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 This will destroy you ; Wolfgang

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MessageSujet: This will destroy you ; Wolfgang   Dim 15 Jan - 5:12



Le sommeil. Et la lune haut perchée, qui inonde la chambre de son doux voile argenté. Les rayons s’infiltrent entre les rideaux épais, déposant délicatement la lumière froide sur les peaux de deux hommes allongés. L’un contre l’autre, les enfants abandonnés se cramponnent à ce qui leur reste d’existence, les jours, ou les mois qu’ils n’ont pas encore brulé par trop d’excès.
Le cauchemar. Aaron se crispe une dernière fois, gigote frénétiquement les pieds contre le matelas en tortillant ses jambes. Il gémit et ses doigts se tordent de douleur. Une fine pellicule de sueur se dépose sur son front, sur son poitrail et ses bras. Cela ne s’arrête jamais. Agrippant nerveusement le drap sous lui, sa respiration devient saccadée. Les nuits sans angoisses, n’ont pas duré longtemps. Malgré la présence continuelle de Wolfgang à son coucher, les craintes remontent et les blessures psychiques, elles, ne cicatrisent que trop lentement. Une larme perle au coin de son œil, il a mal. Partout. Un absurde et continuel manège.
Les visages de ses tortionnaires ne sont plus que des gigantesques tâches flous. Mais les souffrances éprouvées, de toutes les manières possibles, demeurent vives et éclatantes dans son esprit. Tremblant, les nerfs tendus à l’extrême. Finalement, dans un brutal sursaut, ses paupières s’ouvrent sur un plafond aux traces d’humidité. Un bras du chasseur lui enserre la taille de manière possessive. Il se sent immédiatement en sécurité et parvient à retrouver une once de sérénité. Suffoquant, son torse bariolé de cicatrices se soulève au rythme effréné de ses battements de cœur. Ses cheveux châtains sont collés à ses tempes, humides. La bouche entrouverte, il tente vainement de s’apaiser. Il sait qu’il ne dormira plus. La température de la chambre, est naturellement élevée. Aaron est frigorifié. Les fantômes de sa séquestration le hantent, la panique se dilue vicieusement dans ses veines.
Sa tête tourne doucement sur sa droite, et la masse de cheveux de Wolfgang vient lui chatouiller le nez. Sa moitié dort, sagement, sur le ventre. Ronflant faiblement, terrassé par la fatigue. Exténué, il ne s'est pas reposé depuis deux jours. Ou plus. Aaron n’en sait rien. Il fixe longuement la silhouette de son aimé, sans piper mot. Redécouvrant les formes et les contours, son attention se figent sur les muscles qu’il devine aisément dans la pénombre. Et sa main, légèrement, va chercher le contact avec cette chair brulante. Celle là même qui s’est frottée à la sienne des heures auparavant, avec fougue et tendresse, violence et une infinie passion. Aaron se mordille la lèvre inférieure, une mimique inquiète se dessine sur sa frimousse enfantine. La peur de le perdre. Ce serait la fin, sans doute.
Il ne sait pas vraiment, ce qui s’en suivrait ensuite. Le trou noir, comme le soir où Wolfgang l’avait retrouvé dans cet appartement. Fronçant les sourcils, une fraction de seconde. Aaron essaye de se souvenir de cette soirée fatidique, mais les faits lui échappent. Il se souvient à peine de leur nuit d’amour, et ce ne sont que des bribes qui lui reviennent, éparses. Des sensations, les orgasmes qui l’ont ébranlé à lui faire oublier de respirer, parfois des sons. Cependant, le choc avait été tellement rude, qu’il en avait oublié la quasi entièreté des événements. Wolfgang le lui avait bien raconté, cela n’avait pas servi à grand-chose, si ce ne n’est le troubler davantage. Peut être le chasseur avait omni certain détail. En vérité, Aaron n’aurait su le dire. Black out.
Essuyant du revers de la main sa figure, il se faufile sur le bord du lit, en se défaisant avec adresse du membre qui l’étreint. Se penchant en avant, les genoux sur les cuisses. Le gosse traumatisé se frotte vigoureusement sa bouille ensommeillée. Et se lève, se dresse, et s’aventure d’un pas vacillant, entre les vêtements éparpillés sur le parquet, et les chaussures qui traînent. Manquant de tomber, il se rattrape de justesse à l’armoire non loin, et crache quelques insanités. Son museau vrille en direction de son adoré. Pas de mouvements suspects. Il ne l’a pas réveillé. Aaron se faufile dans le couloir, et allume la cafetière et la télévision. Une émission stupide diffuse des images de blondasses à moitié à poils, se trémoussant comme de vulgaires putes. Le lycanthrope baisse le volume. Silence. Il hausse un sourcil, secoue brièvement la tête d’un air désapprobateur, et met en marche la machine en y ajoutant le café. S’éloignant finalement de l’engin qui ronronne, Aaron regarde l’heure. 4h07. Ses prunelles mordorées explorent les environs. Que des paquets de cigarettes, vides. « Fuck off. » Chuchote t’il.
Le jeune homme enfile un pantalon. Ce n‘est pas le sien, tant pis. Un teeshirt à manche longue et une veste.
Il y aura bien un petit commerçant du coin ouvert de nuit. Il a besoin de clopes. Griffonnant un message sur un papier, de son écriture en pattes de mouche. « Je suis aller chercher des cigarettes, en bas. Je reviens. » Le morceau de papier trône en évidence sur la surface plane. Aaron sort de l’appartement en claquant la porte derrière lui.

