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 Profondo Rosso ft. Oxana

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MessageSujet: Profondo Rosso ft. Oxana   Lun 9 Jan - 18:41

Profondo Rosso
Eden H. Reese-Wickett & Oxana A. Tchaikovsky




Rouge. La vampire tanguait, elle s’avançait d’un pas incertain, se sentant faible, si faible. Rouge. Le sang s’écoulait. Elle ne pouvait stopper la progression. Camilla hurlait. La vampire plaqua ses mains sur sa tête en hurlant. Tombant au sol, elle fixa la porte d’entrée de la maison d’Oxana, cela lui semblait si loin. Sang. Elle tentait de retrouver la raison. Hurlement. C’était si douloureux. Ses mains s’enfoncèrent dans sa chair, ses ongles labourant la peau de son visage. La vampire allait devenir folle. Non c’est faux, tu l’es déjà. Elle n’avait plus de voix. Sa bouche restait grande ouverte sauf qu’aucun hurlement n’en sortait. Tel un chat sauvage, elle bondit soudainement sur la porte, labourant le bois de ses ongles jusqu’à ce que ses doigts se mettent à saigner. Elle griffait le bois encore et encore, piaffant comme un chat sauvage, hurlant en même temps que les larmes coulaient sur ses joues. Du sang, encore du sang, rouge du rouge partout. La pluie se mit à tomber. Ses cheveux bouclés commencèrent à devenir lisse, le sang les maculant commençait à couler laver par la pluie. Son corps était secoué de frisson alors qu’à l’intérieur de sa tête, la tempête était à son apogée. Camilla luttait contre Erzébeth, jamais la personnalité douce de la vampire n’avait autant batailler contre son autre personnalité. Comment as-tu pu faire cela ? Une telle horreur, c’était si horrible, elle ne rendrait jamais la liberté à Erzébeth, plus jamais elle ne la laisserait prendre le contrôle, elle ne la laisserait plus faire ainsi, elle s’y refusait. Erzébeth la griffait, la mordait, réagissait à la moindre de ses émotions, tentait de briser les barrières que Camilla montait, et les brisait à chaque fois. Tu ne comprends rien, tu ne comprends absolument rien. Camilla refusait de comprendre. Entrer dans l’esprit d’Erzébeth serait absolument horrible et elle s’y refusait. Oxana, ouvre moi je t’en prie ! Je ne pourrais plus tenir. Erzébeth la gifla intérieurement l’autre personnalité, si violemment, et le corps de la vampire se retrouva propulsé contre le sol. Sale garce ! Camilla hurla. Erzébeth était un monstre, un monstre affreux qu’elle se devait de combattre, jusqu’à présent elle avait baissé les armes et laissé l’autre personnalité prendre le dessus, parce qu’elle en était incapable, parce que Erzébeth prenait soin d’elle, grâce à elle, elle avait une maison, un foyer, elle ne risquait rien, mais cette vie contrôlée de A à Z lui pesait terriblement. Son seul échappatoire était Oxana, ça avait toujours été elle. Leur amitié avait sauvé bien des fois Camilla, pas seulement parce que la jeune femme était capable de l’écouter sans être horrifiée, sans la prendre bêtement par une folle, c’était essentiellement parce que Oxana lui permettait de conserver son humanité qu’elle lui sauvait sans cesse la vie. Sans elle, Camilla aurait sans doute disparu depuis bien longtemps laissant la place à Erzébeth. Et lorsque les sentiments ont commencés à naître, Camilla a commencé à prendre le dessus, elle pouvait même se manifester lorsqu’elle le désirait, chose qui lui était impossible avant, elle devenait plus forte, plus courageuse, capable de se sacrifié pour Oxana, mais aussi de prendre le dessus sur Erzébeth. Les sentiments avoués, récemment, partagé, Camilla était à présent bien plus forte, plus heureuse, tout lui semblait si parfait, si beau.

Et il avait fallu que Erzébeth s’amuse une nouvelle fois. Rien à voir avec Oxana à vrai dire, deux heures avant la vampiresse s’était rendu dans une maison qu’elle connaissait. C’était une petite maison dans la banlieue, où Camilla était entrée une fois, une charmante petite famille pour qui la personnalité la plus douce c’était prise d’affection, mais qu’elle avait évité soigneusement par la suite de peur justement que cela se produise. A présent, il n’y avait plus de famille. Seulement des morceaux de corps séparés dans des sacs plastiques en train de couler lentement dans le fleuve. Erzébeth avait agit pour la punir. La personnalité plus sombre sentait son ascendance diminuer depuis que Oxana et Camilla s’était avoué leurs sentiments, et cela lui était insupportable. Risquer que Camilla se manifeste soudainement durant une réunion du conseil des vampires ? C’était bien trop périlleux pour elle, déjà qu’elle avait une réputation catastrophique, mais là, elle risquait de perdre bien plus que sa réputation. Erzébeth est une femme réfléchie, quelqu’un qui planifie les choses, mais comment manipuler quelqu’un qui vous connaît intiment, qui sait quelles seront vos pensées à peine quelques heures que vous les avaient eut ? Elle avait donc agit dans l’instant, lorsqu’elle marchait dans la rue, son instinct réagit à la maison, elle savait que Camilla y était attachée, alors elle était entrée et avait perpétré un vrai massacre. Camilla avait finit par prendre le dessus, mais aussi parce que Erzébeh l’a laissé faire, elle voulait que sa double personnalité voit l’étendue du massacre, et surtout l’obliger à se débarrasser des corps. Elle lui avait dicter le moindre acte, l’avait guidé jusqu’au bout. Voilà qui expliquait la folie de Camilla, son état nerveux incroyable. Elle était au bord du cataclysme et Erzébeth s’en réjouissait. Elle la sentait toute colère, et attendait impatiemment que Oxana ouvre la porte pour à l’instant reprendre le contrôle. Camilla devait être punie pour ses actes, devait comprendre que jamais elle n’aurait le contrôle ni même le dessus, elle devait savoir que jamais elle ne lui laissera la moindre liberté.



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Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science de perdre au fond d'un lit l'antique conscience. Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants, et fais rire les vieux du rire des enfants. Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles, la lune, le soleil, le ciel et les étoiles! Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés, lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés, ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste, timide et libertine, et fragile et robuste, que sur ces matelas qui se pâment d'émoi, les anges impuissants se damneraient pour moi! Charles Baudelaire



Dernière édition par Eden H. Reese-Wickett le Lun 23 Jan - 19:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Dim 15 Jan - 14:49

Alouqua n’a pas manifesté son envie de sortir chasser comme elle dit. Non, elle s’est faite silencieuse, presque inexistante toute la journée. Bien sur, je la sens toujours en moi, mais elle ne dit rien, ne fait rien. Comme elle ne semble guère avoir envie de prendre le contrôle, après le travail je suis rentrée directement. Une fois chez moi, j’ai nourri Princesse, ma chatte persane, et je me suis faite un repas léger et raide. Puis ce fut la douche et la tenue décontractée : short et top pour m’affaler dans mon divan. Par ennuie, et vu qu’il est tôt, j’ai allumé la télévision. Le félin n’a mis que quelques minutes avant de venir se blottir près de moi et de dormir paisiblement. Le film n’est pas super passionnant, mais je n’ai pas envie de zapper ni de me lever pour chercher un DVD dans l’armoire. Je reste donc à regarder cette romance stéréotypée et je me mets plus confortablement dans le divan, un plaid sur les jambes. Peu à peu je sens mes yeux se fermer d’eux même, mais je ne lutte pas contre l’envie de dormir, bien au contraire je laisse mon corps décider. Il doit être épuisé par les longues journées de travail suivies de longues nuits… Peut-être est-ce pour me reposer que la Démone ne s’est pas manifestée encore. Les yeux fermés, le son du film me parvenant à peine je sombre dans un monde étrange…. Des images de mon amie Eden me viennent à l’esprit, et je sens mes lèvres s’étirer en un léger sourire. Pourtant le doux visage prend une expression sadique et du sang coule lentement du coin de ses lèvres qu’elle lèche avec délice. Ses yeux n’ont rien d’aimant et de tendre, mais me fixent comme si elle allait me tuer, comme si j’étais une proie. Je frissonne. Du sang… Il y a du sang sur ses lèvres rosées, sur ses mains, sur ses vêtements, partout…. Un sourire sadique dévoile de longues canines nacrées, et j’ai l’impression de sentir quelque chose transpercer ma peau fine. L’odeur du sang, l’impression que le liquide carmin chaud coule le long de ma peau blanche… un gémissement de douleur…. Un sursaut… Un cri, alors que je me relève brusquement et atterri pitoyablement sur le sol du salon. Princesse pousse un miaulement de mécontentement et file vers le couloir pour gagner la chambre en haut. Je m’assis correctement sur le sol et passe une main dans mes cheveux pour les ramener un arrière. Quel étrange cauchemar je viens de faire. Je secoue la tête pour en chasser les images sombres et sanglantes.

*En es-tu sure que ce n’est qu’un rêve ? On sait toutes les deux ce que parfois cela peut signifier….*

La voix d’Alouqua résonne dans ma tête et je me mords la lèvre. Serait-ce une prédiction ? Eden serait-elle capable de me faire du mal ? Voire pire de me torturer et tuer ? Je n’oublie pas qu’elle est une Vampiresse, et que sa seconde personnalité est bien moins douce et gentille que celle que je connais. Mais je n’ai jamais eu à faire qu’à celle qui est mon amie, voire plus depuis quelques temps. Comment réagirais-je si jamais l’Eden qui me fait face n’est pas celle qui m’aime et me désire ? Je suppose qu’alors je n’aurais aucune chance et que je ne deviendrais qu’un jouet entre ses mains. Un frisson parcoure mon dos et je porte une main tremblante à ma bouche. J’ai toujours eu conscience que ma maitresse était une Canaïte, tout comme madame de Vaujours et Ludovic le photographe. Mais je n’ai jamais été en danger avec eux, ils ont toujours présenté une façade polie et sympathique, limite on croirait les Vampires plus civilisés que l’Humanité. Mais qu’en serait-il face à une créature assoiffée qui ferait de moi sa proie ? Et qui aurait envie de jouer et me torturer pour m’entendre hurler de douleur ? L’idée qu’un jour Eden puisse me montrer son autre personnalité et qu’elle jouerait avec moi pour finir par me tuer me vient pour la première fois à l’esprit. Les images de mon rêve reviennent et j’ai un haut le cœur et des larmes au bord des paupières.

*Ne sois pas ridicule ! Tant que je serais en toi, aucune Créature ne pourra te faire souffrir ou te tuer… Et comme je me sens relativement bien où je suis, tu n’as aucune raison de paniquer. Je te protège Oxana, rappelles-toi en quand tu doute.

Les propos d’Alouqua, bien qu’autoritaires, sont apaisants et rassurants. Je sais bien qu’elle me protège et veille jalousement sur moi, parce qu’elle me juge la meilleure hôtesse possible. Nous avons un pacte, j’ai accepté qu’elle me possède. C’est pour cela que la cohabitation est si facile et bénéfique. La Démone est une amie, voire une sœur…. Vous savez le jumelle maléfique et protectrice qui surveille l’autre et prend les choses en main quand ça dérape ? Et bien c’est cette relation-là qui m’unit à la Démone. J’ai peut-être finalement de la chance d’avoir été par accident en contact avec elle…. Un bruit contre la porte d’entrée me fait sursauter et je me relève lentement. J’hésite. Je n’attends personne ce soir. Mais Eden vient souvent à l’improviste. D’ailleurs mon inconscient me rappelle que depuis un moment ma rue habituellement silencieuse résonne de drôle de bruit. J’hésite à aller ouvrir. Mais je m’inquiète, si c’est mon amie, elle doit aller mal. Lentement, je me relève et replis le plaid pour le déposer sur le divan. Sans me presser, les sens aux aguets je passe dans le couloir d’entrée et m’arrête devant la porte. Je tends une main vers la poignée de porte et la clé. J’hésite à ouvrir. Il fait nuit et je trouve étrange les bruits émanant de dehors.

*Ce n’est pas une bonne idée. Méfies-toi.]

Alouqua a surement raison, mais elle ne s’impose pas de force pour m’empêcher d’ouvrir. Non, elle donne son avis et ensuite…. Si ma vie est en danger, alors elle se manifestera et rependre le contrôle. Mais sinon, je suis libre de faire comme bon me semble. Lentement, je déverrouille la porte et j’ouvre. Dehors il pleut. C’est la première chose que je vois. Je lève le nez vers le ciel noir d’où tombent des gouttes d’eau grisâtre. Puis j’observe la rue en ouvrant plus grande la porte. Mes yeux se posent d’eux-mêmes sur la jeune femme assisse à même le sol qui semble en proie à une vraie crise d’hystérie. Eden !?! La question de savoir ce qui se passe me traverse l’esprit alors que je remarque les griffes sur ses joues et le sang maculant encore ses vêtements humides. Ses cheveux collent à son visage. Elle offre l’image même de la désolation et de la folie. Sans réfléchir, je sors à pieds nus et la rejoins rapidement. Je me laisse tomber à genoux près d’elle et prends son doux visage en main pour la forcer à me regarder.

