbres sont toujours plus attirant qu’une jolie femme. J’étais bien placée pour le savoir. Il se pencha vers moi pour m’embrasser mais je reculais. Décidément ce soir, j’étais d’humeur joueuse. « Eh bien monsieur, vous pensez que vous allez me séduire ainsi ? Soyez un peu plus imaginatif ! » Le jeune homme me sourit, même si je le sentis déstabilisé. Etait-ce ma manière de parler un peu ancienne, ou le fait que je me refuse soudainement à ses baisers, il était surpris et ne savait comment me répondre. Riant doucement devant sa déconvenue, je marchais à reculons vers les immenses baies vitrées pour gagner la terrasse. Après m’avoir jeté un regard médusé, il finit par me suivre, peut-être curieux de voir ce qui allait se passer.


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