La petite garce suit les indications, les noms des rues et des boulevards. Sur la piste du son joli chiot. Elle ne l’avait pas retrouvé dans sa maison, quelques semaines plus tôt. Les jours ont passé. Et son Pierrot la lune a visiblement disparu de la circulation. Tragique. Elle en pleurerait, si seulement elle était capable de véritables sentiments. La disparition impromptue de son trésor, l’a fatalement, bien évidement, peinée. Après de rapides recherches fructueuses, elle s’est mise en quête de mettre le grappin sur son jouet. Aussitôt dit, aussitôt fait. La voilà qui se gare avec sa voiture, sur le trottoir. Sortant du véhicule sans couper le contact, elle lève son nez mutin en direction de la voute céleste, et inspire une grande goulée d’oxygène nocturne. Pour rien au monde, elle ne confondrait l’odeur de son adorable loup. Et l’entêtante fragrance de son protégé, s’immisce dans ses narines. Surprise. Elle vacille, ses maigres guibolles flageolent. Un sourire extatique se scotche sur sa frimousse effroyablement splendide. Titubante, elle se calle contre la portière de la bagnole. Et contemple la rue calme avec attention. Deux adolescentes alcoolisées. Une vieille à chats, un ivrogne. Une quinquagénaire ayant un boulot de nuit à en supposer sa tenue ; Trois prostitués longeant le trottoir. Et lui. Lui. Lui ? Une moue se forme sur ses traits innocents, elle traverse la route, ses ballerines claquent sur l’asphalte terne et sale. Elle siffle. Il se retourne vers elle. « Excusez moi ! » Il attend. Et étrangement, se recule. Prêt à partir. Il a compris. Le prédateur face au prédateur.
Il veut s’échapper. Elle l’en empêche. « Je… » S’étrangle t’il. Plus personne dans l’étroite ruelle. Seulement les ennemis naturels. Une main sur sa gorge, elle lui fracasse le dos contre un mur de brique sans qu’il n’ait l’opportunité de réagir. Le regard doré s’écarquille. « Tu as son odeur. » Lui murmure t’elle délicieusement au creux de l’oreille. Malicieuse poupée de porcelaine, elle joue. Il grogne. Il a saisi, sans vraiment percuter. Son bras s’actionne, il la repousse. Elle le contraint avec virulence. Il serre le poing et n’hésite pas à heurter le visage parfait de l‘adolescente multi centenaire. Elle fulmine, et le projette sur le sol. Elle l’y bloque, les poignets tirés dans le dos. Elle s’assoit sur ses fesses fermes. Il se débat, la transformation débute. Les dents, les os commencent à craquer. Il geint, gronde. Un monstre, une chimère aux attraits épouvantables. Katia attrape furieusement la chevelure du garou, lui tire jusqu‘à sembler lui déformer la nuque. Et lui explose le front sur le bitume. Une première fois et le loup garou hurle. Le cri déchire la plénitude ambiante, ils ne sont pas loin de l’appartement. Si près, et tellement isolé pourtant. Son sachet contenant les paquets de cigarettes a échoué plus loin dans l'allée. Le garou se débat, la charmante garce lui déboite les deux épaules d’une efficace et nette impulsion. Un craquement sinistre naît dans l’obscurité. Fracas spongieux. Sous les réverbères, la scène se joue.
La douleur fait brailler une seconde fois l’animal torturé. Ses yeux roulent dans leur orbite, il s’asphyxie tant il gueule sans plus vraiment s’en rendre compte. Katia couine, le bruit est insupportable. Et il laboure ses tentatives de discrétion. Intolérable, songe t’elle. Les phalanges glacées enfouies dans la crinière brune, elle manque de lui briser les vertèbres en tirant une dernière fois, pour lui éclater le visage derechef sur le bord du trottoir. Le nez du chien se met à saigner abondement, l’une de ses arcades est ouverte jusqu’à l’os. Les vaisseaux de l’un de ses yeux ont pétés, le blanc n’est plus. A la place, c’est un rouge écarlate. Commotion cérébrale.
Le cabot veut feuler une ultime fois, trop tard. Les mâchoires de la vampire se referment hargneusement dans le creux de son épaule. Baiser de mort, ses canines s’enfoncent dans l’épiderme bouillonnant, le sang abonde sur sa langue. Elle le fait rouler amoureusement et l’avale. Elle l’a empoisonné.
Un gargouillis immonde monte et s’extirpe des lèvres profondément entaillées du petit loup. La mutation se stoppe, le poison paraît se déverser plus rapidement dans le système sanguin, tant le cœur tambourine, le pou est fou. Il frôle la crise cardiaque. Et des frissons lui parcourent l’échine. Le loup garou essaye pitoyablement de se débattre, en remuant du bassin. Katia se relève de toute sa superbe hauteur, lui assène un coup de pied destructeur sur les hanches. Un crépitement morbide. Les pattes arrières du clébard se raidissent. Elle soulève la marionnette et la promène, identiquement à un sac de linges puants.
Oubliant lui avoir déboité les épaules, elle bouge le garou par l’un de ses bras et une plainte lancinante sort de la trachée du principal concerné. La poupée cassée soulève le capot du coffre de sa Bentley. Et balance vulgairement l’organisme grelottant de la bestiole qu’elle remorque.

Aaron a l’impression de se noyer dans sa propre hémoglobine. Aveugle, il ne distingue que des amas de couleurs, et des senteurs variées. Sauf que l’effluve du sang lui obstrue l’ensemble. Enfermé à huit clos, dans l’incapacité de bouger les mains, ni ses pieds. Pas assez de recul, ni de force. Inerte, amorphe, désorienté.

[SOUS-SOL DÉSAFFECTÉ]
Jusqu’à ce que la boite de conserve s’ouvre, qu’une fluette silhouette ne l’attire contre elle.
Perte de connaissance.
Il revient à lui. Une chaise. Il n’a pas la force de soulever sa boite crânienne. Un fluide carmin coule abondamment de sa cuisse. Aaron tressaille. Une plaie béante, comme si l’on s’était diverti à rouvrir l’une de ses cicatrices. Nu comme un ver, attaché par des chaines qui lui laissent des traces et font fumer la surface de sa peau membraneuse, pour ensuite grignoter le tout. Trop faible pour crier. Il finit par pleurer. Dégueule. Nourriture, et sang. La bille reste coincée dans son œsophage. Il tousse. Puis perd presque aussitôt connaissance, encore.
Une claque de la part du bourreau. Aaron ne se réveille pas.
La morsure dans le creux de son épaule, laisse un large hématome aubergine, violacé, les veines visibles. Preuve équivoque de l’infection qui s’est rapidement propagée, des suites de sa transformation avortée. Blafard, et secoué par intermittence de spasmes. L’organisme lutte contre le poison. Aaron n’est qu’un mannequin sans plus de réelle vie, à la tête pendante vers l‘avant.

Katia ronchonne. Hausse les épaules, et grimpe telle une chatte. Elle observe le polichinelle atrophiée, en minaudant. Assise sagement sur l’une des poutrelles métalliques du plafond. Elle admire silencieuse, sur son perchoir, son œuvre. Pierrot, tu as perdu. Suppute t'elle, amusée.


Dernière édition par Katia Vadja le Lun 5 Mar - 22:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: This will destroy you ; Wolfgang   Mar 17 Jan - 19:16

Les ombres dansent et s’agitent. Le loup renifle l’air. Sang. Il perçoit l’odeur avant d’en voir la couleur, d’en sentir la texture. Le sang gicle par morceau, par litre entier. Il feule. Le loup a mal, si mal, et le sang s’épaissit à mesure qu’il s’écoule au contact de l’air humide. Froid. La douleur n’empêche pas la pauvre créature de ressentir pleinement le froid. Le loup se met à courir. Inutile. La mort s’approche de lui d’un pas lent, mesuré, calculé, inexorable, impitoyable. Toute fuite est inutile. Il le sait, pourtant il continue à courir, à perte haleine. Il la fuit elle, il le fuit lui, son unique, il se fuit lui-même, tentant de se perdre dans cette course. Le sang encore. Son odeur métallique emplie ses narines. Et le sentiment d’urgence, d’immédiateté, l’empli. Il doit arriver, il doit se dépêcher, sinon il sera trop tard. Que tes larmes pour pleurer, il te restera. Il s’arrête. Le loup lève son nez. La lune est rouge, sanguinolente. Les ombres cessent de bouger. Trop tard. Il feule à nouveau, et son feulement se transforme en hurlement, de panique, de détresse, de peine, et de douleur. Elle est là, tapis dans l’ombre. Et la colère le rempli, avec la même insistance, la même toute puissance que l’instant d’avant ce sentiment d’urgence. Cours. Cette voix, il la reconnaît. Il l’a entendu enfant, tout petit, elle le guidait dans la nuit, elle armait son bras, emplissait son esprit d’une paix intérieure, d’une confiance absolue en ses décisions et ses choix, mais cette voix avait disparue depuis longtemps le laissant seul dans le noir, le laissant immensément triste et perdu. Il panique un instant puis se remet en marche, il tourne en rond, mais elle n’est pas loin, et le sentiment de destruction l’envahi à son tour. La vengeance sera sienne dans quelques instants. Il capte sa silhouette, reconnaît son parfum, la cible est en vue. Il s’élance, lui cours après. Elle cours au loin, silhouette sombre, sans vraiment de forme ni de contour, disparaissant derrière des arbres, mais il la rattrape, s’en rapproche, il sent son parfum plus fort à présent, c’est viscéral, il doit la tuer, maintenant. Il saute. Toutes griffes dehors, la gueule béante, mais c’est un chiffon qu’il attrape et déchire. Le vide l’entoure. Le silence reprend ses droits. Il est seul. Perdu. Il renifle l’air, vain, inutile, elle a disparu. Observant la lune, le loup lui jette un regard plein de colère et de rancœur. Comment as-tu pu m’abandonner ? semble-t-il lui dire. Le loup fait quelques pas, reniflant cependant les branches mortes des arbres décharnés. La neige sous ses pas est gorgée de sang, mais il ne voit nul reflet rouge, tout est en noir et blanc. Et soudainement tout s’amplifie, les odeurs, les couleurs apparaissent mais trop vives, la nuit disparaît, faisant place à un jour d’un blanc éclatant. Il frémit. Le sentiment d’urgence devient si puissant que soudainement il hurle et s’éveille en sursaut, baignant dans sa propre sueur.