« Mon Dieu, Eden mais que t’est-il arrivé ma belle ? Tu peux te lever ? »Je demande ma voix tremblante d’appréhension et d’inquiétude, alors que je la fixe droit dans les yeux.


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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Lun 23 Jan - 19:29

La porte s’ouvre et devant la vision de son amante dans cette tenue qu’elle porte quand elle coucoune chez elle, une lueur d’espoir brille dans les yeux de la vampire. Elle imagine furtivement Oxana lisant un livre en écoutant de la musique, assise sur son canapé, les lumières tamisées, et elle blottit contre elle, écoutant les battements de son cœur. La vision ne demeure pas, aussi douce soit-elle, la vampire ne peut la retenir. L’espoir prend une place écrasante, la folie la menace, Erzbeth est trop proche, beaucoup trop présente, et le besoin de sentir le parfum d’Oxana, de sentir ses bras autour d’elle plus présent encore. Elle a l’espoir fol que la simple présence de sa maîtresse chasse sa diabolique personnalité. Et durant quelques secondes, cela fonctionne. Son regard quelques instants perdus dans le vague, ne reflétant que la folie, se charge de désir, d’envie, de besoin, d’amour sincère, d’amitié, de tendresse, d’espoir plus que tout autre chose car à cet instant, la vampire est désespérée. Elle sent l’influence négative de Erzébeth refluer en elle. Toujours présente, tapis dans l’ombre simplement. La terrible enfant, assise par terre sur le sol mouillé, ses vêtements gorgé d’eau ne laissant guère de place à l’imagination, le sang présent partout sur elle, ses bras entourant ses jambes, git là, n’attendant qu’une chose, qu’on la sauve d’elle-même. Oxana s’avance, franchissant le seuil protecteur de sa maison. Camilla s’attend à une réflexion de la part d’Erzébeth mais rien ne vient. Le silence dans sa tête est soudainement écrasant. Loin d’être aussi reposant qu’on pourrait se l’imaginer, il est plutôt chargé d’inquiétude, parce qu’elle sait que Erzébeth est là, et son silence l’inquiète plus qu’il ne la soulage. Elle préférait encore que son double maléfique lui envoie des images d’horreurs plutôt que ce silence. Oxana se laisse tomber à genoux près d’elle. Camilla s’inquiète que sa douce prenne froid. Elle rit de cette pensée, parce qu’elle est si simple, si remplie d’inquiétude sincère et normale, saine, qu’elle se croit sauvée. Le parfum de la jeune femme remplie ses narines. Camilla tente de lui adresser un sourire, il semble bien pauvre et bien magrichon en comparaison de ce qu’elle adresse d’ordinaire à la femme occupant ses pensées. Camilla sent un frisson la parcourir. Les images de sang reviennent. Mais cette fois-ci, ce n’est pas uniquement les membres de cette famille qu’elle appréciait sans vraiment les connaître, il y a aussi Oxana gisant sur le sol, la gorge ouverte, le sang entourant son corps, se mêlant à sa chevelure sublime. Non ! hurle-t-elle intérieurement en se mordant les lèvres. Elle tremble à présent. Sa tendre amie prend son visage entre ses mains, le regard de Camilla se rive obstinément au trottoir, refusant de regarder sa tendre et douce, de crainte de la voir baignant dans son sang, mais Oxana se montre ferme, comme toujours lorsque Eden panique, et plonge son regard dans celui de la vampire, ne lui laissant que d’autres choix de la regarder. « Mon Dieu, Eden mais que t’est-il arrivé ma belle ? Tu peux te lever ? » Camilla entrouvre ses lèvres. Son regard se mêle dans celui de la jeune femme. Se perdant dans ces prunelles chocolats si douce et si tendre, la vampire a l’impression de pouvoir sentir sa chaleur, sa douceur, de s’y perdre, de s’en enrouler, de s’y réchauffer. L’air hagard, elle hoche la tête. Ses jambes sont raides comme le reste de son corps, mais elle est une vampire, une créature capable de courir un sprint même en étant démolie. L’esprit peut être brisé, mais le corps d’un vampire, du moins celui d’Eden, est plus résistant que cela.

Quel tendre instant, on s’y croirait presque ! La voix de Erzébeth résonne dans la tête de la vampire qui pince les lèvres. Elle ferme les yeux alors que sa main s’accroche au bras de Oxana, ses ongles pénétrant dans sa douce peau velouté. Assez pour y laisser des traces blanches. « Elle.. » La vampire bute sur les mots, incapable de former une phrase complète. Pourtant le signal d’urgence hurle dans sa tête. Elle doit la prévenir. Elle doit le faire avant qu’il ne soit trop tard. La panique la submerge, et la peur l’accompagne. Effrayante amie qui sous couvert de vous protéger des démons de la nuit vous empêche d’avancer, vous bloque, vous handicape, transformant votre esprit en méandre et votre corps en statue de glace. « ...est… » Si difficile de prononcer ces mots, si difficile de lui faire comprendre, et plus dur encore de communiquer alors qu’on se bat intérieurement contre soi-même. Le rire d’Erzébeth résonne dans sa tête, horrible, grimaçant, un brin sadique, parfaitement terrifiant. « …là. » Ce dernier mot est prononcé dans un souffle, un murmure à peine audible. La vampire rouvre brusquement les yeux. La peur s’y lit comme une alerte clignotant en énorme lettres rouges accompagnés d’un panneau jaune en forme de triangle. La respiration de la vampire n’est plus. Un sanglot franchit ses lèvres. La peur l’épuise et aiguillonne Erzébeth à l’intérieur. Son double s’est toujours nourrit de la peur, s’en revêtant comme d’un long manteau noir fait de ténèbres et d’obscurité. Camilla attend. Elle voudrait qu’Oxana l’aide, seulement comment diable la jeune femme pourrait combattre celle qui terrifie autant Camilla ? La vampire tremble. « Je l’entends. » ajoute-t-elle en tapotant sa tempe du bout des doigts. « Elle me torture. » explique-t-elle sans prendre un seul instant conscience du fait que tout cela passe pour complètement incompréhensible pour n’importe qui. Oxana sait que la vampire accueille deux personnalités, elle a déjà eut affaire à Eden en état de crise, et jusqu’à présent, elle était toujours parvenue à la calmer. Jamais Erzébeth ne s’était manifesté à elle. Mais ce soir, Camilla a peur que les choses ne changent. La présence de son unique est rassurante mais pas assez pour lutter contre la peur angoissante qui l’étreint. Pauvre enfant, tu ne cesseras donc jamais de rêver ? fait la voix douce d’Erzébeth dans sa tête. Eden bondit soudainement en arrière, s’écartant d’Oxana. Erzébeth est si proche et elle si faible. Elle ne peut pas lutter contre elle, c’est perdu d’avance, pas ce soir, pas après ce qu’il s’est passé. Camilla est perdue, confuse, terriblement désolé et surtout totalement paniquée. « Je… suis désolée. » bafouille-t-elle. Son regard est redevenu perdu, y danse à nouveau la folie, et la peur dévore ses entrailles n’y laissant que des cendres incandescentes. « Je ne… peux pas… je… empêche-là… ne… » Elle s’effondre à nouveau sur le sol, les larmes coulent sur ses joues. L’enfant terrible n’est plus qu’une poupée brisée dont la vie se retire comme la marrée.



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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Lun 30 Jan - 10:17

Je connais Eden depuis des années. C’est une amie de Madame de Vaujours et une cliente du Victorian’s Creation. C’est d’ailleurs là-bas que je l’ai rencontrée. J’avoue avoir de suite été attirée par elle, son charme doux et surnaturel étant à mes yeux irrésistible. Je n’ai jamais cru avoir une chance avec elle, ni que ce genre de sentiments soit partagé. C’est elle qui m’a abordée, peu sure et un peu inquiète. Et puis de conversation en conversation, nous nous sommes liées d’amitié. Mais il y a toujours eu plus que cela entre nous. Je ne pouvais cacher réellement mon regard admiratif et envieux, et j’ai plus d’une fois surpris la manière dont elle me déshabillait du regard. Au fil des mois, Eden a abordé son autre personnalité. Pendant toutes ces années, j’ai plus d’une fois ramassée mon amie en piteux état et essaye au mieux de la rassurer et de l’aider. Ce n’est jamais évident de trouver les mots et les gestes rassurants et apaisants pour elle, pour chasser ses ténèbres au mieux et ramener un semblant de calme en elle. Pourtant j’ai souvent eu l’impression que ma simple présence à ses côtés l’aidait à se rasséréner. Elle a souvent abordé son autre personnalité, que je n’ai jamais rencontrée. Je sais de par ses dires que c’est son opposé total, une créature sadique, cruelle et assoiffée de sang. Mais ma douce amie m’a toujours protégée de cet autre elle. Et puis il y a quelques semaines, les choses se sont emballées. Eden n’a plus caché être amoureuse de moi et j’ai répondu favorablement à ses aveux. Notre relation a changé et j’ai trouvé ma douce maitresse beaucoup plus posée et ferme. On aurait dit qu’une force nouvelle, qui émanait d’elle.

Alors la voir assisse à même le sol, les joues en sang, les yeux plein de larmes et l’air totalement perdu est un choc. Elle était si bien et si heureuse la dernière fois que je l’ai vu. Je me dirige rapidement vers mon amie, qui git sans bouger ni parler sur le sol. Je ne prends même pas garde qu’il pleut à torrent et que mes vêtements très fins sont trop vite trempés. Le froid me saisit légèrement, d’autant plus que le top et mini short collent à ma peau, humides et glaciales. Un frison parcoure mon corps, qui perd de sa chaleur. Je me rends seulement compte maintenant que je suis à pieds nus et que le sol bétonné est glissant et humide. Mais je ne lâche pas Eden des yeux et je fais abstraction du froid et de la légère morsure du vent, de la caresse douloureuse de l’eau sur mon corps. Je suis juste inquiète pour elle qui semble être brisée. Mes cheveux collent à mes joues et je les rassemble au mieux pour les rejeter vers l’arrière. Je me laisse tomber sur le sol dur et ruisselant de pluie plus que je ne m’agenouille. Le choc avec le béton est plus que rude et je retiens une grimace de douleur, j’aurais un beau bleu sur un genou demain matin, c’est certain. Mais je ne lâche pas des yeux mon amie qui tremble et me fixe avec un tel désespoir dans le regard que mon cœur se brise. Un léger rire échappe à Eden et je plisse le nez d’incompréhension. Qu’y a-t-il d’amusant ? Mais il meurt aussi vite qu’il est apparu, et je me demande si je ne l’ai pas rêvé. Son sourire est si faible et hésitant, que l’inquiétude monte en moi. Alouqua n’a toujours rien dit. Je la sens présente, inquiète et prête à surgir. Elle ne juge pas, parce qu’elle n’a jamais interférer entre moi et la Canaïte. J’ai l’étrange impression qu’elle comprend notre relation amoureuse et amicale, à sa manière de Démone. Mais la Succube m’a toujours laissée maitresse de mon corps face à mon amie. D’ailleurs, Eden ignore que je suis possédée. Je n’ai pas osé lui dire, mais cela m’a permis d’encore mieux la comprendre quand elle évoque ses deux personnalités. C’est surement l’image que je renvoie à ceux qui me croisent après avoir rencontré Alouqua. Mais en ce moment, sa voix ne résonne pas dans ma tête, le dialogue quasi continuel que nous entretenons n’est pas là. Mais je la sens qui s’agite, qui se méfie et qui est prête à prendre ma place juste au cas où… Alouqua grogne, siffle et rugit en moi. Il en faudra peu pour qu’elle se manifeste. C’est comme si elle devinait qu’un danger rodait tout près d’ici, elle agit toujours comme cela quand la menace est proche.