Le lycan pose ses mains sur les draps humides, il est seul. Aaron n’est pas couché à côté de lui, il ne dort pas paisiblement comme il le devrait, et lui a dormit. Il contemple le réveil avec un air surpris. 4h15. Il a dormit deux heures. Un temps énorme pour le chasseur qui passait la majeur partie de ses nuits à regarder le plafond blanc en écoutant la respiration de son unique, et se demandant pourquoi alors qu’il venait de retrouver Aaron, des années après avoir souffert de son absence, il ne parvenait à trouver le sommeil. Et cependant, le rêve qu’il avait fait était particulièrement agité. Nerveux, il se souvint tout d’un coup du sentiment d’urgence qui l’avait envahit. Il se leva brusquement, se tenant debout complètement nu dans la chambre, regardant autour de lui, reniflant l’air, écoutant. Aucun signe de vie. Par mesure de prudence, il jeta un coup d’œil à toutes les pièces sans pour autant trouver aucune trace de qui que ce soit. Il était seul. Un bout de papier laissé, écrit de la main de son unique, disait qu’il était parti acheté des clopes. Wolfgang colla son nez contre le papier. L’odeur était encore présente, mais l’encre sèche, cela faisait plus de cinq minute que ce mot traînait là. Le tabac étant au pied de l’immeuble… Une folle inquiétude le saisit. Il était un chasseur, un chasseur d’ombre, ses rêves avaient parfois plus de sens que de tenter de l’éclairer sur sa psyché trouble, parfois c’étaient des prémonitions, des sortes d’avertissements métaphysique sur un danger à venir. Il enfila un jean sans même penser à mettre un boxer, un tee-shirt, chaussa ses baskets impossible d’enfiler des rangers sans penser à mettre des chaussettes, et descendit à quatre à quatre l’escalier. Il sentait le danger. C’était d’elle qu’il avait rêver, peut-être que cela ne voulait rien dire, après ce qu’elle lui avait infligée, il était normal qu’il fasse des cauchemars avec elle dedans, mais dans ce rêve il avait eut un sentiment d’urgence, comme s’il devait la retrouver avant qu’il ne soit trop tard. Trop tard pourquoi ? Il n’en savait rien, tout ce qu’il savait c’est que Aaron aurait dû revenir, le tabac était vraiment en bas de chez eux, et il restait ouvert toute la nuit. Il arriva devant le tabac, il n’y avait que deux clients, mais pas de trace d’Aaron. Il salua le patron du bar tabac et lui demanda s’il avait vu Aaron. C’est là qu’il comprit. Le rêve était bel et bien une prémonition, il était bien arrivé quelque chose, et il devait les retrouver avant qu’il ne soit trop tard. Rouge, sang, froid, mort, tous ces mots qui revenaient sans cesse dans son rêve lui revinrent en mémoire. C’était la voix de sa mère qu’il entendait dans son rêve. Jamais il ne l’entendait, qu’aux instants de vie et de mort. Il se mit à courir. A perte haleine.

Durant une semaine à faire des nuits blanches, il avait exploité la majeur partie de ses nuits dans les endroits les plus sombres de la ville à la recherche de la vampire. Le peu d’indice qu’il avait recueilli n’était pas suffisant pour la dénicher, sinon cela serait fait depuis longtemps, mais il avait une petite idée de l’endroit où elle se terrait, cette rate. Il courrait dans les rues, bousculant les gens sur son passage, poussant les passants sans même y prendre garde, il s’arrêta devant l’escalier menant aux sous-sols de Prague, imaginez toute une ville souterraine, avec des galeries entières, des rues pavés, et des bars, des clubs tenus par des vampires, des lycans et autres monstres du genre. Le chasseur renifla l’air. C’était son meilleur outil pour les retrouver. Aaron pissait le sang, il sentait l’odeur métallique de son unique, le parfum de sa peur qu’il pouvait suivre à la trace. Il suivit donc l’odeur pour parvenir à une porte métallique qu’il défonça à coup de pied. Il n’avait pas prit le temps de bien s’équiper en arme, mais il avait toujours son holster accroché à la ceinture de son jean, et à cet instant, il bouillonnait de rage. La porte céda au troisième coup de pied, et valsa à l’intérieur. C’était poisseux, noir, et humide, comme dans son rêve. « Où est-il ? » beugla-t-il avant d’entrer. Il écumait de rage. Ses yeux s’adaptèrent immédiatement à l’obscurité. Il s’avança plus guidé par l’odeur que quoi que ce soit d’autre, et le découvrit. Attaché à une chaise, le souvenir de sa propre souffrance lui revint, il savait qu’elle était quelque part, mais à cet instant sa raison et son intelligence avait foutu le camp. Il se précipita sur la chaisse, sur son unique, posa sa main sur sa joue, reniflant son odeur. « Désolé, je suis désolé. » murmura-t-il en bafouillant, avant de prendre à main nue les chaînes en argent et de tirer dessus, il tira de toutes ses forces, hurlant en même temps, un maillon céda, et il chuta en arrière recevant la chaîne sur lui. La brûlure fut encore plus vive, et douloureuse, il hurla de douleur en repoussant la chaîne, se précipitant à nouveau sur son amour pour achever de le détacher, examinant rapidement en même temps les plaies ouvertes.



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MessageSujet: Re: This will destroy you ; Wolfgang   Mar 6 Mar - 0:12

La nymphe de glace se déhanche, elle reluque son gibier qui fume. La peau grésille et la dévastatrice envie de l’effleurer l’étreint. Beau, mon tout beau. Elle sourit. Doucement. Ravissante enfant, aux traits angéliques et nobles. Qu’est t’elle ? Une créature d’outre tombe. Un monstre sans cervelle. Une chimère implacable et cruelle. Ses doigts plongent dans sa longue crinière brune. Elle se peigne en attendant l’heure où viendra se joindre au manège le gosse superbe. Son chien, son jouet, son adorable passe-temps. Le valeureux clébard ne tarde pas à se joindre à la partie. Déjà, elle aperçoit ses pas précipités et son souffle saccadé au loin. Il parcourt les venelles poisseuses et les dédales de cette zone souterraine. Elle éclate de rire. Rire cristallin. Morceaux de verres qui éclatent et s’éparpillent sur le sol pouilleux.
L’enfantine dégénérée babille, et ses gambettes maigrichonnes battent l’air, là haut, sur sa poutre. Dans le vide. Elle reluque la scène, elle s’en divertie allégrement. Pierrot arrive. Et il enrage, il hurle. Il crache ses sornettes puisque la peur l’encercle. Elle renifle aussi l’amertume et la panique. Elle respire la fragrance de ce cher sac de viandes qui ne pipe mots, sous elle. La tête ballante et les membres amorphes. Sage comme une image ! Le loup dominant est à moitié crevé. Une gigantesque tâche violacée marque sa gorge et le creux de l’épaule musclée. Infection, sa bave est un poison redoutable. L’organisme du loup-garou tente vainement de se métamorphoser, et la contamination s’accroit, grandit, s’accélère. Cataclysmique. Il s’autodétruit, inconsciemment. C’est un chef d’œuvre, une esquisse aux couleurs chatoyantes. Les veines lacèrent la surface opaline, zèbrent le torse et serpente jusqu’au nombril. Ses larges prunelles turquoises analysent l’endroit, détaillent avec grande attention les courbes et le duvet brun qui descend vers ce qu’elle ambitionne au fond d’elle. Tout au faut. Sauf qu’elle n’a pas le temps de se languir de telles gourmandises. L’autre risquerait de la découvrir en très mauvaise posture. Et Katia ? Katia déteste être en mauvaise posture. Comme elle hait très fort, être soumise. Besoin de rébellion constante. Aliénation de l’esprit. Instincts de survie. La poupée cassée est ensorcelée. Le palpitant furieux bientôt va lâcher. Elle le sait, le devine aisément. Katia écoute la mélodie sordide des vivants.
L’inconnu tremble convulsivement, son épiderme frissonne et ses poils s‘hérissent. Chair de poule. Quel étrange phénomène. C’est bien dommage, songe t’elle, de gâcher la marchandise. Toutefois, elle n’a hélas pas eu le choix. Car voilà l’appât qui lui fallait, pour attirer l’obsession qui lui vrille les entrailles et lui lacère les boyaux. « Où est-il ? » Demande le valeureux guerrier. Il braille à s’en écorcher la gorge. Imbécile. Je t’entends très bien. Lui par contre, est parti dans les bras de Morphée. Enfin, avec de la chance… Sinon ? Sinon, c’est aux bras de la diablesse encapuchonnée que ton unique vice s’est échappé. Cosmos purulent, il a bien fait. Si tu veux mon avis.
Elle s’abaisse légèrement, et l’observe. Les sourcils se froncent. S‘arquent et feignent l‘incrédulité. La surprise. Actrice dans l‘âme, les masques s‘enchainent. Se pinçant les lèvres, la mine boudeuse. Elle demeure silencieuse, muette comme une jolie carpe sortie de la mer. Sirène venimeuse. A semi Vénus, à semi piranha. Non, elle ne dira rien. Elle s’y refuse. Non, non, non et non. Secouant sa frimousse candide de droite à gauche. Ses doigts glacés s’accrochent à son assise, et soudain, elle se demande si elle ne devrait pas appeler sa violente amoureuse. Elle le devrait. Elle devrait lui dire a quel point elle est heureuse. A quel point ils sont radieux. A quel point elle devrait venir s’amuser avec elle. Sauf qu’elle n’a pas pris son portable. Portable ? Outil moderne dont elle peine à se servir. Katia n’est pas une adepte des nouvelles technologies. Tant pis. Elle préfère patienter et voir ce qui va s’en suivre. Elle est friande des grandes tragédies. En voilà une qui saura la satisfaire, elle n’en doute pas un seul instant.
Pierrot retrouve son petit trésor. Et Katia contemple le couple, sa langue passant frénétiquement sur sa lippe soyeuse et froide. « Désolé, je suis désolé. » Gémit Pierrot. Katia est une ombre parmi les ombres. Farouche prédatrice, invisible à l’œil, à l’ouïe. Intouchable et imprenable si elle ne l’a pas envisagée. Pierrot tire sur les chaines d’argent, gueule et arrache l’ensemble. Tombe à la renverse, l’acier périlleux lui inflige une morsure critique sur le torse. Il pleurniche. Et retourne s’agripper à sa tendre moitié. L’autre est apathique. Sa figure n’exprime absolument rien. La souffrance elle-même a disparu. Dans quelques minutes, il sera décédé. Trépas d’une âme en peine. Katia le libère. Elle se pressent investigatrice d’une mission humanitaire. Je suis une véritable sainte… Soupire t’elle, intérieurement. Avant de toussoter. Et de prendre la parole. Timbre fluet, disloqué. Un peu rauque. Ni masculin, ni féminin. Presque la voix d’un bambin macabre. « Pourquoi t’excuses-tu ? Il ne t’entend pas. Il est un polichinelle sans envie et sans existence. Désarticulé et bientôt gelé. Tu sens sous tes doigts, la température qui chute ? » Réplique t’elle, platement. Ce qu’elle pense, elle le dit. Logique implacable et mutine. Se redressant d’un bond, elle se hisse de toute sa hauteur féline et gracile. Les bras à l’horizontale, elle lève une jambe et sautille. Ses ballerines effleurent le métal poussiéreux de la poutrelle. Katia enchaîne les acrobaties. Une jambe devant, elle tourne sur la pointe de son pied droit. Repose les deux talons. Un pied devant l’autre. Elle courbe l’échine, fait le dos rond. Ronronne, et un malicieux sourire fend son visage de muse cannibale. « Je lui ai offert un doux baiser, pour qu’il s’endorme. Il rêve de toi, surement. De toi. De lui. De vous deux, peut être. » Elle pouffe, glousse. Et laisse retomber délicatement ses fesses sur la surface étroite et surélevée. « Tu l’aimes comment ? Un peu ? Beaucoup ? Passionnément ? A la folie ? »
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MessageSujet: Re: This will destroy you ; Wolfgang   Mar 13 Mar - 18:13

Dès l’instant où on lui avait arraché son adoré des bras, Wolfgang avait sombré, une première fois, la chute avait été brutale, il avait manqué de s’y rompre la nuque. Etouffante sensation, les premières montées d’angoisses, l’envie de tordre le coup au premier connard, le désir pathologique de s’autodétruire, peut-être pour l’atteindre d’une certaine manière. Et puis on le lui avait rendu. Bonheur délicieux, étourdissant et pourtant, il passait des nuits dehors, des nuits à garder les yeux ouverts, non par prudence, mais parce que le bonheur ce n’était pas une notion qu’il comprenait aisément. Il fallait s’aimer avant d’aimer les autres, et le chasseur avait raté cette étape. Ca le rendait étrangement soucieux, capricieux et éphémère, seuls ses sentiments étaient sincères. Ils le portaient, lui arrachait les entrailles mais ne le rendait que plus vivant, s’il souffrait, d’une certaine manière, mais ce n’était rien en comparaison de l’absence, horrible, ne pas savoir, ignorer, la disparition est pire que la mort. Le chasseur en avait éprouvé la douleur. L’espoir renaissant à chaque silhouette lui ressemblant, et disparaissant aussitôt ne rendant la douleur que plus présente. Le retrouver avait été féerique et cependant, il ne parvenait toujours pas à y croire. L’éternité avait un goût bien meilleur désormais. Il avait encore des obstacles sur le chemin, à commencer par ses propres névroses suffisamment gratiné pour l’avoir poussé à tout foiré au départ, mais l’espoir était revenu avec l’amour, et quelque chose qui ressemblait étrangement à du bonheur même s’il se refusait à éprouver entièrement cela. Lorsqu’il eut disparu à nouveau, le chasseur cru devenir fou. Non, pas encore, pas maintenant ! Il venait tout juste de le retrouver. Il ne voulait pas le perdre à nouveau. L’horreur s’étalait dans son esprit alors qu’il attrapait son arme et bouclait à la va-vite son holster sur son jean, même pas dans le bon sens, sans même songer à mettre un tee-shirt ou une ceinture. Et le voilà courant à perte haleine dans les rues, suant comme un sauvage, hurlant son nom, hurlant sa détresse et sa colère. Comment ce putain de bon dieu à la con pouvait lui infliger ça, une nouvelle fois ? Qu’avait-il donc bien pu lui faire pour mériter tout ça ? Il priait pour que Aaron ai juste craché un peu de sang, pour qu’il ne lui soit rien arrivé de grave, que ça soit juste un retour de flamme à cause des drogues qu’il s’enfilait, parce qu’il pourrait gérer ça. Il ignorait comment, mais la désintox ça devait pas être trop compliqué comme histoire. Il hurlait contre le ciel, jurait comme un charretier et bousculait tous ceux qui avaient le malheur de le croiser en les couvrant d’insulte. Il priait mais il savait exactement ce qu’il se tramait. C’était elle. Qui d’autre ? Il n’avait pas d’ennemi assez taré pour enlever Aaron, même la compagne du Prince n’oserait pas, ne serait pas d’une telle perversité. Mais la folle qui avait déjà croisé sa route n’avait rien à perdre, et était complètement folle. Impossible de la raisonner, impossible de la canaliser, de toute façon il n’avait plus qu’une seule idée en tête : la tuer et récupéré son aimé.