Je prends le doux visage tant aimé entre mes mains et force Eden à me regarder, cherchant son regard avec inquiétude. J’ai besoin d’avoir ce contact visuel pour être sure qu’elle est avec moi. Ses yeux sont fiévreux, reflétant un combat interne et une folie qui menace d’exploser. Mes doigts caressent doucement ses joues blessées et je tente de lui offrir un sourire rassurant. Je l’interroge mais elle ne me répond pas de suite. Aucun son ne perturbe le silence nous entourant, si ce n’est le cliquetis de la pluie qui tombe toujours. Elle me fixe enfin, entrouvre la bouche et l’envie de l’embrasser chastement et tendrement me monte à la gorge. Un hochement de tête seul me répond et je libère son visage de mon emprise. Il faut que je l’amène à l’intérieure, à l’abri et que je la sèche. Prendre soin de son corps a toujours un effet apaisant sur son esprit troublé. L’expression d’Eden change à nouveau et ses ongles se plantent sans douceur dans mon avant-bras avec force. Je ne saigne pas, mais des traces blanches apparaissent rapidement et un gémissement de douleur m’échappe. Ça brule, comme quand Princesse me griffe de colère. La voix tremblante et faible de mon amie me parvient. Je la fixe, attendant qu’elle poursuive mais elle semble avoir des difficultés à formuler ses idées. Je tends la main et écarte des mèches humides de ses yeux tendrement. Du regard, je l’encourage lentement, patiente je ne dis rien et lui laisse le temps qu’il lui faut pour me dire ce qu’elle désire avouer. En moi, Alouqua s’est calmée. Elle ne s’agite plus. Elle semble elle aussi attendre la fin du discours. Mais je sens son anxiété et sa détermination. Son silence me pèse, j’aime quand elle me donne son opinion sur tout et rien. D’habitude, elle est aussi très silencieuse quand je suis avec mon amante ou mes proches, mais en ce moment ce silence m’effraye. J’aimerais qu’elle m’interpelle et me sorte ce qu’elle pense ou qu’elle présent. Finalement Eden finit sa phrase : elle est là. L’incompréhension se fait en moi et j’ignore comment réagir.


*Son autre elle comme tu dis, son autre personnalité menace de se pointer*


Je sursaute involontairement, surprise d’entendre la démone dans ma tête. Mon regard a lâché temporairement Eden, avant de revenir sur elle. Que suis-je sensé faire pour l’aider ? Ses yeux me renvoient une expression de peur immense, et je ne trouve aucun mot ou geste pouvant la clamer et la rassurer. J’ignore le combat réel qu’elle mène contre elle-même. Tout ce que j’ai appris durant toutes ces années, c’est que l’autre personnalité de ma compagne est plus violente mais a toujours pris soin d’elle ; qu’elle cherche néanmoins à l’écraser. Les disputes entre elles ne sont pas rares, mais c’est l’autre qui gagne en général, ma tendre amie en sachant pas résister. J’aimerais l’aider, j’aimerais lui dire que je ne risque rien face à son double maléfique. Je suppose qu’Alouqua prendrait ma place si jamais….

*La question ne se pose même pas !*

De nouveau al voix autoritaire et coléreuse résonne dans ma tête et me rassure. Jamais la Succube ne laisserait un danger m’atteindre, il en va de son corps à elle aussi. Ma jumelle maléfique, comme je la surnomme affectueusement, est tapie dans l’ombre là, pas très loin. Elle est sur ses gardes et prête à sauter au moindre signe d’agression. La voix de mon amie me sort de mes pensées et je la fixe avec intérêt. Je comprends ce qu’elle veut dire. Elle tapote sa tempe avec ce regard perdu et suppliant qui me retourne le cœur comme à chaque fois et me fait me sentir si impuissante. Alors que je m’apprête à lui répondre, Eden a un brusque mouvement de recul qui me déstabilise. Je me retrouve fesses sur le sol humide à la fixer surprise. Son regard exprime regret et peur, et je n’ai pas le temps de lui parler qu’elle s’excuse. Rapidement, je me remets sur pieds et me dirige vers elle pour lui empoigner fermement le bras et la remettre sur pieds. Il faut que l’on rentre à l’intérieure et vite. Je commence sérieusement à grelotter de froid. Elle me supplie de l’aider et je la vois s’effondrer à nouveau sur le sol. Délicatement, sans geste brusque je saisis sa main et la force à se mettre debout, l’attirant dans mes bars rassurants. Je la serre tendrement contre moi, sa tête posée sur mon épaule.

« Chut, ça va aller ma chérie. Mais il faut qu’on rentre… Allez, on va se réfugier chez moi et prendre un bon bain. Ne t’inquiète pas, tout ira bien… » Je tente de la rassurer et consoler au mieux par des mots doux et simples, par mes mains qui caressent son dos de manière réconfortante.


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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Lun 6 Fév - 20:18

La vampire s’effondre au sol. Son visage retombe, et ses longs cheveux bruns tombent autour de son visage formant un voile opaque masquant sa vue. Ses vêtements sont gorgés d’eau, légèrement rosés à cause du sang, mais les traces rouges ont presque toutes disparues à présent. Le froid pénétrant ne rend la vampire que plus glaciale, et son apparence que plus inquiétante. Les traits de son visage se compriment, alors que ses muscles se raidissent lorsqu’un ultime sursaut l’agite. Une convulsion, expression physique de son mal être. Ses lèvres frémissent. Je t’en supplie, va-t’en avant qu’elle n’arrive. Ne la laisse pas… ne me laisse pas seule. Incohérente jusque dans ses pensées, la vampiresse s’effondre à la simple idée que son double puisse lui enlever l’unique chose qui fait briller l’éclat sombre de ses nuits. Avant de rencontrer Oxana, Carmilla s’effritait comme une vieille peinture laissé aux bons soins du soleil, de la lune et du temps, ses couleurs palissaient, son caractère n’avait pas la force de lutter contre son double, et il n’y avait rien qui vaille la peine qu’elle se batte. Pourquoi ? Erzébeth était alors toute puissante, devenue reine de la république Tchèque, elle était alors toute puissante, et sans chercher à détruire Carmilla elle s’efforçait néanmoins de l’empêcher à prendre des forces, l’entourant que de personnes aussi psychiquement dérangées qu’elle, la forçant à être témoin d’atrocité, elle ignorait alors que la vampiresse trouverait en Oxana le soutient dont elle avait besoin pour affronter tout ce à quoi Erzébeth la confrontait. De nuits en nuits, de discussions longues et passionnées, en balades qui duraient des heures, en instant de silence contemplatif, à ces bains où Oxana soignait ses blessures et effaçait les traces de sang, la vampiresse avait repris des forces, et la fragile personnalité prenait peu à peu le dessus, chose qu’Erzébeth n’a pu supporter. Et à présent, Carmilla craignait que son double ne lui enlève le seul être capable de faire battre son cœur froid. Une souris verte, qui courrait dans l’herbe, je l’attrape… Carmilla poussa un petit cri, effrayée. C’est la main froide de son amante qui se pose sur son bras, la vampiresse tremble de peur, mais lève tout de même les yeux. Le parfum de la jeune femme l’a toujours rassuré, plus encore, envoûté, l’emportant très loin, dans un monde meilleur, où l’éclat de la lune brillait de mille feu, et où tout n’était que calme et volupté. Carmilla s’en servit, puissant dedans, et tous ces merveilleux souvenirs que lui avait offert la jeune femme, pour cesser de trembler et parvenir à se mettre debout, ce qui lui sembla être un exploit. Oxana l’attira dans ses bras. La vampire craignait de tomber, de soudainement sentir l’attraction du sang de la jeune femme à travers les pulsions de son double diabolique, mais il n’en fut rien. Durant quelques instants, la seule chose qu’elle senti, c’était la douceur de la peau d’Oxana, les petits frissons qui agitait son corps, elle réalisa que son amante était gelée. Ses yeux parcoururent le visage de sa tendre maîtresse qu’elle souhaitait embrasser, couvrir de baiser, mais craignait que ses crocs ne poussent soudainement.

La tête d’Oxana se frotta contre le front de la vampiresse qui se laissa complètement faire. Oxana savait la calmer par de simples gestes. Le simple fait de se sentir serrer ainsi était rassurant. Elle avait toujours eut la curieuse impression d’être en sécurité avec son amie. Mais le sentiment était toujours éphémère lorsque Erzbéth traînait dans les parages. Un frisson la parcourut à nouveau. Elle serra les dents réprimant un sanglot, et enfonça son visage au creux de l’épaule de la jeune femme. Les battements de cœur d’Oxana résonnait à son oreille, mais c’est la voix douce de la jeune femme qui brisa l’ensorcellement que provoquait ce rythme cardiaque si régulier. « Chut, ça va aller ma chérie. Mais il faut qu’on rentre… Allez, on va se réfugier chez moi et prendre un bon bain. Ne t’inquiète pas, tout ira bien… » Comment pouvait-elle songer un seul instant que tout va bien ? Je… elle va venir, si je relâche un seul instant mon attention, je sais qu’elle viendra et elle te fera du mal. Un éclat de rire résonne dans la tête de la vampire. Carmilla sursaute, serrant fort Oxana contre elle, presque trop fort. Elle réalise qu’elle pourrait lui faire du mal juste parce qu’elle a peur, et laisse ses bras tomber le long de son corps. Son visage penché vers le sol, les yeux balayant ses chaussures du regard, elle a la mine d’une enfant prise sur le fait et regrettant amèrement son geste. « Je suis désolée. » parvient-elle à articuler d’une voix hachée et entre coupée de sanglots. Une larme coule sur sa joue diaphane. Elle renifle. Petit chaton, n’ai pas peur… chantonne dans sa tête la diablesse. Et soudainement les yeux de la vampire s’ouvrent en grand, elle saisit son amante par les bras, serrant maladroitement. « Elle… elle va… va te fai… te faire du mal. » bégaye-t-elle en sanglotant et reniflant. Les pensées de la vampire s’affolent lorsque son double lui envoie des images brisées, morcelés, des images de sang, de membres découpés, de morsures profondes et de sang coulant en abondance. « Je veux… je veux pas… » lâche-t-elle en essayant de reculer, mais lâcher le bras d’Oxana lui est impossible. Elle aurait l’impression de lâcher la bouée et de se noyer instantanément. Sa maîtresse mortelle est plus que la femme qu’elle convoite, qu’elle aime, qui la comprend, et l’aime en retour, c’est plus qu’une chute de rein qu’elle aime parcourir du bout de sa langue, c’est aussi la seule chose qui la retienne à ce monde, qui l’empêche de sombrer, qui la pousse à résister aux asseaux de son double. N’ai pas peur… chantonne-t-elle encore. « Elle me punit… j’ai… » Incapable d’articuler un mot de plus, elle se colle à Oxana pour pleurer au creux de son épaule, serrant la jeune femme contre elle, sentant sa peau froide, et sa beauté sublime, sa chair si tendre en dessus du tissus fin. Du bout des doigts elle caresse la peau gelée de la jeune femme.

Tu as si froid. Songe-t-elle sans oser le formuler à haute voix, de toute façon sa voix serait brisée par les sanglots qu’elle ne parvint à réprimer totalement. Caressant la peau de la jeune femme, elle découvre du bout du doigt l’épaule d’Oxana en repoussant le tissus mouillé. La peau blanche légèrement dorée apparaît, humide, belle, sensible à cet endroit précisément, elle sait qu’elle pourrait la faire hurler le plaisir rien qu’en la léchant là, uniquement là. Ses pensées s’envolent, s’agitent, elle ignore l’emprise de son double à cet instant, pensant que son désir pour Oxana ne vient que d’elle, et non de la perversité de sa double personnalité. Ses lèvres s’entrouvrent pour dévoiler sa rangée de dents, parfaites en tout point. Elle ouvre sa bouche, dépose ses lèvres sur la peau, et suce légèrement, juste pour la faire frissonner de plaisir. Serrant Oxana contre elle, Carmilla sent le cœur de la jeune femme aux bord de ses lèvres, contre sa propre poitrine résonnant dans tout son être telle une symphonie. Si délicieuse… Elle sentit ses crocs pousser et pénétrer la chair tendre. Serrant plus fort la jeune femme, elle suce le sang, doucement d’abord, puis plus fort. Délicate fleur au parfum inoubliable… La vampire se penche en avant pour boire plus profondément. Elle sent le plaisir s’insinuer, parce que la morsure est toujours synonyme pour elle de désir charnel, de plaisir partager, de preuve d’amour accordé, une telle intimité ne s’offre pas à n’importe qui, et pour une fois, Oxana est pleinement consciente, ni endormie, ni l’esprit embrumé par le sommeil. Elle ressent profondément l’amour. La vampire suce le sang plus longuement, sans réaliser une seule seconde qu’elle est déjà allée trop loin, qu’elle prend trop de sang, qu’elle devrait s’arrêter, toute envoûtée qu’elle est par le parfum de son amante, par la douceur du moment, dupée et trompée par son double démoniaque.