Lorsqu’il arriva dans ce local abandonné, il hurla comme un dingue. Il s’en foutait que quelqu’un d’autre l’entende, il savait qu’elle attendait gentiment qu’il se pointe. Quelle autre raison à la disparition de Aaron ? C’est vrai que son aimé aurait pu s’attiré des ennuis, bon nombre d’ennuis, il était devenu doué pour ça, presque autant que Wolfgang, mais pas à ce point. Aaron, aussi perdu et désespéré soit-il, restait quelqu’un de bien. Et il ne la laisserait pas le lui arracher. Il n’avait pu rien faire la dernière fois, cette fois-ci il était là, il ne laisserait pas Aaron lui être enlevé. Quelques secondes pour que ses yeux s’habituent à l’obscurité et le lycan perçu la silhouette familière dans un piteux état, et quel état. Il était là, enchaîné par des chaînes en argent, à une chaise. Plusieurs plaies ouvertes suintaient le sang, des morsures un peu partout, mais le plus urgent c’était le détaché de l’argent. Il ne percevait aucun mouvement de la part de Aaron, mais pour avoir été à sa place, il savait que la douleur pouvait parfaitement l’avoir emporté déjà loin, trop loin de lui. Wolfgang se précipita comme un dingue sur son unique. Il se déchaîna sur les chaînes, tirant comme un malade, jusqu’à ce qu’un maillon ne cède et que toute la chaîne ne vienne avec, et finisse par attérir sur lui. Il jappa de douleur, avant de repousser la chaîne et de s’approcher de son aimé à nouveau, tatant les plaies d’une main, cherchant le pouls au travers des traces de sang et de la chair apparente, de l’autre cherchant à faire céder l’autre chaîne. Il perçoit un toussotement venant d’en haut. Levant le nez, il la voit. Elle est juchée sur une poutrelle en métal, le regardant avec un petit sourire qu’il rêve de lui arracher à main nue. « Pourquoi t’excuses-tu ? Il ne t’entend pas. Il est un polichinelle sans envie et sans existence. Désarticulé et bientôt gelé. Tu sens sous tes doigts, la température qui chute ? » Wolfgang meurt d’envie de la descendre, juste là, mais s’il prend le risque de la rater, et que par vengeance elle n’achève Aaron ? Il continue de chercher la faille dans les chaînes et trouve un maillon plus faible, plus fragile. Il regarde autour de lui, et ramasse une barre de métal traînant au sol. Les lieux désafectés comme celui-là sont bourrés d’objets dangereux. Il hésite une seconde à l’envoyer dans la gueule de la vampire, mais préfère s’acharner sur la chaîne qui ne tarde pas à céder sous ses asseaux répétés. Aarron glisse doucement sur sa chaise, et c’est Wolfgang qui le récupère. Il entoure le visage de son aimé entre ses mains. Quelque chose cloche. Aaron n’est pas simplement évanouie. La douleur a céder, elle est bien moins forte à présent qu’il l’a débarrassé de ses chaînes. Il entend le métal résonner en haut.

Relevant la tête, il l’aperçoit, dansant sur les poutres, comme un vautour perfide. « Qu’est-ce que tu lui a fait salope ? » demande-t-il d’une voix tonitruante. Sa voix claque dans l’air comme un fouet. « Je lui ai offert un doux baiser, pour qu’il s’endorme. Il rêve de toi, surement. De toi. De lui. De vous deux, peut être. » Le chasseur l’observe, puis pose son regard sur Aaron. Elle l’a mordu, cela est évident, mais elle a dû faire quelque chose en plus. Il touche du bout des doigts la morsure à la nuque, examinant la plaie. La salive de la vampire. Bien sûr ! Comment n’y a-t-il pas songé plus tôt ? Cette salope l’a empoissonné, mais elle doit bien savoir que son sang suffirait pour le guérir, non ? « Tu l’aimes comment ? Un peu ? Beaucoup ? Passionnément ? A la folie ? » « Je vais te buter, pétasse ! » Il dégaine son arme à la vitesse de l’éclair, et la braque sur la vampire. Il lui faut trois secondes pour la viser, deux pour se stabiliser, une pour bloquer la cible dans son viseur. Du pouce, il fait sauter la sécurité. Dieu merci, il dort avec son flingue sous l’oreiller. Un réflexe venu au fil des années et des coups tordus de ses cibles. Il en avait vu de toutes les couleurs, du moins le pensait-il jusqu’à présent, mais celle-ci dépassait largement et de loin, les autres en matière de perfidie. Peut-être qu’il n’aurait pas dû laisser Aaron revenir, du moins, il aurait peut-être dû lui refuser son offre, refuser de vivre chez lui une semaine entière, refuser de le laisser entrer dans sa vie. Il était naïf, il avait cru que personne ne saurait jamais rien. C’est une question qu’il règlera plus tard, lorsque Aaron s’en sera sorti vivant. Il n’a besoin, pour le guérir, que du sang de vampire, pas forcément le sien. Alors il continue de la viser, attend quelques secondes et tire. Impossible de la manquer à cette distance. Wolfgang n’est peut-être pas un expert en amour, ni même en société, il serait incapable de faire tout un tas de choses considérés comme normales, mais pour ce qui est de buter des choses, il en a fait un art. Le vautour s’écroule. Imparable à cette distance. Il n’a pas viser le cœur, le sang n’aurait plus aucune valeur, mais la tête, faisant éclater un morceau de sa caboche, pas énorme vu qu’il se sert d’un 9 mm mais assez pour faire gicler un bout de cervelle contre les murs. Il s’approche de la charmeuse de serpent au sol. Il glisse sa main dans sa botte, attrapant son petit couteau de poche, et chope la vampire par le bras, il la traîne près de Aaron. Il sait qu’il ne lui reste que peu de temps avant que le poison n’est finit d’agir et surtout que la vampire ne se réveille. On ne guérit pas comme ça d’une balle en argent, mais un vampire est un cadavre, le seul moyen efficace de s’en débarrasser, c’est de leur couper la tête et de les brûler vif. Il tranche le poignet de la maigrichonne et le sang gicle partout sur le visage d’Aaron, sur ses plaies, sur les chaînes. Le chasseur s’en fou de l’entaille qu’il a pu faire, la seule chose qui lui importe est là, gisant au sol, refusant même de boire le sang offert. Il espère qu’en tartiner les plaies suffira.

HS: j'ai fait avancer de beaucoup l'action... j'espère que ça te conviens ma petite garce.