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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Jeu 9 Fév - 18:50

L’appréhension grandit en moi, bien que j’essaye de la dissimuler à Eden. Alouqua feule, et ses grincements et grognements résonnent dans ma tête. Elle s’énerve. Elle s’agite. Elle manifeste une mise en garde très claire, qui malheureusement en peut atteindre la Vampiresse qui me fait face. Je sens le danger tout proche et la démone réagir. C’est comme si elle savait ce qui allait se passer et se préparer à prendre le relais et à sauter à la gorge de mon amie. Pourtant, elle n’en fait rien encore vaguement contenue par mes pensées rassurantes. Mais j’ai perdu le contact avec elle. Les mots qui lui échappent me sont incompréhensible. Elle ne parle plus ma langue mais celle des Démons. Et si je peux les entendre susurrer dans les ténèbres, je ne peux pas les comprendre. Contrairement aux Esprits, leur langage particulier m’est incompréhensible. J’en déduis que ce n’est guère reluisant pour la Canaïte ni moi, et que la colère doit être à son paroxysme. En général, elle n’utilise pas cette langue. J’essaye de me concentrer sur Eden, assisse à même le sol, les joues souillées de larmes sanguines et en piteux état. Je me dois de la rassurer, de l’apaiser, comme je l’ai toujours fait. Eden présente la posture de la femme écorchée et en pleur typique. Le tableau a quelque chose de captivant et de beau. Cependant je me concentre sur les expressions du visage de ma compagne. De toute manière, avec Alouqua qui feule en moi, il m’est impossible de m’arrêter sur la posture de la Vampire ; sur sa robe qui moule ses formes admirablement et en laisse guère place à l’imagination dévoilant tout. Et puis, ce n’est pas de caresses dont elle a besoin… ou plutôt si mais alors amicale et consolatrice, pas sensuelles et érotiques. Je fixe, pleine d’incompréhension, ma maitresse, qui se couvre le visage et gémit. Je ne sais plus trop quoi faire. La voir ainsi m’est insupportable, mais cette nuit elle ne semble pas réagir comme habituellement à ma présence. Son cri me prend au dépourvu et je sursaute, dans l’incompréhension. C’est la voix grondante d’Alouqua qui me rappelle que ma douce et tendre Eden cache une autre personnalité moins agréable et adorable. La reine des Vampires, sadique et cruelle, une créature que je n’ai jamais rencontrée en dehors des récits de ma douce compagne. J’ai souvent passé mes nuits à la réconforter, à la soigner et baigner pour qu’elle reprenne vie et le dessus. Peu à peu, je l’ai vu devenir plus posée, plus sur d’elle et plus forte. Elle s’est affirmée au point d’avouer m’aimer. Eden semblait aux anges et si forte ces dernières semaines. Et là je retrouve celle que j’ai rencontrée, perdue et perturbée. Je l’attrape délicatement par son bras pour la forcer à se relever. Le froid me transperce de plus en plus, et mes cheveux humides collent à ma peau ainsi que mes vêtements gorgés d’eau et glacés. Elle me fixe, perdue mais semble s’apaiser un peu. Elle me regarde, puis sans me lâcher des yeux, se mets sur pieds lentement. Elle semble revivre un peu. Elle chancelle. Et je l’attire à moi pour la serrer contre mon corps refroidi. Je frisonne, pourtant je reste sous la pluie avec elle contre moi, la serrant tendrement pour la rassurer.

Je dépose mon front contre sa tête et la serre un peu plus fort. Je désire tellement la rassurer. Pendant quelques minutes, elle se détend et se blottis contre moi. Puis elle gémit peureusement à nouveau et vient coincer sa tête dans le creux de mon cou, bien près de ma veine. Lentement, je l’assure que tout va bien. Je l’invite à venir de se réfugier à l’intérieure et je lui propose un bain. Alouqua grogne à nouveau. Je fais confiance à la Démone, si les choses doivent mal tourner, mais j’espère encore pouvoir apaiser mon amie comme toutes les autres nuits par moi-même. Eden sursaute avant de serrer fortement. Je plante mes dents dans ma lèvre inférieure pour ne pas gémir de douleur. Je ne désire pas la faire culpabiliser. À nouveau un feulement me traverse l’esprit. Ma compagne me lâche rapidement et s’excuse doucement. C’est moi qui la reprends contre moi délicatement. Je ne lui en veux guère, elle ne calcule pas toujours sa force. Elle pleure à nouveau et je n’arrive toujours à l’apaiser. Elle me semble tellement perdue ! J’essuie la larme rosée qui roule lentement sur sa peau parfaite. Nouveau changement de comportement, et elle m’empoigne fortement me secouant légèrement. Je la fixe surprise et tente de comprendre sa phrase hachée.


«Ce n’est rien, tu ne m’as pas fait mal. »Je tente de la rassurer doucement, caressant ses cheveux humides et son dos. « Non, ne crois pas ça … Je t’assure ma belle, tout ira bien. »

À nouveau, je chasse du bout des doigts les larmes qui souillent ses jolies joues de poupées de porcelaine. Elle me teint toujours fortement, mais fait un pas en arrière. Cependant, elle ne me lâche pas, petit chaton apeuré qui cherche un contact chaud et rassurant. Alouqua est devenue bien silencieuse. Son regard est trouble et ne se pose sur rien de précis. Elle est en débat avec elle-même oscillant entre calme et panique extrême. Elle se punit ? Enfin son autre personnalité la punit… Mais de quoi ? Je ne comprends pas et je n’ose pas lui poser la question de peur qu’elle ne perdre encore plus ses moyens. Elle revient contre moi, nichant son visage dans le creux de mon épaule. Je referme doucement mes bras rassurants autour de sa fine taille et laisse ma tête prendre appuie contre la sienne. Je sens son souffle glacé sur ma peau et frisonne, ses doigts glissent lentement sur ma peau refroidie et humide. La caresse est un frôlement à peine perceptible. J’ai froid. Il faudrait que j’arrive à la convaincre d’entrer chez moi. La caresse se poursuit, et je ferme les yeux. Je ne peux réprimer mes tremblements de froid, mais je me laisse bercer par la douceur d’Eden. Elle semble ne plus penser à ce qui al trouble, mais me câline doucement. J’apprécie la tendresse et la sensualité du moment, ma maitresse étant assez experte quand il s’agit de partager le plaisir. Je la sens écarter lentement la bretelle de mon top, découvrant ma peau. Et je la laisse faire, curieuse de voir ce qu’elle désire. Je sens ses lèvres venir se poser sur mon épaule, à un endroit précis. Un frison cette fois-ci mélange de plaisir et de froid me remonte le long de l’échine. Niant ma température corporelle trop basse, je ferme les yeux et me laisse faire, penchant la tête sur le côté pour lui offrir un meilleur accès. Un gémissement m’échappe alors qu’elle suçote tendrement ma peau. La pression d’Eden sur mon corps se fait plus forte, me prévenant de tout mouvement de recul. Je suis tellement prise par les sensations que me renvoie mon corps que je ne remarque pas vraiment le silence d’Alouqua. Peut-être désire-t-elle nous laisser un peu d’intimité. Un nouveau gémissement m’échappe. Les canines de la Vampiresse transpercent doucement ma peau et je reteins un mouvement de surprise. Je sais que pour elle c’est une preuve d’amour, de plaisir. J’ai parfois donné mon sang à mon amie, rarement en étant totalement réveillée. Mais la morsure a quelque chose de plaisant et un nouveau soupir m’échappe. Eden accentue sa prise et aspire de plus en plus vite et avec de moins en moins de douceur mon sang. Je frisonne et essaye de la repousser gentiment mais je n’arrive à rien. Je sens ma tête tourner, le manque de sang commence à se faire sentir… Ma vue se trouble. Ma respiration se fait laborieuse. Je perds conscience du lieu et de ce qui se passe. Lentement le noir se fait devant mes yeux….

Mes yeux s’ouvrent lentement. J’observe un moment le ciel gris et la lune à peine visible. Douce nuit… Ténèbres savoureux. Mes mains se posent sur les épaules de la Vampiresse et je la repousse sans ménagement. Elle atterri sur les fesses, pitoyable créature surprise, à même le sol. Mes doigts fins courent sur la blessure et je les portes, rougis de sang, à mes lèvres pour les lécher. Mon regard froid et coléreux se pose alors sur la vile poupée.


«Sale garce ! Regarde-moi ça, maintenant elle va devoir s’absenter demain du travail…» Je persiffle avec rage. Elle vient d’abîmer Oxana, mon merveilleux corps et ma protégée par ricochet. La colère transpire de mon corps, alors que la plaie se referme rapidement. Je perds ma fascination pour la race des Canaïtes face à cette stupide poupée à demi folle et sadique, qui vient d’attenter à mon intégrité. « Tssss si tu vis toujours c’est bien parce qu’elle t’aime ! Sinon je t’aurais arraché le cœur à main nu ! Allez montre-moi ton vrai visage sale sangsue ! »


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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Ven 24 Fév - 19:35

La vampiresse n’a jamais eut aussi peur de toute son existence. C’est si étrange pour une créature de la nuit comme elle de ressentir cette détresse, si peu commun, et pourtant épousant parfaitement la psyché fragile de cet ange aux ailes brisées. Elle serre sa compagne contre elle, comme si elle allait se perdre sans elle. Camilla en a terriblement conscience. Sans Oxana, elle serait sans doute devenue folle. La jeune femme mortelle est la seule personne au monde capable de la rassurer dans ces moments là. A chaque crise, à chaque éveil dans un bain de sang, c’est toujours les bras doux et chauds de la jeune femme qui apaise les cris et les larmes, et bien souvent, c’est sa voix rassurante qui éloigne les ténèbres, ses lèvres charnues et humides qui viennent cueillir les dernières larmes, taire les derniers cris. Mais cette fois-ci, la présence de son amante augmente sa détresse en même temps qu’elle la calme. La sentir près d’elle l’apaise et cependant donne une toute autre dimension à sa détresse, car elle ressent à cet instant sa pire crainte, voir son double démoniaque lui enlever ce qu’elle a de plus cher en ce monde. Elle se tord, pleure, et soudainement serre les bras de sa tendre amante sans comprendre qu’elle enfonce ses ongles dans la peau, sans saisir qu’elle la blesse ainsi, la folie l’emporte, dévorant toute raison, emportant au loin toute notion de prudence et de douceur. L’ange fatal s’agite contre le sein tendre. La déraison l’emporte et la peur panique la saisit. Elle tremble l’enfant à la lèvre pâle, elle a si peur de perdre tout en cette nuit, qu’elle hurle, sans pour autant savoir comment lutter. La peur l’anesthésie. « Ce n’est rien, tu ne m’as pas fait mal. » Camilla ignore pourquoi, mais elle sait que c’est faux. Ces paroles ne sont que tendresses, visant à la calmer, l’apaiser, mais elle sait pertinament que si elle baissait la garde, que si Erzébeth parvenait à la dominer lorsqu’elle est avec Oxana, alors cette dernière serait affreusement blessée, et peut-être pire encore. Camilla couine. Elle se mord les lèvres en secouant la tête avec un rythme si rapide, si frénétique qu’il empreinte plus du désespoir que de la folie. C’est cela qu’elle est, non point folle, mais désespérée à vouloir s’offrir au soleil pour empêcher son double démoniaque de faire du mal à celle qu’elle aime plus que tout autre chose au monde. Pour la première fois depuis très longtemps, elle a eut l’impression de vivre à nouveau, elle se sent si bien lorsque Oxana est là, c’est comme si elle était à nouveau humaine, mortelle, capable de ressentir la joie, capable d’aimer à nouveau, de s’enthousiasmer pour un rien, de se réjouir de passer une nuit à ne rien faire d’autre que de demeurer allongée contre son amante, à écouter sa respiration, à la regarder dormir. Elle ne veut pas perdre cela. « Non, ne crois pas ça … Je t’assure ma belle, tout ira bien. » C’est faux, elle le sait très bien, comme Erzébeth le sait, et Oxana doit le sentir. Ce doux mensonge n’apaise qu’un bref instant la vampiresse, lui rappelant l’instant d’après que tout n’ira pas bien, au contraire. Elle s’étouffe presque dans un sanglot.

Chastement, Oxana essuie les larmes du bout de ses doigts si doux et si fins, la vampire se laisse faire, reposant contre ce sein si chaud et si accueillant, écoutant le doux rythme de la respiration de son amante, se laissant bercer par des songes brumeux et des envies coquines qu’insuffle son double perfide. Lentement, la vampire se calme. Son corps cesse peu à peu de se tordre en tout sens, et son esprit s’affine doucement, lentement, sans pour autant retrouver le chemin de la raison, il va seulement se perdre plus loin, sur cette route étroite et dangereuse dont elle ignore l’existence de cette falaise. Doucement, tout en lenteur, ses gestes sont néanmoins précis, elle découvre un morceau de peau, qu’elle caresse de son souffle froid, laissant les vapeurs de la folie la contaminer, laissant son double lui insufler l’envie et le désir. Elle y répond, se laissant bercer, elle caresse la peau, s’enivre de ce parfum qu’elle adore, lèche doucement cette peau si douce, déposant ses lèvres dessus, elle ne sent même pas le danger venir. Ce geste, elle l’a effectué maintes fois, toujours avec tendresse, toujours avec prudence, mais ce soir, nulle prudence n’est présente, nulle douceur ne saurait résister aux asseaux de la ténébreuse reine qui rêve de posséder tout ce que sa double personnalité aime et chérit. Les lèvres s’écartent dévoilant les canines aiguisées qui s’enfoncent en douceur dans la chair tendre. La plus grande réussite du diable est de faire de parvenir à faire douter totalement de son existence, et en cet instant, c’est aussi celle de Erzébeth qui actionne les fils à distance, bernant Camilla avec aisance, il suffisait de lui offrir ce qu’elle désirait tant, ce que n’importe qui désire de l’être aimé, tendresse et passion, amour charnel, expression des sentiments, et plaisir. L’art de la tactique étant d’endormir l’esprit de Camilla, qui perd le fil de ses pensées, oublie toute prudence, et continue à boire, envoûtée, désincarnée, possédée complètement par son amour, oubliant toute raison. Il est trop tard. La douce Oxana s’évanouie dans les bras d’une Eden à peine consciente de la réalité, d’une Camilla profondément enfoncée dans un rêve tendre et amoureux, n’ayant pas conscience de la faiblesse humaine de son amante, perdant notion de prudence à son égard. Le corps tombe dans ses bras, qu’elle soutient, et serre plus fermement. C’est la surprise qui jaillit de ses prunelles lorsque les mains gelées de sa tendre se posent sur ses épaules et soudainement la repousse.

Tombant en arrière, la vampiresse toute encore endormie par ce doux rêve, chute sur les fesses, les yeux écarquillés de surprise, son regard fixé sur son amante à l’expression méconnaissable. Camilla entrouve les lèvres, surprise, ne comprenant pas pourquoi Oxana l’a repoussé, pourquoi ce refus, alors que cet instant semblait si précieux à ses yeux quelques instants auparavant. Elle ignore encore qu’elle a été roulée. C’est lorsque les doigts de la jeune femme revinrent teinté de sang, qu’elle comprend. Elle se souvient de l’étourdissement, de ce corps plus lourd dans ses bras, et de son entêtement à continuer à boire comme si de rien n’était. Elle referme la bouche, une larme roule sur sa joue. Oxana va la détester à présent. Pire encore, elle aurait pu la tuer ! Erzébeth éclate de rire dans sa tête. Son rire a quelque chose de si malsain, de si irritant, et de si désagréable, comme une symphonie diabolique. Camilla hurle de rage. Elle voudrait tant l’égorger, la dépecer, elle voudrait n’en faire qu’une purée de chair, elle voudrait tant la faire disparaître à tout jamais. [color=darkred]De la rage, de la colère, voilà ce que j’aime chez toi. Camilla frémit de colère. Elle gronde, intérieurement, mais cela s’exprime aussi sur les traits de son visage. « Sale garce ! Regarde-moi ça, maintenant elle va devoir s’absenter demain du travail… » La voix tonnante de Oxana ramène Camilla à la triste réalité. Son amante n’a plus rien de tendre ou de doux, ses yeux lui jette des éclairs, et sa voix a quelque chose de colérique, presque effrayant. La vampiresse relève ses yeux pleins de larmes où la colère demeure encore un peu, mais la frayeur et l’horreur de ce qu’elle a fait prend le pas, les remords ne tarderont plus. « Je… je voulais… j’voulais pas. » gémit-elle, suppliante. Perdre l’amour d’Oxana serait pire que tout. La vampire tend sa main vers elle, et sentant ce regard plein de rage, plein de colère, sa main retombe le long de sa jambe. Ses yeux se baissent. Que pourrait-elle dire ou faire ? Elle a déjà tant fait, et le pire. Elle regrette tant, mais cela ne changera rien, le mal est fait. Le ricanement de Erzébeth résonne dans sa tête, jamais son double n’a semblée aussi heureuse d’elle. « Tssss si tu vis toujours c’est bien parce qu’elle t’aime ! Sinon je t’aurais arraché le cœur à main nu ! Allez montre-moi ton vrai visage sale sangsue ! » Cette manière de parler d’elle-même à la troisième personne, c’est si… étrange. Camilla fronce les sourcils, elle se sent si penaude, si stupide de s’être laissée avoir ainsi, si facilement, et cependant, la surprise est de taille, Oxana n’a jamais agit ainsi, encore moins parler ainsi, d’elle-même à la troisième personne, ni d’ailleurs été aussi vulgaire. Idiote, ce n’est pas elle ! fait Erzébeth dans sa tête, n’hésitant pas à rudoyer un peu. Camilla gémit, grince des dents, alors que Erzébeth la tire en arrière, s’emparant de son enveloppe psychique et la repliant comme une vulgaire couverture. La Reine est toute puissante, Camilla a cru un bref instant qu’elle pouvait l’emporter, mais elle avait oublié qui était la personnalité la plus forte. Erzébeth jette Camilla au fond d’une cellule dans son esprit et l’enferme à double tour. Pas question de risquer d’être troublée. Elle s’avère amusée par la tournure des choses. Un sourire malicieux franchit ses lèvres. Se relevant, elle secoue ses vêtements gorgés d’eau. « Que de vulgarité, cela me blesse vous savez. » fit-elle en portant la main à son cœur et prenant un air faussement blessé. La Reine dévisage l’amante de sa double personnalité, mignonne la bougresse, absolument charmante, mais diablement possédée. Camilla n’avait donc pas senti cette étrange parfum ? La Reine est à quelques centimètres de la jeune femme et peut sentir le parfum du souffre. Peut-être est-ce parce que l’apparition surprise et la gestuelle lui rappelle ce que lui avait conté une mage dans un temps ancien ? Elle ne doute plus, quoi que, peut-être. « Et que de vanité, vous me semblez bien disposée à proféré des menaces, mais moi aussi je vous égorgerais bien la gorge, et que feriez vous donc sans hôte ? » Elle provoque, mais c’est l’unique moyen d’être certaine de ne pas s’être trompé. A priori les chances sont maigres pour qu’une vampire ayant des multiples personnalités tombe amoureuse d’une humaine souffrant des mêmes troubles, et de plus, Oxana aurait dû rester évanouie après une telle perte de sang, mais la Reine déteste s’avancer trop et paraître stupide, alors elle provoque juste pour tester le terrain, mais déjà, elle est fascinée.





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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Sam 10 Mar - 16:59

Jusqu’à cette nuit, je ne m’étais jamais manifestée à Eden. Oxana et elle entretenaient une relation amoureuse des plus étranges, bien avant que je ne courtise la belle brune. Je dois avouer qu’au départ la curiosité était de mise face à ce couple peu commun. Un Vampire totalement schizophrène avec une Médium bisexuelle timide et effacée… Elles ont toujours eu ce lien d’apaisement et de tendresse incompréhensible à mes yeux. Et c’est en parfaite spectatrice, sans donner mon opinion, que j’ai observé leur relation. Les nuits où la Canaïte venait à mon hôtesse, je me faisais silencieuse et discrète, presque invisible et me contentait de ressentir par le corps humain les sensations charnelles et écouter leur propos sucrés et tendres. Ce n’était pas mon problème. Oxana n’était alors qu’un corps nécessaire pour errer sur Terre et faire ce pour quoi Lucifer m’a créée. Au fils des semaines et des mois, je me suis attachée à l’Humaine, créant avec un lien fraternel étrange. Je n’ai jamais été aussi proche d’une hôtesse. Mais j’apprécie la Médium et me manifeste pour la protéger, bien plus que nécessaire. Je suis la partie d’ombres, qui mange son âme et la fait sombrer dans les ténèbres. Mais je suis aussi le côté maléfiques, capable de tout pour qu’on n’attende pas à mon corps et mon hôtesse. Bien sur, de part Oxana j’ai accès à sa mémoire et je sais donc que son amoureuse de Vampiresse est totalement schizophrène. Une double personnalité, qui ne s’est jamais manifestée à ma protégée, comme je ne me suis jamais montrée à la Suceuse de sang. Je suis restée une observatrice attentive et curieuse, essayant de démêler ce qui ne pouvait l’être par mon esprit perverti.

Mais cette fois-ci, les choses sont différentes. Et mes mises en gardes vaines. Oxana n’accorde pas beaucoup de crédit à mes propos, pensant naïvement pouvoir calmer sa maitresse comme à chaque fois. Malgré sa vision de son corps ensanglanté et mes nombreux feulements de colère. L’irritation monte en moi, alors qu’elle tente de m’apaiser et de calmer Eden. Je finis par l'insulter d’idiote et par grommeler dans ma langue démoniaque. Je n’aime pas ce que je sens et lis en la Vampiresse. Je n’aime pas cette impression que quelqu’un tire les ficelles dans l’ombre. Ma colère croit à mesure que les minutes s’égrainent et peu à peu le silence se fait. Nul ne touchera à ma protégée et à mon corps. Et si pour cela il faut tuer la Canaïte, je le ferais. Oxana survivra à la perte de l’être aimé. Je l’y aiderais et puis je lui trouverais quelqu’un de mieux pour elle. Tiens cela pourrait être intéressant, lui trouver un véritable, ou une ne soyons pas fermée à toutes possibilités, amant. Je médite sans livrer mes pensées à l’Humaine sur qui et comment remplacer la vile créature dont elle s’est entichée. Ma fascination et mon sentiment d’être proche de cette race n’entrent nullement en ligne de compte. Pour une fois, je ne suis que frustration. Mais je ne prends pas la place d’Oxana. Pour le moment, elle semble gérer et canaliser son amante. Pour combien de temps ? Peu selon mon expérience… Je me tais, me la jouant boudeuse, alors que je n’attends que l’occasion de sortir de l’ombre et de prendre sa place pour foutre la raclée du siècle à cette sale garce schizophrène. Pendant quelques minutes, je sens Oxana se détendre et se rassurer. Eden agit presque normalement, posant ses lèvres sur la peau froide de mon hôtesse. Si la Médium arrive à croire au mirage de volupté et sensualité que lui offre la Canaïte, pour ma part je ressens fortement le danger que les crocs nacrés trop prêt de la peau représentent pour elle. C’est un geste que la Vampire a déjà maintes fois eu, cela endort la méfiance de ma protégée. Mais pas la mienne. Je veille, silencieuse et rageuse, prête à faire couler le sang, dans l’ombre de son esprit. Mon attention est à son paroxysme. Les dents s’enfoncent dans la chair. Oxana frémit de plaisir. Mais pour une fois, je ne partage pas ce sentiment. Un grondement m’échappe, mais elle ne l’entend guère. Elle suce le sang vile Créature, trop vite et en trop grande quantité. Oxana faiblit et perd peu à peu connaissance. Mais avant qu’elle ne s’évanouisse, je sors de ma réserve. Le même schéma : les yeux d’Oxana se ferment un bref instant et les ténèbres se font. Et puis c’est moi, qui ouvre mon regard brillant sur la nuit humide. Et comme n’importe quel être, Eden n’a même pas sentit la différence. La faite-elle d’ailleurs ? Je le repousse avec un feulement de colère et elle atterrit pitoyable poupée désenchantée sur le sol dur et ruisselant d’eau.

L’âme d’Oxana gémit de douleur, mais elle n’a plus de force. Elle se terre, tremblante et repliée sur elle-même et me demande pardon d’avoir été sourde. Elle souffre d’avoir été la victime de celle qu’elle aime, mais comprend qui l’a dupée. Dans mon esprit, sa voix faible et brisée résonne doucement. La pauvre petite s’en veut de ne pas avoir vu venir le coup et de m’avoir forcée à sortir de ma cachette. Elle se replie, en sécurité et fait silence, me laissant seule maitresse de la suite. Je lui susurre des propos mielleux et rassurants. Tout ira bien maintenant. Elle vivra parce que je la possède. Je vais régénérer son corps, et combler le manque de sang. Elle le sait et m’en est d’avance reconnaissante.

Mes doigts frôlent la plaie et je les ramène rougis de sang à mes lèvres pour les lécher consciencieusement. C’est vrai que son liquide vital a bon goût. Je feule de rage, prévenant la Vampiresse de ma colère tout en la fixant avec colère et sans aucune douceur. La différence est immense entre l’amoureuse douce et la Démone rageuse. Mon regard se fixe sur elle et je ne la lâche guère du regard. La plaie à ma gorge se referme rapidement, ne laissant que deux petites traces blanches, qui auront tout aussi vite disparu de ma peau. C’est un regard surpris que me lance la Suceuse de sang, elle ne comprend pas. J’en rirais presque si je n’étais pas aussi sujette à la colère. En tant que Lucifuge, j’ai un très mauvais caractère ne supportant ni la frustration, ni d’être une victime. Et la Créature ténébreuse , qui git au sol, a réussi à mettre m’énerver. Mais ce n’est pas à la Eden brisée et trop douce que je veux parler, c’est à la sale vipère, qui joue avec elle dans son esprit. C’est à cette sale garce là que je veux donner une leçon, histoire qu’elle garde ses mains, crocs et yeux loin de mon Oxana. Je rugis insultes et mises en garde. Si elle vit c’est parce que ma douce Oxana l’aime. Mais cela pourrait changer, je pourrais très bien influencer les sentiments de mon hôtesse. Après tout je vis en elle tout le temps, je suis elle en quelque sorte bien que nous soyons deux êtres distincts. Cependant de nous deux je suis la plus forte, la sœur dominante. Pitoyablement, la Vampiresse présente ses excuses, mais je la foudroie toujours du regard. Elle ne me donne guère ce que je désire là. Alors puisqu’elle ne comprend pas, j’ordonne. C’est son double maléfique et joueur que je veux. La Canaïte gémit, se replie et ne comprend pas ce que je lui veux ni qu’elle n’a plus sa maitresse face à elle. Son expression change et je constate avec satisfaction que l’autre personnalité a remplacé la trop craintive Eden. Ainsi donc me voilà face à la Reine des Vampires. Elle se relève avec ses grimaces d’aristocrate, qui se croit supérieurement à moi. Un feulement m’échappe. Elle m’exaspère déjà. Et dire que je ne peux point la tuer… Quoique…


« Oh son altesse royale est choquée ! Quelle insolente je fais ! » Je minaude sur une fausse voix désolée en la fixant avec le même regard assassin.