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MessageSujet: Re: This will destroy you ; Wolfgang   Sam 17 Mar - 22:46

Le cabot s’agite, il tourne autour de son bel amour, de son compagnon. Et la garce observe, un sourire aux lèvres. Il est beau, lorsqu’il panique. Presque aussi beau que lorsqu’il est en colère. Katia s’amuse, elle joue. Elle n’a fatalement que cela à faire. Déconnectée de la réalité des choses, elle se perd et abdique face à la vie. Elle a été brisée trop jeune, on la démolie trop tôt. La logique s’est flinguée et c’est l’instinct de la bête qui la fait survivre. Accrochée au destin qui n’est pas le sien. Elle analyse et étudie le moindre de ses mouvements. Amour par procuration, elle endure et observe, sans sourciller. Pour comprendre, pour décrypter, pour saisir ce que les êtres ressentent et perçoivent. L’exercice est ardu. Elle ne moufte plus. Elle a peur, au fond, d’avoir perdu définitivement cette frêle et impitoyable humanité. Fléau de son espèce. Elle ignore si elle est encore capable de ressentir quelque chose de normale. Elle en doute, profondément. Cela la dérange ? Elle n’en sait rien. Tout est flou, tout est camouflé, tout est pâteux, poisseux, plein de venin et de chaos. Pierrot tire plus fort sur les chaines qui restent et enserrent l’autre loup. L’inconnu, le jeune écervelé, le prince bafoué. Et enfin, les morceaux d’argent cèdent. Non sans lui infliger des blessures dont il se serait passé. Cliquetis métalliques sur le sol. Et l’odeur du sang, l’odeur de la violence et de la rage enivre ses narines, emplissent ses poumons. Elle vacille, perd sa vigilance. Le danger frappe à sa porte, et Katia l’ignore royalement. Suicidaire par nature, autodestructrice. Sa non vie découle de sa propre mort. Sans maitre, sans limites, sans lois, sans quoique ce soit.
Comment peut-on espérer qu’un esprit aussi fort et averti que fut jadis le sien, encaisse le choc et s’en remette indemne ? La survie de sa conscience déchiquetée et de son être atrophié réside dans l’exploration de ses névroses et de ses pulsions. Mélancolie, quand tu nous tiens… La vilaine lorgne les deux chiens, et ne pipe mot. Lui l’insulte. Elle ne réplique que vaguement. Elle s’échappe dans ses délires et hallucinations. Le palpable est effrayant, le fantasme et l’idéal relèvent de plus pur et noble chemin. L’innocence. Infantile, elle balance ses guibolles dans le vide, la muse cannibale se mordille nerveusement les lèvres, sa langue file entre ses dents, taquine ses gencives, ses canines, s’y pique et la substance écarlate doucement dégouline. Le palais s’en imbibe et le fiel désagréable est avalé. Salive et hémoglobine mélangées, coulent dans sa trachée. Elle hume d’un coup sec l’air vicié, elle y détecte sa fragrance entêtante. Aussi forte, si ce n’est plus, qu’au premier jour, qu’a la toute première rencontre. La sirène est charmée. Elle clôt ses paupières une fraction de seconde et s’enivre passionnément. Puis ses iris turquoises se reposent sur les deux corps qui s’étreignent. L’un n’est plus qu’a l’état de dépouille, de presque cadavre. Et l’autre presse, palpe, étouffe pratiquement. Elle se redresse, tel un cygne. Tend son cou, danse, va et vient. Danseuse, qui se contorsionne et tourne sur les pointes. Menue ou maigrelette, d’une grâce indescriptible. Prédatrice insoupçonnable, sauf lorsque l’on a déjà eu affaire à la chimère criminelle qui se cache sous les traits de l’ange.
Et le canon d’une arme est dirigé vers elle.
Elle tressaille, ne comprend pas tout de suite où il veut en venir. Et sans que rien ne le présage, la voilà qui reçoit la prune en plein crâne. La douleur n’est pas. Le trépas est immédiat. La balle traverse son os, explose sa cervelle et ressort par l’arrière non sans laisser une longue trainée calcinée sur son passage.

Des souvenirs sont réduis en miettes, les cendres s’éparpillent à l’arrière. Sa crinière brune s’imprègne de l’essence purpurine et c’est la fin. La fin de quoi ? Elle ne sait plus, ne sait pas. La mémoire se disloque, éclate au rythme de ce coup de feu qui la perfore et la tue. Une énième fois. La voilà qui plonge tête la première sur le sol. Son organisme fluet se fracasse dans un choc assourdissant et inquiétant. Inerte, la belle naïade est tirée par le chasseur. Pierrot vient d’assassiner la lune. Il la traine jusqu’à Aaron. Il tranche le poignet de la nymphe, et le remède jaillit, gicle sur les blessures et entre les lèvres bleutées du lycanthrope à moitié crevé.

Les secondes se fondent en atroces minutes, et le silence demeure. Seule la respiration de Wolfgang ponctue cet instant éphémère. Le cœur d’Aaron se réanime, avec semble t’il toute la difficulté du monde. Le tambourinement se fait plus pressant, plus puissant, le flux sanguin se réactive, et les couleurs, lentement mais surement, reviennent et peignent la frimousse du jeune homme. Après d’interminables minutes, les deux billes sous les paupières s’agitent, et finalement, le gosse se met à battre des cils frénétiquement. La lumière l’aveugle et la désorientation le fait paniquer. Il s’étrangle en voulant crier. Une quinte de toux le terrasse et la liqueur dense et cuivrée dans sa bouche l’empêche de respirer. Il crache, s’agite. Son nez est bouché. Les mâchoires s’écartent et il gronde. Montre les crocs, crocs de loup dû à sa transformation échouée. En vain. Il use des moyens qu’il a en sa possession pour se défendre et faire battre en retraite l’adversaire. D’abord les pieds, les jambes se plient et les bras repoussent. Les poings se ferment et frappent sans force celui qui le surplombe. Il martèle celui qui le sauve, tout en continuant à hoqueter et s’étouffer sous la pression et l’empressement. Aaron ne voit rien, perdu, et terrorisé. Cauchemar devenu réalité. La vue trouble, son horizon se réduit à des tâches éparses. L’empoisonnement qu’il a subi a détruit en bonne partie ses défenses immunitaires et sa régénération s’active à peine. Ses iris sont immenses, du bronze liquide. Elles sont celles du loup et non de l’homme. Et pourtant il pleure, les larmes tracent des sillons qui lavent sa bouille salie. Laissant des ruisseaux claires sur ses pommettes hautes. La voix se morcèle, il réussit enfin à hurler. Il hurle le prénom de celui qu’il aime. Parce qu’il a promis qu’il viendrait, parce qu’il a promis qu’il n’allait plus le laisser. Alors Aaron braille, il braille si fort qu’il croit se déchirer la poitrine. Et c’est effectivement le cas; les blessures dû aux chaines d’argent s’ouvrent à nouveau, l’épiderme se craque et la chair est à vif. Mais il continue. Encore. Et encore. Et encore. Il essaye de se défaire de l’étreinte qu’on lui impose, Aaron se débat furieusement, il claque les mâchoires pour les refermer sur ce qui s’invite sous son nez, mais inlassablement le camé mord dans le vide. Clébard enragé.