Que croit-elle que je vais me mettre à genoux devant elle ? Je dévisage l’ennemie et fais une moue boudeuse. Si je le voulais, elle serait déjà réellement morte cette sangsue. La Canaïte me fixe, me renifle sentant surement l’odeur de souffre, qui est plus présente maintenant que je suis au devant de la scène. J’ai toujours été étonnée que malgré ses sens l’amante vampirique d’Oxana ne remarque point ce détail. Surtout qu’elle venait relativement prêt comparé aux autres Vampires qu’elle côtoie. Elle reprend la parole et j’éclate de rire, follement amusée ! Elle va m’égorger ! Et bien voyez-vous cela ! Quelle vanité et air hautain elle possède la salope aux regards chocolat. Mon rire se meurt et mes yeux se plantent dans les siens. Je glisse une langue rougie par le sang d’Oxana sur mes lèvres pulpeuses.


« Alors ça vois-tu j’en doute ma chère ! Et ce pour deux raisons, tant que je serais en elle, Oxana sera immortelle et ensuite avant même que tu n’es bougé, je t’aurais tuée. » Je réplique avec une ricanement amusé. Que croit-elle ? Qu’elle aura le temps de m’atteindre ? Elle n’est pas sérieuse ou alors plus folle que je ne le croyais.

J’avance d’un pas, menaçante. J’ai bien envie de lui arracher la tête ou pour la symbolique le cœur mais ce serait malhonnête. Pour le moment, je l’observe, peu amicale, lassant ma colère parler. Puis sans prévenir, je me déplace rapidement et l’empoigne par la gorge le soulevant du sol avec un ricanement avant de la balancer plus loin. De nouveau, elle chute douloureusement sur le sol


« Tu vois entre mes mains tu n’es qu’une poupée fragile ! Alors ne me provoque pas trop ou tu y perdras beaucoup … et avec souffrance. » Je lâche en glissant une langue gourmande sur mes lèvres. Oh oui une séance de torture… Cela fait longtemps tiens !

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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Jeu 15 Mar - 22:18



Erzébeth a longtemps joué les spectatrices devant le jeu des deux amantes. Soit, si sa seconde personnalité penchait vers une médium, pourquoi s’y opposerait-elle ? Elle sait parfaitement que Carmilla pourrait empoisonner sa vie si elle le désirait vraiment. Alors elle avait laissé faire, sa seconde personnalité étant moindre, plus faible, plus facilement manipulable, elle n’y avait pas vraiment prêté attention jusqu’à cette nuit là, une nuit banale en soit, exceptée que Carmilla a prit le contrôle alors que la Reine ne s’y attendait pas. Déstabilisée, furieuse et frustrée, la Reine a décidé de prendre les choses en main. Si Carmilla devenait plus forte ? Et si l’amour partagé avec cette stupide médium la rendait capable de lui faire face ? Pire encore et si les polarités s’inversaient, et si c’était Carmilla qui opérait et décidait quand elle venait quand elle disparaissait ? Erzébeth ne pouvait laisser une telle chose se produire. Elle aimait bien trop le pouvoir pour y renoncer, et le contrôle de son corps, de son esprit était primordial, le premier pouvoir qu’on puisse posséder, le seul qui vaille vraiment la peine de se battre pour. Machiavélique à souhait, elle avait tout organisé pour terrifié à tout jamais Carmilla. Un petit massacre comme elle en a le don, et c’était plié. Carmilla aurait le cœur brisé en voyant ce qu’elle avait fait. Mais il avait fallu qu’elle se rende chez la médium, chez son amante, le cœur brisé mais encore capable de trouver le chemin du seul foyer pour la personnalité faible. La Reine s’était simplement contenté d’insinuer la folie dans l’esprit de Carmilla, pensant que l’idiote tuerait son amante sous son impulsion ou au moins la terrifierait assez pour perdre sa confiance. Ce n’était tout de même pas de sa faute si Carmilla était suffisamment stupide pour la mener chez son amante alors qu’elle était furieuse et avide de sang ! Et tout aurait marché sur des roulettes si l’amante en question n’était pas possédé. Erzébeth se senti idiote de ne pas l’avoir senti immédiatement, mais après tout, elle n’avait connu Oxana que par l’intermédiaire de sa double personnalité, et les souvenirs qui lui restait étaient fugace, pas assez clair pour qu’elle puisse en tirer des conclusions, la preuve elle avait cru que cette petite histoire d’amour était sans la moindre importance. Cruelle erreur. L’amour de la médium avait apporté suffisamment de force à Carmilla pour se rebeller, pour parvenir à prendre le contrôle une nuit. La Reine ne referait plus la même erreur. Devait-elle tuer la belle amante pour cela, et risquer de subir les pleurnicheries de Carmilla, elle le ferait sans la moindre hésitation. Seulement, la médium était possédé par quelque chose et son instinct lui hurlait que c’était un démon. Elle n’y connaissait pratiquement rien sur le sujet, mais elle connaissait bon nombres de sorciers, et l’odeur de souffre qui lui parvenait ne laissait guère de place au doute. Elle se souvenait des paroles de la mage noire qui la servait dans l’ancien temps. Les démons ne sont pas fiable, ils ne font que mentir, et surtout, la seule chose qui les intéresse c’est consumer des âmes. En d’autres circonstances, la vampire aurait été ravie de rencontrer enfin un démon, elle aurait ignoré les avertissement qu’on lui avait donné par le passé, elle aurait simplement chercher à satisfaire sa curiosité. Mais la situation était différente, et la vampire bien que conservant sa superbe était toujours sur les charbons ardents, vexé de se trouver insulté, furieuse contre son double, et surtout, elle détestait être prise par surprise.

La jeune femme en face d’elle ressemble peut-être à une simple humaine avec un joli minois, mais le regard étincelant de colère, et le feulement qui s’échappe de ses lèvres ne laisse aucun doute quand à sa véritable nature. La Reine ne peut s’empêcher d’être subjuguée quelques instants en voyant ce visage se déformer sous l’effet de la colère. Jamais encore elle n’avait vu quelqu’un de possédé par un démon, c’était un spectacle étonnant, fascinant. « Oh son altesse royale est choquée ! Quelle insolente je fais ! » Qui a dit que les démons n’étaient pas un brin provocateur ? La Reine n’en avait jamais rencontré auparavant, mais elle les imaginait différemment, sans doute bien moins rentre-dedans, et surtout moins agaçant. Sa moue boudeuse énerve la vampiresse qui se demande bien ce qui la retient de lui donner une petite correction. Carmilla glapit à l’intérieur, lui hurlant de ne pas toucher à un seul de ses cheveux. La Reine n’en a que faire de l’opinion de son double. La Reine reprend la parole en choisissant de menacer à son tour la démone. Qu’importe, autant jouer carte sur table, oui l’idée de lui découper la gorge l’a déjà effleuré, et à cet instant elle est devenue très forte. « Alors ça vois-tu j’en doute ma chère ! Et ce pour deux raisons, tant que je serais en elle, Oxana sera immortelle et ensuite avant même que tu n’es bougé, je t’aurais tuée. » La Reine croise les bras devant sa poitrine avec un air hautin en disant long sur ses pensées. Elle ne croit pas instant la démone, et surtout, elle ne l’en croit pas capable. C’est peut-être imprudent, après tout, elle ne s’y connaît pas vraiment en démonologie, peut-être bien qu’elle pourrait y passer la première. Mais elle a cependant marqué un point. « Tant que tu vivras en elle, voilà un point intéressant. » murmure la Reine avec un sourire sadique. Elle n’a jamais caché ses penchants pour les histoires tortues et les coups en traître. En fait, elle excelle dans le domaine, mais d’après ce qu’on lui a dit, les démons sont aussi redoutable à ce jeu là. La démone apparaît brutalement derrière la vampire, la saisissant à la gorge pour l’envoyer balader au sol. Elle se relève la lèvre en sang, non celui de la médium possédé, mais le sien, une de ses canines a percé sa lèvre dans la chute. La Reine s’époussette comme si de rien n’était. La douleur est quelque chose qu’elle gère magnifiquement, à contrario de son autre personnalité. Comme si toute la puissance de caractère avait été accordé à l’une pour délester l’autre. La véritable faiblesse d’Eden, c’est Carmilla. « Tu vois entre mes mains tu n’es qu’une poupée fragile ! Alors ne me provoque pas trop ou tu y perdras beaucoup … et avec souffrance. » La Reine s’essuie la lèvre du bout des doigts, observant le sang rouge sur ses doigts avant de les enfourné dans sa bouche. Elle les suce longuement en observant son ennemi avec un air malicieux légèrement sadique. « C’est amusant ça, la douleur c’est mon domaine. » répond-t-elle en avançant d’un pas. Le sang de la famille massacré opère son petit miracle réparant les os brisé, effaçant la douleur et les égarements du corps. « Insinuerais-tu que tu serais capable de me surpasser dans le domaine ? »



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Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science de perdre au fond d'un lit l'antique conscience. Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants, et fais rire les vieux du rire des enfants. Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles, la lune, le soleil, le ciel et les étoiles! Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés, lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés, ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste, timide et libertine, et fragile et robuste, que sur ces matelas qui se pâment d'émoi, les anges impuissants se damneraient pour moi! Charles Baudelaire

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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Jeu 5 Avr - 15:56

Mes mises en garde n’ayant servi à rien, je ne peux que constater que la Vampiresse est entrain de vider de son sang mon hôtesse. Et la colère s’empare de moi et ce pour diverse raisons. Premièrement, Oxana est à moi ! Je me suis attachée à cette Médium timide et qui s’avère être une cohabitante bien agréable et douce. Elle n’a jamais posé de questions sur Ems activités nocturnes, sur comment j’utilisais son corps quand elle sommeille et que je perverti une proie. Elle ne s’est jamais opposée à mes choix de cible. Non, elle commente rarement mes faits et gestes, se laisse dominer quand je le désire et se fait douce et gentille. Elle a même refait une partie de sa garde-robe selon mes désirs. En contre partie, bien que je ne ma lasse pas de commenter ses rencontres et propos, je me montre câline et gentille, protectrice. J’ai promis qu’il n’arriverait rien à son corps tant que je la posséderais et je compte bien tenir parole, dû ai-je pour cela tuer sa maitresse vampirique. Qu’importe. Elle se remettra de cela et je serais assez fine, courtoise et séductrice pour qu’elle ne m’en veuille point. Mais hors de question que la Canaïte la vide de son sang. Ma protégée mérite vachement mieux comme amante qu’une psychopathe déséquilibrée souffrant d’un dédoublement de personnalité ! Alors face au danger imminent, je me suis imposée et j’ai remis à sa place la sangsue. Je n’ai rien d’aguicheur ou tentateur, je suis seulement en colère. Une rage noir, brulante comme seule ma race peut en avoir, qui transperce mes yeux et foudroient l’importune Créature. Mais cette dernière ne plie pas, habituée à être maitresse et respectée, elle réplique. Qu’espère-t-il pauvre cadavre ambulant ? Que moi, une Succube millénaire façonnée par la main de Lucifer et amante de certains Satans, je vais plier et m’agenouiller devant elle ? Elle sera morte avant. Même avec son âge, je flaire le demi-millénaire, elle ne pourra me résister. Je pourrais l’hypnotiser, jouer avec elle ou tout simplement la démembrer et la faire souffrir atrocement avant d’arracher son cœur à main nue. Même diminuée car limitée par un corps physique et humain, je reste supérieure à une Canaïte. Et surtout, oh oui surtout, j’aime trop le sang, la souffrance et l’odeur de la mort lente et agonisante pour en pas laisser ma rage démoniaque l’emportait sur ma raison et la réserve que j’ai toujours mis face aux relations de ma tendre Oxana.