Katia se réveille. La plaie se referme et les morceaux de barbaque se reconstruisent. Elle suffoque, inspire une gigantesque goulée d’oxygène et écarquille les yeux. Incapable de remettre un nom sur les visages qui lui font face. Et le sang, tout ce sang qui macule le bitume et ses mains, ses bras. Ses jambes. Son regard remonte, elle panique. Retour en arrière. Près de 150 ans. Rembobinage. Est-ce vraiment possible ? Rêve t’elle ? L’épouvante lui agrippe les entrailles et elle s’éclipse, elle rampe plus loin. Toujours plus loin. Le cul sur le béton et ses minuscules menottes qui tâtonnent et cherchent une paroi à laquelle s’accrocher. La chute. Le vertige. Et les feulements qui ne cessent de se répercuter, lui font presser ses paumes ensanglantées sur ses oreilles. Elle se recroqueville sur elle-même, les jambes contre son buste et sa poitrine exquise. Elle dissimule sa figure dans le creux et espère que tout ceci va disparaître. Son poignet saigne encore, l’énergie se concentre sur sa caboche explosée, qui se répare minutieusement. Une partie de l’histoire pourtant vient d’être effacée, la matière grise a été gravement endommagée lorsque la balle à l’acier mortel a traversé.
Une page raturée et maculée d’encre se tourne. A la place, une nouvelle page, vierge et angoissante. Cependant, la poupée détraquée est là, toute proche, sous la couche éthérée et purifiée. Il suffit de gratter, il suffit de fouiller, il suffit de froisser. Katia se balance d’avant en arrière. Ca va passer, ça va passer. Murmure t’elle, tout en sachant pertinemment que cette effroyable situation ne va aucunement s’améliorer. Un seul nom enfle et résonne dans son esprit. Erzebeth.
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MessageSujet: Re: This will destroy you ; Wolfgang   Mar 27 Mar - 16:38

Dès la seconde où il a compris que la vie de Aaron était en jeu, le chasseur n’a plus laisser une seule seconde son cerveau agir, c’était son corps qui agissait, une arme de guerre, perfectionnée pour ce genre d’action, ce type d’intervention, calibrée pour offrir la mort aux méchants et sauver les gentils. Il dégaine son arme sans même un songe pour la délicate enfant monstrueuse se balançant sur ses longues jambes fines, un véritable enchantement perfide pour les yeux masculins, un poison pour les cœur. L’arme fait feu. La balle s’envole venant frapper l’oisillon qui chute. Le corps s’effondre au sol. Même pas un songe pour les os brisés dans la chute, pour l’enfant terrible qui vient de s’écraser. D’elle, il ne sait rien, la seule chose qui lui vient c’est l’envie de la planter avec son couteau, de voir l’étincelle de vie disparaître de ses prunelles. Mais il n’aura pas cette récompense. Pas tout de suite. Le cerveau en off, il s’avance tel un pantin. Gestes mécaniques mais précis. Il chope le bras de la pâle poupée et la traîne jusqu’au corps encore chaud de son bien aimé. Une simple entaille suffit, la lame déchique la chair, qu’importe, c’est lui qui compte, seulement lui. Avale ce putain de sang ! Les pensées du chasseur s’enraillent comme un vieux disque qu’on aurait fait trop tourner. Ne m’abandonne pas, espèce de connard, tu peux pas me lâcher maintenant, pas après tout ce qu’il s’est passé ! Bon sang ! On a survécu à tout ça, tu as survécu à tellement de choses, mon amour, alors bordel reste ! Reviens-moi ou je te préviens, je t’arrache moi-même le cœur de la poitrine, et je te le bouffe ! Plus vulgaire encore en pensées qu’en parole, le lycan presse la blessure de la vampire, fait couler le sang dans la gorge, et prie tous les dieux, y compris Lucifer de lui ramener le seul être capable de faire battre son cœur. La fièvre s’est emparé de lui à l’instant où son chemin a croisé celui de ce jeune alpha fringuant si confiant en lui et en l’avenir. Et dire que je t’ai traité de naïf, mais c’est toi qui avait raison. Bon dieu, tu avais tellement raison. Tout semblait beau et magnifique quand tu en parlais. Je veux encore t’entendre dire qu’une journée est belle, je veux à nouveau entendre ton rire, je veux te voir encore rouler dans l’herbe comme un gamin. Il serre compulsivement le bras de son aimé ne craignant même pas de le lui briser. C’est tout ou rien. Soit Aaron lui revient, et tout va bien, tout finira par s’arranger, d’une manière ou d’une autre, soit Aaron lui est arraché et alors il ne sera plus que haine, que douleur, et le monde se couvrira de sang. Je peux pas continuer sans toi, tu m’entends ? Je peux pas ! C’est toi qui fait battre ce putain de cœur. Avant toi, j’étais comme mort, un fantôme hantant ce monde, je ne savais pas ce que c’était d’aimer, j’ignorais ce que c’était de rire simplement, je ne savais même pas ce qu’était le bonheur. J’ai ris de tout ça, mais maintenant je ne ris plus. Je te promet que je ne rirais plus de tout ça. Il sentait la peur le glacer. Et si Aaron ne revenait pas ? Fais pas le con ! Un battement de cœur retenti, puis un autre, puis un autre, de plus en plus rapidement, et un soupire de soulagement s’écoula des lèvres blanches à force d’avoir été pincée.

Le regard de Wolfgang se rempli de crainte, d’amour, de pitié, d’inquiétude, de tendresse, de soulagement, de peur, de peine, et tout cela à la fois, presque trop d’émotions contenues dans ce regard bleuté habituellement si froid. Les muscles de Aaron s’agitent, et alors que ses yeux s’entrouvrent, évoquant une vague de joie au chasseur, de soulagement vif également. Il vit ! Simplement, cette évidence a un goût de bonheur intense. Et puis vient des contractions, des tremblements, et Wolfgang réalise que le mal causé par la vampire ne se limite pas à un seul empoissonnement. Des os brisés, par centaines, il n’a pas besoin d’un scanner, il sait pertinemment quel réaction du corps est provoqué à tel blessure. Le chasseur inquiet, tente de basculer son tendre aimé sur le côté pour qu’il ne s’étouffe pas, et une gerbe de sang dégouline du menton du bien aimé. L’inquiétude brille avec force dans les prunelles du chasseur qui désormais ne se soucie pas le moins du monde de la dangereuse immortelle pour l’instant H.S. à cause de la balle en argent. Il aurait dû l’achever, mais il n’y songe même plus. La survie de son aimé est la seule chose qui importe. Ce dernier s’agite contre lui, rappelant les crises de manques qu’il subissait à l’époque, quand ils étaient ensembles, et c’était Aaron qui le tenait, qui refusait d’écouter ses supplications de junkie. Le lycan mal en point lutte, le frappant aveuglément, donnant des coups de pieds, des coups de poings, mais sans force. « Calme toi. » murmure Wolfgang. « C’est moi. » continue-t-il dans l’espoir de calmer son unique trop agité, qui doit pas réaliser que les tortures ont prit fin. Pour avoir connu un instant d’horreur dans les bras de la catin putride, il sait ce que cela peut vous faire ressentir. Silence puis cris et horreur. Aaron se met soudainement à beugler, si fort que la voix de Wolfgang ne parvint à se faire entendre, si fort qu’il déchire lentement et sûrement le peu de peau cicatrisée de sa poitrine. Wolfgang a beau le serrer et lui parler tout bas au creux de l’oreille pour le rassurer, rien n’y fait, le mal s’écoule en lui, tel un poison, et le chasseur est impuissant, il ne peut que le contenir pour l’empêcher de se faire plus de mal encore. La gueule de son aimé s’ouvre et se referme en un claquement sinistre, à peu il ouvrait la joue du chasseur. Wolfgang n’a cependant pas peur. Il a vécu le pire instant de sa vie quelques secondes avant, maintenant tout ira bien il en est convaincu. « Je suis là. » répète-t-il encore et encore, n’haussant pas la voix, se contentant de murmurer, en berçant son aimer jusqu’à ce qu’il cesse de crier, jusqu’à ce qu’il cesse de s’agiter. Il a déjà vécu ce type de blessures, il n’y a plus rien à faire, il faut simplement attendre. Quand au psychisme, Aaron est plus fragile que Wolfgang ne l’aurait supposé. Sans doute revit-il le traumatisme causé par les chasseurs. Wolfgang préfère ne pas trop y songer, se contentant d’être là, juste présent, le couvrant de son amour et de sa tendresse.

La Reine était en train de rédiger une lettre lorsqu’elle entend un cri reconnaissable entre tous, et pourtant qu’elle n’avait jamais entendu résonner ainsi en elle. Relevant la tête, quittant les lignes écrites pour fixer le vague, elle se concentre sur ce cri pour établir la connexion. Les échanges de sang régulier entre la Reine perfide et la poupée sanguinaire lui permette de la retrouver. Mais c’est le chaos qu’elle rencontre, des ordres inversées, et les lois de l’attraction semblent bouleversées. Elle questionne et tente de guider. Que t’arrive-t-il mon ange ? Je crois sentir du sang, où es-tu ?