La stupide créature immortelle me fait face avec superbe et ose me tenir tête. Qu’espère-t-elle gagner ? La seule raison pour laquelle je retiens encore ma colère et mon envie de la dépecer vivante, tant est qu’elle le soit un minimum, est l’amour qu’Oxana lui porte ou plutôt porte à son double faiblard. Mais cela ne sera pas longtemps une barrière, d’autant plus que mon hôtesse gémit de douleur et pleurniche en moi. Sa tristesse et sa souffrance alimente ma colère autant que l’air arrogant et supérieur de la catin vampirique qui me fait face avec orgueil. Un claquement nerveux de langue m’échappe suivi d’un feulement de colère. Je la fixe, des idées de tortures typiquement démoniaques me venant à la tête. À son attitude et sa manière de me fixer et de réagir, je peux deviner qu’elle ignore ce qu’est un Démon. Elle frôle peut-être du bout des doigts ce que je suis, mais ne peut le deviner. Elle ne sait rien de ma race, ses gestes et propos me le démontre. Alors que moi je connais relativement bien les Vampires pour en avoir souvent côtoyé, j’ai même couché pour le plaisir avec des mâles et femelles de son espèce. Longtemps mon terrain de chasse a été le même que le leur, et longtemps j’ai appris à vivre parmi eux. Après tout, je me sens plus proche d’eux que des autres démons, excepté mes sœurs Succubes. Alors j’ai un avantage sur l’arrogante catin, et je compte bien lui aire sentir à quel point elle m’est inférieure. Rabattre son caquet et l’humilier, la ridiculiser avant d’ne finir…. À moins de lui imposer les gémissements de son autre personnalité pour avoir convaincu Oxana de se donner et d‘aimer une autre femme ou pire un homme ! Ma langue glisse gourmande sur mes lèvres pulpeuses. Oh, l’idée est tentante. Mais ne nous arrêtons pas à une possibilité, les deux ensemble seront plus jouissif !

Je glapis et me moque d’elle, susurrant des fausses excuses pour mon langage vulgaire. Enfin vulgaire, ça aurait pu être pire et surtout plus cru et directe. Mais la ridiculiser est amusant, vaguement car je reste énervée mais l’ironie ressort d’elle-même. Je sens sa frustration et sa colère et je m’ne nourris habillement. Oh lui faire perdre ses moyens sera amusant et me facilitera la vie. Réactive et sotte, elle menace de me trancher la gorge et d’éliminer ainsi Oxana. C’est après tout ce qu’elle essayait de faire avant que je ne la remplace. J’arque un sourcil. J’éclate d’un rire mélodieux mais inhumains par sa perfection avant de lui cracher que tant que je serais en la Médium elle ne pourra rien. Mais j’ajoute une menace. Qu’elle tente cela et j’aurais son cœur mort mais palpitant dans ma main droite et j’en boirais le sang pour la forme en la regardant s’éteindre et finir en tas de cendres. Contrairement aux apparences, je ne lui livre pas un moyen d’éliminer ma protégée. Elle n’est pas chasseur et n’a donc aucune lame séraphique, d’ailleurs en connait-elle l’existence ?, et n’est pas assez croyante et pure pour m’exorciser. Je resterais donc là ou je suis. Et même si par bonheur pour elle, elle avait dans ses connaissances des personnes capables de le faire et y arriver, je reviendrais des Enfers, j’implorerais Belzébuth ou Asmodeus de m’aider, voir Astaroth le sanglant et sadique. Peu m’importe le prix à payer, que ce soit d’être leur esclave ou leur victime consentante pour des tortures, tant qu’ils m’offrent vengeance et son sang. Avec son air supérieur et agaçant que j’ai envie de lui faire ravaler, elle susurre une vague menace. J’éclate à nouveau de rire, pouffe et me moque ouvertement de sa naïveté.


« Sois réaliste pauvre idiote, tu ne pourras pas me chasser de là… Et quand bien même par miracle tu y arriverais, tu n’imagines pas ce que je te ferais pour que tu me payes l’affront…. Ni à qui je pourrais quémander ton cœur mort et tiède. Contrairement à toi, je n’ai aucune limite et je suis prête à bien des choses inimaginables pour une vile catin dans ton genre. » Je susurre en léchant mes lèvres tel un fauve se pourléchant les babines avant d’attaquer une proie. « Tu as été Humaine, tu es brissable…. Nous pas. »

Aimant illustrer mes propos, je me déplace trop vite pour être vu et l’empoigne par la gorge, serrant à en bleuir sa peau fine. Et je la repousse fortement, l’envoyant à nouveau au sol. Un sourire sadique, qui n’a rien de charmant ni séducteur, étire mes lèvres. Fière et trop têtue pour faire profil bas et sauver sa tête, elle se relève et essuie le sang qui coule de sa lèvre transpercée de ses canines pointues. Je lui fais remarquer qu’elle n’est qu’une poupée entre mes mains et que si elle s’entête, elle va souffrir. Elle joue le jeu, crétine finie, en me provoquant encore plus. Elle guérit s’étant probablement abreuver de sang frais récemment. J’arque un sourcil, lâche un feulement de prévention alors qu’elle avance vers moi. J’hésite suicidaire, trop sur d’elle ou totalement imbécile ?

« laisse-moi rire, la mal, la souffrance et la perversion quel qu’elle soit ont toujours été le panache de ma race. Toi, tu n’es qu’une petite joueuse, qui n’y connait rien en douleur et pense pouvoir rivaliser avec moi. Mais de nous deux, ce sera toi qui souffrira le plus …. Et oh tu sais quoi, je vais avant de t’arracher le cœur t’empoissonner l’existence…. Considère que ton double va souffrir et geindre. Oh ça oui ! Je lui ferais même de superbe film très suggestif des ébats d’Oxana avec d’autres…. Comme cela elle ne doutera plus d’avoir été abandonnée…. Ensuite, je vais m’amuser avec toi et après tu pourras avant d’expirer dire que tu sais ce qu’est la souffrance morale et physique ! » J’expose mon plan, une main sur les hanches l’autre voletant avec un sourire émerveillé. « Et si ça ne suffit pas ma chère aimée, j’inviterais quelques amis plus hauts placés à venir faire joujou avec toi…. Ils seront ravis. »


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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Mar 10 Avr - 16:26

Nullement terrorisée en comprenant qu’elle a affaire à un démon, la vampire n’a pas la moindre intention de se laisser démonter, encore moins de laisser cette créature la dominer d’une quelconque manière qui soit. Camilla est peut-être du genre à s’effacer, mais Erzébeth est une créature dominante, par son sadisme et son goût pour les victimes consentantes, elle semble afficher un visage parfois doux et peut-être manipulable mais c’est en quelque sorte sa folie qui la protège de toute manipulation. Même les plus grands télépathes se cogneraient à sa folie subversive. Pénétrer son esprit est dangereux, presque tout autant que tenter de la menacer. La Reine aime jouer avec le feu, surtout qu’elle a rarement d’ennemis à sa taille. Les chasseurs reculent lorsqu’ils réalisent que non seulement elle ne plie pas l’échine, mais qu’en plus, elle est prête à prendre dans ses mains un objet en argent pour le retourner contre son propriétaire. Les autres vampires finissent par laisser tomber lorsqu’ils comprennent qu’elle aime posséder, envoûter et détruire, et que non seulement elle aime la douleur mais qu’elle en devient maître. Personne ne lui a jamais véritablement résister. Son seul ennemi, c’est le Prince de Prague. Il cache bien son jeu derrière ce masque de gentleman, et elle est sans doute la seule à voir en lui quelqu’un de presque aussi fou et dégénéré qu’elle. Alors, face à la démone, qui en toute autre occasion aurait éveillé la curiosité et la fascination de la vampire, elle ne se laisse nullement démonter, et n’affecte même pas le moindre scrupule à menacer de mort. Pourquoi cette arrogante créature continue-t-elle de la menacer comme si elle disposait de tous les pouvoirs de la terre ? C’est sans doute la première fois qu’elle croise quelqu’un qui ne lâche pas le morceau, quelqu’un qui semble aussi obstinée qu’elle et la première fois qu’on lui résiste véritablement sans fuir, sans user de simulacre. La vampire reconnaît là une sacrée ennemie, et pourrait se féliciter d’être tomber sur cette perle rare, mais la démone ne lui en laisse guère l’occasion. La vampiresse sent la colère couler dans la démone lui faisant face, elle sent que cette dernière est tout à fait furieuse, et prête, oui, à exécuter ses menaces. La seule différence, c’est que Eden elle pourrait le faire juste pour s’amuser, et n’a pas besoin d’être en colère pour cela. La raison de sa fureur plus tôt a disparu au même moment que la démone est apparue, et au fil de l’échange, la colère de la vampire s’est métamorphosé en un amusement. La démone tente sans doute de la menacer, voulant faire passer un message, mais la vampire y est complètement aveugle. Pour elle tout cela n’est qu’un défi qu’on vient de lui imposer et elle compte bien le relever. La démone poursuit ses menaces et ses insultes, mais la Reine s’en amuse. « Sois réaliste pauvre idiote, tu ne pourras pas me chasser de là… Et quand bien même par miracle tu y arriverais, tu n’imagines pas ce que je te ferais pour que tu me payes l’affront…. Ni à qui je pourrais quémander ton cœur mort et tiède. Contrairement à toi, je n’ai aucune limite et je suis prête à bien des choses inimaginables pour une vile catin dans ton genre. » Catin, idiote, quelle originalité dans les injures et que de paroles purement effrayante. La vampire au sourire amusé mime un frisson avant d’éclater de rire. Par son attitude, elle ne fait qu’attiser la colère de la démone, mais Eden n’a jamais été quelqu’un de très prudent. La situation l’amuse et elle en joue. « Bouh, j’ai peur ! » susurre la vampire d’un ton moqueur. « Tu as été Humaine, tu es brissable…. Nous pas. » La vampire n’a pas le temps de répliquer, la démone lui fonce dessus et la saisit à la gorge.

La vampire échoue sur le sol. Le choc est impuissant mais pas assez pour une immortelle qui s’abreuve très régulièrement de sang humain. Elle se relève avec seulement ses lèvres vermeilles brillantes de sang. Passant sa langue sur ses lèvres, elle observe la démone avec son petit air sadique. La vampire est une créature de la nuit qui se nourrit d’être humain, mais qui passe le plus clair de son temps à infliger la douleur aux autres, et de ses jeux sadiques et sado-maso avec une vampire plus folle encore qu’elle, est quelqu’un qui maîtrise parfaitement la douleur, la sienne d’abord, mais aussi celle qu’elle inflige aux autres. La vampire se relevant donc, amusée, provoque une fois encore la démone. Si ce n’est que cela qu’elle a offrir, c’est bien peu, et pas assez pour impressionner qui que ce soit. Même un humain serait capable de faire mieux. Et la vampire ne masque ni son mépris, ni son insolence. « Laisse-moi rire, le mal, la souffrance et la perversion quel qu’elle soit ont toujours été le panache de ma race. Toi, tu n’es qu’une petite joueuse, qui n’y connait rien en douleur et pense pouvoir rivaliser avec moi. Mais de nous deux, ce sera toi qui souffrira le plus …. Et oh tu sais quoi, je vais avant de t’arracher le cœur t’empoissonner l’existence…. Considère que ton double va souffrir et geindre. Oh ça oui ! Je lui ferais même de superbe film très suggestif des ébats d’Oxana avec d’autres…. Comme cela elle ne doutera plus d’avoir été abandonnée…. Ensuite, je vais m’amuser avec toi et après tu pourras avant d’expirer dire que tu sais ce qu’est la souffrance morale et physique ! » Ignore-t-elle donc tout des doubles personnalités ? Plus l’une souffre, plus elle s’éteint, plus elle s’étiole et s’amoindrit. Si Oxana était enlevé à Camilla, Erzébeth pourrait tranquillement faire tout ce qu’elle désirait sans plus craindre l’arrivée inopinée de son double. Que son double faible souffre, après tout, c’est ce qu’elle avait l’intention de faire ce soir. Quand à des vidéos d’ébat, c’était pas vraiment la meilleure stratégie, mais pourquoi diantre la vampire s’opposerait à cela ? Que Camilla disparaisse était son vœux le plus cher. « Et si ça ne suffit pas ma chère aimée, j’inviterais quelques amis plus hauts placés à venir faire joujou avec toi…. Ils seront ravis. » La Reine sourit. La démone ne s’y connaît vraiment pas en menace, ni en vampirisime ou alors elle n’a eut affaire jusqu’à présent qu’à de gentils vampires qui n’aiment pas s’amuser. Faisant quelques pas, gracieuse à l’extrême, provocatrice certes, mais séductrice aussi, parce que plus la démone tente de la menacer, plus elle semble délicieusement appétissante. « Oh je t’en prie fait. J’aime tes propositions diablement indécentes. » Elle s’approche de la démone avec des yeux d’une gourmande. Oxana avait semblé toujours effroyablement fade pour la diabolique reine vampire, mais la démone elle semblait savoir comment s’amuser. « Peut-être pourrais-je moi aussi invité quelqu’un, qui se plairait assez à ce genre de soirée. » Bien sûr, elle songeait à Katia. Qui d’autre serait assez fou pour aimer danser autour du feu et s’y brûler les ailes ?



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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Dim 29 Avr - 12:21

Colérique de nature, manipulatrice et violente comme tous mes semblables, je supporte peu l’affront et la provocation. Hors en elle, la Vampiresse renferme tout ce qui m’horripile : elle a failli tuer Oxana, me défie du regard, se croit supérieure et ose me donner des ordres. Mais ma colère l’amuse et cela me fait enrager. Ah donc elle n’a peur de rien et trouve positif que je m’emporte sur elle ? Mais comment réagirait-elle à l’inverse ? Après tout pourquoi me fatiguer avec une vile créature dont l’âme déjà damnée ne me rapportera rien en Enfer ? Je ne m’intéresse en général qu’aux Humains car ils me rapportent quelque chose quand je leur vole leur âme. J’ai aussi un attachement particulier à certains Canaïtes, me sentant proche d’eux par cette capacité séductrice que nous partageons. Ils éveillent mon intérêt et ma curiosité. Les autres Créatures, je les évite si je le peux ne cherchant aucun contact. J’ai menacé, tempêté et elle en rit. Soit si elle me trouve amusante, tant mieux pour elle. Mais elle, elle ne m’amuse pas. Et le désintérêt nait en moi comme quand j’ai rencontré cette petite Lycanthrope, qui m’a fait face et a elle aussi usé de menaces envers moi. Ma langue passe sur mes lèvres. Si vraiment, cette peste touche encore à Oxana, alors oui j’inviterais quelques amis plus hauts placés ou spécialistes en torture et nous nous amuserons volontiers avec son joli corps de poupée. Mais pour l’heure, mon rôle s’arrête là. Et je ramène un semblant de calme en moi et ainsi me mets apte à réfléchir pratique. La pluie continue de tomber, mais les vêtements fins de mon hôtesse sont déjà gorgé d’eau et de toute manière je ne ressens pas le froid ni la chaleur comme une Humaine. Mes yeux reprennent lentement une couleur plus chocolat que noir encre, redevenant vaguement humains. Je garde mon air hautain et supérieur et je la fixe. Elle ne semble pas avoir compris que je suis plus rapide, plus forte et puissante qu’elle. En réalité, elle est complètement folle et surement sadique voire masochiste dans le fond. Rien pas même la menace de faire souffrir son double ne la touche, à moins que cela lui fasse plaisir… Dans ce cas-là, il vaudrait mieux chouchouter le double et l’armer contre elle. Qui sait, peut-être pourrais-je y arriver. Pour le moment, je ne l’abime pas, parce qu’Oxana aime l’autre personnalité et que lui arracher le cœur la ferait souffrir. Mais je garde l’option en mémoire au cas où… Et puis j’offrirais son sang à Byleht, en gage de pacte de paix entre nous. Il raffole du sang. J’observe encore un moment la vil créature, au sourire amusé et ironique. Oui, banale à en mourir et loin d’être aussi appétissante et divertissante que je l’aurais cru au vu des souvenir glaner dans la mémoire de ma Médium. Je suis de nouveau calme et posée, et c’est un sourire dédaigneux qui étire mes lèvres. Madame doit avoir l’habitude d’être le centre d’intérêt de tous, alors j’aimerais voir comment la nier et la dénigrer va la rendre.

Après l’avoir envoyé valser au sol pour la troisième fois, je l’observe se relever et se lécher les lèvres avec gourmandises. Elle ne réalise toujours pas que je lui suis supérieure, et le jeu me lasse purement. Je me détourne, la lâchant du regard avec un soupir déçu. Alors c’est ça la si terrible reine de Prague ? Et bien il en faut peu pour dominer les Vampires. Une folle, à double personnalité une fois gémissante et enfantine, incapable de se gérer et pleurnichant et l’autre fois une sado-maso qui ne voit même pas venir le danger. Peut-être est-elle redoutable pour les siens, mais pour la Succube que je suis elle est fade et sans goût. Et puisqu’elle me fatigue et m’ennuie, je vais lui faire comprendre habillement. Après les menaces rageuses vient chez moi la lassitude, qui me fait bailler alors qu’elle prétend m’égaler voire me surpasser dans l’art de la souffrance. Oui, c’est ça on en reparlera quand elle aura fait un séjour en enfer. Oh suis-je bête, si ça arrivait elle ne pourrait revenir sur terre et souffrirait pour l’éternité. Leur âme ne nous appartenant guère, nous les traitons comme des déchets. Si elle savait qu’elle ne vaut rien pour Lucifer et ses frères déchus… la pauvre en serait choquée, elle qui se croit si supérieure à tout le monde. Finalement, elle répond à mes menaces comme si je l’invitais à une soirée dansante. A-t-elle compris que je désire l’éliminer simplement après avoir fait joujou avec elle et satisfait aux pulsions destructrices démoniaques ? J’ai un gros doute sur sa capacité à comprendre les propos même les plus simples. Et sa réponse m’ennuie autant que son attitude. Elle approche l’abjecte créature, qui se croit maitresse du jeu en ce moment et se propose d’inviter une amie. Pathétique et lassante.


« Tu ne sembles pas très bien comprendre… Mais soit je vais être claire : la prochaine fois que tu touches à ma charmante hôtesse, sale garce, je t’élimine tout simplement. » J’explicite plus clairement, en la regardant un instant. Haussement d’épaules, et je me détourne d’elle pour rentrer chez moi. « Mais sincèrement, tu es fade et intéressante… Je n’ai pas de temps à perdre, tu ne m’amuses pus. En fait tu m’ennuies. Et j’ai mieux à faire. »

Je me détourne sans al regarder et me dirige vers mon chez moi. Puisque j’ai la dominance et qu’Oxana ne se réveillera pas, trop faible, je vais me changer et aller faire ce que je fais de mieux : pervertir les Mortels et voler leur âme dans un partage charnel en leur offrant un orgasme inégalable. Peut-être cette nuit m’intéresserais-je à une donzelle. Cela fait un moment que je n’ai plus eu entre mes mains une charmante représentante du sexe faible, une innocente à pervertir…. Je lance un dernier regard à la Vampiresse, me demandant comment elle prend mon soudain désintérêt.


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MessageSujet: Re: Profondo Rosso ft. Oxana   Mer 2 Mai - 16:32

S’il y a une chose certaine en ce bas monde, c’est que la Reine ne comprend pas exactement les menaces, encore moins les choses comme la colère dû à un attachement à une personne, elle ne comprend pas les sentiments positifs parce qu’elle est incapable de les ressentir. Elle peut s’énervé lorsqu’on se détourne d’elle, lorsqu’on la dénie, mais au fond, il y a très peu de personnes comptant à ses yeux, et seules ces personnes sont capables de toucher son âme au plus profond, de faire battre son cœur glacé. Lorsque la démone l’a menacée, la vampiresse s’est mise simplement à rire, aux éclats, parce qu’elle trouvait tout cela à mourir de rire, mais aussi parce que ce genre de menaces n’étaient absolument pas effrayantes. C’était le genre de menaces qu’on proférait à l’aveugle, si l’on voulait vraiment effrayer il fallait y mettre un peu du sien, s’intéresser à la personne qu’on avait en face de soi, mener sa petite enquête, percer à jour ses faiblesses et les utiliser contre elle. La vampiresse eut beau trouvé un bref instant qu’elle avait peut-être trouvé, enfin, un ennemi à sa taille, lorsque la démone usa de la force sur elle, une première déception lui vint, parce qu’user de force pure est tellement décevant, n’importe qui peut faire cela, c’est si mortellement ennuyeux. Et lorsqu’elle menaça de filmer les ébats de son hôte, la Reine dû retenir un second rire. C’était… embarrassant simplement. Parce que ce que la démone ne comprenait pas, c’est qu’en faisant cela elle blesserait avant tout son hôte et oui, la double personnalité dont la Reine cherchait à se débarrasser. Autant dire qu’elle allait non seulement rater sa cible, mais en plus causer du mal à ses seules alliées. C’était dommage tout de même de ne pas voir alors qu’on possédait autant de force et de pouvoirs, très dommage, mais la Reine ne comptait tout de même pas l’aider en le lui révélant, aussi elle conserva le silence, se contentant de sourire aux menaces. La succube continua, proférant des menaces sur sa personne à présent, lui proposant de l’invité à une petite soirée, pour la faire souffrir, physiquement sûrement. La Reine rie tout autant de cette menace. Premièrement elle n’imaginais pas de roi démons venir juste pour satisfaire la colère d’une petite démone, deuxièmement son âme ne pouvait guère les intéressées car déjà foutu, alors elle supposa que ce n’était que des menaces en l’air. Et cependant, elle était suffisamment intelligente pour comprendre que dans la provocation qu’elle jouait, mieux valait jouer les femmes stupides plutôt que lui dévoiler qu’elle comprenait parfaitement son jeu, par colère, elle pourrait bien lui faire beaucoup de mal physiquement parlant et peut-être même la tuer, et comme la vampire ignorait encore si ses pouvoirs fonctionnerait sur la démone, elle préféra ne pas s’y risquer. Il valait mieux la provoquer en riant doucement, et lui disant que sa petite proposition semblait terriblement alléchante, ce qui n’était pas totalement faux, la Reine n’était pas suicidaire, ni vraiment maso, mais la vérité est que si elle s’adonnait autant à la torture, c’est qu’elle s’ennuyait. Jusqu’à présent, la seule créature capable de l’arracher à son ennui, c’était sa douce et tendre Katia, mais peut-être que la démone allait sans le savoir lui fournir de quoi s’amuser un peu.

« Tu ne sembles pas très bien comprendre… Mais soit je vais être claire : la prochaine fois que tu touches à ma charmante hôtesse, sale garce, je t’élimine tout simplement. » Il est vrai que la menace était on ne peut plus clair. Eden lui répondit par un simple sourire. La froideur de la voix de la démone démontrait un certain agacement. Sans doute parce que la Reine ne s’était pas plié à ses menaces, n’avait pas courbé l’échine. Cette démone devait être habituée à ce que les gens l’écoutent et ne jouent pas d’elle, ne rient pas de sa colère. Quelle déception pour la Reine qui s’imaginait bien autre chose du premier démon qu’elle croiserait. Les sorcières qu’elle côtoyait lui avait parlé de ténèbres épaisses, de manipulation, de jeux de pouvoir, et enfin de damnation. Il est vrai qu’elle ne possédait aucune âme à corrompre, mais elle s’avouait sincèrement déçue que le jeu n’aille pas plus loin, et que la démone jette l’éponge aussi vite. Qu’importe, de toute façon il était imprudent de jouer en sachant si peu. Quelle démone était-elle ? Quelle était sa place au sein de la hiérarchie ? Quels étaient ses pouvoirs ? Et surtout, est-ce que ses pouvoirs fonctionneraient sur elle ? Ah, oui, il lui faudrait aussi savoir son nom complet au cas où les choses se compliquaient. Elle connaissait des sorcières suffisamment puissantes pour appeler un démon, elle ignorait si cela fonctionnait une fois que le démon était à l’intérieur d’un corps humain, mais elle se souvint de ce qui avait été dit au sein de l’Enclave, des Exorcistes allaient arriver, appeler par l’Eglise. Bon il y avait peu de chances pour qu’ils acceptent de travailler simplement pour elle juste pour son joli sourire, mais elle savait s’y prendre avec les chasseurs d’ombre, alors pourquoi pas avec les exorcistes ? Après tout, leur offrir sur un plateau d’argent un démon devrait sans doute les intéressé. Plus la vampire y songeait, plus les armes qu’elle avait à sa disposition s’étalaient devant elle. La démone l’avait menacé de faire appel à des vidéos compromettantes, peut-être reprendrait-elle cette idée pour persécuté la chère Oxana. Pauvre créature qui allait sans le savoir se retrouver entre un combat de titan. Bien que, la démone devait sans doute chercher uniquement à protéger son hôte. Ce qui en soit, était parfaitement ridicule ! Quel genre de démons veulent protéger leurs hôtes ?! Certainement pas les plus terrifiants ! « Mais sincèrement, tu es fade et intéressante… Je n’ai pas de temps à perdre, tu ne m’amuses pus. En fait tu m’ennuies. Et j’ai mieux à faire. » déclara la démone en se retournant pour marcher vers sa maison. Erzébeth ne sent pas Camilla réagir, à vrai dire, elle semble éteinte depuis un bon bout de temps, tant mieux car il vaut mieux qu’elle ne sache rien des plans de sa double personnalité diabolique. La Reine penche la tête sur le côté, avec un petit air amusé, terriblement enfantin. « Au revoir bel ange, puisse des nuées de démons t’emporter vers ton dernier sommeil. » récita-t-elle avant de s’éclipser en laissant éclater un rire enfantin dans les airs. Elle disparu à la vitesse de l’éclair que lui procurait ses pouvoirs.

[hj; bon le rp se conclu ici, faut qu'on tchatche de la suite via mp]



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