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MessageSujet: Re: This will destroy you ; Wolfgang   Dim 8 Avr - 22:29

Lente agonie, déchirante litanie. Une complainte qui résonne encore et encore dans le large espace clôt. Aaron hurle et se débat. La douleur est omniprésente, tel un poison elle se répand et endigue le peu de raison qui lui reste. Une démence naissante, ou renaissante. On ne serait le dire avec certitude. Perdu au milieu de ses démons, qui reviennent et l’agrippent. Les flashs se précipitent et caressent sa cervelle autant que ses rétines. Délires et hallucinations morbides. Impuissant, il revit et ressent. Les muscles sont déchirés et les os fracturés. Une odeur de mort plane et emplie ses narines. L’envie prenante de dégueuler tripes et boyaux, l‘assaille. Les contractions l’empêchent de réfléchir, et sa voix s’extirpe de sa gorge sans qu’il ne sache la contrôler. Les spasmes lui coupent la respiration. Il recommence. Le loup braille à s’en époumoner et les lacérations et plaies sur son torse s’ouvrent de ci, de là, telles des lèvres amoureuses prêtes à dévorer leur vis-à-vis. Wolfgang. Et Aaron continue de chercher sans trouver, frape. Les crocs de bête présents, redoutables. Ils ont percé les gencives. Les iris du monstre n’ont pas changé et les prunelles d’ordinaires aux reflets de miel sont sans fonds. Il n’y a que de la violence et un dédain profond pour l’humanité dans ses yeux mordorés. Il claque les mâchoires dans le vide, inspire trop fort et gronde farouchement. Mi-homme, mi-bête. Aveuglé par ses instincts de survie. La souffrance qui le domine et la bête qui grogne. Un mélange insupportable et implacable. Il chiale, saigne, et continue inlassablement de gesticuler. Du moins, il essaye. On le maintient fermement. La terreur et la rage s’enlacent, pour ne plus rien laisser d’indemne en son sein.
Sourd aux murmures, il cogne. Cependant sans force, sans vigueur. Pantin désarticulé que l’on soulève et que l’on secoue jusqu’à ce que les membres lentement se détachent et échouent sur le sol. Morceaux de bois, tâchés de rouilles. Les secondes s’écoulent et les minutes s’amoncellent. Doucement, il arrête. Les coups portés à l’adversaire se font moindre et plus espacés dans le temps. Les cris ont disparu. Ne demeure présent qu’un sinistre feulement, ronronnement d’outre tombe. La chimère retrouve ses dents humaines, et ses yeux virent à leur éclat naturel. Le blanc est vitreux et l’œil gauche est à moitié écarlate. Les vaisseaux sanguins ont éclaté, suite au traumatisme imposé à sa boite crânienne. Aaron laisse choir l’un de ses poings sur le sol maculé de son sang, l‘autre reste bloqué sur le poitrail de l‘ennemi. De l‘inconnu. Du spectre. Soumission. Sa main s’approche de sa lippe, il essuie l’hémoglobine sur son menton et sa joue. En vérité, il l’étale plus qu’autre chose. Besoin irrépressible de se laver de ses blessures, de faire disparaître les traces. Toutes les traces. Par honte ou quelques autres conneries de ce type. Il panique, en état de choc. Ne veut pas que ses faiblesses le trahissent. Les pupilles rivées vers le bas. Il n’affronte pas l’adversaire. Assujettissement. Il n’y a que cela à faire. Le regard écarquillé, les paupières boursouflées et les pommettes sales. Son enveloppe charnelle tremble, convulsivement. Aaron capte enfin des notes, des sons. « Je suis là. » Des chuchotis. « Je suis là. » Ses tympans dont un mince filet de sang coule encore, détectent les valeurs alors que son odorat s’approprie la fragrance qui l’enveloppe.
Une aigreur dans le ventre. « Je suis là. » Une grimace déforme son minois de gosse mal luné. Il finit par pleurer, par se taire aussi. Complètement nu, la garce l’a ainsi exposé afin de l’humilier, elle n‘aurait définitivement pas dû se donner autant de mal. La carcasse brisée de part en part et la chair brûlée ou charcutée. De nouvelles cicatrices à ajouter, ce soir, à son corps déjà ravagé. Œuvre d’art contemporaine. Il se recroqueville un peu plus sur lui-même, position fœtale. Ses phalanges s’accrochent à ce qu’il trouve sous ses bouts de doigts poisseux. Il est incapable de s’exprimer, sa capacité d’élocution frôlant le zéro pointé, l’inexistence la plus totale. Aaron se contente de fixer le néant, frissonnant. Frénétiquement, il gratouille le teeshirt du chasseur, un geste qui semble l’apaiser. En dehors de la réalité, il est un enfant définitivement broyé. « Aaron. » Souffle t’il finalement. Si bas qu’on peine à l’entendre. Paumé, son loup enragé griffe à l’intérieur, saccage ses entrailles, et ronge voracement sa mémoire. Il ne peut plus sortir, Aaron n’aurait plus la résistance nécessaire pour endurer une nouvelle transformation. Son cœur pourrait lâcher. Ils l’ont tous les deux compris. Alors il répète. « Aaron. » Il répète. Pourquoi ? Il ne sait pas. Il a l’absolu nécessité de le répéter. Comme pour l’ancrer dans sa matière grise, l’imprimer. Pour se souvenir. Pour ne pas oublier. Pour empêcher quiconque de lui arracher ce qui lui reste de son identité. Il avait pris cette fâcheuse manie lors de sa séquestration. Ce qui lui avait valu des coups à répétitions, car l’ennuyeuse ou infernale charade à tendance à la longue à agacer. Mais il réitérait l‘expérience. Toujours.
Finalement, il se tortille, s’écarte. Sans un mot. Il repousse Wolfgang, sans comprendre que c’est lui. Déconnecté de cette tangibilité abominable, Aaron se met à quatre pattes. Le nez penche vers le sol crasseux, il reprend son souffle et serre ses phalanges. Les genoux abimés frottent sur l’asphalte grisâtre. Et ses neufs orteils l’aident à avancer. Il s’échappe, pour aller où ? Il n’en sait foutrement rien. Il a seulement l’intime conviction qu’il doit partir. Tout de suite. Qu’il ne doit pas perdre les précieuses secondes de liberté qu’on lui offre. Préoccupations sordides, il tombe sur ses vêtements, pliés à la va-vite non loin de la chaise sur laquelle il était attaché. Alors, il s’assoit. Aussi invraisemblable que cela puisse sembler. Il s’assied précautionneusement.
Et sagement, le petit garçon commence à enfiler son pantalon. Son épiderme à vif, se déchire un peu plus au contact du tissu rêche. Aaron ne cille pas. Pas un haussement de sourcils, pas une grimace, pas un gémissement. « Il faut rentrer, maintenant. Il est tard. » Lâche t’il finalement, sur un timbre de voix apathique. Il a commencé à enfiler une chaussure, dont il fait les lacets avec une patience tout bonnement terrifiante. Etat de choc, dénie. Folie furieuse.

Viens me chercher. Réclame t’elle, pareille à une enfant qui aurait perdu le chemin de la maison. Sa route. Ses sens. La jolie danseuse est partie. Elle n'a laissé que deux garçons tristes, quelques larmes, et un indicible chaos derrière elle.

HS : j'ai fait partir Katia, on pourra toujours rebondir là dessus. Pour un new susu avec Katia/Eden après. *-*